Mardi..... 23 février 10
(054)
Pascal m'avait donné rendez-vous chez lui après son entraînement. Je n'étais pas trop chaude pour ça. J'avais peur de devoir l'attendre et que ma tête commence à divaguer en l'imaginant chez Caro. Elle était sûrement venue se scotcher sur les bancs de la salle de sport, et il allait devoir la raccompagner.
Pascal a voulu savoir ce que j'avais voulu dire quant je lui ai dit que "je savais déjà" samedi soir. Je n'ai pas dit que je les avais vu, lui et Caro, s'éclipser en douce, sinon j'aurai été obligée de lui faire une scène. Scène que j'aurai déjà dû lui faire en rentrant dimanche matin, sinon hier, et je n'avais pas envie qu'on se dispute. Inutile de se lancer dans une dissertation au sujet de sa petite partie de jambes en l'air. Je voulais qu'on ne passe que de bons moments ensemble.
Pascal est rentré directement après son entraînement. J'ai failli lui demander s'il y avait Caro ou s'il avait dû la ramener, mais, je ne voulais pas amener sa présence chez nous, entre nous. Caro était déjà assez présente toute la semaine au travail et le week-end, alors autant éviter de parler d'elle ou de faire planer son spectre autour de nous. Quoique? Peut-être que je devrais pour voir si son attitude changerait en pensant à elle?
Non. Je ne ferais pas ça.
Il m'a dit que je lui avais manqué ces derniers temps. Que depuis la mort de mon chien j'avais été distante, un peu ailleurs. Il s'était senti blessé et avait souffert de se sentir repousser, de n'avoir pas voulu partager mes états d'âmes avec lui, de ne pas l'avoir laissé au moins essayer de me consoler, ni me toucher pendant presque un mois entier. Et quant je suis un peu sortie de ma bulle, c'était pour finir dans les bras de Thomas. Aoutch! C'était la 1ère fois qu'il osait mentionné mon bébé Maxou et ce qui c'était passé avec Thomas.
Il est vrai que j'avais été rongée par mon chagrin et que je n'ai jamais su comment laisser qui que ce soit m'approcher. Personne ne savait le faire, sauf ma maman, mais elle n'était plus là.
J'avais l'impression de me justifier en rappelant que c'était encore frais pour moi, que je n'étais pas tous les jours au top, qu'après je suis tombée malade et pour couronner le tout, j'avais eu mes ragnagnas juste après. Bref, j'estimais que ce n'était pas vraiment de ma faute. Tandis que Pascal avait eu l'impression que je m'éloignais de lui.
Quant il a commencé à me dire qu'il avait fait des conneries, je l'ai arrêté. Je ne voulais rien savoir. Si je n'avais aucun moyen d'apprendre ce qu'il avait fait, ou si ça devait nous gâcher la soirée, je préférais qu'il garde ça pour lui. Il n'avait qu'à essayer d'éviter de recommencer.
C'est drôle, mais les hommes ont aussi leurs doutes, j'ai l'impression que ça concerne souvent le sexe. Et pourtant, je l'adore, je l'aime à mort! Et pour le sexe? pfff, je pourrais lui sauter dessus tout le temps, 24 sur 24. Il m'inspire ;) Pascal ne se rend même pas compte que j'ai envie de lui tout le temps???
Pascal a voulu encore savoir si, comme ces temps je n'étais pas trop portée sur la bagatelle, si par hasard, il en aurait profité pour s'amuser avec Caro, comment je réagirais? Pour le stresser un peu, au lieu de répondre, je lui ai demandé si c'était le cas? Il n'a pas répondu. Je lui ai demandé s'il était tellement en manque? Il n'a eu aucun problème de confirmer que oui. J'ai préféré changé de sujet. Je ne voulais pas parler d'elle, et je ne savais pas encore comment réagir.
Je lui ai seulement dit que, quelque part, j'aimerai parfois être une mouche, mais qu'effectivement, je préférais ne pas trop être au courant. Mais que j'espérais qu'il ne devienne pas accroc aux petites... aventures? Mais Pascal a insisté, et Caroline a fini par planer sur notre soirée!
Alors je me suis lancée... Je lui ai dis que j'avais espéré que les choses seraient redevenues normales après Nouvel An, que je regrettais un peu que ce ne soit pas le cas. Qu'il m'avait un peu déçue. Pascal m'a assuré que c'était le cas, que tout était rentré dans l'ordre.... Alors j'ai voulu savoir pourquoi il avait voulu aller chez Caro l'autre soir? Il avait été prêt à me planter à la maison pour courir chez elle? Est-ce ce qu'il appelait; retour à la normale, lui? Il m'a ressorti l'histoire de la panne. Ensuite je lui ai rappelé que c'était lui qui avait passé tout le week-end du Petit Nouvel An avec elle dans ses bras, alors que je souffrais à mort à Lausanne de la perte de mon chien. Là, Pascal s'est senti mal, je pense. Il s'est confondu en excuses, mais ça ne servait plus à rien; ce qui est fait, est fait!
Oehhh, je ne voulais pas partir, je ne voulais pas le quitter, j'aurai voulu qu'on ne parle pas de toutes ces choses. Mais maintenant qu'on avait déterré quelques squelettes, même si je n'en avais aucune envie, je ne pouvais laisser passer. J'étais obligée de lui montrer que ça me fait de la peine s'il l'avait touchée ce fameux week-end au chalet quant j'étais pas là. Qu'il avait peut-être eu l'impression que je le tenais à l'écart, mais il n'avait pas jugé utile de rester à Lausanne.
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Si j'avais eu envie de me confier à toi, envie ou besoin de me réfugier vers toi... tu n'étais pas là? Tu avais préféré rester avec elle, au chalet... J'espère au moins que tu n'étais pas en train... en train de... Est-ce que tu as couché avec elle?
Pourvu qu'il continue à me mentir... J'espérais qu'il ne fasse pas l'idiotie de me dire, en face, qu'il avait fait une connerie pareille...
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Non, il ne s'est rien passé. Je te l'avais déjà dit... Ok, d'accord... D'accord, on a un peu fricoter, mais on a rien fait. De toute façon, je savais qu'on ne se verrait pas si j'étais resté... Mais, t'as peut-être raison, je n'aurai pas dû aller au chalet, j'aurai dû rester ici près de toi...
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Fricoté hein...
Je ne voulais pas qu'il ait l'impression qu'on se disputait, ni que je partais fâchée, même si tous les signes y étaient, alors j'ai prétendu ne pas me sentir trop bien; le rhume sans doute, et que je préférais rentrer.
Pascal a essayé de me convaincre de rester, suppliée même, mais je devais partir. Je devais lui faire sentir que la pilule était difficile à avaler. En fait, je n'étais pas fâchée du tout. J'ai peut-être un peu tiqué, mais c'était passé, je pouvais comprendre et accepter ça. Je ne lui en voulais pas. On n'aurait pas dû en parler, maintenant, j'étais obligée ou de lui faire une scène ou quitter la scène la tête haute. J'ai choisi la 2ème solution.
Quelle poisse, j'aurai bien dormi entouré de ses bras, collée contre lui... flûte!
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------ Toute petite scène! - 23.fév.10.mar - (054) ------