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192/2013 - Petit saut chez Thomas... croisé Pascal...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 11 juillet 2013   - 192/2013 - Petit saut chez Thomas… croisé Pascal!

Jeudi, j’ai corrigé 2 lettres pour ma frangine, comme hier soir. Le soir, vers 18h, j’ai passé 2 heures en FaceTime avec Brig, ma cops qui habite en Floride. Puis, 1h au téléphone avec Dol. Dol m’avait déjà appelé dans l’après-midi. Elle était chez sa copine coiffeuse et sa soeur gardait la petite. Elle voulait qu’on sorte prendre un verre. Pas question. Je ne sortirais plus en publique avec elle, ça c’est sûr. La dernière fois, c’était la dernière. Dol m’avait fichu la honte au Bleu. Alors finito.

Ce soir, j’étais raide, il a fait une chaleur mortelle aujourd’hui, et j’avais passé la journée à courir en ville. Petite pause l’après-midi pour donner ma tête à Léandro, mon coiffeur. J’ai coupé court. J’en pouvais plus de ses cheveux qui me chauffe la nuque. Avec mes cheveux frisés, c’est pire que porter une écharpe. J’ai gardé de longues mèches sur le front. Même ça, ça me semble trop. J’aurai dû y aller dare-dare et tout raser.

Léandro est pédé. Tout en s’occupant de mes cheveux, il n’a pas arrêté de me raconter ses frasques. Entre ses partouses, ses coups d’un soir, Léandro ne m’a pas épargné les détails. Carrément dégoûtant. Dégueulasse. J’arrive pas à comprendre ce qu’on peut aller biduler dans le derche de son partenaire.

Beurk. Léandro ne m’a pas épargné non plus, les nombreuses interventions médicales que comportent son train de vie; les infections, les complications pour aller aux chiottes et tout le reste. Ieeeerk. En l’observant, je me suis demandée dans quelle catégorie le mettre… Mec? Non. Fille? Carrément non. Alors quoi? Chose? Peut-être. Ce n’est qu’un outil utilisé pour la vidange de quelques pervers refoulés. Triste.

Pascal m’avait invitée à sortir prendre un verre avec lui ce soir, et j’ai refusé. Je savais de quoi on risquait de parler, et je n’avais pas encore les idées claires sur le sujet. Thomas m’avait aussi proposé de passer prendre un verre chez lui, ou il recevait ses potes. Je ne voulais pas vraiment, mais pour lui faire plaisir, j’ai fait un saut.

En passant, j’ai vu que Pascal était chez lui. Michael était avec lui. Pascal était en training, et n’avait pas l’air d’être sur le point de sortir. Ni même d’avoir l’air de passer chez Thomas. Pour montrer que je n’étais pas fâchée, faire comme si de rien, comme il savait si bien le faire, je suis passée en vitesse lui faire un bisous, avant de monter chez Thomas. Je lui ai fait exprès un bisou sur la joue, mais Pascal a pris mon visage et m’a embrassée sur les lèvres. Jeez, ses lèvres sont si douces. Arrrrh, j’aurai voulu rester collée, suspendu à sa bouche… Non non non, je ne dois pas me laisser tourner la tête aussi facilement.

J’aurai pensé, qu’après m’avoir vue monter, Pascal serait venu faire un tour… C’est ce qu’il aurait fait il y a pas si longtemps. Apparemment, je ne l’intéressais plus autant. Mais alors, pourquoi m’avoir embrassée sur les lèvres? Il pensait que j’allais redescendre vers lui ou quoi? Je ne suis restée qu’une demi-heure chez Thomas. Je crois que Michael a dû dire à Thomas que j’étais passée en bas. Probablement aussi que Pascal m’avait embrassée. Pourtant, Thomas semblait heureux de voir que je n’y étais pas restée vers Pascal. J’ai remarqué aussi que Thomas m’a regardé partir. Probablement pour vérifier si je ne m’arrêtais pas chez Pascal.

Je crois que je me suis foutue dans la merde. J’aurai voulu pouvoir repasser chez Pascal sans me sentir coupable. Mais, Pascal ne me l’avait pas proposé, donc… Heureusement, parce que je me serais sentie obligée de refuser pour Thomas. Grrh, pourquoi est-ce que je me fout toujours dans des situations aussi débiles? Pourquoi est-ce que je dois me sentir coupable? Pourquoi ne pas simplement faire ce que j’ai envie?

Ouais… et après, Pascal aurait été retrouvé sa Elodie? Je me serais sentie bernée. Alors, bon, la culpabilité a peut-être du bon.

J’étais contente d’avoir fait un saut chez Thomas. Il pensait toujours à me proposer des sorties, pas Pascal. Non, Pascal a l’air de croire que ça allait de soi. Quant on était ensemble, il pensait que c’était normal de se retrouver dans les soirées. Il en oubliait même de penser à me prévenir. Peut-être se reposait-il trop sur Thomas pour me transmettre les invitations. Ou peut-être est-ce moi qui attendait d’être invitée pour oser me montrer.


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190-191-192/2013 - Pizza lundi et mercredi!

Publié le par JaneDo


Mardi 9 - Mercredi 10- Jeudi 11,  juillet 2013  - 190-191-192/2013 - Pizza lundi & Pizza mercredi!

Lundi soir, on a eu notre habituel dîner en famille. Rose a accepté l’invitation de Carmine . Grrrh. Carmine a invité la famille à dîner chez lui. Il nous a fait des pizzas. Ma frangine n’arrivera donc jamais à prendre des distances avec ce crétin. C’est dingue. Mais bon, regarde qui parle!!! Marco et Ella n’étaient pas là, ils sont en vacances en Turquie.

Turquie… Jamais je n’irai dans ce genre de pays! A moins qu’on m'offrent les vacances!!! Et encore! Je n'aime pas aller dans des pays qui ne se respectent pas. Quant on ne respecte pas ses femmes, on ne se respectent pas, puisque c'est par elles qu'on vient au monde.

Thomas a essayé de me convaincre d’aller dormir chez lui encore ce soir. Hum, non. On va pas commencé à se voir tous les jours, sinon, on va vite en prendre l’habitude. Ce soir, j’ai dormi chez ma frangine. Je crois que je vais y passer la semaine. J’adore la vue de son balcon. Comme elle travaille la journée, j’ai toute la place pour moi. Mardi, on a décidé, ma frangine et moi, de se mettre à notre fameuse soupe. J’en ai préparé 6 litres, et j’ai fait les courses. Mais, ce soir, on se fait livrer chinois.

En fait, si je reste là, c’est pour éviter que ma frangine se sente seule et court se réfugier vers Carmine. J’aimerai bien qu’elle le laisse s’emmerder tout seul dans son trou, et qu’elle trouve un gentil mec sympa. Tiens… Peut-être que je devrais lui en trouver un??? Un nouveau mec pour ma soeur! A voir et à programmer. Pourquoi je n’y avais pas pensé plus tôt!

Mercredi, j’ai passé une journée tranquille à lire. Thomas m’a appelé rien que 3 fois. Il dit que je lui manque, qu’il a l’impression que son appart est vide sans moi. C’est mignon. Comme ma frangine, il fait partie de ces gens qui ne supporte pas la solitude. Moi je comprends pas. Quoi de mieux que d’être tranquille chez soi; pas de pression, pas d’obligation, pas besoin de faire d’efforts, ni besoin de se forcer à quoi que ce soit.

Je suis sortie manger une pizza avec Thomas. Pizza deux fois dans la même semaine. Hihihi, je vais finir par me transformer en pizza! Pascal m’avait aussi invitée ce soir, mais Thomas avait été le premier. Puis, je ne savais pas quoi dire à Pascal, je n’avais pas encore eu le temps de réfléchir comment lui renvoyer la balle. Pourtant, j’avais drôlement envie de le voir. J’essaie seulement d’éviter de me mettre à le suivre.

