Dur de dormir sur le côté. On dirait que ça me comprime les poumons. J'ai dû me remettre sur le dos. Mon pauvre petit cœur, je n'ai pas eu le temps de penser à Pascal. J'en avais assez sur mon assiette. Je devais descendre aller en soins normaux aujourd'hui, mais ils préfère me garder encore en observation. Pourtant, j'ai dis ce qu'il fallait pour quitter les soins intensifs.
J'étais dans une chambre à 5 lits, mais on était que 2. Depuis que je suis arrivée, l'autre attendait pour partir. J'ai passé une nuit tranquille et toute seule dans la chambre. Une chaleur terrible dans les chambres. Pas de ventilateur, pas d'air conditionné. Horrible.
J'ai demandé à ce qu'on m'apporte un ventilateur de chez moi. La bouffe, beurk. Ou c'est moi. Je n'avais pas réalisé que je n'avais aucun goût dans la bouche. Tout me semble fade et insipide. Comme si je mangeais une éponge. Même le café est dégueu. Tout est dégueulasse quoi. Les seuls trucs que je sentais un peu, même si c'était loin d'être bon, sont les desserts.
Bon, ça faisait plusieurs jours que je n'avais pas mangé, alors j'avoue que je n'ai pas très faim. Il paraît que j'ai un peu fondu. Boooe! Je vois pas où. J'ai moins peur du masque maintenant. Ils n'ont plus besoin de me donner une dose de Morphine avant de me mettre le masque. Je supporte mieux, peut-être parce que ça me fait du bien. Le masque avec du Ventolin aussi.
Me voilà coincée à l'hôpital pour le week-end. Je n'ai jamais séjourné aussi longtemps à l'hôpital. Ce qui est rassurant, c'est de savoir qu'ils sont là, au cas où j'ai une crise. D'ailleurs, j'ai tellement peur d'une nouvelle crise que je panique dès que j'ai le souffle court. J'ai accès à mon natel enfin. Je le garde à portée de main. Trop fatiguée dès que je tape quelques mots.
Pascal m'avait laissé une dizaine de messages. Il était bien arrivé, s'est installé chez Jess pour la durée de son voyage. Pour lui, c'est chez elle, pas chez lui. Ça m'a fait sourire. Il se pourrait qu'il dit ça comme ça pour me rassurer. Il voulait des nouvelles. Espérait que j'étais rentrée. Il ne m'avait jamais vue comme ça. Ça l'avait sonné et inquiété. C'était vraiment mal tombé.
Pascal était désespéré d'avoir dû partir sans savoir si j'allais mieux. Je lui ai dis que j'allais 100x mieux.
Dimanche matin, le médecin et l'infirmière de jour m'a appris, que si tout va bien comme ces 2 derniers jours, je pourrais quitter les soins intensifs. Je l'ai dit à Pascal. J'aurai pu lui parler directement, mais il n'a pas répondu quand je l'ai appelé. Quand il a rappelé, je dormais. Caroline lui avait déjà dit que j'allais mieux, même si j'étais toujours en soins intensifs.
Hé? Comment pouvait-elle dire ça alors que je ne l'avais pas vue. J'ai demandé aux infirmières, mais ça change tout le temps. Vers 19h, mon infirmière de jour est venu me dire qu'elle partait et me présenter celle qui serait de garde nuit. Enni. Celle que j'avais hier était très nulle. Une arabe avec foulard; Fatima. Il aurait dû l'interdire. On est pas dans une mosquée, mais un hôpital.
Je pense que nos lois sont flous pour nous aussi. On ne devrait pas permettre ce genre de choses. On est sensé être un pays libre. Ce qui veut dire, qu'on devrait garantir la liberté des femmes qui entrent chez nous. Et pas laisser des pratiques barbares s'imposer chez nous. S'ils veulent que les femmes cachent leurs têtes, alors qu'ils retournent chez eux.
