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328/2013 - Donner une chance à leur mariage!!!??

Publié le par JaneDo


Dimanche, 24 Novembre 2013  - 328/2013 - Donner une chance à leur mariage!!!

Rien de plus humiliant que de se trouver, presque à poil, nez à nez avec la bonne femme de ton mec. Premier moment de surprise passé, Pascal lui a demandé ce qu’elle faisait là. Puis, il m’a demandé de les laisser un moment. Comme un zombie, je suis montée pour aller m’habiller dans notre chambre.

Jess a voulu encore savoir s’il m’avait parlé, ce qu'il m'avait dit. En haut des escaliers, j’ai pu enfin me laisser aller. En effet, qu’est-ce qu’elle est venue faire là? Me parler? De quoi donc? Etait-elle enceinte ou un truc du genre? Encore? Est-ce que c’était de ça que Caro avait voulu parler? Encore une fois, Caro était au courant avant moi. Les larmes m’ont brouillés les yeux. Puis, j’ai réalisé que je les entendais.

  • Alors?
  • Et tu es venue ici pourquoi’ Pour te moquer? Pour la prendre de haut? Je ne te laisserai pas faire. Je t’ai dis que j’avais besoin de temps. Rentre. Tu n’aurais pas dû venir.
  • Pourquoi? Pour te laisser passer un week-end à t’envoyer en l’air avec elle? Tu te moques de moi? Tu devais lui parler cette semaine, tu me l’avais promis. Tu avais toute la semaine pour le faire. Au lieu de ça, tu attends le week-end, et tu viens t’enfermer ici avec elle. Et qu’est-ce que je constate quant…
  • Jess arrête!

Pascal lui a fait baissé le ton. Ils se sont mis à chuchoter. Donc, il devait me parler de quelque chose d’important. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu froid. Je crois que j’avais aussi un peu les boules. Mon estomac était tout retourné. Tout remontait et j’ai dû courir vomir dans la salle de bains. Je crois qu’inconsciemment, je savais que quelque chose n’allait pas. Je l’avais pressenti. Pascal était vraiment trop adorable. Quelque chose clochait vachement. C’était comme s’il me faisait passé un bon moment avant de me mener à l’abattoir.

Normalement, Pascal aurait dû voir Caro aussi ce week-end, mais j’avais pensé qu’il avait plus envi de me voir qu’elle. Et ça avait fait mon bonheur. Zut, je voulais que mes doutes s’en aillent. Qu’on en vienne direct à ce qu’il avait à me dire et que mon malaise s’en aille.

J’ai voulu regagné le salon et j’ai entendu Pascal lui demander encore de s’en aller. Mais Jess n’en avait aucune intention. Elle voulait rester, et voulait qu’il me parle ce soir. Ils se sont tus en me voyant en haut des escaliers. J’étais habillée, mon sac prêt. Prête à m’en aller si elle restait.

Jess m’a croisé dans les escaliers pour monter aux étages, sans un regard, sans un mot. En bas, Pascal se frottait le front, les yeux clos. Il semblait ennuyé. Ou était-ce ma présence qui l’ennuyait? J’ai attendu qu’il parle en premier. J’ai remarqué l’expression fugace d’embarras dans ses yeux. Une fraction de seconde d’hésitation. Il cherchait sûrement quoi dire, comment commencer une phrase. Mais il m’a seulement tendu la main. On s’est assis sur le canapé. De longues secondes. Une éternité qui nous séparait aussi surement que la distance. Pascal aurait aussi bien pu être à l’autre bout du monde. C’était un grand moment de solitude.

Jess est redescendu pour dire qu’elle voulait que j’enlève mes affaires de leur chambre. Glups. Alors elle restait? Peut-être que je devrais faire comme j’avais pensé; partir. Mais je suis restée. Je voulais rester. Je voulais être à ses côtés, qu’il me parle, qu’on en finisse avec les mystères. Pascal a fait la grimace, une petite grimace qui me montrait qu’il ne savait vraiment pas quoi faire. Il ne s’attendait sûrement pas à se retrouver dans cette situation. Moi non plus. La poisse.

On a laissé Jess au salon pour s’évader d’abord au salon d’hiver. Mais Jess était trop près, alors on s’est réfugié à la piscine. Pascal ne semblait toujours pas prêt à parler. Il restait murer dans un silence qui commençait à me terrifier. Je lui ai pris la main, il a tourné la tête vers moi avec un sourire torturé; “tu cherches comment me plaquer, c’est ça”. Il a froncé les sourcils en baissant la tête.

Alors c’était ça!!! Menteur. Pourquoi me faire croire le contraire? Pourquoi ce week-end? C’était monstrueux.

J’avais envie de lui gueuler dessus, mais quant il a plongé son regard dans les miens, j’ai remarqué sa souffrance. Pascal était au bord des larmes. Je n’avais plus envie de gueuler. Pascal ne savait pas quoi dire, ne savait pas quoi faire. Il se sentait piégé. Je ne pouvais pas l’accabler encore plus.

Jess a tenté de rentrer dans la piscine. C’était fermé à clé. Je ne m’étais pas aperçu que Pascal avait tout bouclé. D’une presque éteinte, il m’a dit qu’il ne se sentait pas la force de parler ce soir, mais qu’effectivement, il fallait qu’on parle; “Est-ce que tu veux qu’on s’en aille d’ici? Jess ne veut pas..”. Oui, je sais, elle ne voulait pas partir. En jetant un regard à la petit fenêtre derrière laquelle Jess était toujours, il m’a dit que ce serait peut-être mieux si on allait ailleurs pour discuter.

Je voulais aussi être seule avec lui, ne pas avoir Jess sur les talons. Dès qu’on a passé la porte, Jess nous a talonné jusqu’au salon. Pascal avait l’air abattu. Ça me faisait mal au coeur. Je l’avais rarement vu dans cet état. Jess s’est plantée devant moi, à quelques centimètres de mon visage; "Pascal et moi avons décidé de donner une chance à notre mariage. Et pour ça, il doit mettre un terme à votre petite…".

