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Mars 2017 - Espoir qui s'envole... (part.2)

Publié le par JaneDo

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Mars 2017 - Espoir qui s'envole...  (part.2)

Préparée mentalement, c'était pourtant horriblement dur. Piquée au vif de voir la pouffe d'Olivia au chalet. Elle agissait comme si elle était chez elle. Jess n'était pas là, elle bougeait beaucoup depuis quelques temps; Londres, New York, Paris, et venait rarement au chalet.

Olivia arrivait difficilement à cacher son animosité envers Caro, qui était toujours près de Pascal.

J'ai aussi remarqué que Pascal empêchait Olivia d'être ouvertement mauvaise vis-à-vis d'elle. Ça me faisait mal aussi. J'étais un peu jalouse de la place qu'avait toujours Caro, alors que moi j'étais hors jeu depuis longtemps.

Je crois que j'ai été plutôt contente de remarquer la surprise de Pascal en me voyant débarqué au chalet.

J'avais pris mes bouquins, j'avais prévu de faire comme je faisais d'habitude; lire au coin du feu dès que j'en avais l'occasion. J'ai dit bonjour à presque tout le monde, et à Pascal, juste fait un signe de la main de loin. Je n'ai pas eu le courage d'aller vers lui. C'était idiot, mais voilà quoi.

J'ai presque tout de suite été prise d'angoisse; Pascal était attiré par les femmes rondes et plus âgée que lui, Caro et Olivia toujours rondes, correspondaient aux goûts de Pascal, moi, plus du tout, j'avais perdu toutes mes rondeurs. Aussi, j'avais retrouvé mon visage poupin, ce qui fait que j'avais l'air plus jeune que je ne l'étais en réalité, et j'avais perdu mes gros nibards, tout ça rajoutait à mon angoisse.

Est-ce que Pascal m'aimera toujours comme ça? Soudain, je regrettais d'être venue...

Arhhh, le constat me faisait me sentir mal dans ma peau. En plus, je m'étais coupé les cheveux très courts et colorés couleur cognac. De loin, on aurait pu croire que j'étais sûr de moi, mais beaucoup ne m'ont pas tout de suite reconnue, ce qui augmentait encore mon malaise. Je ne ressemblais plus à la Jane qu'ils connaissaient.

Le vendredi soir, après avoir fait un petit tour de ceux que je connaissais, j'ai voulu monter me changer pour sortir. Pascal s'est débrouillé pour se charger de mon sac. Ce n'était pas lourd, j'aurai très bien pu le monter moi-même. Appuyé au montant de la porte, il est resté là à me regarder en souriant. Il était content de me voir.

Mon cœur n'aurait pas supporté de le regarder directement, alors je faisais celle qui était occupée à ranger ses affaires. Pascal m'a reproché gentiment de ne pas lui avoir dit bonjour. Puis, il a poussé la porte et est venu m'embrasser, juste un bisou sur la bouche. Je l'ai regardé surprise. Sa main sur mon visage, ses yeux pétillants, la fossette de son petit sourire faisaient flipper mon pauvre cœur.

Seule dans ma chambre, je suis restée un moment à palpiter, le cœur battant en désordre. Est-ce que peut-être... Non! Voilà que je recommence à me faire des idées!!!

En bas, j'ai fait comme si rien ne s'était passé, et surtout, éviter de le regarder. J'avais le sourire et je discutais avec ceux que j'aimais bien. Thomas m'avait tirée à côté de lui et avait passé un bras autour de ma taille. De temps en temps, il me faisait un bisou sur la joue, me disant à quel point il était content de me voir. C'était rassurant.

J'ai passé une chouette soirée. Dans le bar où on a été prendre un verre avant de finir en boîte, Pascal restait tout près et a cherché à discuter avec moi à plusieurs reprises, mais Olivia s'est arrangée pour nous interrompre à chaque fois.

Je n'avais pas vu la nouvelle copine à Thomas, je pense que c'est pour ça qu'il est resté collé à moi, jouant les chevaliers servants. C'était amusant et rassurant. D'ailleurs on a beaucoup dansé ensemble. Pascal a dansé avec moi aussi 1 ou 2, peut-être 3 fois. La 2ème fois, Olivia est venue se planter là.

