Novembre 2017 (2) -Honte et trahison!
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Novembre 2017 - Re-déprime, honte et trahison!
De relire tout ça me fait mal. Je me rends compte que jusqu'à maintenant, je l'ai drôlement roté. Pascal m'a fait beaucoup souffrir. Ou est-ce que je me suis faite souffrir toute seule? Personne ne m'oblige à rester avec lui après tout. Je me demande pourquoi j'ai l'impression de ne pas pouvoir vivre sans lui!
Je croyais m'être débarrassée de la Olivia, mais elle continue à m'énerver à fond. Elle est toujours dans mes pattes, et je suis obligée de rester d'humeur égale et d'être gentille, alors que parfois, j'ai vraiment envie de le faire souffrir à mort. Je crois qu'il le mériterait.
Je n'arrive pas à manager 2 relations en même temps, pourtant Pascal y arrive très bien. Je me sens vannée, raide, fatiguée, et envie de rien. Pourquoi est-ce que je tombe dans la déprime maintenant, alors que j'avais passé des mois à attendre, à espérer d'être à nouveau avec lui? Là j'étais déprimée, maintenant, alors que je suis sensée être comblée, heureuse, non?
Les garçons, Thomas et Michael sont montés pour ouvrir le chalet... On était chez Thomas le soir qu'ils ont décidés ça. Et ils ont voulu faire un jeu stupide, qui consiste à passer le week-end entier avec quelqu'un au hasard, sans avoir de contact avec le reste de la bande. Ça m'a fichu les boules.
D'habitude, c'est Jess qui lance ce genre de jeu, mais ce soir là, c'est Thomas qui l'a proposé. Tout le monde à eu l'air de trouver ça super, sauf moi. J'ai regardé la tête que faisait Pascal, et je n'ai pas su dire si lui aussi ou pas.
Un garçon, puis une fille tirait au sort un numéro. Quant une personne est choisie, il ou elle, remet son numéro dans le pot. On était un nombre paire, 8 garçons, 8 filles. Je suis tombée sur le numéro 8. Le dernier numéro, non mais! Inutile de dire que j'étais verte. La garce a tiré le numéro 1 côté fille. Surement de la triche là aussi. Caro avait le numéro 5, Pascal le numéro 6.
Thomas avait le numéro 1 pour le groupe des garçons et il m'a choisie d'entrée. Game Over. Je ne pouvais plus espérer être choisie par Pascal. J'étais folle de rage de voir la pouffe choisir Pascal. De savoir qu'elle allait passer le week-end avec lui et que je ne pouvais rien faire pour éviter ça. J'espérais qu'il refuse ou quelque chose, mais il n'a rien dit. Il n'a même pas oser me regarder, il gardait les yeux parterre.
J'avais envie de balancer mes affaires et de dire que je n'étais pas d'accord, que je ne voulais pas jouer et que Pascal non plus. Voilà. Mais je n'ai pas osé, alors je me la suis bouclée. Je m'attendais toujours à ce qu'il dise quelque chose. J'étais aussi de mauvaise, parce que Thomas m'avait prise d'entrée. Je lui en voulais un peu. Je crois que Thomas a triché, mais j'aurai eu l'air mesquine.
Ce premier week-end, on allait tous être dispersé. Et comme Thomas allait à la villa à Gstaad, j'étais obligée d'aller avec lui. Aucune chance de chercher à suivre ou à voir ce que faisait Pascal. J'étais dans tous mes états. J'allais être coincée au chalet, c'est tout ce qui me venait à l'idée.
Après le tirage, j'ai dis à Pascal comme ce que je ressentais. Il m'a dit que c'était pareil pour lui. Mais, je ne le croyais pas. J'aurai voulu le prévenir, lui dire ce que je ne voulais pas qu'il fasse, pas qu'il la voit... mais ça c'était une illusion... Je ne savais pas quoi dire, j'avais la boule à l'estomac. Je ne pouvais rien faire. Olivia n'a pas manqué l'occasion de me jeter son regard de patate.
Vendredi soir, une fois à Gstaad, j'ai demandé à Thomas s'il m'avait prise pour laisser le champ libre à Pascal. J'aurai pu lui demander dans la voiture, mais je voulais le regarder dans les yeux quant il me répond et pas le visage tourné vers la route dans une voiture mal éclairée. Il a prétendu que non, mais je n'étais pas dupe, j'ai insisté. Thomas a fini par craquer quant j'ai demandé s'il avait fait ça à la demande de Pascal.
