96/2013 - Londres... Le Rabatteur??
Samedi - 6 avril 2013 - 96/2013 - Londres… Le rabatteur??
Je me suis endormie… Je n’ai pas réussi à tenir. J’avais fait l’erreur de m’étendre dans le lit pour lire. Je n’ai pas balisé, je savais que je dormirai dans les bras à Pascal. Je ne me suis pas torturée à me demander ce qu’il faisait et tout. Comme d’habitude, le fait de savoir qu’il rentrerait vers moi, ça me calme. Donc, même si Pascal n’est rentré que vers 5h du matin, j’étais sereine.
Pascal avait bu. Comme un chien dans un jeu de quilles, il n’était pas très discret. Je me suis réveillée quant il a allumé en entrant. Dans cette suite, il n’y avait pas de porte qui sépare la chambre du salon, juste des rideaux. Je ne les avais pas fermé.
Comme toujours quant il est dans cet état, il est taquin, joyeux, romantique, a envi de parler, de faire l’amour, envi de câlin. Son petit sourire collé d’un bout à l’autre de son adorable visage s’est élargi quant il a vu que j’étais réveillée. Evidemment, je souriais aussi, parce que je le trouve trop chou-x comme ça. J’aime ce petit sourire et les flammes de malices dans ses yeux. Pascal m’a prise dans ses bras, embrassée, comme si on ne s’était jamais perdu.
Mon coeur n’a fait qu’un bond, et a failli explosé dans ma poitrine. God que je l’aime. Un rien me fait monter au plafond, me fait perdre pieds. Dès que je suis dans ses bras, je flotte à nouveau dans les nuages. Heureuse. Heureuse à nouveau. Moi aussi, en une demi seconde, j’avais oublié tout ces longues semaines de douleurs, de tristesse. Envolé. Il n’en restait rien. Pascal est si câlin, si tendre.
Trop contente de me retrouver dans ses bras, je lui ai pratiquement arraché sa chemise. Pascal souriait de plus belle. Il aurait pu défaire ma robe de chambre avec 1 doigt, mais il a pris son temps pour le faire glisser sur mes épaules, pour m’embrasser dans le cou. Sa main tendre et chaude, enfilé sous ce petit morceau de tissu qui nous séparait me faisait frissonner. Il prenait son temps, épiant mes réactions, anticipant mes envies de l’embrasser.
Puis, patapoum! Quelqu’un frappe à la porte. Pascal a voulu l’ignorer. Ça insiste…
Au bout de 5mn, Pascal s’est décidé à me lâcher pour aller voir ce qui se passait. Il était persuadé que c’était un de ses potes qui cherchait de la compagnie, parce qu’il n’avait pas envi de dormir. Pourtant, je suis sûre d’avoir entendu une voix de femme. Pascal m’a dit qu’il allait réglé ça vite fait.
C’était bien une nana. Une bouteille de champagne à la main, avec 2 verres. Elle lui a expliqué avoir demandé le numéro de sa chambre, et son pote, je crois Bastien, avait été les accueillir à la réception. Sinon, elles n’auraient pas pu entrer dans l’hôtel à une heure pareille. Pascal, torse nu, les muscles saillant, la ceinture défaite se tenait en travers de la porte pour l’empêcher d’entrer.
J’étais curieuse, je voulais discrètement voir de quoi elle avait l’air, mais c’était difficile sans me faire voir. Je n’entendais que sa voix. Sa voix était caressante, engageante. Comme elle insistait, Pascal s’est excusé qu’elle se soit déplacée, mais il n’était pas seul. Je pouvais presque la sentir sursauter. Je pouvais même entendre de l’incrédulité dans sa voix quant elle lui a dit, qu’elle savait qu’il était rentré tout seul. Enfin, son pote le lui avait assuré. Pascal s’est confondu en excuses.
Tsss, Pascal n’avait pas à s’excuser! Se pointer comme ça? Sans être invitée? Non mais, c’est de sa faute à elle, pas à lui.
Gêné par ce qui venait de se passer, Pascal a dit qu’il avait presque failli m’appeler pour bien lui prouver qu’il n’était pas seul. Glups, je crois qu’intérieurement, j’aurai pété un câble. Parce qu’enfin, il n’avait rien à justifier? C’est comme s’il lui lançait un message, qui disait; “si je n’avais pas été seul…”. J’aurai très mal accepté ça, mais je n’aurais rien dit.
Oubliant tout aussi vite l’incident, il a voulu reprendre où on en était resté. Mais son pote, celui qui avait laissé entrer la fille, est venu à son tour frapper à la porte. Et j’ai dû me planquer cette fois. On ne sait jamais! Il aurait peut-être voulu vérifier. La fille était retournée se plaindre. Elle s’était sentie humilié de se faire jeter. Elle a pensé qu’ils s’étaient foutu de sa gueule, etc.