Jeudi, j’ai corrigé 2 lettres pour ma frangine, comme hier soir. Le soir, j’ai fait 2 heures de FaceTime avec Brig, ma cops qui habite en Floride. Puis, 1h au téléphone avec Dol. Dol m’avait déjà appelé dans l’après-midi. Elle était chez sa copine coiffeuse et sa soeur gardait la petite. Elle voulait qu’on sorte prendre un verre. Pas question. Je ne sortirais plus en publique avec elle, ça c’est sûr. La dernière fois, c’était la dernière. Elle m’avait fichu la honte au Bleu. Alors finito.


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190/2013 - Rien compris! Vraiment raté le coche!

Publié le par JaneDo


Lundi, 8 juillet 2013  - 189/2013 - J’ai vraiment raté le coche!!

J’ai tout raté… Tout tout tout! Le 4 juillet, quant il y a eu les feu d’artifices et tout, j’ai pas capté. Samedi soir, après la journée de sport, les feux d’artifices que Thomas avait lancé sur le bateau, pas capté non plus. Je n’ai pas compris pourquoi il a avait un air de fête. Ni pourquoi j’avais passé une si bonne soirée. Seulement, je n’étais pas dans les bras du bon!!! Ben, c’était la fête nationale américaine!

Les garçons le fêtait comme toujours. J’ai juste pensé qu’ils fêtaient une belle journée ensoleillée et de sport, sans plus. Je ne l’ai même pas noté. Je n’avais fait attention à rien. Même pas relevé que, pour que Thomas rentre, pour passer la soirée avec moi, était exceptionnelle. Et pour une fille, c’est impardonnable, j’avais oublié que Pascal et moi avions quelque chose à fêter!!! Cela marquait nos 5ans ensemble… et on n’est plus ensemble…

Est-ce que c’était la raison de sa présence chez lui? Tout seul? Il espérait peut-être un geste de ma part? Que je suis nulle!

Pourquoi ça n’a pas fait tilt dans ma tête? Il faut croire que je n’écoutais non plus pas ce qui se disait autour de moi, complètement obnubilé et focussé sur Pascal! Est-ce que Pascal était rentré si tôt espérant que je le poursuive? Que je suis bête. Je n’ai pas réalisé que Thomas avait organisé la soirée sur le bateau pour fêter le 4 juillet. J’avais pensé faire partie de la soirée, mais en fait, j’étais juste concentrée à ne pas penser à Pascal. Pourquoi est-ce qu’il n’est pas venu lui aussi?

Avait-il était rejoindre Elodie? Alors qu’on aurait dû fêter notre anniversaire? Et moi? C’était pas mieux, j’avais passé la nuit dans les bras de son meilleur ami! Pour être lamentable, c’était lamentable. On a complètement foiré. Comment est-ce possible? Pourquoi Caroline ne m’avait rien dit, ne m’avait pas tapé sur la tête jusqu’à ce que je pige?

Dimanche soir, ce n’est qu’en allant nous coucher que j’ai vu les messages de Pascal; “Coucou, j’ai vu que tu étais chez Thomas. Je suis en bas, tu veux bien descendre? J’aimerai qu’on parle. Bisous. Pascal”. Pas de “Je t’Aime”? Thomas m’a vue fixer mon natel, le visage défait. Il a tout de suite compris. En tous cas, il comprenait plus vite que moi!!

  • Des messages de Pascal?
  • Euh, oui… Il voudrait qu’on discute...

Thomas, les bras croisé, appuyé vers la porte de sa chambre, me dévisageait, perplexe. Moi, je continuais stupidement à fixer mon natel, comme s’il y avait urgence, comme si mon monde venait de s’écrouler. Même là, je ne pensais pas au 4 juillet.

  • Je n’irais pas si j’étais toi… A quoi bon?

Héééé? J’aurai parié qu’il m’aurait encouragée à descendre lui parler, et non le contraire!

  • Vous avez déjà fait ces mêmes danses encore et encore, ça ne vous a jamais mené nul part. Tu devrais ignoré ces messages. Allé, viens te coucher. Tu lui répondras demain, il y a pas le feu.

J’ai fini par secouer la tête, non, je ne pouvais pas l’ignorer. Ignorer Pascal? Impossible. Mais qu’est-ce que je faisais? Planté Thomas pour courir parler à Pascal, parce qu’il le voulait tout à coup? C’était nul. Mais, impossible de ne pas courir vers lui. Sur le moment, je ne réalisais pas à quel point c’était affreux d’agir comme ça vis-à-vis de Thomas.

  • Très bien. Comme tu veux. Je pense qu’il est inutile que je t’attende?
  • Non. Je… Je regarde ce qu’il veut et je remonte.
  • Bien sûr…

Pascal avait laissé la porte entre les 2 appartements ouverts. Ce qui veut dire, qu’il s’attendait à ce que je cours en voyant son message. Léger pincement dans la poitrine, en pensant qu’il connaissait son pouvoir sur moi. La tête appuyé contre le dos du canapé, les jambes croisés sur la table basse, Pascal somnolait.

Thomas nous écouterait sûrement, donc, je devais faire attention à ce que je dirais.

Je me suis assise à côté de lui et j’ai pris sa main. Il ne s’est pas réveillé. J’en ai profité pour posé sa main contre ma joue. J’avais envie de sentir sa chaleur, la douceur de sa main, sentir sa peau contre ma joue. Quant j’ai relevé la tête, il me regardait.

Pascal avait cru que je ne viendrais pas. On a longuement tourné autour du pot. Enfin, non, lui. Moi, j’attendais qu’il me dise ce qu’il me voulait. En même temps, j’étais tellement contente d’être près de lui, que j’en oubliais Thomas.

Puis, Pascal est entré dans le vif du sujet, toujours en tournant autour du pot. Il a voulu savoir si j’avais passé une bonne soirée sur le bateau. Sa question m’a surprise. Je ne voyais pas ce qu’il en avait à foutre que je m’amuse ou non? Puis, il m’a demandé si je n’avais pas oublié quelque chose? Vraiment, je ne voyais pas.

J’étais en train de me dire qu’il me faisait encore un de ces coups! Ça fait des semaines qu’il me mène en bateau, alors c’était quoi ces questions?. Quant il voit que je tente de m’éloigner de lui, il me fait une petite sérénade pour voir si je suis toujours accrochée. Une façon de tirer sur ma laisse.

J’ai cru que ma tête allait explosé quant Pascal m’a rappelée, qu’on avait commencé à sortir ensemble un 4 juillet, il y a 5ans!

Tout à coup, les images du week-end se sont mises en place. Ciel, dire que je n’avais pas noté dans mon journal certaines choses, parce que je pensais que c’était simplement une fête comme on en avait l’habitude. Je n’avais pas saisi. Je n’avais pas compris. Je n’avais pas écouté non plus. Parce qu’ils ont levés leurs verres, fait sauter les feux d’artifices… A quoi je pensais?

Etait-ce la raison pourquoi Pascal était resté chez lui tout seul? J’avais pensé que c’était pour me montrer qu’il savait que j’étais chez Thomas, ou voir si je rentrais, ou un truc du genre. Peut-être que j’avais tout faux? Peut-être qu’il espérait que je passe chez lui?

Si je l’avais fait, peut-être que tout se serait arrangé pour nous? Mais, j’avais eu la tête ailleurs… vide!

Pascal était déçu. En plus, il avait l’air de croire que j’avais passé ces derniers jours avec Thomas, exprès pour lui faire comprendre que j’avais tourné la page sur lui. Je suis restée sans voix. Il avait espéré un geste, un signe. M’avait laissé plusieurs messages auxquels je n’avais pas répondu.

