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Article publié depuis Eklablog

Publié le par JaneDo

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Mar - 8 sept 2020  -  Missing you...        

Ce devait être vers les 3h du matin là-bas, quant j'ai laissé un message à Pascal. Juste pour dire que j'étais bien arrivée., et qu'il me manquait. J'ai décidé de ne plus cacher ce que je ressentais. Même si ça devait le mettre dans une position difficile.

Alors oui, il me manquait. Il a répondu à mon message en me disant que je lui manquais aussi. J'ai reçu droit derrière un autre message, où il me disant qu'il savait que j'étais bien rentrée.

N'ayant pas reçu de nouvelles, il avait été inquiet.

En fait, je savais ce qu'il voulait dire par inquiet; il se demandait s'il avait encore commis un impair, que j'étais fâchée en partant, et qu'il ne s'en était même pas rendu compte. Bref, c'était ce qui l'avait inquiété. Je l'ai rassuré.

J'étais juste crevée. Trop de longs voyages, de longs trajets, ça m'avait assommée. Son message m'a réchauffée le coeur; je lui manquais, alors même un simple "je suis bien arrivée" aurait comblé un bout. Du tac au tac, j'ai répondu qu'il me manquait encore plus qu'il n'imaginait.

J'ai un peu hésité avec le message suivant, puis non; il me manquait plus que je ne pouvais lui manquer. Lui avait Caro. Et si ça ne suffisait pas, il a aussi Jess, ses parents et le petit Patrick. Ha! J'avais dû toucher un point sensible, parce que sa réponse à mon message ne venait pas.

J'avais balancé mon natel, parce que Pascal ne répondait pas. Idiote;

Puis mon natel a sonné. C'était Pascal. Il avait lu mon message et ça lui faisait de la peine. Il disait que je lui manquait vraiment beaucoup. Qu'il était triste que je ne le croyait pas. Toutes les Caroline du monde ne pouvait pas l'empêcher de penser à moi et d'avoir envi d'être avec moi.

Ça m'a rappelée ce qu'il m'avait dit à propos de son fils; il aurait eu envi de rester, de le voir grandir. Mais, l'idée que c'est exactement ce qu'espérait Jess et ses parents, faisait qu'il avait envi de faire exactement le contraire. Je savais qu'il était très partagé à ce sujet. C'était délicat d'en parler, alors j'ai gardé pour moi mes craintes de le voir finalement décider de rester là-bas.

Quel bonheur de l'entendre. Ça me donnait envie de le voir, de pouvoir le toucher, le sentir, sentir sa chaleur, aïe, il me manquait. Je le lui ai dis. J'ai dis aussi que je comptais les jours jusqu'à son retour. Pascal m'a redemandé si ça ne me disait pas de venir m'installer là-bas, à New York. On en avait déjà parlé.

Qu'il me redemande ça, alors qu'il était encore là-bas, a fait vibrer la sonnette d'alarme. Il y pensait sérieusement!

On s'est confié pendant une bonne heure. J'aimais entendre sa voix. Ça me faisait penser à des tas de choses; comme quant il me dévisageait et me sortait de nulle part des "I love you". Ça me faisait toujours fondre. Aussi à sa voix quant il me chuchotait à l'oreille quant on faisait l'amour.

Ça me faisait aussi peur d'être si craque dingue de lui, même après toutes ces années...

Avant de raccrocher, il m'a dit qu'il rentrait ce week-end, donc, je n'avais pas à compter. Ça m'a fait frisonner de bonheur. Mais, j'avais de gros doutes. Cela pouvait changer d'ici le week-end, alors il ne fallait pas que je me fasse trop d'illusions. En même temps, j'avais trop mal au coeur pour lui. Sa position n'était pas facile.

Quelque part, je me disais qu'il allait falloir que je fasse des concessions, et lui donner un peu aussi...

Je pensais que je devrais peut-être envisager d'accepter de vivre avec lui. Dès que j'ai eu cette pensée, ça m'a fait frissonner dans le mauvais sens. Il est à peine plus âgé que l'aîné de mes neveux, et il est marié, et avec enfant en plus.

Comment faire fasse à ma famille, et surtout mes neveux, que j'appelle mes gamins, avec ça! Je ne pourrais jamais le présenter à me famille... Jamais jamais. Je me suis sentie mal...

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Lun- 7 sept 2020 - Jet Lag...

