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158/11 - Je me suis expliquée avec Caroline

Publié le par JaneDo

Je me suis expliquée avec Caroline  -  (lundi.06 - mardi.07.juin.2011 - 158/11)

Oups... Bientôt l’anniversaire à Thomas!!! Je me devais de lui faire un cadeau spécial, si j’oublie, il ne me le pardonnera pas. En même temps, je nageais encore dans le bonheur du long week-end de Pentecôte, Pascal avait été tout simplement adorable et je crois qu’il m’aime, il me l’a dit au moins une centaine de fois. Jeez, j’étais super heureuse... J’avais l’impression de ne pas avoir assez de place dans la poitrine pour contenir tout mon cœur.

Après le départ de mon petit cœur, comme il faisait toujours gris et pluvieux, j’hésitais à dormir encore un peu ou alors, me jeter dans le travail pour arrêter de continuer à fantasmer en pensant à lui.

A peine au boulot, il m’a appelé pour me demander si je voulais manger avec lui à midi. Aïe, je n’avais pas vraiment envie de sortir. Pendant qu’on était en ligne, ça a sonné à la porte, et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai pensé que c’était sûrement Pascal qui voulait me faire une surprise, alors je n’ai pas regardé dans la lunette.

C’était Caroline... Ah la la... Je ne m’attendais pas à elle... On s’est expliqué!

J’ai dû raccrocher, je ne voulais pas qu’elle sache que j’étais en ligne avec Pascal. Avant, il a quand même insisté, me suppliant de le rejoindre à midi, même un peu avant. Je lui ai promis de le rappeler... Dès que Caroline m’aura lâché la grappe!

L’empêche, quant j’y pense... le culot quand même! C’était mon mec après tout, alors de quel droit mademoiselle se permettait-elle de me demander des comptes? Caroline était déçue que je n’ai pas pensé qu’elle aurait voulu aussi aller en Italie, que ce n’était pas chique de ma part... Ben tiens! C’est pas elle qui était prête à filer à l’anglaise à Ibiza avec mon mec? Et ça m’agaçait de l’entendre dire, elle, que c’était son mec!

Caroline me faisait comprendre que si Pascal a été avec moi, ce n’était que de la pitié, aussi parce que comme il m’avait fait comprendre qu’il ne pouvait rien y avoir de sérieux entre nous tant que j’étais avec Thomas, alors il se sentait responsable que j’ai rompu avec lui et que je me retrouve seule... Ben tiens! Elle pensait qu’il avait mis Thomas entre nous pour essayer de prendre gentiment ses distances, mais je n’avais pas eu l’air de comprendre. Elle, elle m’aurait proposé de les accompagner en Italie, alors elle se demandait aussi où en était notre amitié? Elle avait l’impression que j'avais de la peine à accepter que ce soit terminé, qu'il l'avait choisi elle et que j’essayais de m’immiscer entre eux.

Hihihi, je veux oui! Chacun son tour ma belle! J’ai fait la sourde oreille et continuer à faire semblant de ne pas comprendre! Elle essayait de jouer sur mes sentiments, mais je ne me sentais coupable de rien, parce qu’elle ne m’aurait sûrement rien dit pour l’Italie! Quoique, je me trompais peut-être, elle m’avait laissé aller chez elle quant elle avait invité l’autre folle dingue!!!

C’était vraiment un temps à siestes crapuleuses, alors dès que miss Caro est partie, j’ai réservé une chambre dans l’hôtel à 2 pas de son boulot. Je l’ai averti et à 11h30, il était déjà là. Pour une surprise, il était surpris, mon initiative lui a fait drôlement plaisir. Je lui ai dit que ce n’était pas avec l’intention de... mais juste m’enrouler dans ses bras... Hihihi, il ne m’a pas vraiment cru. Comme toujours, plus on passe du temps ensemble, plus il en voulait et il avait peur que je ne retombe dans mes vieux travers et que je batte en retraite. C’est vrai que j’avais tendance à faire ça, mais ce n’était pas parce que je n’avais pas envie de le voir, mais plutôt pour ne pas l’emmerder.

Je n’ai pas parlé de la visite de Caroline, par contre, j’ai demandé s’il avait des nouvelles de sa femme... Une chose que je ne faisais jamais...

Pascal était réticent à m’en parler, justement parce que, il avait l’impression que j’avais tendance à me sentir coupable et alors, je me mettais à l’éviter. Gentiment, je lui ai reproché de parler plus volontiers à Caroline, qui semblait toujours au courant de tout, tandis que moi, il me laissait dans le noir. Je voulais qu’il puisse me parler, qu’il puisse tout me dire, j’ai avoué que ça me rendait folle qu’il préfère se confier à elle, plutôt qu’à moi. Il a promis d’essayer, que si je promettais de ne pas prendre la fuite et de lui parler aussi franchement.

J’ai promis, mais je n’étais pas très sûre de moi, il avait des choses que je préférais ignorer quand même!!!

Effectivement, il avait eu sa femme au téléphone après notre coup de fils. Jess était hyper furieuse, il l'avait aban
donnée ce week-end de congé, avait disparu sans un mot et n'avait pas pris la peine de répondre ni à ses appels, ni à ses messages, et comble du comble, il n'était même pas rentré dormir dimanche soir, il lui avait promis de ne plus faire ce genre de chose. Pascal était passé à la maison pour se changer avant d'aller au boulot et elle n'avait fait que de lui crier dessus. Pressé, il n’avait pas le temps de discuter, ce qui l’a encore plus énervée. Et comme je l’avais deviné, il s’était senti drôlement coupable, mais il ne savait pas comment il aurait pu faire autrement s'il voulait me voir. De toute façon, moi ou pas, il n’aurait pas voulu se retrouver coincé entre 4 mûrs avec elle pendant ces 4 jours! Elle ne l’aurait pas lâché et ça l’aurait rendu fou!

14h, Pascal devait retourner au boulot, il n’en avait aucune envie, mais avec la promesse qu’on recommencera, il est parti en me faisant une petite grimace boudeuse. Miam, je l’adore!

Je suis rentrée travailler un peu, le soir je mangeais avec ma petite famille.

Mardi; je me suis tenue à l'écart, Pascal avait assez de problèmes avec sa femme. Ça maillait sec chez lui. Jess a voulu que Thomas s'en mêle, mais il ne voulait pas se retrouver en sandwich entre eux. C'était à eux de régler leur problème de couple, pas à lui. Une de mes copines avait accouché, alors je suis passée lui rendre visite à la maternité près de Genève et aussi pour voir le bébé. C'est une petite miss, pas très jolie pour l'instant, même pas mignonne, mais avec ses gênes, je pense qu'elle va se transformer en papillon. Je l'espère, sinon la vie sera très dur pour elle.


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156/11 - Plus amoureux que jamais ;)

Publié le par JaneDo

Plus amoureux que jamais ;)  -  (dimanche.05.juin.2011 - 156/11)

Zut, déjà dimanche! J’avais le cafard de devoir rentrer, le temps avait passé trop vite. Je crois que Pascal était triste lui aussi, il se doutait bien qu’il aurait des problèmes dès qu’il posera le pied chez lui et je crois que cette perspective ne l’amusait pas des masses.

Le connaissant, je savais aussi qu'il allait se sentir coupable... Pourtant, si on avait pu, je crois qu’on serait resté un jour de plus, mais on devait ramener Paul et sa pote.

Il faisait gris, comme les jours précédents, mais on avait passé de bonnes vacances, nos cœurs étaient remplis de soleil. C’était la 1ère fois que je partais en vacances et que le temps n’était pas au beau fixe. Tout le monde semblait plus calme aujourd’hui, on a pris le petit déjeuner sur la terrasse, mentalement, on se préparait tous au départ, alors on s’était presque tous levé tôt pour profiter un peu de la journée.

On a donc décidé de faire une grillade dans l’après-midi et de partir vers les 17h, à l’arrivée des femmes de ménage.

Pour une fois, j’ai laissé mon bouquin dans la chambre, j’avais déjà presque terminé mon sac et j’avais commencé à préparer celle à Pascal. Hum, j’ai adoré le faire. J’avais fait ça au saut du lit après ma douche, puis j’ai été rejoindre mon petit cœur.

Pascal m’avait bombardée ces quelques jours et ce matin aussi d'une tonne de “I love you”, alors je flottais sur un petit nuage. Paul cuvait encore ses excès de la soirée, il avait mal à la tête. J’espère qu’il ne va pas vomir dans la voiture!

Routes pluvieuses, mais je me sens en confiance avec Pascal au volant. De petites choses comme sentir les mouvements de sa jambe sous mes doigts me faisait sourire de plaisir. Je regardais devant moi tout en les écoutant bavarder. Ça a été tout seul, en moins de 5h, on était chez nous. On est passé déposer Paul et l’autre, puis Pascal m’a ramenée chez moi.

Il était à peine 22h, et Pascal voulait m’inviter à manger, juste question de retarder le moment fatidique de la séparation. J’ai préféré lui proposer de rester un moment, ce qu’il a accepté sans même un temps de réflexion. J’ai compris après; il ne voulait pas rentrer.

Pascal a voulu savoir si je voulais être avec lui malgré le fait qu’il ne puisse pas me voir aussi souvent que Thomas ou quelqu’un d’autre, et je l’ai rassuré. Oui, je le voulais, je voulais être avec lui. On ne pourrait pas se voir de la semaine, et éviter au max les contacts, alors j’étais contente qu’il reste dormir. J’étais prête à tout, j’avais rechargé mes batteries pendant ces quelques jours, et j’étais certaine de pouvoir faire face à l’adversité.

Son téléphone n’a pas arrêté sur la route et depuis qu’on était rentré, Pascal a vaguement regardé qui l’appelait, mais il n’a pas répondu. Je pense qu’il préférait laissé les problèmes pour plus tard.

Il ne m’avait rien dit au sujet de Caroline... J’avais confiance.


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155/11 - Pas touche à mon homme!

Publié le par JaneDo

Pas touche à mon homme!  -  (samedi.04.juin.2011 - 155/11)

On se s’était pas couché très tard, alors vers les 3h du matin quant les autres sont rentrés, ils faisaient pas mal de bruit, et on avait pas fait tourner le ventilateur du plafond. Pascal a eu envi d’aller les rejoindre. Moi, j’avoue que j’avais envie de rester au lit, au chaud et si possible dormir.

Il avait plu toute la journée et ça continuait avec de rares moments de répits, et quant il pleut comme ça, l’eau de la piscine semble beaucoup plus chaude. Je crois qu’ils étaient tous un peu éméchés, mais ça n’empêchait pas Pascal de participer à la rigolade. Les jeux qui, au départ, consistaient à finir tout habillé dans la piscine quant on perdait la tournée, ont fini par tous dans l’eau! Pascal aussi. Il y a eu quelques commentaires salaces sur les balafres dans son dos. J’étais contente de n’avoir pas été présente, j’aurai rougi jusqu’aux cheveux.

Je n’avais par mis en marche le plafonnier ventilo et j’écoutais ce qui se passait en bas, droit sous nos fenêtres.

Les filles étaient déchaînée, elles avaient virés le haut et se baignaient en slips ou strings et topless. Les garçons aussi, ils étaient tous en caleçons avec 1 ou 2, dont Paul, carrément à poil. Au bruit de l’eau, je m’étais levée pour les observer par la fenêtre.

