68/2013 - Pascal me surprend chez Layne...
Samedi - 09 Mars 2013 - 68/2013 - Il me surprend chez Layne… Et je me sens coupable...
J’ai passé la soirée à pleurer sur les épaules à Layne, à le bassiner à propos de Pascal, pour finir au plumard. Lamentable. Mais, ce n’était pas encore les pires moments de ma déchéance. Le pire c’était en partant de chez Layne vers 4h du matin et de trouver Pascal devant chez Layne. Mon coeur a atterri direct dans mes pompes. Je n’avais pas remarqué Pascal tout de suite.
Layne m’avait accompagnée à la porte. Pieds nus, caleçon. Ça, c’était déjà trop.
Mais, avant de me lancer vers ma voiture, on s’est embrassé sur le pas de la porte, puis discuter 2mn pour savoir si on se voyait demain ou pas. Et on s’est encore embrassé. Une fois que Layne a fermé la porte pour retourner se coucher, j’ai fouillé dans mon sac pour chercher mes clés. J’ai entendu une portière de voiture claquer, mais je n’ai pas fait attention, qui, quoi. J’ai juste surveillé mes arrières, en jetant un vague coup d’oeil dans la direction du bruit, et aux alentours, pour être sûre de ne pas me faire attaquer. Au cas où, j’aurai pu crier, et Layne aurait pu se porter à mon secours.
Certaine de n’avoir rien à craindre, mes clés en mains, j’ai longé l’allée pour atteindre le trottoir et me précipiter d’un pas vif vers ma voiture. C’est là que j’ai vu Pascal appuyé contre sa voiture, les bras croisés, à me dévisager. Ça m’a coupé dans mon élan. J’étais choquée, surprise, heureuse et sceptique. Bien sûr, tout un tas de questions ont traversés mon esprits, à vitesse grand V; qu’est-ce qu’il avait vu, quant est-ce que j’avais entendu le bruit de la portière? C’est seulement quant j’ai vu Pascal, que j’ai reconnu, à retardement, le bruit de la portière de sa voiture. Aussi, depuis combien de temps était-il là, s’il nous avait vu nous… glups, s’il nous avait entendu discuté, etc.
Layne semblait clairement sortir du lit, l’avait-il remarqué? Une main de fer, froide, serrait mes entrailles. Ben... je n’ai pas eu à me torturer longtemps.
On s’est bien regarder, yeux dans les yeux. Quant mes jambes ont retrouvés leurs emplois, et que j’ai fait quelques pas en sa direction, Pascal a détourné la tête en faisant la grimace. Puis, sans un mot, sans un semblant de reproche, rien, il a baissé la tête, s’est passé une main dans les cheveux. Sans un regard dans ma direction, il est remonté en voiture et a démarré tout de suite.
Que faire? Lui courir après? Mais, pour dire quoi? Puis, je n’avais pas à me justifier? Puis, si! Je me sentais coupable. Coupable d’avoir l’air de sauter tout ce qui bouge. Comme si je n’attendais que de rompre avec lui pour me jeter dans les bras du premier venu. Ou comme si c’était ce que j’avais planifié. Comme si ça m’arrangeait bien. Le supplier de m’écouter? Mais, qu’est-ce que je pourrais bien dire?
Pascal ne pouvait pas deviner après ça, que j’avais passé chaque seconde à me languir de lui. Quelle idiote je fais!
Puis, le souvenir de la foi où il m’avait repoussée violemment dans son jardin a fini par me convaincre de ne pas l’approcher. Pourtant, je continuais à me demander ce que je devais faire. Ne pas essayer de lui parler, était un aveu de culpabilité. Le faire, je prenais le risque de me faire jeter.
Je n’avais pas le choix. Je devais le voir, quitte à me prendre la porte dans la face. Mais, j’avais la trouille!!!
J’ai été chez lui. Pas de voiture. Alors, j’ai pensé qu’il était chez Caro. C’était 5h30 du matin, mais je devais lui parler, alors, j’ai sonné. Caroline a mis des plombes pour venir ouvrir. J’ai aussitôt pensé que Pascal se cachait chez elle, mais, ça n’avait aucun sens. Pourquoi se cacherait-il?
Pascal n’était apparemment pas chez Caro. Vu mon expression sceptique, elle m’a invitée à entrer fouiller. Je l’ai cru sur parole. Je voulais aller encore voir chez Michael, alors après m’être platement excusée, j’ai filé. Chez Michael, je n’oserais certainement pas sonner. Alors comment faire pour savoir s’il était là-bas? J’avais bien la clé, mais, je n’oserai pas l’utiliser non plus. Poisse.
