54/15 - Ma précieuse solitude!

Publié le par JaneDo


Lundi 23 février 2015 - 54/15 - J’aime la solitude!

Hum, je suis assez fière d’avoir réussi à ne pas me prendre la tête avec Pascal ce week-end à cause d’Elodie. Pascal m’avait dit qu’on ne pouvait pas continuer à se torturer comme on l’avait fait ces derniers mois; tout va bien un jour et le lendemain, on se quitte?!? La prochaine fois, on arrête. Pascal avait raison, ça ne pouvait pas continuer. Donc, ouf.

Son visage triste, sans sourire, son regard éteint qui avait perdu sa lueur espiègle m’avait fait beaucoup de peine, je n’arrive pas à me le sortir de la tête.

Pas de souper de famille ce soir. Tant mieux, j’étais crevée. Antoine m’a appelée hier en fin de journée pour me dire que son “job” en Vendée n’a pas marché comme il l’espérais. En fait, il avait fait plus de 10 heures de routes pour rien. Le resto avait déjà engagé quelqu’un d’autre et il voulait savoir s’il pouvait revenir ici.

Chiotte, j’allais à nouveau l’avoir dans mes pattes toutes mes saintes journées! Ça me faisait royalement chier, mais j’ai pas pu refuser de le laisser revenir. Je lui avais dis que j’étais absente et ne rentrais que lundi soir vers minuit. En fait, je voulais juste avoir ma soirée tranquille et seule chez moi.

Il est arrivé vers 21h et dormait dans sa voiture en attendant mon retour. J’ai eu pitié, alors je l’ai laissé monter. Pfff, il est à peine là que ça m’énerve. Purée, je n’aime pas vivre avec du monde moi! J’aime être seule à la maison. Je n’aime pas partager mon espace, c’est dingue.

Mardi soir, Dol a appelé, en larmes. Elle était à bout, ça se sentait. Elle criait au téléphone toute sa rage. Elle était au point de rupture, le poing qui conduit au suicide. Je pense que si elle n’avait personne à qui parler, je pense qu’elle aurait sauté le pas. Je ne pense que même l’existence de sa fille ne l’aurait pas empêchée. Elle était comme une bombe prête à exploser.

On a décidé que je passais la chercher vers 21h30. Pfff, j’en avais pas envie, mais je ne pouvais pas laisser ma copine dans cet état. Ni la laisser se suicider. Merde, il neigeait quant je suis sortie. Je ne suis pas sûre que je pourrais la ramener après. Je lui ai donc envoyé un message pour lui dire de se préparer à l’idée de dormir chez moi.

Entre temps, elle voyait un copain qui est passé la chercher, et avait eu 2h pour se calmer. Elle savait qu’il neigeait, même à Lausanne. On a alors annulé. Elle était entre de bonnes mains. Son pote connaissait ses problèmes avec l’alcool et son plouk de mec. Il l’avait de nouveau frappée. Cette fois, elle n’avait rien bu.


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