52/15 - Pétage de plomb!

Publié le par JaneDo


Samedi 21 février 2015 - 52/15 - Pétage de plomb!

Argh, ma jalousie me trahi, c’est monstrueux. Regarder Pascal discuter avec des autres filles me fiche des coups de chaleur. Et pourtant, je le trouve si mignon, j’adore le voir éclater de rire, ou sa façon de sourire, ou même ses expressions de gênes. Flûte. Mes rythmes cardiaques me démolissent la cage thoracique quant c’est Elodie. Bizarrement, Pascal essayait de garder ses distances, ou lui parlait quant il était entouré de ses potes et a fait attention de ne pas s’isoler dans un coin avec elle. Mais, ça n’a pas suffit à me rassurer.

Et pourtant, je ne voulais pas qu’il devienne un espèce d’idiot qui peut même pas parler à une copine sans craindre que s aLouise lui fasse une scène. Je n’aimerais pas le voir agir comme s’il avait un balai coincé dans le derrière. Alors pourquoi est-ce que mon esprit n’arrive pas à prendre le dessus sur mon imagination? C’est clairement le signe de mon manque de confiance en moi.

Incapable de garder mon sang froid samedi soir, j’ai pété un boulon. Pascal discutait avec Elodie, et ils rigolaient. Je crois que c’est sa main sur son bras et leurs têtes qui se frôlent qui m’a fait explosé. Que lui chuchotait-elle dans l’oreille? Pourquoi la laissait-il faire? Et pourquoi passait-il autant de temps avec elle? Et moi alors? Même Caroline restait en plan à se ronger les ongles en les observant.

Je me suis sentie humiliée par leur bonne  humeur. Ce qui n’était pourtant pas le cas.

Je suis montée en furie faire mon sac prête à foutre le camp. Mais voilà, comment? Mince, si je prends le taxi, ça va me coûter la peau des fesses! “Bof, Pascal me demandera de rester, j’en suis sûre”. Il comprendra que je n’apprécie pas de le voir flirter avec Elodie. J’espère que ça brisera leur conversation et les liens qu’ils commencent à tisser malgré ma présence ici.

Ne sachant pas où planquer mes affaires, je les ai poussé sous le lit. Puis, je me suis planquée vers les escaliers pour voir l’effet que ferait mon message sur lui. S’il s’en fout, je me casse, s’il essaie de me rappeler tout de suite, alors je le laisserai me convaincre de rester. j’attendais de voir sa réaction avant de descendre, soit dire au revoir et appeler un taxi, ou lui parler.

Mais, ça n’a pas marché comme je le pensais. Dès qu’il a vu mon message, au lieu d’essayer de m’appeler, Pascal s’est précipité dans les escaliers. Je me suis enfuie pour aller me planquer dans l’attique. Pourquoi est-ce qu’il montait Bon Dieu! Bon, il me cherchait peut-être? J’avais l’air conne de me cacher en haut, pfff, je devais attendre qu’il s’en aille pour descendre du coup.

Pascal m’a fait mal au coeur. Il avait l’air complètement désemparé de constater que j’avais embarqué mes affaires. Il regardais autour de lui, tout triste. Arf, je regrettais du coup ma réaction. Le pauvre, il avait l’air si désarçonner. Pourquoi est-ce que je lui avais fais ça, c’était ridicule, il ne faisait que papoter avec une copine! Pourquoi le culpabiliser de cette manière.

J’attendais qu’il redescende pour descendre à mon tour faire amende honorable… Le pauvre… je le traitais trop mal.

Pascal avait laissé la porte ouverte, et j’ai les cheveux qui se sont dressés sur la tête en voyant Elodie mettre ses pieds dans notre chambre… Grhhh, j’étais à nouveau folle de rage, avec l’envie de la frapper. Le culot, elle avait osé le suivre, non mais!

Et j’avais des palpitations en me demandant ce que Pascal allait faire.
Elle a posé sa main sur lui. J’aurai pu lui arracher ce bras là. Grrrh. Pascal n’a pas réagi. Il était toujours plongé dans la stupeur en regardant droit devant lui.

La pétasse d’Elodie a commencé à lui demandé ce qui se passait? Si j’étais partie? A lui dire des trucs comme; “J’espère que ce n’est pas à cause de moi?”, lui demandant si c’est parce qu’ils parlaient ensemble, etc. De derrière, elle a passé ses bras autour de lui et posé sa tête contre son dos.

