53/14 - Je prends des risques!! (1)
Samedi, 22 février 2014 - 53/14 - Je prends des risques!! (1)
Encore tremblotante, je suis redescendue plus tard dans la soirée. Il n’y avait presque personne au salon. Ils étaient à la piscine. Je voulais voir et parler à Pascal. Heureusement, au dernier moment, j’ai réalisé que je me couvrirais de honte, parce qu’il est libre de faire ce qu’il veut. Je ne suis pas sa nana. Plus.
Désoeuvrée, les bras ballants, je ne savais pas quoi faire de moi. Un peu paumée, j’ai été me faire un thé. J’ai traîné un peu perchée sur le bar de la cuisine, à attendre que Pascal, ou éventuellement Thomas revienne de la piscine. Personne. Après une bonne demi heure, ne sachant pas quoi faire, j’ai décidé qu’il était préférable de retourner dans ma chambre.
Les rires et les cris me parvenaient de la piscine. Une boule à l’estomac, j’hésitais à aller à la piscine. Ce serait horrible si je me mettais à vomir là-bas, dans la piscine. Je voudrais aussi éviter d’attraper froid. Ils avaient l’air de bien s’amuser. Moi, je m’ennuyais ferme, et je ne me sentais toujours pas en forme.
Je n’étais pas seulement malade de la grippe, mais aussi parce que je sentais que Pascal s’éloignait, et ça me brisait le coeur. C’était prévu, c’était ce qu’il avait décidé. J’avais pris mon parti, et je croyais avoir tourné la page, mais… j’étais encore accroc à lui. Cette situation me rendait malade. Pascal avait l’air de mieux vivre la situation que moi, et pourtant, c’était pas faute d’essayer.
Avant de monter, je suis allée dans le jardin d’hiver pour fumer. Je me suis écoeurée moi-même. Une cigarette n’était vraiment pas ce dont j’avais besoin. Beurk. J’étais sur le poing de m’en aller, pour me réfugier dans ma chambre lorsque j’ai vu Pascal et une minette que je ne connais pas, traverser le couloir qui venait de la piscine pour filer à l’étage.
J’en ai eu le souffle coupé. Je n’étais pas au bon endroit, impossible de l’arrêter pour échanger 2 mots avec lui.
Oubliant totalement qu’il y avait du monde quand même au salon, j’ai presque couru pour les rattraper. En arrivant sur le palier en haut, c’était trop tard, ils avaient disparu je ne sais où. Sans penser qu’on pourrait me choper à écouter aux portes, j’ai été planté mes oreilles contre la porte de la chambre à Pascal.
Ouais, ils étaient là… à rire… comme s’ils étaient seuls au monde… Qu’est-ce qu’ils foutent?
Est-ce que je tape pour demander à lui parler? Est-ce qu’il le prendra mal. J’avais une boule dans la poitrine, mal à la tête. Et le trac aussi. Je ne savais pas comment Pascal prendrait mon intervention. Et que lui dire? Je n’avais rien de précis à lui dire, à part que j’aurai aimé passer du temps avec lui. Un peu ridicule.
Les larmes ont commencés à couler, je me suis effondrée. C’était idiot, je n’avais rien à faire là. A travers la porte fermée, leurs rires me déchiraient le coeur. Je les entendais s’embrasser aussi. Enfin… les moments de silence ne laissaient pas trop de doutes.
Ridicule au possible, sans contrôle, ma main à frapper à la porte. Je savais que c’était idiot, que je n’aurais pas dû le faire, surtout que je ne savais pas quoi lui dire. Ça cognait à mort dans ma poitrine, mon trac était à son comble.
Les rires ont cessés. Il y a eu un moment de silence, et j’ai perçu des mouvements. Puis je l’ai entendu s’approcher de la porte. Je me suis reculée, et je dois dire ça fumait dans ma tête à chercher quoi dire. Je suis presque sûre que Pascal savait que c’était moi, ou, peut-être Caro. Et… j’ai bafouillé.
J’ai baragouiné que je le cherchais, j’aurai voulu lui parler. Que c’était à tout hasard que j’ai pensé qu’il était peut-être dans sa chambre. Pascal portait un bas de training et rien au-dessus. Torse nu. Son maillot de bains avait disparu. Il s’était séché. Heu? Il s'était changé devant cette fille???