Glups, je n’aimais pas voir les filles frotter leurs poitrines contre mon homme, ça me faisait grimper la température, comme les jeux de baisers volés. J’ai failli descendre aussitôt, mais la timidité et le fait d’être hors course m’ont retenue. Est-ce que j’étais une casse-noisettes et que j’avais l’art de foutre en l’air l’ambiance? Bah, Pascal ne reverrait jamais ses filles, alors je n’avais pas à flipper.

Ils ont commencés avec des questions indiscrètes, à savoir, avec laquelle des filles ou garçons, ils avaient envi de coucher. Glups, mes oreilles ont chauffés secs, j’étais curieuse de savoir ce que Pascal allait dire. Hum, il a dû avaler un verre cul sec, parce qu’il a dit n’y avoir pas pensé. Puis Paul, pas mal cuit à lancer que ce serait bien de tirer au sort, à l’aveuglette pour former des couples!! Je pense qu’il espérait trouver une fille avec qui passer la nuit!! Encore heureux, Pascal n’était pas d’accord; je l’attendais et il n’avait pas l’intention de passer la nuit ailleurs. Quelques mecs lui ont dit que je n’en saurais rien.

-Elle n’en saura rien! Elle dort non? Si tu retourne dans ta chambre avant le matin, elle ne verra rien. Quant on dort, on sait rien! (il a rigolé) Et, personne ne dira rien. Puis dit voir, ta copine va pas en faire un fromage, non?

Tous applaudissaient l’idée et Pascal gêné a continué à refuser, il préférait se retirer. J’applaudissais moi de mon côté, qu’il ait tenu bon. Une des filles était assez agressive, sous prétexte qu’elle avait trop bu pour être consciente de ce qu’elle faisait, elle suivait Pascal partout, se frottait à lui sans top. Graouh, j’aurai pu sauter par la fenêtre pour aller la pousser! La fille qui était venu avec Paul a essayé de l’approcher pour bavarder, mais l’agressive est venue s’asseoir sur lui à califourchon et voulait l’embrasser...  Ses seins se pressaient contre son torse... MON TORSE!! La moutarde m’est montée au cerveau direct!

J’ai réalisé, qu’en fait, on était le seul véritable couple de la villa, si j’allais faire une histoire... D’abord on pensera que je manquais singulièrement de confiance en mon homme et en moi, en plus, j’aurai l’air d’une idiote, c’était un grand garçon et tout le monde pensera qu’il le voulait bien, il pouvait se défendre, ou encore que j’étais coincée! Aarf, je comprenais pourquoi les gens n’aiment pas inviter les couples dans leurs virées, ils sont chiants et je ne voulais pas avoir l’air chiante, mais... JE NE VOULAIS PAS QU’ON TOUCHE A MON MEC! La tête en feu, j’ai décidé qu’ils avaient assez joué, tant pis si on était chiant, j’allais mettre le hola!

Pascal qui a beaucoup de force dans les bras a soulevée la fille pour se lever et il l’a assise dans le siège qu’il venait de quitter. Il a décidé qu’il était préférable de retourner se coucher.

Hors d’haleine, je ne voulais pas que Pascal puisse se douter de ce qui s’était passé dans ma tête. J’étais super contente qu’il ait arrêté les frais et qu’il ait décidé de revenir.

J’étais sur le qui-vive, prête à me jeter au lit et faire semblant que je dormais comme un ange. L’agressive l’a poursuivi dans la maison, afff, je ne pouvais pas les voir et je commençais à avoir des palpitations.

Non, non et non, j’allais faire confiance à mon homme, il n’allait tout de même pas me faire passer pour une idiote en profitant d’être à l’écart pour faire une connerie?!

Je me suis plantée au lit en position déesse endormie et j’ai attendu, l’oreille aux aguets. La saucisse l’a suivi jusqu’à la porte de notre chambre. Elle a essayé de le tirer en arrière malgré qu’il ait presque le pied dedans.

Du coin de l’oeil, j’observais son manège. Pascal lui parlait en chuchotant pour ne pas me réveiller, il essayait de garder le sourire en lui disant que le lendemain, elle allait être embarrassée, que c’était préférable qu’elle aille se coucher. Collée contre lui, elle tirait sur son short et a essayé de mettre la main au paquet, il a attrapé sa main avant et s’est engouffré dans la chambre pour lui échapper.

Pascal a été se doucher et il est venu se coller à moi... Chaud ou pas par ce qui s’était passé dehors ou autre, je m’en fichait, c’était moi qui était dans ses bras, alors je l’ai laissé me couvrir de bisous et j’ai fait semblait de me réveiller doucement sous ses câlins. Adorable, Pascal m’a raconté en rigolant ce qui s’était passé dehors et même jusqu’à la porte de la chambre. Inutile de lui dire que j’avais tout vu et entendu!

Pascal était debout avant moi et une fois levée, j’ai été chercher mon café et m’asseoir sur ses genoux pour bien marquer mon territoire. J’ai tout de suite repérée la miss agressive Je crois que Pascal évitait de la regarder, je pense qu’il était légèrement gêné par sa prestation d’hier soir. Elle, elle souriait comme si elle avait accompli quelque chose.

Moi qui suit d’habitude assez réservée, je lui faisais de petits bisous sans gêne devant tout le monde. Peut-être pour que les filles sachent que c’était; pas touche à mon mec. Pascal avait passé sa main sous mon t-shirt et il me caressait doucement le ventre. D’ailleurs, il m’a demandé à l’oreille si je ne voulais pas retourner à la chambre, ce qui m’a fait sourire. Afff. je me suis dis que je pouvais lui faire confiance, je n’avais pas à me montrer si peu sûre de moi, après tout, il m’aimait non?

Détendue, je me suis mise à part pour lire tranquillement. J’avais pris de quoi me couvrir les épaules, parce que je trouvais qu’il faisait frais. Un des italiens du groupe a essayé de me faire du rentre dedans, mais Pascal, jaloux comme un poux, l’a interrompu dans sa tentative. Le mec essayait de passer son bras autour de mes épaules sous prétexte de me dire des trucs à l’oreille, il était un peu lourd-dingue et moche. Il a sous-entendu que tout le monde s’amusait, que Pascal, hier soir etc, bref lourd quoi, et que je devais me laisser un peu aller, que mes formes à la Marylin Monroe me rendait appétissante à ses yeux, blablabla. Le nul. Pascal est arrivé comme une fusée à sa 2ème tentative de me chuchoter ses insanités à l’oreille, avec le sourire, il a enlevé son bras de derrière moi et lui a juste dit Bas les pattes!.

Ouhhh, je l’adore mon bonhomme! Il continu à surveiller du coin de l’oeil ce que je fais et je trouve ça vraiment craquant!

J’ai fait une petite sieste l’après-midi alors que Pascal sont parti je ne sais où. Avant ça, quant j’ai filé vers notre chambre, il est venu me “border”. Il avait fermé la fenêtre et tiré les rideaux pour éviter les curieux, qu’il a ouvert à nouveau en partant. J’ai dormi comme une reine, ça m’a fait un bien fou et le soir j’étais d’attaque pour sortir.

Après avoir traîné un peu dans la ville, on a mangé au resto. Ils ont dû nous mettre dans une salle à part parce qu’on était une quinzaine de personne. Après, on a été prendre un verre dans ce qui semblait être un pub avant d’aller en boîte. Pascal ne m’a pas lâché la main de la soirée. J’ai remarqué qu’il essayait de faire en sorte que Paul ne boive pas trop, parce que ce dernier avait tendance à ne plus savoir ce qu’il fait après. Intérieurement, ça m’a fait rire en me rappelant qu’une fois de plus, Paul s’était retrouvé à poil en fin de soirée.

La miss agressive a bien essayé d’approcher Pascal, mais au regard que je lui ai lancé à 1 ou 2 reprises, elle a dû comprendre que je savais à quoi elle jouait. Ça ne l’a pas arrêtée, elle a continué à draguer Pascal presque ouvertement. J’ai fait semblant de ne pas trop le remarquer et d’en sourire, mais intérieurement, je ne souriais pas du tout.

On était sorti pour ne pas faire bande à part, mais s’il n’avait tenu qu’à Pascal, on serait resté à la villa.

Pascal participait pour nous 2, moi je restais silencieuse à ses côtés. Je n’avais pas grand chose à dire, j’étais plus occupée à observer ce qui se passait autour de moi. On s’est quand même éclipsé après quelques heures pour retourner à la villa. Quant les autres sont rentrés, cette fois, je suis sortie finir la soirée dehors avec Pascal. Pas question que je laisse une de ces vampirettes approcher mon homme!

Mon petit chou était d’humeur joyeuse, taquin, il était vraiment chou. Peut-être parce que j’étais là? En tous cas, c’est ce que j’ai pensé. Mais quant les filles ont commencés à se mettre presque à poil pour attirer les garçons dans la piscine, euh non, pas question, je n’ai pas suivi le courant. Pourtant, peut-être parce que j’étais légèrement gaie, pour voir la réaction de Pascal, j’ai fait semblant de vouloir enlever le haut et me jeter dans la piscine aussi, mais Pascal m’a arrêtée. Il ne voulait pas voir les autres mecs lorgner sur ma poitrine, c’était à lui. Du coup, il voulait qu’on aille se coucher, moi non.

Il est resté presque tout le temps collé à moi après ça, il me surveillait comme s’il avait peur que je débloque ou comme s’il devait me protéger des autres mecs!

C’était chou-xxx. J’aime sa manière de m’entourer, de me surveiller comme une gosse, de froncer les sourcils quant il voit un mec m’approcher, c’est trop adorable, trop mignon. On dirait qu’il m’aime ;) hihihi... Ou est-ce qu’il est seulement possessif? Non, pas de négativité, je suis sûre qu'il m’aime ;)


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154/11 - Comment ça Caroline te manque???

Publié le par JaneDo

Alors Caroline te manque??? Et moi alors?  -  (vendredi.03.juin.2011 - 154/11)

L’humidité et la chaleur d’hier annonçait de l’orage, Pascal avait raison.  J’avais pensé que les quelques gouttes de pluies (j’adore ça) annonçait un soleil de plomb pour aujourd’hui, mais j’avais tord. Une journée nuageuse s’annonçait, ce qui me donnait envie de me poser dans un coin pour lire.

Pascal s’est levé avant moi, je crois qu’il a été faire du jogging avec Paul. Enfin, c’est ce que j’ai cru l’entendre me chuchoter dans mon demi sommeil, quant il m’a fait un bisou avant de quitter la chambre. Il était de retour quant je suis descendue, il bavardait avec un groupe sous le patio. Dommage qu’il ne fait pas beau, ils auraient probablement déserté la villa et on aurait pu rester seul dans la maison.

Jeeez, j’ai toujours des papillons dans le ventre quant je le vois et la furieuse envie d’aller lui coller dessus. Pfff, mortelle. J’ai été me chercher un café avant d’aller le rejoindre, mais Pascal m’avait vu passer et il est venu me coincer dans la cuisine, profitant du fait qu’on soit un peu à l’écart pour me faire pleins de bisous. Même sa manière de me prendre dans ses bras ou son “bonjour toi” me fait frisonner de la tête aux pieds.

J’ai voulu rester dans la cuisine pour savourer mon café pendant que je tripotais mon ordi pour mettre à jour mon journal. Et aussi, parce que si j’étais sortie main dans la main avec lui, on se serrait surement assis dans notre coin et on aurait fait bande à part, alors que là, j’irai tout à l’heure le rejoindre et je n’aurais même pas besoin de participer à la discussion, mais au moins, on ne se mettrait pas à l’écart.

