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Septembre 2017 (1) - Moi le chat, Olivia la souris!

Publié le par JaneDo

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Septembre  2017  (1) -  Moi le chat, Olivia la souris!

Après ma longue discussion avec Pascal, je ne l'ai pas vu de la semaine. Il a bien essayé de me voir, mais j'avais trop de trucs à faire. Et ce week-end, je voulais crucifier Olivia. Mais avant ça, il fallait que je parle à Jérémy, il devenait trop pressant.

J'ai pensé que c'était mieux de discuter dans un endroit public et pas enfermé chez lui ou chez moi, mais il a insisté pour m'inviter chez lui. Je sais pas pourquoi, mais j'aime beaucoup son appartement, c'est cosy et chaleureux. Ça me faisait mal au cœur d'aller là-bas, parce que j'allais sûrement avoir des remords, et probablement vouloir repousser à une autre fois.

Sans que j'aie besoin de provoquer les choses, c'est lui qui est venu sur le sujet; il voulait qu'on habite ensemble. Il m'avait présenté sa mère, il savait que j'avais une grande famille, alors il voulait les rencontrer. Alors j'ai tout déballé...

On peut dire, au figuré, qu'il avait la bouche qui tombe parterre. Il m'a regardé comme si j'inventais quelque chose d'inconnu.

Quant j'ai eu fini, il m'a demandé si c'était une blague ou si j'essayais de le tester. Je lui ai dis, que s'il ne me croyait pas, il n'avait qu'à demander à JD. On était sorti ensemble un petit moment, et j'avais aussi dit à JD comment je voyais les choses.

Jérémy savait que je n'avais pas inventé tout ça pour lui, JD l'avait déjà averti que j'étais un peu bizarre et lui avait raconté en gros ce que je venais de lui expliqué.

Jérémy était sonné. Il m'a encore demandé si j'avais aussi dit tout ça à Pascal. Je lui ai confirmé que oui. Il ne comprenait pas comment on avait pu rester ensemble si longtemps si Pascal savait tout ça. Jérémy était encore sous le choc quant je suis partie. On a dit qu'on allait s'appeler, mais... à voir sa tête, je n'y compte pas trop.

Quand même vendredi soir, je m'attendais à avoir des nouvelles de Jérémy, sans y croire vraiment. Je n'ai pas eu de ses nouvelles. Donc, je pense qu'il a dû décider que c'était mieux d'en rester là...

Thomas et Pascal avaient prévu une soirée jardin-grillade et peut-être, suivant l'envie de chacun; boîte.

J'avais raison de précipiter les choses concernant la Olivia, parce qu'on ne peut pas dire que Pascal était aussi chaleureux qu'avant avec elle. C'était plutôt elle qui lui collait au cul, et on aurait dit qu'il essayait d'éviter trop de rapprochement. J'ai eu l'occasion de parler avec Jess un moment, mais elle a été se coucher tôt, elle repart demain à New York. Sous prétexte de s'occuper de sa galerie photos. Elle m'a confirmé ce que je savais déjà; elle voyait quelqu'un.

Avant de rentrer à New York, elle pensait passer quelques jours à Londres. Elle voulait savoir si elle ressentait toujours quelque chose pour Ethan ou pas. Jess a aussi remarqué le début de la fin entre Olivia et Pascal. Pour elle, c'était clair qu'il voyait quelqu'un d'autre, parce qu'il essayait d'être gentil, mais il gardait ses distances.

Ou elle se disant que c'était peut-être parce qu'elle était là!!! Elle ne savait plus trop.

Surprenant de sa part; Jess m'encourageait à reconquérir Pascal. Elle disait le connaître assez pour deviner, qu'à voir son attitude avec Olivia, elle pensait que c'était le bon moment. J'ai prétendu ne pas être très sûre, que je verrais. Hum. Jess a eu un de ses rires cristallin, elle m'a dit que je devrais profiter, parce que depuis le temps, je devrais savoir qu'elle pouvait changer d'avis comme de chemise.

