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Dim - 8 août 2021 - Quant j'ai peur, je fuis...

Publié le par JaneDo

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Dim - 8 août 2021
  -  Quant j'ai peur, je fuis...

Pascal a fait l'effort de m'appeler pour me demander si je venais les rejoindre. C'était idiot de lui avoir sorti que personne ne m'avait invitée vendredi, c'était pourtant noter, comme toujours, dans notre groupe sur whatsapp. C'est vrai, je n'y vais pas tout le temps, parce qu'Internet me vide la batterie de mon natel. J'y vais toujours le vendredi, parfois déjà le jeudi.

Vraiment ridicule, parce que j'ai fait penser à Pascal qu'il devait formellement me dire de venir.

Minable, parce que ça donnait l'impression que je cherchais la petite bête. Et c'était ce dont je l'avais accusé. Report ? J'ai hésité, parce que je lui avais dis que j'avais besoin d'espace. Je ne pouvais pas courir, juste parce que c'est le week-end. J'étais déjà passée hier, parce qu'ils fêtaient son anniversaire.

Si j'y vais encore aujourd'hui, il va oublier que je veux que tout soit clair entre nous, avant de recommencer à se voir tout le temps. Si j'avais été, ce n'aurait été que, parce que j'avais peur qu'il me remplace. Que je ne lui manque pas du tout. J'ai prétendu être crevée, parce que j'étais rentrée tard... J'ai dit ça juste pour le faire groumer.

Qu'éventuellement, si j'arrivais à m'extirper de ma torpeur (to shake it off), je ferais un saut. Pascal a dû voir que je l'avais mener en bateau.

C'était ma façon de me laisser une porte ouverte. Je sentais que je l'avais froissé, mais je m'en foutais sur l'heure. Au contraire, j'étais contente de le décevoir. Je ne me rendais peut-être pas compte que je ne me rendais pas service. Je laissais la place pour qu'une autre s'enfile dans la faille laissée?

Mais sur le moment, ça ne m'a pas traversé l'esprit. Je voulais que tout le monde réalise que je n'étais pas là. Qu'il le regarde un peu moqueur, puisqu'ils m'avaient vu samedi avec un autre type. J'espérais qu'il se sente mal à l'aise, trompé, humilié aussi. Et je me rendais compte que je n'avais pas envie de le voir.

Son comportement me foutait en colère, et me déprimait aussi. Je me sentais perdue, en perte de vitesse, et j'avais peur aussi.
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Sam - 10 août 2021 - Jonas...

Publié le par JaneDo

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Sam - 7 août 2021
  -  Jonas...

C'est pas toujours bien de vouloir tout savoir, mais ça peut faire assez mal aussi. J'avais les yeux rivés sur l'appart de Pascal. Ils étaient dehors, mais de temps à autre quelqu'un entrait, pour prendre quelque chose et il y avait un peu d'action. Je ne sais pas ce qui se passait dehors, ou j'entendais quelques bribes.

Je devenais consciente que les choses allaient mal pour moi. Ça allait mal avec Pascal. Du coup, l'estomac en vrac, serré en permanence. Je suis complètement paniquée, mal dans ma peau, l'impression de perdre mon latin. J'étais mal tout le temps, l'impression d'avoir oublié quelque chose... Qu'un nuage noir plane au-dessus de ma tête.

Pascal m'avait demandé de les rejoindre. Je n'avais pas l'intention d'y aller, on ne m'avait pas invitée. Il m'a demandé depuis quand j'avais besoin d'être invitée, je faisais partie de la maison, j'étais toujours invitée. Je lui ai rappelé que lors d'un des derniers week-end, ils ont été ailleurs et personne n'avait pensé m'avertir.

Donc, je n'étais pas toujours la bienvenue. Ok, d'accord, c'est moi qui me suit retirée du groupe sur whatsapp.

Après notre conversation, où il avait essayé de me convaincre de le rejoindre, c'est quand même lui qui a dû dire à Natacha que je ne venais finalement pas. C'est quand même lui qui l'a embrassée en cachette chez lui. C'est aussi lui qui a refusé que Caro reste avec lui, parce qu'il avait prévu de passer la nuit avec elle. Avec Natacha.

Pascal était chez lui pendant qu'on se parlait. Je n'avais pas réalisé que Natacha était dans les parages, pendant notre conversation. J'aurai dû le savoir en le voyant poser son doigt sur la bouche. C'était pour lui dire de ne pas faire de bruit. On venait à peine de raccrocher. Pourtant, Natacha ne s'est pas gênée pour l'embrasser.

Elle a voulu lui passer les bras autour du cou... Non mais, franchement? Il venait juste de parler à sa nana, devant toi, et tu l'embrasses? Sérieusement? Jamais je n'aurai osé faire un truc du genre, faut croire qu'on n'est pas tous pareil. Il a d'abord enlevé ses mains en disant qu'il ne pouvait pas.

Et j'ai été contente pendant une toute petite seconde, et dévastée la seconde d'après quant il a passé son bras autour de sa taille pour la tirer vers lui et l'embrasser. Natacha lui a demandé alors si elle pouvait rester. Ils se sont mis d'accord; elle ferait semblant de partir avec les autres et reviendrait en douce. 

Chamboulée, j'ai fermé mon ordi d'un coup sec. Non, je ne regarderais pas, je devinais bien. Et dire qu'on venait de se parler.

Je n'aurai peut-être pas dû dire que je n'y allais pas, comme ça, j'aurai pu débarquer. Elle aurait été bien mal à l'aise de me voir lui ouvrir la porte quant elle viendrait ramper chez lui. Et lui aussi j'imagine. Je me rongeais un ongle en me demandant si je n'allais pas l'appeler pour lui dire que j'avais changé d'avis?

Peut-être juste débarquer dans le jardin? Je devais faire quelque chose, mais quoi?

Je n'ai rien fait. J'ai passé la nuit à changer d'avis toutes les 2 secondes, à éviter d'ouvrir mon ordi et les voir tout lovi-dovi dans mon lit. Ok, j'ai pleuré, toutes les larmes qui me restaient. J'avais l'estomac serré, vannée. Pas beaucoup dormi, me traitant d'idiote toutes les 2 secondes de n'avoir pas bouger mes fesses pour aller les rejoindre dans le jardin.

Ça m'aurait éviter que ma tête me joue toute la série des films d'amour de la planète, où je n'étais pas l'héroïne.

Donc, ce soir, que je le voulais ou non, que j'en ai envie ou pas, je me suis traînée jusque chez eux, avec Jonas. J'avais demandé à mon collègue de l'agence de bien vouloir m'accompagner. Il est venu me chercher, avec sa Mercedes coupée sport rouge. Il était parfait. Pascal allait flipper, ça m'a remonté un peu le moral.

J'avais aussi pris la peine de troquer mon habituel t-shirt, jeans, pour une robe. Et j'avoue que j'étais sexy.