J’ai été donc le rejoindre 1/2h plus tard. Je me suis assise sur le bord de son fauteuil en passant mon bras autour de lui, mais Pascal m’a fait glisser entre ses jambes. Sa main se promenait autour de ma taille, et chaque fois qu’il me faisait de petits bisous sur l’épaule ou dans le cou, me voilà qui rougissait comme une collégienne sans oser lever les yeux.

Les autres avaient proposés de profiter du temps pour aller faire du “jet ski”. Par beau temps, c’était difficile de trouver un coin pour utiliser les jet skis à cause des baigneurs. Ça avait l’air amusant, alors j’avais pensé que Pascal irait et que j’en profiterai pour rester à la villa et lire. Dès que Pascal l’a su, il a changé d’avis et voulait aussi rester, alors j’ai fini par accepter de l’accompagner. Zut, on allait être trempé, et pas seulement par l’eau du lac, mais par la pluie aussi. Je n’étais pas un poisson, même si j’adore la pluie, je n'avais pas trop envie de passer la journée trempée jusqu’aux os, mais bon, si ça faisait plaisir à mon petit homme, alors, poisson je serais.

Mince, je n’avais vraiment pas envie d’y aller, je voulais rester au chaud et lire dans mon coin, toute seule. Si j’allais avec lui, je savais que Pascal devra modérer sa fougue et son enthousiasme parce qu’il passera son temps à faire attention à moi et fera tout pour ne pas me mettre en danger. Donc, forcément, il ne s’amusera pas autant que si je n’avais pas été là. J’ai réussi à le convaincre d’y aller sans moi en lui expliquant que j’avais envie de rester là pour lire.

Pascal est monté se changer après le dîner, je l’ai suivi pour lui faire un gros câlin avant son départ. En arrivant vers la chambre, la porte était légèrement entre-baillée, j’ai entendu Pascal chuchoter à quelqu'un à l'autre bout du fils; “Tu me manques aussi.... Je ne sais pas, mais ça ne m’a pas fait tilt tout de suite. Tête vide? Trop dans les nuages? Trop confiante? Manque d’esprit soupçonneux ou de logique? Je suis entrée et le ton a changé tout de suite.

  • Ah! Je dois te laisser... Oui... Ok, tchao!

Et Pascal a raccroché en vitesse. Je crois bien qu'il était un peu embarrassé de s'être fait surprendre, mais j'ai pas capté.

  • Ta femme?
  • Heu, oui... T’as changé d’avis? Tu viens avec moi?

Non, je n’avais pas changé d’avis, je voulais juste profiter d’être un petit moment avec lui et lui faire de gros bisous. J’avais pris mon bouquin, et dès qu’ils sont parti, je me suis installée sur le divan près de la fenêtre, bien au chaud à l’intérieur. Mon livre était passionnant, mais les chuchotements de tout à l’heure me tracassaient. Je savais que Pascal n’avait pas pris son natel, je ne voulais pas aller fouiller dessus, mais la curiosité était la plus forte. Je me demande pourquoi je n’avais pas percuté plus tôt.

Pascal ne parlait pas avec Jess, mais avec Caro! Le rat! Elle lui manquait? Il était avec moi et elle, elle lui manquait?

Je n’aurai jamais dû aller regarder parce que du coup, j’avais une énorme boule à l’estomac. Puis non, c’était mieux de le savoir, zut, je n’aurai pas voulu rester dans le noir. Mais, est-ce que je lui en parle? Est-ce que je lui dis que je sais qu’il m’a menti? Zut, j’étais déçue, troublée, triste je crois aussi. Oui, j’étais triste parce que j’avais envie de pleurer aussi et si j’avais eu ma voiture, je crois que je me serais barrée. Du coup, moi qui était toute contente de passer l’après-midi tranquille à lire, je n’en avais plus envie. Me voilà tendue comme une arbalète, anxieuse et au bord de la déprime.

Pascal me reprochait souvent de ne pas assez parler, ben, même si je pense que je n’aurai rien dû dire et plutôt garder ce que je savais pour moi, parce qu’un homme averti en vaut 2, je ne pouvais pas me taire, sinon, je serais malheureuse. Je passerai le reste du week-end à me dire que Caro lui manquait, il pensait à elle et aurait préféré être avec elle?

L’ambiance était plutôt détendu quant ils sont rentré. On a décidé de faire une grillade dehors sous le patio, bon gré, malgré la pluie.

Je ne regardais plus Pascal avec des yeux d’amoureuse, au contraire, j’épiais tous ses faits et gestes, disséquais ses expressions, ses regards jusqu’aux sourires qu’il m’adressait.

Ouais, si je ne disais rien, j’allais me morfondre le reste du week-end. Toutefois, ce n’était pas le bon moment pour lui demander de m’expliquer. Est-ce que je voulais vraiment entendre sa réponse? Puis, zut, oui. Je ne pouvais pas supporter l’anxiété qui me rongeait.

Pascal avait remarqué que j’étais plus silencieuse et que j’allais moins vers lui et il n’arrêtait pas de me saturer de questions. J'ai préféré lui parler dans notre chambre, à l’écart. pour éviter que les autres nous entendent. Je lui ai dit que je savais qu’il ne parlait pas à Jess, mais à Caro et que ça m’avait déboussolée toute l’après-midi et il a compris pourquoi j’étais un peu distante, légèrement sur mes gardes.

  • Alors c'est ça? Elle te manque, Caroline te manque hein?
  • Non!
  • Mais, tu lui as dit qu’elle te manquait!
  • Ah! T’as entendu ça... Non, elle ne me manque pas, mais c’est ce qu’elle voulait entendre. Je ne pouvais pas lui dire froidement qu’elle ne me manquait pas.
  • Pourquoi pas? Premièrement, tu n’avais pas besoin de le dire, surtout si tu ne le pense pas.
  • Désolé.
  • Ça sert à rien d’être désolé, j’aimerai que tu m’explique? Encore heureux que ce soit moi qui t’ai entendu! Si ça avait été quelqu’un d’autre, j’aurai passé pour quoi moi? Une conne? Même, je passe quand même pour une conne!!! Elle doit bien se marrer, tu es avec moi et c’est elle qui te manque!
  • Tu sais bien qu’elle ne me manque pas du tout voyons!
  • C’est pas ce que tu lui as dit...
  • Même! C’est ce qu’elle voulait entendre, mais elle sait bien qu’elle ne me manque pas, elle n’est pas idiote!
  • Et pourquoi elle ne le croirait pas, tu avais l’air sincère... Tout aussi sincère quant tu me dis que tu m’aimes! Alors, ça veut dire que je suis une idiote de le croire, c’est ça?
  • Dis pas de bêtise Jane voyons!
  • Écoute, j’ai pas très faim, je vais rester dans la chambre. Bon appétit à tout le monde ok.
  • Tu plaisante là? Tu ne va pas rester cachée dans la chambre à cause de ça quand même, non?
  • J’ai juste pas faim.

Afff, il est descendu pour aller manger avec les autres, pfff. Quel idiot. Il aurait dû rester avec moi, essayé de trouver les mots qu’il fallait pour me rassurer, appeler Caro pour lui dire qu’il ne pensait pas ce qu’il a dit, je sais pas moi, n’importe quoi, mais surement pas descendre pour aller manger comme si de rien n’était. Pfff, bêta. Ça m'a fait fondre en larmes, j’étais mal. Je crois que rien de ce qu’il aurait pu dire n’aurait pu me rassurer. Et je le détestais d’être parti sans régler le problème.

Pendant toute la discussion, je ne m’étais pas énervée, je n’avais pas crié une seule fois, j’étais restée calme, mais quand même, j’étais désolée que ça se soit passé comme ça, je ne voulais pas que le seul souvenir qui lui reste après ces vacances soit; "prises de têtes avec Jane!", zut, penser à ça me faisait pleurer de plus belle.

Heureusement ou pas, Pascal est remonté quelques minutes plus tard. Je ne l’ai pas entendu trop occupée à cacher ma tête sous l’oreiller pour que personne ne puisse m’entendre et soupçonné que je puisse pleurer. Il s’est glissé derrière moi et m’a serré dans ses bras. Si on était pas en vacances, je l’aurai envoyé boulé. Je me suis tournée pour me lover en boule contre lui.

Pascal a juré que Caro ne lui manquait pas du tout, qu’il ne mentait pas quant il me dit qu’il m’aime et qu’il ne voulait pas me voir pleurer, ça lui brisait le cœur. Il avait seulement dit ça pour que Caro ne lui prenne pas la tête et pour ne pas la faire pleurer, il était déjà ici avec moi, alors il ne voulait juste pas l’accabler. Puis les choses en entraînant une autre, le voilà qui se met à avoir envi de faire l’amour... Ben moi non! C’est fou comme les mecs peuvent avoir envi dans les moments les plus bizarres.

J’ai été me sécher les yeux avec lui collé à mes basques. J’espérais que personne ne remarquera que j’avais pleuré. On est descendu se joindre aux autres. J’avais toujours le cœur lourd, et il a fallu un grand renfort de câlins et de douceurs de sa part pour que les gros nuages s’évanouissent et que j'ai retrouvé le sourire.

Plus tard, l’équipe a voulu allé danser, mais Pascal a prétendu être crevé. En fait, il avait juste envi qu’on reste tous les 2. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour qu’il oublie ma petite crise de tout à l’heure.

  • Je suis désolée d’avoir été si... sensible pour rien.
  • Non, c'est moi... Je t'ai fait pleurer et je m'en veut. Je n’aurai juste pas dû répondre au téléphone, et ça ne serait pas arrivé. C'était stupide, on en parle plus ok.
  • J’suis super désolée...
  • C’est rien babe... On oublie d’accord?

J’étais d’accord, autant oublier vite fait quitte à en reparler quant on sera rentré. Quoique, si je ne voulais pas associer, prise de têtes avec Côme, valait mieux ne plus en reparler. Il fallait que je fasse attention à mes humeurs, que je ne me laisse plus emporter comme ça, surtout si je voulais éviter qu’il ne me parle de quelque chose que je ne voulais pas entendre.

Aussi, on ne faisait pas grand chose avec les autres, il allait falloir faire attention, sinon aux yeux des autres, on allait devenir le couple chiant qui reste enfermé dans leur chambre, qui ne participe à rien. Ils allaient finir par nous laisser à l’écart.

Au prix d’un petit effort, j’ai réussi à retourner la situation et on a passé une soirée super. Aucun regret d’être resté à la villa pendant que les autres faisaient la fête dehors. En tous cas, je l’avais échappée belle, si il voulait me dire qu’il sortait avec elle, il aurait pu en profiter à ce moment là, mais Pascal n’avait pas l’air de vouloir me parler de Caroline. Tant mieux, tant mieux. Pascal était tout câlin, tout amoureux, il ne m’a pas lâchée une seconde. On est resté collé comme des siamois.

Dire que j’avais failli foutre en l’air ces quelques jours de vacances!


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153/11 - Lac de Côme; Amour & Liberté

Publié le par JaneDo

Lac de Côme; Amour & Liberté - (jeudi.02.juin.2011 - 153/11)

Pascal est passé me chercher avec un petit retard et on a été rejoindre Paul pour partir ensemble. Il était accompagné de la fille qui était avec lui à Villars. Ça, ça ne m’a pas tellement fait plaisir, vu qu’elle avait essayé de draguer Pascal. Mais, je n’allais pas me plaindre, j’avais réussi à me débarrasser de Caro, je me sentais invincible.