Ça... je le savais ! Elle voit quelqu'un alors elle est agréable avec moi, mais si tout à coup elle voulait reprendre Pascal, alors je serais l'ennemie à éliminer. Donc, je n'avais pas assez confiance en elle pour me confier. Par contre, je me suis confiée à Caro.

Puisque j'avais le feu vert de Jess, je me suis arrangée pour avoir des petits moments avec Pascal en faisant tout pour que Olivia se fasse des cheveux blancs. Quant elle nous a surprit dans la cuisine, j'ai bien sûr pris l'air le plus coupable possible. Ce n'était pas nécessaire de dire à Pascal d'en faire autant, il avait la tête du comploteur coupable.

J'ai bien sûr vite filé, pour presque tout de suite après, me retrouver à nouveau seul à seul avec Pascal un peu à l'écart. Quant j'étais avec lui et que je riais, je riais pour toute la compagnie. J'ai même fait le coup de perdre l'équilibre pour qu'il me rattrape. Et échange de regards etc.

Olivia était à bout de nerfs et au bord des larmes. Alors j'ai mis un bémol, et passé le reste de la soirée à éviter Pascal. Qui lui ne pouvait pas s'empêcher de suivre mes mouvements et rechercher le contact. Je lui faisais de petits sourires de loin. Et j'ai même oublié que Jess était encore là. Je me suis sentie plus à l'aise quant elle a été se coucher.

Imagine... Elle nous a fait la bise à moi et Caro ! Une 1/2h plus tard, je suis partie avec Caro prendre un dernier verre avant de rentrer. On est vraiment des sacrés emmerdeuses toutes les 2... après avoir discuté un moment et avalé une vodka, on a eu envie d'aller jeter un coup d’œil pour voir ce qui se passait de l'autre côté...

On a bien fait attention que personne ne traînait au bout du jardin avant de se camoufler dans les buissons. un de ces quatres, on risque bien de se faire attraper! Et on aura l'air carrément stupide!

Pascal avait eu l'air perdu quant je suis partie, mais là, il avait l'air d'avoir retrouvé sa bonne humeur et son entrain. Olivia aussi avait l'air plus détendue. Elle se collait à Pascal, lui passait les 2 bras autour, et appuyait sa tête contre lui à tout va. Et il se laissait faire...

Donc le cinoche d'avant, c'était parce que j'étais là, ou parce que sa femme était là aussi!

Ça me foutait les boules, mais en même temps, c'était tant mieux, parce que demain soir, il allait devoir la jeter comme il me l'avait fait... Je ne savais pas encore comment je voulais que ça se passe; chez lui entre nous 3 ou quant on est avec tous ses copains autour... Mais c'était pour demain soir...

Je suis arrivée au Time-Out vers 23h. J'avais pris mon ordi au cas où, comme je le faisais souvent. C'était dans ma voiture, près à l'emploi. Je n'étais pas sûre d'en avoir besoin ce soir, mais sait-on jamais.

Finalement, entre six yeux, je ne pense pas que ça me suffit, elle m'avait fait mal, alors plus il y aura de monde pour la voir se briser, mieux je me sentirais.

Les habituels et amis les plus proches, on avait d'abord pris un verre chez Thomas. J'avais réussi à avoir Pascal un peu à l'écart. Quant il a voulu savoir si j'avais réfléchi et si je lui laissais une chance, j'ai dis que je ne savais pas, que je n'étais pas sûre.

Quant j'ai vu Olivia s'apprêter à nous foncer dessus, je lui ai dis que finalement, je trouvais que lui et Olivia allaient très bien ensemble, que je crois que je préfère qu'on reste simplement ami. Que j'avais accepté les choses comme elles étaient. Et que je ne lui en voulais plus.

Pascal est resté la bouche ouverte de surprise. Je lui ai fait un petit sourire en lui disant que tout ce que je voulais c'était qu'il soit heureux et que d'ailleurs, sa chérie arrivait sur nous. J'ai filé.

Sans trop se faire prier, Pascal a laissé Olivia lui donner la main. Il l'a même laissée lui prendre le bras et le passer autour de ses épaules. D'après son expression à elle, malgré ce qu'elle essayait de montrer à tous, elle n'était pas très contente. Et Pascal était amorphe. Il a regardé dans ma direction, je lui ai souri et détourné le regard avant qu'Olivia ne me voit lui sourire.