Comme prévu, j'ai apparu avec un grand sourire. Ce n'était qu'une expression faciale, parce que dedans, au plus profond, c'était le contraire. Jonas m'avait tendu le paquet cadeau pour Pascal. Je lui avais amené une plante. M'en foutais, je n'avais pas envie de li offrir quoi que ce soit. Il me sortait par les oreilles. J'ai évité de le regarder autant que je pouvais.

J'ai fait des bisous par-ci par-là, à Caro, Thomas, Paul, etc... les autres juste un hug, ou un signe de la main. Caroline me faisait de gros yeux, elle ne comprenait rien. Forcément, je ne lui ai rien dit. Une fois m'être bien fait voir, je me suis tournée pour partir. Pascal m'a rattrapée et demandé ce qui se passait.

Pas pu m'empêcher de me faire un petit plaisir; un truc de boulot, je devais y aller... hé, oui, l'Espagne, toujours pas digéré!

J'étais aux anges que Pascal essaie de m'empêcher de partir. Impossible que je craque, j'avais encore en tête sa petite partie de jambes en l'air avec Natacha cette nuit. Il ne quittait pas Jonas des yeux. Ce dernier était appuyé contre sa voiture et le regardait avec un petit sourire, et il s'était redressé en me voyant revenir.

Clairement, Jonas n'était pas passé inaperçu à cette petite fête pour l'anniversaire de Pascal...

Arh, j'aurai voulu rester. Mais bon, j'aurai surement fini par fondre en larmes. J'avais la chair de poule et le ventre patraque. Je gardais pourtant un sourire radieux plâtré sur mon visage. Pascal semblait dévasté. En plus, Natacha était venue se planter vers lui, ce qui n'a fait que me conforter à détaler, tant que je pouvais sourire encore.

De retour chez moi, j'ai observé le résultat de mon passage. J'étais de le voir dévasté. Natacha pensait qu'une fois de plus, elle pouvait encore rester chez lui. Ça m'a refroidi, mais contente qu'il lui dise qu'il n'était pas d'humeur. Elle n'est pas partie.

Il a appelé, j'ai répondu. De savoir qu'il m'appelait alors qu'elle était là, m'a énervée grave. Pas perdu du temps à tourner autour du pot; Je lui ai dis que je savais qu'il avait passé la nuit avec Natacha...

Pascal s'est tourné vers elle. choqué. Hum, contente de le voir paniquer. Il a demandé si on pouvait parler, j'ai eu un petit rire, et lui ai dit qu'il n'avait qu'à en parler avec elle. Et j'ai raccroché.

Ça lui avait coupé les pattes. Au moins, ça a foutu en l'air sa soirée. Il voulait rester seul. Natacha l'a prise dans ses bras. J'avais comme un gros trou dans l'estomac de le voir la serrer contre lui. Il jouait la victime ou quoi? Elle a dû penser qu'il avait changé d'avis, mais non. Une fois qu'elle est partie, Pascal a rappelé.

D'abord, je lui ai demandé s'il allait passer la nuit à m'appeler, je ne voulais pas lui parler. Il a voulu savoir où j'étais, si j'étais avec ce mec. Je lui ai dis que Natacha devait surement être à côté de lui, alors qu'il arrête de m'appeler, c'était ridicule. Il a dit que je me trompais, elle n'était pas là, qu'on pouvait parler.

J'ai rigolé; "Elle était là avant quant tu m'as appelée, je l'ai deviné à ta façon de parler. T'es un connard, alors laisse moi tranquille". Il a répété qu'elle n'était plus là, ce qui m'a fait encore rigolé; "Ça me fait une belle jambe. Dire que tu as osé m'appeler, alors qu'une pétasse écoute à côté.. pfff... Bonne nuit Pascal". J'ai raccroché et éteint mon natel.

Je l'ai vu attraper sa veste, envoyer un message et sortir... J'ai vérifié mon natel; il venait chez moi.

Inutile, je n'avais pas l'intention de lui ouvrir, ou de lui parler. Je voulais qu'il imagine que j'étais à l'extérieur en train de faire la fête. Que je ne pensais pas à lui. Je l'ai vu arriver, regarder mes fenêtres, toquer à la porte. Attendre. Tourner autour de la maison.

J'étais contente qu'il cherche à me voir... Le voir essayer d'appeler et tomber sur la boîte vocale... J'ai pensé; chacun son tour...

Il a attendu près de 2h. J'étais crevée, mais je ne pouvais pas le lâcher des yeux. Le voir repartir a laissé un gros vide. Je suis quand même restée encore une bonne heure à espérer le voir revenir. Même si ça n'aurait servi à rien. Pascal n'est pas revenu. Lui avoir fait mal me soulageait. J'espère qu'il souffre le martyre.
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Ven - 6 août 2021 - Pas invitée...

Publié le par JaneDo

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Ven - 6 août 2021
  -  Pas invitée...

Vendredi, on ne pas dire qu'il fait beau. Plutôt grisouille. J'imagine qu'il y a surement une petite grillade dans le jardin, mais j'ai décidé de ne pas y aller. Je suis triste, d'humeur grise, mélancolique. Je ne me sens pas à l'aise d'aller chez eux ce soir. Et je ne me sens pas à l'aise d'aller là-bas ce soir.

En plus, j'ai chopé des petits boutons sur mes triceps, comme quand j'ai une allergie au lait.

Je crois que je n'ai pas envie de voir Pascal. Quoiqu'il fasse ce soir, ça va me faire grimper les tours. S'il me colle, ça va m'embarrasser, parce que j'aurai l'impression d'être une idiote. Donc, je risque de le repousser. S'il ne me colle pas, je vais péter un câble. Bref, en fin de compte, autant rester chez moi.

Pourtant, j'avais envie d'être une mouche pour savoir ce qu'il s'y passe... A défaut, je gardais les yeux rivés sur son appart.

J'aurai peut-être dû préciser que, tant que je ne sais pas pourquoi il était resté toute une semaine au Sud de l'Espagne, je préfère garder mes distances. Qu'est-ce que je vais faire s'il ment encore? Comment je saurais s'il ment d'ailleurs?

Hum, je n'aurai peut-être pas dû lui dire que je voulais de l'espace... Quant j'y repense, quelle tâche... 

Je voulais lui manquer, et j'ai cru que ça marchait, parce qu'il a demandé à Caro quant je pensais arriver. L'idiot. Personne ne m'avait invitée, et surtout pas lui, et il demande à Caro? Pfff, le mec! Ce n'est qu'après 22h qu'il a commencé à s'exciter de ne pas me voir. J'ai noté que Caro ne m'avait pas appelée. Pourquoi est-ce que ça me rend triste?
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Jeu - 5 août 2021 - (2) Psyché masculin...

Publié le par JaneDo

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Jeu - 5 août 2021
  -  (2) Psyché masculin...

Pascal a avoué qu'il voyait toujours Natacha. J'ai voulu demander si elle venait à la maison (chez lui), mais je ne l'ai pas fait. Je le savais déjà. Qu'il le confirme ne servait à rien, à moins que je veuille lui interdire de poser ses fesses dans notre lit ou d'entrer chez nous, ou . Mais comme j'ai la surveillance à la maison, est-ce que je préférais ne pas savoir où il est?

