46/2013 - Même cadeaux que Caro?!? OK!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 15 Février 2013  - (46/2013) - Même cadeau que Caro?!? Ok!

J’ai la sensation que ma relation avec Pascal prend l’eau. Ça me fait tellement peur qu’il finisse par me balancer en pleine poire qu’il ne veut plus sortir avec moi que je fais tout pour éviter de me retrouver avec lui. J’avais beau me répéter qu’il n’y avait aucune raison, aucun signe qui me permettait d’être aussi pessimiste, mais rien à faire, j’étais rongée de l’intérieur, nerveuse, pleine de doute. Tremblante du matin au soir.

Je n’arrivais pas fermer l’oeil, ni à réaliser que j’avais fais ça! Si près de lui, et j’ai fui!

Dans l’impossibilité de dormir, je me suis relevée pour me traîner au salon. Après tout, j’étais claquée. Mais j’avais beau essayer de lire, de regarder la télé, rien ne marchait. J’ai même pensé me bourrer la gueule, avaler un ou deux somnifères. Mais, si malgré ça je ne trouvais pas le sommeil, j’étais partie pour un mal de crâne d’enfer.

Rongée, je me décidais à retourner tenter mon coussin, après avoir avalé un grand bol de chocolat chaud. Il paraît que ça pousse à dormir. La sonnerie de la porte m’a fait sursauté. Qui pouvait venir m’emmerder à passé 2h du matin! Dol? Tchoy? Dépitée, le visage tordu de colère, j’ai jeté un coup d’oeil par l’oeil. Glups. Je n’en croyais pas mes yeux… Pascal!

Illico mon coeur a fait un gros bond. Essoufflée comme si je venais de courir un 100m, j’ai vite jeté un regard à ma tenue, ma tête. Zut, j’avais l’air d’une plouk. En plus, ça se voyait que j’avais versé quelques larmes, sans parler des cernes qui me donnait l’air d’avoir participé à un combat de box. Merde, je devais vite enfiler un autre t-shirt et un coup de poudre autour des yeux. Je ne pouvais pas lui ouvrir comme ça.

  • Jane… Ouvre. Je sais que t’es là.

Pascal a sonné encore un fois. J’avais couru virer mon t-shirt, pour le remplacer. En le passant par dessus la tête, mes cheveux s’étaient redressés, me donnait l’air folle. J’ai vite passé les mains dedans avant de me foutre vite fait de la poudre et courir ouvrir.

  • J'aurai pu être en train de dormir... T'es dingue!
  • J'ai vu la lumière... Je savais que tu étais là, et encore debout.

Bon, malgré mes efforts, je n’avais pas vraiment eu le temps de cacher que j’avais un peu pleurer. Pascal a tout de suite remarqué. J’ai prétexté que j’étais crevée, que je n’avais pas réussi à fermer l’oeil. Ça l’a fait sourire. Jeez, j’adore son sourire. J’adore toutes les expressions de son visage. Et… J’étais contente de le voir…

  • Moi non plus je n’ai pas réussi à fermer l’oeil. Tu me laisses entrer ou… on reste planté devant la porte?

Oups. Mon appartement ressemblait à un chantier. J’étais soulagée quant il a dit qu’il ne pouvait pas faire long, parce que ma chambre était encore pire que le salon. En voyant mes affaires jetés en vrac, il risque de faire une syncope. Je n’ai pas pu lire l’expression de son visage, en apercevant les fleurs qu’il m’avait fait livrer. Je me suis sentie coupable de n’avoir même pas envoyé un mot pour le remercier.

  • Je ne savais pas si t’avais reçu mes fleurs?
  • Heu… oui. Merci. Je…
  • C’est rien.