Il a sursauté et insisté que c'était son idée. Il voulait leur donner l'occasion de discuter et de mettre les choses à plat; "Et Jane... tu sais bien que je t'aime beaucoup... j'avais juste envi de profiter de passer du temps avec toi. En plus... tu ne sors pas vraiment avec Pascal, non? Mais avec Jérémy?".
Nos discussions étaient entre-coupé par les passages de la Femme de Charge et ses questions. Les chambres à préparer, les courses à faire, etc. A attendre qu'elle retourne faire ce qu'elle avait à faire pour poursuivre.
Et oui, Thomas avait triché. J'étais très déçue, et furieuse aussi.
De quel droit il se permettait de se mettre entre nous, et surtout ce qui m'horripilait le plus, de planter Pascal avec cette... Non mais de quel droit! Il cherchait à nous séparer ou quoi?
J'avais envie de pleurer, de rentrer, d'appeler Pascal pour lui demander de venir me chercher. Pourquoi est-ce que je n'avais pas eu l'idée de prendre ma voiture! Pourquoi monter avec lui le vendredi! J'aurai pu me boxer de ma stupidité. Si j'avais pris ma voiture, j'aurai pu venir ou descendre n'importe quand.
J'aurai voulu que Pascal pense à m'appeler, ça m'aurait rassurée de savoir qu'il pensait à moi. J'aurai voulu qu'il me dise que je lui manquait. La seule chose que je pouvais faire à ce stade, c'était de lui envoyer un message moi.
Une main de fer froide m'a serré le cœur en le revoyant devant chez Olivia quant je l'ai appelé. Je le revois encore regarder son natel et le couper pour le mettre dans sa poche. S'il ne me répondait pas, j'allais vraiment me sentir mal... Mais il a répondu.
Ce soir, il ne bougeait pas de chez lui. Il jouait à la guitare. Il était un peu déstabilisé que Thomas m'ait choisie, sachant qu'il allait à Gstaad. Lui aussi s'était demandé si Thomas ne cherchait pas à s'immiscer entre nous. Donc, je n'étais pas la seule à le penser!!!
Toujours par message, alors que Thomas m'observait boudeur, je lui ai dis qu'il me manquait et que j'étais toujours furax qu'il passe le week-end avec Olivia. J'aurai voulu l'appeler la connasse, mais ça aurait donner l'impression que je manquais de confiance en moi. En nous... ce qui était le cas.
Pascal m'a appelée, les messages ça va un moment, il préférait le contact. Olivia avait bien essayé de profiter de la situation et qu'ils se voient déjà ce soir. Sachant sans doute que ça me ferait péter un câble. Il n'avait aucune obligation de la voir ce soir, ça ne commençait que demain, et demain soir, donc, il a refusé. Il savait que je le prendrais mal s'il avait accepté de la voir déjà ce soir.
J'étais sortie pour discuter avec Pascal. Je ne voulais pas que Thomas nous écoute. Je le voyais faire les cents pas toujours en boudant.
Le week-end a été .... ! Je n'étais pas de bonne compagnie le vendredi soir, j'étais de mauvais poil, limite agressive. Thomas l'a très bien senti et m'a fichu la paix. Même pendant qu'on mangeait au resto, je n'ai presque pas desserré les dents. Je lui en voulais grave.
Au Bar, après une ou deux vodka, je me suis radoucie. Faut dire que Pascal m'avait envoyé quelques messages où il disait avoir envi de me voir et que ça le foutait les boules de me savoir si loin. Il a même proposer de venir pour qu'on puisse passer la nuit ensemble. C'était presque 22h30 quant il a proposé ça. Le temps qu'il vienne jusque là, ce serait minuit, et repartir le lendemain, c'était stupide.
Rassurée, j'ai fait la grande et lui ai dit que ça irait. Que je préférais ne pas le savoir sur les routes aussi tard, pour repartir quelques heures après. Je lui avais dis où on était, et qu'on allait bientôt rentrer de toute façon pour dormir. J'étais raide, mais de meilleure humeur. Je lui manquais.
On est pourtant resté encore plus d'une heure, à bavarder et à boire.