Je l'ai vu le traîner chez lui, alors j'ai foncé vers mon ordi que j'avais posé sur la petite table près de la chambre à Thomas pour aller m'enfermer dans les toilettes.

Dès qu'ils sont descendu chez Pascal, elle a voulu savoir ce qui se passait. Elle voulait savoir de quoi on avait discuter pour qu'il tire une tête pareille. Il n'a pas dit grand chose. Quant elle lui a demandé s'il se passait quelque chose entre nous, Pascal lui a assuré qu'on était que des amis, rien d'autre.

Bingo! C'est ce que je voulais. Il m'avait aussi raconté la même blague à propos d'elle...

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Septembre  2017  (2) Still standing !

J'ai éteint mon ordi et j'ai été me remettre à faire la fête avec les autres. Ils sont remonté et Olivia me narguait de son regard supérieur et pouffe. Intérieurement, je souriais. Elle pouvait continué à me regarder de haut. Elle ferait mieux d'en profiter pendant qu'elle le pouvait. En plus, ça m'encourageait à ne pas lui faire de fleurs tout à l'heure.

Au Time-Out, Pascal a voulu quand même savoir si ce que j'avais dis était définitif. Je n'ai pas répondu, mais l'ai regardé comme s'il me faisait douter. Je crois que ça l'a encouragé à continuer d'essayer. Ça faisait partie de mon plan.

Nous voyant encore en train de discuter en tête à tête, à se chuchoter des trucs dans l'oreille, Olivia est une fois de plus venue pour nous séparer. Cette fois, je ne suis pas pris la fuite. Je n'ai même pas fait semblant de vouloir filer, au cas où Pascal n'aurait pas l'idée de me retenir. Pascal a tout de suite été mal à l'aise quant elle s'est plantée à côté de lui, en lui passant le bras autour.

Un geste possessif qui voulait me dire que Pascal lui appartenait. Bien sûr, lui n'a aucune idée de la portée de ces petits messages subliminaux.

Je me suis tut, et pour une fois, c'est moi qui l'ait gratifiée d'un regard supérieur, limite méprisant et amusée par son geste. Elle a avalé sa rage. J'ai attendu. Je voulais voir ce qui allait se passer, ce que Pascal allait faire. Après un lourd silence, Olivia lui a proposé de rejoindre les autres. Pascal a fini par ouvrir la bouche et lui dire qu'elle devrait y aller, il arrivait.

Dès qu'elle a tourné les talons, j'en ai fait autant. Pascal m'a retenue par la main. Je l'ai laissé faire. Il voulait s'assurer que j'allais aussi au Time-Out.

Là-bas, j'ai laissé Pascal m'approcher en premier. On discutait et riait. Pascal me disait qu'il avait conscience qu'il se répétait ou parfois disait n'importe quoi, ce que je voulais entendre s'il le fallait, parce qu'il voulait qu'on reste ensemble. Je riais de le voir perdre son assurance, à essayer de me tirer les vers du nez pour savoir si j'avais pris une décision.

Il me posait des questions auxquels je ne voulais pas encore répondre. J'ai dis que j'étais en train d'y penser... que je ne pensais qu'à ça depuis tout à l'heure. Sauf que... ça faisait des jours, des semaines, des mois que j'y pensais Pascal...

En boîte, quant Pascal était debout au bord de la piste à regarder les gens danser tout en discutant avec Paul, je me suis glissée à côté de lui et j'ai commencé à bouger au son de la musique. Pascal s'en est aperçu et m'a prise par la main pour aller danser. Argh, ma main dans sa main, il ne faut que ça pour que mon cœur se mette à battre à tout rompre. J'aime quant il me prend la main...

Olivia bouillait de rage. Elle est venue se planter entre nous, me tournant radicalement le dos pour faire face à Pascal.