Pour ma défense, je lui ai rappelé que, c’était lui qui avait l’air si pressé de me quitter vendredi soir. J’avais voulu le voir, passer la soirée avec lui, mais il m’avait dit qu’il avait déjà quelque chose. J’ai omis de mentionné que j’avais oublié notre anniversaire et que ce n’était que parce que j’avais envie de le voir et l’empêcher d’aller à son rendez-vous avec Elodie à 21h.

Pascal a dit avoir rendez-vous avec Paul et Michael pour préparer la fête. Il donnait un coup de main. Il voulait aussi me faire une surprise, mais tout est tombé à l’eau.

Pfff, j’avais entendu ce qu’il avait dit à Thomas; il passait chercher des affaires et allait dormir chez Elodie! Là, il me prenait vraiment pour une cruche. Je ne croyais pas un mot de ce qu’il racontait.

Puis, il m’a dit d’écouter ma boîte vocale, je reconnaîtrais certainement les voix de Paul et Michael qui me saluaient. Je verrais qu’il était bien avec eux. Il a aussi dit qu’il m’avait laissé un message pour me demander de le rejoindre. Qu’il était passé prendre quelques affaires pour le lendemain. Il avait croisé Thomas, et il a su que je passait chez lui. Il n’avait pas voulu raconter ses plans à Thomas. Encore moins en sachant que je n’avais pas l’intention de le rejoindre, mais plutôt de voir Thomas. Ça l'avait blessé.

Il m’a raconté avoir attendu pour voir si c’était vrai que je passais chez Thomas. Il avait espéré recevoir au moins un message de ma part. Des explications peut-être. Il ne comprenait pas. Il avait alors annulé ses réservations et attendu. Il a pensé que peut-être que je finirais par descendre vers lui. Mais non.

Alors, je lui ai demandé s’il avait vu Elodie ce soir là. Il a avoué que oui. Qu’il avait dit à Elodie qu’il avait un rendez-vous important en pensant à notre rendez-vous. Puis, il avait été rejoindre Paul et Michael.

Mouais… Comme ça, Elodie pouvait penser que son rendez-vous important était avec eux! Il dit qu’il pensait à notre rendez-vous, mais il ne le lui a pas dit. Donc, il n’avait pas voulu qu’elle sache pour moi? Ouais, je vois! Il avait admis être amoureux d’elle, alors pourquoi lui aurait-il dit qu’il préparait un rendez-vous en catimini avec son ex!

Bref, encore une fois, on était à côté de la plaque. Thomas m’attendait, et même si une part de moi aurait voulu rester et aller jusqu’à la réconciliation, l’autre part se sentait frustrée, furax, désolée. Thomas serait vexé si je restais plus longtemps. Ça faisait plus d’1h qu’on discutait. Et Pascal lui aussi allait se sentir vexé de me voir repartir à l’étage. Pourquoi est-ce que je me retrouve toujours le cul entre 2 chaises? Toujours à devoir faire des choix aussi difficile?

Je ne peux pas rester, et je ne peux pas remonter… Mais je dois remonter. Je l’avais promis.

Le coeur déchiré, j’ai dû me forcer à me lever et partir… J’aurai tout donné pour pouvoir rester… J’aurai voulu avoir la formule magique… Que Pascal me supplie peut-être… Ou alors, qu’il monte me chercher… Que Thomas sache que ce n’était pas ma décision, ou qu’il voit que je n’avais pas le choix…


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189/2013 - Pascal fait un pas? j ai raté le coche!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 7 juillet 2013  - 188/2013 - Pascal fait un pas… j’ai raté le coche!

Comme une groupie, j’ai passé la journée au bord du terrain à les regarder jouer. On était installé à l’ombre sous un des arbres, mais Thomas avait aussi pensé à prendre quelques parasols. J’avais pris un bouquin, et j’ai essayé de lire, mais c’était quasi impossible. Quant ils ne jouaient pas, tout le monde se retrouvait autour de nos linges et chaises. Et quant ils jouaient, je me sentais obligée d'aller les encourager avec Caroline.

L’ambiance était agréable, et pour une fois, je participais aux discussions et aux rires. Je riais de bons coeurs. C'était une belle journée ensoleillé. Il faisait chaud, et on était une bonne équipe.

Thomas était adorable, et était aux petits soins. Il avait des gestes affectueux, mais on a évité les bisous sur les lèvres et autres. Parce qu’on ne sortait pas ensemble. On se voyait, avait des rapports, mais je ne suis pas prête à m’engager avec quelqu’un. Je crois que j’espère encore que les choses s’arrangent avec Pascal. Je pense que Thomas le sait.

Pascal ne m’a pas sourit une seule fois de la journée. On s’est évité. Il passait son temps avec Caroline collée à ses basques. Ce matin, Thomas est descendu prendre le café avec lui. Je n’ai pas voulu l’accompagner.

Je comprenais très bien qu’ils avaient l’habitude de se retrouver pour le café du matin. Je le sais, parce que quant je passais, à l’époque, le week-end chez Pascal, Thomas descendait souvent pour le petit déjeuner.

Puis, sans prévenir, Pascal m’a demandé si on pouvait aller manger un truc rien que les deux après. Glups!
J’avais déjà des projets avec Thomas.

Après la joute sportive de la journée, Thomas avait invité tout le monde à rejoindre le bateau, qu’il avait amarré dans le port de Nyon. On avait l’intention de finir la soirée sur le bateau. Je ne pouvais pas planté Thomas, juste pour aller manger avec Pascal! Qui me dit qu’il n’avait pas ensuite rendez-vous avec sa Elodie et me planterait direct après le repas?

Je lui ai donc rappelé la soirée sur le bateau, et il a dit qu’on n’était pas obligé d’y aller. Je n’ai pas voulu lui dire ce qui se passait dans ma tête, et ce qui me retenait de dire oui.

J’ai regretté après de n’avoir pas accepté, quant j’ai vu Elodie se pointer avec une de ses copines, en fin de journée. Je me demande s’il l’a prévenu avant ou après son invitation??? Par bravade, j’aurai voulu avoir le courage d’aller lui dire que finalement, j’acceptais sa proposition! Mais, je n’ai pas osé. Je ne me sentais pas le droit de faire ça à Thomas.

Peut-être que je devrais arrêter de penser aux autres et un peu plus à moi...

Ça m’a retourné l’estomac de la voir là. De voir que les copains à Pascal semblait l’apprécier. Ils semblaient la connaître. Donc, Pascal a certainement dû sortir avec eux quant il était en sa compagnie. J’avais envie de le frapper. La jalousie me bouffait les neurones. Donc, Pascal ne passait pas simplement la soirée, en cachette, chez elle, ils sortaient également avec ses potes? Subitement, j’avais mal à la tête. Et une folle envie de me disputer avec Pascal. De lui lancer des vacheries à la gueules, lui crier dessus, de poser des milliers de questions. J’enrageais.

Je me suis calmée quant j’ai remarqué que Thomas m’observait. Il avait dû remarquer mon expression. Pour masquer ma mauvaise humeur, je lui ai souri. Après, j’ai tourné le dos à Pascal, évité d’être près de lui. Eviter tout contact visuel ou physique, même atmosphérique. Intérieurement, j’ai blindé mon oreille pour ne pas entendre le son de sa voix et oublier jusqu’à sa présence.

Pascal et Elodie ne sont pas venu sur le bateau. Tant mieux.
Ça m’éviter des sueurs froides ou tout un stratagème pour les éviter. Un bateau, c’est comme une cage, difficile de ne pas se retrouver nez à nez.

Même sans Pascal, on a passé une super agréable soirée.

Thomas était un peu plus proche, me prenant dans ses bras à chaque occasion. C’était chou et je me suis sentie bien. Je me sens toujours bien avec lui.

Avant 23h, il a mis un terme à la soirée en ramenant le bateau au port. 23h30, on était rentré. Thomas n’a pas eu besoin de me demander si je dormais chez lui, ça allait de soi.