“Jess ça suffit. Arrête.” Sa voix était basse, mais son ton était tranchant. Pascal s’est mis entre nous faisant face à sa femme. Imperceptiblement, il m’avait fait passer derrière lui. Il lui a demandé de nous laisser, qu’elle en avait assez dit. Essayant de capter mon regard, Jess continuait à lui dire d’en terminer, qu’il le lui avait promis. Les choses s’envenimaient, alors j’ai pensé que je devais dire quelque chose pour désamorcer la situation. Clamer les choses; “Je crois que je ferais mieux de rentrer”.

Pascal ne voulait pas. Je me suis faufilée pour monter prendre mes affaires. Pas question qu’elle me fasse dormir dans une autre chambre à me morfondre toute la nuit. Je savais que c’était lâche et que je ne cherchais qu’à fuir l’évidence.

Je suis restée bloquée en haut, dans le coin de l’escalier. Mon coeur battait trop fort, d’entendre sa voix me troublait. Mais je n’étais pas très à l’aise d’entendre la colère dans la voix de Jess. Je me sentais coupable et remplie de pitié en même temps que Pascal ait à subir tout ça par ma faute.

Jess lui rappelait sa promesse lors de leur week-end en Corse. Pascal lui disait rappelait qu’il lui avait demandé un peu de temps. Mon coeur l’aimait tant de l’entendre lui dire qu’ils parlaient de moi, et qu’il tenait à moi. Pascal lui a rappelé aussi qu’on avait passé des années ensemble. Malgré mon désarroi, ça m’a fait sourire. On ne peut pas appeler 5ans des années. Il avait passé plus de temps avec sa femme qu’avec moi. C’était étrange d’entendre ça.

Ok, assez. J’ai déboulé dans les escaliers. Pascal s’est retourné, Jess a souri. Mince, c’était ce qu’elle espérait? Me voir fuir? Zut, je jouais dans son jeu? Zut, je ne voulais pas que ce soit Pascal qui soit blessé! Ni moi non plus! Pascal s’est précipité pour me prendre mon sac des mains. Il voulait que je reste, ou qu’on aille ailleurs pour discuter tranquillement. Ses yeux me suppliaient. Jess s’est alors interposée. Elle m’a tendu les clés de sa voiture.

Elle avait deviné qu’on était venu ensemble. Ben non, il fallait que je reste. Mais comment faire sans avoir l’air idiote maintenant.

J’ai laissé Pascal me soulager de mon sac. Les bras ballants, j’attendais la suite. Pascal a demandé à Jess de ne pas nous attendre, on sortait parler. Elle a voulu nous suivre. Comme une bille, je suivais le mouvement sans réagir. Pascal m’a tendu ses clés et m’a demandé d’attendre dans la voiture. Il a assuré à Jess qu’on allait juste au village. Qu’il rentrerait dormir. Il l’a promis.

Jess s’est précipitée dehors se jeter sur le siège arrière de la voiture. Tout ça commençait à tourner au ridicule. Pascal est resté devant la voiture, ne sachant pas quoi faire. Il ne pouvait pas arracher sa femme de la voiture, ç’aurait été humiliant devant moi. Et il ne pouvait pas la prendre avec non plus. Je l’ai compris tout de suite, alors je suis descendue pour retourner dans le chalet. Pascal lui faisait remarquer que mes affaires et les siennes étaient au chalet, qu’est-ce qu’elle imaginait? Qu’on allait prendre la fuite? Pour aller où? C’était clair qu’on reviendrai au chalet, alors pourquoi faisait-elle ça?

Butée, les bras croisés, elle restait plantée sur le siège sans bouger. Après une minute, Pascal a ouvert la portière et lui a tendu la main. Elle avait les yeux rouges. Les larmes ont commencés à couler et Pascal l’a prise dans ses bras. En haut des marches du porches, je le regardais la consoler.

Je n’avais rien à faire là. C’était mieux que je m’en aille. Dans ma précipitation tout à l’heure, j’avais oublié que je n’avais pas ma voiture. Si Pascal m’avait laissé partir, j’aurai eu l’air fine une fois dehors! Je n’avais même pas pensé appeler un taxi. Je ne sais pas ce que j’aurai fait.

En ce moment, je me sentais si mal. Je voudrais disparaître d’ici. Je ne voulais pas savoir ce que Pascal avait à me dire. Pas entendre toutes les excuses et les raisons qu’il s’apprêtait à m’abreuver. L’empêche, mon coeur saignait pour lui. Il devait se sentir si mal.

Quoique… Je me faisais peut-être des illusions… C’était peut-être du cinoche? Il en avait peut-être rien à foutre de moi en fait? Il était peut-être seulement embarrasser de se retrouver acculé? Mais, c’était de sa faute aussi. Il avait laissé Jess lui bourrer la tête. Quel manque de caractère. Puis non, il ne pouvait pas être aussi machiavélique?

J’ai essayé de suggérer à Pascal qu’on pouvait parler une autre fois, un autre jour, qu’il était préférable que je rentre. Cette fois, il n’a pas insisté. Je crois qu’il était épuisé. Pascal avait l’air triste, déprimé… Il a pensé que c’était peut-être préférable qu’on rentre tous.

Mais voilà, Jess rechignait à nous laisser rouler ensemble, et il n’était pas question que je monte dans sa voiture! Alors on fait comment. Nerveusement, Pascal s’est passé les mains dans les cheveux, s’est frotté les yeux. Il était à bout, je connaissais les signes. Jess était pâle elle aussi. On était tous les 3 épuisés. Elle s’est mise à pleurer quant Pascal à suggérer de me ramener, ce qui nous permettrait de parler sur la route. Elle ne voulait pas.

J’ai appelé un taxi pendant qu’ils préparaient leurs affaires. Pascal a tenu à régler le taxi. Chacun dans une voiture différente, on a pris la route. Je voyais bien que le chauffeur m’observait. Il devait se demander ce qui se passait, et franchement, je le comprenais. 2 voitures, et chacun part avec une. Jess suivait la voiture à Pascal, et nous, on était derrière. Le taxi ne roulait pas très vite, alors on a très vite été distancé.

