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214/2015 - Ma gentillesse me perdra... - Dim, 2.août.2015

Publié le par JaneDo


Dimanche - 2 août 2015 - 214/2015 - Ma gentillesse me perdra...

Malgré son départ en pétard, Manuella est revenue 1h plus tard, la bouche pincée, la tête haute. Elle évitait de croiser mon regard ou celui de Pascal. Pascal l’ignorait lui aussi. Toutefois, je pense qu’il regrettait les mots prononcés, regrettait de lui avoir fait du mal. En même temps, mon honneur était sauf. Pascal avait remis l’église au milieu du village. Tout était clair pour les amis qui étaient là, et ça me convenait.

J’espérais que désormais, elle ferait attention de ne plus chercher à m’humilier devant tous nos copains. Manuella a garder ses distances, mais on pouvait voir la rancoeur et la douleur sur son visage. Elle avait pris un sacré coup dans les dents.

La fin de soirée s’est très bien passé. J’ai réalisé que tout le monde ne dormait pas chez Jonas en fait. Il avait prévu le coucher pour quelques amis; Thomas, Pascal Sébastien, Charly, un copain à lui, et Manuella. Il n’avait proposé qu’aux garçons de dormir sur place, à part eux, Manuella était la seule autre fille. J’ai compris que le lit d’appoint faisait partie du mobilier de la chambre, et que Thomas ne dormait finalement pas avec nous. Cool.

Caroline et les autres ont dû rentrer après la soirée. Ça aussi c’était cool. Ceux qui dormaient sur place traînaient encore autour de la piscine, à bavarder, à se baigner, etc. A 3h du matin, je n’en pouvais plus, alors j’ai décidé d’aller me coucher. Mais, impossible de dormir. J’ai donc surveillé ce qui se passait dehors, j’entendais tout.

Malgré mon absence, Manuella a continué à garder ses distances et à éviter de croiser le regard de Pascal. Lui de même. Ils s’ignoraient royalement, à se torturer mentalement chacun dans son coin.

Je pense que Pascal a dû trouver la présence de Manuella difficile à gérer. Il est donc venu se coucher peut-être 1h après moi. Comme je ne dormais pas, on a fait l’amour et bavarder un peu sur l’oreiller. J’ai réussi à lui faire avouer qu’il se sentait mal à l’aise. A la limite, il aurait préféré qu’elle ne revienne pas. On s’est retrouvé tous les 2 devant la fenêtre à regarder, les 2 derniers traînards; Jonas et Manuella.

Elle disait à son plus grand fan, combien Pascal l’avait blessée. Après tout, ce n’était que la monnaie de sa pièce. Je voyais le visage de Pascal dans les vitres de la fenêtre; il a baissé la tête, comme s’il se sentait coupable. Quant ils sont enfin rentré pour aller se coucher, on s’est aussi couché, et on a encore bavardé. Même s’il était adorable et câlin, que j’étais calfeutrée dans ses bras, je crois que Pascal avait de la peine à trouver le sommeil.

Et si j’ai fais ce que j’ai fais, c’est pour Pascal, pas pour elle...

J’imaginais fort bien ce qu’elle pouvait ressentir. Comme elle devait prier, espérer et pleurer de n’avoir pas réussi à avoir ce qu’elle espérait. Malheureusement, mon empathie est inné et je n’y peux rien. Mais surtout, j’aime Pascal plus que tout, je ne veux que son bonheur, son épanouissement et qu’il ait tout ce qu’il puisse espérer et vouloir dans la vie. Tout.

Alors, laissant parler ma gentillesse, mon coeur et mon amour infini pour lui, je lui ai dis d’y aller... D’aller la retrouver. Cela lui fera une surprise, et je ne doutais pas une seconde qu’elle lui pardonne instamment, rien qu’en le voyant. En tous cas moi, c’est comme ça que je réagirais. Pascal refusait de le faire. Il pensait qu’elle lui lancerait ce qu’elle trouvera sous la main, trop furax. Puis, non, il avait fallu mettre un terme à ses éclats, alors de quoi ça aurait l’air maintenant de faire marche arrière.