Ou, encore pire, ne pas savoir comment il avec une autre femme? Je crois pas, donc motus et bouche cousu.

Je ne me rappelais plus ce que je voulais encore lui demander. Il n'y avait que l'Espagne dans ma tête. Mais Pascal ne voulait pas en parler pour l'instant. Et, je n'étais plus très sure de vouloir vraiment savoir. Puis oui, je voulais en avoir la confirmation. Je déteste ne pas savoir, ou douter de mes suppositions.

D'ici qu'il soit prêt à m'en parler, il faudrait que je sache ce que je dois dire ou faire. Il doit y avoir des conséquences. Prendre des vacances avec une autre, est tout simplement inacceptable. Je ne peux pas passer l'éponge sur ça. Non, pas sur ça. Je dois faire en sorte qu'il ne me refasse plus jamais une chose pareille.

J'ai voulu faire la pote, mais j'en avais assez. Ma tête n'en pouvait plus. Trop dur à supporter de l'entendre me raconter ce qui lui passe par la tête. Comprendre que finalement, Natacha lui plaît, qu'il n'était pas prêt à renoncer à la voir, m'a fait comme un poing dans la gueule.

Est-ce que j'aurai dû agir avant? Mais en faisant quoi?

Je crois que dès qu'ils ont commencés à se fréquenter, Pascal a tout de suite été sous son charme. C'était trop tard pour tenter quoi que ce soit. Tenter de les séparer n'aurait fait que renforcer leurs liens. Ce qui me turlupine, c'est que je n'avais rien soupçonner. Je focalisais sur la mauvaise personne.

Lui demander ce qui c'était réellement passé en Allemagne avec Magalie?

Pascal a dit que c'était mon tour, à moi de lui parler comme s'il n'était un pote. Heu... ben, je... je ne pouvais pas. Ce n'était pas un pote. Et suivant ce que je lui raconterais, ça risque de tout foutre en l'air (I could kiss our relation goodbye!). Je ne pouvais pas lui raconter les mecs que j'ai trouvé pas mal, ni ceux avec qui j'avais... Oups, je pouvais pas.

Pourtant, c'est ce que je venais de lui demander de faire. Je suis trop lâche. Une fois les mots lâcher, impossible de les effacer.

Pascal m'observait, attendait, et rien ne sortait de ma bouche. Il a alors demandé si j'avais couché avec Layne. J'ai menti et prétendu que non. Ouah. Je ne pouvais pas le lui dire. Il a alors voulu savoir si on se voyait, quant, comment. Ce que je lui trouvais. Même là, les mots ne voulaient pas sortir de ma bouche.

Et il a demandé à propos de Brian. Ça m'a fait un choc. Il savait quelque chose? Pourquoi me parlait-il de Brian tout à coup? Quoi dire? Que savait-il exactement? Je me rend compte que lui aussi s'était trouvé à ma place et s'était demandé aussi ce que je savais. Glups. Je ne veux pas confesser mes péchés, surtout pas à lui.

Je me suis sentie honteuse de lui avoir demandé de me raconter ses secrets, j'étais incapable d'en faire autant. En plus, ça ne m'a pas fait du bien. Le soulagement espéré n'étais pas au rendez-vous. Impossible de me confier à lui, ce n'est pas mon pote. C'est vrai, je ne suis pas sa pote, et ses paroles me restaient en travers de la gorge.

Pfff, quant je pense que je lui ai dis que, ce qui m'avait blessée, c'est qu'il ne me parle plus... Iark.

Alors, pour ne pas garder l'attention sur moi, je lui ai demandé carrément pour l'Espagne; était-il avec Natacha? Je savais qu'il avait été voir un client, mais après, il était resté, et il n'était pas seul. Je n'ai pas voulu dire que je sais qu'il était avec quelqu'un, parce que je n'avais aucune preuve.

Pascal a paru surpris. Il a nié. Je lui ai dis que Natacha était elle aussi en vacances, c'était bizarre. Il a juré qu'il n'était pas avec elle. Alors avec Magalie? Il a froncé les sourcils et m'a regardé bizarrement.

Pascal a juré sur sa tête, ce qu'il ne fait jamais, et il m'a répété, qu'il n'était pas avec Magalie, ni Natacha. Il ne voulait pas en parler. Je me serais trompée? Bizarrement, je le croyais... Mais quelque chose me chiffonnait...

Je me sentais beaucoup mieux que ces derniers jours. Je devais rentrer, réfléchir un peu à ce que je devais faire. Mais, avant de partir, je lui ai demandé pourquoi il avait pris congé et était resté là-bas. Pourquoi? Puis, j'ai demandé, juste pour être sûre, s'il était avec une autre femme. Il n'a rien répondu, alors ça m'a fait tilter.

J'ai reposé la question, et Pascal a répété qu'il n'était ni avec Magalie ou Natacha. Cette fois, je ne l'ai pas cru. Pascal mentait.

3h du matin, je commence à capituler. J'ai encore demandé à propos de son fameux week-end avec Natacha. Il a rougi et a prétendu qu'il ne s'était rien passé non plus. Cette fois c'était clair, il mentait. Je sais qu'elle lui plaît, il me l'a dit tout à l'heure, et maintenant, il prétend ne pas l'avoir touchée... Pfff... à d'autre.

Je suis rentrée dormir chez moi. Si j'étais restée, je n'aurai pas pu lui résister, et il aurait pensé que tout était bon. No way. Et l'air de rien, j'ai joué le jeu pour qu'il parle...

Du coup, j'étais perturbée et... c'est pas de la rage, ni vraiment de la déception... Incertitude peut-être? Peur? Oui, je crois que j'avais peur. Je me sentais mal.

Je n'étais plus aussi sûre de Pascal. La corde était trop tendue. Je ne pourrais jamais tirer assez vite. Je ne suis pas sûre qu'il m'aime assez pour résister à tout. Je flippe. Je n'ai pas aimé ce qui se passe dans sa tête.

Je déteste avoir l'impression d'être en concurrence avec une autre femme. Je perdais confiance en moi, en nous...

Je crois que je devrais mettre un peu de distance entre nous.

J'espère que je lui manquerais, assez pour qu'il me parle de l'Espagne. Qu'il dise enfin la vérité. Je ne comprends pas. J'ai une boule à l'estomac, je suis tendue, stressée. Je ne suis plus sûre de rien. Bordel, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire?

On s'est parlé un peu avant midi. Pascal a tout de suite remarqué que j'avais l'air down, mais j'ai dis que j'étais seulement fatiguée, je n'avais pas assez dormi. Après avoir raccroché, je me suis demandée pourquoi je perdais mon temps à le ménager et mentir sur ce que je ressens. Et je n'avais pas envie de le voir.

