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221/2013 - Pressions!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 9 Août 2013  - 221/2013 - Pressions!

  • Allé… Allons dîner ce soir, tous les 3 et à minuit, on va chez moi. J’ai le gâteau, et on pourra le faire souffler ses bougies. Tu sais que demain, Thomas a prévu, s’il fait beau, une grillade dans le jardin?
  • Oui. J’imagine que c’est pour son anniversaire. Je croyais que c’était juste comme ça.

Halala, je ne savais pas quoi faire. En même temps, je ne savais pas quoi faire pour le distraire et lui faire passer un bon anniversaire. Mince, dire que j’ai presque failli me planter dans les dates. On m’aurait fait un truc pareil il y a peu, j’aurai pété un câble sec. Pour moi, ç’aurait été un crime d’Etat. J’ai plaqué 2 de mes ex pour ça! Maintenant, je me rends compte comme c’est facile de se tromper. Les pauvres.

  • Allé, dis oui! Toutes les 2, on lui fera passer une bonne soirée et un chouette anniversaire. J’ai été cherché des films au cas où. On lui rappellera comme c’est chouette quant on est ensemble. Dis oui Jane. Ne me laisse pas en dehors et toute seule. Je ne te fait pas de crasse, au contraire, on se soutient bien non? S’il-te-plaît. stp Jane?
  • Rhhh, je sais pas Caro. Tu peux quand même comprendre que j’ai envie qu’on passe du temps ensemble. En tête à tête.
  • Je suis pas chiante. Je ferais à manger et tout. Un rôti, avec de la purée, Pascal adore ça…
  • Caro…
  • Dis juste oui. Et au moins, on l’éloigne de ces pouffiasses, de Jess. On sera rien qu’entre nous. J’ai pas été chiante quant on a fait des soirées les 3 non? Autrement, tu vas faire quoi? Tu ne peux pas l’inviter chez toi, et si tu veux l’inviter à l’hôtel, ça va te coûter les yeux de la tête, et mon gâteau sera fichu, ou je le prendrais à la grillade sinon. Mais, franchement, tu veux faire quoi alors?
  • Ben… Je pourrais lui suggérer d’aller au chalet?
  • Oui? Mais, il va bien être obligé de faire un saut à la grillade? Donc, le chalet, c’est pas une bonne idée. A moins que ce soit lui qui en ait envie? Thomas va tirer la gueule! Il a invité tous leurs copains.
  • T’es sérieuse?
  • Ben oui! Tu connais Thomas, quant il fait les choses, il les fait de manière démesurés. Au moins, on est à côté. Et on n’a pas à supporter Jess.
  • J’ai un appel en absence de Jess justement. Je me demande ce qu’elle me veut.
  • Ne la rappelle pas. Elle veut surement te mettre la pression et demander que tu ne disparaisses pas avec Pascal.
  • Bohhh, ça m’étonnerait. C’est même elle qui m’avait dit que Pascal passait la nuit ailleurs presque tous les soirs.

Caroline avait raison. Que faire? Impossible de l’inviter à la maison, et l’hôtel, c’est trop cher si je prends une suite. Chez elle, ce serait bien. C’aurait été super si elle n’était pas là. Si elle nous laissait son appart. Peut-être que si je demandais à Michael? Il semblait être de mon côté. Mais, lui, où irait-il?

A bien y réfléchir, Caroline avait raison. Si j’avais encore mon appart, j’aurai pu l’inviter chez moi. Et accepter de passer le week-end chez Thomas, c’était pas une bonne idée. Thomas m’en voudra très probablement.
 
On a été manger au P.F., un restaurant chinois que j’adore. Caroline a appelé pour me demander si ça ne me dérangeait pas qu’elle vienne. Ca ne me dérangeait pas. Pascal m’avait déjà dit voulait qu’elle vienne, qu’il avait l’intention de l’inviter. Je savais que Caro avait fait à manger, mais, j’avais envie de sortir.

On a été prendre un verre avec nos potes au Bleu. Et comme je m’y attendais, Elodie et Maud étaient là. D’habitude, elles arrivent la bouche enfarinées vers minuit. Là, elles y étaient déjà.

Pfff, sachant très bien que ça allait m’énerver, elles sont venus saluer Pascal. Lui, il était mal à l’aise. Il ne pouvait pas ne pas les saluer, alors il leur a fait la bise. Puis, avec une moue dépitée, il leur a dit qu’il ne pouvait pas leur parler. Ces deux pouffes nous ont ignorées. Elles n’ont salué ni Caroline, ni moi. Pascal s’est pourtant donné la peine de nous représenter, mais elles ont fait comme s’il n’avait rien dit. Elles ont continués à lui parler comme si on avait été invisible.

J’ai serré la main à Pascal, et je leur ai coupé la parole; “On se met à une table, ou on se met là-bas?”. Je l’ai tiré sans lui laissé le temps de leur répondre. J’ai vu dans les vitres que Pascal a haussé les épaules pour montrer qu’il ne pouvait rien faire. On s’est déplacé pour se mettre vers Paul et Julien.

Je pensais être débarrassé d’elles. Mais non. Elles sont venues se planter à côté et se sont mises à bavarder avec Paul, Julien et s’adressant à Pascal.

Pascal faisait une de ces têtes. Je crois qu’il redoutait une bagarre ou un truc du genre. Il n’osait pas leur parler. J’ai voulu l’entrainer ailleurs, mais Maud l’a chopé par le bras; “Pascal... Viens voir, j’ai un truc à te dire”. Alors là, j’avais les palpitations. J’ai répondu à sa place, faisant un gros effort pour rester calme et sourire; “Vous voyez pas qu’il ne veut pas vous parler? Qu’on essaie de vous éviter? Alors dégagez”.

Maud a tout de suite passé devant Elodie, pour me regarder de haut et me jeter à la figure; "que c'était moi qui voulait qu'il ne leur parle pas, mais pas Pascal". Tout ça en se tortillant, se croyant sexy, avec son petit sourire de merde. Heureusement pour lui qu'il n'a pas répondu quant elle l'a interpelé.

J'ai tiré par le bras et on leur a tourné le dos. Marre. Enervée aussi. Pascal voulait aller leur expliquer. Je lui ai dit que je savais qu’il les avait averti. Je voulais qu’il se rende compte qu’elles étaient là, exprès pour nous emmerder. Autant Caro, moi et lui. Comme si elle voulait voir s’il allait nous humilier en ne respectant pas sa parole.

  • Mais, je n’ai jamais donné ma parole pour un truc pareil? C’est tellement malpoli!
  • Malpoli? Tu rigoles? C’est elles qui sont malpolies de s’incruster comme elles le font? C’est pas malpoli de t’inviter sans moi peut-être? Ou de venir, sachant que tu allais te retrouver le cul entre 2 chaises? Elles comptaient sur toi pour les aider à m’insulter!
  • Tu exagères...
  • Elle n’exagère pas (Caroline avait décidé de me soutenir). Tu les as averti que tu ne pourra pas leur parler, alors pourquoi crois-tu qu’elles sont là, à ton avis? C’est pour insulter et humilier ta copine devant tous vos amis.

Waouh, j’étais à 2 doigts de sauter un plomb. Heureusement, dans quelques heures, c’était son anniversaire, alors je me suis calmée. Puis, les paroles à Caroline ont fait mouches. Pascal regardait autour de lui. Mais, d’après sa tête, je pense qu’il réalisait qu’on avait pas tord. Je pense que son envie d’aller vers elles, avait brouillé son jugement.

Thomas avait remarqué ce qui se passait. Il est venu nous dire qu’on pouvait se bouger et aller chez eux. Mais l’humeur à Pascal avait changé. Il était bougon. Il préférait rentrer. Chiotte. Je crois que j’avais flingué sa soirée. La mienne aussi. Mais, si j’avais laissé ses pouffiasses faire, ma soirée aurait été complètement flinguée. Et j’aurai été si enragée que je n’aurai pas eu envie de célébrer quoi que ce soit.

C’est à ce moment là que j’ai accepté d’aller chez Caro. Sinon, la soirée été fichue. Pascal serait rentré chez lui, je n’avais rien de mieux à proposer. Et je ne l’aurai vu que le lendemain. Parce qu’il était de mauvaise humeur. Lâche, je comptais sur Caro pour faire basculer tout ça dans le bon sens.

A cause d’Elodie, Maud et leurs copines, notre soirée a tourné un peu court.


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220/2013 - Pause & Repos!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 8 Août 2013  - 220/2013 - Pause & Repos!

Ce matin, Pascal et moi étions silencieux. On n'avait pratiquement pas dormi. Pascal avait mal à la tête. On s'est couché, il était plus de 6h! Il avait dormi à peine 1h. On a pris notre café dans un silence religieux. Moi, je n'avais pas fermé l'oeil. Je me suis mise en boule dans ses bras. Au début, quant on s'est couché, Pascal avait été distant, son bras sur les yeux. Je me suis coulée contre lui, et j'ai attendu. Après 5mn, il m'a quand même prise dans ses bras.

Je l'ai appelé peu avant midi, pour lui demander comment il allait. Il était raide naze. Ce soir, en tous cas, il dort.

Par contre, de mon côté, j'ai eu du mal à dormir, même si je me suis couchée en rentrant. Le soir, Lilice et Fanny sont passé pour fêter son permis provisoire. Elle avait réussi sa théorie. Donc, on a décidé de se faire une soirée nana. On a préparé à bouffer et on a regarder "Mama". C'est Lilice qui avait loué les films. Après le film, on a décidé de jouer aux cartes.

Hum... On a joué jusqu'à 5h du matin. J'ai ramené les filles. J'étais plus que raide. On était écoeurée d'avoir trop fumé, trop e café et trop de coca. J'ai dormi comme une masse. J'avais un de ces mal de têtes.

Je n'ai vu le message de Caro qu'à 6h du matin. Elle me demandait ce qu'on allait faire pour l'anniversaire à Pascal... Héééé? Comment ça? Heureusement Caro m'a rappelée que l'anniversaire à Pascal était samedi!!!!! Et Hawaii aussi! J'avais complètement oublié. Dans ma tête, il était du 18, hors c'est ma cops de Belgique qui a son anniversaire le 18! Naze. Je lui ai promis de lui donner une réponse en me levant.