On allait au Lac de Côme. On partageait une villa au bord du Lac de Côme avec des copains à Paul. Ils vivaient et travaillaient tous en Italie. Super, ce n’était pas avec des gens d’ici. On est arrivé sur place peu avant 23h et on a fait connaissance du reste de la troupe. C’était des fêtards, ça se voyait tout de suite.

A peine installé, on est sorti prendre un verre dans le jardin avant d’aller commencer à faire la fête en ville. Notre chambre donnait sur le lac, la vue était absolument magnifique. Tout de même, un peu raide comme 1ère, j’avais toujours besoin de dormir après un trajet, mais comme je voulais que Pascal passe les meilleures vacances de sa vie, il m’a fallu trouver l’énergie. Pendant qu’ils prenaient le verre dehors, moi et quelques filles sommes allé nous préparer. Pascal s’est assez rapidement fondu dans le groupe, ils parlaient tous anglais, et je crois bien que la majorité des mecs étaient américains.

Hahhhh, c’est si bon d’être là, de me sentir libre comme l’air et de pouvoir me comporter en petite copine enfin!

Mains dans la main, on a suivi l’équipe, je ne connaissais personne à part Paul, alors je restais près de Pascal, enfilant ma main dans la sienne à toutes les occasions. Je ne peux pas dire que je connaissais la fille qui était venue avec Paul, alors je l’ai ignorée.

Pendant la soirée, Pascal a dit à plusieurs reprises être content qu’on soit là, et pas à Ibiza finalement. Il avait l’air heureux. Il a gardé son bras autour de mes épaules ou main dans la main toute la soirée, mise à part les moments où l’on a dansé ensemble.

Il avait envi de rentrer, mais on était trop fraîchement arrivé pour oser...

On est rentré aux env. de 4h du matin, et la soirée s’est encore poursuivi sur la terrasse à côté de la piscine. J’étais claquée et aucune envie de m’éterniser, alors je suis montée prendre une douche et attendre Pascal. Il est monté 10mn après pour prendre aussi une douche et on a fait l’amour pendant des heures avant de s’endormir. On avait mis le ventilateur au-dessus du lit, le bruit était comme une berceuse, on a même pas entendu les autres faire du boucan le matin au déjeuner. D’ailleurs, personne ne s’était levé avant midi.

Vers 13h, Pascal m’a fait un petit bisou en quittant la chambre. Il a été rejoindre les autres au bord de la piscine, moi j’avais l’intention de dormir encore un peu.

Vers 15h, le corps ensoleillé, tout chaud, Pascal est revenu se glisser au lit et m’a réveillée à coups de bisous. Bercée par ses câlins et ses bisous, je ne sentais plus la fatigue, mais après, j’étais cassée. Je serais bien restée au lit, mais j’aurai flingué la journée à dormir, alors je me suis levée.

  • Tu l’aime hein? Ça se voit... Ça se voit à la manière que tu le regardes...

Paul m’avait surprise à dévorer Pascal des yeux avec mon petit sourire aux anges. Ciel, oui, je l’aimais et même plus que ça. Paul m’a dit de faire attention à moi, un homme marié quitte rarement sa femme. Tout de suite après dit ça, comme pour me rassurer ou pour ne pas trahir son ami, il a dit que, malgré toutes les conneries qu’il pouvait faire, il savait que Pascal m’aimait aussi.

Pour une fois, je me suis montrée sociable et j’ai parlé avec un peu tout le monde, sauf avec la miss de Paul. Les yeux pleins d’étoiles, je ne tarissais pas de sourires quant mon regard croisait celui de Pascal, ou tout simplement de le regarder. Pascal a toujours été mon spectacle favori. J’aime le voir bouger, rire, l’entendre parler, sa voix me trouble toujours même après toutes ces années.

Quant on parle de romantisme, la majorité des hommes imaginent à tord que ça signifie, inviter une femme au resto ou lui offrir des fleurs, mais pas du tout. Pascal est l'archétype même du romantique, et c’est ce qui est si craquant chez lui. Il a toujours un petit geste, un petit câlin, un petit bisou par-ci, par-là, il ne me passe pas à côté sans me prendre la main, sans me toucher pour me caresser le dos, sans passer sa main dans mes cheveux ou me faire un bisou, ou me caresser la joue en me parlant; c’est ça être romantique.

Tous les hommes qui pensent qu’être romantique c’est; t’ouvrir la portière de la voiture, t’inviter à dîner ou te dire que tu es belle n’ont rien compris au mot romantique. Ou encore, ceux qui pensent qu’une ballade au bord du lac c’est être romantique, ont tout faux. La ballade est peut-être romantique, mais sans l’attention ou les petites touches perso de la personne qui marche à vos côtés, il n’y a que la ballade qui est romantique, mais lui, non!

Avec Pascal, j’étais au paradis...

Le soir, toute l’équipe était prête à aller encore faire la fiesta dehors, mais Pascal a dit qu’après le voyage d’hier et la soirée, il aspirait à un peu de calme. Il m’avait proposé une soirée tranquille à la villa et j’ai accepté en sautillant de joie. Est-ce qu’il me devinait autant que ça?

Quelques casses noisettes voulaient nous imiter, mais Pascal leur a très vite fait comprendre qu’on allait pas être de très bonne compagnie, on aspirait à rester seuls. Après des clins d'œils de la part des mecs, pleins de sous-entendus, qui m’ont fait rougir jusqu’aux cheveux.

Pascal avait prévu un petit dîner en amoureux et j’ai voulu l’aider à le préparer. On s’est bien amusé. J’adore le regarder faire, et j’aime aussi faire à manger, c’était fun. Il y avait une petite brise sympa qui contrastait avec la chaleur de la journée, c’était rafraîchissant. On a papoté à bâtons rompus, on avait toujours tellement de choses à se raconter. J’avais oublié la fatigue, j’étais sur un nuage tout mauve, comblée de bisous, de je t’aime, bercée par ses sourires et son magnifique regard vert pétillant de bonheur. God, je l’adore ce mec, c'est si bon d'être en sa compagnie!

On a fait une pause avant le dessert pour aller se réchauffer dans notre chambre. Je n’avais pas de place pour un autre dessert de toute façon. Quant on est descendu, je l’ai regardé manger le fameux tiramisu italien. Je ne pouvais pas m’empêcher de le toucher tout le temps; lui passer les mains dans les cheveux, lui sauter dessus pour lui faire des bisous partout, entre 2 cuillères, sur son cour, son adorable nez, sur les yeux, de lui enfiler les mains sous son t-shirt pour toucher sa peau. Peut-être aussi pour me rassurer qu’il était bien là en chair et en os.

Dès qu’il a avalé la dernière cuillère, il m’a presque portée pour m’installer sur ses genoux. Oui, il était heureux, il l’a dit au moins une 1/2 douzaine de fois en moins d’une 1/2h.

  • Je t’aime Jane... Hahhh! On est si bien, j’aime être avec toi, j’aime être comme ça avec toi... Je ne comprends pas pourquoi tu chipotes toujours autant pour partir avec moi?Je suis chiant ou quoi?
  • Oh non! Tu n’es jamais chiant, quelle idée lubrique! Afff... Je sais pas... Je suis comme ça... Puis tu sais, il y a la famille, les amis, les petites choses de tous les jours, puis j’ai toutes mes affaires chez moi, je ne peux pas tout emporter, alors...

Il a rigolé de voir ma petite grimace. Je ne savais pas comment expliquer, mais c’est vrai, j’étais comme ça, difficile de me tirer hors de chez moi.

Pascal m’écoutait en souriant, ses yeux souriaient aussi et au milieu de mon bavardage ses Je t’aime... Je t’aime avaient le don de me couper la chique! Pascal m’a confiée qu’il rêvait souvent qu’on puisse vivre ensemble, de se réveiller chaque matin près l’un de l’autre.

Hum, je me souviens avoir pensé à ce moment là à Caro et j’aurai voulu lui demandé où elle se situait dans tout ça? Est-ce qu’il n’avait pas oublié qu’il sortait avec une autre fille? Mais zip, j’ai préféré garder ma petite observation pour moi. Pascal avait l’air sincère, alors pas question de tout gâcher.

  • Hum... Ça m’arrive aussi d’avoir les mêmes rêves, mais... tu risquerais vite de découvrir que je suis hyper chiante, pénible, alors je suis vite ramenée sur terre... Je ne sais pas si c’est une bonne idée!
  • Parce que tu crois que je ne suis pas chiant moi? Woooh, alors là! Hmmm... Voyons... Toi qui aime sortir, tu commencera vite à t’ennuyer comme un rat mort. Je suis hyper casanier, et une fois que je t’aurai emprisonné à la maison... Fini les sorties! Et je ne crois pas que je te laisserai sortir sans moi!

Pascal était mort de rire.

On a discuté comme ça pendant des heures, parlant de nos caractères, des trucs qu’on aimait, qu’on aimait faire; comme moi la peinture et lui la musique. Il aimait aussi faire du sport, de ne plus faire partie de l’équipe de basket et d’être relégué sur le banc lui pesait un peu. Il avait même pensé reprendre la natation, mais ça aurait vite posé des problèmes; il n’aurait pas eu beaucoup de temps pour faire autre chose ou me voir. Il pensait que Jess s’en doutait et l’encourageait presque trop lourdement.

On a passé une adorable soirée, collée à lui, j’étais aux anges. Malgré sa proximité, mon cœur continuait encore à s’affoler. C’était dingue, et même un peu épuisant. Je pouvais dire que j’étais épuisée d’amour. Le boum-boum-boum constant dans ma poitrine était désordonné, le souffle court, je l’écoutais, le ton de sa voix me berçait, je bénissais le ciel pour chacun de ses bisous, et il y en avait des tonnes.

Après on a tout rangé, pressé de regagner notre chambre. J’ai fini par m’endormir sur son torse, bercée par sa main qui me caressait la tête et le battement de son cœur.  J’aurai voulu que le temps s’arrête...


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152/11 - Echec et Mat ! (2)

Publié le par JaneDo

Echec et mat! (2)
(mercredi.01.juin.2011 - 152/11)

Difficile ou pas, je m'en foutais!  Je n'avais pas beaucoup de temps pour essayer de le faire changer d'avis, je voulais qu'il ait envi de rester avec moi, ici ou ailleurs, je ne voulais pas partir à Ibiza et avoir Caro sur le dos quoi que je puisse prétendre!!!

  • S’il n’y a pas d’autre choix, ben tant pis, alors va pour Ibiza...
  • Mais Jane... C’est un peu tard...
  • Il faudra seulement que Caro ait sa propre chambre... Je me débrouillerais, je serais prête demain après-midi... Afff, j’aurai quand même préféré passer ces 4 jours rien qu’avec toi...
  • Pour nos 1ères vacances ensemble, tu invites Caroline, pour ce week-end, tu fais comme si ça te faisait plaisir qu’elle soit là... Moi du coup, j’ai pensé... Enfin, comme tu ne répondais pas... Tu comprends, je... Je n’ai pu avoir que 3 places et Caroline le sait déjà... sans nouvelles, Caro a invité une copine à elle... Je peux pas...
  • Après tout ce qu’on a dû supporter, si tu pars avec Caro, je ne te parlerais plus jamais. Je ne te le pardonnerai pas, pas cette fois...
  • Jane... Il faut que je te dise quelque chose...