Oui, je sais, certaines pauvres connes viennent dire que c'est leurs choix. Alors qu'elles aillent dans un pays où leurs services d'esclaves sont les bienvenus. Pas ici. D'ailleurs, une pensée m'a beaucoup amusée; si elles cachent leurs cheveux sous des foulards, autant avoir la boule à zéro. Ça ne sert à rien d'avoir des cheveux. Ces pauvres femmes, et nos pays qui encouragent encore par dessus!
La Fatima veut être médecin…. C'est comme avoir un témoin de Jéhovah pour médecin. Comme ils sont contre tout progrès, ce serait pareil que mourir la bouche ouverte à côté d'un fantoche. Mais bon, c'est ça les sectes. Et de voir autant d'arabes dans nos hôpitaux, je me dis que l'infiltration a commencé depuis longtemps. Les dormeurs sont déjà en place. Et nos gouvernements aveugles.
Ce soir, je vais essayer de dormir sur le côté. J'en ai marre de dormir sur le dos.
Mer 18 - Ven 20 juin 2025 - Coma artificielle? Intuber?
Mercredi, 18 juin; Rien manger depuis 3 jours. Je voulais un petit morceau de pain, quelque chose à me mettre sous la dent. L'infirmière m'a expliqué que ça me demanderait trop d'énergie. Et je dois le consacrer à respirer. Puis, elle m'a rappelé que je ne pourrais pas mâcher et respirer en même temps. J'ai un masque 24sur24h, si on l'enlève je serais à nouveau en arrêt respiratoire.
Jeudi, 19 juin; Ils ne savent pas encore s'ils vont me mettre en coma artificielle et m'intuber. Le médecin m'a expliqué que la rééducation après est longue. Donc, ce n'est pas demain que je risque de sortir de l'hôpital! Je suis toujours aussi dépendante de la Morphine. Chaque changement, à chaque attaque, il n'y a que la Morphine qui aide. Encore dormi avec le masque. 3 nuits de suite.
Vendredi, 20 juin; En voyant que j'avais de la peine à trouver le sommeil. Je pense que c'est dû à la peur. L'infirmière m'a fait, cette nuit aussi, une piqûre de Morphine. J'étais raide. Cette nuit, j'ai dormi plus que les 4 premières. Le médecin trouve que ça va mieux. Je voulais poser le pied parterre. Juste un coup. Interdiction totale. Et je commençais à avoir faim aussi. Juste quelque chose.
Comme ça s'améliore, le médecin a accepté que l'infirmière me file un yaourt. Yaourt au caramel. Il n'est pas resté longtemps dans mon estomac. Elle m'a donné une seule cuillère. Ça a fait un aller retour simple course. Du coup, dégoûtée, je n'avais plus envie de rien. Et mettre le pied parterre, j'ai changé d'avis aussi. Et trop de fils pour aller jusqu'au toilette.
Demain, un physio respiratoire passera me voir. J'avais envie de rentrer, mais ce n'était pas encore possible. Encore besoin de Morphine plusieurs fois par jour.
Trop mal pour penser à autre chose. Je ne supporte pas le masque à oxygène. L'infirmière oublie de mettre l'oxygène avant de me le plaquer sur la figure. Maintenant, je demande ma piqûre de Morphine avant toute chose. L'énergie que je mets pour respirer, je ne peux le mettre ailleurs.
Je ne pense à rien d'autre qu'à respirer. Et si je peux… dormir.
Lun 16 juin 2025 - Hôpital - Pace est parti aux States
Constamment sous monitoring, j'étais au plus mal. Le médecin a confirmé; si j'étais arrivée 5mn plus tard, ç'aurait été trop tard. Je ne serais plus là aujourd'hui! Le pire est que, j'avais des traitements pour l'asthme. Je n'avais jamais pensé que l'asthme était quelque chose de sérieux. Je ne savais pas qu'on pouvais en mourir! Et pourtant, ma mom est morte de ça! Mais, je n'ai jamais pris l'asthme au sérieux. On oublie vite comment c'est quand tout va bien.