Mince, comme toujours, mon appart me semblait rikiki par sa présence. Même les meubles et la déco me semblaient naze. Signé Ikéa de partout. C’est vrai que comparé au sien, il y avait pas photo que je n’avais pas ses moyens. Pourtant, quant Thomas vient ici, je ne ressens jamais le même malaise. Peut-être parce que je me fou de ce qu’il pourrait penser? Que je me fiche si ça lui plaît ou non? Ou peut-être parce que je n’essaie pas de lui plaire à tous prix?

  • Je voulais te donner ceci… Je ne voulais pas laisser ceci derrière ta porte.

Dans la paume de sa main ouverte, il y avait une petite boîte emballé dans du papier avec de petits coeurs en transparence. Je devinais qu’il s’agissait d’un bijou. Un petit coeur en or avec un petit brillant, en haut à droite. Ça m’a fait plaisir en premier, et sourire…

Puis, je me suis rappelée que j’avais vu le même bijou sur Caro l’autre soir… J’ai eu toutes les peines du monde à cacher mon désarroi et ma déception. J’ai fixé le bijou, le temps de me recomposer un sourire heureux et réjoui. Ce n’était pas le moment de me montrer ingrate ou de commencer à faire une scène.

Incroyable… Il avait osé m’offrir le même bijou que Caroline? Et en 2ème en plus!

Jeez! Les larmes sont descendues toutes seules. Il ne pouvait pas deviner à quoi je pensais, et il a cru que son petit cadeau me faisait plaisir. S’il savait. En tous cas, je n’avais aucune intention de le porter. Il a voulu me le passer au cou. J’ai évité. Je n’aurai pas supporter la brûlure d’avoir ce truc autour du cou. C’était comme si c’était un “badge” pour indiquer que j’étais un membre de son harem.

Quant il s’est penché pour m’embrasser en partant, j’ai légèrement tourné la tête. Son petit bisou au coin de mes lèvres m’a fichu un coup de chaud. J’ai été à 2 doigts de lui sauter au cou. Lamentable. J’ai vraiment toutes les difficultés du monde à lui résister. S’il n’était pas parti aussi vite, je crois bien que j’aurai fini par lui demander, le supplier de rester. La honte.

Une fois qu’il n’était plus là, la mine dégoûtée, j’ai continué à fixer le pendentif qu’il venait de m’offrir. Est-ce que je devrais lui dire que j’avais vu le même sur Caro? Le lui rendre? Le jeter? L’offrir à quelqu’un d’autre pour m’en débarrasser? Lui demander de s’expliquer? Pfff, je ne savais pas. J’ai enfoncé la boîte et son contenu au fond d’une de mes petits tiroirs à bijoux. Pour ne plus le voir.

Pascal m'avait invitée à prendre un verre, en ville, vers 15h. On ne pourrait probablement pas se voir ce soir.

Parce que, malgré la tristesse, j’étais furax, j’ai invité Caro. Ils ne savaient ni l’un, ni l’autre. Pour l’occasion, j’avais exprès mis le pendentif qu’il m’avait offert. Je savais que Caro porterait le sien. Comme elle avait l’habitude de porter des trucs décolletés, je savais qu’il serait visible. Alors, j’ai fait en sorte que le mien le soit aussi.

J’avais été l’attendre, et on s’est rendue ensemble au “White”. Pascal était sûrement déjà sur place. Il est rarement en retard. En enlevant mon écharpe, on pourra alors voir mon pendentif. J’avais l’intention ensuite, de l’enlever, en voyant le même au cou de Caro, et le lui rendre avant de quitter les lieux.

Pascal a été surpris de nous voir arriver ensemble. On avait mangé ensemble, puis sillonné les magasins, sans lui dire que j’avais rendez-vous avec Pascal. Caro aussi a semblé surprise. Moi, je faisais celle qui trouvait parfaitement normal d’être venue avec ma copine. Qui était aussi la sienne d’ailleurs. Je me suis assise en face de lui. Caro après une petite hésitation, s’est placée à côté de Pascal.

Purée… Il était mal à l’aise! Bien fait.

