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331/2012 - Quant Pascal fait le mort!

Publié le par JaneDo


Mardi - 27 novembre 2012  -  (331/2012)  -  Quant Pascal fait le mort !

Trop prévisible ! Chaque fois que Pascal a quelque chose à se reprocher ou à me cacher, il n’appelle pas de la journée. Quel nul. La preuve une fois de plus. Je devine illico, qu’il a l’intention de passer chez Caroline. Avant de rentrer. Piquée au vif; pourquoi est-ce que je subirais sa femme, il n’a qu’à venir chez moi aussi. Chaque fois que Pascal m’évite, c’est qu’il va faire un truc qui risque de ne pas oser m’avouer.

Froissée, morte de jalousie, m’estimant lésée dans l’histoire, je n’essaie même pas de l’appeler. Et pour une fois, peut-être parce que mon côté compréhensif et ma gentillesse flotte quelque part au fond des chiottes, il ne me manque même pas. Et je ne perds pas mon temps à languir, à attendre un appel de sa part.

Même la jalousie a quitté mon cerveau en fusion. Je me détends en faisant de la peinture.

Le soir, j’ai invité Layne à manger. Il avait quelque chose, mais il a annulé pour passer la soirée avec moi. Cool. Malgré le temps pourri, on a flâné un moment au bord du lac à discuter, puis on a mangé au White et pris quelques verres ensemble, avec de fréquentes sorties sous la pluie pour descendre quelques clopes.

On en a vite eu marre, donc Layne m’a invitée à finir la soirée chez lui. J’ai préféré lui proposé de venir chez moi. Ce qui m’évitera de devoir rouler à moitié bourrée. Dol n’a pas arrêté de me harceler au téléphone et me laisser des messages larmoyants sur mon voice mail. Je n’avais aucune de la rappeler. Je savais très bien ce qu’elle voulait.

Zut, je sens que son état de femme enceinte me fait la laisser un peu de côté! Vache!

Promis, je rappelle Dol demain. Ou après-demain. Layne m’a raconté ses petites aventures, ses prises de têtes avec certaines nanas, parlé de son boulot. Puis, sans y mettre de forme, m’a demandé ce qui se passait avec Pascal. Je ne l’appelais jamais, et c’était la 1ère fois que je l’invitais à manger. J’ai fait celle qui n’avait rien à dire. Tout baignait avec Pascal.

Son regard inquisiteur m’a fait comprendre qu’il n’en croyait pas un mot. Alors j’ai prétendu que je me rendais compte que je ne faisais rien en dehors de Pascal, et que je voulais changer ça. Je voulais être moins dépendante, plus comme j’étais avant. Je voulais voir un peu plus souvent mes amis, sans les caser dans les trous de mon emploi de temps « Pascal ».


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330/2012 - (lundi) - Me rouler en boule et pleurer...

Publié le par JaneDo


Lundi - 26 novembre 2012 - (330/2012) - Me rouler en boule et pleurer...

Après le week-end, je me sentais à plat. Aussi plate qu’une crêpe. Aucune énergie, aucune envie. Si. L’envie de me rouler en boule dans un coin et pleurer. Peut-être aussi refaire le point, réfléchir à la suite. A ce que je devrais faire. Je me sentais un peu perdue et surtout, folle d’angoisse.

Aucune envie de voir Pascal. Et pourtant, je m’étais promise de le coller comme une limace cette semaine. Et si ce n’était pas lui que je collais, alors Caro. Question d’être sûre qu’il ne passe pas la semaine à la consoler. Mais, pas la force. Et je me sentais hyper épuisée.

Pas de dîner en famille ce lundi, maintenant on le fait le mardi. C’est pas plus mal, je n’avais pas envie de bouger. Je me suis rappelée que Caro lui avait demandé de passer après l’entraînement. Alors, je devais rassembler mes forces pour faire en sorte qu’il ne puisse pas. C’est la seule chose à laquelle je pouvais penser.

Etait-ce vraiment une bonne idée? Est-ce que je n’allais pas plutôt créer le syndrome du manque? Caroline au moins avait le courage de l’appeler, de se plaindre, moi non! Donc, si elle ne le voyait pas mardi, elle réussirait à le voir un autre moment. Pfff, épuisant.

Peut-être que ça ne sert à rien de me battre contre Caroline. C'est mon alliée après tout. J’avais déjà assez à faire avec la cohabitation et Jess!


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329/2012 - Calme plat!

Publié le par JaneDo


Samedi - 24 novembre 2012 - (328/2012) - Pascal aimait consoler Caro!!!  (3)

Je me suis réveillée après Pascal et Caro. Je ne les avais pas entendu bouger ou quitter la chambre. Ils ont été courir avant de manger quelque chose. J’étais cassée. J’avais la nausée aussi. En fait, j’étais angoissée à mort. Si j’avais été seule, je me serais rongée les ongles, mais là, je me suis contentée de café sur café et de cigarettes. Je n’avais pas faim.

Tout le monde semblait fatigué. Pourtant, ils ont prévu d’aller à la patinoire cet après-midi. L’idée m’épuisait déjà. Ils discutaient du week-end prochain, Thanksgiving, etc. Comme toujours, ils s’y prenaient à l’avance et tous ceux présents savaient si on se retrouverait directement au chalet dans une semaine ou pas. Je comprends pourquoi Pascal semblait penser que j’étais au courant pour ce week-end. J’avais effectivement dû les entendre en parler, sans y prêter attention, comme d’hab.

Pour une fois, au lieu de rester au chalet à lire, j’ai suivi Pascal. Je ne voulais laisser aucune place au hasard, ou à Caro de le vampiriser toute la journée. On a été se balader en ville, faire les magasins, puis je les ai regardé faire du patin. Ils avaient envi de louer la salle pour se faire un petit match. Je n’ai pas suivi Pascal sur la glace, parce que je suis trop nulle. J’aurai dû. Caro n’était pas terrible non plus, et Pascal était aux petits soins. C’aurait dû être moi.

Devant les autres, Pascal restait distant. Malgré tout, il m’avait pris sur ses genoux en passant ses bras autour de moi. Moi qui pensait que c’était de la tendresse, pour marquer qu’on était ensemble. Et bien, pas du tout. J’ai vite remarqué qu’il était pareil avec les autres filles qu’il connaissait bien.

Ils avaient aussi prévu de se retrouver ce soir vers 21h pour manger ensemble et prendre un verre avant de sortir en boîte. Je n’avais aucune envie de sortir, mais je ne pouvais pas non plus m’enfermer au chalet. Ce serait faire bande à part, et laisser le champ libre à Caroline ou aux autres filles.

Je n’ai pas été le bout en train de la soirée. Ni pendant le dîner, ni après au Clochard. Pascal a remarqué que j’étais assez silencieuse et même un peu distante. J’ai dû me secouer mentalement pour qu’il ne se doute de rien. J’ai juste dit que j’étais un peu crevée. Après quelques verres, je me sentais nettement mieux. Fallait pas abusé, sinon j’aurai un gros coup de pompe.

Au bar du Pub, j’ai rencontré un mec super sympa. Avec ce que j’avais bu, ça me rendait nettement moins coincée et je me suis mise à discuter avec. Dans les vapeur de l’alcool, je le trouvais charmant. J’avais oublié tous mes soucis, même de surveiller Pascal. Lui par contre ne me quittait pas des yeux et il a fini par venir me chercher, sans même me laisser le temps de dire au revoir à mon nouvel ami.

Je crois qu’il était Suédois, ou d’un de ces pays du nord. Peut-être Finlandais. Il nous a suivi en boîte, et malgré le gros nuage dans lequel je nageais, j’ai vu Pascal lui demander de prendre l’air, en disant que j’étais avec lui. Ou sa copine. Je ne sais plus trop. J’ai pas mal dansé, et ça m’a un peu désaoulée. Heureusement. Je n’aime pas perdre le contrôle de mes actes.