J'ai voulu rappeler pour lui dire que; "Non, ça ne va pas du tout. Et oui, je suis au fond du trou. Je ne te fais plus confiance". Je me suis retenue à temps. Ce soir, il voulait qu'on mange ensemble. J'ai annulé par sms. Sans même me donner la peine d'y ajouter une excuse.

Non, je vois rouge. Savoir ce qu'il faisait quant il sort avec ses copains, ou ce qu'il pensait ne m'avait pas plut. J'allais lui faire sentir tout ça, avec le sourire. Pas besoin de le dire avec des mots. Un homme averti en vaut 2, une femme en vaut 4. Il le verra bien, ce sera à son tour de courir et de se poser des questions.

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Voyons si j'arrive à résumer tout ça en quelques paragraphes...

Bien mal m'en a pris de demander à Pascal de me parler comme à un pote. Hélas, maintenant, j'ai une idée de ce qui se passe dans sa tête. Avec horreur, je sais aussi ce qui se passe en gros quant il sort avec ses copains. Pas top. Ça a de quoi flinguer le moral de n'importe quelle femme. Je savais en gros, je ne suis pas idiote, mais l'entendre...

Pascal continu à voir Natacha. Pas seulement comme une simple copine. J'ai compris qu'elle lui plaisait, et il n'était pas prêt à couper les ponts avec elle. Ça me rend malade. Par contre, il ne veut pas parler de l'Espagne. Il change de sujet, si j'insiste, il dit qu'on en parlera plus tard. Que de toute façon, il n'y a pas grand chose à en dire.

J'ai quand même essayé de le cuisiner, mais rien à faire. Pourtant à un moment donné, il m'a assuré qu'il n'était ni avec Magalie, ni avec Natacha. Pour le week-end qu'il vient de passer, en couple avec Natacha, il dit qu'il ne s'est rien passé. Je n'y crois pas, il ment, j'en donnerai ma main à couper. Je le connais trop bien, il n'aurait pas pu résister si la fille lui plaît.

Pascal a voulu que moi aussi je lui parle, comme s'il était un pote. Impossible. Je ne pourrais jamais lui raconter ce qui se passe dans ma tête, ni les mecs qui me plaisent. Pour Layne, j'ai menti aussi, en disant qu'il ne s'était rien passé. Je sais qu'il ne me croit pas. Il a voulu parlé de Brian, ça m'a fait tomber les chaussettes. J'ai menti là aussi.

Passé 3h du matin, je suis rentrée dormir chez moi. Je vois rouge, impossible de me calmer. J'avais fait bonne figure, pour qu'il parle, mais difficile d'ingurgiter tout ça. En plus, je sais qu'il a menti sur plusieurs choses. Je suis terrassée, le moral dans les pompes. Il voulait qu'on mange ensemble ce soir, pas envie, alors j'ai annulé par sms. Je n'avais pas envie de le voir.

Une vraie zombie aujourd'hui. J'avais mal dormi, aucune énergie, l'estomac en compote. Je flippe. Perdu confiance en moi.
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Jeu - 5 août 2021 - (1) Psyché masculin...

Publié le par JaneDo

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Jeu - 5 août 2021
  -  (1) Psyché masculin...

Apparemment, Pascal comme moi, ne trouvait pas le sommeil... Bien fait, et... ça m'a touchée. Bête. Je regrette de toujours prendre la fuite quant les choses ne vont pas comme je veux. Pascal me manquait cruellement... J'avais envie de le toucher, poser ma tête sur son torse, sentir ses bras autour de moi, l'entendre murmurer des mots d'amour... Il me manque tellement.

Le voir tourner en rond... J'ai rappelé. Tant pis si je perds un peu la face...

Pascal a voulu venir chez moi, que j'aille chez lui, et flûte, j'en avais envie. Mais quant j'ai entendu sonner à l'autre bout, j'ai un peu retrouvé mes esprits. J'ai commencé par m'excuser de n'avoir pas répondu, j'avais la musique dans la voiture. Hum hum, juste un tout petit mensonge, et une excuse de me montrer faible.

Pascal voulait qu'on parle, de tout sauf de l'Espagne. Il prendrait congé demain matin si jamais. Moi aussi je voulais que les choses se tassent vite. Je ne supportais pas ces longs jours ou semaines sans savoir. Sans qu'il fasse partie de mon horizon. J'ai préféré me déplacer et aller chez lui. Mon coeur fait toujours des claquettes quant je le vois.

1h du matin, on peut dire que c'est tard... Mais, afff, ça me faisait plaisir de le voir... J'avais juste oublié pourquoi il aurait insisté autant. Je n'y ai pensé qu'en le voyant si pâle, toujours un peu fermé. C'est seulement là que la peur est remontée à la surface. Peur qu'il cherche à m'éloigner de sa vie, peur de ce qu'il allait dire...

Je n'étais plus très sûre que ce soit une bonne idée d'être là! C'était évident qu'on ne savait pas qui ou par quoi commencer!

Je lui ai dis que ce qui m'avait surtout fait du mal, c'est qu'il n'ait pas assez confiance pour me parler. Qu'il me cache des choses, je peux comprendre, mais ne plus savoir se parler, c'était moche. Pascal m'a dit que même s'il estimait que j'étais la personne la plus proche de lui, qu'il y a des choses qu'on ne peut pas dire à sa compagne.

Je pensais être son amie, sa meilleure amie, mais le plus souvent, il se confie à Caro et pas à moi. C'était un problème pour moi. Il pensait que je ne devrais pas le prendre mal; sa femme n'est pas une pote... C'était pas la même chose. On peut raconter des trucs à ses amis, mais certainement pas à la personne qu'on aime.

Ah! La personne qu'on aime... ça m'a un peu réchauffé le coeur... La personne qu'on aime... Moi?

On pouvait dire à son pote qu'on trouve une nana mignonne, qu'elle a un joli petit cul, baisable, etc, mais il ne voyait pas comment on pourrait raconter ça à sa moitié, c'est pas une pote. C'est pas non plus juste pour une amie avec qui on baise de temps à autre. Impossible de comparer sa moitié à un simple pote.

J'ai dis que je voulais bien essayer... Je voulais bien tenter le coup. Après tout, c'était à moi de décider si j'avais l'estomac pour tout entendre. Pascal a fait la grimace, comme s'il avait mordu dans un citron. Il était contre. Il pensait que ça ne pouvait que soulever des doutes, perte de confiance, etc...

Je voulais qu'on tente le coup, qu'il essaie. Si je me rendais compte que c'était trop, je lui dirais d'arrêter... Pascal m'a jeté des regards incertains...

Même si j'avais l'air de me répéter, je lui ai dis que je savais qu'il continuait à voir Natacha. Je lui ai demandé ce qu'il ressentait pour elle; "Hey... pote hein!". Ça l'a fait rigoler. Il m'a dit qu'entre mecs, forcément, quant ils voient une jolie nana, les commentaires vont bon train; pas mal, je me la ferais bien, t'as vu son joli petit cul, etc.