Pascal a essayé de m’appeler, mais aussitôt, Jess l’a appelé sur l’autre ligne. De toute façon, avec ce chauffeur curieux, je n’aurai pas pu parler. J’ai même été soulagée d’être obligée de raccrocher. Pascal a proposé qu’on se voit dimanche en fin de journée, j’ai accepté. Je crois que je n’arriverais pas à me reposer tant que je ne l’aurais pas vu. Tant qu’on aura pas crever l’abcès. De toute façon, maintenant, je sais de quoi il voulait me parler, mais je voulais l’entendre de sa bouche.

Et savoir pourquoi! Après toutes ces années à s’accrocher, comment avait-il pu vouloir redonner une seconde chance à son mariage? C’était horrible de penser que je m’étais laissée bercer d’illusions… A quoi je m’attendais de la part d’un homme marié! J’avais la détestable impression de m’être faite roulée… D’avoir servi de colle entre sa femme et lui...


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327/2013 - Sa femme vient foutre le bordel (3)

Publié le par JaneDo


Samedi, 23 Novembre 2013  - 327/2013 - Sa femme est venu foutre le bordel (3)



Pascal avait déjà tout préparé avant mon arrivée au chalet. Il faisait bon dans le chalet, la cheminée crépitait en silence, baignant l’atmosphère de douceur. Le son d’une guitare jouait une mélodie romantique, nostalgique et triste. Ses boucles châtains penchées au-dessus de sa guitare, il chantait et ses doigts parcouraient les cordes avec dextérité.

A ce moment là, j’ai pensé combien je l’aimais. J’aime ses mains, ses doigts, ses cheveux aussi. J’aurai aimé être les cordes de cette guitare.

Il a dû sentir ma présence et il a relevé la tête. Il a souri. Mon coeur a loupé un tour. Je suis allée m’asseoir parterre à côté de lui. Je voulais l’écouter. Pascal a terminé la chanson les yeux plongés au fond des miens. Oui, je l’aime. Et beaucoup plus que les mots ne puissent signifier.

Pascal avait mis des bougies un peu partout, un futon contre le canapé. La table était déjà mise. Il avait préparé la salade de riz et différentes sauces pour la viande. Zut, je tenais à faire les salades. On avait la dalle, alors on a commencé à préparer nos brochettes à griller. Puis, une lueur est passé dans son regard. Hihihi, pas difficile de deviner à quoi il pensait.

Il m’a poursuivi à l’étage. Je sais bien qu’il court plus vite que moi, mais il m’a laissé juste assez d’avance avant de me faire une prise de rugbyman et on a atterri dans le lit en riant. Ciel, ce que j’étais heureuse d’être là, avec lui. Contente qu’il fasse froid dehors, qu’on soit seul ici.

Une heure plus tard, on a fait grillé la viande et on s’est installé devant le 1er film; The Hunger Games; Catching Fire. On s’assoit parterre devant la table du salon pour manger, on la déplace après pour étendre nos jambes. J’aime me coller contre lui. Pendant le film, on se fait de petits bisous. Ses mains jouent avec ma nuque, mes cheveux, ses lèvres avec mes oreilles. Le film était à la hauteur du livre, à mon avis. Dès qu'il sort en DVD, je sais que je l'achèterai illico. Je veux avoir la trilogie. J’ai adoré. Pascal a trouvé l’entrée en matière un peu longue. Normal, il n’a pas lu les livres.

Après le film, on a fait une petite pause câlin, aussi pour discuter du film qu’on venait de voir. C’est ce que j’adore avec Pascal, pas comme certains qui n’ont rien à dire, qui se fichent pas mal de ce qu’ils viennent de voir. On discute des scènes, de la signification de certains indices, des sentiments des protagonistes et tout. Pendant tout ce temps, on n’est pas avare de bisous, de caresses, et on fini toujours par passer à l’acte. Difficile de résister à nos envies.

On riait beaucoup, s’amusait énormément, c’était juste trop cool d’être ensemble. Enfin seuls. Mais, tout a basculé par l’arrivée inattendue de sa femme, Jess...

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327/2013 - Escapade au chalet avec Pascal (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 23 Novembre 2013  - 327/2013 - Tête à tête avec Pascal au chalet (2)

Pascal s’est un peu dégelé au contact de ma main sur son genoux. Il a un de ses sourire qui me fait fondre à chaque fois. Son visage s’illumine et me donne de petites attaques cardiaques. J’adore. Il s’est excusé d’avoir voulu me cacher qu’il partait avec sa femme. Pourtant, il aurait bien aimé ne pas avoir à me le dire. Je l’ai rassuré, je n’étais pas si fâchée. Je comprenais.

En fait, sur le moment, je n’avais pas compris qu’il n’ait rien dit, mais maintenant qu’il était là, à côté de moi, je ne me souvenais plus de ce que j’avais ressenti. Soulagé, il a pris ma main, et mon coeur a fait encore de petits bonds alarmants.

Comme on n’avait pas pu se voir depuis son retour, il a fait une remarque sur le fait que j’étais toujours très occupée. Bon lui aussi. Il a même eu de petits doutes, il craignait que je sois furax et que je prétendais être occupée pour ne pas le voir.

Ridicule. Je voulais le voir. Je lui ai raconté que j’avais eu un petit accès de jalousie, de savoir que Caro avait eu la chance de le voir, pas moi. Il m’a jeté un petit regard amusé. Il était content que j’aie encore des crises de jalousie.

Mais, après avoir dit ça, son sourire s’est effacé quelques secondes.. Glups. C’était comme s’il n’aurait pas dû dire ça. Bizarre!!!

Une fois au chalet, on a voulu tout de suite ranger nos affaires. Mais… on était dans une chambre… seuls tous les deux… personne pour nous déranger… Un regard et on est tombé dans les bras l’un de l’autre. Après tout, on pouvait très bien défaire nos sacs plus tard. J’ai frissonné de bonheur quant il m’a dit qu’il avait eu envi de moi depuis des jours. Pour finir, c’était presque devenu une obsession. Encore une fois son sourire a disparu. Pascal a fermé les yeux pour que je ne vois pas son trouble.

Mon coeur me faisait mal tellement j’étais bien. Heureuse à en mourir… Il y avait de l’impatience, de l’amour et beaucoup de tendresse. J’ai failli tout gâcher en lui demandant s’il avait aussi fait l’amour à Caroline de la même manière. Ou… à sa femme! J’ai réussi à me taire et profiter de chaque seconde de ces moments précieux. On avait réussi à fuir les copains, sa femme, ses autres femmes qui lui couraient après, sa famille, on était seul au monde, avec toute la nuit devant nous.