Je lui ai dis qu’il n’était pas question de faire marche arrière, mais était-il prêt à faire une croix sur ce petit extra avec elle? Je lui ai brossé le tableau; elle était certainement en train de pleurer toutes les larmes de son corps, avec la peur au ventre de ne plus jamais être proche de lui, que c’était fini. Je pouvais très bien imaginer ce qu’elle endurait. La souffrance est intolérable, je ne le sais que trop.

Malgré tout ce que je la déteste, Pascal pouvait aller la consoler. Par contre, je refuse qu’il y passe la nuit. Il devait faire attention à ce que personne ne le voit, ni entrer dans sa chambre, ni en sortir. Je lui laissais 1 ou 2h.

Je savais que je ne fermerai pas l’oeil tant qu’il n’était pas de retour, mais je ne lui ai rien dit. Je ne voulais pas que cela le préoccupe. Je le lui dirais à son retour. De toute façon, il verra bien que je ne dors pas. Je me suis mise à lire aussitôt après son départ. Il fallait que je plonge ma tête dans autre chose, sinon j’allais me faire des films.

Pascal m’a raconté que Manuella était effectivement en train de pleurer, qu’elle ne dormait pas. Elle a été surprise de le voir, et lui a avoué qu’elle priait pour le voir passer sa porte, mais au plus profond de son désespoir, elle savait qu’elle rêvait. Jamais, après ce qui s’était passé, elle n’avait espéré le voir venir à elle. Elle pensait que je ne savais pas qu’il était avec elle, et Pascal l’a détrompée et lui a dit que je savais parfaitement où il était.

Pascal m’a dit que j’avais raison sur toute la ligne; elle a complètement oublié pourquoi elle était en larmes une seconde plus tôt, ne lui a fait aucun reproche, trop contente qu’il soit là-bas. Quand même un peu honteux, Pascal m’a remerciée d’être si ouverte, si compréhensive. Si humaine, même avec ma pire ennemie. En tous cas, elle n’avait plus intérêt qu’elle essaie de me rabaisser, après ça, je crois qu’il le prendrait très mal.

C’était notre secret, Caroline n’avait pas besoin de le savoir. Elle me traiterait d’idiote infinie! Bizarrement, j’avais l’impression de la trahir. Penser à elle me faisait de la peine; je me disais qu’elle devait se sentir bien seule par moment.

Dimanche, au petit déjeuner, Pascal était tout chou comme d’habitude avec moi. Il continuait à ignorer Manuella, malgré la manière que la nuit s’était terminée. Et elle, elle se tenait à carreau. Mais il était évident qu’elle était moins malheureuse qu’on pouvait s’y attendre. Son regard sombre et triste d’hier soir s’était éclairé, son sourire était radieux.

La plupart de ceux qui avaient assisté à l’esclandre d’hier la regardait avec respect, se disant qu’elle prenait les choses plutôt bien. D’autres se disaient qu’elle allait finir par sombrer, qu’elle faisait du cinéma. Seul Janos semblait savoir. Je pense qu’elle avait dû lui raconter. Je le voyais me jeter parfois des petits regards, certainement pour voir si j’étais au courant, ou si Pascal avait menti.

Janos ne pourrait pas se déterminer, je continuais à ignorer Manuella comme d’habitude, et elle, elle faisait tout pour rester hors de mon champ. Donc on s’ignorait joyeusement. On était d’ailleurs les 2 seules filles, jusqu’à ce que Caro s’invite toute seule à venir prendre le déjeuner. Ça n’a pas plut à Janos, mais il n’a rien osé dire.

On a traîné toute la journée chez Janos. Parce que je me sentais un peu coupable vis-à-vis de Caroline, je lui ai laissé ma place près de Pascal. J’ai lu sur le balcon pendant que tous se baignaient dans le lac. Pas question de mettre les pieds dans cette eau sale. Je ne voulais même pas que Pascal m’embrasse sans s’être essuyé comme il faut. Beurk.

Hum, peut-être que Pascal se sentait lui aussi un peu coupable, parce qu’il a passé presque tout le temps à jouer avec elle dans la flotte, à la charrier, lui courir après pour la jeter à l’eau. Ils ont aussi bavardé un long moment tous les 2 en se baladant le long du lac en fin de journée. Je sais que Janos a dû lui dire quelque chose à propos de Caro, mais il a dit que c’était lui qui lui avait demandé de venir nous rejoindre.