Pfff, pouffe. J'ai fais mine de partir me rasseoir, alors Pascal m'a attrapée par la main pour me coller à lui. J'ai passé mon bras autour de son cou. Je piaffais de bonheur. Il n'aurait pas pu mieux faire. On a dansé collé-collé comme ça à peine 2 minutes. Cette fois, c'est moi qui tournait le dos à Olivia. Elle a fini par me tapoter sur l'épaule; "Tu permets?". Non je ne permettais pas. Alors je l'ai ignorée. Elle m'a alors prise par l'épaule pour me tirer en arrière.

Pascal a froncé les sourcils. Ils ont commencés à se prendre un peu la tête. Pascal lui a dit qu'on dansait déjà quant elle est venue et que ce n'était pas trop sympa qu'elle soit venue se planter entre nous et me tourner le dos.

Sans que Pascal le voit, je lui ai lancé un petit sourire qui l'a carrément faite changer de couleur. Si j'avais pu, je lui aurai tiré la langue.

Folle de rage, les larmes aux yeux, elle est partie en direction de la sortie. On a simplement continué à danser. Pascal n'a pas fait mine de vouloir la suivre. Heureusement, sinon je l'aurai scalpé.

Afff, je sentais que ma détermination fondait. J'adore être dans ses bras. J'aime sentir sa force, ses muscles sous mes doigts. J'aime son odeur, sa peau... iaaaah, je l'aime toujours à en mourir... Je me suis serrée contre lui. J'avais envie de lui, envie de sentir sa chaleur contre ma peau.

Je me suis secouée, il ne fallait pas que je me laisse trop aller et oublier mon but. Ni ma vengeance.

En retournant à la table, Olivia a voulu me parler. Je ne voulais pas. Pascal a froncé les sourcils et me faisait signe "non" de la tête. Alors, je l'ai suivi. Peut-être que si Pascal ne m'avait pas fait signe que non, je n'aurai pas accepté...

Elle n'avait pas grand chose à dire, à part me dire de rester à l'écart de son Pascal. Tsss, gonflée. Une des copine à Olivia nous avait suivi et me regardait l’œil mauvais. Je savais qu'elle ne me sauterais pas à la gorge, parce qu'on était en public, mais aussi, on n'était pas si loin de la table, donc si ça arrivait, je savais que quelqu'un interviendrait, même Pascal.

J'ai rigolé. Après l'avoir regardée comme si elle était une pauvre idiote, je lui ai dis que si je voulais Pascal, je n'avais qu'à claquer des doigts. Là, même enragée, elle a rigolé. Elle m'a rappelée que Pascal m'avait quitté pour elle, et qu'elle avait pitié de me voir lui courir après comme je le faisais. Elle a osé me dire que je n'avais pas de fierté et qu'elle, elle avait pitié de moi? Pfff.

Même si le souvenir me faisait encore frémir de douleur, j'ai continué à sourire... avant de tourner les talons, je lui ai dis que Pascal m'appartenait, et qu'elle allait regretter de m'avoir provoquer. Elle et sa copine ont rigolé et Olivia m'a demandé si j'allais pleurer dans le gilet de Pascal et lui rapporter notre discussion. J'ai souri en lui demandant si elle me prenait pour une tâche comme elle.

En revenant à la table, j'ai entraîné Pascal sur la piste. Je voulais lui parler, mais aussi l'avoir pour moi un petit moment. Peut-être aussi pour faire enrager la connasse. Mais surtout, le moment était arrivé de me débarrasser de la pouffe d'Olivia. On avait assez joué.

Sur la piste, alors qu'on dansait collé-collé, mon cœur s'affolait, les battements s'étaient propagé dans tout mon corps. Encore une fois, j'étais à deux doigts de laisser tomber ma vengeance pour juste rester comme ça contre lui, serrée dans ses bras. J'étais si bien et j'avais follement envie de l'embrasser.

Je me suis laissée aller à lui dire que je crois que je l'aimais encore... J'ai adoré son petit sourire et l'éclat dans ses beaux yeux verts... Je crois que lui aussi avait envi de m'embrasser. Mais bon, je n'étais pas prête à laisser tomber ma vengeance. Ce n'était pas encore le moment de baisser ma garde. Je voulais être sûre que Pascal était prêt à faire ce qu'il fallait pour me rassurer.

