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328/2012 - Il aime la consoler!!! - (2)

Publié le par JaneDo


Samedi - 24 novembre 2012 - (328/2012) - Pascal aimait consoler Caro!!!  (2)



Cachée en haut de l’attique, dans la mezzanine, je lisais tranquillement avec la lumière de chevet. Je ne voulais pas qu’on me trouve. Un petit moment de paix, ma tête plongée dans l’intrigue de mon livre, j’étais à l’abris du désespoir. Mais, hélas, je ne pouvais pas plus mal choisir ma cachette!!!

Quant j’ai entendu du bruit en bas. La porte venait de s'ouvrir. J’ai aussitôt éteint. J’ai pensé que c’était peut-être Pascal qui me cherchait. C’était bien Pascal, mais il ne me cherchait pas! Pascal était avec Caro. Ils cherchaient seulement un endroit où partager un moment d’intimité. Mon coeur a plongé au fond de mes pompes. J’étais pourtant allongée, mais je me suis sentie tomber.

Sans bruit, je me suis glissée jusqu’aux rideaux qui protégeaient ma retraite pour guigner. Ouais, il ne me cherchait pas du tout.

Plaquée contre le mur aussitôt la porte fermée, Pascal a fait passé son petit top par dessus sa tête, la couvrant de baisers passionnés. Avec cette expression que j’avais eu l’occasion de voir sur son visage, dans ses yeux, seulement pour moi. Ça m’a blessé, bouleversé. Il l’aimait donc vraiment? Plus que je ne l’avais imaginé en tous cas. Ou peut-être que je n’avais pas voulu le voir, le comprendre?

Je ne voulais pas voir la suite. J’ai préféré fermer les yeux et me boucher les oreilles. Puis, la peur m’a fait les écouter. L’écouter, lui. Je priais qu’il ne lui murmure pas les mots qu’il m’a murmuré si souvent quant on faisait l’amour. Ne dit pas que tu l’aimes, ne le dis pas. La peur avait exploser dans ma tête, elle me glaçait le sang qui me tapait dans l’oreille. De la tête aux pieds.

La jalousie me terrassait, me paralysait. C’était un concert de soupirs, de petits cris, de râles de plaisir. Douloureux à entendre. Différents de ceux que j’avais pu entendre quant j’étais présente.

Ça m’a ramenée à ceux que j’avais eu entendu quant il ne le savaient pas; chez elle par exemple. Je pense que j’avais voulu ignoré cette différence. Ignorante idiote.

J’essayais de me rassurer, me trouvant des excuses bien lourdes. En me disant que c’était normal, ils étaient plus à l’aise. Mais, même ça n’arrivait pas à calmer mon estomac, ni les battements désordonnés de mon coeur. Ça a duré longtemps -plus longtemps qu’avec moi? Je ne saurais le dire-.
Ça m’a paru long.

Mon coeur a failli éclater en morceaux quant je l’ai entendu prononcer les mots d’amour tant redouté. J’aurai dû m’y attendre. Alors pourquoi je me sentais si mal? Petit soulagement quand même, il ne m’a pas semblé aussi profond et passionné que quant il me les chuchotait à l’oreille.

Caro était enroulée à lui, les bras accrochés autour de son cou, les jambes autour de sa taille. En souriant, il l’a fait lâcher prise et lui déposait de petits bisous sur le ventre, alors que sa main caressait ses jambes pour remonter jusqu’à sa poitrine en même tant que ses lèvres. Ces lèvres que je croyais miennes. Toujours en souriant, ses lèvres ont emprisonnés les siennes. A nouveau collés l’un à l’autre. J’avais envie de vomir tant la jalousie me tordait le ventre. Ça me brûlait de l’intérieur. Je frissonnais à l’idée qu’ils allaient se lancer dans un autre round, qu’ils allaient me torturer encore.

Et cette fois, je ne suis pas sûre de pouvoir retenir mon envie de rejeter tout mon dîner illico. Mais non. Heureusement pour moi.

Je les entendais se parler avec tendresses, se confier l’un à l’autre. Caroline lui demander; “Tu passeras mardi soir après l’entraînement?” et Pascal lui répondre qu’il verrait s’il pouvait s’échapper un moment. D’une voix suave, Caro lui a dit que ce serait tellement long d’attendre jusqu’au mardi. Pascal a rigolé en la prenant dans ses bras, en lui promettant de faire un saut en rentrant.

J’étais mortifiée. Pourquoi je me sentais si jalouse? C’est pas comme si je ne savais pas qu’ils tenaient l’un à l’autre? Alors pourquoi ça me rend si malade? J’ai même pensé aller les rejoindre pour briser le charme de leurs étreintes. Mais, c’était stupide. Ma cachette aurait été dévoilée, et la prochaine fois, ils vérifieraient. Je n’aurai plus d’endroits où me cacher après ça.

Alors qu’ils s’habillaient pour quitter la chambre, j’ai dû souffrir de voir celui que j’aime la ramener à lui, l’embrasser encore, l’empêchant de finir de s’habiller, comme s’il ne pouvait supporter de la voir s’éloigner de lui. Aussitôt, elle a jeter ses bras autour de ses larges épaules, toute amoureuse. C’était comme si je recevais une bonne centaine de flèches dans le coeur.

Non, je n’allais pas lui faire de reproches. Je n’allais même pas en parler. Je n’en parlerais jamais. Comme si je n’avais rien vu, rien entendu. C’était mieux comme ça.

Après leurs départs, je suis restée longtemps étendue, les bras en croix, regardant le plafond sans le voir. Avant de sortir de la chambre, il l’avait encore serrée contre lui, encore un baiser passionné avant de la lâcher et quitter la chambre main dans la main. Elle rayonnait de bonheur. Je comprenais pourquoi. Je croyais être la seule qu’il regardait de cette manière, la seule avec qui il agissait avec autant d’amour et de dévotion. Ben non, je me suis trompée! Je me demande du coup s’il était pareil avec sa femme? Avec les autres?

En secouant la tête violemment, je me suis débarrassée de toutes ses questions et images qui menaçaient de me faire fondre en larmes et de descendre avec les yeux rougis et bouffis. Je ne voulais pas qu’il puisse se douter une seule seconde que je puisse les avoirs vus ou entendus. “Je t’aime toi… J’aime faire l’amour avec toi… Ta peau est si douce…”. Suivi d'une tonne de "Je T'aime" de Caroline et de tas d'autres mots que je préfère oublier.

Aïe! Ses mots me poursuivent. J’espère être assez forte pour les scellés à jamais dans un coin perdus de ma tête. Surtout ne rien dire. Jamais.

En arrivant dans la salle, je les ai vu, éloignés l’un de l’autre, chacun dans un coin de la pièce. Je me suis même demandée si je n’avais pas tout imaginé! A les voir, qui pourrait s’en douter? Personne, c’est sûr. En me voyant pointer le bout de mon nez, Pascal m’a lancé un sourire et j’ai répondu avec le même sourire. Comme de rien. Finalement, ce n’était pas si dur. Par contre, quant Caro est venue se coller à moi, j’ai eu toutes les peines du monde à ne pas la repousser. A ne pas montrer mon agressivité.

Je ne me suis pas rendue compte que je gardais mes distances, essayant même d’éviter le contact. Pour finir, Pascal m’a prise par la main, et on est remonté dans le jardin d’hiver fumer. Je faisais l’effort de ne pas me montrer triste, mais au contraire, enjouée, heureuse. Mais je ne devais pas très bien faire illusion, parce qu’il m’a demandé pourquoi j’avais l’air triste ou si j’étais fatiguée? J’ai choisi de dire que j’étais crevée.

Pour changer de sujet, je me suis plongée moi-même dans un bain bouillant. Je lui ai demandé comment on allait s’arranger pour dormir ce soir. Il a eu l’air de réfléchir, puis il m’a dit que normalement, que ce serait préférable qu’il reste avec sa femme. Glups. Grosse déception. Mais aussi, gros soulagement. C’était en effet préférable. Puis, hésitant, il m’a demandé si je voulais qu’il vienne dormir avec moi, malgré Caroline?

Malin… Si je ne les avais pas vu, j’aurai presque pu croire que la présence de Caro le dérangeait!!!

Mon côté frondeur a tout à coup pris le dessus. Vu qu’il me mentait, j’ai eu envie de le mettre à l’épreuve, le tester, le mettre mal à l’aise. Peut-être aussi le punir. Punir aussi Caroline. Je me sentais méchante. C’était moche. Rien ne pouvait m’empêcher de chercher à me soulager en étant la plus vicieusement méchante.

