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149/11 - Triangle amoureux en vacances (1)

Publié le par JaneDo

Triangle amoureux en vacances
(dimanche.29.mai.2011 - 149/11)

Samedi, en fin d’après-midi, Paul a débarqué au chalet. Il avait essayé de joindre Pascal, comme il n’y arrivait pas, il est passé. Il voulait nous invité dans son chalet à Villars. Caro voulait y aller, Pascal pas trop, moi pas du tout. Il y aurait un autre de leur copain et 3 copines à Paul. Paul nous a assuré qu’on aura jamais l’occasion de les croiser, ils ne fréquentaient pas les mêmes endroits que nous, mais Pascal, tout comme moi, n’en étions pas si sûr. Et ici au moins, on était libre de faire ce qu’on voulait, là-bas, j’avais peur qu’on soit obligé de se tenir à carreau.

Pour finir, la majorité a prévalu; on restait tous les 3 à Gstaad. Peut-être le week-end prochain, ou celui d’après...

En début de soirée, alors que Caro dormait, on s’est éclipsé pour monter dans la chambre à Pascal dans l’attique... Miam. On avait l’impression d’être seul au monde. J’aurai voulu que le temps s’arrête, je suis sûre que tous ces moments où il a été tendre avec moi n’étaient pas des mensonges. Boum boum boum... hahhh, mon coeur battait la chamade, ce bruit venant du coeur et qui me traverse tout le corps, cette douleur au fond de la poitrine quant il me regarde ou quant il me sourit, je sais que c’est le bruit que fait l’amour. Je l’aime à en mourir.

Après, on est descendu à la sauna pour faire une vrai sauna. Caroline est descendue nous rejoindre quant on était dans la piscine. On s'embrassait. J’avais eu Pascal à moi toute seule, et j’en profitais.

Alors qu’on était étendu dans la sauna, on a discuté un peu. Je crois que je voulais me rassurer, savoir si Pascal m’aimait encore, s’il m’aimait... plus que Caro... Pascal m’a rassurée en me traîtant de bêbête, il ne pensait pas qu’il avait besoin de me dire qu’il m’aimait, je devais le savoir parce qu’il me le disait tout le temps. Il avait souffert plus d’une fois en pensant que, moi, je ne l’aimais pas autant que lui. Nous qui arrivions à nous comprendre sans avoir besoin de parler, on avait par moment de gros gros doutes, et on arrivait à imaginer le pire et à douter des sentiments de l’autre.

Caroline avait faim, elle a proposé qu’on aille manger dehors, Pascal a proposé qu’on se fasse un petit barbecue, mais on a opté pour le restaurant. On s’est isolé dans un coin du restaurant et on a discuté d’abord en se racontant nos histoires, et je ne sais pas comment on est arrivé sur le sujet de nos relations! Je crois que c’est Caroline qui a osé, la 1ère, poser des questions à Pascal à propos de sa femme et sur ses aventures. J’ai pris le train en route; c’est clair que ça m’intéressait aussi.

Pascal a admis que depuis qu’il avait vécu en Allemagne, il avait pris l’habitude et appris à vivre autrement, plus librement, contrairement à ce qu’on pouvait imaginer. Il avait pris l’habitude de faire ce qu’il voulait, et il a admis que ça lui plaisait de ne pas avoir de compte à rendre, de faire ce qu’il voulait.

Jess avait accepté le fait qu’il tenait beaucoup à elle, mais qu’il n’y avait rien d’autre qu’une grande affection. Il y avait eu trop de dégâts pour qu’il puisse encore exister autre chose. Jess lui aurait suggérer de vivre sa vie, elle prétendait toujours l’aimer et pensait qu’il lui fallait un peu de temps, mais elle était persuadée que rien n’était fichu et pensait que s’il

  • Jess pense que si je lui en veux au point de vouloir la rayer de ma vie, c’est parce que je l’aime, c'est pour ça que j’aurai soit-disant, de la peine à lui pardonner. Je n’en suis pas si sûr! C’est sûr qu’on tient l’un à l’autre...

Il nous a expliqué que Jess le laissait libre de faire ce qu’il voulait vu qu’il n’était pas si chaud pour avoir une relation autre qu’amicale. Elle pensait qu’il finirait par se fatiguer et lui reviendrait, mais il avait découvert le plaisir de se sentir libre, de voir qui il voulait, de faire ce qu’il voulait.

Glups! Cela nous a fait nous demander où on se situait dans tout ça??? On lui a demandé!

Pascal a dit que Caro avait été si tenace, qu’elle avait fini par réussir à capter son attention. Elle était toujours là pour lui, toujours disponible, toujours présente à chaque instant, ça forçait son admiration. Petit à petit, elle avait réussi à l’émouvoir, elle avait toujours été fidèlement amoureuse malgré toutes les vacheries qu’il lui faisait, et il s’est excusé de lui faire du mal par moment. Il n’avait pas pu s’empêcher d’éprouver énormément de tendresse pour elle d’abord, puis de l’aimer. Impossible de ne pas tomber amoureux d’une amoureuse pareille. Tout en parlant, il lui caressait la joue et elle s’est penché pour ceuillir un baiser.