Un peu surprise (choquée plutôt), je lui ai demandé s'il disait des trucs pareils, je ne l'aurais jamais cru. Il a rigolé, non, il ne parle pas comme ça.

Mais, c'était des commentaires qu'il entendait souvent de ses potes quant ils aperçoivent une femme qui leur tape dans l'oeil. Il le pensait probablement, mais ne disait pas des trucs du genre. Mais clair qu'il se sent flatté si la nana que ses copains trouvent hot se met à le draguer. Ça lui arrive d'avoir le regard attiré parfois.

Alors, il a dit que, par exemple, la dernière fois qu'il est sorti avec ses potes, il y avait une petite blonde plutôt pas mal. Ils ne se sont pas beaucoup parlé, parce que Caro et Nat lui collait au train. Il a eu l'impression qu'il lui plaisait aussi. Ils ont souvent échangés des regards et des sourires.

Ok, j'avoue que j'avais l'estomac dans les talons. J'essayais de garder la tête froide. Sourire, c'était parfois dur, alors je restais stoïque et l'écoutait, la tête penchée. Pascal me regardait souvent pour voir comment je supportais ses histoires. Petits à petits, il oubliait qu'il me parlait et s'était même mis à sourire en se remémorant certains choses... dur à avaler.

Par exemple, il a été jouer au tennis avec Paul. En fait, il a constaté que Paul a voulu aller là et ce jour-là, parce qu'il y avait une fille qui l'intéressait. Ils ont été prendre un verre les 4 après. En fait, c'était la meilleure amie d'une collègue de travail. Ils ont ensuite été rejoindre 2 autres copines à elles pour manger.

Et là, une des fille a capté son attention; un peu timide, à rougir quant il lui parlait, mais une poitrine... waouh.

Pascal disait que les choses ne se passent pas comme dans les films. Ils ont juste bavardé ensemble, rigolé, rien de plus. C'est clair que si c'était dans le monde des mecs; ça aurait fait des étincelles, il serait parti avec elle, et l'aurait... Par contre, l'histoire de se tourner autour des semaines avant quelque chose de concret ne l'emballe pas. Il a une copine.

Cette femme a cherché à se renseigner sur lui, et avait demandé son numéro à Paul... Ça lui avait donné la pêche de le savoir.

Il s'est raclé la gorge, m'a jeté un regard en coin. J'étais écrasée parterre dans ma tête, mais stoïque appuyée au bar, avec un petit sourire amusée. Pas du tout ce que je ressentais, mais l'expression que lui aurait voulu voir. J'aurai pu lui dire d'arrêter, que c'était bon, mais la curiosité... pire qu'une drogue!

Après m'avoir raconté des tas de trucs plutôt salaces, Pascal a dit que, il n'était pas vraiment sûr que c'était bien de me raconter tout ça. C'est typiquement des trucs qu'on raconte à un pote, pas à sa nana... Maintenant, j'allais flipper chaque fois qu'il sortirait de son côté. J'ai souri, dedans je grinçais des dents, j'ai répondu que je tâcherais de tout oublier après...

J'ai voulu connaître ses sentiments envers Natacha... Qu'est-ce qui se passait? Était-il amoureux? Quoi? Pascal a avoué qu'elle lui plaisait. Il avait de la peine à couper les ponts. Pourtant, il ne voulait rien avoir à faire avec son gosse. Ça lui arrivait souvent de se demander où ils en seraient s'ils avaient entamé une relation à l'époque...
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Mer - 4 août 2021 - Je sais tout...

Publié le par JaneDo

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Mer - 4 août 2021
  -  Je sais tout...

Pascal m'a accueilli à la porte, comme s'il avait attendu derrière la fenêtre. Mais, il était froid et plutôt distant. Ça m'a un poil perturbée. Je pense qu'il n'a pas eu envi de cuisiner, alors il a fait livrer des pizzas. J'avais l'estomac à l'envers, donc pas faim du tout. On a un peu tourné autour du pot, je crois aucun de nous voulait être le 1er à parler.

Je me suis rappelée que j'étais plus âgée que lui, donc, plus avisée et expérimentée.

Pascal a été obligé de commencer à parler, je l'avais poussé dans ses recoins. Il avait pensé que je serais super énervée et avait été surpris que je l'appelle en 1er. Il n'avait pas osé le faire, il n'aurait pas su quoi dire. En fait, il ne savait pas ce que je savais, alors, il a décidé d'en parler avant que je ne l'apprenne par quelqu'un d'autre.

Après avoir nerveusement passé les mains dans ses beaux cheveux, il m'a avoué avoir passé le week-end avec Natacha. Il n'avait pas osé me regarder en disant ça. J'ai dis que je le savais, et que j'avais trouvé plutôt nul qu'il ne m'appelle pas en rentrant le dimanche soir. Il a changé de couleur.

Son bronzage s'est évanoui en une fraction de seconde avant qu'il ne vire au rouge.

Il était nerveux, ça se voyait comme le nez au milieu du visage. Il a prétendu qu'il ne s'est rien passé, mais quelque chose dans sa façon d'éviter mon regard, ou de vouloir se cacher sous la table me fait penser le contraire. Et le coup de poing dans ma poitrine aussi. Je ne souriais plus, mais je restais calme.

Je lui ai demandé s'il pensait me parler de son départ avec Natacha l'autre soir. Je lui ai dis que; une semaine d'absence, puis partir avec Natacha le week-end d'avant, puis le week-end avec Natacha, ça commençait à faire beaucoup. Beaucoup de Natacha partout... Conclusion?

Aïe, je crois que les mots avaient dépassés ma pensée... Je n'aurais pas dû frôler la rupture là... Je ne voulais pas rompre.

Pascal a dit que c'était pour se venger qu'il était parti avec elle. Ça aurait pu être avec n'importe qui, du moment que je vois ce qu'il avait dû ressentir. Mais, il a prétendu l'avoir raccompagnée et avoir été dormir chez Paul, après avoir pris un verre ensemble au Time-Out. Il n'avait pas l'intention d'aller aussi loin que moi.

Quelque chose lui disait que je devais être furax contre lui, pour avoir agi comme j'ai réagi, mais il ne savait pas pourquoi.

  • Tu es parti au sud de l'Espagne une semaine pour le boulot?
  • Euh... oui... Je devais voir un client...
  • Pas vrai. Après avoir vu ton client, tu as pris la semaine de congé...

Pascal a encore pâli. Il a levé les yeux et on a croisé les fers avec nos yeux. Il cherchait à me sonder pour savoir ce que je savais. Moi, à le pousser à parler, en faisant croire que je savais tout. A ma grande déception, il n'a rien dit. Il s'est fermé, aussi muet qu'une carpe. Grhhh, ça me rendait dingue.

Aussi pitoyable que ça peut paraître, j'avais le disque dur de ma tête qui saturait. Vide. Je ne savais plus si je devais lui dire que je savais qu'il était parti avec Natacha toute une semaine! Caro pensait que c'était avec Magalie. Du coup, j'étais un peu paumée.