Que faire? Faire son anniversaire chez Caroline? Tous les 3??? Je ne sais pas encore. Pour l'heure, j'avais besoin de dormir!


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219/2013 - Dans sa tête... (Elodie & Maud) - 2

Publié le par JaneDo


Mercredi, 7 Août 2013   - 219/2013 - Dans sa tête… (Elodie & Maud) - (2)

Mais, je ne comprenais pas, alors pourquoi avoir rompu avec Elodie? Ma question a semblé lui clouer le bec. Lourd silence. Son expression avait changé. Pascal était sur le point de prendre la fuite. Il était muré dans son silence, prêt à jouer les sales gosses furibonds, qui n’a tout à coup plus rien à dire. Au moins, son regard rêveur avait disparu.

  • Maud?
  • Pourquoi tu me parles de Maud?

Wahhh, direct sur la défensive! Mouais, y’avait anguille sous roche!!! Je le fixais pour ne rien rater des expressions sur son visage. Pascal m’a regardé à son tour, ses yeux me transperçait. Il se demandait ce que je pouvais savoir. Il a détourné ses yeux verts inquisiteurs et a baissé la tête. J’avais raison, la rupture concernait ses rapports avec Maud. Pas moi.

  • Je sais pas… J’aime pas trop ses manières! Elle se colle à toi comme si elle ne savait pas que tu fréquentais sa meilleure amie, Elodie… Puis, quant je viens vers toi, elle me regarde comme si je vous dérangeais avec son petit sourire de merde!
  • Non. Je pense qu’elle était juste surprise! Je ne pense pas que ce n’était exprès.

Pfff, et le voilà qui la défendait en plus!

  • Tu parles! (j’essayais de ne pas me montrer trop mordante) Mais, c’est aussi de ta faute. Quant tu es avec elle, on dirait que tu évites de me regarder. Tu n’es pas comme d’habitude; tu ne me prends pas la main, pas de bisous, rien. Comme si je n’étais pas là.
  • Excuse-moi. (Pascal n’osait même pas croiser mon regard.) Je devais être distrait, ou trop plongé dans la discussion.
  • Tu te fou de ma gueule? La dernière fois, sur TA terrasse, Caroline était là aussi, tu nous as carrément ignorées! Comme si on était de trop! Comme si on n’avait pas à être là! Enfin bref…

Il y avait un énorme mûr entre nous, plongé chacun dans un lourd silence. Pascal ne cherchait pas à alimenter la conversation. Au contraire, je crois qu’il cherchait comment y mettre un terme. Il semblait fermé, presque hostile. Mais, pas question qu’il m’intimide. Maintenant qu’on avait commencé, il fallait aller jusqu’au bout.

  • Si Elodie était si parfaite, si chou, si tout ça, alors, pourquoi tu as rompu avec elle?

Pascal faisait la grimace. Il regrettait un peu de lui avoir fait de la peine. Nos regards se sont croisés un court instant et il a aussitôt détourné la tête. Pourquoi n’osait-il pas me regarder dans les yeux? Pourquoi? Est-ce qu’il serait en train de me mentir? Au point où on en est, je ne vois pas trop l’intérêt!!!

  • Je ne trouvais pas normal que tu ailles à cette grillade samedi soir. On aurait pu se voir, mais non… Puis, tu m’as dis que tu étais monté chez Elodie. Tu as dormi chez elle et tu n’as pas osé me le dire?
  • Non. Je t’assure que non. Je n’ai pas dormi chez elle.
  • Alors pourquoi tu ne m’as pas rappelée? Pourquoi être monté chez elle?
  • Je ne t’ai pas rappelé parce que je n’étais pas d’humeur Jane.

Pascal  s’était senti coupable. Elodie n’avait rien fait pour mériter de se faire larguer comme ça. Elle a cru que c’était parce qu’elle n’avait pas voulu coucher avec lui, ou parce qu’elle lui demandait de mettre les choses au clair avec moi et Caroline.

  • Même si je lui ai un peu menti en disant que Caro n’était qu’une amie, elle nous trouvait trop proche.

Pas seulement elle, mais Maud aussi. Elles lui avaient fait la morale toutes les deux. Elles ne trouvaient pas le comportement de Caroline normal. Pascal devait l’écarter. Qui voudrait sortir avec un mec qui a une amie aussi envahissante? Une amie qui se jette sur lui, lui prend le bras, ou qui le suit partout. Entre moi et Caroline, ça faisait beaucoup.

Elodie avait peur que Pascal la fasse souffrir. Ce qu’il a finalement fini par faire! C’est pour ça qu’elle n’avait pas voulu aller plus loin. Elodie voulait d’abord qu’il fasse le ménage autour de lui.

Maud lui avait monté la tête, et samedi soir, Elodie a pleuré dans ses bras, regrettant d’avoir trop attendu. Elle pensait qu’il la plaquait parce qu’elle n’avait pas été capable de lui montrer qu’elle tenait vraiment à lui, qu’elle l’aimait.

Moi, je pense qu’elle avait aussi remarqué le manège de sa copine Maud. Elodie devait se douter, que quelque chose se tramait dans son dos. Elodie était prête à sauter le pas, même si Pascal n’avait pas réglé les choses avec moi.

  • Alors… pourquoi tu ne l’as pas fait alors? Pourquoi tu ne m’as pas plaquée?
  • Parce que je tiens à toi.
  • Je remarque que tu n’as pas dit, parce que je t’aime, mais je tiens à toi...
  • Hahhh Jane… (Il a fait une tête qui me disait que je cherchais la petite bête). Tu sais très bien ce que je veux dire…
  • Non. Tu me connais assez pour savoir que je n’aime pas me contenter de lire entre les lignes (et la mine boudeuse). Dis ce que tu penses clairement.

Pascal n’a rien répondu. J’aurai voulu qu’il me confirme qu’il m’aime. Même si j’en doutais, après tout ce que j’avais entendu de sa bouche. J’aurai voulu qu’il le dise encore, de manière à me faire croire que c’était vrai.

J’essayais de le cacher, mais intérieurement, je tremblais de la tête aux pieds. Heureusement, ça ne se voyait pas. Là, par exemple, il m’aurait été impossible de me lever, mes jambes ne m’auraient pas portées. Toute ma poitrine me faisait mal, j’avais un bloc en ciment à la place du coeur, le reléguant dans un coin. Je me sentais lourde, les bras tous mous. Je portais le poids du monde sur les épaules. Un léger maux de tête menaçait de m’anéantir complètement. Je l’ai vite enfermé dans le fond quelque part. Pas question que je flanche maintenant.

Malgré tous mes efforts, les larmes ont jaillis de je-ne-sais-où. J’a rapidement détourné la tête, mais Pascal avait remarqué. Ce qui m’a fait encore plus mal que les mots, c’est de sentir son hésitation pour me prendre dans ses bras. Ça ne lui arrivait jamais avant.

  • On ne se voyait pas souvent, tu n’avais même pas de temps pour moi. Et quant on se voyait, c’était en vitesse, en catimini, question de te donner bonne conscience avant de courir chez Elodie. Comment peux-tu dire que tu tiens à moi?
  • Si je ne tenais pas à toi, tu ne crois pas que j’aurai immédiatement coupé les ponts? Je ne l’ai pas fait. Il faut croire qu’inconsciemment, je n’étais pas sûr, ou pas certain que je voulais risquer de te perdre.
  • C’était blessant. Humiliant même. Tu ne m’invitais plus chez toi, même quant Jess n’était plus là. Comment un type peut agir comme ça? Sans coeur. Traité une fille avec qui tu as passé des années comme une merde pour une nana que tu ne connais même pas bien. Que tu venais de rencontrer. Comment veux-tu que je puisse te faire confiance après ça?
  • Je suis désolé…
  • Désolé? Et tu crois que ça suffit d'être désolé?
  • C’est que… Quant on se voyait, Elodie se faisait un sang d’encre. Quant j’arrivais chez elle, elle était toute tremblante, elle avait parfois pleuré… Ça me faisait mal au coeur.

Pascal s’est évertué à m’expliquer que quant on se voyait, il allait chez Elodie, parce qu’elle se faisait un sang d’encre. C’était seulement pour calmer ses inquiétudes. Pfffff, plouk! Est-ce qu’il entend ce qu’il dit là? Calmer ses inquiétudes à elle? Et moi alors? Pascal venait une fois de plus, de me poignarder en plein coeur.

Cette fois, je ne contrôlais plus rien, les larmes descendaient toutes seules. Pascal a voulu me prendre dans ses bras. Il y avait pas moyen. J’avais plutôt envie de l’étriper.

Dire qu’il n’avait pas mal au coeur de me laisser dans le doute, toute seule, pour courir consoler une pouffe qu’il venait à peine de rencontrer? Moi qu’il fréquentait depuis 5ans? Ça faisait vraiment mal d’entendre ça. Même si, ce mal n’était qu’un retour de flammes. Parce que j’ai eu ces mêmes interrogations, ces mêmes souffrances chaque fois que je le voyais partir chez elle, alors qu’il me laissait seule.

  • Tu vois, on n’aurait pas dû parler de ça…

Et voilà, encore une excuse pour changer de sujet! Les mecs sont des chiens stupides. Ils ne méritent même pas l’honneur qu’on leur fait de partager leurs vies. Chiens. Bâtards. Je lui ai demandé s’il aurait préféré que je ne dise rien, que je fasse semblant que tout baigne. Il ne voulait donc pas savoir ce que je pensais, ce que j’ai ressenti? Ou est-ce qu’Elodie était la seule qui avait le droit de pleurer? La seule qu’il savait consoler? La seule qui pouvait souffrir de ses actions? A quoi s'attendait-il?
 
Pascal m’a reproché de ne pas le laisser m’approcher, ni me consoler. Alors je l’ai laissé me prendre dans ses bras. Il s’est excusé encore et encore.

Mais ses bras me brûlaient. Je le haïssais presque en ce moment. Si j’écoutais le tsunami qui ravageait ma tête, je l’aurais plaqué séance tenante. Mais, j’avais déjà fait ça, il n’y a pas si longtemps, et c’était trop dur. Pas question que je m’énerve. Ce serait l’envoyer droit dans les bras de Peggy la cochonne (Maud). Je ne suis pas encore aussi bête.