Je lui ai dis que je ne supporterais pas de le voir laisser Olivia continuer à se comporter comme s'il était son petit ami, le toucher, lui prendre la main, ou la laisser continuer à me regarder de haut comme elle le faisait tout le temps. Que c'était aussi un peu de sa faute à lui.

Je voulais être sûre qu'il m'aimait encore, être sûre qu'il pensait ce qu'il disait quant il a dit qu'il ferait n'importe quoi pour qu'on soit à nouveau ensemble, et être sûre qu'il était toujours prêt à rompre avec Olivia. Alors j'ai mis mes bras autour de son cou et je l'ai embrassé...

Le moment était venu, il devait la plaquer... et qu'il le fasse maintenant, ce soir, là, de suite..

Pascal a spontanément répondu à mon baiser en prenant mon visage entre ses mains chaudes et douces. Ahh, j'aurai voulu que ce moment dure toujours. Qu'il n'y ait pas de demain, pas d'après, juste nos corps et nos lèvres dans cette danse sensuelle.

Pascal avait peut-être oublié les autres, Olivia, mais moi non...

Il a bien sûr cherché à gagner du temps et voulait le faire quant on quitte la boîte. Alors je lui ai demandé s'il pensait que j'allais le laisser la laisser continuer à se comporter comme si lui Pascal lui appartenait ou le coller? S'il n'était pas sérieux quant il a dit qu'il ferait n'importe quoi, alors c'était peut-être préférable que je rentre, qu'il oublie tout ce que j'ai dis.

Paniqué, Pascal m'a retenue... Je l'ai gentiment repoussé, j'allais partir et il m'a tirée pour me coller contre lui. Je l'ai gratifié d'un regard étonnée, incertaine... tout du cinoche... Du coin de l’œil, j'avais vu qu'Olivia observait en se rongeant les ongles.

Je vibrais d'une joie anticipée de savoir qu'elle allait bientôt regretté ses paroles blessantes.

Quant il m'a serrée contre lui, Olivia s'est levée tétanisée, les larmes coulaient sur ses joues. Elle fixait Pascal et marmonnait qu'il devait être bourré, plus pour se convaincre elle-même que pour ceux de la table. Les yeux mi-fermés, j'observais Olivia se liquéfier, la main sur sa poitrine.

En revenant nous asseoir Pascal s'est retrouvé face à Olivia. Elle n'a rien dit et continuait à le fixer les yeux pleins de larmes et d'incompréhension. Je l'ai contournée pour aller m'asseoir.

Caro m'a discrètement prise la main, de l'autre elle a caché le bas de son visage, pour cacher le fait qu'elle souriait. Si les yeux étaient des rayons perçants, j'aurai le visage criblée de trous... Je me suis assise et j'ai attendu que Pascal fasse ce qu'il avait à faire.

Après avoir expiré un grand coup, Pascal lui a dit de s'asseoir. Olivia semblait ne rien entendre; "Dis moi que tu as trop bu, que tu n'as pas fait exprès pour m'humilier. Dis moi que t'as trop bu". Pascal a baissé la tête. J'imagine qu'il voulait me regarder, mais n'osait pas. Il était tout rouge.

Confus, il s'est excusé et lui a dit qu'il voulait être avec moi. Et que, malgré tout, ils n'étaient pas vraiment ensemble... que lui et moi n'avions pas vraiment rompu, comme elle avait voulu le croire. Il a répété qu'il voulait être avec moi, que c'était comme ça, qu'il était désolé s'il l'avait laissé croire autre chose.

Je jubilais... Je jubilais de la voir s'effondrer, pleurer... Elle méritait ce qui lui arrivait... A cause d'elle, j'avais pleuré, souffert si longtemps, je n'avais aucunement pitié d'elle.

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Septembre  2017  (3) -  Olivia : game over

Pascal est resté là, sans la regarder dans les yeux à attendre sa réaction. Alors, Olivia lui a demandé comment est-ce qu'il pouvait lui faire une chose pareille. Hum, la question que je me suis tant de fois posée moi aussi... Elle a voulu lui passer les bras autour du cou, mais il a stoppé son geste en faisant la grimace. J'imagine qu'il se rappelait de ce que je lui avais dis; pas touche!