On a parlé de son aventure avec la petite métisse. J'étais curieuse de savoir s'ils se voyaient toujours. Je me demandais si c'était comme les autres, une fois l'affaire dans le sac, on la laisse à la maison pour sortir s'amuser avec ses copains.
Thomas m'a demandé si j'avais vu l'épisode de "Friends", quant Ross sortait avec une petite étudiante à l'Université où il enseignait. Ben, il avait eu l'impression d'être dans la peau de Ross. Il était sorti avec elle et ses amis, et purée, il les avait trouvé d'une bêtise incroyable. Les garçons autant que les filles.
Les garçons avec leur coiffure sensé être tendance, à la Tintin, des tatouages qui ne veulent rien dire, mais qu'ils pensent les rendra plus virile, et les filles, aïch, tout dehors rien dans la tête. Elles se prennent pour la 3ème merveille du monde, stupides à pleurer. Et sa copine à la Ross, une fois qu'elle avait pris de l'assurance, un peu trop vite, à propos de leur relation, pensait qu'il devait être fier d'être avec une jeunette. Qu'il aurait dû lui baiser les pieds parce qu'elle était plus jeune que lui.
Thomas comprenait mieux pourquoi Pascal préférait les femmes mures et pas des connes finis. Il ne s'était rendu compte de la différence d'âge que quant il s'est mêlé à ceux qu'elle appelait ses amis.
La tête qu'il faisait m'a fait rire. Je pense que les quelques verres qu'on avait avalés y étaient pour beaucoup et l'avait rendu plus loquace. Et moi plus détendue.
Je crois qu'on avait peut-être un peu trop forcé sur la vodka. Moi, parce que je voulais calmer mes nerfs et faire taire l'inquiétude qui m'avait frappée, et lui, parce qu'il pensait avoir fait une boulette et que j'allais être fâchée avec lui tout le week-end.
Ensuite... affff, j'ai commis un impair des plus lamentable! J'ai même honte de le noter ici dans mon journal... J'ai couché avec Thomas! J'ai vraiment honte de moi. Haaah, pourvu que Pascal ne l'apprenne jamais. Je ne saurais pas où me cacher. Et je ne pense même pas à Jérémy... Il avait déjà tiqué de savoir que je partais tout le week-end, en plus avec un autre mec, même si je l'avais assuré que ce n'était qu'un ami, alors qu'on aurait pu le passer ensemble... La honte.
Est-ce que j'ai le droit de lancer la première pierre? Ou même faire des reproches à Pascal? Alors que je suis aussi nulle?
Dans ces moments là, l'autre n'existe même pas. On n'y pense pas du tout. Rien. Nada. Ce n'est qu'après qu'on pense aux conséquences de nos actes. Vraiment lamentable. En dessous de tout. Et qu'est-ce que Thomas pouvait penser de moi? Une fille qui prétend aimer Pascal, qui sort avec un autre mec et qui se laisse si facilement emballer? Lamentable. Vraiment pas de quoi être fière!!!
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Novembre 2017 (2) -Honte et trahison!
Le lendemain matin, inutile de dire que je n'osais pas le regarder en face. Thomas faisait pourtant tout pour me mettre à l'aise, comme si ce qui s'était passé n'était pas grave, ou même normal. Aïïïe. Je me sentais comme une merde. Dans la discussion hier soir, Thomas m'a dit qu'il s'était rendu compte qu'il était sorti avec cette métisse, parce qu'elle lui faisait penser à moi.
En plus, quant il m'avait revu, avec mes kilos en moins, son cœur avait sombrer dans les regrets de n'avoir pas su comment me retenir à l'époque. Est-ce que c'était ce qui m'avait attendri et fait baisser ma garde??? L'empêche, si on fait quelque chose dont on n'ose parler à personne, c'est que c'est mal... et j'avais fait quelque chose de très mal.
Ce qui me terrassait le plus, c'est que quant je repensais à la nuit passée, j'avais des picotements au bout des seins. Je suis obligée d'avouer que j'avais aimé ces moments dans les bras de Thomas. Peut-être parce que ça me rappelait des souvenirs, mais pas seulement; j'avais pris mon pied... C'est ce qui me faisait flipper le plus.
La journée, on est passé chez le traiteur, Thomas a passé les commandes à livrer vendredi prochain en fin d'après-midi. La Femme de Charge sera à la Villa pour réceptionner les vins, les alcools pour renflouer la cave et le bar, le jambon de Parme que j'ai proposé et tout un tas de petites choses à grignoter. Wahhh, à l'annonce du montant de la facture, j'ai failli défriser direct.