Publié le par JaneDo

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Lun- 7 sept 2020  -  Jet Lag...        

Rentrée sur mon territoire seulement le lundi. J'étais claquée. Aller-Retour Genève-New-York, ça fait beaucoup en un week-end. Tellement naze, je suis restée au lit toute la journée. J'étais aux abonnées absents. Je devais appeler Pascal dès mon arrivée, mais j'ai oublié. Puis ensuite... ben comme je dormais...

Le cafard est venu bien plus tard. Déjà que j'ai eu de la peine à me sortir des plumes, mais il faisait presque nuit. Raide. Mal à la tête. J'avais oublié de prendre avec moi mes médics pour la pression. Donc, je pense que le sublime mal de tête venait de là. Et avec le cafard en prime... Pas la forme.

Marie m'a bombardé pour que je passe chez elle... Après avoir lu tous ses messages, j'ai craqué, et dans la soirée, je lui ai promis d'y aller mercredi. Je pensais qu'en répondant si tard, elle serait déjà couchée et qu'elle ne verrait pas mes messages avant demain. Peine perdue. Son natel devait être près d'elle.

Donc, ce sera mercredi, juste après avoir déposé la femme de ménage au métro. Je suis déjà crevée à l'idée! Jeudi, il y a l'anniversaire d'un de mes neveux... Semaine chargée...

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Lun - 14 sept 2020 - Tchoy a perdu son papa

Publié le par JaneDo

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Lun - 14 sept 2020  -  Tchoy a perdu son papa...        

Ah la la, ça me rend triste et ça me fout les boules... Tchoy a perdu son papa. Il est décédé samedi... mince, sur le trône en plus. Il a juste appuyé sa tête contre le mur, et s'est endormi à jamais. Ça me fiche le cafard.

Sa famille n'arrivait pas à le joindre. Son neveu, Tibi, copain avec mon neveu a demandé à Dav de me demander. Sa famille sait que Tchoy et moi on est pote depuis des lustres, donc toujours en contact. C'est mon meilleur pote quand même, malgré tout ce qui a pu se passer.

Je lui ai donc transmis le message; en lui demandant d'appeler sa famille d'urgence. L'enterrement a lieu vendredi. Parce qu'avec ses 11 enfants disséminés par le monde, il faut qu'ils puissent tous revenir en Suisse pour l'enterrement. 11 ou 18 frères et sœurs... je ne me rappelle jamais du nombre exact.

Je suis terrorisée, parce que mon papa est aussi âgé, et je ne veux pas le voir partir... Je ne veux pas...

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Dim - 6 sept 2020 - Retour chez moi...

Publié le par JaneDo

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Dim - 6 sept 2020  -  Retour chez moi...        

Ok, de savoir que je repartais aujourd'hui m'a fichu un peu le moral en bas. Maintenant que j'étais là, je serais bien restée. Enfin, je dis ça, mais en même temps, je me réjouissais de rentrer chez moi. Va comprendre. Mais, je n'avais pas le moral. Je suis un peu compliquée du cerveau...

Hum, Pascal a voulu m'imposer dans sa famille aujourd'hui. J'aurai pu, puisque Jess et du coup ses parents savaient que j'étais là. Mais, je n'ai pas osé pousser le bouchon quand même. Alors Pascal est resté toute la journée avec moi, jusqu'à mon départ. Caro ne nous a pas accompagné à l'aéroport.

C'est seulement dans l'avion que j'ai réalisé que Pascal n'avait pas trop insisté pour qu'elle rentre en même temps.

L'empêche, on ne s'est pas beaucoup occupée d'elle. C'était comme si elle n'était pas là. Elle a aussi fait profil bas je dois dire. Discrète, presque invisible. Elle ne nous a pas dérangé du tout. Avec Pascal, on était tout le temps collé ensemble. On a beaucoup discuté. Enfin, j'ai surtout écouté.

Il me faut toujours un peu de recul avant de dire quoi que ce soit, et pas réagir bêtement.

Je trouve toujours affreux le temps qu'on peut perdre entre aller à l'aéroport, l'enregistrement, et poireauté. Pour finir, ces heures là sont perdus. Du temps qu'on pourrait passer avec ceux qu'on aime, au lieu d'être assis connement à attendre le moment de monter dans un foutu avion.