On a mangé tous ensemble le soir avant de rentrer enfin. Pascal semblait avoir passé une superbe journée, il était gai et taquin. Comme il faisait bon, on a encore pris un verre ensemble sur la terrasse jusqu’au retour de Thomas. Il est arrivé avec des copains, alors on s’est vite barricadé chez Pascal, pour éviter d’être envahi, alors qu’on voulait rester que les 2. Thomas est descendu nous demander de se joindre à eux, mais il a vite compris qu’il était inutile d’insister.

J’adore être avec Pascal. Je ne vois pas le temps passer, et je regrette toujours le moment d’aller se coucher, parce que je sais que le lendemain, c’est lundi, et que je ne le verrais pas de la semaine. Ça m’embête même de dormir.

Je pourrais passer la nuit à discuter avec lui, à me calfeutrer dans ses bras. J’aime ses rires, son sourire, sa petite fossette sur la joue, sa bouche est si douce que je pourrais l’embrasser pour l’éternité. Mon coeur explose quant il me passe la main sur le visage, ses petits bisous dans le cou, dans la paume de ma main me font toujours autant fondre.

Je voudrais que le temps s’arrête, qu’on puisse rester comme ça jusqu’à la fin des temps...


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213/2015 - Débarassée de ma rivale; bye bye Manuella

Publié le par JaneDo


Samedi - 1er août 2015 - 213/2015 - Fête nationale Suisse chez Jonas

Il y avait la fête nationale Suisse ce soir; pétard et consort. Un des copains à Thomas et Pascal nous a invité dans sa maison au-dessus de Morges pour regarder les feux sur la ville. On était sensé tous dormir sur place, l’alcool coulait à flot. On était chez Jonas, donc Manuella était bien sûr là aussi, et avec 2 copines. On était installé près de la chambre de Janos au rez avec Thomas sur un lit d’appoint. On nous avait mis dans la même chambre, donc pas de crac-crac ce soir.

On avait passé l’après-midi à faire des grillades autour de la piscine. Je me suis mise dans un coin pour lire. Je n’avais aucune envie de me baigner. Pascal s’est baigné, et Manu et ses copines lui sautaient dessus pour essayer de le couler. Mais je pense que c’était seulement pour le toucher. Une des copine à Manuella est restée accrochée sur son dos. Pascal l’a balader en rigolant. Cela n’a pas plut à Manuella. Après, elle a pris sa copine de côté pour lui remonter les bretelles.

En milieu d’après-midi, j’ai été me coucher pour faire une sieste, j’étais crevée. Il ne faisait pas si beau que ça. En fait, le temps était nuageux avec quelques percées. Aucune idée si on verra correctement les feux d’artifice, mais quoi qu’il en soit, on avait l’intention de faire la fête jusqu’au matin, donc je voulais me reposer. Le bruit des baignades, des bavardes et tout, ça me berce. Je n’ai eu aucune peine à commencer à sombrer lentement.

Pascal n’avait pas voulu dormir sur place, il aurait voulu qu’on rentre dormir chez nous. Moi, ça me plaisait bien, et je ne voulais pas qu’on fasse bande à part.

Pascal est venu me faire un bisou et prendre enlever son maillot pour enfiler un short pour retourner faire une partie de billard. La vue de ses fesses à travers mes cils, se baladant à travers de la chambre m’a empêchée de sombrer totalement. Mais, j’avais du mal à garder les yeux ouverts. Quelqu’un a frappé à la porte, Pascal a enfilé un t-shirt sans manche avant d’aller ouvrir.

J’avais pensé qu’il s’agissait de Caro, qu’elle cherchait peut-être à s’incruster dans notre chambre. J’ai senti plus que vu, qu’il était aussitôt sorti en fermant derrière lui avec précipitation. Je crois que c’est ce qui m’a réveillé en fait. Le fait d’avoir cru entendre la voix de Manuella aussi.

  • T’es malade, Jane dort à côté!
  • Donc tu ne lui as encore rien dit?
  • Manu...