On s'est balader dans la station, puis faire du patinage. Je suis nulle, mais j'aime ça. Thomas a essayé de m'apprendre à être plus à l'aise en me montrant des trucs. Ma première demi heure, je l'ai passé pratiquement les fesses sur la glace. Après 1h, je pouvais avancé sans être parterre toutes les 5 secondes. On s'est beaucoup amusé et ça m'a beaucoup plu. Ensuite on a mangé dehors. Je n'avais pas envie de cuisiner, et Thomas est un piètre cuisinier. On a fini au bar, et... j'avais envie de finir dans ses bras, alors j'ai bu pour me donner une excuse, mais pas assez pour ne pas savoir ce que je faisais...
Et ce qui devait arriver est arrivé. Je me suis laissée aller, je prétendais avoir perdu toute inhibition. Je soupçonne Thomas d'avoir fait pareil. On a fait l'amour toute la nuit. Comme si on savait que ça ne risquait pas d'arriver de nouveau. On s'est embrassé à ne plus pouvoir. Ses mains étaient partout, ses baisers chauds, prolongés et insistants. Aux lueurs de l'aube, épuisés, en nage, on s'est enfin endormi enroulés dans les bras l'un de l'autre.
Une fois encore, j'ai réalisé que je n'avais pas du tout pensé à Pascal pendant toutes nos activités nocturnes et un peu coupable en voyant les messages de Pascal et ses tentatives de m'avoir au bout du fil. Je pense que ça devait être pareil pour lui quant il bidule ailleurs. Mais ce dimanche matin, je n'avais pas envie de me sentir coupable.
On a soigneusement évité de parler de Pascal, de culpabilité, ou de Jérémy... Je ne voulais même pas y penser. Une fois, on peut dire que c'est une erreur, mais deux non. Alors j'ai été comme j'aurai été avec n'importe lequel de mes amants après l'amour; câline.
Vers midi, Thomas avait tout réglé avec la Femme de Charge. Une fois celle-ci partie, on s'est préparé pour redescendre. J'ai vu que Thomas était un peu triste de partir. Je lui ai donné la main. On était devant la porte, nos bagages à nos pieds, prêt à franchir le seuil. Et il m'a jeté un regard que j'ai compris.
Thomas m'a entraînée jusqu'à sa chambre et on s'est jeté l'un sur l'autre comme des loups affamés.
Cette fois, on n'avait pas l'excuse d'avoir été imbibé! C'était en toute connaissance de cause. Ce qui n'empêche pas la petite voix qui me siffle au fond de la tête, que je n'avais aucune excuse. Et que si ça pouvait m'arriver, alors Pascal aussi. Et ça ne veut pas dire que je ne l'aime pas ou plus.
On a quitté la Villa aux environs de 18h... 4h plus tard... Même si Pascal l'apprenait, je nierai tout... même sous la torture.
Étant donné ma position, je n'ai pas demandé à Pascal ce qu'il avait fait avec la pouffe. Je n'ai posé aucune question. Il m'a raconté ce qu'il voulait et je l'ai écouté. Il a eu l'impression que ça ne m'intéressait pas plus que ça.
Ce n'était pas le cas, mais je ne voulait pas m'étaler sur le sujet, pour pas qu'il me pose des questions sur mon week-end.
Le week-end suivant, j'avais pensé pouvoir aller à Gstaad, mais j'avais l'anniversaire d'un de mes neveux. Je ne pouvais pas y couper, c'est mon filleul. Donc Tati devait être présente. Ça m'a brouillé l'estomac de ne pas pouvoir y aller. De savoir que la connasse serait là-bas, tout près de mon homme...
Avec ce que j'avais fait, est-ce que j'ai le droit de continuer à l'appeler comme ça?
J'avais failli accepter d'aller à l'anniversaire en famille le vendredi soir avec Jérémy. Il y comptait et était impatient de rencontrer ma famille. Mais, au dernier moment, je me suis demandée si c'était le contraire, Pascal n'ayant que croisé certains membres de ma famille, apprenant que j'avais été avec Jérémy, avec qui je n'étais que depuis quelques mois, alors que lui et moi étions ensemble depuis plus de 8ans??? Non, il n'apprécierait pas et je le comprend.
