93/2013 - Il m'aime??? ou pas?

Publié le par JaneDo


Mardi, 2 avril 2013  - 92/2013 - Quand même furax...

Même si Pascal me manquait, même s’il m’avait expliqué qu’il avait explosé, et simplement parlé à la 1ère personne sous la main, j’étais tout de même assez fâchée contre lui. Je ne pouvais pas laisser passer. Trop facile. En plus, pourquoi réfléchir, hein? La prochaine fois, il lui suffisait seulement de s’excuser. Tout bénèf quoi. En plus, il ne faisait aucun effort pour que les choses s’arrangent. C’était la fête pascale (Pâques) la plus pourrie que j’avais jamais eu.

Est-ce que j’étais la seule, de nous 2, qui se languissait en attendant? Est-ce que je lui manquais aussi? En tous cas, ça ne se voyait pas! J’avais beau avoir envie de le voir, d’être dans ses bras, mais dès que je repensais à la manière que ça c’était passé, à sa manière d’éviter le sujet quant j’essayais de le faire parler, ça me foutait en rage. J’étais encore furax contre lui. Il aurait dû se douter que j’allais péter un câble de savoir qu’il en avait parlé franchement avec Caroline, même avec la terre entière, et pas un mot avec moi! Grrrh.

Ce soir, j’avais pensé passer chez Pascal, même le supplier de m’accorder un moment de son précieux temps, puis, le souvenir m’a donné envie de m’arracher les cheveux. Dès que je serais près de lui, je me sentirais frustrée et enragée. La fumée me sortait par les oreilles, j’étais encore trop furax. Ça risquait de finir en queue de boudin.


Je savais qu’il fallait que je trouve un moyen de me raisonner, soit je continue à cultiver ma rage, ou je le case dans un coin de ma tête et retourner me jeter à ses pieds. Ierk, l’idée de me jeter à ses pieds me faisait fulminer de plus belle. C’était à lui de le faire. On vient de passer 4 jours de congé sur les chardons ardents. Non, JE venais de passer 4 jours exclues. Presque bannie. Folle de douleur, j’ai jeté mon natel sur mon lit. Vaut mieux que je le laisse enfermé dans ma chambre, ça m’évitera de faire la connerie de l’appeler.

J’étais dégoûtée de constater qu’il n’essayait même pas de me voir… Me rappelant qu’il avait appelé Caro, alors que je me trouvais chez elle, et que ça faisait une semaine ou plus, que je n’avais aucune nouvelle de lui, ça me faisait péter encore plus les plombs. Et pourtant, malgré toute cette colère, toute cette rage, il me manquait si fort. Je voulais qu’il soit en train de me courir après, me faire sentir et comprendre qu’il m’aimait. Mais peut--être qu’il ne m’aimait pas aussi fort que moi?!?

Je me trouvais lamentable de penser autant à lui. De passer mes nuits à espérer au passage de toutes les voitures qui approchent de la maison. D’espérer le voir sonner à ma porte, me harceler de coups de fils. Bref, j’étais stupide et absurde. Pascal avait dit qu’on se verrait cette semaine, alors j’attendais… C’était ridicule. Je jalousais la relation qu’il partageait avec Caro. J’enviais la place qu’elle avait réussi à se tailler dans sa vie. Je me sentais en reste. Je ne savais pas comment renverser la vapeur en ma faveur.

N’y tenant plus, j’ai été jeter un coup d’oeil à son entrainement. Ma jalousie est encore montée d’un cran en le voyant sortir après, avec Caroline à son bras. Pascal n’avait pas l’air si malheureux que ça. Lui, Thomas et Caro ont discutés un moment avec ses potes, puis Thomas est parti. Caro, comme si c’était sa petite amie, l’a entouré de ses bras, alors qu’il mettait son sac de sport dans le coffre. J’en avais les larmes aux yeux, l’impression de ne plus exister. Je ne lui manquais pas. J’aurai tellement voulu être à la place de Caroline!