Samedi matin, on est descendu à pieds au village pour s’approvisionner pour le week-end. On avait l’intention de passer ces 2 jours en vase clos. C’était super, super chouette. D’avoir son bras autour de moi me faisait planer au-dessus du sol enneigé. Je me sentais heureuse comme jamais.

On a pris quelques films DVDs. Pourtant, Pascal avait pris avec lui 2 films que j’étais impatiente de voir; Gravity et The Hunger Games; Catching Fire. Il les a fait expédié directement des US. Il savait que je sillonnais le net pour les voir. Si ce 2ème volet des Hunger Games est aussi bien que le 1er, je l’achète direct. Je dois l’ajouter à ma collection. J’ai lu les 3 livres, et j’ai trouvé que le premier film respectait bien le livre. A ma surprise, j’ai rapidement plongé dans le film et j’ai adoré. A la fin, j’en voulais encore, ça faisait plus d’un an que j’attendais la suite.

Pascal a pris de gros morceaux de viandes à griller dans la cheminée. On a hésité entre frites et de grosses salades de riz, maïs, etc. Pour finir, on fera tout, et on verra ce qu’on aura envie de manger. Je m’occupe des salades et Pascal des frites. Je ne sais pas utiliser sa friteuse de toute façon. Je sens que je vais encore trop manger. Qu’est-ce que je suis impatiente de voir les films moi!

Je n’ai pas trop envie de parler ce soir. Puis, il faudra que je ramène le chien. Donc, un rapide aller-retour jusqu’à Cheseaux. Après notre promenade, allongé au bord de la piscine, Pascal a voulu parler… me raconter un peu ce qui s’est passé en Corse. Mais, à voir l’expression de son visage, j’ai proposé qu’on discute plus tard, ou demain. Pascal a paru soulagé et il s’est aussitôt détendu.

L’après-midi, c’était; câlins, amour, baignade, multitudes de tendresses, de petites siestes.. C’est le meilleur amant de ma planète, le Dieu du sexe, et j’avais la chance d’être celle qui était dans ses bras. J’aime ses sourires, son odeur, ses gestes, les expressions de son corps, de son visage, de ses yeux. Je l’aime de la tête aux pieds. Je n’échangerais ma place pour rien au monde, même pas pour un million ou plus. Je m’estimais la plus chanceuse de la planète de faire partie de sa vie. Même si je n’étais pas la seule.

Non, je ne laisserais rien assombrir mon humeur. Si j’avais le choix entre un million ou le reste de ma vie avec lui, je choisirais sans hésiter la 2ème; ma vie avec lui.

Bref, j’étais crevée. mais j’avais promis de ramener la chienne, alors, j’ai dû prendre la route avec la voiture à Pascal. Une petite pression sur les pédales de l’accélérateur et la voiture file comme une fusée, dans un silence moelleux. J’adore conduire cette voiture. J’ai peut-être tendance à rouler un peu vite, mais j’ai fait attention de ne pas trop exagérer. Je devais être chez mon neveu vers 18h30, donc de retour au plus tard à 20h.

Sur la route, au volant de l’Audi de mon chéri adoré, je souriais béatement, me réjouissant et palpitais d’impatience à l’idée de notre petite soirée en amoureux, au coin de la cheminée, avec l’homme qui me fait frémir d’amour. La journée avait été un rêve, et la soirée sera certainement tout aussi palpitante. Le coeur en fête, amoureuse comme ce n’était pas permis de l’être, je l’ai appelé juste pour lui dire que je l’aimais.

Mon sourire s'est un peu évaporé au souvenir des quelques mots de Caroline… “Il t’en parlera lui-même, je n’ai pas le droit…”. Qu’avait-elle voulu me dire, ou me faire comprendre??? Non. Je refusais de me laisser abattre ou envahir par de sombres pensées. Je l’aime, et il m’aime, et ce soir, on va passer une soirée de rêve.


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327/2013 - Escapade au chalet avec Pascal

Publié le par JaneDo


Samedi, 23 Novembre 2013  - 327/2013 - Tête à tête avec Pascal au chalet (1)

Vendredi soir, le trajet jusqu’au chalet a été plutôt long. Pascal avait l’air perdu dans ses pensées. C’était bizarre. D’habitude, il cherche le contact, me prend la main, me fait de petits bisous dessus, et on parle à bâton rompu. Mais ce vendredi soir, il était accoudé à sa fenêtre, les yeux rivés sur la route. Il faisait très froid.

La chienne dormait tranquillement à l’arrière. Dobby ne connaissait pas cette voiture, alors elle l’a snifée dans tous les sens, avant de se rouler en boule sur les sièges arrières. Pascal n’a pas voulu la reléguer dans le coffre. Je l’avais promenée pour éviter qu’elle ne fasse de bêtises dans sa voiture.

Après quinze minutes de ce traitement, j’ai posé ma main sur sa cuisse. J’adore ses cuisses, elles sont fermes, musclées, puissantes. Il m’a regardée, un peu surpris, puis il a enfin pris ma main et m’a fait un petit sourire. Mais rien de plus. Sa main était chaude comme toujours. Pour une fois, je n’étais pas si impatiente d’arriver au chalet. Je ressentais une certaine pression, et un manque d’assurance certain.

Je crois que j’ai aussi un peu mal au coeur. Et maintenant, franchement, j’ai un peu la trouille! Ça avait l'air plutôt sérieux. Je crois que je me doutais que Pascal essayait de rompre avec moi.


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326/2013 - Pascal veut me parler???

Publié le par JaneDo


Vendredi, 22 Novembre 2013  - 326/2013 - Pascal veut me parler???

Comme prévu, j’ai pris Dobby, la petite labrador de mon neveu. David sort sur Genève ce soir, donc la puce aurait été toute seule. Je ne pensais pas sortir ce soir, alors la compagnie de la petite fofollette sera la bienvenue. J’avais envie que Pascal remarque mon absence et m’appelle.