Non, non, non, je n’allais pas le laisser se justifier pour avoir prévu de partir avec Caroline, ça l’obligerait à devoir me faire des révélations que je ne voulais pas entendre. Je l’ai embrassé pour l’empêcher d’en dire plus.

Il commençait à se faire tard, j’ai prétendu ne pas avoir ma voiture, il était donc obligé de me raccompagner. Il allait falloir que je me débrouille pour qu’il reste dormir chez moi et qu’il ne puisse pas avertir Caroline. Elle n’allait pas être contente, même plutôt furax qu’il l’ait plantée pour finir chez moi, du coup, elle boudera surement et ça l’énervera. Pascal allait essayer de voir si Caro ne pouvait pas annuler avec sa copine, en même temps, j’ai insisté que je voulais vraiment qu’on passe ses 4 jours ensemble, seulement nous 2 à grand coup de bisous. Il était cuit, acculé. Il allait avoir des problèmes, c’est sûr.

Chez moi, on s’est embrassé, puis encore, puis encore. Je lui ai proposé de monter, il disait devoir rentrer, qu’il ne pouvait pas, puis encore un petit bisou, et encore un autre, puis il a accepté de monter 5mn. Gagné! Je savais qu’il ne repartirait pas avant demain!

Au matin, Pascal est parti le regard brillant, j’avais passé la nuit à lui faire des câlins, le bombarder de mots d’amour. C’était facile, ça venait du cœur. Même si c’était calculé et faisait parti de mon plan, je pensais chaque mot, et mon cœur chavirait toujours, je l’aimais à la folie, mais cette fois, j’utilisais aussi ma tête.

Ça n’a pas été sans heurt, Pascal a eu des problèmes avec sa femme parce qu’il n’était pas rentré de la nuit. Thomas a essayé de le remettre dans le droit chemin, mais Pascal est comme ça, si tout le monde l’attaque, il se rebiffe, il est têtu et n’aime pas qu’on décide à sa place. Je comptais là-dessus. Caro a, comme je m’y attendais, boudé, pesté, puis c’était les larmes, mais là non plus, elle ne pouvait pas faire grand chose, Pascal n’avait pas eu le courage de me décevoir, et après la nuit qu’on avait passé ensemble, il se voyait mal venir me dire qu’il partait avec Caro. Échec et Mat!

Ne sachant pas quoi faire d’autre, Caro m’a appelée, elle voulait me voir. J’ai accepté de passer chez elle en début d’après-midi, sachant que Pascal serait au boulot. Suivant comment, je ne lui parlerais pas de cette rencontre. Caroline n’a pas été par 4 chemins; elle m’a avoué qu’ils sortaient ensemble, en secret, mais elle et Pascal était ensemble. J’ai joué la surprise.

  • Je... C’est pas que je veuille te traiter de menteuse, mais, si c’était vrai, Pascal m’en aurait parlé? Il ne m’en a rien dit... Et il ne serait pas resté avec moi hier soir, il n’aurait pas dormi à la maison... Je ne peux pas croire ça! Il me l’aurait dit.
  • Il a dormi chez toi? Ha! Je croyais qu’il était rentré chez lui.

Elle avait les larmes aux yeux. J’ai failli avoir pitié, mais je me suis reprise... Oh! Manquait plus que ça!

  • Tu aurai dû dire que tu voulais venir... Là, j’en ai déjà parlé à ma copine, et elle a confirmé sa réservation, il n’y a pas d’autres places... Tu pourrais prendre le vol suivant peut-être... Pascal m’a demandé d’annuler avec ma copine, mais c’est pas possible, je ne peux pas faire ça, tu comprends, à la dernière minute comme ça... Je comprends pas pourquoi tu n’as rien dit plus tôt?

Je me demande ce qu’elle avait en tête? Pourquoi avoir invité une copine quant elle savait que je pouvais très bien me décider à la dernière minute? Est-ce qu’elle comptait me barrer la route? M’empêcher de partir avec eux en invitant quelqu’un? Ou est-ce que c’était pour Pascal? Est-ce qu’elle avait prévu de la mettre dans ses pattes?

  • Pascal voulait qu’on passe ces 4 jours ensemble... Rien que les 2... Désolée, je ne pouvais pas dire non!

Désolée? Mais non, je n'étais pas désolée! Je n’avais vraiment pas envie de le laisser partir avec elle, je voulais vraiment qu’on passe ces 4 jours ensemble, lui et moi, personne d’autre. C’était un pieu mensonge. Si elle lui faisait une scène, elle l’accuserait et je nierai; elle aura le mauvais rôle. Elle ne pouvait que me croire étant donné qu’il avait voulu annuler leur week-end pour le passer avec moi.

Je jouais avec leurs sentiments peut-être, mais après tout, on avait assez joué avec les miens jusqu’à présent! Je pouvais aussi m’amuser de temps en temps avec les leurs! C’était un peu vache. Si je n’avais pas d’autre choix, j’irai à Ibiza, mais Pascal prendrait le même vol que moi, pour ça, j’étais prête à tout. Pas question que je la laisse me couper l’herbe sous les pieds, j’avais travaillé trop dur pour lui laisser tous les bénéfices. Après tout, Pascal avait planté Nina et la chanteuse pour moi, pas pour elle, pas question qu’elle en profite à ma place.

J’étais contente d’avoir accepté de la voir, maintenant je savais à quoi m’en tenir...

Vers 16h, Pascal m’a appelé pour me demander d’être prête à 17h, il passait me chercher, on partait en Italie avec quelques potes à lui, dont Paul, mais rien que les 2. Il n’avait pas le temps de m’expliquer, il le ferait en route. Incroyable, j’avais réussi mon coup. Ouf de chez Ouf! Pas de Caroline, je l’aurai à moi toute seule. Je me demande ce qu’il avait fait???

Quant j’ai posé le téléphone, j’ai eu un rire bébête pendant au moins 1mn: "hé-hé-hé... hé-hé-hé-hé" Re Échec et Mat!

  • T’es contente j’espère! Et tout ça parce qu’il n’a pas osé te dire qu’on était ensemble...

Caroline pleurait à l’autre bout du fils, j’ai fait celle qui ne savait pas de quoi elle parlait? On allait bien à Ibiza, alors pourquoi elle disait ça?

Alors Caro m’a expliqué que Pascal lui avait dit que si elle ne pouvait pas annuler sa copine, il ne pouvait pas partir avec elle sans moi. Il resterait ici et en profiterai pour me parler. Il ne pouvait pas juste me balancer ça comme ça, on était ensemble, lui et moi, depuis trop longtemps pour qu’il me traite comme ça. Du coup, Caroline ne voulait pas partir non plus, mais Pascal lui a dit qu’il ne pourrait pas la voir, il ne voulait pas qu’elle intervienne. Alors elle lui a dit qu’elle m’avait parlé, que je savais déjà.

Pascal ne l’a pas cru. Si je l’avais su, je l’aurai certainement appelé pour lui demander de m’expliquer, or je n’en ai rien fait. Parfois, ma façon de rester en retrait, silencieuse sous le choc, de ne pas tout de suite ruer dans les brancards en larmes m’évitaient beaucoup d’ennuis.

Piouhhh, sauvée! Je nierai tout, nierai avoir parlé à Caroline, ne lui montrerait pas que je suis au courant  de quoi que ce soit et je continuerais à agir comme si elle ne faisait pas partie de l’équation. Je retarderais aussi au maximum le moment où Pascal se mettrait à table. Je ne veux pas savoir, je ne veux pas qu’il me parle de ça... en tous cas, pas pour le moment.

J’avais bien l’intention de lui faire passer 4 jours de rêves!


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152/11 - Echec et Mat ! (1)

Publié le par JaneDo

Echec et mat! (1)
(mercredi.01.juin.2011 - 152/11)

Pascal m’attendait debout face au lac. Je pense qu’il préparait ce qu’il allait devoir me dire, les excuses qu’il allait inventer pour justifier qu’il partait en vacances avec Caro. Il s’attendait sûrement à ce que je lui fasse une petite scène et il s’y préparait sans doute, ou peut-être pas, mon message de tout à l’heure ne montrait aucune colère et il pouvait aussi bien penser que je ne voulais seulement le voir.

Me connaissant, il pouvait aussi penser que je voulais le voir pour lui balancer quelques excuses pour ne pas partir avec eux?

  • Hey!
  • Hey! Je suis contente que tu aies pu te libérer... Est-ce que tu veux bien me serrer très fort... stp?

Il souriait, mais il avait l’air quelque peu inquiet. Après le petit bonjour rituel, je lui ai tendu mon visage pour lui faire un bisou. C'est débile, pourquoi est-ce que j'étais toujours aussi nerveuse en sa présence?

On est resté comme ça un moment sans rien dire. Je sais bien qu’il attendait que je me jette à l’eau, j’allais le faire, mais je voulais d’abord sentir ses bras, entendre son cœur battre, sentir sa chaleur, me rassurer. J’hésitais encore sur ce que j’allais dire. D’abord son bisou avait été tout en douceur, puis plus pressant. Tant mieux, c’était ce que j’espérais.

  • Pascal... Tu m’avais dit que tu me laissais tout le temps du monde pour me séparer de Thomas, tu as dit que tu attendrais le temps qu’il faudra...

J’ai fait exprès de laisser une pause, j’avais senti une petite réaction; un sursaut peut-être? Je voulais le déstabilisé, lui faire mesurer ses mots, ses promesses.

  • Je n’ai pas voulu te faire attendre, et... je t’aime, je ne voulais être avec personne d’autre que toi! Alors tu peux imaginer ma surprise de te retrouver au chalet avec Caroline? Encore maintenant, je ne comprends pas bien?
  • Mais... Alors pourquoi t’étais fâchée avec moi? Pourquoi tu m’évitais tout le temps? Pourquoi tu as refusé de passer le week-end avec moi? Et ce n’est pas vrai que tu as rompu avec Thomas, il m’a dit que ce n’était pas fini entre vous, vous avez juste décidé qu’il était préférable de vous voir en secret... D’ailleurs,, d’après ce que j’ai pu voir, tu l’as vu 2 fois la semaine passée?
  • Thomas a dit ça? C’est pas vrai, on ne se voit pas en cachette, on est juste ami, c’est normal qu’on se voit de temps en temps... Surtout que toi, tu ne me donne aucune nouvelle!
  • Avec toi, les choses sont toujours hyper compliquées! 1 ou 2 jours, tout va bien, puis paf, je me retrouve en terrain vague, inconnu, rien ne va plus, retour case départ... Tu n’imagines pas comme ça peut être déstabilisant. J’aurai peut.être dû me douter que Thomas me mentait, mais en même temps, tu faisais tout pour m’éviter, alors comment savoir!

J'avais l'impression qu'il me fallait lui rappeler quelques petits détails, ouf que je m'en rappelle, d'habitude, j'ai toujours la tête vide quant je suis avec lui; la vraie petite idiote de service!!! Relax ma fille!

  • Hééé! Tu ne te rappelle pas le coup que ta femme nous a fait?
  • Oh merde! C’est quand même pas de ma faute... Heu...
  • Heu oui! Quand même un peu de ta faute.
  • C’était pour ça que tu m’évitais?
  • J’avais besoin de digérer tout ça...
  • Pfff, j’aurai dû m’en douter!
  • Ouais, t’aurai dû...