Bizarre! Pascal était chez lui… et… Seul! Etonnant... Ou était passé Elodie? Ou encore, Caroline???

Ça devrait me faire plaisir, mais pas tellement en fin de compte. Au contraire, je me pose des questions. Pourquoi maintenant, alors que j’essayais de l’oublier??? Alors qu’Elodie est venue se pavaner au bord du terrain en fin de journée? Et qu’ils sont partis ensemble??? J’ai l’impression que c’est pour me culpabiliser. Ou sinon, notre timing est à chier!


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188/2013 - Que va faire Pascal? - (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 6 juillet 2013  - 187/2013 - Que va faire Pascal?  - (2)

C’est fou comme je me sens à l’aise avec Thomas! Pourquoi ce n’est pas pareil avec Pascal? Pourquoi est-ce que je me sens gênée, ou de trop? Je ne comprends pas!!! Pourtant, je l’aime plus que tout au monde!

Je suis arrivée en retard au tournoi, comme d’hab. Dès que j’ai passé l’entrée des terrains, Thomas m’a fait signe en souriant. Impossible de rater un grand type, qui saute sur place en faisant de grands signes. Les regards de ses potes se sont tournés vers moi, ce qui m’a fait prendre des couleurs instantanément. Tout de suite à l’aise grâce à lui. Ni perdue, ni plantée. Thomas m’a prise aussitôt par la taille et m’a fait une place avec eux.

Puis, j’ai vu Pascal… Il m’avait bien entendu vue, étant donné les débordements de Pascal.

Au fond du coeur, je lui faisais le reproche de n’avoir pas pensé m’inviter. J’avais l’impression d’avoir les organes internes en plein marathon. Voir Pascal m’a toujours scotchée sur place. J’ai détourné la tête pour sourire à Thomas. Je lui étais reconnaissante de toujours me faire une place partout. De toujours m’accueillir comme si j’étais une déesse.

Peu après mon arrivée, ils ont dû aller sur le terrain. J’étais contente de ne pas être arrivée 10mn plus tard, je n’aurai pas su où me mettre en attendant. Glups. On s’était installé dans un coin à l’ombre. Quelqu’un avait pensé à prendre une glacière, remplie de boissons rafraichissantes. Thomas bien sûr. J’ai compris que les chaises longues et autres n’étaient pas fournis par le club organisateurs, mais avaient aussi été apportés par Thomas, avec l’aide de ses potes. Sacré Thomas!

Pendant une pause, on a été s’asseoir à une des tables sous une des tentes. Le Club faisait des grillades. Bien sûr, ce n’était pas offert, il fallait payer. Le “Capitaine” de l’équipe offrait la collation pour remercier les joueurs et leurs compagnes. Ça, j’ai trouvé sympa.

Pascal était assis presque en face de nous, à côté de Caroline. Je me suis demandée si Pascal l’avait invitée ou si elle s’était imposée. Heureusement, pas de trace de la miss Elodie. Je crois que ça aurait ruiné ma journée. Ierk, j’aurai peut-être dû lui parler? Argh, j’aurai pas pu.

Vers la fin de la pause, j’ai entendu Pascal dire qu’il se sentait enfin “libre”. Jess était repartie pour les Etats-Unis. Ça m’a fait drôle de l’apprendre comme ça. Et peur aussi. Maintenant, rien ne le retenait à la maison. Chez lui. Oui, j’étais chamboulée. Nos regards se sont croisés à plusieurs reprises. J’aurai été incapable de dire à quoi il pensait quant il me regardait. Il avait l’air dans la lune. Je ne pourrai ni dire s’il était fâché, content de me voir, ou même s’il y avait de la distance dans ses yeux verts. Trop perçants.

Quant les autres se sont levés pour aller se préparer à retourner sur le terrain, Pascal est resté assis, la tête dans les nuages. Il avait l’air pensif. Ou triste? J’avais voulu partir, mais quelque chose m’a retenue près de lui. J’ai eu l’impression qu’il avait besoin de moi. Que je devais rester...

  • C’est moche hein? Dire que je me sens libre parce que Jess est rentrée?

Son regard a glissé sur moi pour se perdre à nouveau dans le vague.

  • Comment est-ce qu’on en est arrivé là? Il y a pas si longtemps, elle était toute ma vie. Je l’aimais comme un fou. Dingue au point de la laisser me mener par le bout du nez. On a acheté un appartement à New-York, on était heureux… Non, j’étais heureux. Elle, je ne sais pas en fait. On était libre ensemble. On avait planifié notre vie, s’était projeté dans l’avenir. On imaginait notre vie ensemble. J’étais toujours impatient de rentrer du boulot pour la retrouver. Je la trouvais si fascinante, pimpante, pleine de vie, belle… autant qu’aujourd’hui, je la trouve agaçante. Aujourd’hui je me rends compte à quel point elle était loin de ressentir la même chose pour moi. Elle en avait rien à foutre. Elle jouait à me tourner en bourrique. Jeeez… Comment en est-on arrivé là? Un jour tout est beau, bien défini… et tout d’un coup, on ne reconnait plus rien! Ou sont passé mes certitudes, mes plans, mon avenir? Je l’aimais tellement… On avait tellement de projets...

Pascal s’est mis à lacer ses chaussures… perdu dans ses pensées… Petits moments de silence. C’était bizarre de l’entendre parler comme ça. Je ne savais pas qu’il se posait tant de questions.

  • On a voulu se rapprocher de la famille, alors on a décidé de venir aussi en Suisse. Notre petite vie bien rangée allait en prendre un coup… Jess n’a pas voulu venir tout de suite. Elle venait me rejoindre après que je sois bien installé. Elle me manquait à un point, c’était fou. Elle a commencé à repousser son arrivée, et continuait à me manquer de plus en plus. Au point que j’avais même pensé rentrer la chercher. Je ne supportais pas la vie sans elle.

Pascal a eu une sorte de petit rire… désabusé. Pascal devait être prêt à rentrer sur le terrain, les autres l’appelaient, l’exhortait à se dépêcher. Pourtant, il n’avait pas l’air pressé.

  • Un soir, je sors avec Thom, et je t’ai vue… Je suis tombé sur les genoux! J’étais amoureux? Improbable. J’ai compris que ce que j’éprouvais pour Jess n’avait rien à voir avec l’amour. C’était une amourette de jeunesse. Rien à voir avec l’amour fou. Toute ma vie a été chamboulé en un instant. Comment est-ce possible… Tout a changé si vite… Cette fille que je croyais aimer à la folie, avec qui j’avais planifié ma vie… Je me sens libre quant elle s’en va? C’est d’un triste…

Comme s’il s’était secoué, Pascal s’est levé pour aller rejoindre ses potes. Du coin de l’oeil, j’ai aperçu Thomas qui faisait l’effort de ne pas lancer des regards inquiets dans notre direction.

Pascal a fait quelques pas, puis il s’est arrêté. Il me tournait le dos et regardait en direction du terrain. Il avait déjà fait un pas en dehors de la tente. Sans se retourner, d’une petite voix, Pascal m’a demandé si j’avais bien dormi chez Thomas. Glups. Ça m’a tétanisé. Si je m’attendais à celle-là!

Comme je tardais à répondre, il a ajouté qu’il m’avait vu arriver hier soir, mais pas repartir. Ce matin, ma voiture était encore là, donc il en a conclu que j’avais dormi chez Thomas. Se tournant à moitié, mais toujours sans me regarder, il a demandé s’il se passait quelque chose entre nous, si je n’avais pas quelque chose à lui dire à ce sujet. Puis, Pascal a semblé se raviser, il est parti en courant rejoindre son équipe.

Ou était-ce parce que les autres lui faisaient signe de venir???

