60/15 - Moi Caliméro!
Dimanche - 1 mars 2015 - 60/15 - Moi Caliméro!
Peut-être encore un peu vaseuse à cause des somnifères, je me suis réveillée presque en pleine forme. Une odeur de café et des oeufs au bacons me chatouillait l’odorat. On était chez Pascal. Mon pauvre ami, je ne sais pas par quel miracle je me retrouvais là!
Puis, les souvenirs sont revenus peu à peu; Pascal m’avait presque portée jusqu’à sa voiture. J’étais à moitié consciente de ce déplacement. Je me suis rendormie aussitôt dans la voiture. Dans l’état que j’étais, je ne savais pas si c’était actuellement arrivé ou si c’était en rêve. Apparemment, ce n’était pas un rêve.
Je me souviens aussi d’avoir émergé momentanément couchée sur lui. Je ne savais pas si on était au lit ou au salon. Je sais seulement que c’était les “bzzz bzzz” de son natel qui m’avait réveillé. Je me souviens aussi lui avoir demandé pourquoi il ne répondait pas. C’était Caroline.
J’ai essayé de rester éveiller pour écouter la conversation, mais je n’ai pas tenu longtemps. J’entendais Caro lui demandé s’il remontait ce soir. Je me suis endormie quant elle a dit qu’elle se débrouillait pour descendre et Pascal lui disant de ne pas. Qu’il ne voulait pas et que, à tord ou à raison, ça risquait de me braquer.
Pascal avait raison, Caro n'avait pas intérêt de se pointer maintenant. Avec les yeux enflés, je n’aurais voulu voir personne hier soir. Bon, ce matin, ce n’était pas mieux… les enflements n’ont même pas eu la bonne idée d’être régulier! J’ai un oeil plus gros que l’autre, la paupière plus tombante… pfff… sale tronche!
J’ai essayé avec de l’eau froide… niet… eau chaude… mieux, mais pas encore ça… Hélas, j’ai dû me résoudre à sortir avec cette tête, n’en ayant pas une autre de rechange! Rhhh, Pascal a essayé de contenir son envie de pouffer de rire. Il avait une sorte de truc bleu qu’il a sorti du congélateur pour que je puisse les appliquer sur mes yeux. Pfff, trop froid.
Il ne s’est pas trop moqué de moi, parce qu’il savait que c’était en partie de sa faute. Mes yeux étaient un rappel!
Thomas a essayé d’appeler Pascal en fin de journée, il a préféré coupé son téléphone. Ma foi, malgré ma tronche, j’ai passé une excellente journée à me faire cocoler par un Pascal tout attentif, qui répondait à mes moindre désirs. On s’est calfeutré sur le canapé sous une couverture, le feu de la cheminée crépitait gentiment.
Pascal a peur de mes brusques changements d’humeur, et dès fois, il ne sait pas très bien quoi faire.
Je n’ai pas suivi ce qui se passait sur la télé, trop bien dans ses bras à écouter son coeur battre, je me suis endormie par intermittence. J’étais épuisée d’avoir tellement pleuré hier. Pascal nous a préparer des fricandeaux pour le souper. Je suis restée dormir chez lui.
En rentrant vers minuit, Thomas est passé, et n’a pas surpris de me trouver là. Ouf, mes yeux avaient dégonflés. Mes paupières et les yeux étaient toujours rouges, on aurait dit que j’étais enrhumée sans plus. Heureusement. A part Pascal, je ne voulais pas qu’on sache que j’avais pleuré.
Thomas avait essayé d’appeler pour lui dire qu’ils allaient tous mangés ensemble au Mexicain… Pfff, je n’ai même pas pensé demander à Pascal comment ça c’était passé à la soirée de Caro vendredi!
Pascal a été adorable avec moi tout le dimanche, mais, j’ai eu l’impression qu’il était sur la défensive… J’sais pas, un truc m’a mise mal à l’aise et a fait remonter mon côté angoisse. Mais je ne sais pas ce que c’est. Ce n’est peut-être que dans ma tête en fait! Et Pascal était drôlement silencieux, un peu comme... absent... par moment...
Zut, j'ai l'impression d'avoir gâcher son week-end... Il n'a pas pu faire la fête avec ses potes, ni se détendre, ni skier... Bref, c'est peut-être pour ça que je suis angoissée et pas très à l'aise dans ma tête!