Glups, du calme! je ne devais pas prendre ce ton de pimbêche sarcastique! Je me suis assise sur le bord du muret. Je regardais le lac et je faisais attention que mon ton soit celui de la conversation, je ne voulais pas que Pascal puisse avoir l’impression qu’on se disputait.

  • Disons que, je me suis rendue compte que je connaissais une des filles de vue! Tu étais rentré avec elle en taxi, ça devait être en janvier, ou février je crois.
  • Je me rappelle pas...

Jeeez! Là, il se foutait de ma gueule. J’ai failli péter un câble. Il n’allait quand même pas avoir l’audace de me jouer le coup de la mauvaise foi? Du calme ma fille!

  • Hm! Alors ça t’arrive souvent d’aller dormir chez des nanas, et en taxi de surcroit?
  • Non... (gros soupir), je préférais ne pas me souvenir de ça... C’était même pas bien...
  • Aouuuuuutch! Alors tu as couché avec elle! Même si je m’en doutais, ça fait mal. C’était laquelle, elle s’appelle comment?
  • Ambre.
  • Comment est-ce que tu as pu... Aoutch...
  • On était plus ensemble, je devais rester encore en Allemagne, et tu semblais nager dans le bonheur avec Thomas, j’étais mort de jalousie...
  • C’était comment? Ça c’est passé comment? Qui a initialisé... Puis non, je veux pas le savoir... Pas aujourd’hui, ça va me torturer. Une autre fois peut-être...

Pascal s’est approché pour me prendre dans ses bras. Ma 1ère réaction aurait été de lui dire de ne pas me toucher avec ses sales pattes, de disparaître de ma vue, je l’avais assez vu, mais j’avais vu sa femme en faire autant ce soir, et à contrario, Caro elle, l’avait accepté à bras ouvert. J’ai serré les dents et je l’ai laissé me prendre dans ses bras.

  • Voilà pourquoi je suis obligée de te fuir... quant quelque chose ne va pas... dès que je suis dans tes bras, j’oubli trop facilement... Just hold me...

Pascal me serrait fort, encore plus fort et ça calmait mon angoisse et mes peurs. J’aimais être comme ça, entourée de ses bras, en sécurité. Son natel était en train de buzzer à fond, mais hihihi, il ne pouvait pas répondre. Caroline se demandait sûrement ce qu’il faisait, pourquoi ça traînait tellement.

  • Après toutes ces histoires, je te retrouve à partir avec une autre fille au chalet juste parce que je t’ai dit non? Pas cool... Ça m’a drôlement déçue...
  • Mais... Tu avais l’air... Enfin, je croyais que... Tu avais l’air contente, je n’aurai jamais imaginé que tu étais encore fâchée! Je comprends pas?
  • J’avais seulement l’air. Je suis montée parce que je n’arrivais pas à croire que tu aurai fait un truc pareil, pas toi! J’étais sûre que Caro inventait... Une fois sur place, ben, je ne voulais pas flinguer le week-end. Après tout, tu étais là, on était ensemble, c’est tout ce qui comptait... Que Caro soit là, c’était pas top, pas voulu, mais tant pis, elle ne me dérangeait pas trop, après tout, on s’entend bien toutes les 2...

Fallait pas que j’oublie qu’ils étaient ensemble, mais je devais continuer à faire semblant de l’ignorer et surtout, éviter d’obliger Pascal à me le dire. J’ai changé de place pour me mettre à califourchon sur lui, et je lui faisais de petits bisous tout en parlant.

  • ...Ce week-end, j’ai envie de le passer avec toi, sans avoir une autre dans les pattes... Je ne pouvais pas dire ça devant Caro, c’est pour ça que je voulais te voir... Je m’en fou si on reste ici ou qu’on parte quelque part, mais j’avais envie qu’on soit que les 2, je ne veux te partager avec personne...

Pascal ne savait pas quoi dire. Je l’avais piégé, il était mal. Le pauvre! Puis non, pas le pauvre! C’était sa faute, il n’avait qu’à pas se retrouver dans cette situation! Bien fait! Je dis ça, mais afff, je pensais toujours; oh, le pauvre. Il a essayé de me dire que c’était un peu râpé, il avait déjà fait les réservations, qu’avec les fêtes, il avait dû s’en occuper lundi matin, dès son retour au boulot, sinon, il n’y aurait plus eu de places. Il avait d’ailleurs essayé de me joindre avant de le faire, mais je n’avais ni répondu, ni rappelé et que ça avait été difficile de trouver ces places.

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151/11 - Love Games... Ma vie en dépend

Publié le par JaneDo

Ce soir, ma vie en dépend...
(mardi.31.mai.2011)

Je n’avais pas bien dormi, j’étais préoccupée, les pensées tournoyaient dans ma tête inlassablement. Il n’y avait qu’un moyen d’arrêter cette danse infernale qui menaçait de me rendre folle; il fallait que je parle à Pascal, que je trouve le moyen de lui faire comprendre... je ne savais même pas quoi!

Lui expliquer que je n’avais pas voulu flinguer le week-end? Que je n’étais pas contente qu’il soit parti avec Caro? Oui mais, ça risque de l’obliger à me dire en face qu’ils étaient ensemble? Et là je fais quoi? Je lui dis que je m’en doutais ou je joue la surprise? Pfff. Mince, même si je ne savais pas quoi et comment lui dire ce que je ressentais, il fallait que je le vois!

Je regrette de ne pas l’avoir appelé hier...

Je n’y ai pas été par 4 chemins, j’ai demandé à le voir ce soir. Et là... grosse hésitation, entrecoupé de silence, pour me dire qu’il ne pouvait pas ce soir. L’équipe de basket avait prévu un truc. Alors j’ai proposé demain soir. Ca m’emmerdait de passer encore toute une journée et une soirée à me ronger les sangs.

  • Est-ce qu’on pourrait se voir alors après ton truc de basket?
  • Ecoute, je ne sais pas à quelle heure je fini, et demain boulot, tu comprends?
  • 10mn, juste 10mn? Je pourrais venir chez toi, je t’attendrais dans le jardin, et on pourrait parler 10mn?
  • Non, non. Viens pas à la maison, on pourrait te voir, et je ne sais pas si j’arriverais à sortir... Tu pense, en pleine nuit comme ça, ce sera vraiment louche!
  • Bon alors demain soir? Après le boulot?
  • Est-ce que tu viens alors?
  • De quoi?
  • Ben, mercredi soir, je pars, je prends quelques jours. Tu sais, on en avait parlé?
  • Ben justement... Il faut que je te vois pour ça...
  • Et tu ne peux pas me dire au téléphone?
  • Je demanderais pas à te voir sinon! Dis, quant Caro t’appelle,t-ce que tu chipotte autant avant d’accepter de la voir ou c’est que pour moi? Pascal dis, est-ce que Caro vient avec toi?

J’avais demandé ça avec un ton dégagé, seulement le coeur n’y était pas. Pascal n’a pas répondu à ma question et m’a proposé de manger avec lui à midi. Je ne voulais pas. On n’aurait surement pas le temps de discuter, et suivant ce qu’il me dira, je risquais de fondre en larmes ou de partir avec le coeur en bandoullière. Non, midi, ça ne me convenait pas.

  • Est-ce que Caroline part avec toi?
  • Je crois que oui, mais...

Pascal a hésité, mais il a bien été obligé de confirmer que Caro partait avec lui. Alors, j’ai raccroché sans dire un mot, sans lui laisser le temps d’essayer de trouver des excuses ou de me convaincre que c’était de ma faute. J’étais furax et super triste.

Pascal a tenté de me rappeler direct après, mais j’ai pas répondu. Je n’aurai pas su comment réagir, ni quoi lui dire. Après quelques tentatives, il m’a envoyé un message pour dire qu’on pourrait essayer de se voir. Il voulait que je le rappelle. Pour l’emmerder, je ne l’ai pas rappelé, j’espèrais bien qu’il passerait les heures suivantes à surveiller son téléphone. Avant la fin de sa journée de boulot, je lui ai envoyé une réponse; “Cool, alors à tout à l’heure.. Je t'aime fort”. Bien sûr il a voulu que je l’appelle pour savoir comment on allait faire, à quelle heure, mais je n’étais pas d’humeur à lui parler.

Arhhh, c’était à cause de mes attitudes bizarres qu’on n'arrivait pas parfois à se comprendre ou se dire les choses! Mais, très vite, je me suis rassurée en me disant que là, je n’étais pas celle qui était en tord, mais lui. Bah, je l’ai rappelé avant qu’il ne quitte le boulot pour dire que je ne savais pas si je pourrais ce soir finalement, mais qu’on pouvait manger ensemble demain à midi. Pascal a semblé soulagé et a sauté sur ma proposition.

Naïf va... Il aurait dû se douter que j’avais une idée derrière la tête!!!!

A la dernière minute, j'avais l'intention de batailler pour qu’il ne parte pas avec Caro. En y repensant, je suis sûre qu’il regrettera qu'on ne se soit pas vu le mardi!

J’avais l’intention de l’avoir à l’oeil, donc ce soir, j’ai été voir ce qu’il faisait...

Comme je m’en doutais, sa femme l’accompagnait et Caro était reléguée dans un coin. Ce soir, c’était plutôt facile de les observer à distance, la salle de sport était en contrebas, et je pouvais faire semblant de passer et même de m’intéresser au match de loin. Qui aurait pu se douter que la toute petite silhouette capuchonnée, c’était moi? De toute façon, personne ne faisait attention à ce qui se passait à l’extérieur.

Marrant, mais l’ex de Thomas, Maeva était là pour une fois! Je pense qu’il avait recommencé ensemble et cela semblait plus... sérieux peut-être. Thomas était tout concentré dans son match, il était chou, Pascal était encore plus chou mais bon! A la fin du match, je me suis dépêchée de retourner à ma voiture parquée à bonne distance, mais avec une vue parfaite sur le parking de la salle de gym. C’était une chance qu’ils jouaient dans un bled.

Caro a eu le culot d’attendre Pascal et d’aller lui faire la bise malgré la présence de sa femme.

Après discussions, tous les groupes ont sautés dans les voitures pour partir. Je ne pouvais pas suivre Pascal, ni Thomas, j’avais peur de me faire repérer. J’ai préféré prendre en chasse le capitaine de l’équipe dans lequel jouait Pascal et Thomas. D’abord, parce qu’en tant que capitaine, il était presque obligé de participer à ce qui suivait, ou même, était peut-être celui qui avait tout organisé. Plan B, si je le perdais de vue, j’aurai appelé Caro, plan C; j’appellerais Thomas.

Arrivée au restaurant, je n’ai pas vu la voiture à Pascal qui était pourtant parti dans les 1ers. Il y avait bien celle à Thomas. J’ai attendu, 1/4h après, toujours pas de Pascal en vue. Pas normal, il était peut-être rentré alors? Tendue à mort, j’ai foncé chez lui. Il pleuvignait, j’allais me faire tremper.

Glups! Pascal était bien rentré et ça avait l’air de barder sec chez lui... Ils étaient en train de se disputer...

Je n’ai pas osé approcher tout de suite, puis prise de curiosité, je me suis glissée près de la maison. J’avais peur, si Caro était dans les parages, elle me verrait, elle aussi avait l’habitude d’espionner Pascal. Avant de faire mes approches, j’ai foncé voir chez Caro; elle était à la maison et ne semblait pas prête à se coucher. Je dirais même qu’elle semblait attendre quelqu’un; Pascal???

Pour emmerder, j’aurai pu débarquer chez elle, et je verrais bien si Pascal se pointe? A ce moment là, je partirais sans lui adresser la parole.