Pendant le voyage, le week-end défilait dans ma tête en boucle... Je repensais à tout ce qui s'était passé, aux conversations que j'avais surpris, etc. Notamment, à la petite crise de Caro et comment Pascal avait réussi à lui faire avaler tout ça.

Je me suis demandée s'il faisait pareil avec moi???

Ce matin, pendant que Pascal était sorti courir, j'avais pu discuter un peu avec Caro. Elle semblait bien dans ses baskets. Elle ne s'est pas plainte d'être la 5ème roue du char.

J'étais quand même épatée par sa façon de déguster la situation, de savoir se mettre en retrait.

Puis, dans l'avion, je me suis dite que c'était une stratégie, pour que Pascal ne la fasse pas embarquer avec moi. Je me suis dis que moi aussi, par simple égoïsme, j'étais rassurée qu'elle reste.

Est-ce que ça voulait dire que j'étais une mauvaise amie? Que je l'utilisais? J'espère que non, ce serait moche.

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Sam - 5 sept 2020 - New-York New-York...

Publié le par JaneDo

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Sam - 5 sept 2020  -  New-York New-York...        

En me réveillant vendredi en fin de journée, j'entendais Pascal et Caro discuter au salon. Par curiosité, je les ai écouté un moment avant de montrer que j'étais réveiller. Leurs discussions tournaient autour de Jess. Elle était sortie de la Clinique. Pascal l'avait raccompagnée chez ses parents avec le petit Patrick.

Sa maman pensait qu'il allait rester avec eux, mais ce n'était pas le cas. D'après ce que j'ai compris, Pascal avait dit à Jess que j'étais là, à New York Il avait même pensé que peut-être, je voudrais voir le bébé. Euh, pas vraiment. Ça risquait de me briser le coeur. Jess n'avait pas émis d'objection semble-t-il.

Dans ma tête, je préparais déjà ce que j'allais lui dire s'il me le proposait. Caro lui a dit que ce n'était pas une bonne idée. Que je ne voudrais probablement pas le voir, et que c'était mieux de ne pas me le proposer. Elle avait raison, mais ça m'a énervée qu'elle décide à ma place. Tous les arguments qu'elle a avancé étaient justes.

On a mangé les 3 dans la chambre, puis Pascal et moi sommes descendus pour prendre un verre au bar.

C'était surtout pour voir si le type qui le suivait était encore là. Il l'était. Assis au bar, il buvait un verre avec le regard vissé en direction des ascenseurs. En nous voyant sortir de là, il s'est retourné brusquement. Il s'était changé. Cette fois, c'était botte, pantalon et veste en jeans, sur une chemise blanche avec une petite cravate, genre Cowboy.

Il ne manquait que le chapeau de Cowboy pour faire compléter le tableau.

Caro était descendue et s'était installée dans le hall pour surveiller le bonhomme. Dès qu'on est remonté dans l'ascenseur, il est parti. Son travail était semble-t-il terminé. Caro est restée là une 1/2h, à surveiller pour voir s'il revenait ou s'il était remplacé. Que nenni.

Caro a été se changer puis nous attendre en bas. On est sorti prendre un verre ensemble au Pub du coin. Ce 1er soir, j'ai dormi comme un bébé, malgré les tourments qui s'agitaient dans ma tête, malgré la petite sieste quelques heures plus tôt. Je devais être fatiguée!

Pascal avait commandé un petit déjeuner; œufs aux bacons comme j'aime, fruits, jus, etc... J'avais super faim.

Pascal a voulu me trainer dans les boutiques. La 1ère chose qu'il m'avait dit à l'aéroport, était que j'avais énormément maigri. Forcément, je suis à cran depuis qu'il était parti. Je ne savais pas s'il allait revenir ou pas. Et de plus, il avait voulu absolument me voir. Et ça, pour moi, ça n'augurait rien de bon.

J'attendais toujours que le couperai tombe sur ma tête... Je n'ai pas aimé son envie de me saper. Est-ce que j'étais si mal fagotée? Est-ce que je ne tenais pas la comparaison avec sa femme ou Caro?

Ou est-ce que c'était les derniers cadeaux avant de me repousser dans le prochain avion? Bon, oui, je paniquais un poil.

Caro n'avait pas pu venir avec nous. Trop risqué. Dès le moment où ce bonhomme la verrait, ce serait foutu pour elle.

La connexion sera vite fait; ils sauront qu'elle est venue avec Pascal, où elle logeait et tout le reste. Donc, il fallait qu'elle reste dans l'ombre. C'était dommage, parce qu'elle rentrait avec moi dimanche. Demain.

