97/2013 - Londres... Encore une nuit avec toi!
Dimanche, 7 avril 2013 - 97/2013 - Londres… Encore une nuit avec toi!
Comme Pascal tardait a les rejoindre, ses copains se sont pointé à sa chambre. Questions de boire quelques verres avant de ses lancer sur le chemin des bars intéressants de la capitale. Encore une fois, j’ai dû me planquer en vitesse. Ethan était avec eux. Cette fois, Pascal n’a pas mentionné qu’il était occupé, de peur qu’ils se mettent à la recherche de celle qui le retenait.
Quant Pascal avait été ouvrir, je m'étais planquée derrière le paravant, ensuite, j’ai changé de place pour me cacher derrière les rideaux. Je regrettais mon choix, j’aurai peut-être dû me mettre sous le lit après tout, ou encore dans la salle de bains. De toute façon, j’ai bien fait de rester cachée.
Pascal est venu se changer, alors que les autres sont restés au salon à vider le bar, Ethan et Paul l’ont suivi. Il a voulu les faire sortir, certainement parce que j’étais là. Il devait, comme moi, avoir peur qu’on découvre notre petit secret, je l’ai vu jeté des petits coup d’oeil en direction du paravant.
L’avantage d’être derrière les rideaux, c’était que je pouvais tout voir, mais eux ne me voyaient pas.
Ils ne l’ont pas lâché d’une semelle. Bon, moi aussi, j’adore le regarder s’habiller. Des frissons m’ont parcourus la colonne vertébrale quant il a enlevé sa chemise. Miam, j’aurai pu le croquer. Paul a immédiatement remarqué les traces de mes ongles sur sa peau. Il a voulu des détails, mais Pascal est resté muet sur le sujet. Alors, ils ont commencé à échafauder des hypothèses.
C’est comme ça que j’ai appris que Pascal s’était roulé des pelles avec une petites brunettes au 2ème bar où ils ont été???
Ils savaient tous déjà qu’il avait refusé les avances de la petite nana d’hier soir, donc, ils ont pensé que c’était parce qu’il avait donné rendez-vous à l’autre, à son hôtel. Pascal a fait la grimace et discrètement, je l’ai vu regardé dans la direction du paravant. J’avoue que j’ai eu un gros coup de fard.
Alors, avant de venir me retrouver, alors qu’il savait que j’étais à l’hôtel, que je l'attendais, il se roulait des patins avec une autre? Ce n’est peut-être pas normal, puisque j’étais prête à ne pas me mêler de sa vie, de tout accepter, mais j’avais mal au coeur.
Pascal a encore eu un coup de fils de Caroline. Au salon, il y avait bien trop de bruits, alors il est resté dans la chambre. Encore un truc embarrassant, et encore quelques coups d’oeil en ma direction. Paul et Ehtan ne l’ont pas laissé parlé, ils ont commencés à chahuter en direction du téléphone, qu’elle dérangeait. Pascal a promis de la rappeler plus tard, ou dès qu’il serait rentré.
Une fois habillé, ils sont sortis de la chambre, et j’ai pu respirer. Inspirer, expirer… Il fallait faire baisser la tension et calmer les battements désordonnés de mon coeur. Jeeez, ça me faisait mal. J’aurai préféré ne pas savoir. Maintenant, je n’arrivais pas à faire cesser la danse d’images, de lui et ces autres filles, qui inondaient mon cerveau.Je les imaginais toutes plus belles et craquantes. Ça m’affolait. Il n’est pas revenu me faire un bisou et me dire au revoir. Il n’avait peut-être pas pu. Et d’un côté, tant mieux, j’avais le visage ravagé.
Il a fallu un long moment pour me calmer. Nerveuse, j’ai commencé à surveiller les mouvements à l’extérieur. Je me sentais seule et triste. Je sentais bien que je le perdais. Je l’avais perdu. L’idée m’étais insupportable. J’ai essayé de me rassurer en me répétant, qu’il m’avait quand même invitée à l’accompagner à Londres, que ça voulait dire quelque chose, qu’il devait toujours tenir à moi. Rien ne semblait pouvoir combler le gros trou béant au creux de mon ventre. Ça me rongeait de l’intérieur, me bouffait les nerfs.
