329/2012 - Calme plat!

Publié le par JaneDo


Samedi - 24 novembre 2012 - (328/2012) - Pascal aimait consoler Caro!!!  (3)

Je me suis réveillée après Pascal et Caro. Je ne les avais pas entendu bouger ou quitter la chambre. Ils ont été courir avant de manger quelque chose. J’étais cassée. J’avais la nausée aussi. En fait, j’étais angoissée à mort. Si j’avais été seule, je me serais rongée les ongles, mais là, je me suis contentée de café sur café et de cigarettes. Je n’avais pas faim.

Tout le monde semblait fatigué. Pourtant, ils ont prévu d’aller à la patinoire cet après-midi. L’idée m’épuisait déjà. Ils discutaient du week-end prochain, Thanksgiving, etc. Comme toujours, ils s’y prenaient à l’avance et tous ceux présents savaient si on se retrouverait directement au chalet dans une semaine ou pas. Je comprends pourquoi Pascal semblait penser que j’étais au courant pour ce week-end. J’avais effectivement dû les entendre en parler, sans y prêter attention, comme d’hab.

Pour une fois, au lieu de rester au chalet à lire, j’ai suivi Pascal. Je ne voulais laisser aucune place au hasard, ou à Caro de le vampiriser toute la journée. On a été se balader en ville, faire les magasins, puis je les ai regardé faire du patin. Ils avaient envi de louer la salle pour se faire un petit match. Je n’ai pas suivi Pascal sur la glace, parce que je suis trop nulle. J’aurai dû. Caro n’était pas terrible non plus, et Pascal était aux petits soins. C’aurait dû être moi.

Devant les autres, Pascal restait distant. Malgré tout, il m’avait pris sur ses genoux en passant ses bras autour de moi. Moi qui pensait que c’était de la tendresse, pour marquer qu’on était ensemble. Et bien, pas du tout. J’ai vite remarqué qu’il était pareil avec les autres filles qu’il connaissait bien.

Ils avaient aussi prévu de se retrouver ce soir vers 21h pour manger ensemble et prendre un verre avant de sortir en boîte. Je n’avais aucune envie de sortir, mais je ne pouvais pas non plus m’enfermer au chalet. Ce serait faire bande à part, et laisser le champ libre à Caroline ou aux autres filles.

Je n’ai pas été le bout en train de la soirée. Ni pendant le dîner, ni après au Clochard. Pascal a remarqué que j’étais assez silencieuse et même un peu distante. J’ai dû me secouer mentalement pour qu’il ne se doute de rien. J’ai juste dit que j’étais un peu crevée. Après quelques verres, je me sentais nettement mieux. Fallait pas abusé, sinon j’aurai un gros coup de pompe.

Au bar du Pub, j’ai rencontré un mec super sympa. Avec ce que j’avais bu, ça me rendait nettement moins coincée et je me suis mise à discuter avec. Dans les vapeur de l’alcool, je le trouvais charmant. J’avais oublié tous mes soucis, même de surveiller Pascal. Lui par contre ne me quittait pas des yeux et il a fini par venir me chercher, sans même me laisser le temps de dire au revoir à mon nouvel ami.

Je crois qu’il était Suédois, ou d’un de ces pays du nord. Peut-être Finlandais. Il nous a suivi en boîte, et malgré le gros nuage dans lequel je nageais, j’ai vu Pascal lui demander de prendre l’air, en disant que j’étais avec lui. Ou sa copine. Je ne sais plus trop. J’ai pas mal dansé, et ça m’a un peu désaoulée. Heureusement. Je n’aime pas perdre le contrôle de mes actes.

  • Est-ce que tu m’aimes Pascal?
  • Tu connais la réponses, non?
  • Est-ce que tu m’aimes?
  • Tu sais bien que oui. Pourquoi tu me demandes ça?
  • Tu crois qu’on peut aimer 2 personnes en même temps?
  • Oh que oui!

On dansait et je le regardais avec de grands yeux, toute amoureusement. Je dois reconnaître que Pascal est vraiment très beau. C’est une des personnes la plus sensuelle de la planète. Dans ma tête, je me disais que peut-être était-il trop parfait, trop beau, trop bien pour moi. Ou peut-être trop facile à séduite, ou simplement, trop facile à perdre. La question me turlupinait et me faisait un peu peur.

  • Donc, si par hasard tu aimais 2 filles, si j’en étais une, alors je pourrais aussi en aimer un autre? Après tout, tu sera parfois occupé avec une autre, donc…
  • Arrête ça.

Glups. J’avais failli vendre la mèche et sa réaction m’a fait retrouver un peu de plomb dans la tête. Mais tout de même, sa réaction était raide. Il s’était renfrogné. Je me demande s’il pensait à Caroline? S’il se demandait comment je réagirais? Bah, j’ai perdu le fils. Son visage fermé et les contraction de sa mâchoire m’ont empêcher de continuer dans ma logique alcoolique.

Mes réflexions ont dû le toucher, parce qu’il n’était plus aussi fêtard. J’ai voulu aller retrouver le Suédois au bar, mais il m’a fait asseoir. Il ne me servait plus que du coca. Il trouvait que j’avais assez bu et que j’étais saoul. Pourtant, j’avais drôlement envie de parler, de rigoler. Je ne tenais pas en place. Mais, Pascal était un sacré garde du corps. Je n’ai pas pu m’échapper de la table. Sauf pour aller danser avec Thomas.

