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286/14 - Il y avait bien anguille sous roche!

Publié le par JaneDo


Lundi, 13 octobre 2014 - 286/14 - Il y avait bien anguille sous roche!

J'ai donc décidé de planter Pascal au resto avec Nina, sous prétexte que j'étais crevée et pas en forme, pour le surprendre, et voir si, comme je le présentais, il se passait quelque chose derrière mon dos... Faut toujours suivre ses intuitions, ou 6ème sens, comme on veut, on se trompe rarement!

Je n'ai pas été déçue du voyage!

Mardi soir... (bon, je dois aller chercher DOL, complètement bourrée à Yverdon! Et bourrée, elle l'était jusqu'à l'os. Pendant le chemin, elle m'appelait toutes les 5 minutes pour me répéter les mêmes choses; l'adresse, que c'était cool que j'aille la chercher, etc. Sur place, j'ai encore dû l'attendre un bon quart d'heure, ce qui m'a énervée. Mais bon, vu son état, elle n'était même pas consciente de ses actes. J'avais des yeux pour voir qu'elle était saoul de chez saoul, et pourtant, elle essayait de me faire avaler la couloeuvre, comme quoi, elle n'avait bu que des bières sans alcool! Ouais! Même le vieux chez qui elle avait passé la soirée, Paco, n'était pas dupe.) ...

Je m’étais rendue compte que Pascal s’était senti piégé, contraint de m’inviter chez lui hier soir. J’avais l’impression qu’il ne me disait pas tout. Nina n’avait pas cessé de me lancer des regards bizarres, et se baladait chez lui presque à poil. Pas normal.

Vu l’ambiance tendu à la maison, Pascal nous avait invitées au restaurant. L’ambiance ne s’est pas améliorée. Nina et moi ne nous adressions pas la parole. L’une comme l’autre ne parlions qu’à Pascal. Nina lui parlait exprès en allemand, pensant que je ne comprendrais rien.

Quant Nina lui a demandé, en allemand, si je comptais dormir encore chez lui ce soir, Pascal a eu l’air embarrassé et a eu une réponse qui m’a légèrement serré le coeur et avec une expression qui semblait dire qu’il n’osait pas me demander de partir.

Alors j’ai décidé de prendre les devants et de faire semblant de rentrer. Hors, j’avais l’intention de vérifier mes intuitions; j’étais sûre qu’ils couchaient ensemble, et qu’hier soir, ma venue n’était pas prévue.

Quant j’ai dis que j’étais fatiguée et que demain j’avais une grosse journée, donc que je rentrais, Pascal a voulu me raccompagner chez lui pour que je puisse récupérer ma voiture. Surtout pas! C'aurait fichu en l'air mes plans! J’ai prétendu qu’un copain était dans les parages et qu’il me ramenait, ou sinon, je prendrais un taxi.

Pascal m’a accompagnée pour attendre mon taxi. Je lui ai dis qu’étant donné qu’ils allaient sûrement sortir, je préférais rentrer, trop fatiguée pour ça (c'était juste pour savoir s'il sortait, que j'avais dis ça). Non, il ne sortait pas, si Nina voulait sortir, elle devra le faire seule. Avant de m’en aller, je lui ai dis que je lui faisais confiance. Je ne sais même pas pourquoi je lui ai dis ça!

J’avais d’abord pensé me placer dans son coffre, mais, ce n’était pas une bonne idée; trop risquée. Donc, j’ai filé chez lui, et m’aidant de ma clé, je suis entrée. J’avais l’intention de me cacher derrière les rideaux derrière le piano. Pas dans le bureau, c’était compromis, et la chambre d’amis était soit-disant, occupée par Nina.

Derrière le piano était vraiment une très bonne place. Je n’avais plus qu’à attendre. Ciel, heureusement qu’il ne connaît pas mon journal, parce qu’en lisant ça, il saurait tout tout tout. Tout ce qui se passe dans ma tête!

En attendant, j’étais curieuse de vérifier si Nina était où elle était sensé être et probablement fouiller un peu dans ses affaires. Ce que j’ai fait. Elle avait effectivement sa valise dans la chambre d’amis. 30 minutes plus tard, j’ai entendu la voiture, alors j’ai pris mon poste derrière le piano.


Pascal et Nina sont arrivés, bras dessus, bras dessous. Inutile de m’étendre sur ce que je ressentais, c’est facile à deviner. Ça m’a mise dans tous mes états.

Bras-dessus-dessous! Malgré tout, je ne m’y attendais pas. Et ils parlaient de moi!!!

Nina trouvait que Pascal s’était renfermé, il n’avait pas dit plus de 3 mots dans la voiture. Elle voulait savoir pourquoi. Qu’est-ce que j’avais bien pu lui dire pour le rendre aussi grognon. (Grognon??). Pascal a passé sa main dans ses cheveux, en l’attirant à lui, il a dit qu’il n’était pas grognon, juste un peu fatigué.

Nina était persuadée que je lui avais fait une scène, parce qu’elle était chez lui. Que j'étais jalouse. Pascal avait beau lui dire que non, elle insistait.

  • J’ai bien vu comme elle me regardait… A moins qu’elle soit vraiment idiote, elle a dû se rendre compte de quelque chose
  • Je te dis qu’elle ne m’a pas fait de scène. Jane n’est pas comme ça, c’est pas son genre.
  • Pourquoi elle était là, tu ne m’avais pas dit que c’était terminé depuis longtemps avec cette bonne femme.
  • Jane… c’est Jane.
  • Tu ne m’avais pas dit que c’était fini avec cette femme?

Pascal a poussé un long soupir, puis il lui a dit que parler de moi avait de quoi refroidir sérieusement l’ambiance! Parler de moi? Refroidissait l’ambiance? Le fumier.

Nina s’est collée contre lui et a passé ses bras autour de ses épaules. Elle n’avait même pas besoin de se mettre sur la pointe des pieds, son visage était à la hauteur de la sienne.  Pascal l’a éloignée en faisant la moue, la tenant à bout de bras: “Tu ne fais que me parler de Jane, ça me coupe. Du coup, j’ai l’impression de la tromper".

Soudain, Pascal l’a plantée pour faire le tour de son appart; il a été voir dans le bureau, ma dernière planque, la chambre d’amis, sa chambre, et la petite pièce où Jess, sa femme, range ses affaires de coutures. C’est aussi la pièce où la femme de ménage fait le repassage.

Il a eu un petit sourire et semblait un peu surpris. Je crois qu’il s’était demandé si je n’étais pas cachée quelque part.
Petit sourire? Peut-être parce qu’il a dû se dire qu’il était idiot d’avoir cru que je pouvais être là? Hum, s’il savait!

Nina a demandé ce qui se passait. Pascal a souri en haussant les épaules. Comme elle insistait, il lui a dit qu’il avait eu l’impression de sentir un courant d’air et s’était demandé s’il n’avait pas oublié une fenêtre ouverte. Hum, pas mal! Nina s’est aussitôt recollée à lui, les bras autour de son cou. Elle voulait un baiser et comme Pascal ne faisait pas mine de vouloir faire le premier pas, elle s’est un peu braquée.

  • C’est clair, elle t’a fait une scène.
  • Je te dis que non.

Pascal lui a répété qu’il ne faisait pas la tête. Nina a passé la main dans ses cheveux en lui tendant ses lèvres. Pascal ne s’est pas fait prier pour l’embrasser.

Mon coeur a loupé quelques battements. En fait, j’avais l’impression que mon coeur a subitement changé de place pour monter dans ma gorge, laissant une grosse place chauffante au milieu de ma poitrine. Man, c’était insupportable, j’étais au bord des larmes.

Ses lèvres sont descendus le long de la gorge de Nina qui avait fermé les yeux, il a fait glissé une des bretelles de son top pour embrasser l’épaule sous ses doigts. L’autre main avait déjà trouvé son chemin sous son top pour s’emparer de sa poitrine. Nina avait aussi ses mains partout. Pascal l’a soulevée pour passer ses jambes autour de lui, et l’a transportée jusqu’au canapé en face de la cheminée.

Je pensais pouvoir filer à l’anglaise dès qu’ils se retirerait dans la chambre, mais non hélas...