Elle ignorait peut-être que je connaissais Pascal depuis plus longtemps qu'elle, et on avait l'habitude de danser ensemble. Ça venait naturellement.

Et hum... Olivia ne dansait pas très bien. On aurait dit qu'elle n'entendait pas le tempo, ce qui donnait l'impression de danser à côté de la mesure. Olivia bougeait beaucoup du popotin, probablement parce qu'elle pensait être sexy, mais ne suivait pas le rythme. On dirait que c'était un exercice pour faire sexy. Un peu ridicule.

Olivia a bien essayé de se mettre entre nous, en me tournant le dos, se plaçant devant Pascal. Il lui souriait, mais se débrouillait pour qu'elle soit obligée de se retourner ou se mettre de côté.

C'était subtile. Caro et moi avons quitté la piste avant qu'elle ne lui fasse une scène ou lui demande de retourner à la table. Elle l'a fait un peu plus tard, mais Pascal lui a dit qu'il arrivait et a continué à danser avec moi et Caro.

Avant de voir Pascal partir avec sa pouffe, j'ai préféré rentrer avant eux et dormir avant qu'ils ne rentrent. Je ne voulais pas les imaginer ensemble, ou l'imaginer dans ses bras. Heureusement, les verres de vodka que j'avais bu allait m'aider à sombrer rapidement dans les bras de Morphée.

Quant je me suis levée le lendemain, Pascal et quelques autres copains étaient déjà parti, soit skier, surfer ou faire un sport quelconque. J'avais pensé rester tout le week-end, mais j'ai soudain eu envie de rentrer. Caro était avec eux, alors je lui ai laissé un message, comme à Thomas et je suis partie.

Je savais que Pascal allait être déçu que je ne lui ai rien dit. Tant pis.

Les semaines qui ont suivi, Pascal a essayé une ou deux fois de m'appeler, mais je n'ai pas osé répondre. J'ai répondu 1 fois sur 2 à ses messages. Oh, il ne disait rien de compromettant, juste des "coucous, ou comment tu vas, qu'est-ce que tu fais, ou ça te dit de venir prendre un verre avec moi ce soir, ..."

Thomas avait recommencé à m'appeler plus régulièrement. Je lui ai dis que ses appels m'avaient manqués, et je ne me suis pas gênée de lui reprocher de m'avoir laissé tombée dès qu'il a eu une copine.

Puis un soir, fin mars, Pascal, après avoir essayé de m'appeler sans succès, m'a laissé un message pour me demander d'accepter de le voir juste 5mn...

J'étais chez Jérémy, et on s'apprêtait à dormir. J'avais pensé tout simplement ignorer son message. Puis, je me suis rappelée, qu'il y avait pas si longtemps, je lui avais fais la même demander et il avait répondu présent. Ce serait horrible si je ne répondais pas ou n'allais pas le retrouver, parce que la prochaine fois, lui aussi pourrait m'ignorer et ça me ferait du mal.

Jérémy, médusé, m'a vu sauter du lit et m'habiller à la hâte. J'ai bafouillé que je devais rentrer et je suis partie à toute vitesse. Je voulais éviter de m'enfoncer dans les mensonges. Je suis sûre que demain, il va me demander ce qu'il y avait et d'ici là, je trouverais certainement une bonne excuse.

On s'est retrouvé au même endroit. Pascal était déjà là et m'attendait adossé à sa voiture. Je l'ai laissé me serrer dans ses bras. J'ai senti son bisou dans le cou. Je pense qu'il le sait, parce que j'ai frissonné de tout mon long.

Au moment de se séparer, Pascal m'a retenue et a osé m'embrasser. Ce n'était pas juste un bisou sur la joue ou sur les lèvres, mais un vrai baiser. J'avoue que je m'y attendais pas. J'étais même un peu choquée. Ce qui m'a choqué, c'était que j'avais répondu à son baiser.