On sentait de la menace dans sa voix. Ils se sont éloignés de la porte. Sur la pointe des pieds, je me suis approchée pour écouter, mais je n’entendais pas grand chose. Je crois que tout le monde était dehors, Pascal et Manuella était les seuls à l’intérieur. J’ai alors plongé l’oeil dans le trou de la serrure. Rien. Je les ai vu passer devant mais c’est tout. Je crois qu’ils se dirigeaient vers sa chambre à elle.

Ouuuuuuh, Pascal n'avait pas intérêt à y entrer, ou quoi que ce soit d’autre. Ce serait la honte. Je crois que là, je me tire. Pas question qu’il m’humilie comme ça et que je continue à sourire comme une cruche, alors que tout le monde le saura et rigolera dans mon dos. Je suis sortie direct en faisant semblant de me frotter les yeux.

Ils étaient devant une porte. Elle avait une main posée sur son torse et Pascal secouait la tête. Ma sortie les avait interpelé et ils ont tous les tourné la tête dans ma direction. Pascal s’est aussitôt précipité vers moi. La culpabilité, la gêne d’avoir presque été pris en « flag » se lisaient sur son visage. J’ai ignoré la présence de Manuella et j’ai dis que j’avais soif. Pascal m’a dit d’aller me recoucher, il m’apportait ça tout de suite.

Quant il est revenu, j’étais assise dans le lit les bras croisés, toujours fatiguée, mais plus du tout sommeil. Des tas de sentiments me traversaient, mais c’était peut-être la fureur qui dominait.

Je lui ai demandé ce qui se passait avec Manuella? Que peut-être je ferais mieux de rentrer chez moi, parce que je n’avais pas l’intention de passer pour la bécasse ce soir. Pascal m’a dit qu’il se passait rien. Certainement pas alors que j’étais là, et devant tous ses copains. Il savait parfaitement que ce serait la dernière chose à faire.

Il n’avait pas l’intention de la laisser s’immiscer entre nous ce soir.

Je lui ai dis qu’il était peut-être temps qu’il fasse un choix. Le moment était bien choisi, il y avait presque tous nos potes. Elle m’avait assez ridiculisée, lui aussi, et qu’il serait temps de la remettre à sa place. Je voulais qu’il le fasse devant tout le monde. Devant tous ces gens devant qui elle n’a fait que de lui tourner autour, de lui faire de l’oeil, de se faire voir avec lui, ce qui m’avait énormément blessée.

Pascal n’était pas chaud. Il ne voulait pas l’humilier devant tout le monde. Il voulait lui parler seul à seul. Je n’étais pas d’accord. C’était trop facile. Tout le monde savait ce qui se passait entre eux. Grâce à elle et Jonas. Alors, une petite discussion avec petite conspiration en douce, ça ne m’allait pas. S’il ne voulait pas, je préférais partir sur le champ.

Après avoir insisté lourdement, Pascal a fini par se plier à ma volonté. Je ne pouvais accepté rien de moins qu’une humiliation publique de cette conne. Comme elle s’était amusé à me l’imposer depuis bien des semaines. Après ça, j’ai décidé de rester dans la chambre alors que Pascal retournait faire sa partie de billard.

Je l’ai averti de ne rien montrer de ses intentions, ni dans son comportement, ni dans ses paroles. Pas un mot à Manuella, sinon je le saurais immédiatement. Sinon, je partirais illico. Il attendrait que je sois présente, la laisserait venir faire son cirque, et là, il abattait ses cartes. En fait, mes cartes! D’essayer de l’avertir serait une blessure de trop, et celle-là aura du mal à passer.

Il ne fallait pas qu’il compte sur moi pour me montrer avec lui après ça. D’ailleurs, je ne savais pas si je pourrais continuer. Pascal était accablé par ma demande, mais il n’avait pas le choix.

Hahhh, c’était un moment épique et inoubliable. Pour moi, mais aussi pour la garce. Je ne pense pas qu’elle oubliera de si tôt. Humiliée, elle s’est tirée.