Mais lors d'une crise, on commence à mal respirer. Le souffle court. Quand la crise est là, c'est trop tard. C'est comme si on vous enfile un sac en plastique sur la tête.
Toutes griffes dehors, j'ai boxé, distribué coups de pieds, de bras, même enfoncé mes griffes dans une main. J'ai juste entendu une long plainte de "aïïïïe". Je ne sais même pas à qui que j'ai fait ça.
Mon bébé est parti ce matin. Je n'ai même pas pu le voir, ni même lui parler. Je n'ai pensé à lui, que quand ça allait plus ou moins, et que j'ai réussi à aligner 2 mots et demander mon natel. C'était le calvaire toute la journée. Et je parle même pas de respirer. Alors, bien sûr, je n'avais pas le droit de faire quoi que ce soir. Et quand il a fallu faire pipi, alors mon pauvre ami, crise.
On me roule sur le côté pour me mettre un pot. C'est même pas moi qui m'essuie. Ierk. Donc, j'ai évité de boire. Ces quelques secondes sur le côté me compressent les poumons. Et c'est à nouveau la bagarre pour faire entrer un peu d'air dans mes poumons. Je n'ai pas le droit de manger, parce que je ne peux pas, manger et respirer. Ça me pompe toute mon énergie en plus.
De plus, ils hésitaient pour savoir s'ils allaient m'intuber ou pas. Jusqu'à ce qu'ils prennent une décision, je n'ai pas le droit d'avaler quoi que ce soit. Je suis nourrie au goutte à goutte. Test Covid. C'est pas le Covid. C'est déjà ça. Mais j'avais toutes les symptômes. Il paraît que c'est mieux la position plus assise pour la respirations… Donc, je suis en position mi-assise depuis hier.
Alors dormir? C'est une autre figure de style! Très difficile de dormir en position assise, et pourtant j'étais crevée. Mais bon, faut dire qu'il y a tout le temps quelqu'un à mes côtés. Je n'avais même pas la force, ni le droit de lever le petit doigt. On vérifiait mes constantes, me scrutait, me prenait la tension. Ah oui, je suis aux soins intensifs…
C'est triste que Pascal soit parti ce matin pour les États-Unis sans que je puisse lui dire au revoir. Ni même lui parler au téléphone. Mince, dernière image de moi en train de me débattre pour respirer! L'air de rien, je frissonne de terreur à l'idée que ç'aurait pu m'arriver au Lac de Constance... Je n'ose pas imaginer comme j'aurai flippé... J'aurai dû être hospitalisée sur place... aïe.yaïe.yaïe!
La journée avait bien commencé. Il faisait beau, on se préparait à se faire des grillades plus tard. Caro et moi avons préparé des salades. Caro avait complété les courses qu'avait fait Carmen. J'ai commencé à avoir de la peine à respirer pendant la soirée. J'ai pensé que ça passerait. Pascal partait demain, et je voulais l'accompagner à l'aéroport. Et ramener sa voiture.
Mais pendant la nuit, les choses se sont gâtées. Pascal a appelé une ambulance et j'étais de retour à l'hôpital. Cette fois à Nyon. L'enfer. C'était pire que la dernière fois. Impossible de grappiller un poil d'air. J'ai cru que l'ambulance arriverait trop tard. Pascal a suivi l'ambulance faire mon entrée.
Pace a dû préciser que j'étais à l'hôpital il y a quelques jours pour une crise d'asthme aigüe et bronchite.
Retour aux soins intensifs. Je n'ai même pas calculé la présence de Pascal, tellement que j'étais mal. Je me suis même battue avec les pauvres infirmières. J'étais comme un chat enragé. J'ai griffé, tiré, planté mes griffes. J'ai vaguement entendu que le médecin a demandé à Pascal de nous laisser. Je ne l'ai pas revu après. En plus, rien à foutre où était mon natel.