Je voulais lui poser des tas de questions, pour confirmer ce que je pensais... mais je n'étais plus sûre de rien.

Alors j'ai improvisé; "Pascal, je sais pour Natacha. Je savais tout. Je sais pour ta semaine de vacances, pour ton week-end... je pensais pouvoir te faire confiance. J'espérais... Non, je ne sais pas ce que j'espérais... que tu me parles? que tu sois honnête? Honnête? Qu'est-ce que ça veut même dire..."

"Je ne voulais pas avoir à découvrir tout ça, ni devoir te le dire avant que tu aies les couilles pour avouer. Je voulais..."

Non, je ne sais pas ce que je voulais. Je ne suis pas sûre que j'avais envie d'entendre des choses horribles sortant de sa bouche. Je ne voulais pas que mes oreilles entendent ça, ni que mon cerveau les enregistre. Je voulais que ça disparaisse. Je voulais qu'il puisse faire en sorte de trouver les mots qui effacent tout.

Nos regards se sont croisés et je crois que j'ai vu la même peur qui m'habitait... J'ai préféré tourner les talons et partir.

Partir avant que ma voix ne tremble, avant que mes jambes me lâchent... Partir avant de fondre en larmes, parce que j'avais envie de me jeter à ses pieds et le supplier de m'aimer encore et de ne pas me quitter. D'honorer sa promesse de ne jamais me quitter. Je devais fuir avant de perdre ma dignité et tant que je pouvais encore donner le change.

Je gardais mes incertitudes, mes larmes, mes tremblements pouvaient sortir quant je serais seule. J'étais down de perdre mes moyens dès que je suis face à lui. Ma tête, mon courage me laissent tomber.

Pascal a prétendu qu'il n'avait fait que ramener Natacha le samedi soir, juste pour que je sache ce qu'il avait ressenti. Que ce soit vrai ou pas, je ne le saurais jamais. Parce qu'il pouvait très bien s'être mis d'accord avec Paul, pour me raconter des salades. Je ne pouvais pas lui demander ce que faisait alors sa voiture au Beau-Rivage?

Lui demander, aurait été avouer que je l'avais suivi. Et ça, il aurait dû me pendre par les pieds pour me faire admettre ça.

Pascal a essayé de m'appeler, mais je ne pouvais pas répondre. Je pleurais trop et il l'aurait deviné rien qu'en entendant ma voix. J'aurai perdu la face. Il m'a envoyé un message, court; "REVIENS". J'aurai bien voulu, mais un seul regard et il aurait vu que j'avais pleuré comme une malade. No way.

J'ai coupé mon natel. Encore 1 message et je perdrais toute ma dignité en faisant marche arrière. En plus, vu comme je me sentais... désespérée, au plus bas... j'étais prête à avaler tous ses mensonges d'une seule traite. Pfff, qu'est-ce que je dis, il n'avait même à ouvrir la bouche, au point où j'en étais; je pardonne tout, je ferme les yeux... Wahh, immonde.

Dire que je pensais me sentir soulagée, en paix, mais non... trop de questions en suspens, sans réponses. Ça ne s'était pas passé comme je l'espérais. Et maintenant... qu'est-ce qui va se passer? Est-ce qu'il va me rappeler? Qu'est-ce qu'il pense? Qu'est-ce qu'il va faire? On ne peut pas rester comme ça... non?

A la maison, j'ai hésité avant de me mettre à l'espionner... J'avais déjà regardé sur mon natel ce qu'il fabriquait après m'avoir envoyé son message; il tournait en rond. Me renvoyait encore des messages. Enfin... je crois. Il a réessayé d'appeler. Puis, il a mis son poing dans un porte. Il avait l'air aussi abattu que moi.

Ça a fait un bruit d'enfer. Il saignait. J'ai eu mal au coeur. Je me suis aussitôt dis que j'étais stupide de ressentir de la pitié; il avait piétiné mon coeur et n'avait pas eu pitié lui. Thomas a surgi dans les escaliers. Il avait entendu le bruit. Pascal se bandait la main. Il lui a reproché que ce qui arrivait était de sa faute.

Sans ce week-end, on ne se serait pas disputé. Thomas a essayé de le calmer. ll lui a dit de ne pas s'en faire, j'étais spéciale et spécialement compréhensive. Je n'étais pas du genre à m'énerver pour si peu. Pascal lui a rappelé leur conseil idiot, à lui et Paul, de me faire pareil. Il n'aurait pas dû.

Il avait beau me dire qu'il avait juste ramené Natacha, et dormi chez Paul, je ne le croyais pas. Et je ne croirais pas Paul non plus. Comment me le prouver. Thomas a suggéré que Natacha me parle. Mais, Pascal pensait que je ne croirais pas Natacha non plus. Et il n'avait pas assez confiance qu'elle veuille bien dire la vérité.

Je l'ai cru... Alors, il l'avait bien ramené et laissé sa voiture au Beau-Rivage pour me rendre jalouse... Le rat, mais je le croyais.

Ok, alors, ça, c'était vrai. Mais il y avait tout le reste... Sa semaine de vacances avec Natacha, ses rendez-vous secrets avec elle... Et je sais parfaitement qu'il m'avait menti, en disant qu'il ne s'était rien passé avec elle durant le week-end. Mais... Est-ce que...

Si j'ai la confirmation de tout ça, est-ce que je veux rompre avec lui? NON, gros gros non... NON.

Alors, ça sert à quoi que je cherche à savoir? Une fois qu'il me le dira, ne voyant pas de conséquences, il n'y aurait plus de... Il n'aurait plus à se retenir de quoi que ce soit... Ce sera encore pire... Aïe... Entre 2 hoquets, j'en suis arrivée à la conclusion que je devrais faire marche arrière... Je ne veux plus savoir.

Je préfère qu'il continue à faire attention, à agir avec prudence, pour que je n'apprenne pas ce qu'il fabriquait dans mon dos. 
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Mar - 3 août 2021 - Garder la tête froide...

Publié le par JaneDo

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Mar - 3 août 2021
  -  Garder la tête froide...

Et merde... Samedi, on va fêter l'anniversaire à Pascal, et on a encore pas parlé. Je ne peux pas aller à sa fête d'anniversaire sans que les choses soient réglés! Je ne veux pas avoir à faire semblant de rien, rien parce qu'on c'est sa soirée. Le jour "J" c'est mardi après tout... Qu'est-ce que je vais faire?

Faire un saut, sourire, même à ceux qui savent que Pascal ne me respecte pas, et m'éclipser sur la pointe des pieds?

Ça me fait blouser de ne pas rester, mais ridicule de rester. Peut-être qu'il n'en aura rien à cirer? Au moins si je reste, il n'osera rien faire de répréhensible? En tous cas pas devant moi. Mince. Mais rester sera insupportable, je me sentirais trop mal. J'aurai l'impression que tout le monde rit derrière mon dos.

Regarder la petite danse entre lui et Natacha, ça me fait grincer des dents. A croire que je ne me doute de rien sera trop dur. Tsss. Je serais de trop peut-être.