On s'est balader main dans la main, été manger ensemble, et au retour... son père nous attendait à l'hôtel.

Zut. Pascal aurait dû passer chez ses parents pour voir sa femme et son fils un moment. Ça nous aurait probablement évité la mauvaise surprise. Les mains dans le dos, son papa attendait devant la porte de notre chambre. Bizarre... je suis sûre que s'il voulait y entrer dans la suite, il aurait pu.

Là, j'ai regretté de n'avoir pas accepté que Pascal m'achète de quoi avoir l'air plus présentable.

Ha... la sérénade, je la connaissais par coeur. Pourtant, pour une fois, il n'y avait pas de colère sous-jacente, mais un ton calme et mesuré. Pascal a voulu éviter la confrontation, alors il voulait que je redescende l'attendre au resto en bas. Mais, son père a dit qu'il passait juste comme ça, et que je pouvais rester. Ça nous concernait tous les 2.

Pascal a encore insisté pour que je parte, mais, j'ai voulu rester. J'étais curieuse de savoir ce qu'il allait dire.

Évidemment, son papa savait que j'étais là. Il savait que Pascal m'avait fait venir. Son père m'a sorti que, si je l'aimais vraiment, je le laisserai partir, vivre sa vie. Je n'ai pas eu à répondre, Pascal l'a fait à ma place. Il lui a dit que c'était une connerie de mythe inventé par des imbéciles pour prendre la fuite.

Si on aime, on reste, contre vents et marées... On ne prend pas la fuite... C'est ce que je pensais aussi.

Pascal lui a dit que c'était inutile qu'ils nous fassent suivre, parce qu'il n'avait pas l'intention de se cacher. Jess savait aussi que j'étais là. Son père a semblé décontenancé pour une fois. Il n'aurait jamais imaginé que Jess pouvait être au courant et semblait accepter la situation.

Son père savait aussi que je repartais le lendemain. Donc, plus de surveillance inutile.

Pascal lui a dit qu'il était majeur et vacciné, il devrait arrêter de le traité comme un gamin indiscipliné. Ce qui a fait sourire son père Il était; indiscipliné. Ça m'a fait sourire aussi je dois l'avouer.

Pascal ne voulait pas rentrer dans le moule qu'on lui a préparé.

Après le départ de son papa, Pascal a dit à Caro qu'elle pouvait venir. La surveillance était terminée.

On a passé le reste de la soirée ensemble. Caro ne voulait pas rentrer demain. Faut dire que, depuis que j'étais là, elle n'avait pas beaucoup vu Pascal, et était restée enfermée à l'hôtel. Maintenant qu'elle pouvait rester à son hôtel, elle voulait rester encore quelques jours avec lui. Même si ça voulait dire; rester enfermée à l'hôtel.

Pascal pensait rester encore une petite semaine, et rentrer après.

Ciel, quant il a dit ça, mon coeur a fait la fête. Donc, il ne cherchait pas à rompre, parce qu'il resterait avec Jess. Ouf, ouf, ouf. J'étais tellement soulagée, je me suis détendue enfin. Je pouvais lui faire des bisous, lui tenir la main de mon propre chef, et pas attendre que ce soit lui qui fasse toujours le 1er pas.

Faut dire que j'étais sur la défensive... Pascal a tout de suite noté le changement...

Je suis devenue plus souriante, plus expansive que je ne l'avais été, depuis que j'étais arrivée. Je lui ai dis ce que j'avais imaginé. il a secoué la tête en rigolant, d'un air désolé. S'il s'était douté de ce qui se passait dans ma tête, il me l'aurait dit tout de suite à mon arrivée.

Clair qu'on ne pouvait pas vraiment parler du pourquoi du comment, parce que Caro était collée à nos basques. Sauf quant on était au lit. Pascal m'a raconté tout ce qui lui était passé par la tête. Les moments de doutes, et tout. Les moments où il redoutait de devoir se conformer à ce qu'on attendait de lui.

Pascal en avait parlé avec Jess. Elle avait semblé plus compréhensive que prévu. Pascal semblait pensé qu'elle avait beaucoup changé depuis sa grossesse. Pourquoi ça s'appelle grossesse au fait? Encore un truc inventé par des hommes frustrés pour minimiser le rôle de la femme! Oui, Jess avait sans doute changé.