Vers 22h, je tenais pas. Pascal m’avait appelée en fin de journée pour savoir comment j’allais, ce que je faisais. Gaiement, je lui ai raconté que je m’étais remise à la peinture, que j’étais presque installée, et que ce soir, j’avais la chienne jusqu’à demain soir. Il a dit qu’on pourrait aller la promener demain au bord du lac, si ça me disait. Mais rien sur ce soir? Alors j’ai demandé ce qu’il faisait. Il ne savait pas très bien. Il était content de ne pas monter au chalet ce week-end. J’ai donc appris que Thomas, ainsi que nos amis, restaient eux aussi par ici.

J’ai insisté. Je voulais savoir s’il sortait un moment, au moins prendre un verre. Pascal n’en avait pas envie. J’ai demandé si Jess n’avait pas envie de sortir? Ça me surprenait. Et effectivement, Jess voulait sortir en boîte, alors Pascal a dit que, peut-être qu’il sortirait un petit moment.

Vers 22h, je ne tenais plus. Si Pascal sortait, même un petit moment, je voulais être là. Je voulais le voir, l’apercevoir. Etre dans le même espace que lui. Ni une, ni deux, je me suis préparée vitesse grand V, et j’ai foncé au Time Out. Je savais qu’ils y serait. Sur le chemin, j’ai embarqué Caroline, qui a semblé heureuse d’attraper la perche que je lui tendais.

Caroline avait été voir chez Pascal avant de partir. Elle m’a dit qu’ils étaient encore à la maison, que Jess était prête à sortir. Pascal, lui, jouait à la guitare. A l’arrivée de sa femme dans le salon, assis devant le piano, Pascal a posé sa guitare pour regarder sa femme tourner sur elle-même. Elle était sans doute en train de lui demander ce qu’il pensait de sa robe. Jess avait déjà son manteau et son sac à main sous le bras. ils discutaient encore quant elle est rentrée m’attendre.

Je suis sortie souvent fumer, espérant voir Pascal arriver. Ce serait super de le voir avant qu’il n’entre dans le bar. Au passage d’une Audi, la même que celle à Pascal, mes oreilles ont pris feu, et mon coeur faisant la course, mais c’était une fausse alerte. Ce n’était pas lui. Gelée, je suis retournée à l’intérieur avec Caro.

Puis, tant pis pour la honte… J’ai appelé Pascal pour savoir s’il passerait ou non. Cool, il était en voiture, donc en route.

  • Tu as pris la chienne avec toi?

Hé? C’est quoi comme question ça??? Bien sûr que la chienne est avec moi. Elle préfère être dans la voiture à m’attendre, que seule à la maison. Il sait bien que je prends toujours mes chiens partout où je vais!

  • Alors écoute… Il faut qu’on puisse parler un peu tous les deux. Ça te dit de monter au chalet avec moi ce soir?
  • Heu… Oui… Mais, je n’ai pas mes affaires?
  • Tu n’as pas laissé quelques affaires en haut?
  • Heu, ben non…
  • On peut vite passer chercher des affaires, ou tu veux aller chercher des affaires pour cette nuit et on se retrouve quelque part?
  • Ou on se retrouve en haut.

A peine avais-je dis ça, que je me suis vue, seule en haut, en train d’attendre son arrivée en vain. Non, non. Je préfère nettement qu’on y aille ensemble. Alors, j’ai dis que je rentrais vite chercher quelques affaires, et que je le retrouve au parking de Bellerive. Pascal m’a dit que c’était idiot, autant laisser ma voiture sur ma place de parc, ou chez lui. C’était trop loin pour aller chez lui, et chez moi, heu, je voulais pas. Alors, j’ai raccroché après avoir dit que je l’attendrais à notre parking habituelle.

Peut-être que je devrais me méfier? Pascal aurait pu simplement dire qu’il voulait me voir, mais insister qu’il voulait me parler n’augurait rien de bon. C’est Caroline qui m’a fait la remarque. Elle n’a pas voulu me raconter ce qui s’est passé quant ils se sont vu en début de semaine. Elle me dit qu’elle n’a pas le droit de m’en parler, Pascal m’en parlera lui-même. C’est la première fois qu’elle me fait des cachoteries du style.

Mais bon, avec ma tendance à tout voir en noir, je me faisais peut-être seulement des idées.


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325/2013 - Pascal & Thomas savent où je me cache!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 21 Novembre 2013  - 325/2013 - J’ai mon canapé.. mais il est gris!

Ce n’était pas prévu que Pascal sorte ce soir. De toute façon, j’ai couru toute la journée, et en début de soirée, j’étais encore en piste, donc ça ne me dérangeait pas trop. Au contraire. Thomas a tenté de me faire miroiter une soirée tranquille; resto et dodo. Mais Tchoy avait pris la camionnette pour qu’on aille chercher mon canapé, et si je n’étais pas derrière, il ne le monterait pas.  Alors, pas question que je quitte les lieux avant que tout soit fait.

Zut, je n’ai pas pu avoir le canapé “Cerise”, rupture de stock. Elle me le promettait pour demain, dans la couleur voulue. Mais demain, comment le transporter??? Donc, j’ai pris le gris. J’ai compris à la sortie du dépôt pourquoi il y avait rupture de stock!!! Apparemment, tout le monde a voulu profiter de la promotion spéciale, parce que tout le monde chargeait le même canapé. On a pris plus d’une heure pour tout monter.

Quant on a eu tout terminé, c’était déjà 23h, et Tchoy m’a demandé de lui refiler mon ex-natel, celui qui a la vitre brisée. Alors j’ai dû tout transférer sur mon ordi et mon autre natel. J’y connais tellement rien que ce n’était pas évident.

Comme Tchoy a eu la gentillesse de monter mes meubles, c’était avec plaisir que je me suis débrouillée pour qu’il puisse prendre ce natel pour son voyage.  J’ai fini vers les 2h du matin, et comme Tchoy se levait vers les 3h pour partir à l’aéroport, j’ai chargé aussi le natel et j’ai attendu.

Hm, j’aurai dû savoir que même si je n’ai pas voulu qu’ils le sachent, Pascal et Thomas savent où j’habite! Thomas m’a appelé en rentrant, vers les 2h du matin. Il disait être dans le coin! Ouais, j’aurai dû deviner qu’il sait où je me cache!