D’une voix suave et tendre, je lui ai fait croire que rien ne me ferait plus plaisir que de dormir dans ses bras. Que tant pis, Caroline devait s’habituer. Que je ne pensais pas que ça l’a dérangerait. Elle en avait l’habitude. Une seconde fugace, j’ai vu l’embarras traversé son regard. Il a dit qu’il essayerait. Ça risquait seulement de le mettre mal à l’aise et de blesser sa dulcinée, alors, j’étais sûre qu’il n’en fera rien. Le connaissant, je savais qu’il ne voulait blesser personne, alors l’idée devait l’embarrasser, le déranger.

C’est Jess, elle-même qui lui a tendu la perche. Pour son malheur. Caro et moi étions juste à côté quant Jess est passée lui dire qu’elle allait se coucher. Et pas toute seule. Elle lui a fait comprendre qu’il devait dormir ailleurs. Pascal s’est décomposé sur place. Il était pris au piège. Je suis sûre qu’il ne lui avait rien demandé.

Il y avait 2 grands lits dans notre chambre, Caro m’avait laissé le lit prêt de la fenêtre. Elle savait que j’aimais dormir avec la fenêtre ouverte. Pensant me préserver, pensant que j’étais complètement innocente, Pascal n’a pas eu le choix, il dormait avec moi, laissant Caroline toute seule dans son grand lit. Malgré tout, j’avais le coeur trop lourd pour avoir envie de faire l’amour avec lui.

Ça n’aurait fait que me renvoyer leurs images. Je ne pouvais pas. De plus, avec angoisse, je me suis rappelée qu’il aimait la consoler, donc… après ça, il s’y serait employé avec entrain! Alors non. Aucune libido de mon côté. Il avait beau essayé, mais rien à faire. J’étais aussi froide qu’un bout de bois crevé.

Pour la faire souffrir, j’ai fini par céder… Je me suis laissée emporter dans ses bras. Je n’ai pas retenu mes explosions de plaisir. J’aurai pu rester discrète, mais j’avais envie qu’elle souffre, comme j’avais souffert quelques heures plus tôt. Je me laissais aller exprès, sans aucune retenue. J’imagine comme elle devait ravaler son envie de pleurer.

Samedi, je ne le lâcherais pas d’une semelle toute la journée… Je m’en suis fait la promesse!


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328/2012 - Pascal aime consoler Caro!!! (1)

Publié le par JaneDo


Samedi - 24 novembre 2012 - (328/2012) - Pascal aime consoler Caro!!!

  (1)

Trop chou! Trop trop chou-xxxx! Le souvenir de Pascal en train de nous faire un strip… Hiiiih! Cça me donne des vapeurs! Il a fait son show sur “Lovefool” des Cardigans (  http://youtu.be/bUIElvJRyNU  ). Musique idéale. On aurait dit qu'il avait fait ça toute sa vie!!!! Du coin de l’oeil je le regardais rigoler et s’amuser. Je l’adore. Rien que pouvoir le regarder me rendait heureuse.

Je le dévorais des yeux avec passion, envie. Soudain, comme si l’intensité de mon regard le brûlait, il tourne légèrement la tête pour vérifier et me fait un petit clin d’oeil. Puis, se retourne avec un petit sourire tendre. Wahhh, mon coeur fait des claquettes, bat de manière incontrôlé. Rhaaah, vivement qu’on aille se coucher!

Avec cette pensée, le stress de ne pas savoir ce qu’on allait faire. Parce qu’il y avait tout de même Caro dans ma chambre. Encore un petit coup d’oeil vers Pascal, inquiète. Lui n’avait pas l’air inquiet du tout. Il profitait de la soirée, s’amusait et moi, je balisais. C’est bête, Pascal trouvera sûrement une solution.

Comme si Pascal dans mes pensées, à la pause, il est venu s’asseoir à côté de moi. C’est là que j’ai vu cette nana qui l’observait. Je l’avais déjà vue. Je crois qu’elle était déjà venue au chalet, et pas qu’une fois, mais on n’est pas copine. D’ailleurs, j’avais très peu de copines.

Pascal m’a pris mon livre des mains, pour le poser sur la table du salon à côté de lui. Il m’a demandé ce qui semblait me perturber. Donc, il lisait dans mes pensées. Enfin, c’est ce que j’ai pensé. Je cherchais mes mots, gênée par la présence des autres. Et on était pas seuls, il y avait un couple assis juste sur le canapé d’en face.

Amusé, Pascal a vu mon regard se perdre par dessus ses épaules. Il m’a fait un bisou sur la joue et d’un geste décidé, il m’a embarquée par la main pour m’entraîner à l’étage. Dès qu’on a passé la porte de la chambre, il m’a collée contre le mur pour m’embrasser. Wafff, j’ai perdu mes repères aussitôt. Heureuse d’être dans ses bras, j’ai passé mes bras autour de ses épaules solides et musclées et je l’ai laissé m’entraîner sur le lit.

Petite lueur de raison, je me suis rappelée que Caro pouvait se rappliquer à tout moment. J’ai tenté de lui le dire, mais en rigolant, il a balayé tous mes inquiétudes en disant qu’il lui avait demandé de ne pas monter pendant au moins 1h, même pour un cas d’urgence. Ça m’a un peu gênée de savoir que quelqu’un savait ce qui se passait à l’étage, mais j’ai vite oublié.

Ciel ce que j’aime ses câlins, ses bisous, sa main qui caressent langoureusement ma peau en fusion. J’aime l’odeur de son parfum poivré, la chaleur brûlante de sa peau, sentir ses muscles si durs, si fermes. J’ai perdu la notion du temps, où j’étais, tout. Tout ce qui n’était pas lui.

On est redescendu se joindre à la troupe. Il me tenait toujours pas la main. Moi, rougissante comme une collégienne. Ça m’étonnait un peu, je me rappelais que trop bien de la fois, où, devant Jess, il s’était dérobé à mes gestes d’affections. Ça aussi, ça me faisait encore rougir. Mais de honte.

  • Hey! Tu fais chier mec, t’étais passé où? On te cherche partout. Rapplique…

Pascal m’a fait un petit bisou dans le cou avant de filer se remettre dans la partie. Je me suis sentie tomber comme si j’avais sauter d’un avion sans parachute quant il m’a lâchée la main. Vide. J’aurai voulu arrêter le temps et rester accroché à lui par ce petit lien; nos mains. J’aurai bien joué aussi, mais les gages finaux me fichaient la trouille. Tomber sur un truc comme un strip ne m’emballait pas des masses.

J’ai trouvé chou que Pascal demande à Caro de ne pas nous déranger. Mais, c'était aussi assez vache! Il ne m’avait jamais imposé ce genre d’affront. Ouf. J’étais quand même curieuse de savoir pourquoi il osait la traiter comme ça. Il n’avait pas peur de la blesser? Qu’elle en ait marre? Sa réponse m’a soufflée!

Peut-être parce qu’on venait de faire l’amour et qu’il avait oublié ses gardes fous, ou simplement parce qu’il ne s’attendait pas à ce genre de questions. Les yeux fermés, avec un petit sourire, complètement pris au dépourvu, Pascal a dit qu’il aimait la consoler.

Puis, il a dû réaliser qu’il venait de me livrer un petit secret qu’il m'avait soigneusement caché jusqu'à maintenant. Je l’ai vu sur son visage. A peine les mots avaient traversés ses lèvres, qu’il ouvrait les yeux, comme prit au piège, surpris. Alors, il m’a expliqué. Il s’est obligé de le faire.

Il aimait la voir flipper quant il lui sortait des trucs pareils, quant elle savait qu’il était avec moi. Ça l’a rendait peut-être triste sur le moment, mais il aimait après la rassurer, la consoler. Il lui revaudrait ça, et avait prévu de faire en sorte qu’elle lui pardonne, de la voir après.

Glups! Alors il aimait la consoler… Jeeez, je me demande s’il se rendait compte combien ça m’a fait sursauté intérieurement quant il m’a avoué ça. Même trembler.

Après avoir récupéré mon livre en bas, j’ai filé me planquer dans l’attique. Je ne voulais pas qu’il ait à me dire de ne pas monter vers la chambre pendant 1h. Je saurais qu’il irait avec Caro et je pourrais inventer le film de sa façon de la consoler. Autant éviter. Je préférais qu’il ne puisse pas me trouver et peut-être s’inquiéter un peu.