J’ai dû assister, ou plutôt subir impuissante la longue durée de leurs ébats. J’ai bien cru à un moment, que j’allais avoir une attaque d’asthme. Heureusement non, mais j’étais mal. Mon coeur battait si fort, j’étais à bout de souffle. Ce sourire, ce sourire qu’il a quant il fait l’amour… j’aurai voulu que ce ne soit qu’à moi!

Même si j’ai de la peine à l’avouer, les larmes coulaient toutes seules et me chatouillait le bout du nez avant de tomber à mes pieds. J’observais Pascal, tous ses gestes, ses mouvements, ses expressions, essayant de décoder quelque chose, de comprendre, d’essayer de savoir ce qu’il pouvait penser.

Et ce qui me faisait pleurer, c’est de penser qu’hier, je n’avais pas été là parce qu’il l’avait voulu, mais parce qu’il était coincé par ma proposition!

Après, Pascal s’est levé pour aller prendre une douche, Nina est restée allongée dans le canapé, à poil. Glups, Nina est quand même sacrément bien foutue!!!

Les foudres de la jalousie m'ont tordu l'estomac. J'avais envie de m'arracher le coeur, parce que ça me brûlait de l'intérieur. Je ne mettrais plus les fesses dans ce canapé. Il était souillé. En revenant, Pascal s’est dirigé à la cuisine pour se servir un verre de lait. Nina, a enfilé son t-shirt et l’a suivi.

Nonchalente, consciente de sa beauté, elle restait allongée dans le canapé, les jambes écartées, ne cachant rien de son anatomie. Le sang tapait dans ma tête... Il y a quelques instants, même pas 2 minutes, Pascal était sur elle, l'embrassait, la caressait, il était en elle... leurs soupirs, les murmures m'avaient crevés les tympans... J'avais la gorge serrée, la bouche sèche; la nausée peut-être...

Et elle a recommencé à parler de moi. Pascal a soupiré en la dévisageant, il lui a demandé d’arrêter. Il semblait excéder. Mais, elle n’en avait sans doute rien à foutre, elle a continué. Elle voulait toujours savoir ce qu’on s’était dit, et Pascal lui a dit que ça ne la regardait pas.

En gros, elle a dit que je devais bien me douter de quelque chose, que je ne devais pas être si bête à mon âge. Elle ne comprenait pas pourquoi il m’avait laissé venir hier soir. Puis, elle a dit qu’elle nous avait entendu, que ça l’avait empêchée de dormir, qu’elle lui en avait voulu. Elle avait même eu envie de débarquer dans la chambre pour me dire que quelques heures avant, ils étaient en train de faire la même chose. Et bla-bla, et bla-bal, elle n’arrêtait pas.

Pascal l’a coupée et a dit qu’il se pouvait bien que je devine ce qui se passait, mais il a dit que ce n’était pas très important. Nina sceptique a demandé s’il croyait vraiment que ça ne me faisait rien qu’il me trompe? Pascal a répondu qu’il ne me trompait pas, puisqu’on n’était plus ensemble.

  • Alors pourquoi tu étais si.. distant? Pourquoi est-ce qu’elle est venue ici hier? Pourquoi tu ne lui as pas dit que tu étais occupé?
  • Pourquoi j’aurai fait ça? J’avais envi de la voir!

Ha? Ha vraiment? Il disait ça juste pour la faire taire? Ou pour ne pas avoir à se justifier? Ou avouer que je l’avais piégé? Mais… si c’est vrai, alors ça me fait très très plaisir. Mes larmes se sont un peu résorbées. Les battements de mon coeur s’étaient ralentis, presque clamés. Et une chose un peu plus dérangeant, c’est ce que ma tête disait “oh que je t’adore!”. Dire que j’arrive encore à l’adorer! Je dois être carrément dérangée!

Nina a paru déconcertée, surprise, elle a froncé les sourcils, incertaines. Elle est même restée sans voix pendant de longues secondes à le regarder droits dans les yeux. Incrédule, elle a répété comme si elle avait avalé de travers; “mais, ce n’est plus ta petite amie?”.

Pascal a soupiré en haussant les épaules. Il lui a dit que même si on n’était plus ensemble, il se sentait toujours en connexion. Puis, il lui a expliqué que même si je me doutais de ce qui se passait, pour moi, ce qui était plus important, c’est qu’il ne cherche pas à se débarrasser de moi pour voir une autre fille. Que la plupart du temps, je préférais qu’il travestisse un peu la réalité, ça me convenait comme ça. Mais, ce qui aurait été impardonnable pour moi, c’aurait été qu’hier, il me mente, alors que je finirais pas l’apprendre, et que pour voir une autre fille, il me mène en bateau, ou m’invente une excuse bison.

Hum… c’était vrai… comme une gosse, je veux toujours être sûre de passer en premier sur sa liste des priorités…
Du coup, ça a calmé ma douleur, malgré ce à quoi je venais d’assister.

Nina, question de remuer le couteau dans la plaie, a demandé si ce n’était pas me mentir, ce qui se passait entre eux. Pascal a encore haussé les épaules, il a souri pour dire que, je m’en doutais certainement. En la regardant droit dans les yeux, Pascal lui a dit que j’étais très loin d’être bête. J’étais peut-être même rentrée pour les laisser. Quoi qui se passe.

Elle n’avait pas l’air ravie. Ce qui m’a fait plaisir, c’est d’entendre Pascal lui dire que, de toutes les femmes qu’il connaissait, j’étais celle qui faisait le moins de scène, que j’étais de très loin la moins chiante. Hum, il avait oublié qu’il n’y a pas si longtemps, il m’avait dit le contraire!

Pascal a décidé qu’il était tard, qu’ils feraient bien d’aller se coucher. Nina a pensé le suivre dans sa chambre, mais il a fait une petite grimace;

  • C’est mieux pas, si d’aventure Jane décidait de revenir pour dormir ici… Je préfère qu’elle ne te trouve pas dans mon lit… désolé!
  • Mais, puisqu’elle sait…
  • Même… je veux pas. Puis, tu n’as as arrêté de parler d’elle, alors… je ne me sens pas à l’aise de dormir avec quelqu’un d’autre juste après…
  • Tu déconnes?
  • Mets toi à ma place… tu as parlé sans arrêt de Jane depuis les dernières 30 minutes, alors qu’est-ce que tu crois? Tu m’as fais pensé à elle, et… quelque part ben…

Nina a arrêté de bouder, elle ne voulait pas dormir seule. Elle a essayé de le persuader que je ne viendrais pas, qu’ils pouvaient au moins passer la nuit dans le même lit.

Pascal l’a embrassée sur la joue pour se diriger seul vers sa chambre, Nina est restée un moment debout au milieu du salon hésitante. Nina s’est ensuite dirigée vers la chambre d’amis en laissant la porte ouverte, alors je n’ai pas osé bouger. Trop peur de me faire surprendre. J’ai tâté la clé dans ma poche pour être sûre qu’elle était bien là, et j’ai attendu.

Après 30 minutes, les jambes lourdes, j’ai pensé que je pourrais enfin tenter une évasion, Nina a traversé le salon pour aller vers Pascal. Il ne dormait pas encore, il lisait. Tout en laissant la porte ouverte, Nina s’est glissé dans son lit. Pascal a tenté de la raisonner et lui dire de retourner dans sa chambre, mais elle ne voulait pas.

Merde, j’étais coincée! Pourquoi est-ce qu’elle n’avait pas fermé la porte, j’aurai pu au moins filer… C’était presque 1h du matin!!!

Pascal s’est levé, il a essayé de m’appeler. Heureusement, mon natel était sur silence. Je l’ai entendu me laisser un message pour dire bonne nuit. Il voulait savoir si j’avais reçu son message, si j’étais bien rentrée, et que c’était tard, mais… il a hésité et soupiré… il aurait voulu que je sois là!

Hoooh! Malin ça! Si je n’avais pas été plantée derrière ce rideau, j’aurai cru chaque mot! Le pire, c’est que j’aurai été rassurée et comblée. Qu’est-ce qu’on peut être stupide...

Nina l’avait entendu, et lui a demandé s’il pensait ce qu’il venait de me dire. Pascal a dit que oui.

