97/14 - Retour imprévu.. Bonheur!
Lundi, 7 avril 2014 - 97/14 - Retour imprévu.. Bonheur!
Le coeur léger après les nombreux coups de fils de Pascal, je me détendais glorieusement devant la télé, dans un training défoncé, les cheveux en bataille, un livre à la main. Je me sentais légère et détendue, ce que je n’avais pas ressenti depuis des lustres. J’étais quand même un peu perplexe par l’attitude de mon Roi de Coeur. On passe des semaines sans pratiquement se parler, il boutique avec d’autres filles, la fleur au bec, et là, je lui lance un coup de fils honteux, au bord du gouffre de la désespérance et il me bombarde d’appels!?!
Quelque chose m’échappe certainement! Etait-ce le ton de ma voix? Ou simplement le fait de l’avoir appelé? Ou je lui manque vraiment? Je n’ai aucune idée ce qui a déclenché ma bonne fortune et ça me serait utile de le savoir…
Toute détendue, avec une petite pointe d’angoisse quand même, j’essayais de terminer le roman policier que j’avais commencé. Peu avant minuit, le téléphone a sonné. J’ai failli ne pas regarder et ne pas répondre, mais quand j’ai vu que c’était à nouveau Pascal, le plaisir d’entendre encore sa voix m’a poussé à peser sur le petit bouton "répondre".
Pascal avait tout de même pris la route depuis plus d’1h. Il rentrait. Il rentrait pour moi! Mes pensées m’ont échappé; je l'adore, puis il fallait que je me prépare, et surtout me laver les cheveux et me faire un brushing! Je voulais être absolument impeccable, c’était vital.
En parlant au téléphone avec Pascal, j’ai réalisé qu’il n’était pas seul. Il n’était pas très clair, et tout à coup, l’autre, Elodie, lui a demandé de s’arrêter dans la prochaine station service. Hum! Petit coup de froid sur la ligne! Bien sûr Pascal aurait pu me dire qu’Elodie rentrait avec lui. J’ai décidé de prendre ça à la rigolade, il n’y avait pas de raison de lui en vouloir.
- Elle l’a fait exprès…
- Ouais, je le crois aussi.
Pascal m’a dit qu’il pensait être chez lui vers les 3h du matin, alors, je n’avais plus qu’à me rendre chez lui et l’attendre. Maintenant qu’il savait que je savais qu’Elodie était dans la voiture, il parlait plus librement. Il m’a dit qu’une copine à Julien, Martine, avait aussi voulu rentrer, alors il ramenait les deux nanas et me rejoindrait après.
Je pouvais toujours entendre ce qui se passait dans la voiture, Pascal n’avait pas éteint correctement son natel. Elodie a voulu savoir avec qui il parlait. Pascal lui a dit qu’elle était trop curieuse. J’aurai pu continuer à écouter, mais Pascal s’en rendrait certainement compte. J’ai donc raccroché. Je me suis préparée, et j’ai décidé de me rendre chez Pascal, mais je voulais arriver après lui, parce que j’adore qu’il m’ouvre. parce que j'aime le sourire malicieux qui transparaît dans ses beaux yeux verts.
Chaque fois, ça me court-circuite les neurones, me coupe le souffle, le sang dans mes veines se met à bouillir… C’est comparable aux sensations fortes qu’on ressent sur un circuit automobile, ou le grand-huit, et j’aime ça. Je lui ai donc envoyé un message pour lui demander de m’avertir une demi-heure avant d’arriver à la maison.
J’ai donc attendu qu’il soit en train de se changer pour sonner, qu’il soit à torse nu… mon coeur a fait son plongeon… Il était enfin là… Ça faisait si longtemps!
Son sourire me fait toujours autant chavirer, ses lèvres toujours aussi douces. Il embrasse comme un Dieu. J’étais conquise avant même que ses lèvres se posent sur les miennes. Ses baisers étaient brûlants, me libéraient de mes angoisses, de mes incertitudes. J’avais la tête aussi vide que creuse. Je ne me rappelais de plus rien, ni même comment je m’appelais. Son regard brulant me faisait flotter sur un nuage, me donnait l’impression d’être la plus belle, la plus désirable des femmes. Toujours complètement et totalement folle de lui.
On a fait l’amour pour toutes les fois où on s’était manqué, comme si c’était les premières fois. Puis, on s’est endormi collé l’un à l’autre, malgré la chaleur, comme si par malheur, on se lâchait, on risquait de se réveiller seul. Je ne voulais pas dormir, pour profiter de chaque seconde, mais j’avais fini par m’effondrer au creux de son épaule. Je me suis réveillée en sursaut, avec la peur au ventre d’être en train de rêver. Je l’ai regardé dormir longtemps, avant de me laisser emporter par le sommeil.
On a passé toute la journée du dimanche au fond du lit. On a même mangé au lit. Ces quelques heures passées auprès de lui m’avaient fait oublier tout mon ressentiment, toutes mes angoisses. Je nageais dans le bonheur le plus parfait. Je l’adore!
Vers les 23h, j’ai préféré rentrer avant le retour de Thomas. Pourtant, Pascal m’a dit que de toute façon, Thomas était déjà au courant. Il savait pourquoi Pascal avait quitté Milan plus tôt.
Lundi, j’avais mon souper en famille comme d’habitude. On a fêté avec retard l’anniversaire de mon père à Moudon.
Je suis passée prendre Lilice, et on a été acheté un Box Cadeau Gastronomie pour mon papa. Le voyant lumineux, signalant un problème avec les freins s’est mis à sonner, alors qu’on a’apprêtait à prendre la route pour Moudon. Rhhh, quelle poisse.
Ma frangine avait fait un plat africain du Libéria que mon papa adore, et Marlène, sa copine, avait apporté un gâteau d’anniversaire au moka.
Mon papa et Marlène sont parti vers 21h, on avait commencé à manger tôt. A 22h, j’étais à la maison. On avait passé une belle soirée. Papa a beaucoup aimé son cadeau d’anniversaire. C’est Lilice qui en a eu l’idée. Elle a souvent de très bonnes idées. D’ailleurs, on lui demande toujours quant on a un cadeau à faire, ce n’est pas pour rien.