J’ai fait le tour, pour voir si Pascal aurait parqué dans le coin. Après, j’ai vérifié dans le garage souterrain. Rien non plus. Ou est-ce qu’il avait bien pu passer. Ou peut-être avait-il mis sa voiture dans le garage chez lui? Non, certainement pas. Caro m’a appelé pour savoir si je l’avais trouvé. Elle proposait, vu qu’elle était réveillée maintenant, de passer boire un café. Elle voulait savoir ce qui s’était passé. Pourquoi, après avoir rompu avec lui, je le cherchais subitement?
Je ne me sentais pas les tripes de lui raconter ma connerie! Pas à elle. Surtout pas.
Désespérée, j’ai envoyé 3 messages à Pascal, coup sur coup. Lui demandant de m’appeler, qu’il fallait qu’on discute. Au moins, qu’il me laisse la possibilité de m’expliquer. Avec un sourire acide, je lui ai aussi mis que, ce n’était pas ce qu’il imaginait. Pascal m’avait servi la même phrase, il n’y avait pas si longtemps.
Evidemment, Pascal n’a pas rappelé. Soulagée d’un côté, je suis rentrée. Après tout, j’avais fait l’effort.
Sur le chemin du retour, j’ai réalisé qu’il se pourrait que Pascal soit monté au chalet. J’ai donc laissé un message à Thomas, pour lui demander de me dire si Pascal monte. Je lui ai mis qu’il s’était passé quelque chose de grave, alors je voulais juste être rassurée. Thomas a rappelé. Hum, j’ai eu toutes les peines du monde à paraître détachée. Pas que Thomas pense que c’était juste pour surveiller Pascal.
Je pouvais donner ma main à couper, que, si Caroline est restée ici, c’est qu’elle savait que Pascal n’irait pas au chalet.
Bof, tant pis. Pascal était peut-être tout simplement caché chez lui. Ce qui était clair, c’est qu’il ne voulait pas me parler.
Toute la matinée du samedi, j’ai végété chez moi. Puis, peu avant midi, j’ai sonné chez Caro. Déjà, c’était pour voir si je surprenais Pascal là-bas, ou voir s’il se pointerait. J’ai parqué dans l’allée voisin, pour éviter de l’avertir de ma présence. Caroline avait une tête à faire frémir.
Hélas, j’avais raté Pascal. Ils s’étaient vu plus tôt dans la matinée. Et depuis, Caroline avait passé son temps à pleurer. Apparemment, Pascal la rend responsable de notre rupture. Pour l’instant, il n’avait pas trop envi de la voir. Caroline m’a demandé si j’avais raconté à Pascal ce que l’on s’était dit. Evidemment, que non! Pour qui me prenait-elle? Scier la branche sur laquelle j’étais assise n’était pas mon genre. Je lui ai juré de n’avoir rien dit. Que c’était Pascal lui-même qui m’avait raconté.
J’ai expliqué à Caroline que, je lui avais tiré les vers du nez. Et je n’avais pas du tout apprécier d’apprendre que Pascal lui avait tout raconté. J’ai insisté pour lui dire que, Pascal ne m’avait encore rien raconté. Il croit toujours que je ne sais rien à propos de Jess et lui. Pareil pour Thomas. Ils pensent que je suis toujours dans l’ignorance. Et parce que Pascal m’a encore dit qu’il m’en parlerait plus tard, ça m’a fait péter un câble, alors, je l’ai quitté.
Ça l’a fait pleuré de plus belle. Elle regrettait de m’avoir raconté. Je l’ai rassurée, que même si je n’avais rien su, je l’aurai quand même plaqué. Et je lui ai raconté que, je n’avais posé qu’une question à Pascal, pour savoir s’il lui avait raconté, et c’est quant il m’a dit que oui, que j’ai décidé que j’en avais assez.
En rentrant chez moi, je pensais… J’espérais y trouver Pascal. Mais, j’avais rêvé trop fort.
Désemparée, j’ai attendu un coup de fils de sa part. Je ne savais pas si ça valait la peine de courir toute la ville, pour le trouver. Pfff, je ne le pensais pas. Pascal était sans doute rentré entretemps. J’ai décidé de tenter ma chance vers 18h. C’était évidemment peine perdu. Mince, j’aurai voulu avoir le courage d’appeler tous ses copains, mais, j’étais bien trop timide. Je les imaginais à rigoler dans leur barbe de me voir le pourchasser.
Tout de même, je me suis installée dans le canapé pour l’attendre. J’avais pris un bouquin. J’espère qu’il passerait à la maison avant de sortir. Parce qu’il sortirait probablement avec ses potes ce soir.
Vers 21h, Thomas m’a averti que Pascal était au chalet. Dommage. Alors, je suis retournée chez moi. Je n’allais pas monter me taper le ridicule devant toute la smala. La poisse. Comment réussir à lui parler? En plus, je ne savais pas du tout comment aborder le sujet. Tsssh, je me sentais hyper gênée, je n’avais pas envie de me retrouver en face de lui.
Pour être sympa, j’ai informé Caro. Elle a aussitôt décidé de monter. Au moins, elle me racontera! Je l’espère!!!