Ohhhh, j’avais des vapeurs qui me sortaient des oreilles!

Pascal s’est retourné vers elle. Pendant une demi seconde, j’ai eu peur qu’il la prenne dans ses bras. Je crois que je serais tombée de l’attique! Mais non, il a enlevé ses bras et lui a dit qu’il préférait rester seul, et il s’est assis sur le lit en se prenant la tête dans les mains.

Elodie n’est pas partie. Elle a osé venir s’asseoir à côté de lui et a de nouveau posé la main sur lui. Sur son dos. Un geste de consolation, mais ça me faisait virer au vert. Pascal l’a regardée, puis après quelques secondes qui m’ont paru longues, il lui a redit de le laisser seul, qu’il descendrait dans 1 minute.

Elodie était vraiment bouchée. Elle s’est mise à déverser un flot de paroles débiles; t’en fais pas, je comprends ce que tu ressens. Jane a vraiment tendance à piquer facilement des crises. Et bla-bla. et bla-bla. Elle a posé sa stupide tête contre son épaule et Pascal s’est levé pour lui demander encore de le laisser tout seul, qu’il ne voulait pas être désagréable, alors il lui demandait gentiment de partir.

Mais…. soit désagréable… elle est bouchée!

Elle s’était levée pour se placer devant lui et a passé ses mains dans ses cheveux. J’avais du mal à garder mon calme. Je me voyais déjà sauter en bas et l’attraper par le bras et lui demander si elle était sourde; Pascal lui a demandé de foutre le camp. Pascal a retiré la tête et l’a tenue à distance.

Elodie lui a demandé s’il avait recommencé avec moi et il a dit que oui, qu’on ne s’était jamais vraiment quitté. Elle lui a demandé alors ce que c’était avec Caroline. Pascal lui a dit qu’il sortait avec elle aussi. Elodie lui a demandé si j’étais au courant qu’il sortait avec ma copine. Elle pensait que Caroline était ma copine! Il lui a dit que bien sûr j’étais au courant. Elodie a fait une sorte de grimace.

Enfin, Elodie a semblé comprendre et elle a quitté la chambre en trainant les pieds. Comme si elle s’attendait à ce qu’il la rappelle. Pascal s’est assis à nouveau sur le lit, les mains derrière sa nuque. Un geste qui me faisait deviner sa tension. Il est resté comme ça 30 secondes avant de se lever et quitter la chambre.

Je n’ai pas osé descendre tout de suite. J’avais peur qu’il soit toujours derrière la porte. Je me sentais mal, j’avais vraiment agi de manière égoïste, stupide. Rhhh. Il fallait maintenant que je me fasse pardonner. Quoi inventer???? Mon pauvre chéri, j’avais vraiment mal agi sur ce coup là!

Je le revoyais enlever les bras d’Elodie, lui demander à quoi elle jouait, d’arrêter de le toucher, se lever quant elle a essayé de se coller à lui en posant sa tête sur son épaule…  Je l’adore!

Après un bon 1/4 d’heure, je me suis résolue à descendre. J’ai sorti mon sac de sous le lit, l’ai ouvert avant de le repousser dessous. Et je suis descendue.

Les bras croisés devant lui, Pascal discutait avec Paul et 2 autres copains. Elodie se tenait à côté de lui, avec l'expression du chat qui vient d'avaler la souris. Il y avait aussi une autre copine. Je voyais son profil. Pascal avait l’air triste, ce qui m’a brisé le coeur. Je suis arrivée doucement près de lui, et j’ai tiré sur son pull.

Ciel, il ne s’attendait pas à me voir. Son expression a changé de la tristesse à l’étonnement. Glups, petit moment… vide… on ne savait pas quoi faire. Puis ouf, Pascal m’a prise par la main et on a été dans le jardin d’hiver.

Pas top… on pouvait nous voir depuis le salon, et… on n’était pas seuls…

En chuchotant, Pascal m’a demandé pourquoi je voulais partir. Et là, j’ai menti. Comme une arracheuse de dents. J’ai joué la surprise, puis j’ai dis que le message ne lui était pas destiné. Que je me suis trompée de destinataire, que c’était pour Caro, que je l’avertissais que je ne restais pas dans le dortoir quoi.