Ha bon !!! Avec Nina dans son lit??? Il est fou ou quoi? Pour le faire suer, je devrais apparaître tout à coup! Il verrait s’il ferait autant le malin! Oui, mais je fais quoi en trouvant l’autre dans son lit? Ok, c’est pas une idée brillante. Je vais m’en tenir à ma fuite dès que je pourrais.

Pascal a encore essayé de me joindre, comme il tombait encore sur mon répondeur, il a juste dit que c’était encore lui.

Quant il a fait mine de retourner au lit, Nina s’est jetée en premier dans le lit, prête à l’attaque. Je les ai entendu encore discuter.

Pascal ne voulait rien entendre, demain c’est boulot, donc il fallait dormir. Nina lui a grimper dessus, mais il l’a remise de son côté en répétant qu’il fallait dormir.

Je ne sais pas si ça me faisait plaisir ou pas. Je ne ressentais plus rien. Une chose est sûre, c’est que Pascal avait parfaitement raison à propos de ce qui avait de l’importance pour moi. Pas le fait qu’il couche avec d’autres filles, non, mais sa manière d’être quant je suis là, quant on est ensemble.

Bien sûr, ça fait mal, peur aussi... Pour l’instant, il s’en était plutôt bien sorti.

J’ai dû encore poireauter 1h pour être certaine qu’ils dormaient. Pascal ne l’avait pas prise dans ses bras. Bon point pour lui. Mais, je ne suis pas idiote, probablement dans son sommeil, il finira par la coller contre lui.

Presque en rampant, j’ai trouvé mon chemin jusqu’à la porte. Chaque fois que j’entendais des mouvements provenant de la chambre, je restais pétrifiée sur place. J’ai mis plus de 10 minutes pour mettre la clé dans la porte et la tourner. Hors d’haleine, tremblante, j’ai osé l’ouvrir et me faufiler dehors. J’avais peur que le bruit ne les ai réveillé.

J’ai encore attendu un peu avant d’oser recommencer le même processus et fermer la porte à clé. Sous la pluie, j’ai couru à ma voiture et je suis rentrée complètement courbaturée, rompue. Maintenant, j’ai un torticoli d’enfer!

Lundi, c’était la course toute la journée et le soir, au lieu d’être au souper de famille à 18h, j’attendais un futur coloc qui n’est pas venu. Il était en réunion d’après son message. Ce sont les vacances scolaires, et la puce est au ranch, donc on était que 4; David, ma soeur, Carmine et moi. On a tellement papoté, que je n’ai réussi à rentrer qu’après 22h.

Trop tard pour répondre à mes messages… J’ai quand même pris le temps de répondre à Pascal. J’ai dit que; je m’étais couchée aussitôt rentrée, donc je n’avais pas vu son message, et ce soir, ben, souper de famille et je venais seulement de rentrer. JTM, Bisous.

Pascal m’a aussitôt répondu, il voulait savoir s’il pouvait m’appeler. Alors je l’ai appelé.

Nina est toujours chez lui, elle ne rentre que mercredi en Allemagne. Pascal a demandé s’il pouvait venir dormir chez moi. Ça m’a scotché! Pourquoi? Il voulait faire semblant de ne pas vouloir être avec Nina ou quoi? J’ai gardé mon calme. J’ai rigolé et je lui ai dit que c’était comme il voulait. Comme il semblait sérieux, j’ai dis que c’était un peu tard, trop tard pour faire des kilomètres juste pour dormir.

Bizarre, il a eu l’air d’insister, alors j’ai décidé d’aller chez lui. Le temps de prendre une douche et d’enfiler un training propre, j’ai filé.

J’ai tout de suite remarqué que Pascal avait changé les draps. D’ailleurs, j’ai vérifié dans la corbeille à linges. Hum, il ne voulait pas que je sente le parfum de Nina dans son lit? Si c’était un test, alors une fois de plus, Pascal a été adorable, alors je ne pouvais rien lui reprocher. J’ai bien senti que Pascal m’observait.

Nina a paru contrariée d’avoir à supporter ma présence. Grand bien lui fasse… Je dois bien supporter la sienne!

Pascal m’a dit que ça l’avait perturbé que je lui dise que j’avais confiance en lui. J’ai cherché à comprendre pourquoi, et j’ai réalisé que c’était de la culpabilité.

J’ai pensé nécessaire de lui dire que je n’étais pas idiote à propos de Nina! Pascal n’a pas cherché à en savoir plus, et moi je n’ai pas cherché à m’expliquer d’avantage.

C’est vrai, l’essentiel, c’est qu’il soit comme il était en cet instant avec moi, son appel aussi pour me demander de venir dormir. Ce qui me fait douter de mes conclusions, comme quoi il s’était senti coincé, du coup, j’en doutais. Ce soir, comme samedi soir, il était adorable… Je l’aime exactement comme il est...


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285/14 - Nina et un ménage à 3 explosifs!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 12 octobre 2014 - 285/14 - Nina et un ménage à 3 explosifs!

C’est au-dessus de mes forces de passer tout un week-end sans voir Pascal. C’était trop dur. J’ai utilisé l’excuse que Pascal m’avait laisser des messages samedi pour l’appeler. Après tout, que voulait-il? Après tout, c’était lui qui avait fait le premier pas, même si ça m’énervait que ce soit seulement en fin de journée qu’il ait trouvé mon numéro!!!

Forcément, avec le bruit ambiant du bar, il n’a pas répondu. Intérieurement, je fulminais de savoir qu’il avait poursuivi Elodie quant elle a quitté le bar en pleurant. Mais qu’importe, Pascal m’avait quand même appelée, et je n’avais pas répondu.

Caro m’a avertie qu’il était sur le point de rentrer vers 1h du matin. Elle rentrait avec Pascal et Nina.

Caroline avait l’intention de prendre un dernier verre chez lui avant de rentrer chez elle. Question de s’incruster un peu. Elle voulait savoir ce qui se passait et pourquoi Nina était chez lui.

Héééé! Pascal m’a rappelée… avant de rentrer… Trop chouky. Ça m’a fait du bien au coeur :)

Il ne m’avait pas croisée, et se demandait ce que je faisais. Il avait essayé de m’appeler pur savoir si je sortais prendre un verre, mais je n’avais pas répondu, ni à ses appels, ni à ses messages. Il a même pensé que je lui faisais la gueule. (hum, un peu mais bon).

  • Tu fais quoi? T’es où?
  • Afff, en train de rentrer. Pourquoi? Tu veux que je passe?

Allé, tant qu’à faire, pourquoi ne pas provoquer ma chance.

  • Ben, j’aimerai bien…
  • Sérieux?
  • Oui. Jeudi tu es partie si… précipitamment! Je pensais que tu resterais…
  • Mais, tu avais déjà prévu autre chose non? Alors je voulais pas te gêner.
  • Alors tu viens ou pas?
  • Ok, je viens. Je pense que...
  • Ecoute, il y a juste un petit truc qu’il faut que je te dise… Puis non. Je pars maintenant, je pense que je serais à la maison dans 20 minutes tout au plus.

Hum, j’étais chez moi, et pas du tout sur la route. Comme jeudi soir, quant Pascal a proposé de me ramener à ma voiture, et qu’Elodie a flippé, parce que je n’avais pas ma voiture, j’étais venue avec Caro. J’ai aussitôt averti Caro que Pascal m’avait proposé de passer chez lui. Elle le savait déjà. Pascal venait de lui dire qu’il l’a déposait chez elle.

Caroline avait voulu batailler, parce qu’elle avait cru qu’il voulait se débarrasser d’elle pour rester tranquille avec Nina.

Je me suis précipitée sous la douche, et en 2 temps 3 mouvements, je me suis habillée, et hop, départ. Je suis quand même arrivée chez Pascal 1h plus tard. Pascal m’a appelée en arrivant chez lui et en ne me voyant pas, il a cru que j’avais changé d’avis. Il a été rassuré de savoir que ce n’était pas le cas et que j’étais à 5 minutes de chez lui.