Je ne voulais pas que Thomas vienne chez moi. C’est loin d’être aussi… glamour… que chez lui. Mais il tenait à me voir, juste pour me faire un coucou. Alors je suis sortie pour lui faire un bisous.

Enfin… c’était plus qu’un bisou… Il a essayé de se faire inviter, mais heureusement, vu la présence de Tchoy, il n’en était pas question. Rien à faire. Il a aussi tenté de me faire aller chez lui, mais ce n’était pas faisable ce soir. Puis, je crois que je me sentais un peu coupable vis-à-vis de Pascal. Je ne vis pas très bien ce double-jeu. J’adore être avec Thomas, mais c’est Pascal que j’aime. Je ne voudrais pas qu’il l’apprenne, même s’il n’est pas tout blanc lui non plus.

Ça m’a fait plaisir les 5 petites minutes avec Thomas, même si je déteste les surprises. J’aurai préféré que ce soit Pascal, mais Pascal ne ferait jamais ça, parce qu’il se doute bien que je ne veux pas qu’il vienne ici. Il sait que ça me gênerait.

Demain, j’ai promis de prendre le chien de mon neveu; Dobby. J’étais raide après cette journée épuisante; entre le garage, l’équitation, ikea, courses en ville, courses pour remplir le frigo pour le week-end, et enfin, aller chercher mon canapé, le monter. Je pouvais enfin me larver dedans… Waaah, ça valait la peine. Ma puce était tellement contente que je sois toujours là pour l’emmener à son cours, et ma soeur aussi. Dans la soirée, ma soeur m’a envoyé un message pour me remercier.

Même si ce n’était pas nécessaire, parce que ça va sans dire, ça m’a fait plaisir.


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324/2013 - Naïveté...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 20 Novembre 2013  - 324/2013 - Naïveté!

C’était la course ce matin, malgré tout, j’ai réussi à me ménager une après-midi tranquille. Et merveille, comme j’ai pratiquement fini de tout mettre en place dans mon appart, j’ai recommencé à peindre! Il était temps. Mes pinceaux à la main, dans ma bulle au pays des merveilles, de la peinture plein les doigts, je n’ai pas vu le temps passer. Ma soeur a dû me rappeler pour me dire qu’ils m’attendaient depuis 1h pour manger.


Ce qui était plus que bien, c’est que j’ai aussi oublié de penser à Pascal. J’attendais de ses nouvelles. Je n’ai eu qu’un vague sms, où il m’expliquais qu’il avait quelque chose ce soir, et qu’on ne pouvait pas se voir. Etais-je naïve de croire qu’il allait se précipiter vers moi dès son retour de son petit week-end “Lune de miel” avec Jess??? Pour l’instant, la seule qui a eu la chance de le voir, c’est Caroline!

Je suis restée chez ma soeur jusque vers les 22h30, et je suis rentrée pour rappeler à Tchoy qu’il fallait qu’il prenne la camionnette de son boulot pour demain soir; pour aller chercher mon canapé. Il sera couleur “Cerise”. Je suis dans les couleurs rosé, vieux rose, bordeaux, violet, etc. ces temps.

Je voulais peindre encore un peu avant de me coucher. J’ai perdu la notion du temps, et j’ai peints jusqu’à passé 3h du matin. Zut, je devais me lever tôt jeudi, j’ai une journée marathon.


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323/2013 - Décevante retrouvaille...

Publié le par JaneDo


Mardi, 19 Novembre 2013  - 323/2013 - Décevante retrouvaille...

Rien de spécial aujourd’hui. J’attendais seulement avec impatience un appel de Pascal. Mon dieu, quel choc de réaliser que je ne vivais que pour mes rendez-vous avec Pascal, que toute ma… vie, ne tourne qu’autour de lui! Comment est-ce que j’en suis arrivé là? Despite all that, I’m still waiting, hoping… I just want to see him. We were supposed to see each other tonight, well, I’m still waiting. For nothing. He called at the end of the day, to tell me that it was not feasible. He had an obligation with his wife.

Malgré tout, j’attendais, espérant… Je voulais le voir. On était sensé se voir ce soir. Hélas, il m’a appelé en fin de journée pour me dire qu’il avait des obligations avec sa femme. Encore une fois, je passais à la trappe. Bon, je dis ça, mais je comprenais, ça faisait partie du jeu. Pendant la soirée, il m’a rappelée pour me demander si je voulais passer chez lui. Bien sûr que j’ai dis oui.

En rentrant, Pascal m’a avertie, alors j’ai couru l’attendre à la maison, chez Thomas, qui était heureusement absent. Je ne sais pas pourquoi, mais Pascal m’a fait descendre chez lui. Il avait l’air fatigué. Dès que Pascal a tourné les talons pour filer sous la douche, Jess m’a sorti; “Ça m’épate toujours le culot que tu as de venir t’envoyer en l’air sous mon toit, avec mon mari! Tu devrais avoir honte.”.

Oups, comme entrée en matière, il y avait mieux! Je croyais qu’on avait une certaine entente. Que si nous n’étions pas vraiment des amies, nous faisions comme si. C’est pas comme si on se supportait seulement, non, on avait appris à s’apprécier, malgré ce qui nous séparait; Pascal! Jess a tourné les talons pour aller s’enfermer dans leur chambre. Chambre dans laquelle Pascal prenait justement sa douche.

Je les ai entendu discuter en chuchotant assez énergiquement. D’après le ton, ils se disputaient. J’ai hésité à filer en douce. Je ne voulais pas être la cause de disputes entre eux. Pascal semblait exténué, alors ça n’allait que l’épuiser encore plus. Mais, je ne voulais pas qu’après tout ça, il retrouve le salon vide. Ce serait humiliant. D’une façon, comme de l’autre, que je reste ou que je parte, j’avais le mauvais rôle. Zut.

Il avait mis un training et s’est laissé tomber dans le canapé à côté de moi. Jess faisait des allers-retours, alors on a chuchoté. Ridicule. Je ne me sentais pas très à l’aise, alors je lui ai dis que je ne pouvais pas rester. Que j’étais juste venu pour passer un moment en sa compagnie, il m’avait trop manqué ce week-end. Pascal a répondu qu’il avait bien pensé.