Alors j'ai annulé avec Jérémy. Après la fête, j'ai été dormir chez lui, parce que le lendemain, on fêtait le même anniversaire avec les copains de mon filleul cette fois. Et je n'emmenais pas Jérémy. Je ne pouvais pas lui faire le coup tous les week-end, hors le week-end prochain, j'avais bien l'intention d'aller à Gstaad, et sans lui.
Donc, il fallait que je me rattrape la semaine pour pouvoir disposer de mon week-end. Ciel, que c'était fatiguant d'être avec quelqu'un d'aussi célibataire que Jérémy!
N'étant pas très fière de moi, j'ai évité Pascal. Pourtant, je voulais savoir comment les choses se sont passés avec la pouffe. J'ai prétendu être très occupée et je répondais sporadiquement à ses messages. J'ai évité tout contact téléphonique.
Thomas m'avait appelée le vendredi avant mon week-end d'anniversaire. Il avait très peu parlé du week-end, et avait simplement raconté notre sortie à la patinoire et dit à Pascal qui l'avait questionné, que j'étais pas de très bonne humeur le vendredi quant on est monté. J'étais fâchée parce que c'était lui qui avait lancé le jeu. Alors tout baigne, je m'en tiendrais à la même version.
S'il savait quelque chose à propos de Pascal, il ne m'en a rien dit. Caro non plus. Alors que j'avais évité Pascal jusqu'à maintenant, j'avais parlé à Thomas. Il savait que je montais à Gstaad ce week-end.
Hah! Thomas Thomas... Il n'a pas su agir comme d'habitude. D'habitude, on est tout le temps ensemble, il a son bras autour de mes épaules, souvent à la même table, ou il me plante sur ses genoux. Mais là... Lui qui d'habitude m'accueille presque toujours quant j'arrive à la Villa, a fait semblant qu'il ne m'avait pas vue, en se mordillant la lèvre inférieur. Quant nos regards se sont croisés, il m'a fait signe de loin!!! Trop nul.
Forcément Pascal a trouvé son attitude plutôt louche. Il n'était pas le seul. On avait passé tout un week-end ensemble et maintenant on s'évite??? Je ne me sentais pas très à l'aise, mais je me suis forcée à aller vers lui et essayé d'agir comme d'habitude. Pascal s'est mis à me bombarder de questions, auxquels je ne voulais pas répondre.
Défense - Attaque... Alors j'ai attaqué... en disant que je me retenais déjà de lui poser des questions sur son week-end, et oui, j'étais furax et je n'étais pas sûre si je devais croire Thomas, quant il me dis que ce n'était pas lui qui lui avait demandé de m'éloigner pour le week-end. Donc, pour ne pas péter un câble, je préfère ne pas parler, pour l'instant, de ce week-end là.
Et de la voir là, et j'ai fait un signe de la tête en direction d'Olivia plus, voyant la Olivia là... j'ai inspiré et expiré avec force, sans rien dire de plus.
Pascal a fait la grimace, mais s'est mis à me dire que ça ne lui posait pas de problème de me raconter, mais je lui ai fais signe que je ne voulais pas en parler. Point barre. Fouuuuuh, j'ai diffusé la bombe. Après ça, Pascal a évité le sujet. Et évitait Olivia... ce qui n'était pas pour me déplaire.
J'étais sortie fumer dans le froid, tout en regardant ce qui se passait à l'intérieur. Je m'étais donnée un mal fou pour garder le sourire et parler avec tout le monde. J'étais épuisée. J'aurai préféré me planter dans mon coin et lire jusqu'au moment de sortir.
Thomas est venu me rejoindre. Après quelques paroles en l'air, Thomas a rigolé en disant que ça ne nous ressemblait pas de ne pas se parler franchement. Il avait raison. Il s'est demandé pourquoi je ne lui avais jamais vraiment laissé un chance; on s'entendait bien, on se comprenait et on ne s'ennuie jamais ensemble, mais j'étais toujours retournée vers Pascal. Qu'est-ce que Pascal pouvait bien avoir de plus qu'il n'avait pas... Ce n'était pas des questions, mais de simples remarques.