  • Il y a un petit truc qu’il faut que je dise. J’aimerai que tu ne t’énerves pas, et je pense que je dois te le dire avant…
  • Ok, je ne m’énerverais pas. Mais… tu m’inquiètes tout à coup! T’es sûr que tu veux que je viennes? Je peux encore faire demi tour si tu n’en as pas vraiment envi?
  • Non! Non, viens stp, ça me fait plaisir. Alors t’as intérêt de ne pas faire demi-tour.
  • Bon, alors vas-y…
  • C’est juste que… tu ne t’énerves pas, et ne va pas imaginer des choses ok. C’est juste que Nina dort ici.

Glups! Il a osé. Il a osé me le dire. Je pensais qu’il avait réussi à la cacher quelque part, comme ça, il n’aurait pas eu à se justifier ou à me le dire. Gros silence. Pascal s’inquiétait à l’autre bout du fils, il me demandait si j’étais encore là.

  • Oui, j’suis là. Nina? L’Allemande?
  • Oui. Elle est juste là pour quelques jours, et elle ne trouvait pas d’hôtel près du travail, et comme ça, je fais le taxi, mais rien d’autre.
  • Ne trouvait pas d’hôtel? Tu sais que c’est de la foutaise? Enfin… T’es sûr que tu veux que je vienne? Dis Pascal, c’est pour prendre un café ensemble, faire pote pote, et ensuite je dégage, c’est ça?
  • Non! Je pensais que… j’espérais que tu restes dormir. Tu veux?
  • Arh, je sais pas… Faut que je raccroche, je dois réfléchir.
  • Jane? Tu as promis que tu ne pèterais pas un câble. Ecoute, si je te demande de venir, c’est qu’il n’y a pas de soucis. Alors ne me fait pas le coup de… Viens ok? Jane? T’es toujours là?

Petit silence. J’aurai aimé qu’il rajoute qu’il m’aimait, que je lui manquais, je sais pas moi… Quelque chose qui me fasse sentir qu’il voulait vraiment que je sois là. Mais bon, faut pas trop rêver non plus. C’était déjà super qu’il me demande de passer, alors faut pas demander la Lune quand même. C’est cool.

En tous cas, Nina voulait qu’on sache qu’elle était là! Pascal était sorti me chercher, et la miss, en petite tenue, se tenait dans l’embrasure de la porte. Elle m’a lancé des regard et des sourires pleins de sous-entendus.

Je ne sais pas ce que Pascal lui trouve. Enfin, je ne sais pas non plus ce qu’il me trouve, mais, je trouve que son caractère ne se marie pas avec lui. C’est un vrai cheval. Je suis sûre qu’elle était exigeante et devait le faire marcher à la baguette. Mais c’était peut-être justement ça qu’il aimait chez elle, même s’il ne se l’avouera pas.

Nina ne m’a pas saluée. Quant je suis arrivée à sa hauteur, elle m’a tourné le dos pour se diriger vers le frigo se servir un coca. Madame s’est ensuite installée dans l’un des canapés, en faisant glisser son verre sur ses lèvres en regardant Pascal. Je crois qu’elle se demandait à quoi il jouait, ou bien, elle cherchait à le provoquer, je n’en sais rien.

Je ne savais pas vraiment comment me comporter, heureusement que Pascal m’a prise par la main. Je l’ai laissé me guider. Je ne comprenais pas encore très bien ce que je faisais là, mais j’étais contente d’être là avec lui. S’il m’a demandé de venir, malgré la présence de cette pouffe, c’est qu’il ne se passe rien. Rien en tous cas qui puisse me faire flipper.

Devant elle, Pascal m’a expliqué qu’elle était là quelques jours pour le travail. Pour simplifier, il a dit que c’était plus simple qu’elle soit là, plutôt qu’à l’hôtel. Je savais qu’il m’expliquera plus tard. Mais, je crois que je me doutais que c’était lui qui lui avait proposé de rester chez lui, même avant qu’elle le spécifie.

Pascal a voulu savoir ce que j’avais fais ces derniers jours, parce qu’il n’avait pas de nouvelles. Nina restait là, malgré le fait qu’il était évident que c’était une conversation privée. Pascal s’est senti obligé de se justifier, de me dire qu’il avait eu beaucoup de boulot, un peu stressé, il attendait des nouvelles, etc.

Nina l’a interrompu en me voyant sourire et accepter ses explications, pour lui demander qui était la fille qui était partie en larmes, la petit blonde bouclée, qu’il avait poursuivi. J’imagine que c’était pour m’énerver. Pascal a violemment rougi, et en me serrant les doigts, il a simplement prononcé le nom d’Elodie.

Je sais qu’il me serrait la main pour que je ne m’énerve pas devant elle. Il ne voulait pas que je tombe dans son jeu. Je n’en avais pas l’intention. Il m’expliquera plus tard ça aussi.

Avec son déshabillé en satin rouge, Nina se baladait dans le salon. Elle faisait tout pour l’aguicher. Mais, je pense qu’elle avait déjà dû en faire autant quant ils étaient seuls. J’aurai voulu lui sauter à la gorge et lui demander de se couvrir un peu, mais après tout, c’est Pascal qui lui a proposé de venir. Pourquoi, ça, je me le demande encore???!!!

Puis, ça a fait “TILT” dans ma tête… Comme des pièces d’un puzzle qui s’emboîte!

C’est moi qui ait demandé au téléphone s’i voulait que je passe! Pascal n’avait pas osé me dire non! Il se doutait bien que je saurais un jour ou l’autre pour Nina, ou que je savais déjà! Pascal s’était retrouvé coincé! Pascal ne pouvait pas faire autrement que de me dire de venir! Ha! Je n’étais là, que parce qu’il était coincé.

Si je n’avais pas demandé de passer, il ne me l’aurait pas proposé! Plus tard, il m’aurait sorti un truc genre, je pensais que tu étais fâchée… La vache!

Ok, soit je bois un verre en faisant semblant de rien, et je pars avec le sourire? Ou soit, je reste et je fais semblant de rien, et après le départ de Nina, on s’expliquera? J’aurai bien choisi la première solution, mais, si je pars, Nina se moquera de Pascal. Non, ça, je ne supporterais pas. Quitte à ce qu’elle se moque plutôt de moi, en me prenant pour une tarte, je préfère sourire, et jouer le jeu de la “tarte”.

Pascal m’expliquera plus tard, qu’il me dise ce qu’il aurait préféré que je fasse.

Comme Nina semblait vouloir nous tenir la jambe, on a décidé d’aller se coucher. En fait, on a parlé un moment. Je n’ai pas voulu lui poser trop de questions sur le pourquoi du comment de la présence de Nina. J’imagine qu’elle devait surveiller la lumière, et les bruits provenant de la chambre. Nous, on l’entendait bouger dans le salon, zappé sur la télé et tout.

Pour le lui enfoncé bien profond, et lui rendre la monnaie de sa pièce! Je n'ai pas oublié Gstaad! Alors, je n’ai pas été silencieuse… J’espère qu’elle a avalé de travers! Hum, je pense que oui, vu qu’elle a augmenté le volume de la télé!!

Dimanche, je me suis levée après Pascal. Il était attablé avec Nina, mais aussi Caroline, qui était passée pour aller courir avec Pascal. Il pleuvait, et Pascal n’avait pas eu envi de sortir courir. Ou peut-être qu’il ne voulait pas me laisser seule avec Nina! J’ai tout de suite vu que Pascal avait préparé ma place. Je pense qu’il était sur le point de venir me réveiller. J’aurai bien aimé.

Thomas est apparu en haut des escaliers presque en même temps que moi. Heureux de me voir, il m’a fait tournoyer dans ses bras. Cça m’a mise tout de suite à l’aise et de bonne humeur, même si j’avais un peu le tourni. Nina, hautaine ne parlait qu’à Pascal ou Thomas. Elle m’ignorait de même que Caro. Pfff, on s’en fiche.

De toute façon, elle allait bien devoir me parler… la journée ne faisait que commencer!

Dès que les garçons se sont affalés dans les canapés, laissant les filles autour de la table-bar de la cuisine, Nina s’est détournée, n’ayant aucune intention de nous parler. Nous non plus d’ailleurs. Pas question de faire un geste envers elle, elle ne le méritait pas. Elle a été se caser à côté de Pascal.

Si de la fumée pouvait me sortir du nez, ce serait arrivé là, direct. Caro et moi avons échangé un regard, on se comprenait. Je pense qu’elle aussi sentait les provocations de la miss Nina.