  • Est-ce que tu m’aimes Pascal?
  • Tu connais la réponses, non?
  • Est-ce que tu m’aimes?
  • Tu sais bien que oui. Pourquoi tu me demandes ça?
  • Tu crois qu’on peut aimer 2 personnes en même temps?
  • Oh que oui!

On dansait et je le regardais avec de grands yeux, toute amoureusement. Je dois reconnaître que Pascal est vraiment très beau. C’est une des personnes la plus sensuelle de la planète. Dans ma tête, je me disais que peut-être était-il trop parfait, trop beau, trop bien pour moi. Ou peut-être trop facile à séduite, ou simplement, trop facile à perdre. La question me turlupinait et me faisait un peu peur.

  • Donc, si par hasard tu aimais 2 filles, si j’en étais une, alors je pourrais aussi en aimer un autre? Après tout, tu sera parfois occupé avec une autre, donc…
  • Arrête ça.

Glups. J’avais failli vendre la mèche et sa réaction m’a fait retrouver un peu de plomb dans la tête. Mais tout de même, sa réaction était raide. Il s’était renfrogné. Je me demande s’il pensait à Caroline? S’il se demandait comment je réagirais? Bah, j’ai perdu le fils. Son visage fermé et les contraction de sa mâchoire m’ont empêcher de continuer dans ma logique alcoolique.

Mes réflexions ont dû le toucher, parce qu’il n’était plus aussi fêtard. J’ai voulu aller retrouver le Suédois au bar, mais il m’a fait asseoir. Il ne me servait plus que du coca. Il trouvait que j’avais assez bu et que j’étais saoul. Pourtant, j’avais drôlement envie de parler, de rigoler. Je ne tenais pas en place. Mais, Pascal était un sacré garde du corps. Je n’ai pas pu m’échapper de la table. Sauf pour aller danser avec Thomas.

Pascal nous surveillait du coin de l’oeil. Mais moi aussi. Ses petites messes basses avec Caroline, tout en regardant dans ma direction ne m’ont pas échappés. J’avais juste assez bu pour que ça ne me fasse pas sauter un câble. Danser me faisait désaouler. Mes neurones se remettaient en place, mon cerveau se remettait à fonctionner normalement. Je suis retournée à la table avec le sourire. Inutile de faire tout un plat.

Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander de quoi ils parlaient avec des airs de conspirateurs. Pascal a répondu qu’il se demandait si, vu mon état, ce n’était pas préférable de rentrer. Je ne voulais pas rentrer. J’allais mieux. En tous cas, il ne semblait pas profiter de la soirée. Toujours renfrogné, il restait assis, discutait avec ses copains, tout en me gardant à l’oeil. Caro est venu danser avec moi. Je souriais de toutes mes dents.

J’ai eu l’envie de la questionner, de voir si elle me raconterait leur petite escapades d’hier soir. Je saurais alors si je peux vraiment lui faire confiance, ou au contraire, me méfier d’elle comme de la peste noire. Mais c’était peut-être un peu trop tôt. Vu mes questions et ma réactions, ils risquaient de se douter de quelque chose. Et se poser pas mal de questions. Donc, j’ai laissé tomber. Je verrais ça plus tard. Peut-être la semaine prochaine.

C’était assez facile de noyer le poisson. Petit à petit, Pascal a semblé se détendre. Caro, elle, ne se doutait de rien du tout. Je rigolais avec elle, lui racontait même mes histoires. Elle était rayonnante.

En rentrant au chalet, Pascal est venu se baigner avec nous. On s’est amusé comme des fous. J’avais réussi à endormir la méfiance de Pascal. Il était de meilleur humeur. Après plusieurs bouchons, je me suis enfuie de la piscine, pour me réfugier dans le sauna. Pascal, Thomas et Julien sont venus aussi me rejoindre, suivi de Caro presque tout de suite après.

Malgré la chaleur, on réussissait quand même à plaisanter et à piquer des fous rires, jusqu’aux crampes. La sauna a une chose de formidable, ça fait suer toute l’alcool présent dans le sang. On ressort comme un sou neuf. Désintoxiquée, je me sentais super bien.

On a fait encore des jeux débiles. Pendant ce temps, j’aidais Pascal à préparer des spaghettis bolo pour tout le monde.

Jess a fait sa réapparition. Je me demande où elle avait disparu depuis hier et j’ai su qu’elle avait été faire la fête dans un autre chalet. De retour, elle pensait s’accaparer Pascal. Hum. Il était plutôt distant. Elle se mettait sur ses genoux, lui prenait le bras comme s’il était sa chose. Ça devait l’énerver. Je sais qu’elle a voulu qu’ils aillent se coucher, mais Pascal est resté là. Donc, elle est restée aussi.

Au moment d’aller se coucher, quant on en pouvait plus et que la fatigue commençait à se faire sentir, Jess a pris son bras. Elle restait collée à lui. Impossible de l’approcher de trop près, ni de lui parler. Il n’a pas eu d’autre choix que de monter avec sa femme. J’espérais qu’il viendrait me rejoindre une fois que le chalet serait calme, mais niet.

Ou s’il est venu, alors je devais être déjà en train de dormir. Je voulais pourtant l’attendre, mais j’ai pas tenu.


Dimanche - 25 novembre 2012 - (329/2012) - Calme plat!

J’avais dans l’idée de rentrer, que Pascal ne me verrait pas ce soir, sauf s’il me le demandait expressément. Puis, je me suis sentie en situation de doutes et d’infériorité. Si je n’y allais pas, il risquait de ramener Caro? Alors quoi que j’aie eu envie de faire est partie à la trappe; j’irai là où Pascal ira. voilà! J’avais trop peur de me faire évincer. En tous cas, pour le moment. Je me sentais menacée!

Vu l’heure à laquelle on s’était couché, on s’est levé assez tard. Il était passé 11h. Pascal est descendu vers midi avec sa femme. On a pas traîné au chalet aujourd’hui. Vers 14h, Pascal et Jess sont partis, alors Caro et moi avons fait pareil. A quoi ça nous aurait servi de rester?

Je suis rentrée et je me suis jetée au lit. J’étais naze. En me réveillant, il n’était pas trop tard pour profiter d’un bout de ma soirée, alors je me suis accordée un bain et j’ai lu. Pascal m’a demandé si je voulais aller chez lui, j’ai décliné. A quoi ç’aurait servi? Il allait certainement dormir avec sa femme.

Question d’être sûre que Caro n’allait pas me remplacer, je l’ai appelée un peu plus tard. Elle était chez elle. Aucun doute là-dessus. Elle s’ennuyait et aurait bien voulu qu’on passe la soirée ensemble. Je ne voulais pas, parce que je suis sûre que j’aurai fini par lui poser des questions.


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328/2012 - Il aime la consoler!!! - (2)

Publié le par JaneDo


Samedi - 24 novembre 2012 - (328/2012) - Pascal aimait consoler Caro!!!  (2)



Cachée en haut de l’attique, dans la mezzanine, je lisais tranquillement avec la lumière de chevet. Je ne voulais pas qu’on me trouve. Un petit moment de paix, ma tête plongée dans l’intrigue de mon livre, j’étais à l’abris du désespoir. Mais, hélas, je ne pouvais pas plus mal choisir ma cachette!!!

Quant j’ai entendu du bruit en bas. La porte venait de s'ouvrir. J’ai aussitôt éteint. J’ai pensé que c’était peut-être Pascal qui me cherchait. C’était bien Pascal, mais il ne me cherchait pas! Pascal était avec Caro. Ils cherchaient seulement un endroit où partager un moment d’intimité. Mon coeur a plongé au fond de mes pompes. J’étais pourtant allongée, mais je me suis sentie tomber.