J’ai été en-dessous de tout. J’ai pose et reposé les mêmes questions encore et encore. Tourner autour. Je décortiquais chacune de ses réponses. Rien à faire, quoi qu’il dise, ça faisait aussi mal.

2h du matin, on y était encore. Pascal commençait à montrer des signes de fatigues. Moi, la rage me tenait éveillée.J’ai demandé alors ce qui se passait avec Maud. Pascal a prétendu qu’il n’y avait rien. Franchement? Mon oeil! J’avais vu sa façon de la regarder. Je connaissais ce regard. Alors, après plus d’1h supplémentaires à essayer de lui tirer les vers du nez, Pascal a reconnu qu’il avait ressenti quelque chose pour elle. Qu’il y avait quelque chose chez elle qui l’attirait.

Je l’ai cuisiné, encore et encore. A tourner autour du même pot, contenant les mêmes mots. Pascal m’expliquait encore et encore. Mais, je n’entendais toujours pas ce que j’espérais. Et la douleur au fond de ma poitrine ne disparaissait pas. Pascal ne voulait clairement pas parler de Maud.

A propos de Maud, Pascal restait vague. Il supportait mal que je la critique. Me servant la même vieille rengaine; qu’il n’y avait rien. Je voyais le mal partout. Maud était juste sympa. Que probablement, elle se sentait mal à l’aise face à Caroline ou moi. Parce que tous ses copains nous connaissaient, et qu’on faisait équipe depuis longtemps. Que ce soit elle, ou Elo, elles ne se sentaient juste pas à l’aise. Pascal pensait qu’elles se sentaient probablement de trop, c’est pour ça qu’elles ne nous invitaient pas. Elles sentaient bien qu’on ne les aimaient pas.

Jeeez, tout pour défendre le comportement de Maud. Ce qui avait pour effet de sonner encore plus l’alarme dans ma tête.

Apparemment, ils ne se sont jamais vu en tête à tête. Il y avait toujours Elodie. Pour l’instant. En dehors de ce que je savais, ils ne sont jamais retrouvés seul à seul. Par contre, après 1h de prise de tête, Pascal a enfin laissé échappé que, samedi, quant il était sur le point de partir avec Elodie, Maud l’a tiré à l’écart pour lui donner son numéro. Elle lui a demandé de l’appeler. Elle voulait lui parler.

Pascal a compris qu’elle voulait parler d’Elodie. Mais, je suis certaine qu’il se doute bien qu’il y avait autre chose.

Maud lui a demandé de l’appeler dès qu’il en aurait terminé avec Elodie. Hein??? “Terminé avec Elodie”??? On dirait un truc à double sens, non? Mais comme il est resté tard chez Elodie, et qu’il n’était pas d’humeur, il ne l’avait pas rappelée. Encore heureux! Toutefois, je pense qu’il n’a pas osé le faire. Je suis sûre qu’il compte sur le hasard, ou qu’il espère qu’elle finira par trouver un moyen sans qu’il ait à lever le petit doigt.

Dès qu’on abordait le sujet concernant Maud, Pascal se braquait. Et là, il se rappelait qu’il était tard. Que demain, il avait une rude journée qui l’attendait. Me suggérant de parler de ça une autre fois.

Plus de 4h du matin, fatigué, épuisé par cette longue nuit, Pascal a flanché et s’est mis à table… Il voulait l’argent et l’argent du beurre!

Pascal l'a admit; il veut tout. Qu’il voulait s’amuser. Qu’il était fatigué des contraintes. Il en avait marre de devoir toujours faire attention à ne blesser personne. De faire passer les autres avant lui. Il voulait vivre. Croquer la vie à pleine dents. N’avoir de compte à rendre à personne.

Pourtant, il voulait aussi que je sois là. Pascal aimerait que je sois une peu comme Caroline; que je reste là. A l’attendre, sans voir personne d’autre. Qu’il puisse faire ce que bon lui semble, revenir, et me trouver là. Toujours à sa disposition. Que je sois en train de l’attendre sagement!!!

Pascal dit qu’il m’aime plus que je ne l’imagine!!! Que ça ne lui plaît pas de me faire de la peine.

Seulement, il n’arrive pas à tout concilier dans sa tête, ni dans ses actions. Qu’il était un poil perdu. Furax aussi. Furax contre ses parents. Contre Jess, qui l’avait non seulement trahi déjà une fois, mais qui avait participer dans le complot de ses parents. Contre Thomas aussi. Et contre moi…

Qu’il me revoyait toujours dans les bras de Layne. Parce qu’il nous avait vu sur le canapé. Que je n’avais pas été une innocente participante. Il m’avait vu le caresser, l’embrasser. Et que malgré ses efforts pour se convaincre de me croire, quant je lui ai dis qu’il ne s’était rien passé. Il m’avait vu suivre Layne dans sa chambre. Et il savait que je n’étais pas du genre à l’attendre sagement pendant qu’il se cherche. Pour preuve, j’avais laissé Thomas me monter la tête. Et je l’avais laissé me consoler.

Woooh? Qu’est-ce que c’est que ça?  Pourquoi ça tourne comme ça? On n’était pas là pour parler de moi!

Là, on s’est quand même pris la tête un peu et j’ai fini en larmes. J’ai dû lui rappeler ce qui s’était passé pour que j’en arrive là. Qu’il ne s’attendait tout de même pas à ce que je souffre toute seule dans mon coin, alors qu’il était beaucoup plus pressé d’aller en consoler une autre?

Bref, on ne savait plus de quoi on parlait.
Ça finissait toujours comme ça; à se faire des reproches! On était fatigué…

Chiotte, on était crevé! Alors Pascal a suggéré qu’on essaie de dormir au moins une petite heure. Il était déjà passé 5h du matin. Je lui ai fait promettre de reprendre cette discussion une autre fois. Et aussi, j’ai voulu qu’il se rappelle ce que je lui avais dit plus tôt dans la soirée à propos de ce que j’avais ressenti à cause de son comportement.

Les choses s’étaient compliqués vers la fin. Il me semblait que tout avait été à contre-sens. Compliqué. Mais, j’étais aussi tellement crevée. Ma tête me faisait mal. Des mains de fer serraient mon crâne dans un étau. Et pourtant, malgré tout ce que Pascal m’avait raconté, je l’aimais quant même. Je voulais quand même être avec lui. C’est complètement barge.


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219/2013 - Dans sa tête... (Elodie & Maud) - (1)

Publié le par JaneDo


Mercredi, 7 Août 2013   - 219/2013 - Dans sa tête... (Elodie & Maud) - (1)

Je m’étais préparée mentalement pour ce moment. Toute la journée. Hier soir, dormir avait été difficile. Je me suis répétée encore et encore ce qu’il me fallait dire pour l’amener à me parler. Anticipé ses refus, ses paroles, les excuses inévitables. Prévoir ses arguments. Même répété mes expressions. Ne pas lui montrer la peur qui avait grandi en moi depuis plusieurs semaines. Ne pas lui montrer que j’étais à fleur de peau. Que j’avais peur de le perdre. Rester neutre. Lui montrer que je pouvais aussi être une amie avec qui on pouvait parler de tout.

  • Raconte-moi! Je suis ton amie aussi, non?

Pascal ne voulait pas. Arguant que ça reviendra nous hanter, me hanter. Que je lui reprocherais chaque mot encore et encore. Que je les tortillerais, comprendrais ce que je voudrais. Qu'on passera notre temps à se disputer à propos de ça.

  • Ou je comprendrais trop bien? De toute façon, c’est dans ta tête. Même si tu ne m’en parles pas, ça flotte dans ta tête. J’aime mieux savoir contre quoi je me défends. Mais, si je peux te promettre une chose, c’est ne jamais de raser avec ce que tu me diras. Si tu veux, on n’en parlera même plus. Tu me connais depuis le temps… Je ne te rabâcherais jamais les oreilles avec ce que tu m’as dis. Par contre sans savoir, oui, je risque de t’emmerder dans tous les sens. parce que je ne sais pas exactement ce qui se passe.
  • J’aimerai ne pas être seulement une amante, mais aussi ton amie. Comme ça m’a fait mal chaque fois que tu as été parler avec les autres et pas avec moi. Si ça ce trouve, on se séparera, et tu continuera à fréquenter Caro, qui aura non seulement été ta maitresse, mais aussi ton amie. Je veux être capable de tout entendre.

Mais attention, seulement cette fois, Je ne voulais pas que ça déborde. Qu'il pense qu'il peut après ça, tout le temps, tout me raconter!!! Je ne veux pas que ça déborde.

  • Qui est Elodie? Non, en fait je m’en fou. Qu’est-ce que tu lui trouve? Comment ça se fait que peu après l’avoir rencontrée, tu as passé toutes tes nuits chez elle? Elle a un tel pouvoir d’attraction sur toi? Qu’est-ce que tu ressens pour elle?

Peut-être que ma question avait été un peu trop sèche... froide! Faut que j'y mette un peu plus de nuance!! De douceur. Hum, mais j'étais... angoissée. J'aimerai qu'il me dise qu'il ne ressentait rien. Que c'était seulement pour s'amuser. Ou encore plus simple, que c'était seulement pour la baiser, point barre.

Mais je crois que je rêvais, je fabulais. Ce n'était pas son style. S'il va vers une fille, c'est qu'elle l'intéresse!

  • Rien. On s’entendait bien.
  • Alors qu’est-ce que tu ressentais, qu’est-ce qui te faisais courir chez elle tous les soirs? Tu y allais tous les soirs n’est-ce pas?
  • Pas tous les soirs… Enfin, presque. J’avais envie de la voir. Quant je rentrais ici, je… me sentais étouffer. Jess me harcelait avec ses questions, ses demandes. Pourtant, je lui ai dis que je ne divorcerais pas pour l’instant, mais elle voulait toujours en savoir plus. Comme si je savais moi-même! Oui, j’avais envie de voir Elo. J’étais impatient de foutre le camp d’ici. Je n’arrive pas vraiment à la cerner. Au début, je croyais qu’elle blaguait quant elle a dit qu’elle voulait attendre. Elle voulait qu’on y aille doucement.
  • Oui mais… Attend… Tu dormais tous les soirs chez elle, tu ne veux pas me faire croire qu’il n’y a rien eu.
  • On n’a pas couché ensemble.
  • Alors vous faisiez quoi? Pourquoi tu y allais alors?
  • J’avais besoin de la voir.
  • Et? Vous faisiez quoi? Vous ne faisiez pas que vous regarder dans le blanc des yeux, non?
  • Heu… Non, on flirtait.
  • Raconte. Je veux tout savoir. Qui, quoi, comment? Qui commençait quoi, tout.