Et me voilà plantée dans un lit, avec des améliorations quand on me shootait à la Morphine. Cette fois, j'étais trop mal en point pour penser à repartir de l'hôpital. Dormir ici, c'est l'enfer. Les lits ne sont pas très confortables, mais au moins, on peut les faire plier. Impossible de faire quoi que ce soit, les infirmières me l'ont interdites. J'avais des fils partout.
Mar 10 au 14 juin 2025 - 4 jours; Lac de Constance
Enfin, en fin de journée j'ai pu sortir. J'ai aussitôt averti Pascal. Pas qu'il s'amuse à faire son pèlerinage à Payerne après le boulot. Il tenait à venir me chercher. Ça m'embêtait un peu. j'avais une sale tête. Il m'a prévenue qu'on ne rentrait pas à la maison. Il avait planifié une petite escapade à 2, au bord du Lac de Constance. Aucune idée où c'est. Il en avait marre d'attendre mon "oui".
C'est un lac situé entre la Suisse, L'Allemagne et l'Autriche. On possède chacun notre bout du lac.
J'avais envie de râler. J'aurai préféré passer chez moi, préparer des affaires. Pas me retrouver avec un sac d'habits sales, avec la moitié de mes affaires de toilettes à la maison. Pascal n'a rien voulu savoir. Il préfère acheter sur place ce dont on aura besoin. Pas seulement une vue de l'esprit d'avoir la nette impression d'avoir été kidnappée ou prise en otage.
En y pensant, j'aurai peut-être dû quand même râler. Maintenant, Pascal va croire qu'il peut recommencer ce genre de combines. Que c'est la seule manière de me décrocher de mes petites habitudes et de passer des vacances ensembles. L'empêche, j'aurai aimé que Caroline vienne aussi. Je l'ai dis. J'ai su qu'elle avait tiré la gueule, même versé une larme, frustrée qu'il ne pense pas plus à conjuguer avec elle.
Je savais que j'allais regretter qu'elle ne soit pas là. Du coup, je ne pouvais pas me reposer sur elle, pour aller traîner par monts et par vaux avec Pascal. J'étais obligée de me bouger le cul, au lieu de faire ma flemmarde. Marcher, debout toute la sainte journée, pas de sieste dans l'après-midi, C'était mon lot. Donc oui, j'ai pensé à Caro. J'aurai pu rester à l'hôtel autour de la piscine, un livre sur les genoux.
Caroline aurait fait du sport à ma place. Elle aime ça en plus. Moi pas trop. Je pensais avoir tout vu, donc visiter, c'est pas truc. Mais bon, je dois avouer que c'était WAOUH. Je ne savais pas que c'était qui avait un endroit aussi beau, pas si loin en plus. En Suisse en plus. Côté Allemagne et Autriche c'est beau aussi. Pascal aurait aimé qu'on reste un peu plus… Et moi, j'ai voulu rentrer…
Jess l'a menacé de venir en Suisse la semaine prochaine. Alors, Pascal s'est dépêché de réserver son vol pour lundi. A voir, il veut éviter à tous prix qu'elle repose les pieds ici. Donc, on est rentré samedi dans l'après-midi. J'avais passé 4 jours magnifiques avec Pascal. Ça restera un de mes meilleures souvenirs de vacances avec mon Prince Charmant.
Mais qu'est-ce que j'ai marché!!! Arh, le soir, j'étais persuadée que c'était OUT pour le lendemain. Que mes jambes avaient trop travailler. J'ai marché plus que les 5 dernières années. C'est pour dire. Mais comme Caro n'était pas là, il a fallu remettre ça sur 4 jours! Mais c'était quand même très cool.
On a visité tellement d'endroits, vu tellement de choses. Même un village médiéval. Je ne savais pas que ce genre de chose existait encore! Et des châteaux, et manger des glaces en déambulant à travers des sites incroyable. On a aussi fait du vélo. L'Europe est belle. Et le soir, on a mangé à l'ombre des terrasses. J'étais trop fière d'être à son bras. Des moments magiques. J'ai adoré.