Ou lui faire ravaler sa fierté et l'humilier, le jour de son anniversaire en plus... Oui, pourquoi pas. Le coup avec Layne ne lui a pas suffit, mais j'ai une autre carte dans les mains. J'ai un collègue, plutôt beau gosse, aussi freelance qui travaille à l'agence. Il est un peu frimeur, voiture sport, décapotable.

On a souvent eu l'occasion de discuter de nos projets communs. Je sais qu'il m'aime bien. Soit, je lui fais croire qu'il faut que je le vois pour le boulot, ou je joue cartes sur table. Le but, c'est qu'il m'accompagne à l'anniversaire, qu'il m'attend de manière évidente pendant mon petit tour pour saluer tout le monde et souhaiter bonne fête à Pascal.

Il pourra bien faire la gueule cette fois, mais je lui dirais de penser à son week-end du 1er août... Alors "ta jeule", il n'a rien à dire.

Pascal et moi avons discuté un peu au téléphone. Je l'avais appelé. Du coup, il voulait qu'on se voit, mais à midi. A midi? Grâce au fait qu'on serait en public, ça éviterait que je m'énerve? Pourtant, j'étais normal au téléphone; enjouée, souriante, calme. Je sentais que Pascal était surpris. Et il me l'a dit; il pensait que je serais furieuse.

On a convenu de se voir demain soir, chez lui. Il avait d'abord proposé au restaurant asiatique que j'aime bien, au bord du lac, à Vidy. Pour tout ce que j'avais à dire, je préférais un peu d'intimité. C'est lui qui a dit qu'on avait à parler. J'avais déjà la boule à l'estomac. Il semblait très anxieux.

Hum, finalement au resto ça va aussi. Je ne vais pas gueule, ni faire de scène. Juste dire ce que j'ai à dire, et tourner les talons.

J'aurai peut-être dû aller chez lui ce soir. Je comprends pourquoi il n'a pas proposé qu'on se retrouve à la maison: Natacha était chez lui. Elle fout quoi de son gamin? Pascal a eu l'air de subir sa présence, ou à éviter trop de contact. Il ne l'a pas prise dans ses bras, mais elle, elle passait son temps à le tripoter.

Pascal lui a menti en prétendant devoir partir, parce qu'il avait rendez-vous avec moi, et elle est partie. Ouf, la voir me stressait.
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Lun - 2 août 2021 - Début de la fin

Publié le par JaneDo

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Lun - 2 août 2021
  -  Début de la fin

Pascal imagine qu'attendre va arranger les choses? Tsss, typiquement masculin ça! Je suis en colère, j'ai peur, je me sens bafouée, je sais qu'il me trompe. Ça c'est devenu plus qu'évident. Du coup, je ne sais pas où on va, si les choses sont au point de non retour. J'ai la trouille de faire un faux pas qui enverrait tout valser... Je vis un enfer. Le sentiment dominant, reste la peur. 

Dire qu'ils ont fêté le 1er août, ma fête nationale, avec d'autres pouffes. Pourquoi ça fait si mal? Comment lui pardonner ça, je n'y arriverais jamais. Je sais que même si je ne dis rien, même si je fais semblant de ne pas y penser, ça restera toujours là, quelque part au fond de moi. C'est insupportable... 

Pascal n'a pas appelé en rentrant dimanche soir, et aujourd'hui non plus. Je suis au bout de ma vie. Il me fait mal.

Pour me changer les idées, au moins, j'ai travaillé. C'était toujours ça. J'avais pas trop la tête en place, pas très contente du résultat de mon travail, mais ça m'aidait à ne pas trop penser à Pascal. Mais, quant je me coulais un café, ou faisais une pause, mon coeur m'étouffait. Il me manque.

J'ai l'impression d'être un vieux chiffon oublié dans un coin. Pascal me traite comme de la merde, il se fiche pas mal de ma gueule. Pourquoi les hommes sont si inconsistants, méchants, sans coeur?

J'ai relu l'article que Akemi-sama m'a transmise; ne pas faire ce qu'il semble évident... donc, je vais l'appeler demain - ne pas réagir comme on s'y attend... très bien, je ne ferais pas de reproches, j'attends qu'il parle - distante, renfrognée, boudeuse, non... je me montrerais enjouée, câline, jusqu'à ce qu'il parle... Mouais, ça semble être un bon plan.

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Dim - 1 août 2021 - Natels en otage...

Publié le par JaneDo

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Dim - 1 août 2021  -  Natels en otage...

Pascal devait rentrer aujourd'hui... C'était le plus long et horrible week-end depuis longtemps. J'allais dire de ma vie, mais je ne pense pas. Il y en a eu d'autres, même si je ne me souviens plus à cet instant. La seule chose à quoi je pense ces temps? Pascal bien sûr. J'essayais de me mettre dans sa tête.

Je me suis mise à compter les heures, à regarder mon natel. La pression au niveau de ma poitrine était de plus en plus forte. Du mal à respirer. Mais bien moins mal que les autres jours.

Enfin, je crois, la trouille mélangé au soulagement que le week-end soit terminé avait remplacé partiellement le désespoir.

J'ai remarqué que j'avais recommencé à me ronger les ongles. Plus les heures passaient, plus l'angoisse augmentait. Pourquoi Pascal ne m'appelle pas?

Il doit bien deviner que je devais être rongée d'angoisse, et peut-être aussi en pétard. Mais Dieu que Pascal me manquait. Je languis de lui à chaque minute.

Traînant l'impression qu'il me manque une partie de moi, je n'arrêtais pas de fixer mon natel. Même vérifié la batterie. Je m'étais promise de ne plus l'espionner, mais là, c'était un cas de force majeure. Je voulais savoir pourquoi Pascal ne m'appelait pas, s'il était rentré, ce qu'il faisait. Une horrible addiction clairement!

C'est fou les heures que je peux passer à regarder un appartement vide...

Enfin, le voilà, et il n'était pas seul. Il y avait Johnny et Paul. Pascal a déposé ses affaires et ils allaient monter chez Thomas, quant Thomas et Sacha sont descendus. Ha, alors Roxanne avait gardé leurs natels pendant leur week-end!! Dès qu'ils ont reçus leurs natels, ils les ont allumés pour regarder dessus. Oups, Pascal allait voir que je l'ai appelé...

Une chose qui ne m'a pas fait tout de suite tilt... Ou sont les filles? J'aurai voulu savoir quelles étaient les filles qui étaient avec eux...

J'ai trouvé que Pascal avait l'air un peu livide, comme dévasté. Heum, peut-être le message que je lui avais envoyé. Je ne me rappelle plus ce que j'avais dis dedans, j'étais un peu à la ramasse. J'espère que je n'avais pas été trop horrible. Je doute que j'aie été la seule à lui envoyer des messages d'ailleurs.