Je crois que j'ai dû prendre la fuite après. Je ne me rappelle plus très bien. Rien que de penser à son baiser, j'ai les joues qui picotent. Je dois être toute rouge, enfin, mes oreilles.

Si j'étais restée, je ne suis pas sûre que j'aurai pu lui résister s'il aurait cherché à aller plus loin. J'avais un peu honte d'avoir répondu à son baiser. Honte vis-à-vis de Jérémy. Et la question de ma relation avec Jérémy m'a perturbée...

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Mars 2017 - Espoir qui s'envole (part.1)

Publié le par JaneDo

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Mars 2017 - Espoir qui s'envole  (part.1)

Cela faisait des mois que Pascal m'avait jetée, mais je souffrais toujours autant. De voir Pascal même de mal me faisait mal maintenant. Mais... de ne pas le voir me pesait aussi. Pascal me manquait jusqu'à l'os. Parfois la manière qu'il m'avait traitée me fichait en colère. Dans ces moments là, qui durait maintenant parfois quelques jours, je recommençais à fonctionner. Ça avait l'avantage de me sortir temporairement de ma déprime.

J'avais perdu beaucoup de poids, je ne ressemblais plus à la petite rondouillette que Pascal aimait tant. La colère me rappelait qu'il en avait rien à foutre. Alors je ressortais faire la fête avec des amis, dans les bars.

Jérémy naviguait de plus en plus dans ma sphère. On commençait à se voir de plus en plus. J'étais parfois contente de passer mes soirées avec lui. Et c'était souvent quant la morsure de l'absence de Pascal me donnait envie de mourir.

La seule chose que je n'avais pas encore trouvé le courage de faire, était d'aller rejoindre mon ex-équipe à Gstaad. C'est vrai que j'en avais de plus en plus envie. D'y penser, si je n'étais pas dans la période "déprime noire", alors je sombrais.

Thomas et Caro m'appelaient de moins en moins. C'était de ma faute, mais ça me déprimait quand même. Je pense qu'ils savaient que j'allais refuser ou inventer une excuse.

Je n'avais pas pu trouver le courage d'aller avec Jérémy au chalet à Gstaad, parce que ça aurait signifié, plus que tout autre chose, qu'on était ensemble, qu'on sortait ensemble.

Et je crois que quelque part dans le fin fond de ma conscience, j'espérais encore que Pascal me reviendrait. Ces moments là, je m'enfermais chez moi, non comunicado, et je pleurais en silence, comme une pauvre madeleine, cachée dans ma chambre. Ces moments là, le chagrin me donnait l'envie de ne plus exister. Je sombrais jusqu'au fin fond du gouffre. Je priais à Dieu, que je sais ne pas exister, avec la folle envie de faire un pacte avec le Diable, entité qui existait peut-être, une âme mauvaise qui flotte autour de nous, prêt à engouffrer notre vie et notre âme.

Si je décidais d'aller au chalet, pour moi, je devais y aller seule. Avec Jérémy, ça voudrait dire partager la même chambre, et porter l'étiquette de couple. J'avais peur de ruiner mes chance, s'il y avait un mince espoir que Pascal revienne. De me rappeler, que lui se foutait pas mal de moi et de ma vie, me faisait ou sombrer ou me révoltait.

Dans ces moments, je me rappelais des moments passé ensemble, de sa tendresse, de faire l'amour avec lui, de ses sourires, du son de sa voix, de son rire... et je me rappelais que c'était avec une autre maintenant. Qu'il ne devait certainement plus penser à moi. Je savais bien qu'il fallait que je me secoue et que j'arrête de fantasmer sur le passé.

Jérémy était adorable. Mais bon, c'était pas difficile, ils sont toujours adorables au début. Je vivais encore trop dans le passé avec l'espoir inutile de retrouver les bras de Pascal, pour faire attention aux défauts de Jérémy. Il en avait sûrement, mais j'étais contente de l'avoir et de ne pas être seule, sinon, je crois que je passerais mon temps à pleurnicher sur mon sort.

