Dim - 10 mai 2020 - Fin de torture...

Publié le par JaneDo

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Dim - 10 mai 2020  -  Fin de torture...

Fête des mères. Je n'ai pas d'enfants, donc je ne suis pas concernée. Comme mes sœurs, frères et certains de mes amies ont des enfants, je n'ai pas manqué de leur envoyer un petit message de félicitations. Grâce à mes sœurs, je suis une fière tati de leurs beaux enfants, qui me rendent mon affection au centuple.

Je n'ai jamais voulu avoir d'enfants. J'aime être tati, c'est le rôle que je préfère. Quant on en a marre, on les ramène à leurs parents. Ce qui est surprenant, c'est que mes neveux, petits, aimaient être chez moi. Ils ne voulaient jamais rentrer. Je ne comprenais pas, parce que moi, à leur âge, je détestais la séparation de ma famille!

Il fallait toujours donner un coup de pieds au cul à Mat, un de mes ex, pour qu'il pense à offrir, ne serait-ce qu'un foutu bouquet de fleurs à sa mère. Ou elle passait à la maison pour voir son fils chéri

Au lieu de s'occuper de sa mère, l'idiot allait se coucher, et je devais me taper sa mère. Certains enfants sont des ingrats.

J'aurai dû me douter à ce moment là de quel bois il se chauffait. En tous cas, la reconnaissance ne faisait pas partie de sa palette de sentiments. Il n'avait surement pas dû être un enfant câlin, mais plutôt égoïste, froid, estimant que tout lui était dû.

Karma's a bitch (le karma est une salope), ça le rattrapera bien assez tôt. Il a un fils qui lui ressemble pas mal!

Le réveil pour moi a été pénible. Je ne me suis endormie qu'aux 1ères heures du matin. Pascal et Caro avaient passé la nuit à batifoler, et moi à faire semblant de dormir. Je pouvais difficilement me boucher les oreilles, et je les ai entendus chuchoter, les "je t'aime, je t'adore", les rires... Ils se sont même lever pour aller grignoter.

J'aurai tellement voulu dormir dans les bras de Pascal, mais ce soir, c'était Caro qui en profitait. Ils étaient emmêlés comme les Paresseux, l'un dans l'autre, et moi je dormais toute seule dans mon coin.

Hier, j'ai nettement senti que Pascal cherchait à me provoquer. J'ai réussi à me contenir. J'ai eu du mal. J'avais drôlement envie de lui voler dans les plumes, lui arracher les cheveux, le tondre...

Hahhh, du calme ma fille! Pas le moment de perdre mes moyens!

Pas Caro, elle au contraire, faisait attention. Elle ne voulait pas me voir péter une durite. Mais elle le gardait à l’œil chaque fois qu'il venait vers moi. Il était sensé être avec elle, et non à jouer les joli cœur avec moi.

Elle n'est venue qu'une fois le rechercher par les oreilles.

Pascal passait autant de temps avec moi, qu'il le faisait avec Caro, alors elle ne disait rien. Les petits bisous ou baisers volés étaient drôlement plus... savoureux... excitants... J'ai adoré chaque moment.

Quant j'ai ouvert les yeux, j'avais été me laver la figure et les dents. Pascal en fait autant juste après. Caro n'y a pas pensé et a voulu se caler dans ses bras, Pascal l'a repoussée, quant elle a voulu lui faire un bisou, dégoûté. Quant Caro est partie à la salle de bains, je me suis glissée dans ses bras.

A son retour, trop tard pour elle, Pascal et moi batifolions. Elle a essayé de s'immiscer, mais n'a pas réussi. Après 10mn, elle a quitté la chambre. C'était le paradis. Pascal m'a taquinée à ma façon de le traiter de gamin depuis quelques temps. Il était plutôt rassuré que je ne l'ai pas du tout pensé qu'il était un gamin ce week-end.

J'étais tellement contente de retrouver ses bras, ses câlins, sa tendresse et ses petits bisous par-ci par-là.

Rire, il m'a dit qu'il s'était fait violence tout au long du week-end, pour ne pas me regarder. Il avait eu peur de me voir souffrir. Il était surpris que j'aie réussi à supporter ce week-end. Bon, c'était mon idée après tout. Et quoi? Il ne pensait pas que j'avais un moral d'acier?

On s'était mis d'accord hier soir avec Thomas; on voulait être tranquille aujourd'hui. Quel bonheur. On a donc pris le temps de discuter un peu de notre situation à tous les 3. Je ne voulais pas trop en dire, de peur de le regretter plus tard. J'ai admis que ce n'était pas facile.

Heureusement, je n'ai pas eu à le dire, Pascal l'a fait à ma place, pour rappeler à Caro, qu'on sortait ensemble avant qu'elle fasse partie du tableau. Et que ce n'était que parce que je lui avais tendu la main. A ne pas oublier que j'étais avec lui avant, que j'étais sa copine avant toute chose.

Ça m'a fait plaisir qu'il se le rappelle et qu'il le dise.

J'aurai été un peu gênée de devoir encore le rappeler, surtout après le week-end que je venais de me prendre dans les dents. C'était de ma faute, et c'était mon idée. Je voulais savoir ce qu'elle vivait, ben maintenant, je le sais. Je ne sais pas comment Caro fait pour être encore là, à espérer, moi, j'aurai abandonné il y a longtemps.

C'était une journée agréable et tranquille. J'ai fait une sieste après le petit déjeuner, après notre discussion. Je me suis endormie presque tout de suite. Je devais être crevée. Je ne sais pas ce qu'ils ont fait, je n'ai pas demandé. Ça ne m'a pas préoccupée, parce qu'en fait, je ne voulais pas savoir.

On a quand même mangé avec Thomas et Bekky vers les 14h. On ne s'était rien dit, rien prévu, mais, on aurait dit que tacitement, on avait arrêter le changement de rôle. Pascal était comme d'habitude, à me coller au train. J'aime bien sa façon de me coller. Si c'était un autre, je me serais déjà rebiffée.

Caro avait repris son rôle un peu en retrait. Elle s'appropriait Pascal un peu plus, dans le sens, qu'elle se permettait de se coller sur le même fauteuil, ou sur ses genoux, ou de lui faire des bisous, par exemple, s'il se croisait entre la cuisine, le salon, etc.

Quant je me suis mise à lire, elle s'est lovée contre lui dans l'autre canapé. Après ce que j'avais vécu, dans ses pompes, ça ne m'a pas dérangée.

Paul a débarqué en milieu d'après-midi, et je sais que les mecs avaient envi de se taper des jeux vidéos en réseau. Mais ça voulait dire, délaisser Caroline et Rebecca. Alors, ils ont joués à un de ces jeux de sociétés. Les jeux sont en anglais, et ça devait être un peu dur pour Caro, contrairement à nous, ce n'est pas sa langue maternelle.

Moi, j'avais mes bouquins, et je n'avais pas beaucoup lu durant ce week-end, alors je me suis rattrapée. C'était mon petit moment à moi. Le bruit de fond de leurs rires, petites disputes sur les règles, etc, était agréable et rassurant. C'est ce que j'aime quant on est en groupe, on peut être seul sans être seul.

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