Bizarrement, je n'avais pas vu Thomas depuis que je suis là. Et pourtant, je sais qu'il est ici aussi. Pascal n'en parlait pas, alors moi non plus.

On a passé la soirée pratiquement collé l'un a l'autre, comme si Caro n'existait pas. Je voulais profiter des derniers moments que je passais avec Pascal. Je savais que dès que je partirais, Caro changera de chambre, et Pascal partira passer 1 ou 2 jours avec sa famille. Ou peut-être tout le reste de la semaine.

Caro se fichait pas mal de rester toute seule... Et voulait rentrer en même temps que Pascal.

D'un côté, je lui en étais reconnaissante, parce que du coup, ça ne laissait pas le choix à Pascal. Je pensais que Caro avait dû se faire virer de son boulot, mais non, elle s'était arrangée pour avoir un certificat maladie. Maligne. En même temps, comme elle travaillait à nouveau dans la même boîte que Pascal, il pouvait l'appuyer.

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Ven - 4 sept 2020 - Geneva -> New-York...

Publié le par JaneDo

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Ven - 4 sept 2020  -  Geneva -> New-York...        

Me voilà plantée dans un avion à me redemander pourquoi j'étais là... Ah oui, mon petit coeur avait besoin de moi... Il semblait perdu, au fond du bac, ben on est 2. Je me sentais perdue dans cet avion. Mon tracomètre était au plus haut. Dans le rouge. Je fais semblant d'avoir l'air à l'aise, mais c'est qu'en surface.

J'ai coupé mes cheveux, mais j'ai gardé ma tresse, qui maintenant descend sous le menton. Pascal a dit qu'il m'attendrait à l'aéroport. Mon Dieu, qu'est-ce que je fous là! C'est vraiment "aller me jeter dans la gueule ouverte du Loup". Mais bon, Pascal m'a dit qu'il n'y avait rien à craindre. Il dealerait avec ses parents.

Pascal m'attendait bien à l'aéroport. Malgré la foule qui circule là-bas à travers, je l'ai tout de suite vu. Il a d'ailleurs levé la main pour se faire remarquer. Inutile. Impossible que je le rate. Mon bébé. J'avais envie d'aller me jeter dans ses bras, mais contenance oblige, j'ai marché calmement jusqu'à lui.

Pascal m'a serrée très fort contre lui. J'ai fermé les yeux. C'était si bon de le sentir, le voir, d'entendre sa voix. Il m'a demandé si ça allait, mais j'ai rien compris. J'étais sûre que dès le moment où mon nom a paru sur la liste des passagers, son père a dû le savoir. Intérieurement, je tremblais un peu.

Le chauffeur a planté mes affaires dans le coffre et on a quitté l'aéroport. Je lui ai redis qu'il était fou. Que son père n'allait pas me rater. Il m'a répété qu'il s'en occuperait. Il savait très bien qu'il avait quelqu'un sur ses traces. Il me l'a montré discrètement. Le connard. Si je ne l'avais pas su, je ne l'aurais pas remarqué.

Je savais très bien que je ne passerai pas tout le week-end collée à Pascal. Il devait tout de même aller à la Clinique pur être auprès de sa femme. Il avait réussi à la convaincre de rester le plus possible, et aussi d'aller ensuite chez ses parents, au moins les 1ers jours.

Jess savait qu'il n'avait pas l'intention d'emménager à l'appart. Donc, elle serait toute seule. Elle a donc décidé qu'il avait raison, c'était préférable d'aller chez les parents, jusqu'à ce qu'elle sente à l'aise. La maman à Pascal s'occuperait de la nounou. C'est elle qui l'avait choisie, et Jess n'avait pas d'opposition.

La pauvre. D'après ce que je comprenais, elle se sentais un peu perdue et débordée. Elle avait aussi un peu peur.

Pascal subissait la pression de ses parents, et c'est, je crois, la raison qu'il m'avait suppliée de venir. Il avait besoin de sentir que j'étais de son côté. Je l'étais. Mais raisonnablement, je ne sais pas si j'aurai réussi à ne pas me laisser influencer par... les codes de notre société?!

Les codes qui voulaient qu'on soit aux anges parce qu'on a un bébé... sur les bras. Parce qu'on doit d'être aux côtés de la mère qui vient d'accoucher. On se doit d'avoir un air béa... même si on doit faire semblant. Le pauvre, il allait se faire rétamer de ne pas vouloir se mettre dans les rangs.