Je me suis levée vers les 19h. Un traiteur avait livré, préparait et décorait la longue table qui avait été installé au bord de la piscine. La plupart était encore en maillot de bain et ne semblait pas pressé d’aller mettre autre chose pour venir dîner. Après avoir pris l’apéritif avec tout le monde, j’ai filé aux toilettes me rafraichir, parce que, malgré le temps, il faisait une chaleur mortelle.

J’avais laissé la porte de la salle de bains entre ouverte, parce que je ne faisais rien d’autre que m’asperger d’eau. Manuella est entrée et a fermé la porte. Je n’avais pas l’intention de lui parler, ni de faire attention à elle. Manuella m’a agressée presque tout de suite verbalement. Elle a dit que si on se baladait avec un type comme Pascal, on devait au moins faire attention à soi, que perdre quelques kilos ne me ferait pas de mal. Je l’ai ignorée et je suis sortie.

Intérieurement, je bouillonnais... Quant est-ce que Pascal allait la remettre à sa place? Elle ne faisait rien qui puisse la mettre en danger en tous cas; elle lui lançait de petits sourires, lui effleurait le bras quant elle passait à côté, se plaçait en face de lui, se penchait de manière à lui donner une vue plongeante dans son top minuscule, bref, rien qui puisse faire amener Pascal a réagir.

D’ailleurs, je le soupçonnais de ne pas vouloir le faire non plus. Alors, j’ai pris les choses en main...

Cette fois, alors que j’étais en train de parler avec Caro et Natacha près de la piscine, Nanuella s’est assise à côté de Pascal, son épaule collé au sien. Elle me jetait des regards, l'air de dire; « tu vois, il est à moi ». Elle passait son temps à faire virevolter ses cheveux contre lui chaque fois qu’elle tournait la tête, et collait son épaule au sien en lui parlant, tout en tripotant ses cheveux et lui dédiant des sourires qu’elle voulait séductrice. Pascal avait l’air coincé et se retenait de lui sourire en retour. Enervant.

D’un pas mal assuré, je me suis pointée et je lui ai demandé de me laisser la place. Elle s’est tout de suite levée pour partir. Maligne. Je cherchais la confrontation et pas qu’elle file sans que je puisse passer ma rage sur elle.

Alors j’ai attaqué, profitant que Pascal soit juste là, qu’il ne pouvait ignorer ce qui se disait et qu’il allait devoir intervenir. J’ai dis à Manuella que, à propos de ce qu’elle m’avait dit dans la salle de bains, ça ne la regardait pas, et que je voulais qu’elle arrête de tourner autour de mon mec, de se frotter à lui sans arrêt, comme une truie en chaleur. Qu’elle devrait peut-être aller se refroidir dans la piscine.

Et paf... Explosion... et mise au point... Bye bye Manuella !

Manuella s’est retournée d’un bloc, des éclairs ont jailli dans ses yeux. Elle s’est approchée pour m’aboyer dans la figure. Je n’ai pas bougé d’un pouce. Je l’ai laissée faire.

Elle m’a dit que d’abord, ce n’était pas mon mec, qu’il était marié. Et pas avec moi, si j’avais des problèmes de mémoire. Ce qui n’était pas surprenant à mon âge. Que Pascal était un homme libre, vu que sa femme et lui était séparé. Que je devais arrêter de passer mon temps à lui pourrir la vie. Qu'apparemment, ça ne lui déplaisait pas tant que ça qu'elle se frotte!

Et là, elle a dit un truc de trop. Elle a été un peu trop loin; elle a dit que Pascal ne m’aimait pas et qu’ils étaient ensemble, que tout le monde le savait, sauf moi.

Si Pascal n’avait pas réagi, je l’aurait planté là direct. J’attendais qu’il intervienne. D’abord, il avait essayé d’ignoré ce qui se passait sous son nez, mais un silence lourd et intrigué avait suivi mes premiers mots. Pascal nous regardait les yeux écarquillés, surpris par ma réaction. Je pense qu’il ne m’avait jamais vu faire de scène. En public en plus.

Pascal s’est alors enfin interposé. Il lui a demandé de quoi elle parlait, qu’ils n’étaient pas ensemble, que j’étais sa copine et qu’il m’aimait. Qu’elle n’était rien. Elle s’est tournée vers lui pour lui demander d’arrêter de raconter des bêtises, qu’il était temps que je sache la vérité, que je sache pour eux. Qu’il n’avait pas à m’épargner, je savais tout.

