45/2013 - No St-Valentin
Jeudi - 14 Février 2013 - (45/2013) - St-Valentin en lecture!
La St-Valentin est la fête des amoureux. Il n’y a que les vrais hommes pour ne pas l’oublier. Les râpes, pingres et autres, prétextes que c’est une affaire commerciale pour n’avoir pas à faire un petit geste, pour faire plaisir à sa petite femme. Aujourd’hui ne dérogeait pas à la règle, tous les plouks sans imagination, ceux qui ne sont pas amoureux, ont bien entendus entamés la complainte.
D’autres par obligation, ont quand même offert quelque chose. Ils se sentaient plus obligés qu’autre chose, ou ne voulaient pas que leurs femmes se rendent compte du manque d’amour dans leurs coeurs secs.
Pascal, comme la plupart, avait invité sa femme à manger au restaurant. Je m’y attendais. Pourtant, il m’a proposé de passer chez lui vers 22h. J’avais décidé d’oublier pour aujourd’hui les fâcheries de ces derniers jours. Et, je ne savais pas encore si je répondrais à son invitation ou pas, même si j’avais dis oui.
En fin de matinée, ma nièce m’avait demandé de passer la soirée avec elle. Soirée lecture. Ma soeur sortait manger avec Carmine et nous préparait quelque chose à manger. J’ai accepté. Pas parce que j’avais décidé de ne pas aller chez Pascal, mais l’idée que ma puce soit seule dans cette grande maison, au rez-de-chaussée, me foutait les boules.
Puis, je voulais parler à la petite… J’avais entendu des trucs qui me faisaient du soucis.
Dès que Rose et Carmine sont partis, au lieu de se jeter sur le canapé pour lire, comme on le faisait d’habitude, on a discuté. Trop discuté. On s’était à peine installé sur le canapé, qu’ils étaient de retour. On avait à peine lu 18 pages. Poisse! On avait passé plus de 2h à discutailler. Il était 21h50. 22h10, j’étais rentrée.
Sur la route, j’ai pesé le pour et le contre, pour savoir si je devais aller chez Pascal ou pas. Pour finir, je me suis dis que si je n’y allais pas, il allait se rendre compte que j’étais peut-être fâchée. Qu’il allait penser que j’étais trop compliquée, qu’il n’avait plus envie de passer son temps à composer avec moi. Alors…
Je suis arrivée chez lui vers 23h. Pascal était à l’étage chez Thom. Sa femme se préparait à aller se coucher.
Les boules… Je n’ai pas pu… J’ai fait demi tour. Mortel. Je n’ai pas eu le courage de franchir les quelques mètres qui m’auraient permis de le voir. Je ne voulais pas être un bouche-trou, une obligation. Alors, je l’ai appelé. Il savait que j’allais vers ma nièce, alors j’ai prétendu que ma soeur n’était pas encore rentrée, que je ne pouvais pas laisser la petite toute seule.
Il n’avait pas l’air convaincu, mais il a fait semblant d’accepter mes explications. Je crois qu’il entendait bien que j’étais en voiture. Il a sans doute entendu le bruit de la circulation. J’avais eu la stupidité de m’arrêter au bord de la route. J’étais un peu triste de ma faiblesse, de me sentir coupable de rater la St-Valentin. Pour la 1ère fois, c'était moi qui abandonnait!
En rentrant, j’ai trouvé son bouquet de roses et son petit mot pleins d’amour… C’était chou.