57 - Collide
J’ai passé pratiquement la semaine chez Pascal. Son appartement était vraiment très agréable et je m'y sentais à l'aise. Un 2ème chez moi...
La journée, je faisais de petites escapades chez moi, j’avais bien trop de trucs à faire pour me laisser distraire par Patricia ou quoi que ce soit. Le soir, je courrais rejoindre Pascal, qui, au lieu de retourner passer la semaine chez Jess, comme il aurait dû, passait le plus clair de son temps à son appart.J’imagine qu’il pensait se racheter pour la St-Valentin...
Quant Pascal a essayé de discuter, je lui ai proposé une trêve. Je préfèrais laisser laisser ça de côté pour l'instant. Je n’avais pas envie d’aller re-visiter ce qui m’avait presque brisé le coeur.
Je voulais que Pascal n’ait que de bons et beaux souvenirs de ses 1ères semaines chez lui... avec moi! Pas question que ses souvenirs commencent par des larmes et des prises de têtes.
Pascal rentrait directement après le travail à son appart.
On sortait souvent vite promener le chien, puis, on rentrait se barricader au chaud. C’était dinguement génial de passer autant de temps ensemble. J’avoue que j’adore ça. Pascal est un profond puits de tendresses, il est câlin de chez câlin-land. Vraiment trop trop chouky.
A son insu, je le dévorais des yeux, j'en avais jamais assez de le regarder. Miam, j’aurai pu le manger au petit déjeuner, au déjeuner, au dîner, comme désert et entre deux aussi... J’aimais son visage, ses yeux, sa bouche... oh oui, j’aime sa bouche, j’aime ses mimiques, j’aime son sourire, sa manière de se mouvoir, tout...
Pascal n’a pas essayé de faire de moi une adepte du jogging à 2! J’aime faire mon jogging seule, et quant il partait faire son jogging, même s’il m’avait proposé à plusieurs reprises de l’accompagner, niet. J’étais sûre de ne pas pouvoir suivre son rythme de toute façon, et en plus, je suis sûr qu’il parle en courant. Moi, j’ai horreur de parler. Courir avec quelqu’un vous fait automatiquement essayer de trouver un rythme en commun ou courir au même rythme que l’autre! Pas pour moi ça. Je préfèrais le regarder partir par la fenêtre en lui faisant signe de la main.Je me sentais folle amoureuse, même si ça me faisait peur, j’aimais drôlement ça.
A son retour, il prenait toujours une douche rapide, alors j'en profitais pour aller le rejoindre. J'aimais son beau corps d'athlète tout en muscles, je pouvais le toucher et ainsi profiter du spectacle. Miam-Miam. Pourtant, hum, gare à celui qui oserait me faire la même chose. Quant je suis sous la douche, je veux qu’on me laisse tranquille. Je le lui ai rappelé, mais il le savait déjà. On avait déjà passé des week-ends ensemble, il n’était pas idiot. Lui, ça ne le gênait pas, au contraire. Cela faisait partie d’un des grands fantasme masculin... Ça m’a fait rire.
Pascal savait d’instinct qu’il était inutile d’essayer quoi que ce soit sous la douche, il me connaissait assez pour ça! La gymnastique impraticable sur l’émail ultra glissant donc casse-gueule de la douche ou les positions acrobatiques inconfortables et sans aucun plaisir dans les baignoire, non merci. Mais les baisers mouillés sucrés-salé, miam, j'adOre, encore!
Mardi soir, après son entraînement à son retour à la maison, Jess l'a harcelé de coups de fils. Pascal n’a pas osé répondre à son natel en ma présence. C’était vrai qu’elle avait toute la journée pour l’appeler après tout.
Mercredi soir, Pascal a fini par rentrer chez Jess. Je pense qu’elle avait dû l’appeler et lui rappeler ses devoirs de mari. Grrr.
Je me suis félicitée de ne pas lui avoir cassé les pieds avec mes états d'âme. Au début, Pascal me trouvait un peu étrange; je ne pose pratiquement jamais de questions. Je n'essaie pas de tout savoir sur lui, sa famille, ses amis, son travail, de savoir ce qu'il fait quant il n'est pas avec moi, du pourquoi, du comment, avoir sans arrêt des réponses ou des explications à tout. Il avait trouvé ça un peu curieux chez moi.Mais après avoir goûté à une soirée avec Jess, qui elle n'arrête pas d'essayer de fourrer son nez partout; et pourquoi tu n'as pas dit ceci à celui-là, pourquoi tu ne ferais pas ceci, pourquoi ne pas intervenir dans la love-life de Thomas, pourquoi tu mets ça, pourquoi ne pas mettre plutôt ça, etc etc... Il était épuisé. C'était reposant d'être avec moi (yes!).
Pascal n'était pas quelqu'un de très bavard, moi non plus. Sur ce plan, on se comprenait plutôt bien, étant plutôt des personnes intuitives. On n'avait pas besoin de demander à nos proches s'ils allaient bien ou pas, on le voyait. On était pas du genre non plus à essayer de décortiquer ce qui les ennuyaient en les soumettant à une séance de thérapie du "parler, c'est se sentir mieux" pour satisfaire une curiosité malsaine. Si la personne voulait parler, on était là, mais on n'allait pas les acculer à parler coûte que coûte. Je crois qu'on appréciait tous les 2 ce côté là de notre caractère chez l'autre.
Pascal a apprécié chaque moment qu'on a passé ensemble ces quelques jours. Il avait l'impression de se retrouver à nos débuts à l'autre appartement, mais en mieux. On était pas stressé par la présence voisine de Thomas!!! Même si on se voyait tous les jours, il n'en avait jamais assez et je lui manquais dès qu'on se séparait. Hihihi, chouette. J'avais marqué des points et obtenu les résultats espérés; Pascal aura pleins de bons souvenirs de son appart... J'étais contente.
Pour la St-Valentin, même si ça avait été un crève-coeur de savoir que Pascal avait choisi Jess, je n’avais pas l’intention de la laisser gagner. J’avais ravaler mon chagrin, et fait bonne figure, mais je n’avais rien oublié!
Le jeudi soir, Pascal est sorti prendre un verre avec Thomas et ses potes. Il n'a pas fait très tard. De mon côté, j’ai invité mes potes chez moi pour le début de soirée. Ensuite, j’ai été rejoindre Pascal chez lui. Je commençais à prendre l’habitude de dormir avec lui...
Aïe, fallait que je fasse gaffe!
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Collide (57-Semaine 23-au-26/02/09)
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