J'ai repensé à notre retour de Gstaad, alors que je le regardais conduire tout pensif, je m'étais sentie amoureuse de se type aux cheveux bouclés. Et je n'aurai pas su quoi lui dire, parce que je ne savais pas moi-même pourquoi c'est Pascal et pas un autre!
Après un moment de silence, Thomas s'est tourné vers moi et m'a dit de l'utiliser. De quitter Jérémy et de sortir avec lui. J'étais trop surprise pour dire quoi que ce soit. La bouche parterre. Thomas a dit qu'il savait très bien que je finirais par retourner vers Pascal, mais en attendant... on pourrait être ensemble. Il acceptait le risque et acceptait de souffrir encore une fois. Seulement cette fois, c'était un choix délibéré. Les 2 autres fois, il y avait cru et avait pensé que ça marcherait nous deux, cette fois, il savait que je finirais par le quitter...
Thomas disait ne pas vouloir me faire de pression. Qu'il n'y avait que des avantages, par exemple, Pascal habitait juste en dessous, donc je pourrais avoir un œil dessus, etc... Il me demandait de réfléchir.
Pascal est sorti pour venir vers nous, Thomas m'a avertie avant de retourner à l'intérieur. Pascal l'a regardé passé en fronçant les sourcils. Il voulait savoir de quoi on avait parlé. Je n'ai pas répondu. Il m'a dit qu'il se doutait bien que Thomas revenait à l'assaut, étant donné ma perte de poids, et lui aussi avait remarqué que la métisse avec qui il était sorti me ressemblait.
J'ai ignoré ses remarques, encore trop sous le choc. Je ne m'attendais pas du tout à la réaction de Thomas. Le reste du week-end s'est très bien passé. Mais Thomas restait un peu distant, même s'il était toujours près de moi, mais il ne me prenait pas dans ses bras comme avant.
Une ou deux fois, j'ai eu envie de sauter à la gorge de la pouffe quant elle enfilait son bras sous celui de Pascal, comme s'ils étaient cul et chemise. Elle et ses copines faisaient barrage autour de Pascal, tenant Caroline, moi ou ses copains à l'écart, ce qui fait qu'il était obligé de se débrouiller pour prendre la fuite pour éviter de me voir péter un câble. On aurait dit qu'elles avaient répétés...
Pascal venait aussitôt vers moi, comme s'il avait besoin de me prouver qu'il n'avait rien à se reprocher. Louche.
Je n'ai pas passé une seule nuit avec Pascal depuis qu'on a recommencé à retourner à Gstaad. Il n'a pas non plus cherché à me le proposer. C'était un peu... ça m'angoisse. D'habitude, il me poursuit, chercher à passer la nuit avec moi dès qu'on est au chalet. L'endroit où on a pas à se cacher... Alors je me pose des questions. Je rentre toujours du week-end triste, comme si j'avais perdu quelque chose.
Jess est rentrée fin novembre. Elle semblait déprimée et de mauvaise humeur. Apparemment, rien ne s'était passé comme elle le voulait et elle était là pour lécher ses plaies. J'ai appris par Thomas que le type qu'elle voyait était en fait marié, et n'avait pas l'intention de quitter sa femme, même pour elle. L'homme en question faisait partie de leur cercle, donc il avait été facile pour lui et ses parents de prendre des informations sur lui.
J'imagine que ça doit être un de ces richetos, mariés avec une famille tout aussi richeto... Ça m'a fait de la peine pour Jess, elle avait vraiment l'air au bout du rouleau.
Je n'avais toujours pas répondu à Thomas et Jérémy commençait à s'énerver par le fait que je passe mes week-end à Gstaad avec mon ex, comme il appelait Pascal. Que je ne semblais pas du tout impliquée dans notre relation. Il me demandait plus d'investissement dans notre couple.
Je me sentais de plus en plus coincée... Il était adorable quant il ne cherchait pas à m'obliger à m'investir plus dans notre relation. Je ne pouvais pas lui dire que j'avais toujours des sentiments pour Pascal, alors j'ai prétendu que j'étais comme ça, je n'y pouvais rien. J'ai le sentiment que Jérémy me met sous pression et je n'aime pas ça. En même temps, je sais que c'est de ma faute...
Peut-être que je ne sais pas être heureuse?! Je crois que je cherche à ce que ce soit lui qui me quitte... Afff, j'ai la tête à l'envers! Je ne sais pas ce que je veux... Ni ce que je dois faire... Je suis paumée!
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