Mais, j’avais tout faux… La surprise allait être pour moi! Je ne pouvais pas plus mal choisir ma cachette!


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327/2012 - vendredi -

Publié le par JaneDo


Vendredi - 23 novembre 2012 - (327/2012) - Je ne savais pas qu’on allait au chalet…



Ha là là, vendredi prochain, j’ai un anniversaire. Je serais obligée de monter au chalet plus tard. Donc après, pour autant qu'on passe aussi le week-end au chalet. Aujourd'hui encore j'ai calculé les jours qui me restent... Pas grand chose! Dans quelques jours je ne serais plus là... Moins d'un mois! J'ai encore tellement de choses à mettre en ordre...

Rhooh, ce soir, quelle soirée pourrie! Enfin, elle a très mal commencé. J’ai pensé que Thomas faisait certainement un truc chez lui, je n’avais pas eu le temps de téléphoner aujourd’hui. Trop de boulet. Trop de stress. Donc, après m’être préparée et pris quelques affaires pour passer la plus grande partie de mon week-end chez Pascal, je me suis pointée chez lui. Personne! Ça se voyait tout de suite. Tout était éteint.

Je suis rentrée voir. Pas un mot. Rien. Zut. J’ai essayé de joindre Pascal sur son natel. Pas de réponse de ce côté. Alors, en désespoir de cause, j’ai essayé Caro. Pas de réponse non plus. Chiotte. J’ai décidé d’aller faire un tour du côté des bars qu’on fréquente; le Tiger, le Bleu et peut-être les pubs au bord du lac. Mince, ça allait me prendre un temps fou et il était déjà tard. Si ça continue, ils seront parti dieu sait où et je ne les trouverais pas.

C’était de ma faute. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi, avec ma mauvaise manie de toujours arriver tard, en retard, oublié d’appeler, bref, ma faute.

Sur la route, Caro m’a enfin rappelée. Ils étaient tous au chalet. Ben, j’aurai eu beau chercher ici, je n’aurai trouvé personne. Merci Caro de m’avoir rappelée, sinon j’aurai passé la nuit à tourner en rond.

Ils étaient tous au chalet, et je suis arrivée vraiment tard, c’était passé 23h. Ils avaient été manger dehors, et sont retourné au chalet. Ils étaient en plein milieu d’un jeu. Pascal est venu me faire un bisou, mais il a dû retourner à son jeu. J’étais mal à l’aise et un peu énervée qu’il ne m’ait rien dit. Je suis donc montée pour déposer mes affaires. Mais… je ne savais pas si je pouvais prendre ma chambre habituelle! Il y avait plus de monde que d’habitude. On était une vingtaine.

Thomas est venu à mon secours, il m’avait mise dans la même chambre que Caro. Quelle hyper poisse. Comment je vais faire avec Pascal si je suis dans la même chambre que Caro. Ça ne me convenait pas du tout. Mais est-ce que j’avais le droit de me plaindre étant une invitée? Non. Caro est montée aussi pour m’aider. Je l’ai remerciée pour son coup de fils. Je me sentais encore moins le droit de faire ma capricieuse.

Je suis descendue juste à temps pour participer au jeu. Le jeu était simple, on devait écrit le nom de quelque chose de connu, personnage, célèbre ou pas, fiction, acteurs, etc, coller le billet sur un front vide. On devait deviner ce qui était collé sur notre front, exemple; "James Bond". Simple. Chacun notre tour, on pouvait poser 3 questions, jusqu’à trouver notre personnage. On avait pas le droit de mettre un illustre inconnu. Fallait quelqu’un que n’importe qui pouvait arriver à deviner.

Le ou les perdants, les personnes qui donnent leurs langues au chat avait un gage. Pour le gage, chacun avait écrit un gage sur un billet qu’on avait mis dans un pot, et avant de commencer le jeu, on tire au sort un des billets.

J’aurai préféré connaitre le gage avant de jouer. Je n’étais pas douée pour deviner, alors j’avais peur d’avoir un gage ridicule à faire. Afff, le gage de merde; un striptease! Waouh, j’avais pas intérêt de perdre!!!

Ouf, j’ai eu “Woopy Goldberg”! Pascal a eu “Einstein”, mais il n’a pas trouvé! Hihihi, il a dû s’exécuter et faire un strip, de même que Julien et une des filles, Cendrine ou Sandy (je sais plus). On était mort de rire. C’est Sandy qui a commencé. Jeeez, elle a été jusqu’au bout. Complètement à poil. Faut oser! Pascal, même s’il a été jusqu’au caleçon, il s’et malicieusement protégé avec. Donc, niet, on a rien pu voir. Bien sûr, les autres l’ont houspiller, siffler. Il s’en foutait, il avait honoré son gage.

Waouh, quel corps parfait. Miam miam. du coup, pendant un petit moment, j’ai oublié que je lui en voulait de ne pas m’avoir avertie pour le chalet ce week-end.

On a passé une chouette soirée au chalet. Personne ne voulait vraiment sortir. Bonne ambiance, et jeux en chaîne. J’avais peur de ne pas tomber aussi bien et de ne pas réussir à trouver mon personnage, alors j’ai préféré lire dans un coin. Autant ne pas prendre de risque inutile. Pour autant, je pouvais toujours voir celui, celle ou ceux qui avait un gage et rigoler, sans avoir besoin de participer.

Avant la partie suivante, Pascal m’a fait signe de le rejoindre en haut. J’ai attendu qu’il quitte la salle de jeux avant de le suivre. Il m’a fait un bisou sur la bouche parce qu’on était seul. Il m’a demandé pourquoi j’étais arrivé si tard, alors je lui ai reproché gentiment de n’avoir pas pensé m’avertir. Pourtant, Pascal semblait persuadé qu’on en avait parlé, que je savais où se passait le week-end. Ben non.

J’ai oublié de lui demander où on allait dormir après

Quelle rire, quelqu’un a dû chanter une hymne nationale, sans musique de fond. Ben, certains chantent vraiment faux. On était plié de rire. Pas top pour les 2 infortunés qui devaient s’exécuter. J’ai approché une fois les joueurs pour voir ce qu’ils avaient sur le front. C’était amusant. Pascal m’a alors chopée pour m’asseoir sur ses genoux. Je n’y suis pas restée longtemps. Yumi a rouspété que je ne jouais pas, alors je n’avais rien à faire là. Alors je suis retournée lire près de la cheminée.


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326/2012 - Anniv & chacun chez soi...

Publié le par JaneDo


Jeudi - 22 novembre 2012 - (326/2012) - Anniversaire & chacun chez soi…

Anniversaire d’Yves... C'était hier, mais Marie m’a invitée à manger avec eux ce soir pour fêter ses 20ans. Yves, c'est le grand frère de Roméo, mon petit voisin. Pas réussi à trouver une bonne excuse pour m’épargner ça.

L’après-midi, j’ai été avec ma puce à la FNAC. Elle avait congé. Evidemment, 2 passionnées de lecture comme nous ne pouvions ressortir sans avoir les bras chargé de livres. Grâce à mon petit tour à la FNAC, j'ai trouvé le cadeau idéal pour Yves; 365 jours avec un fait historique par jour. Pas mal non!

Mince, si Thomas n’avait pas encore invité du monde, on aurait bien passé une soirée tranquille à la maison. Enfermé dans les bras l’un de l’autre.

Après notre discussion d’hier, Thomas, Pascal et moi, j’ai préféré ne pas aller à la petite soirée de Thomas ce soir. Aussi, après mûre réflexion, sage de ce que j’avais entendu, j’ai aussi pris les devant en écrivant à Pascal, que s’il voulait demander à Caro de rester, ça ne me gênait pas. Comme on avait été les 1ers à inaugurer notre nouvelle chambre, alors ça ne me posait pas de problème.

Il n’a pas très bien compris ma dernière phrase, alors il m’a appelée pour me demander ce qui se passait. Pascal trouvait ma réflexion bizarre, et ça ne lui plaisait pas que je lui fasse ce genre d’allusion. Drôle… S’il savait tout ce que je savais!!!

Alors, je lui ai expliqué. Ça m’aurait fait péter un câble grave s’il avait emmené une autre dans cette chambre avant moi. Je n’y aurait probablement plus remis les pieds. Jamais. Mais comme ce n’était pas la cas. Je lui ai dit carrément que je savais qu’il tenait à Caro, que j’avais compris aussi qu’il ne pouvait pas aller chez elle. Pascal s’est défendu d’avoir pensé à des trucs pareils.