J’étais étonnée quand même; est-ce que ça voulait dire qu’il dormait au rez? Avec Jess? C’était un peu perturbant…

Il faisait bien trop froid, et il était bien trop tard, pour que je lui propose de sortie sur le porche, ou faire une balade. Alors on est resté vautré dans le canapé, se forçant à faire semblant qu’on ne voyait pas le manège de Jess. Tout de même, je la comprenais un peu, et si ce n’était pas pour Pascal, je serais partie depuis bien longtemps. Je pense que Jess comptais là-dessus aussi.

Probablement un reste de respect pour sa femme, Pascal ne m’a pas embrassée. Il tenait seulement ma main, la serrant par moment. Il me donnait de petits bisous sur la main, ou dans la paume, et une ou deux fois dans le cou, en vitesse quant Jess quittait la pièce. C’était chou. Ça me rendait toute chose.

Jess a fini par en avoir marre du manque de réaction de Pascal, elle est venue se planter devant le canapé. J’ai décidé qu’il était temps pour moi de prendre la tengeante et disparaître.

Je me suis quand même excusée auprès de Jess. Franchement, je trouvais mon rôle et ces retrouvailles à chier. Quelque part, je m’attendais à… des infos? savoir ce qui c’était passé? des explications? Enfin, quelque chose qui m’explique pourquoi Pascal avait jugé utile de me cacher ce petit voyage. Et aussi, savoir ce qui allait se passer maintenant! Il divorce ou pas? Et si pas, pourquoi? It sucks!

Au lieu de ça, on a parlé du week-end à venir. Savoir si on allait ou non au chalet, ou si j’avais envie de faire autre chose, il me demandait de le lui dire. Comme pour se racheter, il me proposait de partir rien que les 2 tout le week-end. Je n’ai pas osé lui dire que c’était impossible, j’avais déjà proposé à mon neveu de garder son chien du vendredi au samedi. Je crois que ça aurait fait un peu trop de non venant de ma part.

D’après ce que j’ai cru comprendre, Pascal avait à me parler. Mais, ce soir, ce n’était juste pas possible. J’avais cru remarquer aussi qu’il semblait troubler de me voir. Hésitant aussi. Parce qu’il avait été quelque peu distant au premier abord. Il s’était mis à se mordiller le coin des lèvres, ce qui dénotait chez lui un certain trouble, puis il a annoncé qu’il  allait prendre une douche.

Peut-être avait-il voulu s’expliquer, mais la présence de Jess a rendu cela impossible. Je me suis sentie un peu frustrée quand même par ce rendez-vous tardif. J’ai noté que Pascal n’avait pas insisté pour que je reste!


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322/2013 - Les germes pervers de la pédophilie

Publié le par JaneDo


Lundi, 18 Novembre 2013  - 322/2013 - Les germes pervers de la pédophilie

Donc debout tôt pour foncer à l’aéroport chercher nos miss. Elles sont bien arrivées. Entières. C’est tout ce qui compte. Après avoir raccompagné chacune de ces demoiselles chez elle, Lilice nous a invité à prendre un café, avant de se coucher quelques heures. Elle n’avait pas réussi à dormir dans l’avion, alors elle était crevée, en plus du changement d’horaire.

Ma soeur pensait reporter le souper en famille de ce soir, mais Lilice y tenait, elle avait rapporté de petits cadeaux pour tout le monde. Et elle avait peur qu’en dormant d’une traite, elle ne se réveille en pleine nuit, sans réussir à se rendormir. Rose et moi avons fait les courses et elle a préparé son rôti, en attendant Pascale, la femme de son ex-mari, et père de ses 3 premiers enfants.

Dès que Pascal est arrivée, j’ai filé, pour aller moi aussi prendre quelques heures de repos. J’espérais avoir des nouvelles de Pascal aussi. Je croyais qu’il rentrait aujourd’hui. De toute façon, n ne pourrait se voir avant 22h, vu mes obligations familiales.

Depuis quelques temps, je suis perturbée par le comportement anormal de Carmine, le mec de ma soeur. Il a toujours des gestes déplacés envers ma nièce. Personne ne semble s’en rendre compte, à part moi. Ça a toujours l’air anodin, mais si on n’y prête attention, c’est bizarre. C'est tellement dégoûtant de voir ce qui est sensé être un homme, se comporter comme une merde. Poursuivre de ses yeux luisants et porcines, les faits et gestes d'une gamine. Une gamine qui ne voit qu'un vieux.

il y a 3 semaines, elle avait une tâche minuscule sur son t-shirt au niveau des seins. Comment se fait-il qu’il ait vu la tâche que personne d’autre n’avait vu, s’il ne regardait pas de manière déplacée la poitrine de ma nièce??? Il a attrapé son t-shirt du bout des doigts, soi-disant pour lui montrer la tâche. Pour moi, ce n’était qu’une façon détournée d’essayer de la tripoter.

Plusieurs fois, le temps qu’il était à la maison, il l'a poursuivie pour lui donner des tapes sur les fesses! Encore un comportement anormal d’une bonhomme de passé 40ans, envers une fillette de 16ans!

J’ai fait la remarque, mais ma frangine a rigolé en disant que, c’était leur petit jeu. Petit jeu? Mon oeil! C’est toujours comme ça que ça commence. De petits gestes ou comportements déplacés, mais qui semblent anodins. Peut-être parce que j’ai failli être violée à plusieurs reprises à son âge, je remarque ces petites attitudes anormales. Mon patron d’apprentissage a dit au flic qui l’avait convoqué dans son bureau, que j’étais toujours souriante, donc il a pensé que c’était pour lui, donc que j’étais d’accord!!!

Après ça, c’était le père d’une de mes copines. J’étais souvent chez elle, et son père me ramenait souvent quant je ne dormais pas chez elle, et qu’il était tard. Au début, c’était de petites taquineries, puis un soir en me raccompagnant, c’était la main sur ma jambe. C’était bon, j’avais compris. J’ai commencé à moins voir ma copine, surtout, je n’allais plus chez elle.

Comme se sont toujours des gestes ou attitudes qui semblent anodines, personne n’y prête attention. Et on a l’air de faire tout un foin de rien du tout. Je me demande si lors du prochain souper, je ne vais pas tout simplement dire à Carmine de cesser de donner des tapes à ma nièce. Parce que, comme la dernière fois, quant il l’a fait, je l’ai apostrophé; “Hé, ça va pas?”.