Après avoir posé ma veste sur le bras de ma chaise, j’ai commencé à jouer avec mon collier. Faisant semblant de ne pas tout de suite voir celui de Caro. Je voulais qu’elle remarque le mien d’abord. Alors qu’elle était occupée à discuter avec Pascal, j’ai pu discrètement remarqué que le sien n’était pas tout à fait identique au mien. Il n’avait pas de brillant. Il était plus simple et semblait plus plat.

Glups! Est-ce que je devais quand même jouer ma petite scène? Je ne pouvais plus reculer. Je me suis penchée pour regarder de plus prè
s, et j’ai joué la surprise.

  • Mais… On dirait… Le même…

Rouge, Caro a pris le coeur en or qu’elle portait fièrement entre ses doigts. J’ai insisté en approchant encore mon visage à travers la table. Pascal avait lui aussi pris des couleurs. Moi, seulement mes oreilles.

  • C’est de toi n'est-ce pas?

Il n’a pas eu besoin de répondre, son expression suffisait à connaître la réponse.

  • Le même? Pour la St-Valentin aussi?

Caro ne semblait pas trop vexée de porter presque le même collier que moi. Je crois même que c’était le contraire. Pour elle, ça devait signifier son attachement. J’ai commencé à me demander si je devais vraiment me sentir vexé ou en rigoler.

A voir la manière dont il m’observait, mon plan initial a changé. J’ai choisi d’en sourire. Je ne veux pas qu’il me trouve “bêcheuse”. Je crois que Caro a remarqué la petite différence entre nos pendentifs presque immédiatement.

Après ma petite tentative, j’ai aussitôt changé de sujet. En expliquant que j’avais eu envie de faire les magasins, et que j’avais proposé à Caro de m’accompagner. Pascal savait bien que je n’achetais jamais rien si j’étais avec quelqu’un. D’ailleurs, Caro avait été la seule à avoir fait des achats.

Puis, j’ai fait l’idiote en lui demandant si ça ne l’embêtait pas que j’aie emmené Caro pour prendre un verre avec nous. Bien sûr, je savais qu’il ne pourrait pas dire non.

Vers 17h30, après un appel de sa femme, il a payé nos consommations, et est parti en nous laissant toutes les 2. A ce moment seulement, Caro a voulu voir mon pendentif de plus près. J’avoue que ça m’a fait un petit plaisir malsain de voir la petite déception passer dans son regard.

  • Je vois que Pascal fait toujours une petite différence entre nous!
  • Tu crois?
  • Ben, t'as qu'à voir... Sur le tien il y a une pierre, pas sur le mien. Ça me fait chier.

Et ça m’a fait plaisir de jouer les idiotes. Pourtant, je n’étais pas aussi certaine qu’il me préférait à elle. Mais, les petites secondes qui ont suivi ont fait du bien à mon égo. Caro m’a proposé une petite soirée pyjama, étant donné qu’elle aussi savait que Pascal avait déjà un truc ce soir. Donc, aucune chance de le croiser dans un de nos bars habituels.

Je n’avais pas d’autre projet, alors j’ai accepté. On allait se faire une petite soirée “films d’horreurs”. J’en avais téléchargés quelques uns d’absolument effrayants. Il y en avait un que j’avais beaucoup aimé, alors je l’avais acheté cet après-midi, et je lui ai proposé de le revoir.

Ce n’était pas à proprement parlé, d’un film d’horreur, mais j’avais lu les 3 tomes, puis vu le 1er film tourné d’après le 1er volume, et j’ai adoré; Hunger Game. Les personnages ne ressemblaient pas à ceux que j’avais imaginé, mais j’ai trouvé le film bien fait. J’attends avec impatience la suite en film, même si j’ai lu les livres.

Vers 22h, Pascal m’a dit par messages, qu’il pensait rentrer vers minuit, 1h du matin, et m’invitait à passer la nuit. Intéressant!!! Est-ce que j'irai? Je ne savais pas encore...


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