Sans bruit, je me suis glissée jusqu’aux rideaux qui protégeaient ma retraite pour guigner. Ouais, il ne me cherchait pas du tout.

Plaquée contre le mur aussitôt la porte fermée, Pascal a fait passé son petit top par dessus sa tête, la couvrant de baisers passionnés. Avec cette expression que j’avais eu l’occasion de voir sur son visage, dans ses yeux, seulement pour moi. Ça m’a blessé, bouleversé. Il l’aimait donc vraiment? Plus que je ne l’avais imaginé en tous cas. Ou peut-être que je n’avais pas voulu le voir, le comprendre?

Je ne voulais pas voir la suite. J’ai préféré fermer les yeux et me boucher les oreilles. Puis, la peur m’a fait les écouter. L’écouter, lui. Je priais qu’il ne lui murmure pas les mots qu’il m’a murmuré si souvent quant on faisait l’amour. Ne dit pas que tu l’aimes, ne le dis pas. La peur avait exploser dans ma tête, elle me glaçait le sang qui me tapait dans l’oreille. De la tête aux pieds.

La jalousie me terrassait, me paralysait. C’était un concert de soupirs, de petits cris, de râles de plaisir. Douloureux à entendre. Différents de ceux que j’avais pu entendre quant j’étais présente.

Ça m’a ramenée à ceux que j’avais eu entendu quant il ne le savaient pas; chez elle par exemple. Je pense que j’avais voulu ignoré cette différence. Ignorante idiote.

J’essayais de me rassurer, me trouvant des excuses bien lourdes. En me disant que c’était normal, ils étaient plus à l’aise. Mais, même ça n’arrivait pas à calmer mon estomac, ni les battements désordonnés de mon coeur. Ça a duré longtemps -plus longtemps qu’avec moi? Je ne saurais le dire-.
Ça m’a paru long.

Mon coeur a failli éclater en morceaux quant je l’ai entendu prononcer les mots d’amour tant redouté. J’aurai dû m’y attendre. Alors pourquoi je me sentais si mal? Petit soulagement quand même, il ne m’a pas semblé aussi profond et passionné que quant il me les chuchotait à l’oreille.

Caro était enroulée à lui, les bras accrochés autour de son cou, les jambes autour de sa taille. En souriant, il l’a fait lâcher prise et lui déposait de petits bisous sur le ventre, alors que sa main caressait ses jambes pour remonter jusqu’à sa poitrine en même tant que ses lèvres. Ces lèvres que je croyais miennes. Toujours en souriant, ses lèvres ont emprisonnés les siennes. A nouveau collés l’un à l’autre. J’avais envie de vomir tant la jalousie me tordait le ventre. Ça me brûlait de l’intérieur. Je frissonnais à l’idée qu’ils allaient se lancer dans un autre round, qu’ils allaient me torturer encore.

Et cette fois, je ne suis pas sûre de pouvoir retenir mon envie de rejeter tout mon dîner illico. Mais non. Heureusement pour moi.

Je les entendais se parler avec tendresses, se confier l’un à l’autre. Caroline lui demander; “Tu passeras mardi soir après l’entraînement?” et Pascal lui répondre qu’il verrait s’il pouvait s’échapper un moment. D’une voix suave, Caro lui a dit que ce serait tellement long d’attendre jusqu’au mardi. Pascal a rigolé en la prenant dans ses bras, en lui promettant de faire un saut en rentrant.

J’étais mortifiée. Pourquoi je me sentais si jalouse? C’est pas comme si je ne savais pas qu’ils tenaient l’un à l’autre? Alors pourquoi ça me rend si malade? J’ai même pensé aller les rejoindre pour briser le charme de leurs étreintes. Mais, c’était stupide. Ma cachette aurait été dévoilée, et la prochaine fois, ils vérifieraient. Je n’aurai plus d’endroits où me cacher après ça.

Alors qu’ils s’habillaient pour quitter la chambre, j’ai dû souffrir de voir celui que j’aime la ramener à lui, l’embrasser encore, l’empêchant de finir de s’habiller, comme s’il ne pouvait supporter de la voir s’éloigner de lui. Aussitôt, elle a jeter ses bras autour de ses larges épaules, toute amoureuse. C’était comme si je recevais une bonne centaine de flèches dans le coeur.

Non, je n’allais pas lui faire de reproches. Je n’allais même pas en parler. Je n’en parlerais jamais. Comme si je n’avais rien vu, rien entendu. C’était mieux comme ça.

Après leurs départs, je suis restée longtemps étendue, les bras en croix, regardant le plafond sans le voir. Avant de sortir de la chambre, il l’avait encore serrée contre lui, encore un baiser passionné avant de la lâcher et quitter la chambre main dans la main. Elle rayonnait de bonheur. Je comprenais pourquoi. Je croyais être la seule qu’il regardait de cette manière, la seule avec qui il agissait avec autant d’amour et de dévotion. Ben non, je me suis trompée! Je me demande du coup s’il était pareil avec sa femme? Avec les autres?

En secouant la tête violemment, je me suis débarrassée de toutes ses questions et images qui menaçaient de me faire fondre en larmes et de descendre avec les yeux rougis et bouffis. Je ne voulais pas qu’il puisse se douter une seule seconde que je puisse les avoirs vus ou entendus. “Je t’aime toi… J’aime faire l’amour avec toi… Ta peau est si douce…”. Suivi d'une tonne de "Je T'aime" de Caroline et de tas d'autres mots que je préfère oublier.

Aïe! Ses mots me poursuivent. J’espère être assez forte pour les scellés à jamais dans un coin perdus de ma tête. Surtout ne rien dire. Jamais.

En arrivant dans la salle, je les ai vu, éloignés l’un de l’autre, chacun dans un coin de la pièce. Je me suis même demandée si je n’avais pas tout imaginé! A les voir, qui pourrait s’en douter? Personne, c’est sûr. En me voyant pointer le bout de mon nez, Pascal m’a lancé un sourire et j’ai répondu avec le même sourire. Comme de rien. Finalement, ce n’était pas si dur. Par contre, quant Caro est venue se coller à moi, j’ai eu toutes les peines du monde à ne pas la repousser. A ne pas montrer mon agressivité.

Je ne me suis pas rendue compte que je gardais mes distances, essayant même d’éviter le contact. Pour finir, Pascal m’a prise par la main, et on est remonté dans le jardin d’hiver fumer. Je faisais l’effort de ne pas me montrer triste, mais au contraire, enjouée, heureuse. Mais je ne devais pas très bien faire illusion, parce qu’il m’a demandé pourquoi j’avais l’air triste ou si j’étais fatiguée? J’ai choisi de dire que j’étais crevée.

Pour changer de sujet, je me suis plongée moi-même dans un bain bouillant. Je lui ai demandé comment on allait s’arranger pour dormir ce soir. Il a eu l’air de réfléchir, puis il m’a dit que normalement, que ce serait préférable qu’il reste avec sa femme. Glups. Grosse déception. Mais aussi, gros soulagement. C’était en effet préférable. Puis, hésitant, il m’a demandé si je voulais qu’il vienne dormir avec moi, malgré Caroline?

Malin… Si je ne les avais pas vu, j’aurai presque pu croire que la présence de Caro le dérangeait!!!

Mon côté frondeur a tout à coup pris le dessus. Vu qu’il me mentait, j’ai eu envie de le mettre à l’épreuve, le tester, le mettre mal à l’aise. Peut-être aussi le punir. Punir aussi Caroline. Je me sentais méchante. C’était moche. Rien ne pouvait m’empêcher de chercher à me soulager en étant la plus vicieusement méchante.