Bref, ça s’est envenimer. Manuella semblait ne pas comprendre que Pascal avait choisi son camp et que ce n’était pas le sien, mais le mien. En tous cas, c’était un vrai spectacle et tout le monde semblait curieux de voir comment ça allait finir.

Manuella a continué a lancé des affirmations sur sa femme, sur moi, sur Caroline. Elle pensait que Pascal cherchait à ne pas nous faire de mal, mais qu’il était amoureux d’elle. Il le lui avait dit et plus d’une fois. Pascal s’est fâché. Je crois que ça l’embêtait que tout le monde soit au courant de ses petites affaires.

Il lui a dit qu’elle n’était qu’un passe temps, un amusement, qu’un coup facile. Que je savais qu’il la voyait de temps en temps, et alors? Qu’elle devait arrêter de se monter la tête. Qu’elle savait parfaitement qu’il n’y avait rien de sérieux. Je ne me sentais pas menacée par elle.

Bref, après s’être faite humiliée devant tout le monde, Manuella est partie furibonde.

Hum... tout le monde évitait nos regards. Nous aussi. L’esclandre avait jeté un petit froid, et Jonas avait couru après sa Manuella, mais il est revenu tout seul. Je pense que la dispute ne lui avait pas plut, ni de voir son amie partir. Etonnamment, les copines de Manuella sont restées. Elles chuchotaient et souriaient en douce. Je pense qu’elles étaient curieuse de voir ce qui allait suivre.

Mais, il ne s’est rien passé de mémorable. Pascal avait passé son bras autour de mes épaules pendant la dispute. Il m’a fait un bisou sur la joue et a voulu savoir ce qui s’était passé dans la salle de bains. Je lui ai raconté une version édulcorée. On s’est assis, Pascal a avalé son verre d’une traite et a proposé de continué la partie de billard. Ses copains n’étaient que trop content du changement d’atmosphère.

Thomas est venu s’asseoir à côté de moi et m’a chuchoté à l’oreille; « Bien joué sacré petite peste ». Il rigolait. Caroline aussi s’était précipitée au début de l’esclandre. Quant on s’est assis, elle m’avait pris la main et l’a serrée. Je crois qu’elle se sentait soulagée aussi d’être débarrassée de Manuella.

Je crois que le seul qui en souffrait, c’était peut-être Pascal lui-même. Il s’était senti obligé de prendre mon parti, mais je crois qu’il regrettait d’avoir été si méchant avec elle. Je savais aussi qu’il ne montrerait, ni ne dirait rien pour ne pas me blesser.


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212/2015 - Distrait - (ven.31.juil.15)

Publié le par JaneDo


Vendredi - 31 juillet 2015 - 212/2015 - Distrait

Enfoncé dans les canapés du Time-Out, on était en petit comité; Pascal, Thomas, Michael, Caroline, Natacha et son frère Simon, Marilou et 2 copines à elle. 4 mecs, 6 nanas. Les filles formaient clairement 2 groupes, d’un côté Marilou et ses copines, de l’autre Caro, Natacha et moi. En fait, on ne se parlait pas.

Nos interactions se faisaient par l’intermédiaire des garçons; On écoutait, participait ou riait aux mêmes conversations, sans pour autant se parler directement. Les autres membres de l’équipe ont préférés le Bleu.

Pascal était distrait ce soir. Il ne voulait pas sortir et aurait préféré une soirée tranquille à la maison, rien que tous les 2. Moi, je préférais être entouré de monde, parce que je craignais une discussion trop sérieuse ou qu’il projette de suivre le conseil de son père.

C’était rare de le voir si distrait, dans la lune, ne faisant même pas attention à ce qui se passait autour de lui. Pascal était plongé dans ses pensées, même la musique n’arrivait pas à le dérider. J’avais imaginé qu’il boirait autre chose que du coca, et qu’après quelques verres, quant on rentrerait, qu’il serait fatigué mais gai.