J'avais aussi revu Layne, et à ma honte, j'ai passé la soirée à lui parler de Pascal... J'ai fait l'amour avec lui, pour me convaincre que je le pouvais encore, que je ne sortais pas avec Jérémy. Aussi peut-être pour le garder comme carte de secours. Avec tout le poids que j'avais perdu, Layne me trouvait nettement plus sexy, et me l'a fait comprendre.

Un soir, j'ai craqué et j'ai appelé Pascal. J'avais pleuré presque 1h sur la perte de celui que j'avais cru m'aimait, parce qu'il était évident que ce n'était plus le cas. Puis, déchirée de douleur, je l'ai appelé, après lui avoir laissé un message pour l'avertir que j'allais l'appeler. Il devait être plus de 22h, c'était tard, mais c'était le seul moyen d'être sûre qu'il n'était pas à un entrainement quelconque.

J'avais passé chez lui et je n'ai pas vu sa voiture. Il n'y avait pas de lumière. J'étais désespérée. J'avais roulé à travers la ville, et je me suis parquée au bord du lac, à un endroit où on se retrouvait parfois, il y a bien longtemps. J'avais tellement envie de le voir, alors j'ai fais ce que je n'aurais jamais imaginé faire; faire le 1er pas et le contacter.

Je n'ai pas tourné autour du pot et lui ai dit que j'avais envie de le voir. Je voulais qu'il me serre dans ses bras. Même si c'était seulement 2mn, et après je m'en irais, je ne l'embêterai pas. J'étais surprise qu'il n'ait pas cherché à m'envoyer bouler. Il a juste demandé où j'étais.

De le voir, mon cœur a sombré. Horrible, mais j'aimais toujours Pascal et je lui étais reconnaissante d'être venu. Je me suis collée à lui et l'ai entouré de mes bras. Il m'a serré contre lui sans rien dire. Je crois que je me suis remise à pleurer, mais en silence. D'être dans ses bras était un bout de paradis pour moi.

Je crois qu'on est resté 5mn comme ça. Puis je me suis forcée à me détacher de lui pour partir, comme je l'avais promis. Pascal m'a retenue et a dit qu'il n'était pas pressé. Alors j'en ai honteusement profité.

Toujours sans un mot, il m'a serré dans ses bras. Ahhh, le bonheur de sentir son corps contre le mien. J'aurai voulu me noyer en lui.

Pascal me serrait fort. Alors j'ai commencé à débloquer et à imaginer qu'il en avait peut-être aussi eu envie, et que c'était pour ça qu'il était venu. Peut-être que je lui manquais. Puis j'ai pleuré en réalisant que je fantasmais seulement. S'il en avait tellement eu envi, il m'aurait appelée depuis longtemps.

Je crois qu'on est resté comme ça au moins encore 15 minutes. Pascal me caressait la tête, la nuque et je frissonnais de sentir la chaleur de ses mains. De sentir sa tête appuyée contre la mienne. Parfois sa joue.

J'avais envie de lui caresser le visage, sentir ses lèvres sur les miennes, mais je me suis retenue. Je ne voulais pas lui faire regretter d'être venu.

Sans oser le regarder dans les yeux, lentement je me suis détachée de lui. J'ai dû murmurer un merci et je suis partie. Il n'a rien dit. Dans mon rétroviseur, je l'ai regardée debout devant sa voiture, les mains dans les poches, me regarder m'éloigner.

J'avais moins de peine. Je n'ai pas trop pleuré. Je crois que j'éprouvais un énorme soulagement que Pascal soit venu. Son silence aussi m'avait fait du bien. Ç’aurait été atroce s'il m'aurait demandé ce que je voulais, pourquoi je l'avais appelé, pourquoi je ne me suis pas tournée vers quelqu'un d'autre. Non, il n'avait rien dit et c'est ce qui avait soulevé le poids qui pesait sur mon cœur. J'avais moins mal.

Je n'ai pas été au chalet ce week-end, je me serais sentie plus que gênée. Mais le week-end suivant, alors que Jérémy était en déplacement, je suis allée à Gstaad.

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