Pascal comprendrait aussitôt que j’étais furax et que je l’avais pris la main dans le sac. Mais bon, soit il risquait alors de me mettre au parfum et là, je serais mal, ou s’il ne cherchait pas à me suivre ou à me parler, je serais encore plus mal. Niet. S’il allait chez elle, alors je demanderais à le voir sous n’importe quel prétexte et je verrais bien s’il la laisserait pour venir vers moi. S’il ne le faisait pas, alors j’avais toujours la possibilité de débarquer à ce moment là chez Caro.

Jess était furax que Pascal n’ait pas voulu l’emmener avec lui pour aller manger avec l’équipe. Il ressortait (ça je l'aurai parié), sous prétexte de rejoindre son équipe, Jess l'a menacé de débarquer là-bas aussi. Ils se disputaient aussi à cause des jours de congés qu’il avait prise, Jess ne voulait pas qu’il parte sans elle. Une minute, elle criait de rage et la minute d’après, elle était en larmes.

Pascal un peu déboussolé, il semblait ne pas savoir quoi faire. Quant il voulait l’approcher, elle l’envoyait sur les roses en lui disant de ne pas la toucher. Ce n’était en tous cas pas le bon moment pour lui envoyer un message ou essayer de l’appeler!

Leurs prises de têtes à bien durer plus d’1h, ensuite, Pascal a sauté dans sa voiture et il est parti. Jess a envoyé tout ce qui lui tombait sous la main contre les murs, elle pleurait. La pauvre. L’empêche que j’ai eu mal au coeur pour elle. Je me suis vue à sa place et je pouvais comprendre son désespoir. Mais, désolée, j’aimais aussi cet homme et entre son désespoir et le mien, je choisissais moi!

J’ai longé les haies, me fondant dans le décor pour foncer vérifier chez Caro, avant de foncer de nouveau au restaurant. Je voulais arriver depuis la rue plutôt que la plage, je pouvais plus facilement me poster sous les fenêtres. Inutile d’aller au resto, Pascal était bien chez Caro. Il avait parqué dans une des ruelle voisine, j’avais vu sa voiture et j’ai pu le suivre sans qu’il s’en rende compte jusque chez Caro.

Pascal lui a raconté ce qui s’était passé avec Jess et il semblait perturbé. L’état dans lequel sa femme était ne semblait pas le laisser indifférent. Caro a mentionné mon nom, alors j’ai collé mon oreille. Elle voulait savoir si Pascal avait eu des nouvelles, mais il n’a pas répondu tout de suite. Il lui a dit qu’il m’avait eu en ligne et qu’on devait se voir le lendemain. Caro voulait savoir si je savais qu’ils partaient ensemble, pour elle, je me doutais qu’ils étaient ensemble et elle voulait que Pascal me le dise. Ca la rassurerait de savoir que j’étais au courant pour eux. Je ne pouvais pas voir la tête à Pascal, mais il n’était pas d’accord. Il pensait que personne ne devait être au courant, c’était mieux comme ça. Pascal ne voulait pas. Tant mieux, je pouvais continuer à faire celle qui ne savait pas et à m’immiscer entre eux. Pascal était à moi, à qui elle croyait avoir à faire?

Je suis sûre que Caro aurait voulu batailler sur le sujet, mais elle n’a pas osé après ce qui venait de se passer avec sa femme.

J’ai choisi d’en profiter... Je lui ai envoyé un petit message...

Discrètement, j’ai surveillé mon natel tout en les écoutant bavarder. J’avais entendu le bip de réception, il avait dû voir mon message, mais il n’a pas répondu. Mauvais. Alors j’en ai renvoyé un autre plus insistant, disant que j’avais peur qu’il n'ait pas vu mon message, que je devrais peut-être appelé chez lui, que je sautais dans ma voiture pour le chercher, j’avais besoin de le voir. Là dessus, il est sorti pour téléphoner. Pascal essayait de me joindre sur mon natel.

Clair que je n’allais pas répondre, autant mettre un spot sur ma cachette!!! Il faisait les 100 pas sur la terrasse et un moment donné, il était si près de moi que j’ai eu le coeur qui a failli arrêter de battre, j'étais à 2 pas de me faire surprendre. S’il aurait descendu les marches et aurait tourné à gauche, on se serait retrouvé nez à nez. J’aurai eu l’air maligne!

Caroline a deviné que les messages venaient de moi, elle a encore insisté pour qu’il me parle, mais Pascal ne voulait pas. Il devait partir, Caro a voulu savoir si c’était pour me rejoindre et il l’a confirmé en disant que c’était à propos des vacances. Caroline a dit que c’était dommage, ça aurait été sympa. Elle faisait semblant de regretter que je n’ai pas donné de réponses. Mouais. J’ai appris qu’ils avaient déjà fait des réservations et que c’était un peu tard pour moi.

Comme Pascal n’arrivait pas à me joindre, il m’a donné rendez-vous au bord du lac. Glups, j’avais pleins de bons souvenirs à notre point de rendez-vous, mais aussi le souvenir de mes plus gros crèves coeurs.

Thomas était avec son ex, donc aucune chance qu’il passe chez moi. Pascal avait promis à Caroline de repasser chez elle après notre rendez-vous, et j’avais bien l’intention de l’en empêcher. Alors, j’ai posé ma voiture et ma tenue de camouflage et j’ai pris un taxi pour aller à notre rendez-vous.

C’était presque minuit, j’avais passé la journée à me préparer pour cette rencontre, c’était important, je savais que ça allait être décisif, je n’avais pas intérêt de me louper. Ma vie en dépendait!


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150/11 - Je me suis faite avoir et en beauté! J'ai été aveugle!

Publié le par JaneDo

Je me suis faite avoir et en beauté! J'ai été aveugle!
(lundi.30.mai.2011 - 150/11)

Merdre... J’ai commis une grosse erreur ce week-end!!!! Mais une immense et de taille!!!! Je n’aurai jamais dû réagir comme je l’ai fait, c’était comme si je prenais les choses à la légère ou comme si je savais ou surtout, que c’était évident que Pascal et Caroline étaient en couple!

Cooooomme je suiiiiis nuuuuuulle! Trop conne ma fille! Je me demande à quoi je pensais!!

J’aurai dû sauter au plafond, lui faire une scène, tout casser, mais certainement pas avoir l’air de trouver tout à fait normal de trouver Pascal en compagnie de Caroline... en tête à tête en plus... et cacher au chalet pour le week-end!!!!!!

Merde et re-merde! Même, j'aurai pu en profiter pour évincer Caro, en l'obligeant à faire un choix... Je suis vraiment vraiment nulle :(

Petit retour en arrière.....

Pascal m’avait fait une vie d’enfer pour que je lâche Thomas... Il avait rompu avec Nina et la chanteuse parce qu’il avait senti que je ne le supportait pas (et certainement pas pour laisser Caro  en profiter!). Il m’avait dit qu’il m’aimait, qu’il me laissait le temps dont j’avais besoin, parce qu’il comprenait que ce ne soit pas facile, lui aussi tenait à Thomas et n’avait pas envi de le voir souffrir. Pascal m’avait assuré qu’il attendrait... qu'il serait là, toujours là...

Depuis qu’il est rentré d’Allemagne, on ne s’était pas vu souvent, d’une part à cause de ma relation avec Thomas, mais je l’ai plaqué entre temps, et on ne s’est pas vu plus?! J’avais pensé qu’il était mal à l’aise vis-à-vis de Thomas, mais est-ce que ce n’était pas plutôt parce qu’il sortait avec Caro en cachette?

Pascal m’avait proposé de partir en week-end avec lui, et j’avais refusé, il était donc parti avec Caro...

Ce n’était pas normal, je n’aurai pas dû agir comme si c’était normal? Pourquoi est-ce que j’avais réagi comme ça, c’était nulle, trop trop nul. C’était comme si je savais, A+B, qu’ils étaient ensemble, donc je n’avais pas à faire de scène! Je m’en doutais, mais Pascal ne m’avait rien dit. En plus, ma réaction c’était comme si sa nana m’avait gentiment et généreusement invitée, donc j’étais l’intruse!

De les retrouver ensemble, j’aurai dû me montrer surprise, furax, même choquée de le retrouver avec une autre fille. Mon attitude laxiste pouvait signifier que ça ne me dérangeait pas qu’il voit Caro? Que je trouvais ça normal? Comme s’il sortait avec nous 2? Ou encore que j’acceptais qu’il la fréquente aussi assiduement? J’aurai dû avoir une autre réaction que celle que j’avais eu!!! J’avais loupé le coche, je n’aurai jamais, au grand jamais dû avoir l’air de trouver la situation normale!

Je suis tellement zéro, je réalisais qu’avec ma façon d'agir, je lui donnais le feu vert. D’avoir refusé son invitation, pour arriver ensuite sur l’invitation de Caroline, c’était carrément accepter la situation, accepter leur couple, accepter de passer en 2ème et laisser la 1ère place, la place de celle qui compte, à Caro!! Ah ouais, zéro pointé!

J’avais fait tout de travers, je m’étais lamentablement loupée et maintenant, je ne savais pas comment faire pour faire marche arrière. C’était un peu tard. Au moins, quant Pascal est venu dormir à la maison, j’aurai dû dire quelque chose? Mais même là, tellement stupide, tellement dans les nuages, je me suis sentie flattée!!! Je n’avais fait que jouer dans les mains de Caro, elle m’avait battue à plate couture et subtilement là!

Une fois de plus, je n’avais pas utilisé ma tête, j’avais laissé mon coeur l’emporter et je me suis faite avoir! Et maintenant, qu’est-ce que je vais faire??????

De quoi j’aurai l’air de me montrer soudainement fâchée? J’avais refusé son invitation et droit derrière, j’avais accepté celle de Caro? Je comprenais pourquoi elle ne voulait pas que je lui en parle! Est-ce que je devrais quand même? Non, j’aurai l’air encore plus stupide et Pascal serait drôlement déçu. Ce serait en plus lui montrer à quel point je suis facilement manipulable par n’importe qui! Pffff!

La moutarde me montais au nez, je sentais que j’allais devenir une super chieuse, une emmerdeuse de 1ère; je n’aimais pas me faire avoir!

J’avais donné une mauvaise impression à Pascal, et vu que tout se passait bien, que j’avais l’air plus que complice avec Caro, Pascal a proposé qu’on parte les 3 ensembles le long week-end prochain, le week-end de Pentecôte. Il avait d’abord pensé prendre toute la semaine prochaine, 9 ou 10 jours de vacances, mais j’avais toujours tendance à hésiter très longtemps, alors, il n’avait pas pu organiser quoi que ce soit. Donc, comme c’était un peu à la dernière minute, on pouvait partir du mercredi soir au dimanche, voir lundi soir. Caroline avait immédiatement dit oui, et moi... Ben moi, j’avais besoin d’y penser!

Une fois de plus j’étais à la traîne, et je savais que si je disais oui, ce n’était que pour ne pas le voir partir seul avec Caro!