Mais, je savais que ça finirait par lui effleuré l’esprit. Je ne voulais pas que ça devienne une obsession, qu’il finisse par penser à elle plus qu’il ne le fallait. Se cacher, ou chercher des solutions pour se voir ne feraient que les rapprocher. Et ça, je n’y tenais pas. Je veux être la seule qui occupe ses pensées. L’empêche, j’espérais qu’il ne lui demande pas de rester…


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325/2012 - Discussion entre Thomas et Pascal... Je suis concernée!

Publié le par JaneDo


Mercredi - 21 novembre 2012 - (325/2012) - Importante discussion entre Thomas et Pascal… Je suis concernée!

On devait s’installer enfin chez Thomas, donc ce soir, j’ai été chez Pascal. Apparemment, Jess avait déserté les lieux, chagrinée par ce déménagement. J’étais contente qu’on soit seul. Je n’avais pratiquement rien à déménager. Pascal a monté ses guitares, quelques vêtements, et des petites choses dont il pourrait avoir besoin. La plupart de ses affaires restaient en bas.

Pascal et Thomas étaient à l’étage quant je suis arrivée. Je suis passée par en bas. Ils discutaient. J’ai d’abord fait discrètement le tour de l’appart. C’est là que j’ai vu que Jess n’était pas là. J’ai pensé qu’elle était peut-être à l’étage. C’est là que j’ai tendu l’oreille, elle ne semblait pas être en haut, je n’entendais pas sa voix. Et d’après la conversation des garçons, ils avaient l’air d’être seul. Ils ne m’avaient pas entendu arriver.

Ils parlaient de gens que je ne connaissais pas, du voyage, puis Thomas a appris à Pascal que j’avais vu Layne, que j’avais même passé toute une soirée avec lui. Grrrh, Thomas! J’avais envie de lui tordre le cou. Quelle blague! Pourquoi raconter ça à Pascal. Pascal n’a rien répondu. Il le savait déjà, Thomas le lui avait déjà dit par téléphone.

  • Avant elle est venue ici, traîner chez toi, comme une âme en peine… Je pense qu’elle s’ennuyait, que tu lui manquais!
  • Ah bon? Sérieux? Elle est venue ici?

Pascal a eu l’air surpris. En rigolant, Thomas lui a encore rappelé ce qu’il lui avait déjà demandé, c’est-à-dire qu’on soit discret, il ne voulait pas nous entendre faire l’amour. On était sorti ensemble, ce serait horrible d’avoir à nous écouter. Puis, Thomas a été beaucoup plus indiscret.

  • Et Caroline? Tu penses l’emmener ici aussi?

Glups, qu’est-ce qu’il dit lui?

  • Je sais pas…
  • Ce serait con d’avoir fait tout ça si tu n’es pas sûr de toi? Jane t’as mis la pression?
  • Jane? Me mettre la pression? Jamais! Elle n’est pas comme ça. Non. Je ne supportait pas d’avoir le regard de Jess sur nous. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi elle a proposé cette bizarre cohabitation!!
  • Qui sait… Pour t’avoir à l’oeil!
  • Tu crois?
  • Vous avez discuté un peu à propos de tout ça pendant ces vacances?

Gros soupir. Certainement de Pascal.

  • Ça me fait mal à la tête rien que d’y penser. C’est d’un compliqué, j’en ai marre d’une force, tu ne t’imagines même pas!
  • Tu va faire quoi?
  • Qu’est-ce que je peux faire, hein? Rien!

Encore une grosse expiration.

  • Plus qu’une année… J'en peux plus! C’est long!
  • Tu sais très bien que tu va pas pouvoir divorcer direct, non? Est-ce que t’en a parlé à Jane?

Petit silence...

  • Tu veux vraiment divorcé? Les choses ne s’arrangent pas entre vous? Parce qu’en fait, Jess te laisse faire ce que bon te semble, non? Au moins, dans 1an, tu pourra encore plus faire ce que tu veux, si tu vois ce que je veux dire?
  • Je sais pas… Je veux être libre… Je veux retrouver ma liberté, faire ce que je veux sans qu’on me tienne en laisse. J’en ai marre.

Petit silence encore, rempli de battement de coeur de crainte pour moi. Retrouver sa liberté? Il n’avait pas dit que c’était pour être avec moi, juste, qu’il voulait être libre! Et ça, ça me foutait les boules!

  • Et Jane? Tu l’aimes toujours?
  • Si je l’ai toujours dans la peau? Oui…
  • Mouais… C’est vrai que t’as toujours été attiré par les femmes plus âgée toi!

Petit rire de Pascal. Et Thomas qui enchaîne pour savoir ce qu’il ressentait pour Caroline!

  • Je sais bien que Jess est plus jeune, plus joli...

Oh l’attaque de chaleur, les milliers de couteaux dans le coeur, voilà ce que je ressentais en entendant ces mots. Il trouvait sa femme plus jolie! Atroce.

  • …mais... Je ne sais pas pourquoi, je l’aime. C'est comme ça c'est tout! J'aime sa façon d'aimer, sa façon de perdre les pédales... Quant je la regarde, je suis toujours envahi d’une tonne de tendresses. Elle me fait frémir. Ses silences, ses doutes, sa fragilité derrière un masque d’assurance… Je l’adore! Et Caroline...

Un autre gros soupir et il enchaîne.

  • Je l’aime beaucoup aussi… Elle est attachante. Je crois bien que je l’aime aussi. Ça, ça me perturbe! Je ne savais pas qu’on pouvait aimer 2 filles aussi différente, et en même temps! Ces dernières années, j’ai appris que c’était possible. Heureusement que Jane ne m’a jamais demandé de choisir, j’aurai de la peine…
  • Mais si tu devais?
  • Ces temps ci, je sais pas, j’ai juste envie d’être libre… Mais, si je devais absolument faire un choix… Wahhh, je crois que ce serait Caro.

J’ai cru que j’allais me liquéfier sur place! Caro? Caroline? Pas moi? Merde alors!!! Mais alors, pourquoi restait-il avec moi? Pourquoi traitait-il Caro, à mon avis, plus mal que moi? Afff, je ne comprends rien. Je ne comprends rien aux mecs. J’étais estomaquée! Et quelque part, une petite voix me chuchotais que j’avais été bien avisée de ne pas avoir voulu l’éloigner de Caro. Comme je l’avais imaginé, il aurait fini par me jeter pour retourner vers elle.

Méchants doutes qui me rongeait l’estomac. C’est fou le nombre de choses qui peuvent vous traverser la tête, à une vitesse éclair. Thomas aussi a dû être surpris, je crois qu’il a dû tomber de sa chaise.

  • Quoi?

C’était un cri du coeur. Les mots me sortaient de la bouche de Thomas.

  • Comment ça Caro?
  • Ben… Si on se projette dans l’avenir, avec Jane, j’en ai aucun. Elle ne veut pas d’enfants, pas se marier, et certainement pas vivre avec moi! Donc, tu vois, il ne reste pas beaucoup d’option! J’ai passé 30ans, et si un jour, je veux avoir une famille, me remarier, ben, ce ne sera pas Jane!
  • Mais… Mais, ces temps-ci, Jane est souvent là, donc, tu ne crois pas qu’elle pourrait avoir changé d’avis?

J’avais des larmes aux yeux. Tout ce que Pascal disait avait un sens, c’était la vérité pure. Je ne pensais pas qu’il y pensait, que c’était des choses qui le préoccupaient. J’avais toujours pensé que l’idée lui convenait.

  • Non. On en a beaucoup parlé ces temps, elle ne voit pas l’avenir comme ça. Puis… Tu vois, j’hésite entre ma liberté, et me mettre avec quelqu’un. 5ans de prison, ça suffit. Pour le moment, j’ai besoin d’air.
  • Waouh, je suis… choqué!
  • Choqué?
  • Ben dis… Je croyais que Jane… Je sais pas, j’avais l’impression que… Enfin non, je ne sais pas ce que j’imaginais, mais, je vous voyais ensemble à jamais. Séparations multiples peut-être, mais ensemble à jamais! Mais pourquoi Caroline alors?
  • Ben, comme Jane, elle me laisse faire ce que je veux… Je peux respirer tout en étant avec elle. Ce qui n’est pas le cas de Jess qui me bouffe mon énergie avec ses prises de têtes constantes. Puis dis, je ne te vois pas te plaindre d’être célibataire toi?