D’une voix suave et tendre, je lui ai fait croire que rien ne me ferait plus plaisir que de dormir dans ses bras. Que tant pis, Caroline devait s’habituer. Que je ne pensais pas que ça l’a dérangerait. Elle en avait l’habitude. Une seconde fugace, j’ai vu l’embarras traversé son regard. Il a dit qu’il essayerait. Ça risquait seulement de le mettre mal à l’aise et de blesser sa dulcinée, alors, j’étais sûre qu’il n’en fera rien. Le connaissant, je savais qu’il ne voulait blesser personne, alors l’idée devait l’embarrasser, le déranger.

C’est Jess, elle-même qui lui a tendu la perche. Pour son malheur. Caro et moi étions juste à côté quant Jess est passée lui dire qu’elle allait se coucher. Et pas toute seule. Elle lui a fait comprendre qu’il devait dormir ailleurs. Pascal s’est décomposé sur place. Il était pris au piège. Je suis sûre qu’il ne lui avait rien demandé.

Il y avait 2 grands lits dans notre chambre, Caro m’avait laissé le lit prêt de la fenêtre. Elle savait que j’aimais dormir avec la fenêtre ouverte. Pensant me préserver, pensant que j’étais complètement innocente, Pascal n’a pas eu le choix, il dormait avec moi, laissant Caroline toute seule dans son grand lit. Malgré tout, j’avais le coeur trop lourd pour avoir envie de faire l’amour avec lui.

Ça n’aurait fait que me renvoyer leurs images. Je ne pouvais pas. De plus, avec angoisse, je me suis rappelée qu’il aimait la consoler, donc… après ça, il s’y serait employé avec entrain! Alors non. Aucune libido de mon côté. Il avait beau essayé, mais rien à faire. J’étais aussi froide qu’un bout de bois crevé.

Pour la faire souffrir, j’ai fini par céder… Je me suis laissée emporter dans ses bras. Je n’ai pas retenu mes explosions de plaisir. J’aurai pu rester discrète, mais j’avais envie qu’elle souffre, comme j’avais souffert quelques heures plus tôt. Je me laissais aller exprès, sans aucune retenue. J’imagine comme elle devait ravaler son envie de pleurer.

Samedi, je ne le lâcherais pas d’une semelle toute la journée… Je m’en suis fait la promesse!


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328/2012 - Pascal aime consoler Caro!!! (1)

Publié le par JaneDo


Samedi - 24 novembre 2012 - (328/2012) - Pascal aime consoler Caro!!!

  (1)

Trop chou! Trop trop chou-xxxx! Le souvenir de Pascal en train de nous faire un strip… Hiiiih! Cça me donne des vapeurs! Il a fait son show sur “Lovefool” des Cardigans (  http://youtu.be/bUIElvJRyNU  ). Musique idéale. On aurait dit qu'il avait fait ça toute sa vie!!!! Du coin de l’oeil je le regardais rigoler et s’amuser. Je l’adore. Rien que pouvoir le regarder me rendait heureuse.

Je le dévorais des yeux avec passion, envie. Soudain, comme si l’intensité de mon regard le brûlait, il tourne légèrement la tête pour vérifier et me fait un petit clin d’oeil. Puis, se retourne avec un petit sourire tendre. Wahhh, mon coeur fait des claquettes, bat de manière incontrôlé. Rhaaah, vivement qu’on aille se coucher!

Avec cette pensée, le stress de ne pas savoir ce qu’on allait faire. Parce qu’il y avait tout de même Caro dans ma chambre. Encore un petit coup d’oeil vers Pascal, inquiète. Lui n’avait pas l’air inquiet du tout. Il profitait de la soirée, s’amusait et moi, je balisais. C’est bête, Pascal trouvera sûrement une solution.

Comme si Pascal dans mes pensées, à la pause, il est venu s’asseoir à côté de moi. C’est là que j’ai vu cette nana qui l’observait. Je l’avais déjà vue. Je crois qu’elle était déjà venue au chalet, et pas qu’une fois, mais on n’est pas copine. D’ailleurs, j’avais très peu de copines.

Pascal m’a pris mon livre des mains, pour le poser sur la table du salon à côté de lui. Il m’a demandé ce qui semblait me perturber. Donc, il lisait dans mes pensées. Enfin, c’est ce que j’ai pensé. Je cherchais mes mots, gênée par la présence des autres. Et on était pas seuls, il y avait un couple assis juste sur le canapé d’en face.

Amusé, Pascal a vu mon regard se perdre par dessus ses épaules. Il m’a fait un bisou sur la joue et d’un geste décidé, il m’a embarquée par la main pour m’entraîner à l’étage. Dès qu’on a passé la porte de la chambre, il m’a collée contre le mur pour m’embrasser. Wafff, j’ai perdu mes repères aussitôt. Heureuse d’être dans ses bras, j’ai passé mes bras autour de ses épaules solides et musclées et je l’ai laissé m’entraîner sur le lit.

Petite lueur de raison, je me suis rappelée que Caro pouvait se rappliquer à tout moment. J’ai tenté de lui le dire, mais en rigolant, il a balayé tous mes inquiétudes en disant qu’il lui avait demandé de ne pas monter pendant au moins 1h, même pour un cas d’urgence. Ça m’a un peu gênée de savoir que quelqu’un savait ce qui se passait à l’étage, mais j’ai vite oublié.

Ciel ce que j’aime ses câlins, ses bisous, sa main qui caressent langoureusement ma peau en fusion. J’aime l’odeur de son parfum poivré, la chaleur brûlante de sa peau, sentir ses muscles si durs, si fermes. J’ai perdu la notion du temps, où j’étais, tout. Tout ce qui n’était pas lui.

On est redescendu se joindre à la troupe. Il me tenait toujours pas la main. Moi, rougissante comme une collégienne. Ça m’étonnait un peu, je me rappelais que trop bien de la fois, où, devant Jess, il s’était dérobé à mes gestes d’affections. Ça aussi, ça me faisait encore rougir. Mais de honte.

  • Hey! Tu fais chier mec, t’étais passé où? On te cherche partout. Rapplique…

Pascal m’a fait un petit bisou dans le cou avant de filer se remettre dans la partie. Je me suis sentie tomber comme si j’avais sauter d’un avion sans parachute quant il m’a lâchée la main. Vide. J’aurai voulu arrêter le temps et rester accroché à lui par ce petit lien; nos mains. J’aurai bien joué aussi, mais les gages finaux me fichaient la trouille. Tomber sur un truc comme un strip ne m’emballait pas des masses.

J’ai trouvé chou que Pascal demande à Caro de ne pas nous déranger. Mais, c'était aussi assez vache! Il ne m’avait jamais imposé ce genre d’affront. Ouf. J’étais quand même curieuse de savoir pourquoi il osait la traiter comme ça. Il n’avait pas peur de la blesser? Qu’elle en ait marre? Sa réponse m’a soufflée!

Peut-être parce qu’on venait de faire l’amour et qu’il avait oublié ses gardes fous, ou simplement parce qu’il ne s’attendait pas à ce genre de questions. Les yeux fermés, avec un petit sourire, complètement pris au dépourvu, Pascal a dit qu’il aimait la consoler.

Puis, il a dû réaliser qu’il venait de me livrer un petit secret qu’il m'avait soigneusement caché jusqu'à maintenant. Je l’ai vu sur son visage. A peine les mots avaient traversés ses lèvres, qu’il ouvrait les yeux, comme prit au piège, surpris. Alors, il m’a expliqué. Il s’est obligé de le faire.

Il aimait la voir flipper quant il lui sortait des trucs pareils, quant elle savait qu’il était avec moi. Ça l’a rendait peut-être triste sur le moment, mais il aimait après la rassurer, la consoler. Il lui revaudrait ça, et avait prévu de faire en sorte qu’elle lui pardonne, de la voir après.