Je suis restée longtemps assise à la table sans bouger. Je ne sais pas si je pensais à quoi que ce soit. Je crois que j’avais la tête vide. Bizarrement, je voyais ma nièce en train de balancer la tête de manière comique, pour dire; “Je suis vi-iiiii-de dans ma tête”. En d’autres circonstances, j’aurai éclaté de rire. Elle faisait référence à ces nanas qui s’habillent de manière vulgaire, qui rigolent pour un rien, bêtement, juste pour faire plaisir aux garçons.

Je suis finalement sortie pour aller au bord du terrain où ils jouaient, pour pas inquiéter Thomas. Je ne voulais pas qu’il s’imagine que j’étais partie après ma discussion avec Pascal.

Je n’ai pas réussi à me mettre dans l’ambiance, malgré la présence rassurante de Caroline au bord des terrains avec moi. Je n’étais pas toute seule. Elle était, là à les encourager, à sauter, applaudir à chaque buts. Moi, j’étais hors champ, hors du temps. Dans la lune.

Après la journée au soleil. Et c’était un soleil de plomb. Il y a eu le souper tous ensemble. Encore là, j’étais à côté de la plaque. Pascal ne faisait pas attention à moi. Lui aussi avait l’air un peu à côté de la plaque. Thomas, lui, était égal à lui-même; chaleureux, amusant, drôle. Aux petits soins pour tout le monde.

Puis, Pascal a dit qu’il rentrait… Et je me suis un peu réveillée, comme après un long sommeil. Le brouillard dans ma tête s’est déchiré. Il s’est levé, a fait la bise aux filles, moi y compris, serré la main de ses potes, puis j’ai vu son dos disparaître au loin. Il était parti. On aurait dit que tout avait perdu de sa substance. Le néant. Il n’y avait plus rien d’intéressant.

Je n’avais même pas remarqué tout de suite que Caroline était partie avec Pascal. Ni qu’elle m’avait fait la bise en partant.

Avec Thomas, on est rentré une heure après approximativement. Il a fait la remarque que, j’avais l’air de ne pas être là toute la journée. Gentiment, il a voulu savoir ce qui s’était passé avec Pascal, ce qu’on s’était dit. Je lui ai dis qu’on a parlé seulement de Jess. Et c’était vrai. Je ne mentais pas.

Normalement, un samedi soir, Thomas sort toujours, mais ce soir, on a passé la soirée chez lui à mater des films. En passant, j’avais remarqué que Pascal était chez lui. Mais très vite, j’ai fermé mon esprit aux délires. Il ne fallait pas que je pense à lui. Que je me mette à me poser des questions sur le pourquoi et comment. Fallait pas.

Cette nuit aussi, j’ai dormi chez Thomas. Avec Thomas. Lui au moins voulait que je sois là...


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188/2013 - Réponses à mes amies ;)

Publié le par JaneDo


Akemi-sama

 hawaii (Visiteur)


Ola , si j'étais à ta place j'épouserai Thomas et ferai des enfants avec , c'est tout ce que mérite pascal ! il ne te merite pas !! il trouve une femme qui accepte d'attendre 5 ans qu'il se débarasse de sa femme , qui accepte le fait que Monsieur aille tout le temps voir ailleurs , et il se permet de te jeter pour n'importe quelle blondinette qui passe . C'est de l'égoisme pur et dur ! IL ne te mérite pas ! ca fait 4 ans et tu ne l'a toujours pas compris !

A travers ton histoire j'ai compris que malgé son attitude de gosse de riche , thomas est le mec qui te convient le plus , il t'aime vraiment ! ca se voit ! ouvre les yeux , parfois un couple qui s'entend bien a plus de chance de réussir qu'un couple qui s'aime a en mourir .



Je dis ca mais je dis rien , la plupart du temps ou j'ai donné un conseil a mes amies elles sont revenues pour m'étrangler ... mais c'est ce que je pense

* * * * *

Morte de rire Hawaii... "mes amies sont revenues pour m'étrangler...". Malgré la tension que je ressens ces temps, tu as réussi à me faire craquer de rire... Ca fait un bien fou!

Sérieusement, si je n’avais jamais rencontré Pascal, je crois que je me serais jetée sans arrière pensée dans une relation avec Thomas. Mais voilà, il y a Pascal et mon coeur m’empêche d’être complètement à quelqu’un d’autre. Je ne peux empêcher les petits papillons de voler dans mon estomac dès que je pose les yeux sur lui… Il me fait vibrer, me sentir exister. C’est horrible. Je sais bien qu’il est égoïste, qui ne l’est pas? Moi je le suis…

C’est vrai, j’ai aussi remarqué que les couples qui s’entendent bien ont beaucoup plus de chance de réussir que ceux qui sont ensemble par amour ou par passion! Ça fait réfléchir, c’est sûr. Hélas, ce n’est pas toujours la raison qui commande!!! Et dans mon cas, j’ai beau savoir ce qui serait bien, mon coeur me trahi toujours… Si seulement je pouvais faire abstraction de cet organe inutile!!!

Merci pour ton mot Hawaii, en plus tu m’as fait rire, ça ne m’arrive plus très souvent… Bisous

Janedo


Akemi-sama

Akemi-sama (Visiteur)
La par contre je ne comprends pas comment tu peux être dans le déni avec cette conversation qui date de samedi.

Je t'avais aussi parlé de ce problème il y a deux ans, mais ça devient un dealbreaker : une relation se définit par des étapes, une évolution. J'ai compris depuis longtemps que tu ne voulais pas d'enfants ni d'engagements à long terme. Cependant, c'est de ça que se compose une relation longue. Je t'avais dis que si tu ne changeais pas d'avis ça poserait un problème, et c'est ce qui se passe. Si tu ne changes pas d'avis tu vas perdre la 1ere place que tu occupes encore dans le coeur de Pascal. Emménager, se marier, avoir des enfants, c'est important dans la vie d'un couple, ça montre un engagement et ça pérennise la relation en lui donnant un avenir, ça permet de faire des projets. Je pense que ta dernière carte pour récupérer définitivement Pascal c'est ça. Ce serait dommage que tu ne reconsidères pas la question, ça te donnerait aussi un objectif concret dans la vie, une raison de devoir continuer tous les jours. Si tu ne te décides pas Elodie va définitivement prendre cette place là, et une fois qu'ils se seront engagés sur cette voie, ou fait des promesses, ce sera trop tard.
Réfléchis-y stp, pourquoi est-ce que ça te semble aussi improbable ?
Tout est dans l'article que tu viens de poster, les réponses aux principales questions que tu te poses : est-ce que Pascal aime Elodie, est-ce qu'il t'aime, pourquoi il est avec elle, et pas avec toi, qui il considère vraiment comme la femme de sa vie, etc. Il est vraiment essentiel que tu ouvres les yeux et que tu regardes les choses en face.

Affectueusement :)

 

* * * * *

 

Coucou Akemi-sama,

 

Ca me fait toujours plaisir d’avoir tes commentaires. Même si… des fois, j’aimerai garder la têtes sous le sable comme les autruches. Je suis bouchée, c’est pas nouveau. Je pense que c’est du “déni”, parce que je ne veux pas, je ne peux pas imaginer que les choses se terminent comme ça avec Pascal.

Arrrhhhh Akemi-sama, je sais, je sais, je sais bien… Tu me l’avais dis. Je sais bien qu’un couple doit suivre les standards imposés; vivre ensemble, se marier, bébés, etc. Je ne peux pas changer ma mentalité comme ça. C’est trop dur. Je NE VEUX PAS d’enfants. Je ne veux pas me forcer, ni me mentir à moi-même en faisait semblant, ou avoir des enfants et me retrouver à avoir horreur de cette vie là!

Je n’ai jamais menti à Pascal à ce sujet, je pensais qu’il m’acceptais comme j’étais! Apparemment, je me suis trompée!