Olivia s'est pliée en deux, elle pleurait toujours. Pascal a voulu la faire asseoir, mais elle ne voulait pas. Une des copine a Olivia est venue à son secours. Elle a traité Pascal de salopard. Elle s'est placée entre Olivia et Pascal, repoussant ses mains pour qu'il lâche Olivia. Elle a voulu pousser Olivia vers la sortie, mais Olivia s'est accrochée au T-shirt de Pascal.

A vrai dire, je voyais qu'il souffrait de ce qu'il venait de faire, ou de lui faire. Je ne sais pas lequel des deux. Il est venu s'asseoir à côté de moi et m'a pris la main.

Paul a fait une tête qui en disait long. Il a dû penser que Pascal avait été un peu dur avec la pauvre fille. Mais, ce n'était pas une si pauvre fille, mais une connasse.

Quant Pascal m'a proposé de rentrer, j'ai accepté. C'était fait; Olivia = game over, on avait plus rien à faire ici. Mais avant, je voulais danser dans ses bras une dernière fois.

C'était peut-être pour bien marquer mon territoire. On n'avait plus besoin de se cacher, alors on a oublié tout le monde et profiter de notre dernière danse.

Argh... celle-là, je ne m'y attendais pas... Olivia attendait Pascal sur sa terrasse en pleurant comme une madeleine. Dire que j'avais failli rentrer chez moi! Je crois qu'on en avait terminé avec celle-là! Ça m'a un peu énervée de la voir ici. Elle cherche encore à nous gâcher la soirée, pfff.

Je n'avais pas pitié d'elle, moi aussi j'avais pleuré toutes les larmes de mon corps plus d'une fois, je ne pense pas qu'elle ait eu pitié de moi. Sa copine attendait vers la voiture en tapant du pied, impatiente. On voyait qu'elle n'avait pas dû être d'accord de l'amener ici.

Elle voulait encore parler... je me demande ce qu'elle voulait de plus.

Pascal avait son bras autour de ma taille. Il semblait vouloir fuir la situation et rentrer chez lui. J'ai voulu le laisser dehors avec elle, mais elle voulait aller à l'intérieur. Je me suis fait un café et je suis allée dans la chambre attendre.

Rien de très nouveau; Pourquoi? Comment avait-il pu lui faire ça? Il avait même rencontré ses parents. Est-ce qu'il lui avait menti depuis le début? Etc, etc. Elle voulait comprendre; quant, quoi, comment. Pascal voulait se débarrasser d'elle, mais elle ne voulait pas partir. Pas déjà, sans savoir pourquoi, qu'est-ce qu'elle avait fait pour mériter ça? Elle voulait comprendre...

A force d'attendre, j'ai fini par m'endormir, toute habillée en travers du lit.

Je me suis réveillée peu après... je crois... Olivia était encore là et sa copine était partie. La moutarde m'ait montée au nez. Pascal avait-il dit qu'il l'a ramenait?? Il a pas intérêt. Je suis sortie de la chambre pour le trouver sur la terrasse en train de consoler la pouffe. Pascal a sursauter quant je suis sortie. Pas du tout apprécié son bras autour de ses épaules!

A cause d'elle, de lui aussi... j'ai sûrement dû passer pour la méchante; j'ai voulu savoir si elle allait encore continuer longtemps, où était passé sa copine? Elle n'a rien répondu continuant à jouer les victimes. Ça m'a énervé. Je savais bien que j'avais l'air sans cœur et méchante, mais sur le moment, en sortant sur la terrasse, j'en avais rien à foutre.

J'ai appelé Pascal à l'intérieur et lui ai dis que j'aimerai qu'elle fiche le camp sur le champ. Quant il m'a dit qu'il allait la ramené, je l'ai regardé comme s'il parlait chinois. Je lui ai demandé s'il blaguait ou quoi? Pascal a expliqué que sa copine était partie, alors.. Je lui ai dis qu'il y avait les taxis.

Est-ce qu'il pensait aussi que j'étais trop méchante?