Waouh, clairement Pascal n’avait pas envi de parler de ça. Il a rougi. J’ai attendu sagement qu’il se détende et que les mots lui viennent. Je préférais ne pas trop parler pour ne pas le braquer. J’avais déjà l’estomac en compote.

Zut, je vais résumer, parce que je ne me rappelle pas de chaque mot dans les détails. Mais, je ne veux rien oublier. Il pourrait y avoir un détail important. Mince, c'était le pire moment de ma vie.

Ils s’embrassant beaucoup. Parfois, c’était limite. Elodie se retirait avant que ça n’aille trop loin. Ce qui attisait encore plus son désir. Il espérait qu’elle en ait autant envie que lui et qu’elle laisse tomber ses principes. C’était difficile pour lui de dormir, avec Elodie dans ses bras, sans avoir envie de lui faire l’amour. Le lendemain, Pascal était toujours sur sa faim et avait encore plus envie de la revoir. Toujours impatient d’aller la retrouver après le boulot.

A mon avis, voilà pourquoi il croyait être amoureux d’elle. Elle attisait sa flamme, son désir. Quelle manipulatrice. Est-ce que je devrais le laisser aussi sur sa faim de temps en temps?

Pascal pensait à Elodie tout le temps. Se demandait ce qu’elle faisait. Si elle était aussi impatiente d’arriver au soir pour se voir. Quant il ne dormait pas chez elle, elle lui envoyait des messages pour dire à Pascal qu’elle s’ennuyait de lui. Qu’il lui manquait, qu’elle n’arrivait plus à dormir sans ses bras. Alors, elle l’appelait dès le matin, dès qu’il arrivait au boulot. Avant qu’il n’entame sa journée. C’était devenu un rituel.

Ouais, une bonne façon de ne pas quitter ses pensées de la journée! Maligne. Parfois même, elle lui envoyait une photo d’un bisou sur l’écran de son natel.

  • C’était vraiment chou… (Pascal a eu l'air rêveur en disant ça... grhhh)

Glups! Dur d’avaler ma salive là. Pascal m’a jeté un regard en coin. Le mot “chou” lui avait échappé, et il a regardé pour voir ma réaction ou si j’avais entendu. J’ai fait comme si de rien. Mais c’était l’apocalypse dans ma tête. Je pense qu’il a dû se dire qu’il pouvait continuer, j’avais l’air de bien supporter pour l’instant.

Elodie l’appelait souvent aussi avant midi. Ça aussi, c’était devenu un rituel. Ce qui fait que, s’il était occupé à ces moments là, Elodie ne quittait pas ses pensées. Ça l’embêtait de ne pouvoir être dans son bureau pour l’avoir au téléphone.

Ça, ça m’a fait mal. Devant son air rêveur, presque… amoureux, je n’osais pas lui demander où j’étais moi dans ses pensées. Est-ce qu’il pensait aussi à moi? Est-ce qu’il était déçu quant c’était moi au téléphone et non Elodie?

Pascal était toujours impatient aussi de regagner son bureau et de la rappeler avant la pause de midi. Il savait qu’elle attendrait son appel elle aussi avant de quitter le bureau. Parfois, elle l’attendait déjà en bas. Pascal aimait bien ce genre de surprise.

Ils allaient souvent manger loin des autres, en tête à tête. Ça n’enlevait rien à son impatience en fin de journée, de courir la retrouver.

D’en parler lui rappelait ces moments, les papillons dans le ventre, que son coeur battait à rompre à l’idée d’aller la rejoindre. Jeeez, je le voyais bien sur son visage. Une jalousie mordante me ravageait la poitrine et le ventre, me donnant des frissons partout. Une douleur lancinante me brûlait dans le crâne. J’avais envie de le frapper. Je n’arrivais pas à accepter qu’il ait pu éprouver ce genre de choses pour une autre.

Je voulais qu’il me raconte comment ça avait commencé. Tout. Je sais que je voulais surtout savoir si c’était lui qui avait fait le premier pas. Les premiers gestes. J’espérais que non. De toute façon, je ne voyais pas ce que cela changeait!!! Il avait éprouvé des sentiments forts pour elle, et ça, c’était déjà trop. Trop pour moi.

La première fois qu’il a été chez elle, elle l’avait invité à dîner. Il l’avait raccompagnée une fois après un concert. Elle l’avait invité à prendre un dernier café. Il avait hésité, parce qu’il devinait qu’il lui plaisait, elle l’avait dit à Varios. J’imagine donc, qu’ils se sont rencontrés à un de ces concerts. J’avais la gorge trop nouée pour parler. Ils n’avaient fait que parler.

Pascal lui avait dit qu’il était marié, mais que c’était terminé. Il lui a aussitôt dit qu’il voyait quelqu’un d’autre, même si on n’était plus ensemble.

Pascal ne pensait pas qu’il se passerait quoi que ce soit. Malgré tout ça, il se rappelle comme elle s’était mise à califourchon sur lui et ils se sont embrassés. Ça l’avait émoustillé. Pour éviter que ça n’aille plus loin, il avait pris la fuie. Elle l’avait marqué. Il avait aimé son baiser, son sourire. Il s’était mis à penser à elle. Et aussi, il espérait la revoir. Ils se sont revu et ont été prendre un verre ensemble. Elle savait qu’elle lui plaisait. Peu après, un soir, il l’avait ramenée chez lui, et j’étais là.

Je m’en souvenais que trop bien! Je me rappelle la manière qu’elle m’avait détaillée…

Après beaucoup d’insistance, Pascal m’a raconté leurs nuits à se caresser, s’embrasser presque jusqu’à s’enflammer les neurones. Je dois être mazzo, parce que j’ai voulu savoir jusqu’où allait leurs caresses. Jusqu’à la couleur de ses sous-vêtements. Savoir ce qu’il ressentait dans ses moments là. Si son coeur battait fort. S’il l’avait désirée plus que moi. Il a avoué qu’il avait tellement envie d’elle, qu’il avait même commencé à se demander s’il n’était pas temps de couper les ponts avec moi.

Pascal aimait ses seins. La sensation de ses seins entre ses doigts. Sa peau… Son odeur aussi...

J'ai demandé s’il ne regrettait pas de n’avoir jamais couché avec elle. A ma grande surprise, il a répondu que non. Que le rêve en valait la chandelle. Que s’ils avaient couché ensemble, il l’aurait regretté aujourd’hui. J’ai préféré ne pas insisté là-dessus, parce que je savais que c’était par rapport à Maud. Peut-être que si je réussi à le détourner de Maud, il regretterait Elodie? Aouh! J’espère que non!

J’avais trop envie de vomir. Mal à crever. J’avais eu raison d’avoir eu peur. Mon inconscient avait aussitôt senti le danger.

J’ai prétendu avoir besoin d’un café et d’une pause. Il fallait que j’aille m’asperger la figure, sinon j’allais vider mon estomac ici même. Pascal s’est levé pour nous préparer des cafés. Je ne pourrais rien avaler. Il m’a fallu plus de dix minutes pour retrouver un peu de couleur. J’avais aussi un peu peur que tous ces souvenirs lui donnent envi de la revoir. De reprendre les choses où elles étaient restés. Que même s’il ne dirait rien, il penserait à elle tout le reste de la soirée.

Elodie était amoureuse de lui, mais ne voulait rien commencer sans qu’il ait d’abord régler les choses avec moi…

Dire que j’avais passé la journée à trembler à l’idée de cette soirée. Les raisons, je les connaissais maintenant. Etait-ce une bonne idée de sonder sa tête comme ça? Michael avait été un amour de nous laisser son appart. Mais maintenant, ici, j’aurai toujours ces mauvais souvenirs qui viendront me hanter. Je ne pourrais plus dormir ici sans penser à Elodie. Aux sentiments de Pascal pour cette fille.

L’air de rien, je ressentais aussi du respect pour elle. Respect, parce qu’elle avait réussi à réveiller ses sentiments… Je n’avais plus tellement envie de la traiter de pouffiasse. Je ne pouvais qu’éprouver du respect pour celle qui a réussi, elle aussi, à conquérir son coeur. Je l’enviais aussi.

Alors, j’ai voulu savoir ce qu’il pensait, ce qui se passait dans sa tête, quant il passait la soirée avec moi. Pourquoi courait-il chez elle après? Je n’ai pas insisté. Je ne voulais pas qu’il me dise qu’il ne ressentait plus rien pour moi… L'empêche, je crois que secrètement, je voulais savoir, être sûr qu'il n'avait jamais éprouver des sentiments aussi forts que pour moi... Mais, je ne demanderais pas.


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217/2013 - S'unir contre Maud?

Publié le par JaneDo


Mardi, 6 Août 2013   - 218/2013 - Unir nos forces contre Maud!

On peut dire que Jess est la championne des mauvais timing! Moi qui pensait arrondir les angles avec Pascal dimanche, surtout après l’avoir entendu dire qu’on était ensemble. C’aurait été parfait de battre le fer pendant qu’il est chaud. Pffff. J’aurai bien voulu savoir comment s’était passé l’anniversaire chez Yumi aussi. Savoir comment s’était passé la rencontre avec ses parents.

Je n’ai pas voulu en parler lundi au téléphone. Mais aujourd’hui, en le mentionnant, Pascal m’a dit qu’il pensait que j’avais oublié.
Ça l’avait surpris que je n’en parle pas. Alors, je lui ai expliqué, qu’étant au boulot, je ne voulais pas lui faire passer une mauvaise journée. J’ai préféré attendre qu’on soit face à face.