Lui avait été tout à fait naturel; “Hey, coucou”. Je pense que je devais être aussi rouge qu’une pivoine. Sans se démonter, Pascal m’a demandé de lui laisser le temps d’enfiler un sweat et il me retrouve en bas. Je lui ai proposé de me retrouver dans ma chambre, parce que je ne me sentais pas trop bien. Il a accepté.
Pascal n’a pas fait long, 3 minutes plus tard, il était là. J’avais collée mon oreille à la porte pour savoir ce qu’il ferait de la minette qui était dans sa chambre. Je crois qu’elle est descendue, mais je ne pourrais pas le jurer.
Pascal m’a dit que j’étais brûlante, pourtant j’étais morte de froid. Je lui ai dit que je n’avais pas eu l’occasion de lui parler en arrivant, et que comme je ne me sentais pas trop bien, j’étais montée dans ma chambre. Quant je suis redescendue, il n’y avait personne en bas. J’ai d’abord pensé qu’ils avaient décidé de sortir, mais après renseignement, on m’a dit qu’ils étaient à la piscine.
Etant donné mon état, je n’ai pas voulu prendre le risque de choper froid en allant me baigner. J’ai prétendue être remontée dans ma chambre, puis étant un petit peu mieux, je suis redescendue, mais il n’était plus là. C’était pour ça que je suis venue frapper à sa porte.
Hum, quelque part, est-ce que je ne cherchais pas à lui gâcher sa soirée? Lui mettre des bâtons dans les roues? Mais, après tout, n’avait-il pas fait la même chose l’autre soir avec moi?
La fièvre était remontée. Ce devait être le stress de tout à l’heure. Pascal a dit que ce n’était pas grave. Il était allongé à mes côtés et il m’a prise contre lui et m’a fait un bisou sur la tempe. Il a dit que j’étais bouillante. Il a décidé de descendre me faire un thé et de me prendre quelque chose contre les refroidissements.
En sortant de ma chambre, il avait fermé la porte. Tremblante de froid, j’ai été vite voir s’il descendait vraiment, ou s’il passait d’abord dans sa chambre. Effectivement, il est passé par sa chambre. Je m’attendais à voir l’autre en sortir, mais non, il est ressorti quelques secondes après pour dévaler les escaliers en direction de la cuisine.
Quelques minutes plus tard, Pascal est remonté avec un plateau et un Panadol.
Après m’avoir bordée, Pascal s’est rallongé à côté de moi et a posé ma tête sur son torse. Hum, son torse que j’adore. Bon, il avait un sweat, mais les battements de son coeur et sa vox me berçaient. Pendant qu’il préparait mon thé, il a dit à Thomas que j’étais malade, alors Thomas est monté me voir.
Je voyais qu’il était contrarié que je ne lui ai rien dit, à lui, mais à Pascal. Pascal n’a pas bougé, il m’a gardée dans ses bras, alors que Thomas s’est assis sur le bord du lit. Après s’être assuré que j’étais entre de bonnes mains, que j’avais pris ce qu’il fallait, il est reparti après nous avoir jeté un dernier regard désapprobateur.
Pendant qu’on discutait, Pascal m’a dit qu’il était content qu’on reste amis, qu’on puisse se parler. Il n’était pas mécontent d’être là, que j’ose plus venir à lui quant j’avais besoin de lui. Pascal a assuré qu’il serait toujours là pour moi. Peut-être que ce n’était que pour rassurer. Il m’a gardée comme ça, dans ses bras, jusqu’à ce que je m’endorme.
Je sais que je lui ai dit que j’avais appris pour les expéditions “hot” dans les chambres. Je ne me souviens pas de sa réponse, j’ai dû avoir une absence. J’avais la tête dans les choux. Peut-être les médics. J’ai dû lui dire que j’espérais être encore assez proche de lui, d’être une véritable amie, pour qu’il me raconte.
Là, ça devait être les médics qui parlaient. Je ne crois pas que je voudrais vraiment qu’il me raconte ses frasques!
Par contre, je me souviens encore lui avoir dit que j’espérais qu’il ne couchait pas avec ces filles dans sa chambre, la chambre de sa femme et lui. Qui avait été aussi. à une époque, notre chambre. C’était trop voyant, même humiliant peut-être pour sa femme, et pour moi aussi. Que j’espérais qu’il soit discret, quoi qu’il fasse.
J’ai dû m’endormir après ça… Pascal n’est pas resté… Il avait dû partir dès que je me suis endormie.