Pascal nous surveillait du coin de l’oeil. Mais moi aussi. Ses petites messes basses avec Caroline, tout en regardant dans ma direction ne m’ont pas échappés. J’avais juste assez bu pour que ça ne me fasse pas sauter un câble. Danser me faisait désaouler. Mes neurones se remettaient en place, mon cerveau se remettait à fonctionner normalement. Je suis retournée à la table avec le sourire. Inutile de faire tout un plat.

Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander de quoi ils parlaient avec des airs de conspirateurs. Pascal a répondu qu’il se demandait si, vu mon état, ce n’était pas préférable de rentrer. Je ne voulais pas rentrer. J’allais mieux. En tous cas, il ne semblait pas profiter de la soirée. Toujours renfrogné, il restait assis, discutait avec ses copains, tout en me gardant à l’oeil. Caro est venu danser avec moi. Je souriais de toutes mes dents.

J’ai eu l’envie de la questionner, de voir si elle me raconterait leur petite escapades d’hier soir. Je saurais alors si je peux vraiment lui faire confiance, ou au contraire, me méfier d’elle comme de la peste noire. Mais c’était peut-être un peu trop tôt. Vu mes questions et ma réactions, ils risquaient de se douter de quelque chose. Et se poser pas mal de questions. Donc, j’ai laissé tomber. Je verrais ça plus tard. Peut-être la semaine prochaine.

C’était assez facile de noyer le poisson. Petit à petit, Pascal a semblé se détendre. Caro, elle, ne se doutait de rien du tout. Je rigolais avec elle, lui racontait même mes histoires. Elle était rayonnante.

En rentrant au chalet, Pascal est venu se baigner avec nous. On s’est amusé comme des fous. J’avais réussi à endormir la méfiance de Pascal. Il était de meilleur humeur. Après plusieurs bouchons, je me suis enfuie de la piscine, pour me réfugier dans le sauna. Pascal, Thomas et Julien sont venus aussi me rejoindre, suivi de Caro presque tout de suite après.

Malgré la chaleur, on réussissait quand même à plaisanter et à piquer des fous rires, jusqu’aux crampes. La sauna a une chose de formidable, ça fait suer toute l’alcool présent dans le sang. On ressort comme un sou neuf. Désintoxiquée, je me sentais super bien.

On a fait encore des jeux débiles. Pendant ce temps, j’aidais Pascal à préparer des spaghettis bolo pour tout le monde.

Jess a fait sa réapparition. Je me demande où elle avait disparu depuis hier et j’ai su qu’elle avait été faire la fête dans un autre chalet. De retour, elle pensait s’accaparer Pascal. Hum. Il était plutôt distant. Elle se mettait sur ses genoux, lui prenait le bras comme s’il était sa chose. Ça devait l’énerver. Je sais qu’elle a voulu qu’ils aillent se coucher, mais Pascal est resté là. Donc, elle est restée aussi.

Au moment d’aller se coucher, quant on en pouvait plus et que la fatigue commençait à se faire sentir, Jess a pris son bras. Elle restait collée à lui. Impossible de l’approcher de trop près, ni de lui parler. Il n’a pas eu d’autre choix que de monter avec sa femme. J’espérais qu’il viendrait me rejoindre une fois que le chalet serait calme, mais niet.

Ou s’il est venu, alors je devais être déjà en train de dormir. Je voulais pourtant l’attendre, mais j’ai pas tenu.


Dimanche - 25 novembre 2012 - (329/2012) - Calme plat!

J’avais dans l’idée de rentrer, que Pascal ne me verrait pas ce soir, sauf s’il me le demandait expressément. Puis, je me suis sentie en situation de doutes et d’infériorité. Si je n’y allais pas, il risquait de ramener Caro? Alors quoi que j’aie eu envie de faire est partie à la trappe; j’irai là où Pascal ira. voilà! J’avais trop peur de me faire évincer. En tous cas, pour le moment. Je me sentais menacée!

Vu l’heure à laquelle on s’était couché, on s’est levé assez tard. Il était passé 11h. Pascal est descendu vers midi avec sa femme. On a pas traîné au chalet aujourd’hui. Vers 14h, Pascal et Jess sont partis, alors Caro et moi avons fait pareil. A quoi ça nous aurait servi de rester?

Je suis rentrée et je me suis jetée au lit. J’étais naze. En me réveillant, il n’était pas trop tard pour profiter d’un bout de ma soirée, alors je me suis accordée un bain et j’ai lu. Pascal m’a demandé si je voulais aller chez lui, j’ai décliné. A quoi ç’aurait servi? Il allait certainement dormir avec sa femme.

Question d’être sûre que Caro n’allait pas me remplacer, je l’ai appelée un peu plus tard. Elle était chez elle. Aucun doute là-dessus. Elle s’ennuyait et aurait bien voulu qu’on passe la soirée ensemble. Je ne voulais pas, parce que je suis sûre que j’aurai fini par lui poser des questions.


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