Là non plus, Pascal n’a pas voulu le laisser entrer, mais lui s’est invité dedans, sans aucune gêne. Il a engueulé Pascal, l’a bombardé de questions. Il voulait savoir si c’était parce qu’elle ne lui plaisait pas, etc. Pascal lui a répété qu’il n’était pas seul, qu’ils pourront discuté de tout ça le lendemain, mais là, il tombait vraiment, vraiment mal. L’autre a baissé d’un ton pour lui demandé qui? En fin de soirée, il ne l’avait vu discuter qu’avec elle (celle qui était venue frapper à sa porte).
J’entendais son pote le féliciter, le traiter de “smooth operator”. Il se demandait pourtant comment Pascal avait réussi à fixer un rencard avec une fille sans qu’ils le remarquent! Son copain a vite décampé. Ils espéraient tous avoir tous les détails le lendemain.
Je n’ai pas demandé à Pascal si ça se passait toujours comme ça, s’il l’aurait laissé entrer si je n’avais pas été là. Je pense que je ne voulais pas le savoir. Puis, je ne voulais pas gâcher le reste du peu de la soirée qu’il me restait, à me torturer avec des questions auxquels je ne pouvais avoir de vrais réponses. C’était clair, depuis qu’ils le pensaient célibataire, ses copains le jetait pratiquement dans les bras d’autres filles. Pourtant, je sais qu’ils ne veulent pas le voir se caser, mais, je pense qu’ils l’utilisent comme rabatteur.!!!
Seuls enfin… J’étais heureuse d’avoir eu la bonne idée de le suivre à Londres. Heureuse d’être celle qui l’attendait, d’être dans ses bras. Simplement heureuse d’être là. D’être celle à qui il a fait l’amour, celle qui était le centre de son attention ce soir. Et heureuse de me réveiller dans ses bras.
On a été réveillé par son natel. Ses copains se retrouvaient pour le déjeuner et ont pensé qu’il fallait le réveiller. Pascal a décliné l’invitation. Il a prétexté vouloir dormir encore un peu. Il a promis de les retrouver pour dîner vers 13h. Ils l’appelleraient pour lui dire où les retrouver.
Du moment qu’on était réveillé, on a pris notre petit déjeuner ensemble avant de se rendormir dans les bras l’un de l’autre. Wahhh, j’adore trop me tortiller dans ses bras, me coller contre lui. J’adore poser ma tête sur son torse, sa respiration et les battements de son coeur me rassure. J’adore, j’adore.
Pascal se sentait coupable, presque gêné de me laisser seule pour aller rejoindre ses copains. J’ai dû le rassurer. Ça ne me gênait pas du tout. J’allais très bien m’en sortir. L’essentiel, en tous cas pour moi, c’était d’être ensemble.
Me scrutant de son incroyable regard vert, Pascal a tenu à me rappeler que, ce n’est pas parce qu’on n’en parle pas, que tout était oublié; on n’était plus ensemble!!! Et ce n’était pas parce qu’on a passé la nuit ensemble, ou qu’il m’ait invité à venir avec lui à Londres, que les choses avaient changé. Hum! J’avais bien compris, mais… m’en fou, je l’aime…
Je ne l’ai revu qu’en fin de journée. Pascal est passé se doucher et se changer. Il avait dit vouloir faire une petite sieste pour pouvoir passer un peu de temps avec moi. Il a demandé à un de ses copains de lui envoyer un sms pour dire où ils seraient vers 23h. Ses copains ont bien sûr pensé qu’il devait avoir rendez-vous avec une fille. Ils ne s’imaginaient pas que cette fille qu’il voyait, ben, ce n’était que moi.
Pascal m’a raconté son après-midi. Il m'a aussi raconté qu’il avait revu celle qui était venu frapper à sa chambre. Son pote leurs avaient donné rendez-vous. Elle lui avait demandé si ce soir, ils pourraient rentrer ensemble. Pour me taquiner, il a demandé si ça ne me gênait pas qu’il me réserve une autre chambre. Je l’ai assommé avec les oreillers.
Les petits moments qu’on a passé ensemble était une délivrance pour moi. Ça me rappelait tellement de souvenirs de nos bons moments. C’était tellement agréable. Je n’ai pas parlé du passé, ni fait de reproches. Je n’en avais pas envie. Je n’y ai même pas pensé en fait. C’était vraiment chouette, au point qu’il n’avait aucune envie de sortir. Il avait même espérer que ses copains oublient de le prévenir. C’aurait été un bon prétexte pour leur fausser compagnie.
Pascal était persuadé que ses copains comprendraient s’il leur disait vouloir passer la soirée en tête à tête avec une nana. Bien au contraire, ils seront très compréhensif. Quoique, ils lui avaient dit de faire attention de ne pas tomber amoureux d’une nana qui vit à l’étranger. Ça n’apporterait que des complications. Ils lui avaient gentiment fait la moral, pensant qu’il se laissait emporter. Il l’avertissait de ne pas se laisser mettre la corde au cou aussi facilement. S’ils savaient...
Mais, je ne voulais pas qu’il puisse regretter quoi que ce soit, ni pouvoir me reprocher quoi que ce soit, alors j’ai insisté pour qu’il ne fasse pas faux bond à ses potes.