Thomas a rigolé. Effectivement, il aimait son célibat, n’avoir de compte à rendre à personne. Dès qu’une fille lui prenait la tête, il la laissait tomber. Pratique. Il disait n’avoir pas besoin d’une nana dans sa vie. Ils avaient de bons copains, une vie remplie de distractions, et n’avait aucune envie de rejoindre le clan des trains trains quotidiens. Ça lui foutait la déprime rien que d’y penser.

  • Quel hypocrite… Tu n’avais pas l’air de te plaindre du quotidien quant tu étais avec Jane… Bien au contraire! Mince, ça me rendait malade de jalousie! C'était dur de vous voir ensemble, vous alliez bien ensemble. On aurait dit que vous vous compreniez sans avoir besoin de parler. Pfff! J’espère que tu te rappelle de ta promesse? Pas touche!

Ils ont rigolé. Ce n’était pas beau de coller l’oreille comme ça,  de les espionner, mais je ne voulais pas manquer un mot de leur conversation. J’avais peur que Jess arrive entre temps et me prenne en flag. Mais peut-être qu’elle me rejoindrait?

  • C’est vrai qu’il y a quelque chose chez elle qui fait qu’on ne prend pas la relation à la légère dès le début. Bizarre ça!
  • C’est vrai!
  • Mais alors? Et Caroline? C’est quoi le truc avec elle? Elle est si bonne au lit? Sexy et tout ça? Raconte.

Pascal a rigolé en disant; Elle est bonne... Bonne!”. Y a des trucs comme ça qui font hyper mal à entendre!!! Ils avaient l’air de bien s’amuser tous les deux à nous baver dessus. Ça ne m’amusait pas d’entendre tout ça, mais c’était instructif.

  • Si j’ose… Et cette allemande, Nina? C’est quoi le truc? Tu dis que tu aimes Jane, ou Caro, mais alors?
  • Afff… J’aimerai juste être libre… N’avoir de compte à rendre à personne!
  • Mais encore???
  • Nina me plaisait beaucoup, c’était vraiment chouette avec elle. J’arrive pas toujours à résister à mes envies. Des fois, c’est juste par jeux, j’aime voir jusqu’où ça peux aller… Puis, c’est existant de voir craquer celle qui dit que c’est fini, terminé… Ou comme celles qui savent pertinemment que t’es déjà engagé, t’es avec quelqu’un, marié même… Ça doit être le challenge, l’adrénaline… Et peut-être aussi le fait de savoir que ça ne compte pas, t’as justement déjà quelqu’un, donc tu t’en fou pas mal si ça marche ou pas, si elle veut ou pas! Ouais, tu t’en fou pas mal! C’est juste pour s’amuser.
  • Oui, mais tu pourrais te brûler les ailes, ou celles de ta partenaire? Tu pourrais tomber amoureux!!! Donc, tu va comtinuer à naviguer entre tes 3 femmes si je comprends bien?
  • Je sais bien… J’aime le risque!
  • Juste pour savoir, laquelle des 2 tu aimes le plus, ou vraiment? Jane ou Caroline?

Flûte, pas de réponse, son natel a sonné à ce moment là. Et il était en bas. J’ai dû foncer vers la porte de toute urgence pour faire celle qui arrivait. J’avais à peine entre-ouvert la porte qu’il était en bas des escaliers. J’avais la main en direction de l’interrupteur. Comme si je venais de pénétrer dans l’appart et que je cherchais à allumer.

Pascal m’a souri. C’était comme un coup de poignard. J’aurai voulu filer, rentrer chez moi. J’avais le coeur lourd et je me sentais dévastée, complètement perdue. La souffrance était intolérable. Je me demandais comment j’allais réussir à donner le change tout le reste de la soirée. De plus, j’avais la libido à ras le sol. aucune envie qu’il me touche. J’aurai l’impression qu’il pense à Caro. “Elle est bonne… bonne”, impossible de chasser ces mots de ma tête.

Il a allait falloir que je sois prudente, inventive, que je trouve le moyen d’inverser la vapeur. Non, je ne devais pas rentrer. Ce serait me montrer compliquée, chiante, et me ferait perdre des points. A vrai dire, j’étais paumée. Comment faire pour bien faire? Comment faire pour qu’il m’aime toujours, encore plus, et plus que Caro? Prétendre que j’avais changé d’avis? Que je voulais me marier et tout le reste? Non, je ne voulais pas aller aussi loin.

L’empêche que le seul avec qui je me serais sentie à l’aise dans un mariage était un de mes ex… Mathieu!

C’était un choc de le réaliser! Pourquoi? Je n’en savais rien avec précision. Je savais juste qu’on s’entendait bien, qu’on s’amusait bien ensemble. Une sorte d’osmose. Qu’il savait être un petit copain adorable, tout en profitant de sa liberté. Ça n’a jamais posé de problème qu’il aille voir ailleurs, c’était même ce qui nous liait. Il était flemmard peut-être, mais franc, drôle. Il me racontait ses aventures, sans pour autant avoir de compte à me rendre. C’était la liberté. Reposant.

Quoique, je ne suis pas sûre tout de même d’avoir le courage de me marier avec qui que ce soit… Ni de vivre avec qui que ce soit… C’est trop de responsabilité, trop de boulot!

Impossible de filer maintenant. Pascal s’était précipité sur son natel tout en me disant qu’il pensait que c’était moi. Je lui ai rendu son sourire. C’était sa femme au téléphone. J’ai enlevé ma veste en lui tournant le dos pour essayer de me recomposer une tête souriante. Posé mon sac. Quant je me suis retournée vers lui, Pascal m’a fait un signe vers l’étage. Il était toujours en ligne avec Jess. J’avais la tête en compote, j’ai fait celle qui ne comprenait pas qu’il me demandait de monter.

Avec Thomas, impossible de tricher, il aurait tout de suite compris que quelque chose me tracassait. Je me suis assise sur le bras du canapé. J’ai attendu qu’il en ait terminé avec son coup de fils. Ensuite, l’air de rien, on a transporté nos affaires en haut.

Thomas était en training, il préparait des trucs à grignoter et à boire. Il s’est proposé de nous aider, mais on n’en avait pas besoin. Ses yeux de carnassiers m’ont suivi pendant toute l’opération. Est-ce qu’il devinait mon désarroi? Ou c’était seulement leurs discussions qui le faisait me scanner de la sorte?

Après m’être donnée quelques claques mentalement, je me suis affalée sur le canapé à côté de Thomas, le sourire au diapason. J’ai toujours aimé jouer, jouer de petites scènes comme si j’étais une actrice. Je réussissais assez bien, et dans mon rôle, j’étais parfaite. S’il avait cru voir une faille, il était bluffé. Il a marché.

On a discuté du week-end prochain, de demain soir… Thomas voulait invité des potes, comme il le faisait souvent le jeudi et vendredi soir. On a discuté pour savoir si je devais faire comme si j’étais en bas, ou pas, ou s’il était préférable de garder ça pour nous. On a décidé que c’était préférable pour l’instant. Pascal devait consulter sa femme, Jess avant.

Soirée assez sympa et cool. J’ai étouffé mes peurs et mes doutes sous une tonne de sourires joyeux.

Est-ce qu’il me fallait éloigner Caro ou au contraire, la ramener encore plus près? Pour qu’il se lasse! Ou est-ce que s’il se lasse d’elle, il ne risquait pas de s’éloigner encore plus de moi? Lassé aussi? Ça me faisait un mal de chien de savoir à quel point Pascal semblait vouloir de détacher des chaînes qui l’unissaient à nous…

Je ne voulais pas faire l’amour avec lui ce soir, mais mes barrières sont tombés assez rapidement sous ses caresses, ses baisers et ses yeux verts brulants qui observaient les expressions de mon visage. Ses lèvres sur mes yeux, sa main qui remonte le long de mon corps. Ma température est montée. Je me suis trouvée aussitôt une excuse valable pour avoir fondu aussi vite; il nous fallait inaugurer notre nouvelle installation. Parfois ses mots venaient me briser, “Elle est bonne… bonne”, mais très vite, il me sortait du puits de douleurs pour me tirer à la lumière de son sourire, de sa tendresse.

J’avais aussi très mal à la tête… Le choc sans doute. Une alarme dans ses yeux, sa main précipitamment sur ma bouche, en chuchotant, il m’a rappelée que Thomas était à côté. Glups, Thomas! Je l’avais complètement oublié.


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324/2012 - Mardi - Pascal et Jess sont rentrés aujourd'hui

Publié le par JaneDo


Lundi - 19 novembre 2012  - (323/2012) - Pascal rentre aujourd’hui!