Caro avait vraiment l’art de savoir comment s’incruster. Caroline allait surement dormir chez lui ce soir. Pascal n’allait pas la jeter devant chez elle et rentrer. Elle s’invitera certainement chez lui pendant qu’il range ses affaires, puis, de fils en aiguilles, elle passera la soirée avec lui. Puis, pendant qu’elle y était, pourquoi ne resterait-elle pas? Et voilà, elle aura gagné. Encore une soirée avec lui, alors qu’il ne m’appelait pas, ne pensait même pas à moi.


Je voulais rentrer pour ne pas m’infliger encore de la tristesse, mais j’ai fait demi tour pour aller vérifier si j’avais raison. Et j’avais raison. Le coeur en larmes, je suis rentrée. De toute façon, si je n’avais pas été m’en assurer, je l’aurai imaginé, pensé. Au moins, je savais que je ne m’étais pas trompée. Est-ce que je lui en voulais? Même pas. J’aurai seulement voulu être à la place de Caro. Avec lui.

Et merde… Je ne tenais pas, j’avais vraiment trop envie de le voir…

C’était plus d’une heure du matin, mais j’ai foncé chez Pascal. J’avais oublié que Caroline était sans doute chez lui. J’avais tellement envie de le voir que je ne pensais qu’à ça.

C’est seulement devant son appart plongé dans le noir, que je me suis rappelée que Caro était probablement là, et que Pascall risquait de me demander de retourner chez moi. De m'envoyer bouler quoi! Ça m’a fichu un coup. Je ne savais pas si j’osais sonner. Je n’avais pas fait tout ce chemin pour faire encore demi tour, si?

Aïe, j’allais surement l’énerver, faire le cheveux sur la soupe… Est-ce que je devais sonner? Argh, ça me ferait trop mal qu’il me renvoie… Alors, j’ai préféré revenir sur mes pas. J’avais fait tout ce chemin pour rien. Je n’étais pas assez courageuse pour le déranger en pleine nuit. J’aurai pu aller vérifier, j’avais la clé. Mais non, je n’osais pas non plus. S’il m’entend rentrer chez lui sans être invitée, ou sans m’annoncer, il risquait de reprendre sa clé.

Je me sentais si mal, si frustrée, si seule… Pourquoi est-ce que je dois vivre ça? Pourquoi rien ne va?


Mercredi, 3 avril 2013  - 93/2013 - Il m’aime?

Hier, j’avais proposé à ma soeur de l’accompagner à Montreux. Elle devait aller récupérer des affaires qu’elle avait prêtée à une autre esthéticienne. La pouffiasse n’était pas là. Apparemment, elle était encore en Italie. Ce que les gens sont malhonnête, c’est dingue. Retour à Lausanne. J’ai pris un café avec elle et ma nièce, puis j’ai couru faire quelques courses pour elle. Ça m’a pris toute la matinée.

En partant de chez moi, j’avais essayé de joindre Dol. Donc, j’avais rendez-vous ensuite avec elle, vers 14h30. Elle n’a pas de voiture, et est seule la journée, alors j’ai proposé de l’emmener faire des courses. L’idiote. Dol a encore piqué dans les magasins. Son copain, prévoyant, lui a donné une carte de 100Fs, pour faire les courses. Comme elle voulait de l’alcool, elle a piqué des bouteilles chez Denner. Pas 1, mais 6 bouteilles; 1 cognac, 3 bouteilles de vins rouges, 2 vins blancs. Elle est cinglée. Je n’irai plus faire les courses avec elle.

Donc aujourd’hui, j’avais envie de me reposer. Après avoir fait des aller-retour hier soir entre chez Pascal et chez moi, je me suis abrutie devant des épisodes de la série “Person of Interest”. J’avais vu la première saison avec Pascal et Thomas, ça me plaît. C’était le seul moyen de ne pas m’effondrer, à penser à Pascal, il me fallait me plonger dans autre chose. Quelque chose de captivant.

Seul problème… Je me suis couchée vers 7h du matin!


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