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Jeu - 31 Déc 2020 - Dernier jour de 2020 ..(2)
Pascal n'était pas trop content que j'aie ramené Caro. Il pensait que ça allait juste la faire traîner les choses en longueur. Il voulait qu'elle reprenne sa vie en main. Je le trouvais un peu dur. Il l'avait aimée, comment pouvait-il la traiter comme une pestiférée.
Il s'est justifié en disant qu'il ne voulait pas qu'elle se fasse d'illusions. Un peu facile... Il voulait qu'elle s'en aille. Je n'ai pas pu m'empêcher de la défendre.
Je pensais qu'il pouvait faire un effort, c'était un soir spécial, le Réveillon. J'ai fini par demander s'il ne l'aimait plus et que c'était pour ça qu'il était si distant et limite désagréable. J'avais tout faux, Pascal a reconnu qu'il l'aimait encore. On arrête pas d'aimer comme ça. Mais, il voulait qu'elle soit heureuse.
Il ne voulait pas qu'elle continue à penser qu'ils allaient se remettre ensemble. Je lui ai dis que c'était probablement la dernière fois qu'il pourrait la voir, alors à lui de savoir... et Pascal l'aimait toujours...
On a retrouvé Caro toujours en larmes, les yeux rouges. Moi, ça m'a brisé le coeur. A notre arrivée, d'une voix brisée, elle a dit qu'elle s'en allait. Qu'elle avait compris qu'on était sorti discuter pour savoir comment se débarrasser d'elle. Pascal a été la prendre dans ses bras, et lui a dit qu'elle imaginait encore des choses.
Surprise, Caro m'a lancé un regard, et j'ai souri en secouant la tête.
J'avais besoin de faire ma sieste, alors je les ai laissé. A peine couchée, j'ai entendu des bruits bizarres. Hum, j'ai été guigné; ils étaient dans la salle de bains de l'entrée.
Pascal lui prouvait à quel point il voulait qu'elle s'en aille à grand coup de reins. Même si elle étouffait ses cris, pas besoin d'avoir fait l'uni pour savoir ce qui se passait.
J'ai été me recoucher. Contrairement à ce que j'avais cru, je me suis endormie tout de suite. J'avais pensé cogiter un moment, mais niet. Je devais être trop crevée pour ça.
2h plus tard, vers 15h30, je me suis levée et me suis trainée jusqu'à la machine à café. Ce n'est pas les rires qui m'ont réveillés. Dans le canapé, Caro étaient assise sur Pascal. Il s'était retourné vers moi et m'a tendu la main. J'ai dis que j'allais prendre une douche.
Il me fallait une douche, parce que j'étais encore naze. Si on n'était pas le 31, j'aurai encore dormi 1h ou 2. Mais je ne voulais pas gâcher le peu de temps qu'on avait. Je me demande pourquoi d'ailleurs, Pascal était tout le temps avec Caro. Le dîner était prévu pour 20h. J'espère que j'aurai faim.
Mon côté coincé me dérangeait beaucoup ce soir. Je n'arrivait pas à trouver quoi dire, ni comment faire pour me rapprocher de Pascal. J'étais hors jeu. Je les regardais se taquiner, se toucher, se coller l'un à l'autre, et je ne savais pas quoi faire. Je restais là comme un vulgaire pot de décoration.
Après ma douche, je ne savais pas quoi mettre. J'ai fini par enfilé un jean et un pull. Pascal et Caro étaient habillés pour l'occasion, et j'avais l'air d'une plouk. Caro est tout de suite venue à mon secours et m'a proposé une des robes qu'elle avait emmené. J'ai hésité, je ne voulais pas.
Elle mettait toujours des robes, trop serré, juste au corps. Je ne me sentirais pas à l'aise. Ce n'était pas mon style. Mais, je ne pouvais pas rester en jean. J'avais pris une robe noire, justement juste au corps. Mais comme j'avais perdu du poids, ça me serrait plus rien du tout. Mais ça pouvait encore faire l'affaire.
Rhahhh, me suis sentie jalouse des formes de Caro... J'avais perdu presque toutes mes rondeurs...
Une fois prête, grâce à Caro, on s'est rendu au salon et avons bû du Champagne. Je n'aime pas le Champagne, alors Pascal m'avait rajouter un peu de sirop de framboise. J'ai aussi enlevé le gaz, c'est ce qui m'incommode le plus. Grâce à Caro, la conversation coulait à flot, les rires aussi.