Glups! Alors il aimait la consoler… Jeeez, je me demande s’il se rendait compte combien ça m’a fait sursauté intérieurement quant il m’a avoué ça. Même trembler.

Après avoir récupéré mon livre en bas, j’ai filé me planquer dans l’attique. Je ne voulais pas qu’il ait à me dire de ne pas monter vers la chambre pendant 1h. Je saurais qu’il irait avec Caro et je pourrais inventer le film de sa façon de la consoler. Autant éviter. Je préférais qu’il ne puisse pas me trouver et peut-être s’inquiéter un peu.

Mais, j’avais tout faux… La surprise allait être pour moi! Je ne pouvais pas plus mal choisir ma cachette!


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327/2012 - vendredi -

Publié le par JaneDo


Vendredi - 23 novembre 2012 - (327/2012) - Je ne savais pas qu’on allait au chalet…



Ha là là, vendredi prochain, j’ai un anniversaire. Je serais obligée de monter au chalet plus tard. Donc après, pour autant qu'on passe aussi le week-end au chalet. Aujourd'hui encore j'ai calculé les jours qui me restent... Pas grand chose! Dans quelques jours je ne serais plus là... Moins d'un mois! J'ai encore tellement de choses à mettre en ordre...

Rhooh, ce soir, quelle soirée pourrie! Enfin, elle a très mal commencé. J’ai pensé que Thomas faisait certainement un truc chez lui, je n’avais pas eu le temps de téléphoner aujourd’hui. Trop de boulet. Trop de stress. Donc, après m’être préparée et pris quelques affaires pour passer la plus grande partie de mon week-end chez Pascal, je me suis pointée chez lui. Personne! Ça se voyait tout de suite. Tout était éteint.

Je suis rentrée voir. Pas un mot. Rien. Zut. J’ai essayé de joindre Pascal sur son natel. Pas de réponse de ce côté. Alors, en désespoir de cause, j’ai essayé Caro. Pas de réponse non plus. Chiotte. J’ai décidé d’aller faire un tour du côté des bars qu’on fréquente; le Tiger, le Bleu et peut-être les pubs au bord du lac. Mince, ça allait me prendre un temps fou et il était déjà tard. Si ça continue, ils seront parti dieu sait où et je ne les trouverais pas.

C’était de ma faute. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi, avec ma mauvaise manie de toujours arriver tard, en retard, oublié d’appeler, bref, ma faute.

Sur la route, Caro m’a enfin rappelée. Ils étaient tous au chalet. Ben, j’aurai eu beau chercher ici, je n’aurai trouvé personne. Merci Caro de m’avoir rappelée, sinon j’aurai passé la nuit à tourner en rond.

Ils étaient tous au chalet, et je suis arrivée vraiment tard, c’était passé 23h. Ils avaient été manger dehors, et sont retourné au chalet. Ils étaient en plein milieu d’un jeu. Pascal est venu me faire un bisou, mais il a dû retourner à son jeu. J’étais mal à l’aise et un peu énervée qu’il ne m’ait rien dit. Je suis donc montée pour déposer mes affaires. Mais… je ne savais pas si je pouvais prendre ma chambre habituelle! Il y avait plus de monde que d’habitude. On était une vingtaine.

Thomas est venu à mon secours, il m’avait mise dans la même chambre que Caro. Quelle hyper poisse. Comment je vais faire avec Pascal si je suis dans la même chambre que Caro. Ça ne me convenait pas du tout. Mais est-ce que j’avais le droit de me plaindre étant une invitée? Non. Caro est montée aussi pour m’aider. Je l’ai remerciée pour son coup de fils. Je me sentais encore moins le droit de faire ma capricieuse.

Je suis descendue juste à temps pour participer au jeu. Le jeu était simple, on devait écrit le nom de quelque chose de connu, personnage, célèbre ou pas, fiction, acteurs, etc, coller le billet sur un front vide. On devait deviner ce qui était collé sur notre front, exemple; "James Bond". Simple. Chacun notre tour, on pouvait poser 3 questions, jusqu’à trouver notre personnage. On avait pas le droit de mettre un illustre inconnu. Fallait quelqu’un que n’importe qui pouvait arriver à deviner.

Le ou les perdants, les personnes qui donnent leurs langues au chat avait un gage. Pour le gage, chacun avait écrit un gage sur un billet qu’on avait mis dans un pot, et avant de commencer le jeu, on tire au sort un des billets.

J’aurai préféré connaitre le gage avant de jouer. Je n’étais pas douée pour deviner, alors j’avais peur d’avoir un gage ridicule à faire. Afff, le gage de merde; un striptease! Waouh, j’avais pas intérêt de perdre!!!

Ouf, j’ai eu “Woopy Goldberg”! Pascal a eu “Einstein”, mais il n’a pas trouvé! Hihihi, il a dû s’exécuter et faire un strip, de même que Julien et une des filles, Cendrine ou Sandy (je sais plus). On était mort de rire. C’est Sandy qui a commencé. Jeeez, elle a été jusqu’au bout. Complètement à poil. Faut oser! Pascal, même s’il a été jusqu’au caleçon, il s’et malicieusement protégé avec. Donc, niet, on a rien pu voir. Bien sûr, les autres l’ont houspiller, siffler. Il s’en foutait, il avait honoré son gage.

Waouh, quel corps parfait. Miam miam. du coup, pendant un petit moment, j’ai oublié que je lui en voulait de ne pas m’avoir avertie pour le chalet ce week-end.

On a passé une chouette soirée au chalet. Personne ne voulait vraiment sortir. Bonne ambiance, et jeux en chaîne. J’avais peur de ne pas tomber aussi bien et de ne pas réussir à trouver mon personnage, alors j’ai préféré lire dans un coin. Autant ne pas prendre de risque inutile. Pour autant, je pouvais toujours voir celui, celle ou ceux qui avait un gage et rigoler, sans avoir besoin de participer.

Avant la partie suivante, Pascal m’a fait signe de le rejoindre en haut. J’ai attendu qu’il quitte la salle de jeux avant de le suivre. Il m’a fait un bisou sur la bouche parce qu’on était seul. Il m’a demandé pourquoi j’étais arrivé si tard, alors je lui ai reproché gentiment de n’avoir pas pensé m’avertir. Pourtant, Pascal semblait persuadé qu’on en avait parlé, que je savais où se passait le week-end. Ben non.

J’ai oublié de lui demander où on allait dormir après

Quelle rire, quelqu’un a dû chanter une hymne nationale, sans musique de fond. Ben, certains chantent vraiment faux. On était plié de rire. Pas top pour les 2 infortunés qui devaient s’exécuter. J’ai approché une fois les joueurs pour voir ce qu’ils avaient sur le front. C’était amusant. Pascal m’a alors chopée pour m’asseoir sur ses genoux. Je n’y suis pas restée longtemps. Yumi a rouspété que je ne jouais pas, alors je n’avais rien à faire là. Alors je suis retournée lire près de la cheminée.


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326/2012 - Anniv & chacun chez soi...

Publié le par JaneDo


Jeudi - 22 novembre 2012 - (326/2012) - Anniversaire & chacun chez soi…

Anniversaire d’Yves... C'était hier, mais Marie m’a invitée à manger avec eux ce soir pour fêter ses 20ans. Yves, c'est le grand frère de Roméo, mon petit voisin. Pas réussi à trouver une bonne excuse pour m’épargner ça.

L’après-midi, j’ai été avec ma puce à la FNAC. Elle avait congé. Evidemment, 2 passionnées de lecture comme nous ne pouvions ressortir sans avoir les bras chargé de livres. Grâce à mon petit tour à la FNAC, j'ai trouvé le cadeau idéal pour Yves; 365 jours avec un fait historique par jour. Pas mal non!