Waouh, je me suis rendue compte que, je ferai mieux d’être plus spontanée. Téléphone ou pas, je devais parler de ce qui me tourmente, sinon lui, il imagine aussi des choses, comme un manque d’intérêt de ma part.

C’était pénible. Ses parents ont essayé de renouer le dialogue, mais Pascal est resté froid. Surtout, ne pas laisser paraître leurs problèmes familiaux en publique. De les voir lui a rappelé toute la rancoeur qu’il cachait en lui. Pascal ne leur faisait plus confiance. Je me suis étonnée qu’il n’en veuille pas autant à Jess. Pour Pascal, ses parents l’ont trahi, purement et simplement. Et parce que ce sont ses propres parents, ça fait encore plus mal.

Yumi était au courant de ce qui s’était passé entre Pascal et ses parents. Elle s’est excusée, mais ils ne pouvaient pas ne pas inviter ses parents. Caroline était présente à la soirée. Ça m’a un peu bouffé. Caroline avait réussi à se rapprocher de Yumi, une amie d’enfance à Pascal. Elle avait réussi à se faire assez apprécier, moi non. Je reste toujours à distance, en retrait. Je ne connais même pas Yumi, malgré l’avoir croisée à plusieurs reprises au chalet. Depuis que je la connais, je ne crois pas avoir échangé plus de 5 mots avec elle. Grave!

Caroline avait dû être un grand soutien pour Pascal tout au long de cette soirée. Et moi, je n’étais pas là!

Caro m’a demandé de faire les magasins avec elle. Elle cherchait déjà un cadeau d’anniversaire pour Pascal. C’était une bonne idée. Ça m’éviterait de me retrouver prise de court comme l’année passée.

  • Moi je crois qu’il est amoureux de Maud.
  • Mais non, tu déconnes. Il a dit à Elodie qu’on était ensemble tu sais.
  • Ouais, seulement pour qu’elle le lâche. Non mais tu as vu comme il la regarde? Ou d’ailleurs, quant il fait semblant de ne pas la regarder!
  • Ha… oui… j’ai vu.
  • Et tu va faire quoi? Rester assise à attendre? Ou tu penses faire quelque chose?
  • Comme elle ne nous invite jamais à ses petites sauteries, j’en ai profité pour faire une sorte de chantage à Pascal. Je lui ai dit que s’il y allait samedi, ben désormais, elles n’étaient pas les bienvenus quant nous on sort avec nos potes. Je ne veux pas le voir leur parler.
  • Tu sais bien que ce n’est pas possible. Comment tu veux qu’il fasse si elles se pointent avec la bouche enfariné, hein?
  • Ben quoi? Puisque Maud, même Elodie ne nous invite pas. Alors pourquoi je le laisserait leur adresser la parole?
  • Voyons Jane… Ca ne marche que si c’est Pascal qui fait une soirée. Que là tu exiges qu’il ne les invite pas ok. Mais dans un bar public???

Mince, Caroline avait peut-être raison. Finalement, j’avais l’air d’une idiote d’avoir demandé à Pascal d’ignorer ces tartes. Maintenant, de quoi j’aurai l’air s’il leur parle? D’autant plus qu’il les avait prévenu. Donc, encore une fois, je devais me préparer à passer pour une idiote. Zut. C’est vrai que ses copains vont leurs parler. Je ne pouvais pas m’attendre à ce que tout le monde les évite. D’autant que je me vois mal leur demander un truc pareil. Zut. Moi qui me trouvait maligne, finalement, je passe pour une folle. Jalouse en plus.

Mince, ce que j’avais exigé de Pascal semblait tout à coup infaisable! Ça m’enrageait un peu.

Je rongeais mon frein. J’avais absolument envie de voir Pascal et lui parler. Comment faire avec Jess dans les pattes. Vraiment, elle tombait hyper mal. Pourquoi a-t-il fallu qu’elle rentre en Suisse. Elle ne pouvait pas cuver son mauvais coup tranquillement aux USA et nous laisser tranquille.

  • On pourrait organiser quelque chose pour ce week-end. Si on unissait nos forces? Qu’est-ce que t’en pense? On pourrait réserver un hôtel quelque part, loin de Jess, cette Elodie, Maud avec, et lui faire passer un week-end d’enfer? On ferait fifty-fifty, comme ça l’hôtel ne nous coûte pas trop cher? Qu’est-ce que t’en dis?
  • Je sais pas Caro… J’ai besoin de lui parler. Pour ça, il faut qu’on soit seul.
  • Tu crois franchement que c’est le moment? Maud prend de plus en plus d’ascension sur lui, il faut lui couper l’herbe sous les pieds. Si on l’éloigne pas, tu va voir qu’elle s’arrangera pour être dans nos pieds ce week-end. A moins que tu veux passer le week-end chez lui, avec Jess qui te respire dans la nuque?

Zut, non. Je voulais voir Pascal, seul à seul. Caroline n’avait pas tout tord, mais je ne voulais pas parler devant elle. Non, je n’avais pas envie de l’avoir dans les pattes. En même temps…

  • Dis donc, ce n’était pas ta grande copine, il y a pas si longtemps?
  • Merci. Ne me rappelle pas ça. J’ai encore honte en y pensant.
  • Tant mieux. Tu avais été en dessous de tout.
  • Je sais bien. Alors, qu’est-ce que t’en dis? Autrement, qu’est-ce qu’on pourrait bien lui offrir pour son anni???
  • L’année passée tu lui as offert une montre, non? Hyper cher en plus.
  • Ouais, ça m’avait coûté la peau des fesses! Qu’est-ce tu penses d’une guitare?
  • Pfff, je n’y connais rien! Et je crois que ça coûte hyper super cher ça aussi!
  • Oui mais bon, qu’est-ce que tu veux lui offrir autrement?
  • Ta proposition me gêne… Dans le sens que, c’est comme si je t’offrais en cadeau! Et toi ton cadeau, ce serait quoi?
  • Pas du tout… C’est toutes les deux ensemble qu’on lui offre un week-end de rêve.
  • Je sais pas Caro… Je vais réfléchir.
  • Ce serait l’occasion de le faire oublier Maud, et lui rappeler ce qu’il a déjà… Parce que je t’assure qu’il a déjà compris que s’il la veut, il doit faire une croix sur Jess, toi, moi… Peut-être pas Jess. Pascal ne veut pas divorcer!

J’avais pris mon courage pour inviter Pascal à manger. Je crois que j’avais envie de profiter de la situation, de la présence de sa femme, pour retrouver un peu ce qu’on avait avant, quant on ne pouvait pas se voir librement. Situation qu’il a retrouvé avec Maud je pense. La force et l’intelligence, c’est de savoir tourner une situation scabreuse à son avantage. C’était donc ce que j’avais l’intention de faire.

Pascal avait déjà quelque chose. Chier, pourquoi Jess avait dû rentrer maintenant? A cause d’elle, Pascal avait passé son temps chez Elodie la dernière fois, j’avais un peu peur qu’il recommence la même chose avec Maud.

Comme ce n’était pas possible de voir Pascal ce soir, j’ai accepté de passer un bout de la soirée avec Caro. On a rediscuté des mêmes choses. Caroline avait elle aussi remarqué les regards intenses que Maud et Pascal échangeaient. Chaque fois qu’on parle de ça, je me rapellle aussi ceux que j’ai capté, et ça me retourne l’estomac. En même temps, mon cerveau refusait catégoriquement de croire que Pascal ait pu tomber amoureux d’une autre.

Et alors, qu’est-ce qu’il pensait faire de moi? Me jeter au bord du chemin comme un vieux chewing gum?

Chaque fois que Pascal lui apportait un verre, elle y plongeait les lèvres pour le regarder ensuite et lancer tout en lui faisant miroiter pleins de promesses au fond des yeux; “C’est… orgasmique!”. Pétasse. Pascal lui souriait. Et moi ça me faisait groumer. Caroline a essayé de me faire sortir pour aller voir ce que faisait Pascal. J’ai tenu bon, je ne voulais pas.

Il y avait assez de choses qui me bouffaient la tête, sans que j’aille encore le suivre. Je ne voulais rien qui puisse encore me perturber et remettre à plus tard la discussion que je voulais avoir avec lui.

Caroline a proposé qu’on passe le week-end chez elle. Elle s’arrangerait pour que Alexia ne soit pas là. L’avantage, c’est qu’on pouvait ainsi économiser sur l’hôtel. Puis, on avait la plage devant la maison. Et au cas où, Pascal ne serait pas très loin s’il devait faire un saut chez lui. Moi, je voyais ça comme un désavantage, parce que Pascal serait à deux pas de chez lui, et il pouvait aussi bien disparaître.

Mais Caroline m’a rappelé que Thomas ferait probablement une fête pour son anniversaire, donc, ce serait bien si on n’était pas loin, sinon, Pascal risquait de refuser l’invitation.

Bah, je ne savais pas. Il me fallait y penser. Je voyais Pascal demain soir, ensuite, je déciderais. J’avais dans l’idée d’offrir un short Bear, style surf and sand, que j’avais vu en me baladant avec Caro. Il sera trop mignon là dedans!!! Je pensais passer le chercher demain. Je ne l’ai pas pris tout de suite, je ne voulais pas que Caro cherche à faire encore mieux que moi.

J’étais un peu tendue après tout ce qu’on avait discuté avec Caroline. C’est clair que si Pascal était vraiment amoureux de cette fille, il ne voudra pas m’en parler. A voir demain. Je verrais bien sa réaction. Il fallait que je sois au top demain soir. Que je trouve le moyen de le faire parler. Et peut-être que Caroline n’avait pas tout tord, en unissant nos forces, en frappant un grand coup, je pourrais peut-être sauver ma relation avec Pascal. L'idée de Caroline était peut-être ce qu'il fallait?!

Il faut que je trouve le moyen de marquer son esprit. De lui rappeler tout ce qu’on a ensemble. Lui rappeler qu’on arrive à déplacer les montagnes ensemble. Que le mirage qu’il croit éprouver pour cette fille s’évanouisse...


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216/2013 - Ai-je tant changé en 1an?

Publié le par JaneDo


Lundi, 5 Août 2013   - 217/2013 - Ai-je tant changé en 1 an?

