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116/14 - Petite fête?

Publié le par JaneDo


Samedi 26, avril 2014  -116/14 - Petite fête…

En retard, comme d’hab. Arf… Ce soir, Pascal m’a invitée pour mon anniversaire. Je suis trop excitée. J’espère que Pascal se souviendra que je n’aimais pas les surprises! Ce sera vraiment mon anniversaire seulement à partir de minuit!!! J’espère qu’il ne m’avait pas organisé un truc barge, comme inviter tous nos amis, ça ne me plaira pas du tout. Ouf, il me connaît bien quand même. On m’appelle…

Je me suis rendue compte que j’avais oublié de mettre mon journal à jour, parce que j’avais été trop stressée à me préparer et tout. Nerveuse aussi. Et me voilà dans les chiottes, avec mon iPad sur les genoux! A 5 minutes de minuit!!! Lamentable.

Pascal est vraiment trop beau ce soir! Je me sens si fière d’être en sa compagnie. Bronzé, ses yeux verts magnifiques brillaient, quelques mèches folles dansaient sur son front et son sourire était à tomber. Et tout ça, ce n’était rien que pour moi. Moi toute seule. Sa chemise rose pâle était ouverte sur un débardeur blanc, un pantalon de costume, avec des baskets. Il n’y a que lui qui peut faire un mélange pareil et avoir l’air chic. Mince, il était à croquer.

Si je n’aurais pas passer pour une dingue, je me serais jetée par dessus la table pour l’embrasser. Je regardais sa main jouer avec la mienne et j’avais envie d’embrasser ses mains, ses oreilles, son nez, le couvrir de bisous partout. Il me souriait tendrement, déposait des baisers dans la paume de ma main. Frissons, frissons. Il parlait, mais je n’écoutais pas. Je regardais seulement ses lèvres bouger. Miam, qu’est-ce que j’aurai voulu l’embrasser.

Ouais, je suis bien loin de mes bonnes vieilles résolutions, de partir loin de lui, loin de son attraction.

Pascal m’a offert un bracelet avec 5 émeraudes, en forme de coeur, incrustées. Une émeraude pour chaque année qu'on venait de passer ensemble. C'était symbolique, et tellement adorable. M’en fou du bracelet à vrai dire, c’était l’intention qui comptait. Il aurait pu m’offrir juste une petite rose et j’aurai été aux anges quand même, parce qu’il m’avait invitée à passer la soirée avec lui. Parce qu’il n’avait pas oublié mon anniversaire, parce qu’il était là. J’étais vraiment heureuse.

Je ne porterais presque jamais ce bracelet; trop cher, trop tout. C’est pas un truc qu’on peut porter tous les jours. Mais ça, je ne pouvais pas le lui dire. Pas ce soir en tous cas.

Arhhh, j’ai trop mangé. Trop, même si je n’ai presque pas touché à mon assiette. J’étais trop impressionnée, intimidée même d’être assise là, avec lui. Le bonheur me coupait la parole. Intimidée aussi par son sourire tendre, ses yeux rieurs, par les regards que lui jetaient les autres femmes. Elles devaient se demander ce qu’un type comme lui, foutait avec une bonne femme comme moi. Je le voyais bien à la manière qu’elles avaient de me détailler.

Pascal gardait les yeux sur moi, nos mains, sur nos assiettes. Heureusement, on avait fini de manger, je pouvais me passer dessert, je me sentais pleine à craquer. Ce soir ce n’était pas possible d’aller se promener au bord du lac pour digérer, il pleuvait.

J’étais déjà en train de me demander ce qu’on allait faire, si on allait être obligé de se séparer, ou d’aller rejoindre les copains au Time-Out. C’était mon anniversaire, je ne voulais pas rentrer, et pas rester toute seule. C’aurait été sinistrement triste. Pascal avait prévu qu’on rejoignait les copains pour prendre un verre. Hélas. Rien d’autre à faire, je ne pouvais pas l’inviter chez moi.