On a été avaler un petit truc. Je n'avais pas vraiment faim, j'étais trop crispée de trac. Le même type qui l'avait suivi à l'aéroport, s'est assis sur la même terrasse que nous. Il avait changé de chemise et portant une casquette cette fois. Il semblait toujours plongé à fond dans une lecture quelconque. C'était bien lui.

Pascal m'a raccompagnée à son hôtel. Puisqu'on était suivi, il n'avait pas l'intention de se cacher. Ses parents savaient qu'on se voyaient toujours. Bon, mais de là à venir jusqu'à New-York, hum!

Dès que Pascal est parti pour la Clinique, Caro s'est pointée. J'étais claquée. J'ai toujours besoin de dormir après un voyage. Même si c'est 1h. Je sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. J'aurai voulu la renvoyer, mais je ne savais pas comment. Je lui ai demandé si ça la gênait pas que je me couche un moment. C'était le début de l'après-midi ici.

Je n'aurai pas pensé réussir à m'endormir avec quelqu'un dans la pièce d'à côté, mais j'ai sombré direct.

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Jeu - 3 sept 2020 - J'ai craqué...

Publié le par JaneDo

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Jeu - 3 sept 2020  -  J'ai craqué...        

Pascal a tellement insisté, que j'ai fini par capituler . Mais franchement, je ne voulais absolument et irrésolument pas aller le rejoindre à New-York.

Pascal a dit qu'il avait besoin de moi, et ça, je pense que, de la manière qu'il l'a dit, ça ferait craquer n'importe qui. Il avait une petite voix et semblait tellement perdu.

Je n'arrive pas à croire que j'ai fini par accepter. N'importe quoi. Je suis furax contre moi-même. Pourtant, la manière qu'il avait dit ça, en plein milieu de ma ribambelle de prétextes, m'a scotchée.

Ça repassait en boucle dans ma tête. Chaque fois que je m'énerve contre moi-même, prête à me jeter sur le téléphone pour lui dire que j'avais changé d'avis, sa petite voix m'en empêchait.

Je me sens vraiment trop nulle. Aller là-bas alors que sa femme vient d'accoucher... Franchement?! C'est nul nul nul...

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Mer - 2 sept 2020 - Trop de non-dits...

Publié le par JaneDo

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Mer - 2 sept 2020  -  Trop de non-dits...        

Aïe, je suis au fond du bac.... Je n'arrive pas à sortir la tête de l'eau. Je suis incapable de fonctionner, même pour mon boulot.

La peinture a toujours été mon royaume, ma fuite. L'endroit où je me réfugie pour fuir le monde, les soucis, le stress... mais ces jours-ci... impossible...

Je viens à peine de me lever, et j'ai envie d'aller me recoucher. Dormir pour ne pas penser. Dormir = mon cerveau.

Les images que je me fabrique n'ont rien de géniales. J'imagine le pire; que Pascal risque de ne plus rentrer.

Caro n'avait pas eu de nouvelles depuis dimanche soir. Heureusement que Pascal a fini par m'appeler... mais... c'était pas terrible... Beaucoup trop de non-dits, de silence...

Je le savais déjà, mais il m'a dit que Jess avait accoucher. Il n'a pas dit; "je suis papa", mais seulement que; "Jess avait accouché" en début d'après-midi hier. Très très bête, mais j'ai apprécié la nuance.

Mon pauvre petit coeur semblait préoccupé, en plein chamboulement. Comme si les mots avaient de la peine à sortir de sa bouche.

Il a juste encore dit qu'il n'arrivait pas à croire que c'était finalement arrivé... qu'ils avaient un bébé...

Puis il s'est mis à insister pour me voir. Tsss... Là-bas? Si loin? Il est fou! Pas question que j'aille là-bas, surtout maintenant.

Je ne suis pas sûre de pouvoir contrôler mes réactions. Et je ne veux pas avoir l'air de la salope revêche, qui cherche à casser son couple. Ou, à le tirer à moi. Ni me mettre à critiquer.

Mais il me manquait tant... J'avais envie de savoir ce qui se passait dans sa tête... Ce qu'il avait l'intention de faire... Ou peut-être pas...

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Mar - 1er sept 2020 - C'est un garçon... Patrick Logan...