Pascal avait l’air de ne pas savoir ce qu’il faisait là. Il était ailleurs, renfermé et semblait s’emmerder. Je me suis demandée si ce n’était pas parce que sa femme lui manquait. En fait, il était préoccupé et réfléchissait à ce qu’il devait faire. Il ne savait pas comment parler de ce qui le tracassait.

Natacha s’était rattachée à Caro et moi, elle faisait amie-amie. Je restais distante, parce que je pense qu’elle sympathisait avec nous, que pour mieux se rapprocher de Pascal. Mais, j’avoue que je la trouvais sympa.

Heureusement, grâce à Natacha, qui a réussi à tirer quelques sourires d’abord, puis des rires, Pascal a retrouvé sa bonne humeur. Il a alors pris quelques verres. Pascal était transformé quant on a quitté le Time-Out. Je lui ai alors proposé de rentrer, mais, il était partant pour aller en boîte. Pascal avait envi de danser et faire la fête.

Ou était-ce grâce à Caro avec qui Pascal avait discuté un bon moment près du bar? En tous cas, il rigolait.

Pourtant, à peine entré, on s’est lancé sur la piste pour danser. On est tombé en plein pendant l’unique série de slow. Arhhh, d’être appuyée contre lui, sentir son bras autour de moi, la chaleur de son corps me troublait, alors quant il a suggéré de partir en douce, j’ai été tout de suite d’accord.

Comme je l’avais pensé, on ne discutera pas ce soir. C’est reporté à plus tard, demain peut-être... ou après demain... En tous cas, Pascal avait eu l’air content de me voir. On aurait dit que je lui avais manqué à sa manière de m’écraser dans ses bras quant on s’était retrouvé en début de soirée.

Pascal m’a fait l’amour comme si c’était la première, ou plutôt la dernière fois. Comme s'il faisait attention de ne pas me casser. Ça m’inquiète un peu.


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211/2015 - Il est entré, mais pas vu!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 30 juillet 2015 - 211/2015 - Il est entré, mais pas vu!

Pascal est rentré. C’est Caroline qui me l’a appris. Je l’avais appelée, parce que j’étais curieuse de savoir si elle avait eu des nouvelles de Pascal. Je ne le lui ai rien demandé directement, j’ai seulement parlé de ce qu’on s’était raconté, approximativement, sans montrer, ni dire que je n’avais pas eu de nouvelles depuis 2 jours. Je lui ai dis que Jess m’avait envoyé des photos, et que Pascal avait l’air de bien s’amuser.


Waiting 4 a call 0Quant elle m’a dit qu’il était rentré hier soir, je n’ai pas montré de surprise, ni que je n’en savais rien. J’ai dis qu’il devait être mort avec le décalage horaire. Caroline a rigolé et j’ai filé aux toilettes pour masquer ma déconvenue. Comment le savait-elle? Toutefois, je ne pouvais tout de même pas lui demander, puisque j’étais sensée le savoir. On a pas regardé la télé, on a mangé et continué à bavarder.

Dans le cours de la discussion, elle m’a demandé si je savais que Pascal mangeait avec ses parents. Là, je lui ai dis que je n’en savais rien, et que je ne me montrais pas assez curieuse. Elle a voulu savoir pourquoi, parce que Pascal interprétait ça comme un manque d’intérêt. Je lui ai expliqué que, je n’aime pas qu’on me pose trop de questions, alors j’accordais la même courtoisie aux autres. Caroline l’avait remarqué ce côté chez moi.

En partant de chez Caro, j’ai été m’installer dans mon parking. Hélas, Pascal n’était pas chez lui. Je comprends pourquoi je n’avais pas eu de nouvelles hier; il était probablement dans l’avion. Mais, depuis son retour, il n’avait pas trouvé une minute pour m’appeler, ou m’envoyer un bête message?

Fulminante, je lui ai envoyé un bref message; « Cool de savoir que t’es rentré, que Caro le savait et pas moi! ». Pas de bisous, ni de je t’aime. J’estimais qu’il ne le méritait pas. Bon, après avoir laissé mon impulsivité parler, j’ai regretté; il avait peut-être des obligations familiales, je ne devais pas m’enflammer si vite. Caroline avait peut-être simplement réussi à l’appeler au bon moment, moi pas.


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