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149/11 - Triangle amoureux en vacances (2)

Publié le par JaneDo

Triangle amoureux en vacances (2)
(dimanche.29.mai.2011 - 149/11)

Toute l’équipe avait décidé ensuite d’aller terminer la soirée chez Thomas, c’est comme ça qu’elle a su où il habitait. Pascal avait fait faux bond à tout le monde en rentrant chez lui. Et elle qui était venue exprès pour le voir, pour avoir l’occasion de le connaître mieux. Caro était tellement déçue de ne pas le voir chez Thomas qu’elle a posé des questions à droite et à gauche pour en apprendre un peu plus sur lui, que finalement Thom lui a dit qu’il habitait l’appartement de dessous, que Pascal n’était pas du genre à traîner dans les soirées, que c’était déjà une exception qu’il soit venu ce soir, et quant il rentrait comme ça, il fallait qu’on lui foute la paix. Personne ne voulait aller l’inciter à monter. Caroline avait pris son courage à 2 mains et elle a été sonner chez lui.

Pascal avait prétendu qu’il était crevé. Il ne voulait pas monter.

Pascal a rajouté qu’il était surtout assez embarrassé par ce qu’elle lui avait dit, alors il préférait éviter de se retrouver en sa compagnie, il ne savait pas comment le prendre, ni quoi lui dire et il savait bien qu’elle attendait une réaction de sa part. On a rigolé. C’est vrai que sous ses airs de petite femme fragile, Caro cachait une volonté de fer. Comme elle le disait si bien, au moins après ça, Pascal ne pouvait plus l’ignorer, elle l’avait marqué.

Elle ne l’a revu qu’1 mois plus tard. En attendant, elle avait sillonné les endroits qu’il semblait fréquenter avec ses potes, s’était rapproché d’eux, et quant elle a revu Pascal, elle faisait presque partie de l’équipe. Mais elle ne voulait personne d’autre que lui, ses copains avaient beau essayer de la draguer, ça en restait là. Elle, elle voulait Pascal.

Pascal et Caro avaient tous les 2 racontés leurs petits secrets, moi heum, je n’avais rien à dire. Je ne voulais pas raconter comment j’ai espéré et attendu qu’il m’appelle, désespéré  à attendre qu’il le fasse, ni raconter que je ne pensais plus qu’à lui, que ses yeux, son regard et son petit sourire en coin avaient creusé un grand fossé dans mon cœur, que je ne rêvais plus que du moment où je le reverrais!!!

Alors, j’ai choisi de raconter qu’au début, je le voyais tout le temps avec Barbie, la meilleure amie de Jess, mais je ne le savais pas à l'époque, et j’avais même cru qu’ils étaient ensemble. Par contre, j’ai dit que son regard vert m’avait marqué, que j’aimais ses yeux et son sourire, mais que je ne pensais pas le revoir un jour. Que son côté discret, pas grande gueule, m’avait plu.

Je n’avais pas envie d’en dire plus.

Après le resto, on a décidé d’aller faire un saut à Villars pour rejoindre Paul et ses amis. On avait envi de faire la fête. Pascal l’a appelé depuis le téléphone du resto et Paul nous a dit dans quel bar on pouvait les trouver. Une fois installé et que Caroline était occupée à discuter, j’ai entraîné Pascal jusqu’à sa voiture. Je voulais lui faire sa fête, l’avoir à moi toute seule un petit moment.

  • Jane, t’es folle, on peut pas rester ici! Je me vois bien me faire arrêter pour exhibitionnisme!
  • Glups... Sacré retour à la réalité!

On a donc été se chercher un petit coin tranquille. Après, on est revenu avec l’air innocent. Bien sûr, Caro avait immédiatement remarqué notre absence, j’ai prétendu qu’on était sorti fumer, mais Caroline n’était pas dupe. Je me demande pourquoi je lui mentais, c’était ridicule, alors je lui ai fait un clin d’oeil et elle a compris. D’ailleurs, elle s’en doutait.

Caroline a voulu, elle aussi, entraîner Pascal, mais il lui a dit que ce n’était pas un concours. J’étais juste à côté, alors j’ai entendu. Pascal semblait plaire à une des copines à Paul, et il est venu le dire à Pascal, après les regards de fusils d’assauts que Caro et moi lui avons lancé, elle s’est tenue à l’écart. En tous cas, à l’écart de Caro ou de moi. De temps à autre, elle essayait d’engager la conversation avec Pascal, mais aussitôt, Caro ou moi venions les interrompre.

Non mais oh! On était déjà 2 sur le coup... Ca suffisait! Alors bas les pattes!

Paul nous a proposé de dormir à Villars, mais on préférait rentrer à Gstaad. Une fois rentré, Pascal et moi, nous nous somme éclipsé à la salle de jeux. Caroline était montée pour se préparer à se coucher. Elle nous avait cherché à la piscine, c’était bien pour ça qu’on avait été ailleurs. On avait pensé que c’était une bonne planque... Caroline nous a trouvé dans la salle de jeux, elle n’a pas voulu nous déranger et elle est remontée se coucher.

Je dois dire qu’une table de billard, ce n’est pas l’idéal! C’est dur, pas très confortable, et ça râpe la peau du dos. Heureusement, dans la salle de jeux, il y a aussi des canapés!!! J’avais voulu faire la totale, mais on ne m’y reprendra plus avec les tables de billards!

Caroline avait aussi envie d'autre chose que de dormir, alors, elle n'a pas laissé là Pascal ’option de se coucher pour dormir. Et à force, ben, moi aussi. Faut dire que je n’avais pas souvent eu l’occasion ces derniers temps de pouvoir passer autant de temps avec lui, dans ses bras et tout, alors peut-être que j’avais envie d’en profiter. Si ça l’épuisait, ben tant pis.

Parfois, je me demande d’où Pascal ou même Caroline tirent leurs énergies, après quelques heures, j’étais naze, raide, mais eux ne l’entendaient pas de cette oreille et je me suis retrouvée à puiser dans mes réserves. Puis, je ne voulais pas être la 1ère à tomber!

Dimanche matin, on a commencé à émerger vers 11h, mince, je dois dire que j’aurai bien dormi encore jusqu’en milieu d’après-midi. Dès que ça a commencé à bouger, je me suis précipitée dans la salle de bains pour me laver les dents, Pascal et Caro aussi tout de suite après.

Pascal avait demandé à Caro si elle ne voulait pas aller préparer du café ou le déjeuner et elle nous a laissé. J’avais mal partout, mais 5mn après, j’avais déjà oublié la douleur. Trop cool, il avait envi qu'on soit seul.

Je crois que Caro avait traîné exprès. Elle est montée avec un plateau, ça devait être lourd à voir la grimace sur sa figure. Pascal s’est relevé pour le lui prendre des mains. Afff, ce magnifique corps robuste, ces fesses durs comme du béton, miam. Hum, son dos était quelque peu (beaucoup) griffé. Arf, j’avais envie de l’entourer encore de mes bras et me serrer contre lui pour sentir la chaleur de sa peau, entendre son cœur battre.

Après le déjeuner, j’ai été prendre une douche et quant je suis revenue, ils se faisaient des bisous bisous caliente. Je me suis habillé et, j’ai descendu le plateau pour les laisser un peu seul. Peut-être que j’aurai du m’incruster? Je ne sais pas.

On ne fermait pas la porte de la chambre, j’aurai pu remonter pour les écouter. Pascal et moi avions souvent l’habitude de papoter entre 2 ou pendant qu’on se faisait des câlins, je pense que lui et Caroline aussi, mais je ne le l’ai pas fait. L’air de rien, même si on faisait l’amour les 3 ensembles, de les entendre quant je ne participais pas au jeu me faisait toujours mal. C’était même insupportable, la jalousie me bouffait.

Incapable de savoir rester à l’écart, je suis remontée me joindre à eux.

On est descendu 1h plus tard, Pascal et Caro ont préparé le barbecue pour dîner en chahutant comme des gosses. Pendant ce temps, j’ai préparé la table dans le patio vers la piscine et on a mangé en essayant de programmer la suite de la journée. Ballades? Visites des sites de Gstaad? Ou farniente au chalet? Sans surprise, on a décidé de rester à la maison. En plus, on avait tellement de choses à se raconter et on avait envi de rester ensemble.

Je ne sais pas si parfois Pascal en avait assez de nous avoir toutes les 2 sur le dos, hihihi, il n’en a rien dit.

On a passé une journée remplie de tendresses, pleine de rire et de douceurs. On était drôlement fatigué, mais je crois qu’aucun de nous n’avions envi de perdre notre temps à dormir. Pourtant, je crois que je ne tenais plus, et j’ai dû dormir une petite heure. Je les avais entendu, se tripoter dans mon demi sommeil, mais, je ne tenais plus, je n’ai pas eu la force de lutter contre le sommeil. Je ne pense pas avoir été la seule, parce que quant j’ai ouvert les yeux, ils dormaient tous les 2. Pascal m’avait prise dans ses bras, je crois que c’est ce qui m’a fait dormir si bien.

Avant de plonger dans un sommeil vide et silencieux, j’ai entendu Caroline et Pascal chuchoter; Elle a le droit de savoir, il faut lui dire...”, et je crois que Pascal lui a répondu un truc du genre; “Ce n’est pas le bon moment”. Après, j’ai sombré dans le néant. Je ne sais pas de quoi ils parlaient, mais j’ai bien l’impression que Caroline voulait que Pascal m’avoue qu’ils étaient ensemble!

Même si je n’avais dormi qu’1 petite heure, j’étais à nouveau d’attaque. Caroline et moi avons recommencé à titiller Pascal jusqu’à ce qu’il cède. Je suis sûre qu’il était crevé, mais il avait de l’endurance. On avait pas envie de le laisser dormir. Pascal et moi sommes descendu à la piscine, on a laissé Caroline dormir un peu. Pascal était adorable avec moi, tendrement attentif, câlin au possible, impossible de résister à son charme. Et puis, je l’aime tant.

Afff, on n’avait pas envi de rentrer... mais on y a bien été obligé! Demain, boulot et le reste! Sans compter qu’il avait une femme, sûrement folle de rage, qui l’attendait à la maison!

En arrivant chez moi, je suis tombée comme une souche. J’avais pensé dormir juste quelques heures et me relever pour profiter d’un bout de mon dimanche soir, je n’ai pas entendu mon réveil, c’est l’appel de Pascal qui m’a réveillée.

En effet, une furie l’avait attendu de pieds fermes à la maison. Jess était furieuse qu’il ne se soit même pas donné la peine de répondre à ses appels, de ne pas savoir où il était tout le week-end. Elle voulait des réponses que Pascal ne pouvait pas lui donner. Pour couper court à la guerre chez lui, après avoir essayé en vain de calmer sa femme, il a foutu le camp. Pascal appelait pour savoir s’il osait venir dormir chez moi.

Ben... C’aurait été le comble que je refuse non?

Pascal aurait pu aussi bien appeler Caro et je n’en aurais rien su. J’étais super contente, flattée même qu’il pense à moi, plutôt qu’à Caro, alors j’ai dit oui. Juste le temps de ranger un peu, et je me suis recouchée en lui laissant la porte ouverte. Après son coup de fils, impossible de fermer l’oeil jusqu’à son arrivée. J’étais vraiment aux anges!

Hahhh, pouvoir dormir à ses côtés, dans ses bras, c’était comme prolonger le week-end encore un peu.

Et aussi, je l’avais pour moi toute seule. Je n’ai pas voulu le provoquer, je savais qu’il bossait le lendemain. J’aime trop fort me sentir emprisonnée entre ses bras, j’avais bon chaud et j’ai dormi comme un bébé avec le cœur au bord des lèvres. Ça cognait si fort que je suis sûre qu’il pouvait l’entendre et ça empirait chaque fois qu'il me disait qu'il m'aimait!


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