Mince, si Thomas n’avait pas encore invité du monde, on aurait bien passé une soirée tranquille à la maison. Enfermé dans les bras l’un de l’autre.

Après notre discussion d’hier, Thomas, Pascal et moi, j’ai préféré ne pas aller à la petite soirée de Thomas ce soir. Aussi, après mûre réflexion, sage de ce que j’avais entendu, j’ai aussi pris les devant en écrivant à Pascal, que s’il voulait demander à Caro de rester, ça ne me gênait pas. Comme on avait été les 1ers à inaugurer notre nouvelle chambre, alors ça ne me posait pas de problème.

Il n’a pas très bien compris ma dernière phrase, alors il m’a appelée pour me demander ce qui se passait. Pascal trouvait ma réflexion bizarre, et ça ne lui plaisait pas que je lui fasse ce genre d’allusion. Drôle… S’il savait tout ce que je savais!!!

Alors, je lui ai expliqué. Ça m’aurait fait péter un câble grave s’il avait emmené une autre dans cette chambre avant moi. Je n’y aurait probablement plus remis les pieds. Jamais. Mais comme ce n’était pas la cas. Je lui ai dit carrément que je savais qu’il tenait à Caro, que j’avais compris aussi qu’il ne pouvait pas aller chez elle. Pascal s’est défendu d’avoir pensé à des trucs pareils.

Mais, je savais que ça finirait par lui effleuré l’esprit. Je ne voulais pas que ça devienne une obsession, qu’il finisse par penser à elle plus qu’il ne le fallait. Se cacher, ou chercher des solutions pour se voir ne feraient que les rapprocher. Et ça, je n’y tenais pas. Je veux être la seule qui occupe ses pensées. L’empêche, j’espérais qu’il ne lui demande pas de rester…


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325/2012 - Discussion entre Thomas et Pascal... Je suis concernée!

Publié le par JaneDo


Mercredi - 21 novembre 2012 - (325/2012) - Importante discussion entre Thomas et Pascal… Je suis concernée!

On devait s’installer enfin chez Thomas, donc ce soir, j’ai été chez Pascal. Apparemment, Jess avait déserté les lieux, chagrinée par ce déménagement. J’étais contente qu’on soit seul. Je n’avais pratiquement rien à déménager. Pascal a monté ses guitares, quelques vêtements, et des petites choses dont il pourrait avoir besoin. La plupart de ses affaires restaient en bas.

Pascal et Thomas étaient à l’étage quant je suis arrivée. Je suis passée par en bas. Ils discutaient. J’ai d’abord fait discrètement le tour de l’appart. C’est là que j’ai vu que Jess n’était pas là. J’ai pensé qu’elle était peut-être à l’étage. C’est là que j’ai tendu l’oreille, elle ne semblait pas être en haut, je n’entendais pas sa voix. Et d’après la conversation des garçons, ils avaient l’air d’être seul. Ils ne m’avaient pas entendu arriver.

Ils parlaient de gens que je ne connaissais pas, du voyage, puis Thomas a appris à Pascal que j’avais vu Layne, que j’avais même passé toute une soirée avec lui. Grrrh, Thomas! J’avais envie de lui tordre le cou. Quelle blague! Pourquoi raconter ça à Pascal. Pascal n’a rien répondu. Il le savait déjà, Thomas le lui avait déjà dit par téléphone.

  • Avant elle est venue ici, traîner chez toi, comme une âme en peine… Je pense qu’elle s’ennuyait, que tu lui manquais!
  • Ah bon? Sérieux? Elle est venue ici?

Pascal a eu l’air surpris. En rigolant, Thomas lui a encore rappelé ce qu’il lui avait déjà demandé, c’est-à-dire qu’on soit discret, il ne voulait pas nous entendre faire l’amour. On était sorti ensemble, ce serait horrible d’avoir à nous écouter. Puis, Thomas a été beaucoup plus indiscret.

  • Et Caroline? Tu penses l’emmener ici aussi?

Glups, qu’est-ce qu’il dit lui?

  • Je sais pas…
  • Ce serait con d’avoir fait tout ça si tu n’es pas sûr de toi? Jane t’as mis la pression?
  • Jane? Me mettre la pression? Jamais! Elle n’est pas comme ça. Non. Je ne supportait pas d’avoir le regard de Jess sur nous. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi elle a proposé cette bizarre cohabitation!!
  • Qui sait… Pour t’avoir à l’oeil!
  • Tu crois?
  • Vous avez discuté un peu à propos de tout ça pendant ces vacances?

Gros soupir. Certainement de Pascal.

  • Ça me fait mal à la tête rien que d’y penser. C’est d’un compliqué, j’en ai marre d’une force, tu ne t’imagines même pas!
  • Tu va faire quoi?
  • Qu’est-ce que je peux faire, hein? Rien!

Encore une grosse expiration.

  • Plus qu’une année… J'en peux plus! C’est long!
  • Tu sais très bien que tu va pas pouvoir divorcer direct, non? Est-ce que t’en a parlé à Jane?

Petit silence...

  • Tu veux vraiment divorcé? Les choses ne s’arrangent pas entre vous? Parce qu’en fait, Jess te laisse faire ce que bon te semble, non? Au moins, dans 1an, tu pourra encore plus faire ce que tu veux, si tu vois ce que je veux dire?
  • Je sais pas… Je veux être libre… Je veux retrouver ma liberté, faire ce que je veux sans qu’on me tienne en laisse. J’en ai marre.

Petit silence encore, rempli de battement de coeur de crainte pour moi. Retrouver sa liberté? Il n’avait pas dit que c’était pour être avec moi, juste, qu’il voulait être libre! Et ça, ça me foutait les boules!

  • Et Jane? Tu l’aimes toujours?
  • Si je l’ai toujours dans la peau? Oui…
  • Mouais… C’est vrai que t’as toujours été attiré par les femmes plus âgée toi!

Petit rire de Pascal. Et Thomas qui enchaîne pour savoir ce qu’il ressentait pour Caroline!

  • Je sais bien que Jess est plus jeune, plus joli...

Oh l’attaque de chaleur, les milliers de couteaux dans le coeur, voilà ce que je ressentais en entendant ces mots. Il trouvait sa femme plus jolie! Atroce.

  • …mais... Je ne sais pas pourquoi, je l’aime. C'est comme ça c'est tout! J'aime sa façon d'aimer, sa façon de perdre les pédales... Quant je la regarde, je suis toujours envahi d’une tonne de tendresses. Elle me fait frémir. Ses silences, ses doutes, sa fragilité derrière un masque d’assurance… Je l’adore! Et Caroline...

Un autre gros soupir et il enchaîne.

  • Je l’aime beaucoup aussi… Elle est attachante. Je crois bien que je l’aime aussi. Ça, ça me perturbe! Je ne savais pas qu’on pouvait aimer 2 filles aussi différente, et en même temps! Ces dernières années, j’ai appris que c’était possible. Heureusement que Jane ne m’a jamais demandé de choisir, j’aurai de la peine…
  • Mais si tu devais?
  • Ces temps ci, je sais pas, j’ai juste envie d’être libre… Mais, si je devais absolument faire un choix… Wahhh, je crois que ce serait Caro.

J’ai cru que j’allais me liquéfier sur place! Caro? Caroline? Pas moi? Merde alors!!! Mais alors, pourquoi restait-il avec moi? Pourquoi traitait-il Caro, à mon avis, plus mal que moi? Afff, je ne comprends rien. Je ne comprends rien aux mecs. J’étais estomaquée! Et quelque part, une petite voix me chuchotais que j’avais été bien avisée de ne pas avoir voulu l’éloigner de Caro. Comme je l’avais imaginé, il aurait fini par me jeter pour retourner vers elle.