Ah le soulagement. Pascal m’a prise dans ses bras. Il a posé son front contre le mien avant de m’embrasser. Il a dit qu’il avait cru que je m’étais fâchée contre lui et que j’avais décidé de partir, ça l’avait anéanti. Il avait été complètement perdu.

On a discuté un moment en riant de nos bêtises; il savait que ça ne servait à rien qu’il essaie de m’appeler, je ne répondrais pas, il aurait bien tenté de me poursuivre, mais il savait qu’il ne me trouverait pas. Il s’imaginait déjà que s’il me trouvait, il risquait de ne pas aimer où; chez Steven. Il pensait aussi que c’était de sa faute parce qu’il n’était pas beaucoup vers moi.

Hum, je l’ai rassuré en lui disant que; "Pfff, pourquoi je me fâcherai pour ça?" Qu’il n’y avait pas de mal à ce qu’il soit vers ses copains tout de même. Alors, il m’a dit qu’il s’était demandé si je n’avais pas “piqué la mouche” parce qu’il parlait avec Elodie. Et il m’a dit qu’il n’y avait rien à craindre, qu’il avait mis les choses au clair avec elle depuis longtemps.

Hum… s’il savait que j’avais assisté à la petite scène de tout à l’heure…

Je lui ai dis que je devais trouver Caro, puisqu’elle n’avait pas reçu mon message… Ce qui était faux. Caro savait bien que je ne dormais pas en bas. Pascal m’a dit qu’elle jouait au Billard en bas. Avant de me laisser partir il m’a embrassée. J’étais contente de voir que ses yeux brillaient à nouveau, qu’il avait retrouvé sa bonne humeur et son entrain.

J’ai raconté à Caroline mon petit désordre psychologique. Elle a rit et promit de ne rien dire. Je lui ai aussi dit que je l’avais utilisée comme alibi à mon message “destroy”.

Perfide, Caroline en riant m’a demandé si elle pouvait alors venir dormir avec nous pour garder le secret. Je l’ai frappée gentiment et répondu non. Je savais qu’elle blaguait. Mais, ça m’a rappelé à quel point elle devait se sentir seule et abandonnée en bas.

Le reste de la soirée était sans incidence. De temps en temps, mon regard croisait celui de Pascal qui me renvoyait un sourire charmeur et des clins d’oeil.

On est sorti danser. J’ai dansé avec lui, mais aussi avec Thomas et Michael. C’était sympa. J’ai fait celle qui ne faisait pas attention à la présence d’Elodie, mais je la surveillais discrètement.

Quant on a décidé de rentrer, j’ai eu un accès de gentillesse et j’ai proposé à Caro de venir dormir en haut si elle voulait. Comme si elle allait dire non! Je l’ai dis à Pascal, pas qu’il soit le dernier à savoir. Je crois que je voulais que Elodie le sache. Peut-être pour qu’elle en souffre, je ne sais pas vraiment.

De retour au chalet, on a traîné un moment en bas à boire des verres avec les potes. C’était aussi très sympa. J’en ai profité pour monter prendre une douche et me mettre en training avant de redescendre. Caroline est montée en faire autant. Quant elle est revenue, on avait préparé des toasts au saumon, jambon, beurre salé, etc, question de noyer un peu l’alcool avant d’aller se coucher.

On a passé une nuit mouvementée sans beaucoup dormir. Le dimanche, j’ai traîné au lit.

Caroline voulait aussi qu’Elodie sache qu’elle avait dormi avec Pascal. Ils sont descendu bras dessus-dessous et Elodie l’a bien sûr remarqué. Caro m’a raconté qu’ils avaient eu une discussion peu après dans le jardin d’hiver. Elodie semblait en larmes, frustrée que Pascal semblait indifférent à sa souffrance. Ils entendaient ses cris depuis la cuisine.

J’ai fait celle qui ne savait rien, comme si Elodie n’existait pas. Peu après ma descente, Elodie est partie. On ne s’était pas adressée la parole. La seule personne à qui elle a daigné dire au revoir, c’est Pascal. Elle l’avait demandé de l’accompagner à sa voiture. Ce qu’il a fait sans rechigner.

Elle lui a demandé de passer chez elle plus tard ce soir là... alors j’ai dormi chez lui.


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