72/15 - Pessimiste...

Publié le par JaneDo


Vendredi 13 mars 2015 - 72/15 - Pessimiste...

Argh, ma coloc n’est pas là ce week-end… Comment ne pas avoir envie de passer un week-end tranquille et profiter de mon appart toute seule! C'aurait été mon 2ème petit week-end tranquille. Mais je doute que Pascal le prenne bien. Surtout après avoir passé la soirée d'hier avec Steven et n'avoir pas voulu aller chez lui.

Pascal avait un dîner chez ses grand-parents, qui étaient de passage, et montait ensuite à Gstaad ce soir pour skier demain. Si je voulais, il passait me chercher après le souper, sinon on se retrouve là-bas. Comment lui dire que je rêvais de rester à la maison. Par contre, un petit week-end en amoureux, ça me disait bien!

Pas réussi à obtenir ce que je voulais, mais Pascal m’a promis quand même mon week-end en amoureux, même si on était au chalet. C’était un compromis. Pascal a appelé vers 22h, pour me dire qu’il devait passer chez lui, ensuite il passait me chercher.

Pfff, j’étais sûre que c’était pour aller ramasser Caroline au passage, et je me suis dis que mon week-end en amoureux était foutu. Ça m’énervait. Je pensais qu’il aurait dû m’avertir et non pas prétexter devoir passer chez lui, juste pour aller la chercher. Avant moi en plus. Une fois devant le fait accompli, je ne pourrais plus refuser, surtout en face d’elle.

Mais je me trompais. Caroline était déjà au chalet. Elle était montée avec Paul et Jonas. Je crois que c’est Pascal qui avait tout organisé pour sa chérie. Ce qui m’énervait aussi.

J’avais un noeud à l’estomac. Non seulement d’aller au chalet me flinguait mon joli week-end en solitaire, mais en plus, j’y allais dans l’espoir d’un week-end en amoureux qui n’en avait pas l’air, vu qu’on sera entouré d'une horde de copains.

Je gardais le sourire devant Pascal, mais intérieurement, ça fulminait grave. J’étais furax contre lui, furax contre moi, parce que je l’avais laissé m’embarquer là-dedans. Je me traitais secrètement d’idiote.

Minuit. J’ai tout de même été agréablement surprise en arrivant au chalet. Je pensais le voir disparaître pour aller vers ses copains, mais non. Pascal me tenait par la main et après avoir discuté un peu avec tout le monde, on est monté s’installer. Pascal m’a demandé si j’avais envie de sortir ou si je préférais rester au chalet.

C’était fou, mais je me sentais “en couple”. Pascal restait à mes côtés, m’entourait d’attention. J’aimais qu’il me tienne par la main. Chaque fois que j’avais fait mine de m’éloigner -parce que je pensais qu’il aurait préféré rester avec ses copains- Pascal me retenait. Il faisait tout pour que je participe à la discussion. Je crois que mon imagination était mon pire ennemi, je voyais toujours les choses en noirs!

Je n’avais plus l’habitude d’être en “couple” et j’avais dû mal à ne pas me sentir mal à l’aise. Mais rouge de plaisir. J’aimais le sentir si près, si gentil, tendre… c’est seulement que... les autres qui me mettaient à mal. Je n’avais pas l’habitude de leurs regards, ni d’être pratiquement “attachée” à Pascal. Je rougissais comme une collégienne.


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