Temps gris, brouillard, comme mon humeur. Pas de nouvelles de Pascal. Chiotte, pas normal. Il aurait pu m’appeler, un coup de fils c’est pas dur! Rien, pas de news. Que dalle. Lui et sa femme rentrent aujourd’hui, je crois? Je dis que je crois, parce que j’ai attendu toute la journée des nouvelles.

Je me suis préparée, parce que j’avais pensé que la première chose qu’il ferait en rentrant, serait de m’appeler. Grosse désillusion!

Je n’ai pas voulu aller chez lui sans y avoir été invitée. C’était déjà assez moche qu’il ne donne pas de nouvelles, alors pas la peine d’aller encore scouater chez lui comme une âme perdue. Surtout après être traitée comme ça. J’espère qu’il aura une bonne excuse
!!


Mardi - 20 novembre 2012 - (324/2012) - Pascal et Jess sont rentrés

Enfin des nouvelles! Pascal n’est rentré qu’aujourd’hui. Est-ce que je devais lui pardonner le manque de communications? Je ne lui ai pas demandé pourquoi il n’avait pas pensé m’appeler, il n’a pas donner d’explications non plus. On est resté sur des non-dits, comme on le faisait souvent. Ça évitait les prises de têtes, ou la mauvaise conscience.

Pascal ne m’a demandé ce que j’avais fait pendant son absence. Tant mieux, je n’avais pas à inventer de mensonges concernant Layne. Peut-être que je le lui dirais que j’avais vu Layne, sans aller dans les détails. Pascal m’a proposé de passer chez lui ce soir après son entraînement.

Je n’ai pas voulu, parce que je n’avais pas trop le moral. Je ne savais rien de son voyage, je ne voulais pas en parler devant Jess. Je voulais le voir seul avant. Quelque chose dans le ton de sa voix me faisait penser que c’était préférable. Je me demande s’ils s’étaient rapproché pendant leurs petites vacances!!!


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322/2012 - Si j'étais un mec, je serais un salaud fini!

Publié le par JaneDo


Dimanche - 18 novembre 2012  - 321/2012) - Si j’étais un mec… Je serais un salaud fini!

Ce qui est dit est dit… 3h du matin, après avoir fait très attention de ne pas être suivie, je sonnais chez Layne comme prévu…

On a passé tout le dimanche ensemble. Il ne m’avait pas jetée comme il l’avait fait avec sa petite brunette l’autre jour. Pendant ces quelques heures, j’ai oublié Pascal. Oublié ma peine. Oublié qu’il avait le pouvoir de me faire souffrir. De me détruire. Oublié que sans son amour, je n’étais rien. Je n’existais pas.

Ania-X… Je sais pourquoi je laisse Pascal coucher avec Caro Il ne fait rien que je ne ferai moi-même si j’étais un garçon! Et surtout aussi mignon et de plus entouré de jolies filles. Sauf que, je ne crois pas que je serais aussi gentil que lui, ni aussi adorable. Je crois que je pencherais plus dans la catégorie de Layne. Je collectionnerais les conquêtes et liaisons. Le fidélité serait le dernier de mes soucis. Je ne serais sérieux avec aucune fille, et serait un célibataire endurci.

Toutefois, si malgré tout, une fille réussirait à m’intéresser assez pour que j’envisage de sortir avec, je n’arriverai certainement pas à être fidèle. Donc, si elle n’accepte pas mes écarts, je la quitterais. Et si j’en trouve une qui m’accepte comme je suis, alors, elle sera la femme que je garderais à mes côtés… pour les longues soirées d’hiver, ou quant j’aurai des crises casaniers!

Donc, tu vois, je ne peux pas lui lancer la pierre! Pour être cru, si je croise une nana qui me plaît, je me la fait, point barre. Voilà quoi. Non, Pascal ne fait rien que je ne ferais moi-même!

Caro est mignonne, jolie et grosse poitrine, sexy, donc, si j’étais Pascal, je ne pourrais pas résister malgré toute ma bonne volonté. Si je me forcerai, pour ce serait pour faire plaisir à celle que j’aime le plus, mais forcément, je passerai mon temps à penser à l’autre que je ne peux pas me taper…

Finalement, je crois que je finirai pas en avoir assez de me priver des plaisirs de la vie, et je plaquerai celle qui m’empêche de… “m’exprimer”. Tu vois, je serais un salaud fini! C’est pour ça que je le laisse faire ce que je ferais à sa place!

Malgré tout, je suis une fille, et je l’aime, alors forcément ça me fait mal ou péter les plombs, mais… Je veux qu'il se sente libre. Et même, par moment, je l’encourage même. Je ne veux pas le changer, j’aime Pascal comme il est. Je ne veux pas être un boulet, une empêcheuse de tourner en rond. Je voudrais qu'il soit heureux, le rendre heureux. C'est pas ce qu'on fait quant on aime quelqu'un aussi fort?

Je ne veux pas non plus qu’il se sente coincé parce qu’il est avec quelqu’un. Avec le temps, il trouvera ses marques...


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321/2012 - Layne est un monstre...

Publié le par JaneDo


Samedi - 17 novembre 2012  - 321/2012) - Layne est un monstre!

Atroce ce que Pascal pouvait me manquer. Si seulement il m’appelait, ça me rassurerait? Je saurai qu’il pense à moi. Mais là, rien. Pas de nouvelles; pas de messages, pas d’appels. Il ne pourra pas me raconter qu’il n’avait pas de batterie, oublié son natel ou quelques autres excuses tous aussi bidons. Pas une seul téléphone qui fonctionne? Pas de cabine téléphonique? Il ne manque pas de moyen pour me contacter s’il le voulait. Peut-être qu’il ne pensait pas du tout à moi en fait.

Rhhh, je dépéri. Je suis désespérée… Je traîne mon cadavre d’un coin à l’autre de mon appart, incapable d’avoir envie de faire quoi que ce soit. Je réalise à quel point je suis accroc, complètement dépendante. C’était une triste constatation. On ne peut pas dire que c’était la première fois que je m’en rendais compte.

L’après-midi, complètement en manque, j’ai été zoner chez Pascal. C’était vide. Mais au moins c’est l’endroit où il reviendra, où il vit, où flotte l’aura de sa présence.

Je savais que je risquais de tomber sur Thomas. Ça n’a pas manqué. Il était étonné de me voir là. J’ai fait semblant de venir chercher quelques affaires. J’avais un peu honte. On a été boire un petit café chez lui. La compagnie était agréable, mais je sombrais quand même. J’avais de la peine à suivre son monologue. Il a dû se rendre compte que j’étais à milles lieux en-dessous, alors il m’a prise dans ses bras.

La peur de m’accrocher à lui, de me laisser aller à pleurer comme une idiote m’a fait prendre la fuite. C’était clair, il s’est rendu compte que je déprimais. J’ai cru voir une once de pitié dans ses yeux. Encore la honte.

Désoeuvrée, à la recherche d’une bouée de sauvetage quelque part, j’ai failli aller faire un saut chez Caroline. Et ça, ç’aurait été lamentable. Ce matin, en prenant notre café ensemble, elle m’avait proposé de repasser ce soir et on aurait fait la même chose; lire et se larver. J’ai décliné sous prétexte que j’avais des trucs à faire. Alors courir chez elle maintenant, j’aurai vraiment l’air d’une tarte!

Rien d’autre à faire à part rentrer…

J’avais besoin de ne pas me sentir aussi abandonnée, aussi seule, aussi perdue quant Pascal n’était pas là. Besoin de croire que je pouvais respirer, vivre comme je le faisais avant. Où est-ce que mon “moi” était passé? Je n’étais plus que l’ombre de moi-même, c’était affligeant. J’aurai dû rester avec Thomas, je ne risquais rien. Non. Non, il est bien trop proche de Pascal, et je me serais sûrement mise à déballer ma déprime et Pascal aurait fini par le savoir. Non et non.

En manque de tendresse, de bras dans lesquels je pourrais fondre et oublier ma détresse, j’ai fait peut-être une grosse bêtise; J’ai appelé Layne.

Layne a été surpris d’avoir de mes nouvelles. Ça faisait un bail. Il n’était pas seul, donc je n’ai pas pu foncer me réfugier chez lui, mais il a proposé que je passe en début de soirée. Mouais, toujours aussi pratique lui! En début de soirée, comme ça il saurait s’il pouvait en tirer quelque chose, sinon, bye, il aurait d’autres chats à fouetter.

Caroline a appelé pour savoir si je voulais plutôt aller chez elle. On aurait dit qu’elle se doutait que mes excuses de ce matin n’était que des mensonges. Elle a insisté, essayant de me faire annuler, qu’elle se sentait seule. Je me demande si sa démarche était pour moi ou pour elle?

