90/2013 - Verbier... (2)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 31 mars 2013  - 90/2013 - Verbier (2)

Le temps de rentrer d’embarquer quelques affaires. Et pour une fois, j’ai fait hyper vite. J’avais déjà tout préparer dans la matinée, tout en me tâtant; “Y va ou y va pas?”. Je n’arrivais pas à croire que je ne m’étais pas précipitée à Verbier dès que j’ai su qu’il était là-bas. Aussi d’avoir été si soulagée de le savoir avec Caroline. Waouh, sans elle, je me demande ce que je ferais! Faudra que je lui offre quelque chose, pour qu'elle sache à quel point je l'apprécie.

Triste, l’empêche, ne me voyant pas, Pascal n’avait même pas essayer de me joindre! Je l’ai appelé en quittant la maison pour le prévenir et pour savoir où ils étaient, et si je pouvais l’appeler dès que je serais arrivée sur place. Je ne m’attendais pas vraiment à ce réponde en voyant mon numéro s’afficher sur son natel. J’avais déjà prévu de me rabattre sur Caro ou Thomas après un essai infructueux.

  • Hé, quand même, on rentre demain dans la journée, ça vaut pas la peine de monter pour une soirée!
  • Oh! Alors, tu ne veux pas que je vienne c’est ça?
  • Pas du tout. J’ai jamais dis ça, mais faire toute la route, juste pour une nuit?

Je me suis garée au bord de la route. Peut-être qu’il avait raison? C’était un peu stupide. S’il m’évitait toute la soirée, ça risquait de me faire du mal pour rien. Il fallait que je sache s’il avait envi de me voir ou pas. Alors, j’ai insisté.

  • Si tu n’as pas envi de me voir, dis le tout de suite, et je fais demi tour?
  • C’est pas ça… Bien sûr que ça me ferait plaisir de te voir, mais si c’est pour moi, ça vaut pas la peine.
  • Aoutch! Donc, tu n’as pas envi de me voir?
  • Jane… On n’en a déjà discuté… Pour l’instant, j’ai… Je sais pas Jane. Sincèrement, je ne sais pas…
  • Bon! C’est flou tout ça. Je monte. J’ai envie de faire la fête ce soir. Est-ce que je peux t’appeler en arrivant et tu me dis où vous êtes? Tu viendras m’attendre devant, STP?
  • Bien sûr. Sans problème.
  • Alors, tu répondras hein? Je pense que je serais à Verbier dans 45mn env.
  • Ok… A toute. Dis Jane… T’es sûr que tu veux venir jusqu’ici?

Bien sûr que je le voulais. Suivant comment ça se passe. Je rentrerais à Lausanne après la sortie. Je ne m’infligerais pas la nuit au chalet à espérer mordicus passer la nuit avec lui. Surtout s’il m’évite toute la soirée. Il aura la surprise de ne pas me voir rentrer au chalet. Peut-être que là, il m’appellera? Il me fallait être prévoyante, si je bois trop, il me fallait un hôtel.

Pascal m’attendait devant le bar. Il n’était pas seul. D’ailleurs c’était noir de monde. Il y avait beaucoup de monde qui fumait devant le Pub-Discothèque.Comme à chaque fois que je le vois, j’ai le coeur qui me monte dans les oreilles, déborde par tous les pores. J’avais laissé ma voiture vers l’hôtel où je risquais de passer la nuit, au cas où. Apparemment, Pascal scrutait les environs, dès qu’il m’a vue, il s’est détaché de la foule pour venir m’accueillir en haut des escaliers. J’ai eu de la chance de ne pas me vautrer, tellement que je tremblais. Mes jambes me soutenaient à peine.

Il était souriant, agréable. Il m’a présenté ceux qui étaient avec lui dehors. Phttt, me rappelle pas de leurs noms! En fait, m’en fou totalement. J’étais contente d’être avec lui, c’est tout. Ça me laissait aussi un peu plus de temps pour calmer les battements désordonnés de mon coeur affolé. Entendre sa voix, son rire, me procurait un plaisir inouï. J’aimais être à ses côtés. Dire que j’avais pensé lui reprocher d’avoir, une fois de plus, renseigner Caro sur ses déplacements, et moi pas.

Puis, j’ai vu qu’une des filles me dévisageait d’un air méprisant, hautaine. Pouffiasse! Elle me veut quoi elle? Elle jaugeait aussi Pascal, l’observait. Regardait ses mains, lui lançait de petits sourires. Re-Pouffiasse. Est-ce que c’était pour me narguer? Ou est-ce qu’il lui plaisait? J’ai alors passer du temps à chercher à détecter si elle avait un copain. Ça m’aurait rassurée. Pascal ne semblait pas spécialement faire attention à elle. Encore un point rassurant.

Caroline est sortie. Certainement à la recherche de Pascal. Elle m’a demandé pourquoi est-ce que je ne l’avais pas appelée. Ça allait sans dire, clairement, je préférais appeler Pascal.


Le reste de la soirée était plus ou moins ok. Pascal ne restait pas vers moi. Il était tout le temps entouré de ses copains, rigolait et s’amusait dans son coin. J’étais contente d’avoir Caro pour m’obliger à m’incruster prêt de lui. Mais, je ne voulais pas avoir l’air trop collante, ou désespérée, alors j’ai laissé Thomas me kidnapper pour aller danser, sortir fumer, ou prendre un verre au bar, rien que les deux. Thomas ne comprenait pas pourquoi j’ai tenu à m’infliger toute la route, juste pour une soirée. Ben, c’était aussi mes potes maintenant, et j’avais envie d’être avec eux Ce n’est pas dur à comprendre.

J’ai fait semblant d’ignorer Pascal, et j’ai dansé avec Thomas ou d’autres copains du groupe. Même parfois, avec lui dedans.

C’était assez difficile à supporter de le voir aussi à l’aise avec d’autres filles. Le voir leur parler, rigoler ensemble. Le pire je crois, c’était de les voir danser ensemble. Non, non, ça c’est pas le pire. Tout est pire pour moi de toute façon. Ça me fiche la chair de poule. Intérieurement, je tremblote, je frisonne de jalousie. Toujours l’impression que son regard semblait un peu trop intéressé, que ses sourires trop séduisant, un peu trop intime. C’est aussi pire que de le voir lui poser la main dessus, que ce soit le dos pour l’accompagner à la table, ou même approcher la tête pour mieux entendre ce qu’elle raconte.

Décidément, je ne suis pas encore vaccinée contre lui, ça, c’est sûr!

Par Caro, j’ai appris que c’était un chalet qui n’avait que 2 chambres à 2 lits. Ces chambres étaient occupés par 2 des couples, le troisième couple partageait leur chambre. Ils étaient minimum 4 par chambre, souvent des lits superposés en plus. Hihihi, donc, il ne pouvait rien se passer. J’étais super contente d’entendre ça. Trop cool. Tellement détendue d’entendre ça, je me suis lâchée. J’ai papoté à droite, à gauche, avec tout le monde. Toute souriante, j’ai beaucoup dansé. Vers les 3h du matin, ils ont décidé de rentrer continuer la fête au chalet.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article