331/2012 - Quant Pascal fait le mort!

Publié le par JaneDo


Mardi - 27 novembre 2012  -  (331/2012)  -  Quant Pascal fait le mort !

Trop prévisible ! Chaque fois que Pascal a quelque chose à se reprocher ou à me cacher, il n’appelle pas de la journée. Quel nul. La preuve une fois de plus. Je devine illico, qu’il a l’intention de passer chez Caroline. Avant de rentrer. Piquée au vif; pourquoi est-ce que je subirais sa femme, il n’a qu’à venir chez moi aussi. Chaque fois que Pascal m’évite, c’est qu’il va faire un truc qui risque de ne pas oser m’avouer.

Froissée, morte de jalousie, m’estimant lésée dans l’histoire, je n’essaie même pas de l’appeler. Et pour une fois, peut-être parce que mon côté compréhensif et ma gentillesse flotte quelque part au fond des chiottes, il ne me manque même pas. Et je ne perds pas mon temps à languir, à attendre un appel de sa part.

Même la jalousie a quitté mon cerveau en fusion. Je me détends en faisant de la peinture.

Le soir, j’ai invité Layne à manger. Il avait quelque chose, mais il a annulé pour passer la soirée avec moi. Cool. Malgré le temps pourri, on a flâné un moment au bord du lac à discuter, puis on a mangé au White et pris quelques verres ensemble, avec de fréquentes sorties sous la pluie pour descendre quelques clopes.

On en a vite eu marre, donc Layne m’a invitée à finir la soirée chez lui. J’ai préféré lui proposé de venir chez moi. Ce qui m’évitera de devoir rouler à moitié bourrée. Dol n’a pas arrêté de me harceler au téléphone et me laisser des messages larmoyants sur mon voice mail. Je n’avais aucune de la rappeler. Je savais très bien ce qu’elle voulait.

Zut, je sens que son état de femme enceinte me fait la laisser un peu de côté! Vache!

Promis, je rappelle Dol demain. Ou après-demain. Layne m’a raconté ses petites aventures, ses prises de têtes avec certaines nanas, parlé de son boulot. Puis, sans y mettre de forme, m’a demandé ce qui se passait avec Pascal. Je ne l’appelais jamais, et c’était la 1ère fois que je l’invitais à manger. J’ai fait celle qui n’avait rien à dire. Tout baignait avec Pascal.

Son regard inquisiteur m’a fait comprendre qu’il n’en croyait pas un mot. Alors j’ai prétendu que je me rendais compte que je ne faisais rien en dehors de Pascal, et que je voulais changer ça. Je voulais être moins dépendante, plus comme j’étais avant. Je voulais voir un peu plus souvent mes amis, sans les caser dans les trous de mon emploi de temps « Pascal ».


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