En fait, j’avais même pas retenu ça en les écoutant parler l’autre soir… J’avais juste retenu que Pascal pensait être amoureux de cette fille! C’est dire comme je me retrouve dans l’incapacité de réfléchir correctement. Mon cerveau ne fonctionne plus comme avant…!

Tu sais, je suis consciente, ma tête le sait, mais en même temps, je m’arrange pour le cacher quelque part, pour ne pas le voir. Je ne veux pas. Même si tout mon être me dit ce que je dois faire, je me rebiffe mentalement. Je n’arrive pas à me dire qu’il faudrait que je lui fasse croire que je veux toutes ces choses que je lui ai dit ne pas vouloir… Parce que, ce ne serait que des mensonges!

Je sais bien que la plupart des gens mentent pour obtenir ce qu’ils veulent, mais moi, je n’arrive pas à aller si loin… Le problème reviendra me hanter, que faire si tout à coup Pascal veut me faire un mome? Bon, au début, je pourrais toujours mettre le holà, en lui disant que tant qu’il est marié… Mais, s’il divorce d’un coup, alors je fais quoi? On sera au même point, et là, je devrais lui dire que je lui avais menti?

Je vais… essayer… de voir si je peux m’envisager avec des enfants… Iak, rien que l’idée ça me fout les jetons! Je n’en suis pas capable… Je le sais… Je ne serais jamais à la hauteur! Mais, je vais essayer de me projeter, de m’imaginer avec un gosse et on verra. J’ai peur de moi-même en fait, parce que, quelque part, je m’imagine en train de lui mentir et accepter de faire un pas… Mais vivre avec, tous les jours??? Glups, encore un frein…

Rhhh, je suis lamentable… Je veux tellement être avec lui, que je pourrais presque aller jusqu’à mentir pour ça… Mais je tiendrai pas plus qu’un round! Pitié, il doit bien y avoir une autre solution?

Je croyais vraiment que Pascal savait et m’avait accepté telle que j’étais!!! Je ne pensais pas qu’il espérait me faire changer d’avis en cours de route. J’aurai dû le savoir, tout le monde fait ça! Tout le monde ment pour arriver à leurs fins, et quant la facture tombe, ils se tirent! Mais, je ne veux pas être comme ça…

Tu m’avais avertie pourtant… Je n’ai pas voulu voir les choses en face. Le pire, c’est que je sais que je ne veux toujours pas voir la réalité en face! Je le sais bien. Je veux croire que notre amour sera le plus fort, qu’on est fait pour être ensemble, qu’on arrivera à se retrouver comme avant. Que je serais encore là quant il réalisera qu’il veut qu’on soit ensemble malgré tout.

Et voilà, j’ai la boule à l’estomac encore… J’ai peur que les choses ne se passent pas comme dans mes rêves! Je rêve trop fort peut-être!

Je t’adore Akemi-sama, merci pour ton mot une fois de plus. Ca me secoue, et m’a un peu remis les idées en place. Mais, dès que je pense à lui, j’ai la tête à l’envers et j’espère encore et toujours… Et j’espère encore que les choses vont se passer comme je les espère… Comme si je savais ce que j’espère vraiment!!!!


(Hum oui… L’enfermer dans un tiroir, qu’il ne voit que moi, qu’il ne rêve que de moi. Que toutes les autres jolies filles de la planète disparaissent d’un coup!… Mouais! Ou, qu’il perde la vue quant on est ensemble, comme ça le dernier visage qu’il verra sera le mien. Je deviendrais son infirmière et on vivra heureux jusqu’à la fin des temps…  Ouais, je délire!!)

Big bisous Akemi-sama :)


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187/2013 - Que va faire Pascal?

Publié le par JaneDo


Samedi, 6 juillet 2013  - 187/2013 - Que va faire Pascal?  - (1)

Je ne m'attendais pas à voir Pascal débarquer chez Thomas! Heureusement, Thomas avait eu la bonne idée de fermer la porte entre les 2 appartements. Heureusement aussi, que Pascal n’a pas eu la mauvaise idée de passer par l’extérieur. Il m’aurait surprise chez Thomas. J’ai juste eu le temps de me cacher dans la chambre à Thomas. Je ne voulais pas que Pascal me trouve en larmes.

  • Qu’est-ce que tu fou là? Je croyais que t’avais un truc ce soir?
  • Juste venu prendre quelques affaires pour demain. Bah, et toi? Tu ne sors pas ce soir?

Petit silence de la part de Thomas. Puis, il a balancé qu’il m’attendait. Glups! Pourquoi il a fait ça? Et si Pascal restait planté là? Je fais comment pour m’extirper de la chambre?

  • Jane? Vraiment?
  • Oui.
  • Bizarre! On a mangé ensemble ce soir. Elle ne m'a rien dit! Et… Elle est partie sur les chapeaux de roues… Fâchée.
  • Ha! Que s’est-il passé?
  • Je ne sais pas exactement… J’ai voulu le lui demandé, mais elle a filé.

Encore un silence. Thomas savait, puisque je lui avais raconté. Je lui avais même parlé de mes soupçons.

  • Tu avais rendez-vous avec Elodie? Non? Elle a dû le sentir.

J’avais l’oreille presque enfoncée dans la porte. La réponse n’est pas venue. Peut-être avait-il seulement fait un signe de la tête. Flûte.

  • De toute façon, Jane et moi, on n’est plus ensemble.
  • Waouh, la bonne excuse! Et qu’est-ce que tu fous là?
  • Je suis passé chez Elo. Mais, demain on a le tournoi… Puis, j’ai essayé de trouver Jane! Je me demande ce qu’elle fait. Elle passe quand?
  • Je ne pense pas qu’elle viendra si elle voit que tu es là, alors balise pas.

Par curiosité, Thomas a voulu savoir s’il avait vu Elodie ce soir. S’il avait rendez-vous avec elle après moi. Il voulait comprendre pourquoi il me cherchait. Est-ce qu’il avait l’intention de me dire ouvertement ce qu’il ressentait pour Elodie.

Pascal lui a dit que la manière qu’on s’était séparé ce soir lui était resté sur l’estomac. Puis horreur, Pascal a dit; "Je crois que je suis amoureux d'Elo...". Il ne comprenait pas bien pourquoi il se sentait toujours dans le besoin de se justifier envers moi. J’ai entendu un semblant de rire de la part de Thomas. Puis ce dernier lui a demandé à quoi il jouait avec moi. Il lui a demandé s’il s'amusait à me gardait en réserve ou quoi!

J’ai failli tomber à la renverse en entendant Pascal avoué qu’il croyait être amoureux de Elodie.
NON! Je ne veux pas.
Même Thomas a poussé une sorte de sifflement de surprise. Il devait bien se douter que j’avais dû entendre ça!

Les larmes ont aussitôt fait leurs réapparitions. J’étais désespérée. Je ne crois pas pouvoir me remettre de ça. NON. Pascal ne doit pas, ne peut pas être amoureux d'une autre femme. Il avait juré qu’il m’aimerait toujours… Les mots qu’ils ont prononcés après ça me sont parvenus dans le flou dans ma tête. Ça percutait mal.

Thomas a alors dit à Pascal qu’il pensait toujours me faire des avances. Que Pascal n’avait donc plus rien à dire, puisqu’il était amoureux d’une autre fille. Il devait donc être plus clair avec moi. Qu’il devait alors arrêter de me laisser croire qu’on avait une chance, et me laisser me bercer d’espoir.

Et mon monde a encore basculé…

  • Et pourtant, Jane, je l’aime. Je l’aime tellement. Je l’ai toujours dans la peau, je n’arrive pas à… Je ne veux pas la voir souffrir. La voir me fait souffrir. J’ai envi de la fuir, mais en même temps, je n’arrive pas à aller de l’avant. Je l’aime toujours. Je n'arrive pas à me séparer d'elle. Je crois que je ne veux pas la perdre.
  • Ouais, c’est ce que je pensais… Tu veux la garder sous le coude!
  • Pas du tout. Je…

Il y a eu une suite de soupirs. Qu’est-ce que ça voulait dire? J’ai encore une chance?
Non.
Pascal cherche à me fuir!