Pascal restait près de moi, son bras autour de ma taille, il me couvait, ce qui me faisait vraiment plaisir. Il n’a dit à personne que c’était mon anniversaire, il savait que je ne voulais pas. C’était hyper agréable.

Caroline était là, elle aussi. Elle a essayé de se coller à nous et a été affolée de nous voir filer sans elle. Je ne savais pas comment se terminerait la soirée. Je n’osais rien demander. J’avais une boule à l’estomac, à cause de l’appréhension. J’imaginais bien qu’il faudrait se séparer à un moment ou un autre, qu’il rentrerait chez lui, et moi chez moi.

Après une petite heure avec les potes, on est parti. Mais pour où!

Je n’ai même pas fait attention à la route, perdue dans mes pensées. Je cherchais comment faire pour prolonger la soirée, pour trouver quoi dire, pour qu’il reste avec moi. Je faisais beaucoup d’efforts pour faire semblant de suivre la conversation, répondant à ses questions, tout en continuant à chercher une solution.

Quant la voiture s’est arrêtée, je me suis sentie tomber. Zut, alors voilà, c’était terminé?!

Je n’ai même pas reconnu l’endroit où l’on était. Il m’a fallu quelques secondes pour que mes cellules grises se mettent en place, pour que le brouillard devant mes yeux se dissipe. On était au Palace. Mon coeur n’a fait qu’un bond. Alors il ne rentrait pas? Il restait avec moi?

C’est tellement super que j’en avais les larmes aux yeux. Comme si Pascal avait deviné ce qui se passait dans ma tête. Pascal m’a prise dans ses bras un peu déstabilisé par ma réaction; “Hé, ne pleure pas voyons… Hé, regarde moi…”. Il voulait à tout prix me voir sourire. Il séchait maladroitement mes larmes. J’étais touchée.

Parfois le temps passe si vite… Trop vite… Comment avoir envie de dormir, alors qu’on était déjà dimanche et qu’il allait falloir qu’il rentre à un moment donné, parce que demain, il travaille. 8h de sommeil, c’était 8h de néant, 8h de perdu. C’est tout le temps que je ne pouvais pas passer avec lui, mais ailleurs, dans un autre monde. Je ne voulais pas dormir.

Mais j’ai fini par sombrer. Le plaisir de dormir près de lui, la tête posée au creux de son épaule, ses bras autour de moi, il me serrait au chaud contre lui. C’était rassurant, merveilleux. Je suis sûre que je me suis battue dans mon sommeil pour me réveiller et profiter de chaque seconde. Peut-être parce que j’étais si bien collée à lui, je n’ai ouvert les yeux que peu avant midi.


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Pourquoi… chez Elodie?

Publié le par JaneDo


Vendredi 25, avril 2014 - 115/14 - Pourquoi… chez Elodie?

Ahhh, enfin le week-end! Mais hélas, Pascal sort de son côté. Il a la répétition avec le groupe. Je ne sais pas ce qu’il fait après. Je ne vais pas commencer à être une de ces pouffiasses chiantes et passer mon temps à le questionner sur son emploi du temps. S’il avait voulu me le dire, il me l’aurait dit, on s’est assez parlé au téléphone. Peut-être que j’aurai dû demander?


Donc, je suis sortie un petit moment avec Steven. Il allait ensuite rejoindre les potes au Tiger, mais je ne voulais pas qu’on me voit arriver avec lui. D’abord, parce que je ne voulais pas que Pascal l’apprenne, ensuite, parce que je voulais essayer de le trouver, savoir ce qu’il faisait. Je voulait au moins l’apercevoir.

J’étais passé au local où le groupe répète. Sa voiture était là, parquée sur le côté. J’ai essayé d’approcher pour voir si éventuellement, j’aurai pu l’apercevoir à travers les rideaux de la fenêtre. Je l’ai vu, quelque chose comme 2 secondes. Un chien s’est mis à aboyer. J’ai eu peur de tomber nez à nez avec quelqu’un qui tenterait de voir ce qui se passait. J’ai ensuite poireauté 1h dans ma voiture, juste pour le voir quitter la salle.