Elle nous racontait ses derniers déboires et conneries qu'elle avait fait au boulot. Elle avait parlé à un des grand directeur comme à un collègue. L'avait même envoyé promené quant il a demandé de l'aide avec son ordi. Elle n'était pas sa secrétaire, alors elle lui a dit de voir avec le service informatique, ou sa secrétaire.
C'était le chef de Bruce... Elle nous a raconté tous les détails et on a éclaté de rire... La honte.
Pascal est sorti sur la terrasse pour fumer et regarder les étoiles. Il faisait froid, alors je suis restée à l'intérieur. Plus farouche que moi, Caro a été le rejoindre pendant que je préparais des cocktails. Ils avaient l'air d'un couple. Épaule contre épaule, ils discutaient et souriaient beaucoup. Pascal lui a même fait des bisous.
C'était comme si je n'existais pas ou que j'étais la copine qui avait accompagnait Caro. Mais je ne pouvais rien dire.
J'enviais la manière qu'il avait de la regarder, de se pencher vers elle et de l'embrasser. Je sentais les petites piqûres de la jalousie me chatouiller le coeur. Mais, je n'avais pas de raisons d'être jalouse. J'aurai juste voulu être à sa place, que ce soit mes épaules autour desquelles il passait son bras.
Je me suis cachée dans la chambre pendant au moins 10mn. Je ne savais pas comment gérer la situation.
Quant je les ai entendu revenir dans le salon, je suis sortie de ma cachette. Avec le sourire, comme si de rien. Pascal est venu vers moi. J'avoue que ma 1ère réaction aurait été de le rembarrer. Ç’aurait été une erreur, alors je me suis coulée contre lui et j'ai passé mon bras autour de lui.
Quelques heures plus tôt, Pascal avait dit qu'aucun homme ne refuserait 2 femmes qui s'offrent à lui...
Je devais me montrer bonne joueuse, et garder la tête haute. Mes choix m'avaient menés là, alors faut assumer. Caro est venu se coller à lui de l'autre côté. Il nous a passé les bras autour et nous a fait un bisou à chacune. Grâce à Caro, il n'y avait pas de moments de silence. Merci Caro.
Peu après, ils ont apporté notre dîner. Le désert était un gâteau en forme de coeur, couvert de crème pâtissière. J'adore. Filet mignon de veau aux morilles, mon plat préféré, et de petits légumes et de la purée. Il y avait une tonne d'entrée; du fois gras, des terrines, de petites bouchées de ci et de ça, du caviar. J'aime pas le Caviar.
Au milieu du plateau, il y avait 2 petites bouchées en cœurs. Ça faisait partie des entrées. Pascal en a pris un, me l'a mise dans la bouche et m'a embrassée. Même chose avec Caro. Heureusement, il a pensé à commencer par moi. Petite consolation. On avait oublié la présence du serveur, qui nous regardait bizarrement.
Le garçon arrangeait la table. C'était plus qu'appétissant. Wahh, du coup, j'avais super faim. Je savais que je devais faire attention de ne pas trop exagérer avec les entrées, sinon je n'aurai pas de place pour mes filets mignons.
On a mangé les entrées debout, Caro s'occupait de la conversation. Moi, j'étais carrément inutile. Faut surtout pas compter sur moi pour animer une soirée. Je suis muette, et je n'ai rien à raconter.
Je dois avouer que je passais une très bonne soirée. Caro était joyeuse, nous faisait rire. Elle était chou. Pascal aussi parlait pas mal. Il n'y avait que moi qui ne savait pas quoi dire pour me mettre en valeur. Même les petites attentions de Pascal ou ses bisous n'arrivaient pas à chasser mon malaise.
On a dansé ensemble, rigolé, fait les fous, même fait l'amour ensemble. A minuit, on était sur la terrasse à regarder les feux d'artifices, collées contre Pascal, nos verres à la main. On a compter à haute voix les dernières secondes jusqu'à minuit, et j'avais la boule à l'estomac, espérant que Pascal m'embrassera en 1er.
Pascal n'a pas oublié... ouf... A minuit, il s'est tourné vers moi, m'a prise dans ses bras et m'a longuement embrassée. On était en 2021. J'avais les joues en feu, j'étais aux anges. Je n'ai même pas tiqué quant il s'est tourné pour prendre Caro dans ses bras. Bon, inconsciemment, j'ai compté le temps de son baiser... moins que moi.
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