Je suis ressortie sur la terrasse et je lui ai dis que Pascal lui appelait un taxi. Alors elle a recommencé son cinoche de pleurs plus bruyamment. Je lui ai dis qu'elle pouvait toujours rappeler sa copine pour revenir la chercher. Le visage caché dans ses mains, elle continuait son cinéma. Je lui ai dis que ça marchait peut-être sur Pascal, mais pas sur moi.

Pascal est sorti pour dire que le taxi sera là dans 10mn. Sans réfléchir, je me suis doutée qu'il pensait aller se rasseoir à côté d'elle sur la balancelle. Pas question. Je lui ai pris la main et l'ait tiré vers moi. Olivia a levé son stupide regard sur lui, le regardant comme s'il était maman oiseau sur le point de donner à manger à bébé oiseau. Pfff, du cinoche.

On a attendu que le taxi arrive. Juste avant ça, elle a dit qu'elle allait plutôt appeler sa copine. Elle aurait dû y penser avant. J'imagine qu'elle pensait gagner encore du temps, mais niet. Je lui ai dis qu'elle pouvait aller attendre sa copine ailleurs, on était crevé et on aimerait bien pouvoir aller se coucher au lieu de poireauter dehors à cause d'elle.

Pascal n'a sagement rien dit... J'espère que je n'ai pas été trop méchante...

Je sais pas pourquoi, j'ai pensé que Caro devait sûrement être plantée dans les buissons à regarder ce qui se passait ici. Alors je lui ai laissé un message en disant qu'elle pouvait venir si elle voulait. J'ai cru voir de la lumière dans la touffe au bout du jardin. 2 minutes après elle était là.

Olivia a écarquillé les yeux. Une petite lueur de rage a traversé son regard, mais elle a préféré jouer la carte des larmes.

Caroline est rentrée préparer un café pour moi et des spaghettis. Quant on boit, la meilleure chose est d'avaler quelque chose si on ne veut pas en souffrir le lendemain. Mais là, aucun de nous n'avait eu le temps de boire, mais manger nous ferait du bien. Je lui avais proposé de venir surtout pour montrer à Olivia qu'on était pas si fatigué et qu'elle était juste de trop.

Une fois qu'elle avait débarrassé le plancher, on a mangé tous les 3 et papoté. Elle a félicité Pascal d'avoir eu le courage de faire ce qu'il avait fait. (Merci Caro.)

J'ai filé avant le réveil de Pascal. Je savais qu'il aurait Thomas sur le dos. Que Thomas voudra tout savoir, alors je préférais me larver sur mon canapé. J'avais prévu de revenir en fin d'après-midi et passer la soirée avec lui.

J'ai bien fait; Olivia lui avait laissé des tonnes de messages depuis le moment de son départ, et toute la matinée prétendant ne pas pouvoir dormir. Qu'elle avait mal au cœur et lui demandait de passer vers elle. Hum... elle pouvait toujours courir. Quant je suis arrivée, je me suis mise à effacer ses messages.

J'ai dis à Pascal qu'elle allait continuer ce cinéma pour lui faire faire quelque chose qui risquerait de m'énerver. Que c'était du cinéma. Je lui ai dis que j'étais fière de lui de ne pas tomber dans le panneau. Pascal avait un peu paniqué en ne me voyant pas ce matin. Quant il m'avait écris pour savoir où j'étais, j'ai mis 2h pour lui répondre, et il avait commencé à se demander s'il avait fait une bêtise.

Je l'ai rassuré. Je pense que notre petite soirée ensemble a dû faire le reste et le rassurer plus sûrement que des mots. Pascal a été adorable. Je retrouvais mon chouky...

J'ai eu des moments dans la soirée où j'étais au bord des larmes à me rappeler tout le temps qu'il avait passé avec cette garce. Ça me faisait encore mal. Tout ce temps perdu. Tous ces dimanches avec le cœur dans les talons à me lamenter. Dire qu'il m'avait jetée pour cette pouffe... je crois que je lui en veux... et il y a des moments où je me rappelais très vivement de ma détresse dans ces moments là.

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