Souper en famille comme d’habitude. Il y avait presque tous les enfants; David, sa copine Aurore, Lilice, Kachouka et sa copine Alizé. Marco et Ella n’étaient pas là. Ella est au Etats-Unis, en Floride chez sa maman, et Marco est en vacances avec ses copains. Bien sûr ma soeur a invité ce n… de Carmine. On peut dire qu’il a essayé de paraître sympa ce soir.

Pendant tout le souper,   Tchoy m’a harcelée au téléphone  . Je n’ai pas répondu. Il sait pourtant que le lundi, je mange avec ma famille. Ma soeur l’avait invité, alors ce n’est pas comme s’il avait oublié! Ça m’a un peu énervée qu’il m’appelle encore et encore, alors qu’il peut très bien imaginer que j’étais à table, ou en train de discuter avec mes neveux.

Et pourquoi? Juste pour savoir ce que je faisais? Tout ça parce que monsieur s’emmerdait tout seul! Pfff. J’étais grinchue quant je l’ai rappelé vers 1h du matin après avoir ramené Lilice. On a fait un échange de sèche-cheveux.

C’était aussi l’anniversaire de mon ex, Mathieu. Je n’ai pas oublié de lui souhaité un bon anniversaire. Ça me rappelle que bientôt, ce sera l’anniversaire à Pascal. Je ne me rappelle plus très bien quant, j’ai oublié mon calendrier à mon ex-appart. Il a aussi celui d’Alain, le papa à Kachouka, celui de Nicole, de Dol. Et je n’ai plus les dates en tête! Zut.

En milieu d’après-midi, j’ai eu Thomas en ligne. J’ai eu le malheur de lui demander comment allait Pascal, ce qu’il faisait. Thomas s’est fâché. Parce qu’il a eu l’impression que mon seul intérêt, quant je l’avais en ligne, c’était pour me renseigner sur Pascal. C’est faux. Je n’ai pas trop compris. Ça m’a coupé la chique.

En fait, j’avais lu les messages d’Akemi-sama et de Hawaii, alors, je voulais savoir ce que faisait Pascal, parce que j’étais impatiente de lui parler.

Akemi-sama et Hawaii ont raison, il faut que je sache ce que Pascal pense. Ce qu’il ressent. Ce qu’il cherche et ce qu’il veut. Surtout, ce qu’il ressent pour ces filles, quant il est avec elles. Je veux tout savoir, et pourtant, j’ai la trouille… J’ai besoin de savoir si dans tout ça, je compte plus qu’elles. Qu’il m’aime plus qu’elles!

Hawaii m’a parlé d’une époque où je semblais plus forte, j’avais écris un article, en juin 2012, intitulé “Echec et Mat”. Il faut que je le relise pour me rappeler mon état d’esprit, ce qui me rendait forte. Savoir comment j’étais à cette époque. Comment je fonctionnais. Si je peux puiser un peu de force en me rappelant qui j’étais, ce serait bien.


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222/2013 - L'anniversaire de mon nounours aujourd'hui

Publié le par JaneDo

C'est l'anniversaire à Pascal... Fête ce soir... Je suis planquée dans les chiottes pour mon journal...


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215-216/2013 - Pascal a rompu avec Elodie pour moi

Publié le par JaneDo


Samedi, 3 Août 2013   - 215/2013 - Pascal a rompu avec Elodie pour moi

Je pense que Pascal n’a pas dû apprécier sa réaction. Avec tout ce que je lui avais dit, il a dû réaliser que je n’avais pas tord. Ça m’énervait qu’il les ait averti. Mais bon. Pas aimé de voir Elodie monter en voiture avec lui. Heureusement, il y avait Michael avec eux. Avec Caro, on n’a pas voulu les suivre. Il y avait trop de voitures, on aurait pu être repérée.

On a pensé que Pascal irait déposer Elodie avant Michael et qu'il rentrerait ensuite. Caro a suggéré qu’on aille chez Elodie. Puis, elle a pensé aussi qu’on aurait pu aller directement chez Maud. Elle soupçonnait Pascal d’aller ramener Elodie pour ensuite aller chez Maud. Moi, je ne pensais pas. Elodie et Maud étaient amies, et elle avait invité tout le monde chez elle. Donc, s’il y allait sans Elodie, celle-ci l’apprendra. Je ne pense pas que Pascal serait si stupide.

On a attendu longtemps. Michael n’était plus avec eux quant Pascal a raccompagné Elodie. Ils sont restés longtemps à discuter dans la voiture. Je voulais qu’on s’en aille. Je ne voulais pas le voir monter chez elle. Quoique, je n’y croyais pas.

J’ai essayé de l’appeler pour savoir s’il allait rentrer. Pascal ne m’a pas répondu. J’ai donc envoyé un message.

Caro pensait qu’il remarquerait la voiture si on bougeait de là. Donc, on est resté où l’on était. Pascal ne répondait pas non plus à mon message. Les nerfs! Si Pascal me répondait seulement après ses petites affaires? Alors là, je serais verte. Je ne lui répondrais pas à mon tour. Pourquoi est-ce que j’accepterais de jouer les bouche-trous, la petite distraction de dernière minute?

J’avais demandé à Pascal à quelle heure on se retrouvait chez lui. Et là, je reçois un message où il me dit qu’il m’appellera plus tard. Tu parles!

Bref, rien qui puisse me permettre de savoir ce qu’il faisait, ni avec qui il était. J’étais un peu curieuse de savoir ce qu’il me racontera. Mais, j’ai compris pourquoi il m’a envoyé le message en le voyant quitter sa voiture, le bras autour des épaules d’Elodie pour se diriger chez elle. Je me suis dite qu’il l’accompagnait seulement jusqu’à l’entrée? Mais non, Pascal est monté avec Elodie.

Là, ça ne servait à rien d’attendre. J’ai voulu rentrer, contrairement à Caroline. Mais, poireauter ici jusqu’à je-ne-sais quelle heure, ça ne nous avançait pas à grand chose. Comme je lui avais envoyé un message, Pascal était obligé de m’appeler en partant. Donc, je saurai combien de temps il aura passé chez Elodie. S’il ne m’appelle pas, c’est qu’il aura passé la nuit avec elle.

Samedi, Pascal m’a appelé peu avant midi. Il s’est excusé de n’avoir pas rappelé hier soir. Je suis ai demandé ce pourquoi. Qu’est-ce qui l’a empêché de m’appeler. Pascal préférait en discuter autour d’un verre ou d’une assiette. Alors, j’ai été le rejoindre au Mövenpick pour dîner.

Pascal m’a dit qu’il a quand même été à la grillade. Qu’il ne pensait pas rester longtemps. De toute façon, la pluie a coupé court à la fête sur la plage. Pascal m’a dit qu’il avait ramené Elodie. Ce n’est pas comme s’ils étaient vraiment ensemble, mais pour que les choses soient claires, il avait, en quelque sorte, rompu avec Elodie. Il a dit être monté chez elle. Elle était triste et ils ont discutés longuement.

Ils n’avaient jamais couché ensemble, et ce soir là, Elodie voulait oublié ses principes. Elle voulait qu’il reste dormir. Mais, pour Pascal c’était trop tard. Soit-disant qu’il lui aurait dit qu’il avait l’intention de recommencer avec moi.

Je l’ai écouté sans rien dire. Je ne le croyais pas vraiment, mais je ne voulais pas en faire tout un fromage. Savoir qu’il avait l’intention de recommencer avec moi, signifiait qu’on ressortait ensemble. Alors, j’étais un peu contente. On a fait les magasins une partie de l’après-midi. Ensuite, on est rentré chez lui. Pendant notre balade, je lui ai rappelé notre discussion d’hier; s’il allait à la grillade, désormais, je ne voulais pas le voir adresser la parole à Elodie ou Maud en ma présence. Qu’il n’avait pas à accepter d’invitation sans me demander mon avis.

Réflexion… Si je n’acceptais plus qu’il aille à leurs invitations sans moi, alors ai-je le droit de le forcer à ne plus leur parler?

Le soir, il avait une invitation chez les parents de Yumi, au Jardin Anglais, près de Cologny. Je crois que c’est pour l’anniversaire de Yumi. On n’est pas vraiment proche. On se connait très peu, donc, c’aurait été surprenant qu’elle m’invite. Je savais que ma présence serait assez mal venu. J’imagine que ses parents n’auraient pas trop appréciés de me voir là-bas avec Pascal.

Pfff, encore une soirée sans lui. Mais bon. Secrètement, j’étais vraiment très contente que Pascal ait reconnu qu’on était à nouveau ensemble. J’avais eu l’intention de mettre mes sentiments à nu, de lui parler de mes chagrins, mais à cause de ce que Pascal a dit à Elodie, je sentais que ce ne serait pas le bon moment.

Ce soir, j’ai dit à Pascal que je l’attendrais à la maison… J’espérais le voir après l’anniversaire de Yumi. Pascal était tendu à l’idée de croiser ses parents. Il était toujours très fâché contre eux.

Il pleuvignait, on discutait tranquillement sur la terrasse, et tout à coup, Jess a fait son apparition!!! Serait-elle revenue pour l’anniversaire de son mari? Elle me fait penser à une extra-terrestre. Elle apparaît quant on s'y attend le moins. Pascal ne s'y attendait pas non plus, ça se voyait sur sa tête.

C’était fichu pour l’attendre à la maison ce soir. Elle, elle n’avait pas besoin d’invitation pour aller chez Yumi. Ils se connaissaient depuis l’enfance, et faisait partie du même monde. Bizarrement, Jess a été très gentille avec moi. Je me méfie toujours quant elle se montre gentille. Elle m’a saluée, et s’est même assise avec nous un moment. Pascal ne savait pas lui non plus,  que sa femme serait en Suisse. J'apprends qu'ils s'étaient parlé au téléphone le soir d'avant, et elle ne lui avait rien dit. Il s’est retenu, pourtant, il était passablement contrarié.