L'empêche, si Caroline avait été là, c'est elle qui aurait vu tous ces jolis coins. Qui se serait balader main dans la main avec Pascal. Qui aurait mangé avec lui sur ces belles terrasses à midi. Qui aurait eu ces fous rires. Des yeux qui brillent. C'est elle qu'il aurait regardée pour voir ses réactions devant les choses qu'il me faisait découvrir. Qui aurait vus ces magnifiques châteaux. Fait du vélo, que Pascal aurait pris dans ses bras le temps d'une pause pour ne pas trop la fatiguer...
Heureusement que Pascal m'a un peu forcé la main, sinon, on ne serait jamais parti. Et mes yeux n'auraient pas ingurgités autant de beauté. J'aurai oublié comme j'aimais passer du temps avec lui. J'ai l'impression de le redécouvrir chaque fois. Il me plaît. C'est drôle, mais je n'ai pas beaucoup pensé au fait que je devais me donner à fond, sinon il risquerait de s'ennuyer.
Peut-être avait-il peur que je me braque et l'envoie balader tout seul. Il a été adorable et patient. C'était chouette. Pourtant, une fois de plus, je me félicitais de ne pas vivre en ménage et en couple. Je peux faire l'effort 4 jours.
Mais, 24h sur 24, 365 jours par année? Impossible. Après une journée de trotte, il a fallu assurer au lit avec mes jambes en compotes, le dos cassé et les courbatures. Là aussi, je me félicitais; ce n'était que 4 jours! Ça, je peux faire.
Lun 09 juin 2025 - Lundi de Pentecôtes à l'hôpital
Super, je suis à l'hôpital. Super congé non! Heureusement, il ne fait pas trop beau. J'ai des crampes à force de tousser. Ça ne va vraiment pas. Je déteste les visites quand je suis à l'hôpital. J'ai découragé tout ceux qui cherchaient à venir m'envahir. J'étais trop mal de toute façon pour parler. Pascal avait averti Tchoy et une de mes frangines. Du coup, appels sur appels. Je ne pouvais pas répondre. Mon natel trainait dans un tiroir de la chambre. Et pas assez de souffle.
Il ne faisait pas beau à proprement parler. plutôt un temps qui variait entre éclats de soleil et couvert. C'était déjà galère d'avoir eu à passer la nuit à l'hôpital hier soir. Aujourd'hui encore, ça me gonflait. Mais au moins, j'avais le médecins sous la main. J'ai bien cru que ma tête allait éclater hier. Les médecins veulent que je me repose. Je suis en soins intensifs. Mais demain, je rentre.
En rentrant, j'ai eu une crise. Je n'arrivais pas à respirer. Pascal a dû m'emmener à l'hôpital. Je pensais pouvoir rentrer après une piqûre de Morphine. Mais niet. Le médecin était catégorique; je n'allais nulle part. Je devais rester à l'hôpital.
Pendant la nuit, j'ai compris que j'avais bien fait d'écouter. J'étais au bout de ma vie. C'était une grosse crise.
Heureusement que quelqu'un était avec moi. J'avais mal à la gorge toute la soirée, puis j'ai commencé à avoir de la peine à respirer. J'étais contente qu'on rentrer my God! Au fil des kilomètres, ça empirait rapidement. La nuit a été plus que dure. Je n'ai presque pas fermé l’œil.
J'avais un masque toute la nuit. Dur à le supporter, l'air à l'intérieur était chaud… Bref l'horreur.
3 jours d'hôpital,, et j'ai enfin pu retrouver mes pénates. Ça viendra, mais, ce n'était pas encore la forme. Un samedi soir qui finissait mal pour moi… Ça m'était déjà arrivé. LE CHUV n'a pas su ce que j'avais. Classé en problème respiratoire!
Waf, je suis rentrée à 2h du matin. Inutile de penser aller dormir chez Pascal. J'étais achevée, cassée. Je lui ai laissé un message pour dire que j'étais en train de rentrer. Il m'avait laissé un message plus tôt pour me dire qu'ils dormaient sur place. Je ne l'avais même pas vu avant de lui écrire à 2h du matin. Je n'ai pas fais long feu à la maison. Je suis tombée comme une masse.