J’avais espéré que Pascal rentrerait tôt, vu tout ce que j’avais entendu. Qu’il ferait tout pour me rassurer, me faire comprendre que ses copains se sont trompés, qu’il n’avait embrassé personne, mais non. Pascal n’est tout simplement pas rentré de la nuit. Je l’avais attendu pour rien. 6h du matin, les nerfs à vif, je me suis décidée à me coucher.
J’avais aussi pas mal pleuré, et j’espérais que mes yeux ne seront pas trop enflés. Manquerait plus que ça! Après avoir passé des soirées palpitantes avec des filles palpitantes, le voilà face à une fille avec des yeux rouges et gonflés, le tient pâle et le visage ravagé. Super!
Pascal est rentré en milieu d’après-midi, juste pour se changer. Ses copains repartaient avec le vol aux alentours de 20h. Alors, ils mangeaient ensemble près de l’aéroport. Il y avait un autre vol vers 22h. Pascal m’a demandé ce que je voulais faire? Rentrer ce soir avec lui? Ou demain matin, aussi avec lui? Je ne savais pas quoi faire. S’il restait ce soir, il sortirait manger avec Ethan, donc, je serais à nouveau seule. C’est horrible, mais je me suis demandée s’il avait vraiment prévu de voir Ethan, ou la fille chez qui il avait passé la nuit??? Je détestais me mettre à être soupçonneuse.
A cause de ça, j’ai failli proposé qu’on rentre ce soir. Mais, la trouille qu’il me largue chez moi en rentrant, et de ne pas pouvoir dormir dans ses bras encore une fois, m’ont fait changer d’avis. Sachant qu’on rentrait tôt demain matin, il ne pourrait pas traîner trop tard ce soir. Puis, j’aurai dû me débrouiller pour le retrouver à l’aéroport, il aurait quitté l’hôtel en partant maintenant, et serait resté à l’aéroport après le départ de ses potes.
Non tant pis, l’espoir fait vivre… Je l’attendrais ce soir encore, et j’aurai la chance de dormir dans ses bras encore une nuit.
Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Ou est-ce que c’était peut-être pour se racheter un peu? Pour noyer le poisson? Pour m’endormir? Pour éviter une scène, que je n’avais pas l’intention de lui faire? Pascal a donc téléphoné à Ethan pour lui donner rendez-vous au Pub d’hier soir. Puis, à ma totale surprise, il m’a dit de me dépêcher de me préparer pour aller dîner avec eux. Selon lui, ce n’était pas trop grave si Ethan apprenait que j’avais passé le week-end avec lui.
Bon… J’avoue que ça me gênait un peu… Intérieurement, je suis sûre qu’Ethan se moquera de moi, en pensant à tout le temps que j’avais passé enfermée dans la chambre à attendre Pascal, alors qu’il s’amusait comme le roi des célibataires avec des tocardes. J’ai pensé décliner l’offre, parce que je voulais pas qu’Ethan me prenne pour une conne.
Mais bon, j’avais aussi déjà utilisé ce genre de stratagème avec mes ex, leurs faisant croire que je n’avais rien à cacher, qu’ils pouvaient m’accompagner. 9 fois sur 10, ils me laissaient partir, rassuré. Mais en fait, comme ils l’avaient soupçonné pour certains, j’avais bel et bien rendez-vous avec un autre! Je me suis donc dépêchée de m’habiller. Ouf, que je n’avais pas pris que des trainings! Le seul vêtement sortable que j’avais, était ce que j’avais sur le dos en arrivant. Dire que j’avais regretté de n’avoir pas voyagé en training.
Hum… J’avais raison de me méfier et de l’avoir accompagné… Pascal avait rendez-vous avec une miss!!! Et Ethan, l’alibi!
Ethan était surpris, non, plutôt atterré de me voir, et je ne parle même pas de la fille. Elle a fait de gros yeux en le voyant arrivé avec une nana. Donc, elle s’attendait à le voir, seul. Au fil de la discussion, j’ai capté que rien n’avait été prévu avec Ethan, et que l’appel de Pascal l’avait surpris. Tsssouhh, je me suis félicitée de ne pas être restée à l’hôtel à me ronger les sangs, parce qu’à l’heure actuel, il aurait été en train de dîner avec cette nana. J’étais aussi contente de voir de quoi elle avait l’air.