Dimanche, 4 Août 2013   - 216/2013 - dimanche solitude

Génial, j’ai passé le dimanche toute seule. A part quelques messages sms de Pascal, je ne l’ai pas vu. Moral dans les grolles. Ma soeur et ma puce sont rentrés de Moudon dans la soirée. J'ai donc passé une journée assez reposante à lire. Espérant, contre toute attente, que Pascal trouverait un moyen pour qu'on se voit.


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214/2013 - Coffre... Cachette idéale!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 2 Août 2013   - 214/2013 - Cofffre... la cachette idéale! (2)

Je voulais voir ce que Pascal allait faire. Je suis partie, le laissant libre de faire ce que bon lui semblait. Je ne me faisais aucune illusion, j’étais persuadée qu’il irait à la grillade. Je crois que je commence à comprendre à quoi jouait Maud.

Dans les bars, elles étaient obligées de supporter et côtoyer les copines à Pascal et aussi celles de ses copains. Alors qu’en les invitant ailleurs, elles les isolaient, séparait Pascal des filles qu’ils fréquentaient. Donc, pas de concurrence. Maud pouvait ainsi s’assurer de l’entière attention des garçons sur qui elle jetait son dévolu.

Hum… Est-ce que j’allais la laisser faire? Et qu’est-ce qu’elle ferait si Caro et moi nous invitions à sa petite grillade??? En sortant, j’ai remarqué que la voiture à Pascal n’était pas fermée. Je me suis glissée à l’arrière et je me suis cachée dans le coffre. Installée confortablement, j’ai envoyé un message à Caroline pour lui demander ce qu’elle faisait et si elle voulait me rejoindre. Sa réponse ne s’est pas faite attendre.

Tout à coup, je me suis demandée ce que je ferais, une fois sur place, si je n’arrivais pas à sortir de la voiture. Bah, je me faisais trop de films. Tout se passerait bien. De toute façon, je savais qu’il gardait un double dans la boite à gants. Merde, j’aurai dû la prendre. Mais, j’avais tellement peur qu’il sorte avant que j’aie pu m’installer, que je me suis immédiatement mise dans le coffre.

Pascal est passé prendre Michael. D’après ce que j’ai compris, ils avaient rendez-vous directement sur le parking de la plage. Comme Pascal était en retard, Paul et 2 autres copains étaient déjà sur place. Les filles avaient voulu savoir si Pascal venait., alors Paul l’avait appelé.

J’étais aux première loges. J’étais vachement fière de ma cachette, même si j’avais la trouille de me faire prendre. Brillante idée de dernière minute. Géniale.

Les garçons discutaient sans gêne. C’était TRÈS intéressant. Michael lui a demandé s’il m’avait dit où il allait, comment j’avais pris les choses.

  • Elle a fait semblant de le prendre bien, mais… Par contre, elle m’a fait une sorte de chantage.

Et Pascal lui a raconté notre discussion. Mes réserves à propos d'Élodie et de Maud. Donc, il savait que j’avais mal pris ses nombreux soirées avec elles et ses absences. Michael me trouvait un peu sévère, mais il comprenait. Il trouvait aussi que c’était irrespectueux leurs façons de l’inviter en refusant qu’il vienne accompagné. Ça voulait tout dire.

  • Tu sais, moi j’adore Jane. Je vous trouve mignon tous les deux. Vous allez bien ensemble. Je sais à quel point vous vous chérissez. Dis, tu crois qu’elle se doute de ce qui se passe avec Maud?

Pascal est resté silencieux un moment. Puis, il lui a dit que Maud l’avait retourné. Il ne s’attendait pas à cette rencontre.

Pascal reconnaissait que les choses semblaient un peu mal barré pour lui et Maud avec moi dans le mixe. Pour Pascal, je ne me doutais de rien à propos de Maud. J’avais peut-être remarqué qu’ils s’entendaient bien. Mais, il ne pensait pas que je puisse imaginer qu’il y ait autre chose. Je savais qu’il y avait eu quelque chose avec Élodie. Il était soulagé de n'avoir pas couché avec elle. Pascal disait ne pas être amoureux d’Elodie. (Pourtant, je me rappelle l'avoir entendu dire le contraire à Thomas!!!)

Par contre, il trouvait Maud intéressante. Il ne la cernait pas vraiment, mais elle l’intriguait. Michael lui a dit de faire gaffe. Il risquait de tout perdre, comme lui. Il avait voulu pousser sa chance, s’amuser, pour finir, sa nana l’a plaqué. C’est seulement quant elle l’a quitté qu’il s’est rendu compte à quel point il l’aimait. Pfff… les mecs! Tous pareils! Mais, l'empêche, ça donnerait de quoi réfléchir à mon petit homme.

Pascal lui a dit que je l’avais plaqué, et pourtant, on avait continué à se voir. Moins souvent, mais on se voyait. Il ne savait pas très bien quoi penser, ni où il en était. Il se sentait un peu perdu. Je remarquais qu’il ne tenait pas trop à parler.

Pascal avait commencé a envisagé de commencer quelque chose de sérieux avec Élodie. Quant il a rencontré sa copine, Maud, il a compris qu’il n’était pas amoureux d'Élodie. Sinon, il ne serait pas intéressé à mieux connaître Maud, qui était de plus, une très bonne amie à Élodie. Là aussi, il était mal barré.

J’étais surprise d’apprendre qu’
Élodie le harcelait, voulait lui parler seul à seul. Elle insistait pour qu’il passe chez elle, comme avant. Ça ne lui disait rien. Il ne savait pas trop quoi lui dire pour la calmer. Elle voulait qu’il lui accorde une soirée et une nuit, rien que tous les deux. Il ne savait pas quoi lui répondre. Il avait passé tellement de nuits chez elle, maintenant, il ne pouvait pas dire que c’est à cause de Jane qu’il ne pouvait pas. Sinon, pourquoi le faisait-il avant?

Puis, ils ont parlé des sorties avec Élodie, Maud et leurs copines. Les soirées avec elles étaient amusantes et palpitantes. Michael trouvait les copines à Élodie mignonnes. Il y en avait une qui lui plaisir tout particulièrement. Une fille qui s’appelait Christal. Il voulait savoir ce que Pascal en pensait.

Michael avait l’air compréhensif, mais, j’étais étonnée de le voir me mettre en avant! Michael avait l’air de me défendre. D’être de mon côté. Ça me faisait plaisir et il remontait considérablement dans on estime.

Après notre discussion, Pascal ne pensait pas rester à la grillade. Il pensait juste faire un saut, et en profiter pour mettre un peu les choses au clair avec
Élodie. Il n’avait aucune idée ce qu’il allait lui dire d’ailleurs. Michael lui a conseillé de ne rien dire. Qu’après tout, elle finirait bien par comprendre.

Sur place, Pascal a laissé sa voiture au parking près de la plage. J’ai suivi leurs trajectoires pour savoir à peu près où ils seraient. Puis, j’ai attendu l’arrivée de Caroline.

Il faisait lourd, et orageux. Une légère pluie nous transperçait jusqu’aux os. Caroline m’avait pris une veste à capuche noire. On a été se planter dans un coin, sous les arbres, les capuchons rabattus. On a passé la soirée à regarder ce qui se passait sur le camp des pouffes. J’ai raconté en gros à Caroline ce que les garçons avaient racontés dans la voiture et ce qu’on a discuté avec Pascal. Elle m’a dit qu’elle avait aussi eu une discussion assez orageuse avec lui. Pascal l’avait envoyée balader. Il lui a dit qu’elle commençait à le gonfler.

Ce soir, Pascal semblait calme. Il restait assez en retrait. On l’a vu discuter avec
Élodie sous un des abris. J’ai suggéré à Caro qu’on aille se mettre à l’abri sous un arbre près de la voiture, parce qu’avec ce temps, ils n’allaient certainement pas rester longtemps. Et j’ai eu raison. J’étais contente de voir que sa grillade prenait l’eau. Hihihi. Pascal s’y était rendu, donc maintenant, il devra les ignorer quant on sort de notre côté. Elles n'ont pas intérêt à essayer de s'incruster. Sinon, j'en ferai autant.

Ils avaient décidé de porter la petite sauterie ailleurs. Apparemment, ça devait se passer chez
Élodie. Pascal ne semblait pas les suivre chez elle. Vers sa voiture, Élodie a tenté encore de le convaincre. Pascal m’a utilisée comme excuse pour se défiler. Pourquoi ne voulait-il pas aller chez elle? Il avait peur qu’elle tente quelque chose et que ça compromette ses chances avec Maud? Ou qu’elle en profite pour lui demander de dormir chez elle?

J’étais contente qu’il dit vouloir rentrer. Puis, Maud s’est jointe à elle pour essayer de le faire changer d’avis. Mais, il est resté ferme. Puis, il a dit à Maud que, puisqu’elle ne nous avait jamais invitée, j’avais dit qu’elles ne seront plus les bienvenus quant j’étais là. Donc, il ne pourra plus leur adresser la parole.

Maud s’est un peu braquée, et elle lui a dit que c’était à lui de voir. Qu’après tout, il n’avait qu’à m’envoyer sur les roses!


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214/2013 - Enfin une bonne explication!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 2 Août 2013   - 214/2013 - Ce sera quiffe-quiffe… voilà mes conditions! ou... Enfin une bonne explication!

Mon oeil allait mieux. On voyait quand même qu’il était un peu enflé, mais j’ai décidé d’utiliser ça pour faire croire à Pascal que j’avais pas mal pleurer à cause de lui. Hihihi. Je n’étais pas au top, je ne pouvais pas faire concurrence à Elodie, ni à Maud, ni à personne d’ailleurs. Mais tant pis, j’avais envie de le voir. J’étais sûre que Pascal ne m’appellerait pas, alors je l’ai fait. Inutile de tourner autour du pot.

  • Je serais chez toi vers 20h, ça ira? Ce serait chouette si on se fais…
  • Ecoute, ce soir, heum… J’ai un truc en début de soirée, mais, tu peux venir, et on se retrouve à la maison après? D’ac?
  • Pourquoi pas.

Ouais… Quant il disait un truc sans préciser, c’est qu’il y avait anguille sous roche. Alors, je lui ai demandé ce qu’il avait, et si je pouvais l’accompagner. La réponse ne s’est pas fait attendre. Maud avait une fois de plus organiser une grillade au bord du lac, à Préverenges. Mon sang n’a fait qu’un tour.