  • Avec Jane, il n’y a pas d’avenir. Je lui ai encore posé la question l’autre soir. Elle ne veut ni qu’on vive ensemble, ni se marier… Bref, pas de futur. Je n’ai plus 16ans… Je pense à l’avenir, et j’aimerai aussi avoir des gosses un jour. Elle n’en veut pas. On n’a pas d’avenir ensemble. Puis, c’est elle qui m’a plaqué, pas moi. Mais… Arrh, je l’aime toujours, mais ça ne nous avance à rien.

Thomas n'a rien dit pendant un petit moment. Lente torture. Alors, c'était à cause de moi que Pascal me fui? C'était de ma faute?

  • T’es nul mon vieux. Depuis des mois, tu cries haut et fort que tu veux ta liberté, faire ce que tu veux, et tu viens raconter que tu l’aimes? Pfff, tu te fous de ma gueule? Alors, tu fiches quoi? Tu couches avec tout ce qui bouge? Et passe ton temps dans le lit d’Elodie et tu viens raconter que tu aimes Jane? Tu déconnes là! C’est pour me dire que tu veux que je reste à l’écart? Pas d’accord. Je t’aime beaucoup, mais il y a des limites. Et tu fais quoi d’Elodie alors? Et Jane? Oh, et Caroline? Pfff, la liste est longue…
  • J’ai envi de voir ce que ça donne avec Elodie… Elle me plaît beaucoup.
  • Je vois… Donc, Jane n’a qu’à prendre la voie de garage en attendant? Rien à foutre. Je n’ai pas à tenir compte de tes histoires.
  • Wohhh, t’énerves pas! Je te raconte simplement ce qui se passe dans ma tête, c’est tout.
  • Alors abstiens-toi. Jane et toi, vous vous êtes éloigné, ça se voit, ça se sent. Et tu l’as dis toi-même, tu es amoureux d’Elodie. Et tu passes presque toutes les nuits dans son lit en plus. On dirait que tu ne veux juste pas que Jane puisse être heureuse!
  • Parce qu’elle serait heureuse avec toi, c’est ce que tu essaies de me faire comprendre?
  • Et pourquoi pas?
  • C’est pas ton genre!
  • J’ai pas de genre.

Long silence. Je ne pouvais pas voir ce qui se passait, mais je n’entendais plus rien. J’aurai dû choisir la terrasse. J’aurai pu voir et entendre.

Je me suis éloignée de la porte pour regarder par la fenêtre. Voir si je pouvais grimper et aller sur la terrasse. Mais Thomas a passé la tête dans la chambre. Pascal avait dû rentrer. Rentrer se préparer à repartir dormir chez Elodie. Pfff, il l'appelle Elo! Hésitant. Il a semblé étonné de me voir près de la fenêtre. Il se demandait si j’avais entendu celui pour qui je tiens encore la chandelle.

Oui, j’avais tout entendu. J’ai compris que Pascal… que Pascal…

Thomas ne semblait pas aussi énervé que quelques secondes plus tôt. Que dire, à part que j’avais mal à en crever. Que je manquais d’air. Dans les mots que Pascal avait prononcé, il m’avait écrabouillé les poumons. On dirait que Thomas avait raison, Pascal ne cherchait qu’à me garder sous la main au cas où. Ce n’est pas ce que j’appelle de l’amour!

J’avais oublié que les larmes coulaient sur mon visage jusqu’à ce que Thomas tente de les chasser. Il m’a prise dans ses bras et je ne l’ai pas repoussé. Peut-être que si je le laisse faire, il me fera oublié mon coeur lourd, qu’il chassera aussi le chagrin qui me paralysait.

Je me suis accrochée à son baiser comme à une bouée de sauvetage. Je me suis rappelée comme, il fut un temps, où j’aimais ses baisers. Je devais juste ne pas penser à Pascal. Je ne voulais pas penser à Pascal. Chaque fois que son ombre tentait de parasiter mon cerveau, je le chassais. Qu’il disparaisse pour ce soir.

Je ne voulais pas entendre Pascal repartir. Je ne voulais pas savoir s’il retournait, comme il l’avait prévu, chez Elodie. Je voulais que ce soit vide dans ma tête.

J’ai été chercher ma voiture pour la parquer devant la maison. Je crois que c’était, d’une certaine manière, pour voir si Pascal était déjà reparti. Et à quoi ça aurait servi que je dorme chez Thomas, si Pascal ne le savait pas!!! Il y avait de la lumière, alors j’ai jeté un coup d’oeil discret. J’étais sûre que Thomas me suivait des yeux. Persuadé que je bifurquerai chez Pascal.

Pascal ne m’a pas vue passer la première fois. Mais, quant j’ai parqué en revenant, Pascal s’est approché de la fenêtre. Il m'a vue. J’ai jamais filé aussi vite pour monter chez Thomas. Sans un regard chez Pascal. J’étais contente qu’il sache que j’étais là maintenant. J’espère qu’il en crèvera comme moi.

1h30 plus tard, sous prétexte de faire du café, entre les bisous et les câlins hot, j’ai jeté un oeil par la fenêtre. Je voulais savoir si Pascal était parti entre-temps. Surprise, Pascal était encore là. Mon coeur a entamé un 100m. J’avais un peu peur qu’il monte et devoir lui faire face. Quoique, je ne lui dois rien!

J’ai dormi comme un bébé. L’amour, c’est comme de la drogue, ça fait oublier. Je me suis sentie mieux après. Même si, une fois que j’étais sûre que Thomas dormait, j’ai été pleurer dans la salle de bains. Pascal n’était pas monté. Contre toute attente, je crois que je l’avais espéré. J’aurai aimé qu’il fasse une scène. Sentir qu’il était jaloux. J’aurai voulu sentir qu’il voulait encore de moi!

Thomas m’a demandé de l’accompagner au tournoi. Pourquoi pas. Pascal ne me l’avait même pas proposé. Mais, je devais rentrer me changer. Je le rejoindrais sur place. Jeeez, j’espère que je trouverais. Thomas m’a tout bien expliqué. Mais, il y aurait tellement de monde, j’avais peur de tourner en rond à chercher Thomas.

Et Pascal? Que fera-t-il? Il doit savoir que j’ai dormi chez Thomas. Comment réagir? Comment agir quant je le verrai? L’ignorer? Lui parler? Faire comme de rien? Le laisser faire le 1er pas? Mince, une méchante petite boule me grignotait l’estomac. Le trac sans doute. Comment je réagirais si Pascal a invité Elodie? Aïïïe!


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186/2013 - Pascal a rendez-vous avec Elodie!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 5 juillet 2013  - 186/2013 - Pascal a rendez-vous avec Elodie?

Ce vendredi matin, j'ai couru chercher mon natel à l'ouverture du magasin où je l'avais laissé. Pfff, ils ont fait ceux qui n'avaient rien trouvé. J'ai dû les avertir qu'on avait traqué mon natel, pour qu'ils le retrouvent enfin!!! J'ai appelé Pascal direct après. Je voulais éviter qu'il organise quelque chose pour ce soir, avant que j'aie pu lui parler.

Malheureusement, Caroline avait raison. Pascal m’a dit qu’il avait déjà des projets…
Des projets hein? Certainement encore avec cette Elodie!
Heureusement aussi que Caro m’avait prévenue, j’ai donc proposé vers 19h, et il a accepté.
Je pensais bien trouver un moyen de l’empêcher d’honorer son rendez-vous de 21h!