Ethan s’est immédiatement lancé dans un marathon rocambolesque pour expliquer ma présence. Mais, il était clair qu’il ne savait pas quoi dire. Il devait savoir qu’on n’était plus ensemble, plus un couple. Il a voulu lui faire croire que j’étais une amie Suisse que Pascal avait dû croiser. J’ai rectifié le tir. On ne s’était pas croisé, je venais de Suisse moi aussi, j’habitais près de Lausanne.
Pour ne pas avoir l’air trop conne, j’ai dit que j’avais des amis à voir, alors je n’étais pas sortie avec eux. Que si on n’avait pas décidé de rester ce soir, on serait rentré avec le vol qui partait vers 22h. Pendant nos échanges chaotiques, Pascal était resté plutôt discret. Il me regardait parler, sans me contrarier.
Plus tard, je les ai vu s’écarter de nous. Je pense que Pascal a dû lui expliquer que j’étais son ex. Le reste aucune idée, mais elle m’a dévisagée une ou deux fois. J’avais l’estomac à l’envers. Je n’avais pas beaucoup mangé, mais le peu que j’avais avalé menaçait sérieusement de refaire surface. J’ai voulu aller rejoindre Pascal, mais Ethan m’a retenue. J’ai compris qu’il connaissait la miss. Je ne me rappelle même pas son nom, et je ne veux pas le connaître. J’avais hyper chaud.
Je les ai vu échanger leurs numéros. Puis, ils sont venus se rasseoir vers nous. La miss est restée silencieuse. De temps en temps, nos regards se croisaient, mais, elle comme moi, on détournait immédiatement les yeux. J’étais follement curieuse de savoir ce que Pascal avait dû lui raconter, mais je savais que je ne demanderais rien, ni ne ferait de scènes.
10 à 15mn après leur retour à la table, la miss est partie. Bon débarras. Puis, c’était au tour d’Ethan de nous fausser compagnie. On aurait dit que ma présence gênait tout le monde!!!
On a pris le temps de prendre un dernier verre au bar tous les 2. Je crois que Pascal n’était pas pressé de rentrer. Peut-être qu’il avait peur que je lui fasse une scène? Il allait être surpris, parce que je ne ferais aucune remarque sur ce soir, ni sur hier soir, ni sur le fait qu’il avait découché, ni rien de rien.
Au contraire, j’allai sourire, rire et éviter toute fâcherie. Pascal m’a raconté vaguement quelques anecdotes marrantes de leurs sorties, évitant lui aussi soigneusement de parler des nanas qui les accompagnaient certainement. J’ai fait semblant de ne pas le noter et j’ai rigolé comme il se devait. Je jouais bien mon rôle.
Détendus et ravis de notre petite sortie, on est rentré bras dessus, dessous à l’hôtel. Pascal était redevenu tout tendre. Je l’avais fait rire en lui racontant mes aventures nocturnes, notamment la promenade, à poil sous ma robe de chambre et pieds nus jusqu’à la glacière, et que j’avais failli me retrouver enfermée à l’extérieur de la chambre. Désespérée, je paniquais devant la porte fermée, ne sachant pas comment me donner de la contenance au passage de quelques rares pensionnaires.
Quant j’avais baissé les bras, me décidant à descendre me couvrir de ridicule à l’accueil, j’ai réalisé que j’avais glissé la carte-clé de la porte dans la poche de ma robe de chambre depuis mon arrivée. Comme je n’étais pas sortie depuis, la clé était restée là, bien au chaud. J’avais eu du bol.
Je lui faisais pleins de bisous, et je voyais bien qu’il essayait d’éviter trop de rapprochement, puis il a fini par se laisser aller, se radoucir, et me rendait mes bisous avec de plus en plus de ferveur. Puis, c’est lui qui a commencé à insister pour qu’on retourne à l’hôtel. C’était bon d’avoir l’impression de se retrouver, de se balader main dans la main à travers les rues de Londres. Pascal me couvrait de bisous, son enthousiasme me réchauffait le coeur.
On a peu dormi. La nuit était remplie d’ardeur et de tendresse… Est-ce que j’avais vraiment retrouvé, mon Pascal?