Parties dans notre discussion, on l’a très vite oubliée. Pascal m’a fait un bisou dans le cou en venant se resservir un café. Il a aussi fait une bise sur la joue de Caro. Nina n’a pas reçu de câlin de sa part. Ouf, rassurant. Ou peut-être que je me faisais des idées, ils cachaient seulement leurs jeux???

Paul est passé dans l’après-midi. Pascal et Thomas sont descendus avec lui à la salle de musique. Ils avaient l’intention de faire de la musique ensemble. J’a réalisé plus tard, que 2 autres copains les avaient rejoint. Caroline et moi avons planté Nina au salon. On s’est étalé sur le lit à Pascal pour discuter.

Hum, on pensait la rendre mal à l’aise, mais elle nous a battu… Nina est descendu vers les garçons!

Après le départ des copains, vu l’ambiance plutôt lourdingue, Pascal a proposé qu’on sorte manger. D’habitude, il aurait préparé quelque chose et on serait resté à la maison. Mais vu que Nina et moi ne parlions pas l’une à l’autre, il a pensé que le restaurant serait moins pesant. Il avait tord.

De toute façon, ça m’était égal, je n’ai pas toujours besoin de parler. Je les ai laissé parler, sans chercher à intervenir, sans montrer que la situation méritait que je m’énerve. Nina cherchait visiblement à me provoquer, elle s’adressait à Pascal en allemand, sachant parfaitement que je ne comprendrais rien.

Toutefois, ayant étudier l’Allemand à l’école, je saisissais parfois quelques mots. Et de voir Pascal rougir par moment, je savais que j’avais bien compris quant elle parlait de moi, ou de leurs relations. Pascal lui répondait parfois en anglais, sauf quant c’était un sujet chaud.

Par exemple, je sais qu’elle lui a demandé si “je” pensais dormir (Schlaffen) chez lui. Petit pincement quand même quant Pascal, au lieu de dire qu’il l’espérait bien, a répondu, avec un air embarrassé, qu’il ne savait pas. Comme s’il n’osait pas me demander de partir.

Hum… Est-ce que je devrais prendre les devants et rentrer chez moi? Mais, ce serait le jeter direct dans ses bras, non? Est-ce qu’ils dormiront ensemble? Si oui, je fais quoi? Montrer que je les ai pris sur le fait? Et qu’est-ce que ça me rapporte? Ou au contraire, rester? Ou partir, et revenir discrètement après pour voir si j’avais vu juste???


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284/14 - Je voudrais lui manquer! Mais il y a Nina!

Publié le par JaneDo


Samedi, 11 octobre 2014 - 284/14 - Je voudrais lui manquer! ... Nina

Caroline n’avait pas fermé l’oeil de la nuit. Je pense qu’elle avait dû me remplacer dans son jardin. Seulement, il avait beaucoup plu, alors elle avait attrapé froid. Malgré ça, vers 9h, elle était chez Pascal pour aller courir avec lui. Elle lui avait laissé un message.

Pascal n’avait pas l’intention d’y aller ce matin, mais Caro a fait comme si elle n’avait pas vu son message, et sonnait chez lui à l’heure dite. Pascal est quand même sorti pour aller courir avec elle en fin de compte. Il a remarqué son état et s’est inquiété. S’il savait… comment elle s’était fait ça!

Pendant leur petit tour, elle a essayé de lui poser des questions sur ce qu’il avait fait le soir précédent, mais il est resté très évasif. Il avait été prendre un verre dans un bar, sans préciser lequel, avec une collègue de travail. Evidemment, Caro a cherché à savoir laquelle. Elle en connaissait une bonne partie, mais il semble que ce soit une collègue de passage.

En retournant chez lui après le jogging, le mystère était en partie éclairci… Nina attendait sur le pas de la porte!

Nina! Mais qu’est-ce qu’elle fiche ici? Chez lui? Pourquoi? Enfin… je n’avais pas le droit de me mêler de sa vie!

J’ai donc essayé tant bien que mal de faire l’impasse sur Nina, sur le fait qu’elle était chez Pascal, et en plus qu’elle portait ce qui semblait être un pyjama de salon. Mais, j’y pensais sans arrêt.

C’était donc Nina à la Bohème. Je ne l’avais pas reconnue. Peut-être parce que j’étais juste choquée, en même temps trop contente d’avoir eu la chance de le trouver.

Le soir, je ne savais pas encore ce que j’allais faire… Sortir dans l’espoir de le croiser, maintenant que son secret était éventé, ou sortir de mon côté, ou encore rester tranquillement chez moi?!

…Je voulais lui manquer… Mais, je pense que c’est peine perdu, il était occupé à autre chose… à continuer sa vie…

Pascal est sorti en compagnie de sa Nina. Comme ça, tout le monde est au courant. Pfff. J’avais pensé l’appeler en cours de soirée pour lui demander si je pouvais passer, mais je ne pouvais donc pas l’appeler maintenant, j’aurai l’air de chercher à l’emmerder. Parce qu’il se doute bien que je finirais par savoir que Nina était dans les parages.

Même si ça me torturait, j’ai fait la morte. Pas répondu au message de Pascal en fin de journée qui me demandait comment j’allais et ce que je faisais. Je pense qu’il s’imaginait que Caroline m’avait déjà mise au courant. J’avais beaucoup de peine et j’étais au plus mal.

Contente quand même d’apprendre qu’Elodie était partie en pleurant du bar où ils étaient. Un peu moins que Pascal lui avait couru après. Mais, il est revenu bredouille, et Nina avait dû poireauté toute seule pendant plus de 30 minutes.


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283/14 - Je l espionne 1x de plus!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 10 octobre 2014 - 283/14 - Je l’espionne… 1x de plus!

En partant de chez Pascal, j’avais vraiment le moral dans les pompes! Le sourire qu’il avait en ouvrant sa porte à Maud se promenait dans ma tête. Rien ne réussissait à me sortir cette image de la tête. Je crevais d’envie de l’appeler. Rhhh. Non, je ne dois pas faire ça. Au contraire, je devais laisser les images me torturer, jusqu’à ce que je m’habitue à l’idée que nous deux, c’était fini terminé. Je dois m’habituer à l’idée de le croiser avec d’autres filles.


Caroline m’a appelée peut-être 10minutes après que je sois rentrée. Elle était rentrée elle aussi. Caro était surprise que je ne sois pas chez Pascal. Je lui ai dis qu’il y avait Maud. Il n’y avait pas de lumière, elle pensait qu’il dormait. Il n’y avait plus la décapotable de Maud. Perso, j’étais persuadée qu’elle avait été la parquer ailleurs, question qu’Elodie ne sache pas qu’elle était avec Pascal.

Caro a pété un câble. Elle a décidé d’aller chez Pascal, quitte à le réveiller, elle voulait s’assurer que Maud n’était pas là. Elle avait beau sonner, Pascal n’a pas répondu. Ce qui me confirmait qu’il n’était pas seul. Pascal l’a rappelée alors qu’elle traversait le parc pour rentrer, et alors qu’on était toujours en ligne. Elle m’a raccrochée au nez pour lui répondre.


20 minutes plus tard, elle m’a envoyé un message pour me dire qu’elle dormait chez Pascal. Petit pincement au coeur. Ce soir, je ne m’attendais pas à voir Maud se pointer chez Pascal, je ne m’attendais non plus pas à ce qu’il soit seul une heure plus tard.

Pascal s’était donc débarrassé d’elle! Bizarre! Et d’après le message que Caro m’a envoyé, Pascal dormait. Il l’a vue en train de traverser le jardin, alors il l’a appelée.

Il était tard, il n’avait pas envi de discuter, mais il a pensé qu’elle était venue sonner chez lui, parce qu’elle voulait dormir chez lui, alors il l’a invitée à entrer.

Bon, j’avoue que la jalousie me bouffait la tête. Je regrettais de ne pas être restée, de ne pas avoir eu le courage de m’imposer. Pfff, je fais toujours tout de travers. J’étais tellement persuadée que lui et Maud s’était donné rendez-vous, et qu’il devait être soulagé de me voir partir, que je ne me suis pas donnée la peine de penser plus loin.