Quant les autres sont partis, il ne restait plus que Thomas et Paul avec Pascal. Pascal s'est laissé tombé dans un fauteuil et a dit que j'allais le zigouiller. Thomas lui a dit que ce n'était qu'un week-end, il n'y avait pas mort d'homme. Pascal lui a demandé de ne plus laisser sa femme décider des challenges du groupe.

Thomas lui a dit que c'était comme ça, il doit le faire même s'il ne veut pas. Thomas s'est pris la tête entre les mains; Jane va me tuer. Comment je vais lui expliquer ça? Pourquoi nous avoir privé de pouvoir joindre nos femmes, ta femme était au courant elle. C'est pas juste. Oh mon Dieu, Jane va me flinguer.

Thomas lui a simplement dit que ça lui donnera l'occasion de voir à quel point le couple qu'on forme est solide.

Pascal a secoué la tête, en lui disant que c'est bien à lui de dire ça, alors qu'il ne risquait pas de voir son couple voler en éclat. Ça m'a fichu un petit coup de tendresse pour lui de le voir si dépité. Mince, je suis terrorisée, et en même temps, mon coeur bat rien qu'à le voir. Ah, c'est l'enfer des sentiments confus.

Quant Thomas est parti, Pascal a dit à Paul, qui n'avait pas dit grand chose jusque là, qu'il préférait rester seul. 

Paul lui a demandé pourquoi il était tellement sûr que j'allais lui faire une scène, ou pire. Puis, il a posé la question qui a suspendu tous mes mouvements en attendant la réponse. Paul lui a demandé s'il était certain que ça allait mal se passer parce qu'il avait couché avec la petite Natacha?

Pascal a secoué la tête et lui a dit qu'il était gonflé de lui demander ça. Paul a simplement souligné sa libido, et que Pascal n'était pas capable de résister à un petit cul aussi bien roulé que celui de Natacha.

Pascal ne lui a pas répondu. Comme s'il n'y avait rien à dire.

Paul s'est alors lancé dans des blagues à tondre les pierres, et lui a raconté ce qui s'était passé de son côté, derrière les portes closes. Pascal a passé le reste de la soirée à tourner en rond.

Il faisait ci, faisait ça, puis se rasseyait, regardait son natel. J'espérais qu'il m'appellerait, mais il ne le faisait pas. Ça me rendait nerveuse. Pourquoi? Il devait se douter que je savais qu'il était sensé rentrer? S'il n'appelle pas, clairement que j'allais trouver ça louche? Furax, j'ai refermé mon ordi. Hors de question que je l'appelle. C'était à lui de m'appeler.

J'ai l'impression que les règles de leurs fraternités ne sont là que pour leurs permettre de s'amuser, de faire ce qu'ils veulent... J'ai résisté à l'envie de rouvrir mon application et le regarder sans raison. Mince, il me manquait. Je voudrais que tout disparaisse, qu'il ne ce soit rien passé... Revenir en arrière. Pourquoi Natacha a dû revenir...

Le lâche... il attendait quoi, attendre qu'on se croise par hasard? J'espère que non, sinon, je serais vraiment trop furax. Zut, j'ai assez attendu pour lui parler, maintenant je n'en peux plus, l'attente me bouffe. J'ai besoin de lui parler. Ça me fait mal qu'il ne m'ait pas appelée à son retour. Je n'arrive pas à comprendre comment il pouvait imaginer s'en sortir après ça!!

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Sam - 31 Juillet 2021 - (2) Torture non-stop...

Publié le par JaneDo

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Sam - 31 Juillet 2021  -  (1) - 6 moelleux?

1h38, Daryl essaie de m'appeler. Pas répondu. Marre, ma famille abuse de ma gentillesse. Il n'a fait que 4 moelleux! Avec tout ce qu'on a acheté pour faire des brownings, cup-cakes, etc... Il n'a fait que 6 malheureux moelleux au chocolat. Autant dire qu'il n'a rien fait du tout.

J'étais furax. Foutage de gueule quoi. Et dire qu'il veut être cuisinier et se spécialiser dans la pâtisserie en plus... Du n'importe quoi. Je me demande s'il a même honte?

On est arrivé sur place avec 1h de retard. Il cherchait encore ses clés quant je suis arrivée devant chez lui... Pourtant, je l'avais appelé avant de partir de la maison.

S'il a essayé de me joindre hier soir, c'était pour me demander de lui prêter encore 150Fs. Non mais, il me prend pour une banque? Incroyable, je lui ai déjà prêté 150Fs, et lui ai demandé en échange, de passer la tondeuse pour me rembourser. Tu parles! Trop crevant!

Ça me prend 10mn pour être chez lui, et il n'a pas réussi, une fois de plus, à être prêt! En tous cas, c'est la dernière fois que je passe le chercher. J'en ai marre d'attendre. Pire qu'une nana quoi. Je n'étais pas d'humeur. Et avec cette chaleur, il s'habille tout en noir!

J'étais plutôt contente de quitter tôt la Baby Shower... L'excuse, c'était que mon neveu devait retrouver ses copains à Vevey à 20h... 
 

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Sam - 31 Juillet 2021  -  (2) Torture non-stop...

Baby-shower en France aujourd'hui, donc, même si j'étais au plus bas, je devais afficher un sourire heureux. Faire semblant que tout va bien. Mais, j'étais au plus mal. Mon coeur brisé me faisait mal, je me sentais lourde. J'avais encore les yeux gonflés d'avoir trop pleuré. J'ai essayé l'eau froide, bain chaud, rien à faire.

Impatiente d'être de retour chez moi, j'avais tendance à appuyer sur le champignon. Chez moi, je pourrais enfin me laisser aller, m'effondrer si je voulais. Et j'étais effondrée. Ma tête ne quittait pas Pascal. Ne pensait pas à autre chose que Pascal. Et c'était une horrible torture.

Des images qui m'arrachaient le coeur défilaient dans ma tête. Un supplice.

Je devais absolument lui parler, je veux comprendre. Je veux savoir ce qui se passe vraiment. Je ne comprends rien. Je me sens perdu. Je ne comprends pas ce que fait Pascal, ni ce qu'il ressent vraiment. On dirait que mon faux pas lui donne une bonne excuse pour faire ce qu'il veut. Une bonne excuse pour avoir le champ libre?

Je vais devenir folle. Pourquoi ne me répond-t-il pas? Maintenant, il a carrément coupé son natel. Le chien. Je n'en pouvais plus, et le temps passe si lentement. Je deviens folle à l'imaginer avec elle. Ça me rend dingue. Comment a-t-il osé. Oh mais c'était de ma faute, si je ne lui avais pas laissé autant de liberté aussi. Mais qui était-je pour le priver de sa liberté?

Comment avait-il osé? Pascal devait se douter que ça me ferait du mal, il savait bien que ça me ferait souffrir le martyre, non? Chaque minute de chaque heure était une torture, parce que j'imaginais tout ce qu'ils faisaient. J'imaginais ses sourires, comment il lui souriait, lui faisait l'amour... j'allais devenir folle. J'étais complètement sonnée... Est-ce qu'il sait à quel point il me fait du mal?
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