  • Non, je ne peux pas annuler… J’ai promis.
  • Si Pascal avait été là, alors on t’aurait pas vu ce soir?
  • Non, “on ne m’aurait pas vue”.
  • Mince… Je vais déprimer… Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire? Aller à la soirée de Thomas? Oh non. Je m’ennuierai. Ce sera pire. Ahfff, si jamais tu change d’avis… Tu sais que t’es la bienvenue. Ou sinon, je viens chez toi. C’était bien hier soir, je me sentais moins seule. Qu’est-ce que tu fais maintenant? Tu veux qu’on aille faire les magasins?
  • Les magasins? Un samedi? Quelle horreur, sûrement pas.

Mouais, je n’étais pas la meilleure copine de la planète en plus.

  • Ecoute, je passerais peut-être après…
  • Super! Oui, passe à n’importe quelle heure. Je serais là. J’ai rien d’autre à faire.
  • Arrête tes conneries. Tu n’as pas commencé à exister seulement depuis Pascal!

Man! Regarde qui parle!!! Comme si j’étais plus “smart”! Comme si je m'en sortais mieux qu'elle!!!

Layne est l’archétype du salaud. Mais un très charmant salaud. Difficile de résister à son sourire carnassier, de requin. Je crois que c’est son côté “bad boy” qui plaît tellement. Aucune considération pour les filles. Je crois qu’il n’en a rien à foutre. Du moment qu’il passe un bon moment, qu’il obtient ce qu’il veut, c’était tout ce qui comptait pour lui.

Il y avait une fille chez Layne. Ça m’a gênée. J’ai eu aussi l’impression que c’était comme pour me faire un signe; si tu viens, c’est que tu as mieux à me proposer. Glups. Moi qui pensait juste passer une soirée entourée de tendresse sans plus. Etre avec quelqu’un que je connais bien, avec qui je me sentais à l’aise et contre qui je pouvais juste me serrer sans honte. Des bras solides et masculins.

Layne me fit entrer et passer au salon. La demoiselle boutiquait dans la cuisine. Il avait été lui chercher son mateau et son sac et les posa sur la table de la cuisine.

  • Oh! Tu attendais quelqu’un? Tu ne m’en as rien dit!

Il a eu une sorte de rire, mais un sourire tout aussi charmant. Je les observais en douce. Elle aussi me détaillais du coin de l’oeil.

  • Je dois te rendre des comptes maintenant?

Un petit éclair de lucidité traversa les yeux de la charmante petite brunette.

  • C’était seulement pour une nuit, c’est ça? Pour tirer un coup facile, c’est ça?

Layne ne prit même pas la peine de répondre. Il prit les affaires qu’il avait posé sur la table pour les lui tendre. Elle a pensé s’être trompée, que ce n’était que parce qu’il avait une visite inattendue, qui semblait en plus, passablement déprimée, c'est pour ça qu’il l’encourageait à partir.

  • Je voulais te préparer un petit truc à manger…
  • Je n’aime pas qu’on traîne dans ma cuisine.
  • On se voit plus tard?

Layne est reste imperturbable, un sourcil légèrement relevé. Il se demandait si elle allait le forcer à mettre les points sur les "i". Après avoir enfilé son manteau, elle a voulu lui passer les bras autour du cou, l’embrasser, mais il s’est dérobé. Aoutch, l'affront! L’incompréhension se dépeignait son son joli visage. Quelle vache ce Layne. Il s’était adossé contre le pilier qui délimitait la cuisine, les bras croisés, le regard acéré, prêt à mordre, à lui arracher le coeur, à piquer là où ça fait mal.

Avant de quitter l’arène, elle s’est penchée vers lui, essayant encore de l’embrasser, mais il a tourné la tête en se redressant. LSur son visage, la douleur succéda à l’incompréhension. Campée telle une combattante, les jambes légèrement écartée, comme si elle avait peur de perdre l’équilibre, elle répéta sa question; C’était seulement pour une nuit, hein, c’est ça?”.

  • Faut pas m’en vouloir… C’est comme ça. Désolé!
  • Désolé? Mon oeil. Tu n’es qu’un beau salaud.

Elle lui lança encore un “va te faire foutre” en tournant les talons. La porte claqua avec force. Il n’avait pas été très sympa, je le lui ai fait remarqué. C’était gênant d’être le témoin de son comportement. J’avais un peu pitié qu’elle se soit laissé prendre dans ses filets. Le pire c’était qu’elle reviendra sûrement se faire tordre à nouveau. Je ne savais pas que Layne pouvait être aussi atroce avec les filles! Quelle horreur. Quel salaud!

  • Tu veux que je la rappelle?
  • Elle te raccrocherait au nez.
  • On parie? C’est vrai que toi et Pascal, vous aimez bien les petites parties à 3. Mais, je t’assure, elle n’en vaut pas la peine, elle n’est que jolie, pas trop top au lit.
  • Quel rat…

Layne a rigolé. Il est venu s’effondrer sur le canapé en me prenant dans ses bras. J’ai fait mine de vouloir le repousser. Il a maintenu la pression, me serrant encore plus fort en souriant. On savait chacun ce qui se passait dans la tête de l’autre. Sans se démonter, il m’a demandé si je passais la soirée avec lui ou si j’allais prendre la fuite s’il tentait de m’embrasser ou plus.

Mince, je n’avais pas envie d’être seule, et pas envie de passer la soirée avec une copine. Que faire? Lui faire croire qu’il y avait une chance ou être franche? Petite parade, je lui ai demandé s’il n’avait pas meilleur temps de courir après la petite brunette et se faire pardonner. Layne a éclaté de rire. Sans gêne il a dit qu’elle ne lui avait pas donné autant de plaisir que ça et qu’elle ne méritait pas une 2ème chance. Elle dégageait plus de sensualité qu’elle en avait en réalité. Un trompe oeil.

Je l’ai laissé m’embrassé. Après tout, c’était ça ou partir!

Puis, les photos et les rapports cachés au fond de l’armoire à Pascal m’ont frappé. Une petite lucidité bien à point. J’ai raconté à Layne sans lui parler du coffre, sans dire comment je le sais. J’ai sous-entendu que je l’avais appris par quelqu’un. Enfin, c’est ce qu’il a compris et je n’ai rien fait pour le détromper.

Il a compris que je ne passerais pas la nuit avec lui, et que je partirais à une heure décente pour ne pas attirer les foudres de Pascal. Layne a soigneusement baissé les stores, fermé tout ce qui pouvait nous trahir ou me mettre dans une mauvaise posture. Je savais que j’allais passer à la casserole si je ne partais pas. Mais, je n’avais pas trop envie de partir… Je devais trouver le moyen de faire traîner, espérer sans tomber entre ses griffes. Le rappel du traitement de la petite brunette m’a renforcé. Quelle chance que Layne ne m’a jamais traîtée comme ça!

Mais Layne n’était pas un idiot, il a très vite deviné ce qui se passait et a décidé d’attaquer. J’ai dû prendre la fuite. L’air de rien, ça l’a amusé. Il m’a demandé de ne plus revenir avant de savoir ce que je voulais vraiment. Ça n’avait jamais été compliqué entre nous, ce n’était que physique. C’était dommage. Je n’avais plus qu’à me contenter de Caroline ou de déprimer à mort toute seule chez moi, avec les images de Pascal et Jess dansant la farandole dans ma tête.

Caroline se sera!

Comme un chien mouillé, j’ai atterri sur le pas de sa porte. J’avais envie de pleurer. Elle a compris à voir ma tête que ça n’allait pas fort. Mais, je ne pouvais pas lui raconter. Je ne pouvais pas lui dire que j’avais failli enterrer mon manque de Pascal dans les bras d’un autre!

Voir Caro a agi comme un électro choc, mon cerveau se réveillait. Ce n’était pas toujours bon, mais le réflexe me permettait de basculer de la peine et de la déprime à la colère salvatrice. Après tout, il se tapait bien Caro quant il le voulait? Il était peut-être probablement en train d’en faire autant avec Jess? C’était sans doute pour ça qu’il ne m’appelait pas, qu’il ne me donnait pas de nouvelles.

Non! Je ne pouvais pas raconter tout ça à Caroline

Piquée au vif, j’ai laissé un message à Layne pour lui demander si je pouvais venir dormir chez lui. La réponse a été rapide, comme s’il attendait mon appel. Bien sûr, je pouvais dormir chez lui. Je savais très bien ce que ça impliquait. J’étais contente de moi, pourtant quelques heures plus tard, je n’étais plus aussi sûre. J’avais l’estomac dans les baskets, tout chamboulé.