Ma frangine m’a dit de laisser tomber, c’était leur façon de communiquer. Elle est aveugle! Donc, cette fois, Carmine s’est retenu jusqu’au moment de son départ, alors que je rangeais la cuisine, j’ai juste entendu ma nièce lui dire en rigolant d’arrêter. Mais elle a saisi mon regard. Elle m’a dit qu’elle n’osait pas le rabrouer méchamment. Parce que c’est le mec à sa mère, et que ça risque de le fâcher. Alors, c’est moi qui va m’y coller!

Je me demande si je dois d’abord en parler à ma frangine, et lui dire que ça dérange Kaya, point barre. Parce que ma frangine par moment est, malheureusement, vraiment stupide. Si je lui dis que le comportement de Carmine vis-à-vis de la petite n’est pas normale, elle va seulement me dire que, je vois du mal partout. Qu’il n’y a rien d’anormal, qu’il la considère comme sa fille. Qu’il a un fils de 20ans, et que la petite ne risque rien avec lui.

Ça me bouffe les nerfs depuis plusieurs jours. Je dois y mettre un terme. D’abord gentiment, en lui demandant d’arrêter. S’il n’a pas l’air de me prendre au sérieux, alors je déballerais le tout; qu’un vieux de son âge n’a pas à avoir des gestes aussi déplacé et pervers envers une fillette de 16ans. Et là, il sera vexé, furax, et ma frangine se jetterait les 2 bras devant pour le défendre. Complètement inconsciente de ce qui se passe sous son nez.

Dans ma tête, je revois des images dérangeantes; comme le fait d’être arrivé tout rasé, se croyant tout beau, et suivant ma nièce discrètement du regard. Pendant le souper, alors que n’importe qui pouvait le servir, il n’arrêtait pas; “Kaya, Kaya, Kaya, tu me remets des pâtes”.

Et ces derniers temps; “Alors, vous vous êtes roulé des pèles avec Théo?” !!! En quoi cela le concerne??? Puis, quant elle a dit qu’il venait au chalet à Nouvel An. Le plouk de Carmine; “Qui te dis que tu seras encore avec à Noël???”. Non mais!

Alors je lui ai demandé si son fils sera avec la même qu’on a vu à son anniversaire, ou si ce serait une nouvelle encore? Carmine s’est braqué et a fermé sa gueule.

Voilà. Je me sens soulagée de pouvoir me confier à mon journal. Même si je m’exprime mal, c’est noir sur blanc, et pas seulement dans ma tête.

Après le souper, il ne restait que Lilice, Kaya, ma soeur et moi. Lilice a voulu encore discuté, prendre un verre et nous raconter ses vacances aux States. Elle avait pleins de choses à raconter et pleins de photos à nous montrer. Sans compter les prises de têtes entre elles. Je connais toutes ses copines, je croyais connaître Ellisette, mais finalement, j’ai été surprise de me rendre compte qu’elle était bien différente de l’image qu’elle donne.

Vers 23h, j’ai ramené Lilice et je suis rentrée chez moi. Home Sweet Home. Et j’ai attendu des nouvelles de Pascal en vain. Il savait bien sûr que j’avais mon souper, donc ce soir, Pascal avait été manger avec Caro. Il m’a appelée vers 21h. Normalement, d’habitude, j’avais terminé mon souper, mais pas ce soir. Alors, on a dit qu’on se rappelait plus tard. Vu l’heure tardive, je pense qu’il était rentré depuis longtemps et dormait sûrement.


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321/2013 - Manger avec mon amant!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 17 Novembre 2013  - 321/2013 - Manger avec mon amant!

Demain matin, je vais à l’aéroport, avec ma frangine, chercher Lilice et ses 4 copines qui rentrent de Miami. Alors, j’ai décidé de dormir chez elle. C’est plus pratique. On doit être à l’aéroport à 7h25, donc se lever vers 5h30, et prendre la route au plus tard à 6h30. Il y aura beaucoup de circulation.

J’ai passé la journée à dormir sur mon canapé. J’ai dormi comme jamais. Ça faisait longtemps. Reposé et en pleine forme, vers 21h, j’ai retrouvé Thomas au Restaurant du Lac. C’était cool, j’avais l’impression de ne pas être sortie depuis des siècles. Comme si le fait d’avoir passé tout le dimanche au lit, m’avait coupé du monde.

Je suis arrivée en premier. Ce soir, il avait pris la Camaro blanche. Je l’ai entendu arriver au bruit. C’était sympa de sortir manger ensemble comme ça, tous les deux. On a beaucoup discuté. Thomas est sidéré de ma quasi dépendance vis-à-vis de Pascal. Comme mon comportement change, dès que Pascal me siffle. Evidemment, ça ne m’a pas fait plaisir d’entendre ça, mais je sais que c’est vrai.

Thomas a les cheveux un peu plus longs depuis l’été, et je trouve que ses bouclettes lui vont très bien. Même très mignon. Pour lui, si Pascal ne veut pas divorcer, c’est parce qu’il tient à Jess. Il fait parti de ses hommes qui ont de la peine à quitter leur femme. Bof, rien de nouveau, je sais bien que je suis craque dingue de Pascal. Rien de ce qu’on pourrait me dire risque de changer ça.

Même si on ne se voit pas souvent, Thomas voulait savoir s’il pouvait toujours se considérer comme mon amant. Quant je lui ai dit que oui, il a essayé de m’emmener chez lui. Comme je ne voulais pas, parce que c’était vraiment trop risqué. Alors, il a tenté de m’inviter à l’hôtel. Mais là, franchement je trouvais ça… trop bizarre.

En sortant du resto, Thomas m’a prise par la taille pour me coller à lui. Je savais qu’il allait m’embrasser. Je l’ai laissé faire.  Thomas s’était dépêcher de tout emballer, et quitter le chalet au plus vite, juste pour le plaisir de manger avec moi. Ciel, des fois, j’aimerai bien pouvoir lui offrir plus. Lui donner mon coeur tout entier… Il est tellement chou avec moi.


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