Publié le par JaneDo

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Mar - 1er septembre 2020  -  C'est un garçon... Patrick Logan...        

Après des heures de souffrances, Jess a mis au monde un petit garçon. Patrick Logan. Je l'ai su par Thomas, pas par Pascal. Plus de nouvelles depuis son coup de fils de dimanche. Thomas m'avait téléphoné pour savoir comment j'allais et m'apprendre qu'il était tonton. Qu'il avait un petit neveu en pleine forme.

Mais, je crois qu'il devinait surtout que Pascal n'avait pas pu m'appeler. Il était si contente. Thomas avait prévu d'aller lui aussi à New York, rejoindre sa petite famille, surtout sa sœur, pour fêter la venue au monde de ce petit bout de choux, qui faisait maintenant partie de ce monde et de sa famille.

Au téléphone, j'ai tenu le coup et l'ai félicité. Le coeur n'y était pas.

Je ne pense pas que Thomas s'en soit rendu compte. Bekky l'accompagnait, et en profiterait pour voir sa famille. Ils ne restaient que quelques jours. Ils partaient vendredi en fin d'après-midi, et rentraient le mardi. Une visite éclair quoi.

A la fin de notre conversation, Thomas s'est mis à chuchoter; il voulait savoir si je voulais aussi les accompagner. Il s'était dit que Pascal aurait sûrement envi de me voir. Il n'a pas insisté devant mon silence. Il a dit de laisser tomber. Il ne savait pas ce qui lui était passé par la tête pour me demander ça.

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Publié le par JaneDo

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Lun - 31 août.2020  -  Caro se ronge...       

Comme j'ai expliqué à Caro, Pascal n'était pas distant, mais préoccupé. Hier, en fin de journée... Arhhh, je ne devrais pas me focaliser sur ce qui se passe là-bas, mais sur moi ici. Mais, je n'arrive pas à m'en empêcher.

Je suis au bord, non non, pas vrai, je suis au fond du puits. Je balise complètement, me pose des tonnes de questions, je me demande ce qui se passe dans la tête de mon homme. Je panique à l'idée qu'il finisse par choisir sa femme et son enfant, au lieu de moi... Ça me briserait en mille morceaux.

L'anxiété prend le dessus. Je n'arrive même pas à dormir, ni à fonctionner.

Hier, en fin d'après-midi, Pascal s'est pointé vers Caro. Il l'a serrée dans ses bras un long moment. Il était revenu juste prendre quelques affaires. Il retournait chez ses parents. Jess était au plus mal, ils pensent qu'elle risque d'accoucher d'un moment à l'autre. Elle était rentrée en Clinique en début d'après-midi.

Les contractions étaient importantes. Pascal passait aussi à l'appartement pour prendre des affaires pour Jess.

Après avoir quitté Caro, Pascal m'a appelée depuis son hôtel. il voulait que je vienne. Je lui ai dis qu'il avait déjà Caro, il n'avait pas besoin de moi. J'ai regretté aussitôt avoir dit ça. C'était un peu méchant de ma part. La peur. Je le laissais tomber, parce que j'avais peur d'être là-bas. Peur d'avoir l'impression d'être abandonnée.

Aussi, parce que même avec Caro sur place, je n'aurai pas réussi à cacher mes craintes, à probablement pleurer. Elle réaliserait que je n'étais pas aussi confiante et forte que je le prétends. Je veux pas montrer ça à Caro, ni à personne, question de dignité.

Et je ne veux pas être là-bas, s'il décide de rompre tout bonnement. Je ne suis pas prête à l'entendre.

J'ai trouvé toutes les excuses du monde pour ne pas aller le rejoindre. Mais, je dois le reconnaître, c'était la trouille. Je sais que je lui en aurai voulu de passer autant de temps avec sa propre femme. J'aurai été jalouse de savoir qu'il était là pour elle. Jalouse qu'il soit auprès d'elle pour l'accouchement.

Pascal n'a pas besoin de le savoir ou de me voir perdre mes moyens. Haaah, mais j'ai regretté aussitôt après... Stupide de faire l'Autruche!

Donc, Jess ne jouait pas les victimes, elle était vraiment sur le point d'accoucher. Un petit être portant un paquet de son ADN allait venir au monde. Il allait vouloir rester avec Jess. Ça me foutait en l'air. Ce petit être qui allait me l'enlever me terrifiait. Sa femme, Jess allait finir par gagner...

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