J’en avais plus qu’assez d’être toujours mise au placard pour cette connasse. Il était clair que Pascal savait pertinemment que je n’étais pas la bienvenue. Je voulais le voir avant. Clairement, je ne voulais pas qu’il y aille, mais ça devait venir de lui, et pas parce que je lui interdis. S’il ne comprend pas ce que je ressens, alors c’est qu’il y a un sérieux blême.

J’étais chez lui à 18h. Je ne voulais pas prendre le risque de le voir filer avant que je puisse lui parler. Hum, contente de voir la surprise peinte sur son visage de me trouver en train de lire sur la balançoire sur sa terrasse. Ravie aussi de voir qu’il cherchait déjà comment se défendre. Bref, il n’était pas si ravi de me voir.

Après les blablas habituels, Pascal est monté se changer. Je me suis allongée sur le lit à le regarder faire. Je n’avais pas besoin de chercher mes mots. J’avais eu assez de temps pour y penser, et je savais ce que je voulais obtenir comme résultat.

  • Je ne trouve pas très normal que tu y ailles tu sais. Elle sait très bien que tu n’es pas libre, et pourtant, elle exige que tu ailles à sa foutaises au bord du lac sans ta copine. Toi d’y aller c’est insultant Pascal.
  • Je n’insulte personne!
  • Ha bon? Alors je suis quoi moi? Une ombre? Un fantôme? Personne?

Pas de réponse. Apparemment, Pascal voulait vraiment y aller. Il essayait d’éviter la confrontation. c’est clair.

  • Alors tu trouverais normal qu’un mec m’invite à sa grillade et spécifie que j’y aille sans toi. Tu trouverais normal que j’y aille?
  • Ben oui. Si t’as envie d’y aller, je l’accepterai. J’irai prendre un verre avec Thomas, ou avec mes copains, et j’attendrais que tu rentres.

Le rat. Ça veut dire qu’il en a rien à foutre quoi!

  • Ben tiens! Tu trouverais vraiment ça normal. Rien d’insultant à ce qu’il demande que je te plante pour passer la soirée avec lui et ses copains? Moi je trouve que ce serait insultant. Pas seulement pour toi, mais aussi pour moi. Quelle pauvre conne d’être si facilement manipulable, pour planter mon copain sur la demande d’un nouveau venu. qui fait la loi? Cça voudrait dire que je ne tiens pas tellement à mon copain!

Il a haussé les épaules, genre, que voudrais-tu que je fasse d’autre. Par contre, je l’ai vu réagir à ma dernière phrase.

  • Ecoute, mes copains veulent y aller. Si je n’y vais pas, ils ne seront pas les bienvenus.
  • Donc, ça veut dire que tu sais que le seul visé dans l’histoire, c’est toi. C’est toi qu’elle veut accrocher.
  • Accrocher?
  • Tu sais très bien ce que je veux dire. De toute façon, je ne veux pas t’empêcher d’y aller. Et si je venais avec toi?
  • Heu… Tu sais très bien ce qui risque de ce passer! Elles feront la gueule, et ça se passera mal pour les copains, ou on se retrouvera planter rien que les 2 dans notre coin, et on passera une mauvaise soirée.
  • Ha? Tu y va pour tes copains, non? alors qu’est-ce que ça peut faire si on se retrouve isolé dans notre coin? tu t’emmerdera tant que ça avec moi?
  • Non, c’est pas ce que je voulais dire? Mais, toi non plus ça ne te ferait pas plaisir si quelqu’un que tu n’as pas invité tape l’incruste non?
  • Elles sont très fortes pour mettre quelqu’un à part et les faire se sentir de trop, ça j’ai vu.
  • Raison de plus. Si tu viens avec moi, tu risques de te sentir mal et passer une sale soirée.
  • Donc, tu trouve normal de passer la soirée sans moi, c’est ça. Ou tu leur trouves des excuses, si je viens, de ne pas me parler, de me laisser dans un coin, tout en faisant tout pour t’accaparer? D’après ce que j’ai vu, je ne peux même pas compter sur toi pour me défendre! Et j’ai vu l’autre fois, tes copains étaient mal à l’aise et ont aussi éviter tout contact. Ça m’a vraiment énervé.
  • Je comprends Jane, mais justement, pourquoi veux-tu t’imposer ça?
  • Ça fait combien de temps qu’on se connaît? 5ans bientôt? Et tes copains? Presque autant? Et une pouffe que vous connaissez depuis quoi, 2 semaines? Arrive à vous faire vous comporter comme des connards! Waouh! C’est vrai que j’aurai dû m’en douter venant d’un type qui a pu se comporter comme tu l’as fais avec Jess, pour moi… Jess que tu connaissais depuis, quoi? 10, 15 ans? Même plus!

Je ne voulais pas aller si loin. Trop tard. Fallait que je me calme. Je dois éviter de le braquer contre moi. Par contre, je voyais bien à son expression, que j’avais touché un point sensible. Malgré tout, il a essayé de se rebiffer avec la plus vieille tirade du monde; ce n’est pas la même chose.

Petit silence, pour le laisser bien comprendre ce que j’essayais de dire.

  • Je n’accepte pas que, sur ton temps libre, sur 5 jours, tu en passes 3 à 4 avec eux, et je dois encore me battre comme une cinglée pour te voir 1 seul jour. C’est pas normal.

Encore un petit silence. Pascal ne disait pas grand chose. Il avait enfilé un bermuda avec pleins de poches, un t-shirt sans manche, il était prêt. Clairement, il allait à la grillade.

Est-ce que je devrais m’y incruster? Il avait remarqué mes yeux, mais il avait évité toute remarque. Il croyait que j’avais pleuré, donc, je devais me radoucir un peu..

  • Bah… Tu es assez grand pour savoir quoi faire. Je ne vais pas t’empêcher d’y aller sans moi. Clairement, elles ne veulent pas qu’on se mêle à ses amis. Ok. Mais puisque c’est comme ça que ça marche, alors plus question que tu passes tous les week-ends avec ces pouffes, puisqu’elles savent pertinemment que tu as une copine. Non, qu’est-ce que je dis, 2 copines! J’oubliais Caroline. Que tu acceptes une fois de temps en temps leurs invits, j’ai rien contre. Elles ne veulent pas se mélanger à nous, pas de problèmes. Mais, pour moi, c’est pareil alors.

J’allais pousser le bouchon… Je voulais qu’il pige.

  • Plus questions qu’elles débarquent où on est, et que tu leur parles. Elles veulent pas de nous, ben nous non plus. Si elles débarquent, comme elles le font, là, j’exige que tu les ignores. Elles ne sont pas les bienvenus non plus. Je ne veux pas d’elles non plus quant on sort entre nous. Elles ne sont pas invitées non plus. J’ai l’air de me répéter, mais elles ne veulent pas de nous à leurs grillades, ben on ne veut pas d’elles à nos sorties non plus. Si elles viennent quand même, alors je compte sur ta loyauté pour me soutenir là.
  • Jane… Ça c’est…
  • C’est quoi? Ça joue dans un sens mais pas dans l’autre? Non. C’est elles qui ont fixés les règles du jeu. Et c’est toi qui accepte de jouer dans leurs petits jeux à la con. Donc, d’accord. Si tu y va ce soir, et en plus sans moi, c’est que tu acceptes. Alors, ça ne me posera pas de problèmes.
  • Tu sais bien que c’est pas tellement faisable! Comment faire pour ne pas leurs adresser la parole?
  • Comme tu sais très bien le faire quant tu es avec elles! Je ne peux plus te laisser me manquer de respect à ce point. Devant elles et ses amies. La honte quoi!

Pascal a poussé un grand soupir. Il réfléchissait. Et aussi, il cherchait une échappatoire.

  • Alors? Je viens avec toi ou tu y va tout seul?
  • Je sais pas… Mais, je peux pas laisser tomber mes copains?
  • Mais moi tu peux me laisser tomber alors?
  • Ha… Non plus. C’est vrai que tu n’as pas tord. Tu peux venir si tu veux, mais… tu vas t’emmerder?
  • Seulement si tu me laisses planter dans un coin pour les suivre en bavant!

Ma réflexion l’a un peu énervé, mais il ne pouvait rien dire. Je n’avais pas envie d’aller me faire chier et me taper la honte à le voir m’ignorer toute la soirée juste pour ces connes. Donc, je ne voulais pas vraiment y aller. Je préférais mon plan, et le voir les ignorer quant il est avec moi et nos copains. Je me réjouissais presque de la prochaine confrontation avec ces truies.

  • Ha! J’espère tu n’acceptera pas d’invitations de leurs parts, sans leurs dire que tu dois voir avec ta copine!

Même si on était sensé ne plus être ensemble, Pascal n’a pas osé le mentionner. Il avait l’air épuisé tout à coup. Ça faisait un peu beaucoup d’infos à digérer en une fois. Il me regardait sans oser me contredire. Devinant qu’il éprouvait probablement quelque chose pour cette Maud, ce devait être un sacré dilemme pour lui. Il voulait aller à la grillade, et sans moi, mais il savait ce que ça impliquait.

L’important, c’est que Pascal savait que s’il allait à cette grillade, c'est qu'il acceptait mes conditions.

C’était triste de passer le vendredi soir toute seule, sachant pertinemment qu’il serait en train de faire la fête au bord du lac avec une autre fille. Mais, au moins, j’avais réussi un tour de force. L’autre pouffe ne savait pas à qui elle avait à faire. Elle imaginait quoi? Qu’elle pouvait se pointer et me piquer mon mec sans que je lui donne du fils à retordre? C’était mal me connaître.

Au début, j’avais pensé qu’on passerait la soirée ensemble, et je pensais lui dire ce que j’avais ressenti ces derniers temps. Lui raconter mes doutes, les blessures, les peines. Me mettre à nu, lui expliquer ce que je pensais de son attitude. Mais, j’avais plus urgent. Il a fallu régler cette histoire avec ces gourdes. Pas question que Maud continue son petit cirque.

Nota: j'ai interprêté notre discussion. Je n'ai pas pu tout enregistrer pour reproduire fidèlement chaque mot. Mais l'essence y ait.


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