Je ne comprenais rien à rien. Comment se fait-il… Afff, il faut que j’arrête de me torturer avec tout ça.

Soit que j’accepte tout et je m’arrange pour que ça fonctionne, ou j’abandonne. Ben, vaut mieux que j’abandonne.

Ce soir, j’ai refusé toutes les propositions de sorties. J’ai choisi de rester chez moi, peindre en regardant la télé. Bref, une soirée tranquille. Je ne sais pas si c’était dans l’espoir que Pascal apparaisse à ma porte, ou tout simplement pour éviter de croiser Pascal. Et tous ceux qui ne faisaient pas partie du cercle autour de Pascal, m’auraient achevée d’ennuis.

Persuadée de pouvoir tenir le coup, je me suis lancée dans la peinture en musique. Mais à mesure que les heures défilaient, que le soir tombait, l’angoisse, ma compagne des mauvais jours, me faisait perdre la tête. Rester là à ne pas savoir ce que Pascal faisait était au-dessus de mes forces.

Et merde, il pleuvait… J’ai fait le tour des endroits où Pascal pouvait se trouver, et je l’ai trouvé. Il était à la Bohème. Mais, je n’ai pas vu la voiture des autres. Par les grandes fenêtres et portes vitrées, je l’ai vu.. installé au bar avec une nana. Ciel, ça ne changera jamais… Et c’est qui elle? Connait pas.

J’ai tenté d’appelé Caro. Elle était au Tiger. Elle pensait que Pascal finirait par arriver. J’ai été obligée de détruire ses illusions; je l’avais sous les yeux, et il n’avait pas du l’air d’être sur le point d’aller rejoindre les autres!

Je suis restée dans ma voiture, plus de 2h, à me faire rincer pour aérer de temps à autre, les yeux rivés sur le bar.

Ils sont sortis peu après 1h du matin, en s’abritant tous les 2 sous sa veste. C’était peut-être rassurant, je ne les ai pas vu s’embrasser. J’ai entrepris de les suivre, mais j’ai très vite perdu la bataille. Les routes étaient trop dangereuses et glissantes, et moi je n’avais pas un gros 4x4! J’étais désespérée de l’avoir perdu, parce que je ne pouvais pas savoir où elle habitait.

J’ai donc été chez Pascal, persuadée qu’il ne rentrerait pas avant le lendemain. Mais, avant de rentrer, je devais en avoir le coeur net. Avant de prendre le chemin de sa maison, j’ai d’abord vérifié au Tiger, au cas où il rejoignait les autres. Niet.

Pascal et cette fille étaient chez lui… Pour une fois, il avait pris soin de fermer les rideaux, donc je ne voyais que de la lumière sans plus. Chiotte. Ça me démangeait de l’appeler pour savoir si je pouvais passer chez lui…


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282/14 - Croisé, chassé!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 09 octobre 2014 - 282/14 - Croisé, chassé!

Tout ce que je rêvais de faire aujourd’hui, après ce début de semaine à courir dans tous les sens comme une fourmi ouvrière, c’était ne rien faire. Juste me reposer et reculer mon TGIF (Thank God It’s Friday) à aujourd’hui. Mais je voulais voir mon papa. Il pouvait m’aider avec les photos, les dates, etc.

A 11h30, j’étais sur sa terrasse avec une partie des photos. Marlène m’a invitée à dîner, ce qui n’était pas prévu. On a traîné sur les photos jusqu’aux environs de 15h. J’étais naze. D’abord, je n’avais pas beaucoup dormi, et le temps était lourd. Aussi, si je voulais sortir un moment ce soir, il fallait que je me repose un peu.

De retour à la maison, j’ai essayé de faire une sieste, mais… je n’ai fait que me tourner et me retourner, sans réussir à dormir. Trop de trucs dans la tête, et… Pascal. Est-ce que j’avais envie de voir Pascal? Certainement. Est-ce que je supporterais de le croiser ce soir? Je ne savais pas.

Caroline s’impatientait et regrettait d’avoir promis de m’attendre pour sortir. Elle m’agaçait à m’appeler toutes les 5mn pour savoir où j’en étais. Ce qui est bien quant je suis fatiguée, c’est que je ne m’énerve pas.

Bon, en plus j’aurai été plutôt mal placée d’oser, étant donné mon retard; elle m’attendait à 21h, et il était passé 22h30 quant j’ai parqué ma voiture devant son appartement.

Juste eu le temps de descendre de voiture. On aurait dit qu’elle avait le nez collé à la fenêtre. Sortie, fermée la porte, ouvert sa voiture, et je n’avais plus qu’à m’installer et on est parti. Même pas le temps de prendre un café!

Pas ravie de voir Alexia, qui ne m’aime pas des masses, et je le lui rends bien. Je pense que c’est elle qui a averti Caro que Pascal était au Baroque. Ok, assez pratique, puisqu’elle était aux côtés de Pascal, Paul et Mathias. Mais, il y avait aussi cette satanée Elodie.

J’ai très vite remarqué que Pascal et Maud se faisait de petits signes à travers les regards qu’ils se lançaient de loin… Quant je croisais le regard de Maud, elle me regardait de haut avec une petite moue de mépris. Pétasse.

Pascal m’a reprochée de ne pas répondre à ses appels. Je fulminais intérieurement; Culot! il avait sûrement prévu de s’en aller, ramener Elodie et d’aller ensuite chez Maud, et pour se donner bonne conscience, ou surtout pour se trouver des excuses, il me faisait des reproches!

J’ai décidé de ne pas m’énerver. Ce qui arrivera, arrivera, je ne pouvais rien y changer, alors autant ne pas perdre mon temps. Pourtant, le regard que m’a lancé cette garce me foutait en pétard, j’avais envie de lui le foutre bien profond.

Si j’avais su quoi faire pour ça, j’aurai aimé que Pascal lui fasse faux bond, pour moi, qu’elle le sache, et que je puisse lui lancer ce même regard méprisant au passage. Mais je ne savais pas comment réussir un coup pareil. J’ai laissé Pascal me faire ses reproches, et j’ai éludé ses questions. Après tout, il avait discuté avec Caro, il n’avait qu’à y réfléchir.

J’ai vu Elodie ramasser ses affaires, donc j’ai su que Pascal était sur le point de partir, alors je l’ai devancé…

Juste eu le temps d’avertir Caroline qui ne comprenait rien, et j’ai filé pour saluer tout le monde, Pascal y compris. Il a proposé de me ramener à ma voiture, et j’ai accepté. Juste pour emmerder la Maud. Mais c’était stupide, parce que ça m’a donné l’envie d’aller voir chez lui pour vérifier ma théorie.

Dans la voiture, c’était un silence plombé. Pas un mot. Je croisais le regard de Pascal dans le rétroviseur. Je me demande ce qu’il pensait? Elodie faisait la gueule que Pascal la ramène. Elle m’a fait poireauté dans la voiture pendant que Pascal l’a raccompagnée devant la porte de son immeuble, J’ai compris qu’elle avait dû insisté, parce qu’il l’a accompagnée à l’intérieur. J’en ai profité pour me mettre sur le siège avant.

Pascal n’a pas fait long, 5 minutes plus tard, il ressortait de l’immeuble pour me ramener. Il s’est retourné pour faire signe à Elodie qui s’était postée à la fenêtre. Hum…!

Je sentais que Pascal aurait voulu que je reste, peut-être pour discuter, ou autre chose, mais j’ai réalisé que, si je restais juste pour emmerder Maud, c’était nul. De toute façon, ils se verront une autre fois, donc ça ne changeait pas la donne. La seule chose que je réussirais à faire, c’est lui déclarer la guerre et de me mettre en concurrence avec elle. Maud risque de tout faire pour se l’accaparer à son tour, juste pour m’emmerder et ainsi de suite.

Alors… J’ai cédé la place… Qu’il fasse ce qu’il veut, ça ne me regarde pas… Pourtant, hihhhh, j’étais trop tentée!

Curieuse, j'ai voulu savoir si j'avais raison de suspecter quelque chose, savoir si je ne me faisais pas des idées. Je suis donc restée dans les parages, pour voir si Pascal ressortait. Hum, non, il ne ressortait pas. C'est Maud qui est venue chez lui.