J'étais tellement fatiguée. Le lendemain, j'ai eu de la peine à m'extraire du lit. Je n'avais pas envie de me bouger. La flemme quoi. J'ai la gorge qui picote. Le rhume des foins peut-être? Ou simplement la poussière à cause des récents travaux dans ma rue! La fête hier soir était sympa. Quand les 1ers ont commencés à partir, c'était en masse. Alors je n'ai pas osé.
Après tout l'effort pour préparer une belle fête, plus personne à minuit? Non, je me suis sentie obligée de rester. Ils avaient organisés un karaoké, mais c'était un peu tard, et il ne restait presque plus personne. Il y a eu des moments mémorables. C'est dur le karaoké. On a pas, comme les artistes, un truc dans l'oreille pour chanter. Faut se rappeler de la mélodie.
Bon, fous rire garantie quand on regarde les autres chanter aussi faux les uns que les autres. Alors aucune envie d'aller se jeter dans l'arène. Aussi, c'était tout des chansons françaises, berk, je n'en connais aucune. A part les chansons de Johnny Halliday. Mais du "Diam ou Diams", encore beurk, trop nul. J'ai bien rit. Si c'était; Lara Fabian, Natacha St-Pier, ou encore Céline Dion!
Pascal m'attendait chez lui. Il a essayé de m'appeler, mais je n'ai pas répondu, parce que je ne voulais pas qu'il me stress. J'ai essayé de me rendormir, mais rien à faire. J'ai donc fini par me traîner en bas, au salon, en training. la tête bourdonnante. Mon mal de gorge me dérange. J'espère que ce n'est rien de contagieux. Finalement, je me suis résolue à répondre à Pascal.
Je lui ai dis que je passerai en début de soirée, vers 19h. Avec ce temps pourri, je pouvais traîner...
Chez lui, il y avait Paul, Noah et son frère, Dana, Caro et Nolan bien sûr. A peine le temps de poser mon cul, qu'on sortait manger au resto. Arh! J'aurai préféré une petite soirée tranquille à la maison. En plus, il pleut, si j'avais su, je ne me serais pas cassée le cul à me faire un brushing. Zut. Nolan a eu le culot de me dire que, je n'étais pas obligée de venir si je n'en avais pas envie.
Bon, inutile de le laisser provoquer une dispute. Je me préparais à lui lancer une petite réponse piquante; que le seul qui n'était pas obligée de nous coller, c'était lui. Mais Pascal a pris les devants, il m'a prise la main et a dit que si je ne venais pas, il n'y allait pas non plus. Donc, c'était réglé. Je devais le suivre. Après la bouffe, on a fini dans un bar.
Ça devait être le plan dès le départ!
Purée, si j'osais, je serais rentrée attendre Pascal à la maison. Ce soir, je n'étais pas l'âme de la fête! Je devais me forcer à sourire, même suivre la discussion. Je faisais semblant de sourire quand je voyais tout le monde rire.
Purée, si j'osais, je serais rentrée attendre Pascal à la maison. Ce soir, je n'étais pas l'âme de la fête! Je devais me forcer à sourire, même suivre la discussion. Je faisais semblant de sourire quand je voyais tout le monde rire, mais je n'avais aucune idée de quoi. Nolan a dû le remarquer. Il m'a demandé tout à coup ce que j'en pensais. Heeeu! De quoi déjà? J'ai juste haussé l'épaule.
Je ne l'aime pas beaucoup, mais lui, pourquoi il me déteste? Je me collais à Pascal, lui faisait de temps à autre de petits bisous. Mais, au bout d'un moment, j'ai réalisé qu'il ne répondait pas à mes tendresses. Ça m'a coupé, j'ai arrêté. Je ne participai même pas aux discussions. J'étais vraiment inutile ce soir! Pascal était distant. Je me suis mise à bouder.