Hélas, il faisait trop noir. J’ai reconnu sa silhouette discutant devant la salle avec un type et Lali. il n’y a qu’une fille dans le groupe, donc ce n’était pas dur de deviner que c’était Lali. Pascal n’était rien d’autre qu’une silhouette vague dans le noir, alors j’ai persisté. Je voulais voir son visage, ses expressions. Voir sa tête quoi.

Je n’ai pas pu le rattraper, ni être certaine de la route qu’il avait prise. Alors j’ai cherché. J’ai fait le tour des adresses où il aurait pu être. Hélas, je l’ai trouvé chez Elodie. Encore elle!

Pascal n'a pas le temps de me voir, mais Elodie, oui? Je comprends rien!

Si j’avais été Spiderman, j’aurai grimpé le long des mûrs pour voir ce qui se passait là-haut, chez Elodie. Comment se fait-il qu’il soit là? Et-ce lui qui l’avait appelée? Non, je n’y crois pas. Pourtant, il était chez elle. J’ai poireauté. Quelle chance, elle, elle pouvait passer toute la soirée avec lui, seul à seul, il ne travaillait pas demain. Ils n’avaient pas à supporter la présence de tout le groupe de ses amis non plus.

Je n’aurai pas dû venir. Je n’aurai pas dû le suivre. Pourquoi! Après le week-end qu’on avait passé ensemble, pourquoi était-il chez elle? Est-ce qu’elle lui avait manqué??? Est-il amoureux d’elle? Non, ça ne me paraît pas possible. Et pourtant! On ne peut savoir ce qui se passe dans la tête de quelqu’un d’autre!

Aïe je balise! Je dois aimer me torturer pour être là, sous la pluie, à me faire chier à regarder des fenêtres!!! C’est tellement idiot. Je me fais du mal toute seule. Je n’avais pas à le suivre, il fait ce qu’il veut, ça ne me regarde pas. L’essentiel, c’est que quant il est avec moi, il est adorable, comme s’il n’existait personne d’autre dans son coeur.


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113/14 - Ramenez-moi à vendredi...

Publié le par JaneDo


Mercredi 23, avril 2014  - 113/14 - Ramenez-moi à vendredi...

Rien fais de la journée. Je déprime un peu, comptant les jours jusqu’au week-end. Et pourtant, comme mon anniversaire tombe en plein week-end, d’habitude, je me planque en attendant que ça passe. Je crois que je suis déjà en plein dans ma stratégie d’évitement. Non plutôt sur la corde raide de la déprime. Si seulement je pouvais dormir jusqu’à mardi prochain!

La discussion d'hier avec Caroline tournait en boucle dans ma tête. C’était vraiment incroyable venant d’elle! Elle qui le colle comme une chicklet, elle veut lâché prise, lui laisser plus de lest. Puis zut, ça, c’est à moi d’y penser, pas elle. C’était mon mec à moi, pas vraiment le sien.

Rhhhh, je déprime… J’avais déjà essayé tout ça, et je n’avais pas réussi! Peut-être que si on se soutenait, Caroline et moi, se re-cadrait, se rappelait à l’ordre, alors peut-être?


Jeudi 24, avril 2014 - 114/14 - Moral plombé

Caroline m’a appris que Pascal avait eu un match hier, et que ce soir, il avait une répétition avec le groupe de son pote, Varios. Et zut, Pascal joue avec eux ce week-end. Donc, foutu pour mon anniversaire. Snif, il a surement oublié.

Je continue à baliser, à déprimer sec. Même pas la force de sortir, rencontrer mes amis, changer d’air. Pas la force. J’ai été chez ma gyné aujourd’hui; la sensation de brûlure est effectivement dû au frottement; muqueuses fragilisées. Déjà, pour me plomber le moral, Pascal m’a avertie qu’on ne pourrait peut-être pas se voir ce week-end… C’est sûr, il a oublié mon anniversaire!


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