Méchants doutes qui me rongeait l’estomac. C’est fou le nombre de choses qui peuvent vous traverser la tête, à une vitesse éclair. Thomas aussi a dû être surpris, je crois qu’il a dû tomber de sa chaise.

  • Quoi?

C’était un cri du coeur. Les mots me sortaient de la bouche de Thomas.

  • Comment ça Caro?
  • Ben… Si on se projette dans l’avenir, avec Jane, j’en ai aucun. Elle ne veut pas d’enfants, pas se marier, et certainement pas vivre avec moi! Donc, tu vois, il ne reste pas beaucoup d’option! J’ai passé 30ans, et si un jour, je veux avoir une famille, me remarier, ben, ce ne sera pas Jane!
  • Mais… Mais, ces temps-ci, Jane est souvent là, donc, tu ne crois pas qu’elle pourrait avoir changé d’avis?

J’avais des larmes aux yeux. Tout ce que Pascal disait avait un sens, c’était la vérité pure. Je ne pensais pas qu’il y pensait, que c’était des choses qui le préoccupaient. J’avais toujours pensé que l’idée lui convenait.

  • Non. On en a beaucoup parlé ces temps, elle ne voit pas l’avenir comme ça. Puis… Tu vois, j’hésite entre ma liberté, et me mettre avec quelqu’un. 5ans de prison, ça suffit. Pour le moment, j’ai besoin d’air.
  • Waouh, je suis… choqué!
  • Choqué?
  • Ben dis… Je croyais que Jane… Je sais pas, j’avais l’impression que… Enfin non, je ne sais pas ce que j’imaginais, mais, je vous voyais ensemble à jamais. Séparations multiples peut-être, mais ensemble à jamais! Mais pourquoi Caroline alors?
  • Ben, comme Jane, elle me laisse faire ce que je veux… Je peux respirer tout en étant avec elle. Ce qui n’est pas le cas de Jess qui me bouffe mon énergie avec ses prises de têtes constantes. Puis dis, je ne te vois pas te plaindre d’être célibataire toi?

Thomas a rigolé. Effectivement, il aimait son célibat, n’avoir de compte à rendre à personne. Dès qu’une fille lui prenait la tête, il la laissait tomber. Pratique. Il disait n’avoir pas besoin d’une nana dans sa vie. Ils avaient de bons copains, une vie remplie de distractions, et n’avait aucune envie de rejoindre le clan des trains trains quotidiens. Ça lui foutait la déprime rien que d’y penser.

  • Quel hypocrite… Tu n’avais pas l’air de te plaindre du quotidien quant tu étais avec Jane… Bien au contraire! Mince, ça me rendait malade de jalousie! C'était dur de vous voir ensemble, vous alliez bien ensemble. On aurait dit que vous vous compreniez sans avoir besoin de parler. Pfff! J’espère que tu te rappelle de ta promesse? Pas touche!

Ils ont rigolé. Ce n’était pas beau de coller l’oreille comme ça,  de les espionner, mais je ne voulais pas manquer un mot de leur conversation. J’avais peur que Jess arrive entre temps et me prenne en flag. Mais peut-être qu’elle me rejoindrait?

  • C’est vrai qu’il y a quelque chose chez elle qui fait qu’on ne prend pas la relation à la légère dès le début. Bizarre ça!
  • C’est vrai!
  • Mais alors? Et Caroline? C’est quoi le truc avec elle? Elle est si bonne au lit? Sexy et tout ça? Raconte.

Pascal a rigolé en disant; Elle est bonne... Bonne!”. Y a des trucs comme ça qui font hyper mal à entendre!!! Ils avaient l’air de bien s’amuser tous les deux à nous baver dessus. Ça ne m’amusait pas d’entendre tout ça, mais c’était instructif.

  • Si j’ose… Et cette allemande, Nina? C’est quoi le truc? Tu dis que tu aimes Jane, ou Caro, mais alors?
  • Afff… J’aimerai juste être libre… N’avoir de compte à rendre à personne!
  • Mais encore???
  • Nina me plaisait beaucoup, c’était vraiment chouette avec elle. J’arrive pas toujours à résister à mes envies. Des fois, c’est juste par jeux, j’aime voir jusqu’où ça peux aller… Puis, c’est existant de voir craquer celle qui dit que c’est fini, terminé… Ou comme celles qui savent pertinemment que t’es déjà engagé, t’es avec quelqu’un, marié même… Ça doit être le challenge, l’adrénaline… Et peut-être aussi le fait de savoir que ça ne compte pas, t’as justement déjà quelqu’un, donc tu t’en fou pas mal si ça marche ou pas, si elle veut ou pas! Ouais, tu t’en fou pas mal! C’est juste pour s’amuser.
  • Oui, mais tu pourrais te brûler les ailes, ou celles de ta partenaire? Tu pourrais tomber amoureux!!! Donc, tu va comtinuer à naviguer entre tes 3 femmes si je comprends bien?
  • Je sais bien… J’aime le risque!
  • Juste pour savoir, laquelle des 2 tu aimes le plus, ou vraiment? Jane ou Caroline?

Flûte, pas de réponse, son natel a sonné à ce moment là. Et il était en bas. J’ai dû foncer vers la porte de toute urgence pour faire celle qui arrivait. J’avais à peine entre-ouvert la porte qu’il était en bas des escaliers. J’avais la main en direction de l’interrupteur. Comme si je venais de pénétrer dans l’appart et que je cherchais à allumer.

Pascal m’a souri. C’était comme un coup de poignard. J’aurai voulu filer, rentrer chez moi. J’avais le coeur lourd et je me sentais dévastée, complètement perdue. La souffrance était intolérable. Je me demandais comment j’allais réussir à donner le change tout le reste de la soirée. De plus, j’avais la libido à ras le sol. aucune envie qu’il me touche. J’aurai l’impression qu’il pense à Caro. “Elle est bonne… bonne”, impossible de chasser ces mots de ma tête.

Il a allait falloir que je sois prudente, inventive, que je trouve le moyen d’inverser la vapeur. Non, je ne devais pas rentrer. Ce serait me montrer compliquée, chiante, et me ferait perdre des points. A vrai dire, j’étais paumée. Comment faire pour bien faire? Comment faire pour qu’il m’aime toujours, encore plus, et plus que Caro? Prétendre que j’avais changé d’avis? Que je voulais me marier et tout le reste? Non, je ne voulais pas aller aussi loin.

L’empêche que le seul avec qui je me serais sentie à l’aise dans un mariage était un de mes ex… Mathieu!

C’était un choc de le réaliser! Pourquoi? Je n’en savais rien avec précision. Je savais juste qu’on s’entendait bien, qu’on s’amusait bien ensemble. Une sorte d’osmose. Qu’il savait être un petit copain adorable, tout en profitant de sa liberté. Ça n’a jamais posé de problème qu’il aille voir ailleurs, c’était même ce qui nous liait. Il était flemmard peut-être, mais franc, drôle. Il me racontait ses aventures, sans pour autant avoir de compte à me rendre. C’était la liberté. Reposant.

Quoique, je ne suis pas sûre tout de même d’avoir le courage de me marier avec qui que ce soit… Ni de vivre avec qui que ce soit… C’est trop de responsabilité, trop de boulot!

Impossible de filer maintenant. Pascal s’était précipité sur son natel tout en me disant qu’il pensait que c’était moi. Je lui ai rendu son sourire. C’était sa femme au téléphone. J’ai enlevé ma veste en lui tournant le dos pour essayer de me recomposer une tête souriante. Posé mon sac. Quant je me suis retournée vers lui, Pascal m’a fait un signe vers l’étage. Il était toujours en ligne avec Jess. J’avais la tête en compote, j’ai fait celle qui ne comprenait pas qu’il me demandait de monter.