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320/2012 - Confinées à la maison!

Publié le par JaneDo


Ania-xAnia-x   ;
307/2012 - sam.03.nov.12 - Halloween Rush!

Pourquoi tu acceptes qu'il couche avec Caroline... et peut-être même aussi avec Jess?

 

Ben, a vrai dire, je n'en sais rien! En fait, je crois que je ne sais pas comment l'empêcher. Ou peut-être que je ne veux pas l'en empêcher? Peut-être que j'ai aussi peur que Pascal se mette à me mentir? Pas parce qu'il sait qu'il y a des choses que je préfère ne pas savoir, mais parce qu'il le décide, parce qu'il ne veut pas que je sache? Ce serait horrible et me terroriserait! Qu'ils se cachent pour se voir? Que ça devienne plus sérieux à cause des risques?

 

Parce que j'aime bien Caro? Parce que je la connais? Au moins ce n'est pas avec une inconnue? Ça me fait moins peur. Peut-être parce que je sens que je n'ai pas le choix? Ou qu'il se décide à me quitter pour voir s'il est mieux avec Caro? Puet-être que j'aime souffrir quant je choisi moi-même ma punition? J'aime les situations compliquées? Parce que ça m'arrange? Caro est comme une extention de moi, elle ose agir ou faire des choses que je n'oserai pas faire, alors ça me rassure. Peut-être aussi que j'aime les relations à 3? Je pense qu'on a moins de chance de se faire larguer?

Comme tu vois, j'ai tout un tas de raison, ou de doutes qui me bloquent, qui fait que je ne sais pas très bien où j'en suis. Ni ce que je veux vraiment. Ni si j'ai intérêt à agir ou non! J'ai toujours été lente à la détente! A 2, on est plus forte, non? Peut-être parce que je ne suis pas très courageuse!

Bref, comme tu peux voir... Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas non plus si je devrais me mêler, ou le mettre au pied du mur... Si ça se trouve, il n'y aura que moi au pied du mur... et seule! Peur aussi qu'il me largue parce qu'elle lui manquerait et là ce serait le pire des cauchemars pour moi. Bien pire que d'accepter leurs relations actuelles!! Prendre le risque de le perdre? Non, je veux pas. Ça au moins, je le sais avec certitude.


Vendredi - 16 novembre 2012  - 319/2012) - Confiné à la maison

Vendredi, à 3h du matin, j’ai pris un somnifère pour pouvoir dormir sans rêves, sans cauchemars. Juste un petit coma profond, celui de l’oubli. Le néant. La journée a été consacrée à préparer mon week-end de solitude. Finalement, quant j’arrivais à ne pas penser à Pascal, je me réjouissais de pouvoir lire au coin de la cheminée. De n’avoir pas à voir qui que ce soit.

Après m’avoir préparé un bon petit feu de cheminée, un bon petit rôti au four avec du gratin, je me suis préparée à mon sport favori; larver sur mon canapé. J’étais contente. Je me sentais libre. Peut-être grâce à un petit antidépresseur que j’ai piqué à Caro.

On a décidé de conjuguer notre solitude. Comme elle aime aussi la lecture, elle a pris son bouquin sous le bras, mis son training préféré, et a débarqué chez moi à 19h, comme convenu. Après avoir mangé avec nos livres devant le nez, on s’est allongé et passé la soirée à lire.

De temps à autre, quelques petits rires, quelques remarques, quelques aller-retour à la machine à café… Mais chacune pour soi, chacune dans son univers littéraire. A vrai dire, on a passé une chouette soirée. Petite pause vers les 22h pour papoter un peu, voir ce qui traînait sur les chaînes de télé, mais aussi pour calmer la pression de l’histoire qu’on lisait.

Caroline a dormi ici. Ça l’embêtait de rentrer pour retrouver un appart froid et vide. Je pense que tout comme moi, elle avait envie d’un peu de compagnie.

Je ne savais pas qu’elle prenait des antidépresseur. Ça m’a fait un peu mal au coeur pour elle. Je ne savais pas que derrière ses sourires, ses yeux clairs et son entrain se cachait quelques douleurs dont elle préférait ne pas parler. Attendrissante est le mot qui m’est venu. Je comprenais pourquoi Pascal tenait tellement à elle. Même moi, je la trouvais attendrissante. J’aimais sa compagnie.

Vanée, les yeux se fermant toutes seules, je me suis couchée vers 4h du matin. Caro est tombée avant moi. Elle s’est endormie avec son livre sur le ventre. J’ai dû la réveiller pour qu’elle se traîne jusqu’à la chambre d’amis.


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319/2012 - Anniv. de mariage... 4ans déjà!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 15 novembre 2012  - 319/2012) - Anniversaire de mariage… 4ans déjà!

La sonnerie du téléphone m’a réveillé. C’était Pascal. Le souvenir de son départ prochain est venu me frapper en plein coeur; il partait 4 jours avec sa femme. Pour fêter leur anniversaire de mariage. Dégoûtée. Pourquoi est-ce que je supportais tout ça déjà? Ha oui… Parce que je l’aime à en crever.

Pascal voulait m'inviter à manger avec lui à midi. Une flamme de lucidité éclaira ma conscience de victime consentante. Enfin, mangé était un grand mot! Il voulait autre chose que manger, je le savais bien. Ma raison m’interdisait d’accepter, mais mon coeur lui, avait déjà pris sa décision. Une journée loin de lui était une souffrance, alors 4 jours; le bannissement.

Il me fallait de quoi occuper son absence avec le souvenir de ses baisers, de ses sourires, de ses mains sur mon corps affamé. Je n’avais pas bien dormi, son visage m’avait poursuivi jusque dans les recoins de mes rêves. Déjà en manque. Et aussi, pour lui voler l’envie de chercher auprès de sa femme de quoi calmer sa faim.

J’étais en avance, excitée à l’idée de le voir. Mes mains tremblaient. C’est bête. Comme si c’était notre 1er rendez-vous. Je n’arrive toujours pas à m’y faire. Toujours aussi impatiente, toujours aussi amoureuse de lui. Aujourd’hui encore, j’avais toujours autant de mal à comprendre pourquoi Pascal s’intéressait à
une bonne femme comme moi.

Appuyé contre de la porte, les bras croisés, ses yeux verts brulants me déshabillait déjà. Je frissonnais aussi. Mais ce n’était pas de froid, mais d’impatiente d’embrasser cette bouche qui me fait toujours découvrir milles merveilles. Il m’a attrapée par la main, m’invitant à le suivre. Ce lit qui serait le témoin de mes supplices. Entre ses bras, je mourrai chaque fois un peu, et je renaissais remplie de bonheur et de passion.

Ses mains avaient parcouru chaque parcelle de ma peau, son corps m’avait marqué au fer rouge, Je lui appartenais corps et âme. Je n’arriverais jamais à l’oublier, à le fuir… Ni à ne plus l’aimer!

Mon appart me semblait trop grand, trop vide. Il allait me manquer. Je n’arrivais pas à penser à autre chose que Pascal. J’espère qu’il ne se réconciliera pas avec sa femme. J’espère qu’il pensera à moi, que je l’ai aussi marqué au fer rouge. J’espérais qu’il me revienne. Les jours allaient me sembler longues, les nuits encore plus longues. Son absence teintera tout d’une horrible couleur grise. Un monde sans lui est irrespirable pour moi.

Le soir, avant de quitter la maison, il m’a envoyé un petit message de rien du tout peut-être, mais qui a fait bondir mon coeur dans tous les sens; “Babe I love you” (Babe Je t’aime). La tête en vrac, le coeur en bandoulière, je me suis noyée dans la peinture pour ne pas trop penser. Pour ne pas sombrer.

Mais la peinture ne suffisait pas, alors je me suis plongée dans un nouveau livre de Giebel. Plus de 700 pages. Heureusement, le livre était passionnant. A chaque petite pause café, le visage de celui qui hante mes rêves apparaissait dans ma tête. Alors, je me dépêchais de me replonger dans mon livre. Je regrettais de ne pas lui avoir demandé où ils allaient. Puis non, mieux vaut ne pas savoir.

Puis, j’ai été déçue de ne pas recevoir de petits mots à son arrivée. Où qu’il soit allé, il devait y être? Encore une nuit rempli de lui, mais de cauchemars aussi.


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