54/14 - La Blondinette.. Fricoti Fricotin...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 23 février 2014 - 54/14 - La Blondinette... Fricoti Fricotin?

Ils avaient l’intention de retourner sur les pistes dimanche, donc ils n’avaient pas envi de sortir traîner dans les bars et rentrer tard et complètement déchirés. Ils ont donc prévus une petite soirée tranquille, à regarder des films. Après avoir pris un verre après la journée de skis, ils ont été manger dans la pizzeria près de la Gare. Ils ne sont rentrés qu’après 21h, samedi soir. En ramenant avec eux, quelques… intrus.

Ces intrus, ou invités surprises, ne faisaient pas parti des habitués du chalet. Ils étaient là hier soir, et certains avaient dormis sur place, dans les grandes chambres en bas. La blondinette du vendredi soir, en compagnie de qui j’avais aperçu Pascal, était là aussi.

Pourtant, de retour au chalet, Pascal est venu s’affaler, à côté de moi, dans le canapé. Ça m’a fait plaisir. La blondinette cherchait à venir s’asseoir à côté de lui et ne le quittait pas des yeux. Lui avait l’air de ne pas faire attention à elle. Ce qui m’a fait encore plus chaud au coeur.

Pascal a voulu savoir si j’allais mieux, j’ai fait oui de la tête avec un grand sourire. Il m’a fait un bisou dans le cou. Comme début de soirée, c’était cool. Ça m’a fait oublier toute la journée à l’attendre et la bouffe au resto sans moi. Thomas est venu nous rejoindre avec un grog pour moi.

Heu, je ne voulais pas tellement boire ça maintenant, sinon j’allais m’endormir. Alors j’ai fait semblant de tremper mes lèvres pour lui faire plaisir. L’attention était touchante.

A l’oreille, j’ai dit à Pascal qu’il y avait une petite blondinette qui ne le quittait pas des yeux. Il a su tout de suite de qui je parlais. Il lui a souri. Elle lui a rendu son sourire. Elle a dû croire que c’était une invitation pour venir se placer dans le canapé. Ça m’a énervée, parce qu’il s’est mis à discuter avec elle, plus qu’avec moi. J’aurai voulu me tailler de là, mais si je faisais ça, elle aura toute la place. Trop facile.

On a bu des verres, ils ont parlé de leurs journées, racontant les anecdotes marrantes, leurs chutes, etc.

Pascal était presque couché dans le canapé, penché de mon côté, les pieds sur la table. Je cherchais comment me lover contre lui pour regarder le film plus tard. Je ne voyais pas comment faire. La blondinette s’est levée pour se faire servir un verre et Caro s’est jetée à sa place. Pascal était encadré du coup. Intérieurement ça m’a fait rire.

Je voulais un café et je n’osais pas bouger de ma place. Pascal a proposé d’aller m’en préparer un, j’ai accepté, mais j’ai été avec lui. J’ai demandé à Caro de garder nos places au chaud.

Pendant qu’on préparait le café, j’ai demandé à Pascal ce qu’il y avait avec la blondinette. Il a dit qu’il n’y avait rien. J’ai demandé alors pourquoi elle le regardait. Je me suis rendue compte que j’insistais un peu trop. Pascal ne voulait pas me parler. En plus, faute énorme, je lui faisais penser à elle. Alors j’ai haussé les épaules et je lui ai dis que je voyais que tout le blabla d’amitié, qu’il me raconterait comme à une pote ce n’était que des mots en l’air.

J’avais tapé juste. J’ai bien fait. Pascal a fait une petite grimace marrante pour dire qu’il se sentait gêné de me raconter certaines choses. Que c’était bizarre. Je l’ai rassuré; pour moi aussi.

  • Alors? J’ai poussé mon avantage.

En haussant les épaules, Pascal a dit;

  • On a juste un peu fricoté à la piscine, c’est tout. On a voulu… évaluer nos options après… mais tu étais malade et tu es venue me chercher.

Il a eu un petit sourire gêné qui le rendait si “croustillant”. Je l’aurai bien bisouté, mais le rappel de ce qu’il me racontait m’en a empêché. Curieuse, j’insistais du regard en souriant. La mine boudeuse, il a dit qu’après m’avoir laissé, il n’en avait plus envie. Si Caroline n’avait pas débarqué dans la chambre, il serait bien resté à me regarder dormir.

Zut, il aurait bien dormi là s’il n’y avait pas eu Caro. Hum, la prochaine fois, je garde ma chambre pour moi toute seule.

Au salon, ils s’apprêtaient à lancer le film, alors on a regagné nos place que Caroline avait combativement gardé. Les 2 autres canapés, y compris ceux contre la baie vitrée du jardin d’hiver, avaient été déplacés pour faire face à l’écran. Je crois qu’on était une bonne vingtaine ce soir.

Pascal a passé son bras autour de moi et je me suis coulée contre lui. Je sentais le regard de Thomas brûlé le côté droite de mon visage. Pascal a pris ma jambe pour le passer sur lui. Houhhhh miiiignon, il mériterait un bisou. Caroline a pris son autre bras pour le passer autour de ses épaules. Du coin de l’oeil, j’ai vu la petite blondinette rougir. Les seins à l’hélium flirtait avec Julien sur notre gauche.

Juste après la petite pause, avant le film suivant, j’ai demandé à Pascal si je pouvais dormir avec lui. Déception et râteau suprême, il a dit que c’était mieux pas. Mes oreilles sont devenus violettes direct. J’ai décidé de partir quant ils seront au skis dimanche. Il ne me verrait pas non plus au déjeuner.

En attendant, je suis restée dans ses bras pendant tout le film, faisant semblant de rien. Comme si j’avais bien pris ce qu’il m’avait dit. Mais tu parles, je fulminais. J’allais pas me ridiculiser à insister. Il ne veut pas. Il ne veut pas, point barre.

Dimanche matin, je les ai regardé partir depuis ma chambre. J’avais été réveillée par le réveil de Caroline. J’ai fait semblant de ne pas vouloir m’extraire de mon lit. Après leurs départs, j’ai préparé mes affaires tranquillement après une longue douche. Je suis descendue prendre un café après avoir déposé mes affaires dans ma voiture. A midi, j’étais loin.

A la maison, j’ai éteins mon natel et je me suis larvée devant la télé. Il n’y a jamais rien à la télé le dimanche, que des programmes de merdes, que des films French de merde, alors j’ai préféré lire avec la télé en toile de fond. Après avoir terminé “Rupture de Contrat d’Harlan Coben”, que j’avais presque lu d’une traite, je suis restée les bras ballants. Ce bouquin était si captivant, que je me demandais ce que je pourrais lire d’aussi palpitant.

Il m’en restait encore un de même auteur, mais j’en avais d’autres qui m’inspiraient moins, alors j’ai pensé que je devrais peut-être gardé le meilleur pour plus tard. Je me suis jetée dans un Mary Higgins Clark. Il était aussi palpitant. J’ai dévoré celui-ci aussi jusqu’à ce que mes yeux n’en puissent plus. Je me suis endormie aux aurores, le lundi matin vers les 8h. Je n’arrivais pas à poser mon livre.

Avant de me coucher, j’ai quand même jeter un oeil sur mon natel. Hum, comme je m’y attendais, Pascal m’avait laissé un message. Je n’ai pas eu le courage de le lire. Comment Pascal a-t-il osé me dire non???


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