Donc, j'avais raison... Je ne m'étais pas trompée sur les signes que j'avais cru voir...

Avec ce petit sourire que j'avais tant aimé, ce sourire avec lequel il m'm'accueillait... C'est Maud qu'il a accueilli de cette manière, avec ce même sourire... Ce sourire qui m'a hanté le reste de la soirée. Je ne suis pas restée à regarder ses fenêtres, ça ne m'aurait fait que plus de mal, alors je suis rentrée. Le reste, je n'avais pas besoin d'être là pour connaître la suite..


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281/14 - Kaya a 17ans!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 08 octobre 2014 - 281/14 - Ma Kaya a 17ans!

J’ai bien fait. Parce que ma soeur avait dit qu’elle serait sur Moudon mercredi vers midi, pour préparer le souper pour l’anniversaire de ma petite Kaya. 17ans! Incroyable! Hier encore elle n’était pas plus grande qu’on bouchon, et on la berçait en chantant, et la voilà prête à prendre son envol. Que le temps passe vite! Ma soeur a invité les parents à Théo, son petit ami. On sera plus de 15 à table.

Vers 13h, ma soeur n’était toujours pas en route pour Moudon! Heureusement, que j’avais déjà fait mon gâteau, parce qu’on avait prévu que je le fasse chez Carmine. En plus, les frères à Lilice ne voulait pas passer en ville la chercher, je me suis donc dévouée pour passer la prendre. Ma soeur nous a évidemment donné des courses à faire!

Les parents à Théo sont supers cools. Sa mère, que j’avais déjà croisée est absolument chouette. C’est une belle femme, et son père, de même que sa copine sont géniaux.

J’ai beaucoup discuté avec l’amie du papa, que je trouve vraiment sympa. Elle est drôle, intéressante et travaille dans une organisation d’aide aux oeuvres de charités. La maman travaille à la radio suisse romande.

Je ne me rappelle plus des prénoms, va falloir que je demande à Théo. Et je ne me rappelle pas non plus du travail de son papa. Bravo!

Les garçons ont chipoté pour ramener leurs soeurs, alors j’ai fait le taxi. C’était presque minuit quant j’ai déposé Kaya en dernier. Elle est née en fait à 23h56 le 8, 4 minutes plus tard, et elle aurait été du 9! Comme Daphné, ma camarade d'école. Fallait monter les affaires à l’appartement. Ma soeur est restée pour tout ranger chez Carmine. Il nous avait gentiment prêté sa maison, donc c’était la moindre des choses.

De retour chez moi, je me suis effondrée sur le canapé. J’avais encore des tas de photos à scanner, et je voulais avoir un bout de ma soirée, donc, je ne voulais pas me coucher tout de suite.

Pascal m'avait envoyé des dizaines de messages, mais je n'avais vraiment pas le temps de lui répondre. En plus, je ne voulais pas. Je crois que sa petite sortie samedi soir pour courir chez Elodie m'avait dégoûtée. Il n'avait pas eu une seule pensée pour moi, alors qu'il aille se faire cuire un oeuf.


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280/14 - Non-stop

Publié le par JaneDo


Mardi, 07 octobre 2014 - 280/14 - Non-stop

Je ne me souviens pas d’un moment de repos les quelques jours qui ont suivis le week-end. J’étais tout le temps par monts et par vaux. Tout le temps en train de courir pour faire les courses pour préparer le gâteau d’anniversaire pour ma puce. Et j’ai réussi à oublier le café soluble pour le glaçage au mocca, rhhh!

Mon frère est passé lundi, pour m’apporter de vieilles photos que j’avais réclamé auprès de toute la famille. Ciel, où a-t-il trouvé tout ça? Je veux préparer un album pour mon papa et j’aimerai trouver des photos de ma grand-mère paternelle, quant elle était jeune fille. Et de mon grand-père paternel également. Ça va pas être facile.

Avec tout ça, j'ai tout de même trouvé le temps d'avertir Marie que je ne pouvais pas passer chez elle pour faire ses albums. Il faut que je pense à moi aussi de temps en temps.

Le lendemain, il m’en a apporté encore une flopée. Entre courir en ville, passer vers ma soeur pour corriger des lettres, ramener une de mes nièces d’un endroit à l’autre, voir avec David pour la voiture, je scannais toutes les photos que je pouvais pour pouvoir les rendre à mon frère. Dès que j’aurai terminé, je lui mets le tout sur une clé USB, et il s’arrangera pour nettoyer les photos endommagées avec PhotoShop, que je ne sais pas utiliser.

Mardi soir, j’ai déjà préparer le cake et le glaçage pour mercredi soir. Je ne voulais pas être prise de court, et ne pas terminer mon gâteau.


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279/14 - Ma petite famille

Publié le par JaneDo


Lundi, 06 octobre 2014 - 279/14 - Ma petite famille

Lundi, j’ai bossé non stop. Puis, j’ai commencé à faire l’album pour mon papa. Ciel, c’est dur de regarder des photos quant on était petit… avec maman, Ernest, gran’ma… de les voir si présent me fait mal. Leurs absences me pèsent. Des images de leur morts me fichent le moral en l’air.

J’aimerai avoir une petite machine à remonter le temps pour pouvoir me rouler sur les genoux de ma maman. Leurs dire encore que je les aime, les embrasser encore… juste encore une fois...

Je suis passée vers ma frangine pour prendre le café vers 9h. Je ne m’étais pas couchée, j’avais peint toute la nuit, et le matin, mon neveu m’a envoyé un message sur le groupe Famille dans whatsapp, j’ai répondu, alors ma soeur, qui n’avait pas non plus fermé l’oeil de la nuit, m’a dit que le café m’attendait.

Je suis rentrée avant midi pour continuer à bosser et dormir un peu, parce que ce soir, je mange chez ma frangine. Pourtant, comme on fête les 17ans de ma puce mercredi, on ne fait pas le souper de famille ce soir. A 22h, j’étais rentrée, raide, mais j’avais encore des trucs à faire.

Encore une fois, je me suis couchée aux premières lueurs du matin, avec les yeux complètement explosés!


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278/14 - Jouer avec le feu

Publié le par JaneDo


Dimanche, 05 octobre 2014 - 278/14 - Jouer avec le feu

Je dormais chez Steven ce soir, en tout bien, tout honneur. Pourtant, je crois que j’aurai aimé plus que simplement dormir. Mais, je ne voulais pas faire le premier pas. Steven ne tentait rien, alors je ne comprenais pas pourquoi il m’avait proposé de dormir chez lui. Ça titillait ma curiosité.

(petite pause pour préparer le gâteau d'anniversaire de ma puce pour demain... ça me fera moins courir...)

Steven m’avait laissé la salle de bain en premier. Pendant qu’il était sous la douche, j’ai pu me changer pour la nuit et enfiler le t-shirt qu’il m’avait posé sur son lit. Drôle, ça me faisait penser à Pascal, lui aussi avait l’habitude de me prêter ses t-shirts pour dormir.

Rhh, ma pression a chuté, sans compter le moral dans les pompes direct; est-ce que Pascal prêtait aussi des t-shirts aux pouffes qui passaient la nuit chez lui???

Wahhh, il ne fallait pas que je pense à ça. Retour de mes pensées sur Steven, c’était plus prudent. Coucher l’un près de l’autre dans le noir, Steven jouait avec mes doigts, et on parlait de tout, sauf de sexe. Je m’étonnais que Steven ne tente rien, c’était étrange. Ça titillait ma curiosité. Ou était-ce parce que Pascal me manquait cruellement, ou que je savais ce qu’il était en train de faire?

  • J’aimerai bien, mais… si je m’attache à toi, si par malheur je tombais amoureux de toi, alors je deviendrais franc fou de te voir retourner vers Pascal. Et crois moi, je serais loin d’être aussi passif et compréhensif!
  • Tsss, tu n’es pas encore tombé amoureux d’une des filles avec qui t’es sorti, pourquoi ce serait différent?
  • Ben… Pascal, ou même Thomas a l’air de s’être attaché… alors, je préfère être prudent. Sinon, tu risques de voir mon côté sombre…

Je ne croyais pas ce qu’il racontait, mais il avait l’air sérieux. Steven avait l’air de croire que Pascal avait encore des sentiments, j’aimerai être aussi sûre que lui.

