52/14 - Virées sexuelles dans les chambres!!
Vendredi, 21 février 2014 - 52/14 - Virées sexuelles dans les chambres!!
Oh mon dieu, je n’avais jamais réalisé à quel point ça circulait dans le chalet pendant les fêtes. Jeez, depuis le temps que je viens, que je passe mes week-ends ici, je n’avais rien vu! Ou avais-je la tête?
Des couples d’occas s'éclipsaient se réfugier dans les chambres, la piscine, la sauna, la bibliothèque et autres, et moi, j’étais là, et je n’avais pas remarqué? J’étais vraiment dans la lune, dans mon monde peuplé de Pascal pour n’avoir rien vu.
Ils montaient même à plusieurs!!! Pascal aussi disparaissait… et maintenant je sais où… aïe… ça fait mal…
Est-ce qu’il le faisait aussi quant on était ensemble? Si oui, avec qui avait-il… couché alors que j’avais les yeux pleins d’étoiles? A rêver? Qui? Du coup, toutes les filles ce soir me semblaient être des rivales.
A mon arrivée au chalet, Pascal était très entouré, et alors que je jouais la fière, il a disparu. Je l’ai cherché des yeux, mais, j’ai vite laissé tombé. Puis Caroline m’a mis les points sur les “i”; Pascal était monté avec une fille.
Un gros “glong” au niveau de la poitrine. Une dalle en béton m’a écrasé le coeur. Etais-je si naïve? Aveugle?
Je me sentais proche de l’évanouissement. Malade aussi. Me sentait aussi très très conne. Ce que j’avais souvent pris pour un sentiment de jalousie, n’était en fait qu’un énorme stress moral, un immense chagrin qui vous pèse sur le coeur. Mais c’est aussi probablement un peu de la jalousie non? Ou un sentiment de trahison? Je me sentais si mal, si idiote.
Idiote, je n’avais jamais fait attention à toute cette circulation. Tous ces nouveaux visages, tout ce monde au chalet. Ni compris pourquoi il y avait des cadavres ivres dans les chambres le matin. Pendant les soirées au chalet, il y avait du va-et-vient, mais je ne faisait pas attention. Ciel, ils faisaient tous de petites virées sexuelles dans les chambres, ou du moins, tous les endroits qu’ils pouvaient… J’étais bouchée!
Tout le monde avait beaucoup bu, et hélas, comme je suis arrivée très tard, je n’étais pas dans l’ambiance.
Pour en avoir le coeur net, j’ai carrément demandé à Thomas et il l’a confirmé. C’était ça les fêtes. J’ai réussi à sourire comme si je le savais. J’ai fait celle qui n’était pas nette, que j’avais aussi un peu bu. Même si j’avais effectivement bu, je crois que le choc m’aurait dégivré direct.
Malgré les 2 verres de vodkas, cul sec, que je me suis enfilée, je ne réussissais pas à décoller. J’étais aussi sobre qu’avec du thé froid. Tout en continuant mon cinéma, j’observais, et je l’ai vu. Nonchalent, le sourire aux lèvres, Pascal descendait les escaliers avec une petite blondinette, les cheveux coupés au carré.
J’ai encore cherché à lui trouvé une excuse; il pensait que je ne viendrais probablement pas. Puis, je me suis rappelée que de toute manière, nous deux c’était off, over, terminé. Il n’avait pas à faire attention à moi. Il se foutait pas mal que je sois présente ou non. Pourquoi je n’étais pas venue avec Layne?
Puis l’alcool m’est monté d’un coup à la tête. Sur le point de vomir tout ce que j’avais dans l’estomac, j’ai couru aux toilettes. J’ai rendu tout ce que j’avais mangé depuis presque une semaine. Je suis restée la tête dans la cuvette pendant au moins 1h. Mal à crever, et ça continuait à tourner tout autour de moi. L’horreur.
Saoul comme une hélice, je me suis traînée jusqu’à ma chambre, et je me suis allongée. Des images défilaient dans ma tête et me rendaient encore plus malade. Impossible de couper le courant; tous avaient Pascal qui jouait le premier rôle. Je voulais éteindre mon cerveau qui était en feu.
Trop mal pour redescendre tout de suite. Je tremblais, j’avais des sueurs froides, mon lit était chaloupée. J’ai fait tout ce qu’on recommande dans des cas pareils; mettre la main parterre, s’asseoir parterre, la main contre le mur du fond, etc. La seule chose qui ne me tentait pas trop, était de redescendre pour m’enfiler un café salé! Ierk.
Merde, je voulais rentrer chez moi… Loin, loin d’ici… Je ne voulais pas voir, pas savoir… La désillusion était trop pénible. Comment j’avais fait pour être aussi aveugle??? Ce qui me traumatisait le plus, c’était que Pascal faisait comme les autres, lui aussi…
Avec combien de filles Pascal était-il monté sans que je m’en aperçois??? Dieu, faites que ce ne soit qu'un cauchemar! Je vais finir par me réveiller.
Il fallait que je retourne en bas… Il faut que j’avale quelque chose, que je lui parle… Je dois savoir… Pascal ne savait même pas que j’étais là… Mince, je suis vraiment idiote, vraiment naïve! Bête comme chou.