Graouh, petite pincée de jalousie au passage moi, sans compter une main de glace qui me tordait les entrailles! Pascal a dû apercevoir la petite grimace de douleur que je n’ai pas pu cacher. Mince, je ne comprenais plus là? Il m’avait dit quelques heures plus tôt qu’il tenait à moi, alors ça voulait dire quoi?Un demi sourire aux lèvres, Pascal a attrapé ma main que j’avais voulu planquer sous la table, je ne voulais pas trop qu’il me touche là tout de suite. J’étais à cran.

Alors pour moi, il n’y avait pas autant de compliments que pour “sa” Caroline!

Pascal a dit qu’il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il était amoureux de moi. J’étais la pire chieuse de la planète, mais dès qu’il m’apercevait, il avait tout plein de papillons dans le ventre.
Des fois, il ne savait pas vraiment ce que je pensais, je ne parlais pas beaucoup, je gardais pleins de choses enfoui.

Par moment, il avait l’impression que je n’aimais que lui, qu’il était ma vie, et à d’autre, que j’en avais rien à cirer. Dès qu’il me laissait 2mn, je sautais aussitôt dans les bras d’un autre, et plus d’une fois, il a eu envi d’arrêter les frais, mais la minute d’après, me revoilà avec mes yeux de calimero, avec mes airs de chatte sauvage et indomptable. Un moment, j’avais l’air coincée et la minute d’après, j’avais l’air d’un volcan en iruption. Il m’avait dans la peau et même là, même que j’étais face à lui, même qu’on venait passé presque 24h ensemble, il avait toujours le coeur qui cognait dans tous les sens rien qu’en me tenant la main.

Oups! Ca me faisait rougir, parce que moi aussi j’avais le coeur qui débordait!

En rougissant, il disait qu’il y avait pleins de petites choses qu’il ne voulait pas énumérer là mais qui le rendait fou, fou d’amour, et pourtant, j’étais aussi celle qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Avec moi ça allait du bonheur parfait, aux moments d’allégresses totales, aux pires doutes et même jusqu’à la torture, et pourtant, il m’aimait. Ce qui m’a fait fondre et devenir un bout de marshmallow, c’est quant il a dit qu’il m’avait aimé depuis le moment où il avait entendu mon rire et que je me suis tournée vers lui en souriant, il y a bientôt 3ans, depuis ce moment là, son coeur n’a pas arrêté de voter, de flipper pour moi.

Hum! Comment dire... Caroline autant que moi, on a fondu comme des glaces! On était conquise!

Maintenant que j’y pense... on avait juste oublié qu’avant de nous dire toutes ces gentilles choses, il avait dit qu’il avait goûté à la liberté de profiter de sa liberté et qu’il aimait ça. Il avait aussi mentionné qu’il n’avait pas envi de changer sa façon de vivre!!!! Mais, pour l’heure, on avait oublié tout ça, on nageait seulement dans une sorte de monde parallèle.

Toujours berçée par ses compliments, rassurées de savoir qu’il nous aimait, on a oublié de faire marcher notre cerveau et poser d’autres questions, à savoir; “oui mais, qui de nous 2 t’intéresse vraiment, avec qui veux-tu être??? J’avais aussi oubli tous mes plans d’attaque!

J’ai appris comment Caroline avait rencontré Pascal, bien 1 année avant moi...

Elle l’avait croisé une fois à Ouchy avec ses potes et elle était tombée raide amoureuse de lui instantanément. Il ne s’en était pas rendu compte, mais elle et une de ses copines, les avait suivi ce jour là. Caroline avait essayé de se faire remarquer, mais il n’avait pas eu l’air de la voir. Elle avait entendu ses copains l’appeler Pascal et c’était tout ce qu’elle savait de lui. Caroline et sa copine avait traîné dans le même bar jusqu’à ce qu’ils partent.

Un de ses potes avait essayé d’engager la conversation avec les 2 filles qui traînaient à côté d’eux, et Pascal n’avait rien vu. C’est comme ça qu’elles ont su où ils allaient après.

Elles les ont suivi en boîte, elles étaient à la même table et Pascal lui avait peut-être dit 2 mots, sans plus. Pascal ne parlait pas beaucoup, n’essayait pas de faire connaissance, rien. Quant ils se sont lancés sur la piste, Caro dansait à côté de Pascal et en face, il lui faisait de temps à autre un petit sourire, mais il ne la voyait pas.

Quant les slows ont commencés, elle l’a invité à danser et il a voulu refuser, mais elle s’était accrochée à lui. Il a fini par accepter, mais une seule danse.

Là, Caro a dit en riant qu’elle n’avait pas le temps de tourner autour du pot, elle lui a carrément dit qu’il lui plaisait. Un autre mec aurait été flaté et l’aurait immédiatement mise à l’horizontale, mais Pascal a eu l’air surpris et elle avait bien remarqué qu’il se sentait piégé et aurait voulu prendre ses jambes à son cou. Il n’avait rien trouvé d’autre à dire que “merci”. Après ça, il l’avait évitée tout le reste de la soirée.

Pascal a rigolé, effectivement, il se rappelait de ça. Il aurait effectivement voulu être ailleurs. Il ne s’y attendait pas, il ne la connaissait pas et c’était la 1ère fois, en Suisse, qu’une fille avait le culot de lui balancer un truc pareil. En fait, c’était la 1ère fois, depuis qu’il était en Suisse, qu’une fille ose se jeter sur lui! Les Suissesses sont connues pour être coincées!

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