  • …cogner à ta porte à n’importe quelle heure jusqu’à ce que tu m’ouvres, te suivre partout, te harceler, je ne supporterais pas de te voir retourner vers lui, à ça non. Oh, puis, crever tes pneus, t’empêcher de sortir en me pointant chez toi… Bref, je me rendrais ridicule. En plus, je risque de devenir une plaie! Et l’idée que Pascal puisse me regarder de haut, ou se moquer de ma tête me rendrait plutôt agressif. Enfin, ça c’est un petit exemple…
  • N’importe quoi! Et si c’était moi qui m’attachait et toi pas? Ou si une des filles avec qui tu…
  • Non, les choses sont claires dès le départ…
  • Mais quand même, si tu t’étais attaché à l’une d’elles? Tu l’aurais aussi prise en chasse? Crever ses pneus, etc, si elle voulait pas s’engager?
  • D’abord, elles sont célibataires, donc libres, alors j’aurai tenté de la conquérir, et si ça n’aurait pas marché, alors tant pis. C’est loin d’être pareil à une fille qui fait croire qu’elle est libre, mais qui attend toujours que son ex lui fasse signe!
  • Je vois pas moi…
  • Ben, mettons que tout se passe bien, on se met à sortir ensemble, et tout à coup, Pascal revient à la charge, est-ce que tu restes avec moi, ou tu cours te jeter dans ses bras?

Hum, inutile de répondre, Steven savait très bien que je me jetterai à nouveau dans l’aventure. Que je tenterais la chance encore une fois. Oui, il avait raison, rien ne m’empêcherait de retourner vers Pascal.

  • Ce qui me ferait encore plus chier, c’est que dans mon dos, vous continuez à coucher ensemble, alors que tu es avec moi! Ce serait horriblement humiliant. Si je l’apprends, rhhh, je perdrais toute réserve. Je ne sais même pas jusqu’où je pourrais d’aller. Tu vois… Je suis pas aussi génial que tu l’imagines!
  • Je ne t’ai jamais imaginé génial…

Ça nous a fait éclater de rire. On a encore continué à se taquiner. C’était agréable de ne pas être seule, d’être encore capable de plaisanter et de rire de bon coeur.

On a passé une bonne partie du dimanche au lit; on a pris le petit déjeuner au lit, regardé la télé, grignoté… Ce qui nous a obligé à nous lever et ventiler les draps. Pas drôle d’avoir des miettes partout. Ça doit être humain de jouer avec le feu, parce qu’on a fait que ça! On a poussé chaque fois un peu plus loin. C’était vraiment tentant de passer le cap… Steven m’a traitée d’allumeuse hihihi.

J’aime bien son appart, c’est spacieux, moderne, et en même temps assez chaleureux malgré les murs blancs. Il a énormément de tableaux au mûr, abstrait pour la plupart; Banksy, l’artiste graffiti anglais, qui peint sur les murs.

Vers 15h, j’ai voulu partir, et Steven m’a demandé de rester. En fin d’après-midi, on s’est finalement décidé à sortir de notre position allongée pour aller prendre un verre avec ses potes.

Steven aurait voulu que je reste encore, que je passe la nuit chez lui. Mais là, c’aurait été carrément sauter dans le feu. Alors, j’ai préféré sagement rentrer chez moi. Puis, j’avais des trucs à faire demain.

Je crois aussi que, quelque part, très enfoui au fond de moi, j’espérais que Pascal me retrouverai… C’est fou, dès que je suis toute seule, il me hante, me manque… Ce qui veut dire que je ferai mieux de m’arranger pour être occupée 24/24! Il pleuvait aujourd'hui, ce qui m'a fait penser à tous ces moments avec Pascal. On aimait se larver au lit quant il pleuvait...


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277/14 - Rendez-vous groupés

Publié le par JaneDo


Samedi, 04 octobre 2014 - 277/14 - Rendez-vous groupés

Après avoir discuté avec Caro, Pascal n’avait pas cherché à me voir, bien au contraire. Direct après, au lieu de venir vers moi, il est parti je-ne-sais-où, rejoindre je-ne-sais-qui. Pascal n’avait pas passé la nuit chez lui, il n’avait pas cherché à se faire pardonner de m’avoir invitée chez lui, avec Caroline en prime.

Je l’ai croisé hier soir, et ses très maigres tentatives pour me retenir ont échoués. Forcément.

Je lui en veux à mort. Au lieu de réaliser que j’en avais marre des rendez-vous “groupés”, il n’a rien trouvé de mieux que de courir se jeter sur Elodie ou Maud, et le lendemain, Monsieur m’envoi un pauvre message, qui manquait sérieusement de conviction.

Ça commence à bien faire;

  • Vendredi 26, sortie avec ses potes, et il finit la soirée chez Caro!
  • Samedi 27, il m’invite chez lui, mais avec Caro. Je refuse et laisse Caro y aller toute seule. Ils discutent, et après, il court chez Elodie! Il ne m’appelle même pas après, donc il n’a rien compris.
  • Dimanche 28; il ne m’appelle que vers midi! Il avait passé la nuit ailleurs!
Et avec ça, il ne s’attendait tout de même pas à ce que je lui réponde! Pour faire quoi? Passé quelques heures avec lui en toute fin de week-end?
  • Mercredi 1er octobre, il m’envoie un bouquet de fleurs!

Pascal pense vraiment que cela suffira à m’effacer la mémoire? Pfff!

De faire un tel compte rendu me rappelle de ne pas laisser passer cette fois. Et j’avoue que ça me rend furax. Même sa tentative pour me retenir manquait de sincérité. La preuve, il n’a rien essayé de plus. Il ne m’a même pas couru après.

Si Pascal avait été sincère, sérieux, si je lui manquais, il ne m’aurait pas laissé partir. Et certainement pas laissé partir avec un autre mec… Donc, il s’en fiche! Alors, je n’allais pas attendre comme une cloche derrière mon téléphone. J’ai organisé ma soirée sans lui.

Je n’avais aucune envie de sortir, ni de voir qui que ce soit. Au contraire, j’aurai pu profiter d’une soirée tranquille. Mais, pour m’assurer de ne pas être tentée de courir chez Pascal, ou lui courir après pour savoir ce qu’il fait, j’ai organisé un truc avec Steven.

J’aurai pu accepter d’aller dîner avec Thomas, mais je savais qu’on finirait par parler de Pascal, y compris d’aller rejoindre ses potes, et je parierais ma chemise que Pascal sera là. Puis, être avec Thomas en ce moment est comme être assise au-dessus d’un feu en imaginant ne pas être brûlée. Et je tiens à mes fesses!

On s’est retrouvé au Mini-Golf au Signal. Le Golf ferme vers 22h, donc impossible d’être en retard. J’avais déjà mangé avec Steven cet après-midi à Ouchy. C’était hyper cool. On avait nos lunettes à soleil et touti quanti. Quelques copains à lui sont venus nous rejoindre pour le café. C’est là qu’on a décidé du programme de la soirée. Pas de boîte ce soir. Ouf. Au moins, je n’aurai pas à croiser Pascal.

C’était génial, on s’est super bien amusé. En tous cas moi. Ce qui fait que j’ai accepté d’aller ensuite chez un des copains à Steven. Fin de soirée dans un Carnotzet. Apparemment piscine, ping-pong et billard dans la salle. Là aussi, j’ai passé un super moment. La copine à Colin, Aïsha était la seule autre fille à part moi. Donc pas de pétasses ce soir.

Bien sûr les mecs ont parlé boulot, filles, on a joué au billard, bu des verres, et beaucoup rigolé. Aïsha est assez sympa. Quooique je suis sûre que je ne me rappellerais pas de son nom dans 2 jours. Je l'ai avertie, pas qu'elle le prenne pour elle. Hélas, à cause de moi sans doute, mon équipe au billard a perdu. Je suis pas très douée!

L’ambiance était si détendu, génial et sympa, qu’on a traîné jusqu’aux environs de 3h du matin. Ouais, génial, je ne regrette pas ma soirée. Et je n’ai pensé à Pascal qu’un petit moment lors du trajet alors qu'on se rendait chez Steven.


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