Avec Thomas, impossible de tricher, il aurait tout de suite compris que quelque chose me tracassait. Je me suis assise sur le bras du canapé. J’ai attendu qu’il en ait terminé avec son coup de fils. Ensuite, l’air de rien, on a transporté nos affaires en haut.

Thomas était en training, il préparait des trucs à grignoter et à boire. Il s’est proposé de nous aider, mais on n’en avait pas besoin. Ses yeux de carnassiers m’ont suivi pendant toute l’opération. Est-ce qu’il devinait mon désarroi? Ou c’était seulement leurs discussions qui le faisait me scanner de la sorte?

Après m’être donnée quelques claques mentalement, je me suis affalée sur le canapé à côté de Thomas, le sourire au diapason. J’ai toujours aimé jouer, jouer de petites scènes comme si j’étais une actrice. Je réussissais assez bien, et dans mon rôle, j’étais parfaite. S’il avait cru voir une faille, il était bluffé. Il a marché.

On a discuté du week-end prochain, de demain soir… Thomas voulait invité des potes, comme il le faisait souvent le jeudi et vendredi soir. On a discuté pour savoir si je devais faire comme si j’étais en bas, ou pas, ou s’il était préférable de garder ça pour nous. On a décidé que c’était préférable pour l’instant. Pascal devait consulter sa femme, Jess avant.

Soirée assez sympa et cool. J’ai étouffé mes peurs et mes doutes sous une tonne de sourires joyeux.

Est-ce qu’il me fallait éloigner Caro ou au contraire, la ramener encore plus près? Pour qu’il se lasse! Ou est-ce que s’il se lasse d’elle, il ne risquait pas de s’éloigner encore plus de moi? Lassé aussi? Ça me faisait un mal de chien de savoir à quel point Pascal semblait vouloir de détacher des chaînes qui l’unissaient à nous…

Je ne voulais pas faire l’amour avec lui ce soir, mais mes barrières sont tombés assez rapidement sous ses caresses, ses baisers et ses yeux verts brulants qui observaient les expressions de mon visage. Ses lèvres sur mes yeux, sa main qui remonte le long de mon corps. Ma température est montée. Je me suis trouvée aussitôt une excuse valable pour avoir fondu aussi vite; il nous fallait inaugurer notre nouvelle installation. Parfois ses mots venaient me briser, “Elle est bonne… bonne”, mais très vite, il me sortait du puits de douleurs pour me tirer à la lumière de son sourire, de sa tendresse.

J’avais aussi très mal à la tête… Le choc sans doute. Une alarme dans ses yeux, sa main précipitamment sur ma bouche, en chuchotant, il m’a rappelée que Thomas était à côté. Glups, Thomas! Je l’avais complètement oublié.


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324/2012 - Mardi - Pascal et Jess sont rentrés aujourd'hui

Publié le par JaneDo


Lundi - 19 novembre 2012  - (323/2012) - Pascal rentre aujourd’hui!

Temps gris, brouillard, comme mon humeur. Pas de nouvelles de Pascal. Chiotte, pas normal. Il aurait pu m’appeler, un coup de fils c’est pas dur! Rien, pas de news. Que dalle. Lui et sa femme rentrent aujourd’hui, je crois? Je dis que je crois, parce que j’ai attendu toute la journée des nouvelles.

Je me suis préparée, parce que j’avais pensé que la première chose qu’il ferait en rentrant, serait de m’appeler. Grosse désillusion!

Je n’ai pas voulu aller chez lui sans y avoir été invitée. C’était déjà assez moche qu’il ne donne pas de nouvelles, alors pas la peine d’aller encore scouater chez lui comme une âme perdue. Surtout après être traitée comme ça. J’espère qu’il aura une bonne excuse
!!


Mardi - 20 novembre 2012 - (324/2012) - Pascal et Jess sont rentrés

Enfin des nouvelles! Pascal n’est rentré qu’aujourd’hui. Est-ce que je devais lui pardonner le manque de communications? Je ne lui ai pas demandé pourquoi il n’avait pas pensé m’appeler, il n’a pas donner d’explications non plus. On est resté sur des non-dits, comme on le faisait souvent. Ça évitait les prises de têtes, ou la mauvaise conscience.

Pascal ne m’a demandé ce que j’avais fait pendant son absence. Tant mieux, je n’avais pas à inventer de mensonges concernant Layne. Peut-être que je le lui dirais que j’avais vu Layne, sans aller dans les détails. Pascal m’a proposé de passer chez lui ce soir après son entraînement.

Je n’ai pas voulu, parce que je n’avais pas trop le moral. Je ne savais rien de son voyage, je ne voulais pas en parler devant Jess. Je voulais le voir seul avant. Quelque chose dans le ton de sa voix me faisait penser que c’était préférable. Je me demande s’ils s’étaient rapproché pendant leurs petites vacances!!!


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322/2012 - Si j'étais un mec, je serais un salaud fini!

Publié le par JaneDo


Dimanche - 18 novembre 2012  - 321/2012) - Si j’étais un mec… Je serais un salaud fini!

Ce qui est dit est dit… 3h du matin, après avoir fait très attention de ne pas être suivie, je sonnais chez Layne comme prévu…

On a passé tout le dimanche ensemble. Il ne m’avait pas jetée comme il l’avait fait avec sa petite brunette l’autre jour. Pendant ces quelques heures, j’ai oublié Pascal. Oublié ma peine. Oublié qu’il avait le pouvoir de me faire souffrir. De me détruire. Oublié que sans son amour, je n’étais rien. Je n’existais pas.

Ania-X… Je sais pourquoi je laisse Pascal coucher avec Caro Il ne fait rien que je ne ferai moi-même si j’étais un garçon! Et surtout aussi mignon et de plus entouré de jolies filles. Sauf que, je ne crois pas que je serais aussi gentil que lui, ni aussi adorable. Je crois que je pencherais plus dans la catégorie de Layne. Je collectionnerais les conquêtes et liaisons. Le fidélité serait le dernier de mes soucis. Je ne serais sérieux avec aucune fille, et serait un célibataire endurci.

Toutefois, si malgré tout, une fille réussirait à m’intéresser assez pour que j’envisage de sortir avec, je n’arriverai certainement pas à être fidèle. Donc, si elle n’accepte pas mes écarts, je la quitterais. Et si j’en trouve une qui m’accepte comme je suis, alors, elle sera la femme que je garderais à mes côtés… pour les longues soirées d’hiver, ou quant j’aurai des crises casaniers!

Donc, tu vois, je ne peux pas lui lancer la pierre! Pour être cru, si je croise une nana qui me plaît, je me la fait, point barre. Voilà quoi. Non, Pascal ne fait rien que je ne ferais moi-même!

Caro est mignonne, jolie et grosse poitrine, sexy, donc, si j’étais Pascal, je ne pourrais pas résister malgré toute ma bonne volonté. Si je me forcerai, pour ce serait pour faire plaisir à celle que j’aime le plus, mais forcément, je passerai mon temps à penser à l’autre que je ne peux pas me taper…

Finalement, je crois que je finirai pas en avoir assez de me priver des plaisirs de la vie, et je plaquerai celle qui m’empêche de… “m’exprimer”. Tu vois, je serais un salaud fini! C’est pour ça que je le laisse faire ce que je ferais à sa place!

Malgré tout, je suis une fille, et je l’aime, alors forcément ça me fait mal ou péter les plombs, mais… Je veux qu'il se sente libre. Et même, par moment, je l’encourage même. Je ne veux pas le changer, j’aime Pascal comme il est. Je ne veux pas être un boulet, une empêcheuse de tourner en rond. Je voudrais qu'il soit heureux, le rendre heureux. C'est pas ce qu'on fait quant on aime quelqu'un aussi fort?

Je ne veux pas non plus qu’il se sente coincé parce qu’il est avec quelqu’un. Avec le temps, il trouvera ses marques...


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