On s’est retrouvé au Baroque. C’était tôt, donc c’était presque désert. J’aime autant. On pouvait discuter calmement. On aurait dit que Pascal était sur ses gardes. Un peu distant. Ça m’a fait mal au coeur. Je crois qu’il a dû se rendre compte que j’étais triste. Parce qu’il a pris mes mains entre les siennes, et a même prétendu que ça lui faisait plaisir de me voir.

Pascal m’a interrogé sur ce que j’avais fait ces derniers temps, où je comptais habiter, etc. Il était étonné parce que j’avais l’air de bien prendre les choses (en parlant de mon appart).

Pour une fois, j’étais arrivée à l’heure à notre rendez-vous. Quelque part, j’avais eu peur qu’il ne vienne pas. Ou m’appelle peu avant l’heure, pour me dire qu’il ne pourrait pas venir. J’étais donc déjà en ville, et s’il l’avait fait, j’aurai foncé chez lui. S’il n’avait pas été là-bas, je l’aurai cherché partout. Aussi, si je ne l’avais pas trouvé, j’aurai été camper chez Elodie. Je savais qu’il ne voyait pas Caroline.

Mais, j’avais rendez-vous avec Thomas à 21h30 aussi...

Quant Pascal a commencé à regarder sa montre, discrètement, j’ai eu envie de lui demandé ce qu’il faisait après, et si je pouvais l’accompagner. C’était déjà 21h. Le temps avait passé si vite. J’avais l’impression qu’on venait à peine d’arriver.

Pascal a été déstabilisé par mes questions. Il a cherché des excuses. Il ne pouvait pas me prendre avec, ils étaient sensés se retrouver entre mecs. Entre mecs? Ben tiens! Pfff, à la lueur de son regard, et sa manière d’éviter le mien, j’ai compris qu’il mentait. J’ai d’abord voulu faire celle qui ne se doutait de rien.

Finalement, mon impulsivité à pris le dessus. Le jeu n’en valait pas la chandelle. Je lui ai balancé qu’il me mentait. S’il n’avait pas envi de me voir, autant me le dire en face. J’ai attendu de voir les mots se formuler sur ses lèvres, de mémoriser l’expression de son visage. Mais rien. Pascal n’a rien dit de tel. Il m’a seulement fixée, cherchant comment se sortir de cette impasse, avec des mots qui ne venaient pas.

Sachant que de toute manière, il finirait par me planter là et partir à son rendez-vous, je me suis levée pour partir la première. Dans la précipitation, j’ai renversé son verre sur lui, en m’arrachant de mon siège. Les larmes montaient en flèche, et je voulais partir avant qu’il ne me voit pleurer. Mais, c’était peine perdu. Il a vu.

Pascal a voulu me retenir par le bras, mais j’ai aussi arraché mon bras. Cette fois, c’était mon verre et quelques objets qui ont finis sur le sol dans un tintamarre infernal. Les rares clients du bars se sont retournés pour nous observer. Ce qui m’a mise encore plus mal à l’aise.

Avant qu’il n’ait eu le temps de s’excuser pour les dégâts et payer, j’avais déjà pris mes jambes à mon cou. Et disparue de sa vue.

En larmes, j’ai appelé Thomas. Thomas a été juste super. Il a voulu venir me chercher, mais c’était pas la peine. Il m’a dit de monter. Je ne me suis pas faite priée. Il était gentil au téléphone, se montrant compréhensif. Patient. Adorable.

Je n’avais pas mis de musique, donc j’ai entendu mon natel. C’était Pascal. Qu’est-ce qu’il pouvait bien vouloir rajouter? Je ne voyais pas comment il pouvait faire passer mon chagrin.

Pourtant, j’ai décroché. Répondre est un grand mot, parce que je n’ai rien dit. Je l’ai laissé parlé. Entendre sa voix était une douce torture que je n’étais pas encore capable d’éviter.

Il me demandait où j’étais, de l’attendre, qu’on pouvait parler… Parler? Mais de quoi donc? Je l’écoutais, incapable de placer un seul mot. C’aurait été une explosion de pleurs, alors autant m’abstenir. Mon silence à l’autre bout semblait le perturber. Il m’incitait à lui répondre, mais je n’avais rien à dire. Et je voulais certainement pas pour lui pleurer dans les oreilles.

Après 10mn, j’ai fini par raccrocher. Trop douloureux. Parce qu’aussi, je ne pouvais pas conduire et ayant le téléphone à l’oreille.

Je me suis littéralement écroulée en larmes dans les bras du pauvre Thomas. Il a bon dos lui. Il me ramasse toujours en morceaux. J’aurai peut-être dû me tourner vers Layne? Ou est-ce que j’avais fait exprès de choisir Thomas pour rester proche de Pascal? Ou parce que j’en avais vraiment envie?

  • C’est encore Pascal hein? Ouais... Personne d'autre ne te mets dans des états pareils!

A quoi bon répondre? Il savait déjà pourquoi j’étais dans cet état. Thomas m’a laissé pleurer un bon moment. Quant je n’ai plus eu une goutte à verser, Thomas a osé quelques questions. Mais, je ne pouvais pas parler de Pascal sans fondre encore en larmes. Thomas l’a compris. Je me sentais si douloureusement mal, si triste, si désespérée. Comment rester la tête hors du puits noir dans lequel je sombrais. La douleur était si tenace, si brulante.


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185/2013 - Elodie demain à 21h?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 4 juillet 2013  - 185/2013 - Elodie demain 21h?

Afff, jeudi… Comme il était évident que Pascal ne pensera pas, que ce devait être évident, qu’on passe la soirée ensemble, je l’ai appelé. Grrrh, il avait déjà un truc. Je le ha-ïïï-se! Déjà un truc hein? Et qu’est-ce que ça pouvait être hein? J’ai immédiatement appelé Caroline pour savoir, si par hasard, Pascal avait rendez-vous avec elle? Mais non.

Caro l’avait aussi appelé, elle lui avait proposé d’aller au ciné, pour voir World War Z. D’une part, il préférait nettement voir le film chez lui, sur son écran ciné, mais il lui a aussi dit qu’il avait déjà rendez-vous. Les nerfs! Caroline pensait aussi que Pascal avait rendez-vous avec Elodie.

Courageuse, Caroline avait appelé directement Paul. Elle s’est aussi renseignée auprès d’Alexia. Ils avaient rendez-vous avec Pascal dans un bar à Nyon. Qu’on ne connaissait pas. Pascal ne nous avait même pas dit qu’il avait un match. Ce qui signifiait probablement qu’Elodie sera au match. Les boules!

Inutile de me casser la tête à lui envoyer des messages pendant son match. Clairement, il ne pourra pas répondre. Mais après! J’allais pas me gêner. Non, du calme fillette! Il ne faut pas que je lui casse les couilles. Il me faut être prudente, ne pas le heurter. Peut-être le surveiller pour savoir si je me fais des idées ou pas.

Donc, après avoir tenté, sans trop d’énergie, de vider quelques cartons. Je suis allée faire quelques courses de dernières minutes. Et poisse, j’ai paumé mon natel. Je sais exactement où je l’ai perdu. Je l’ai laissé sur le comptoir du guichet Brico-Coop à Bussigny. Complètement perdue sans mon natel. Je n’avais plus ma liste de choses à faire. Poisse.

Pire, je ne pouvais pas être en relais avec Caroline ce soir. De plus, sans mon natel, aucune idée des numéros de téléphones. Heureusement, j’ai un deuxième natel, qui a gardé les numéros en mémoire. Ouf. J’ai donc averti Caro. De toute façon, elle, elle allait au match. Caro m’a envoyé un message pendant le jeu, pour me confirmer qu’effectivement, Elodie était au match.

Pascal n’a pas été ravi de la voir. Il se doutait bien qu’elle allait certainement me le dire.

Sans vergogne, Caroline les a suivi après le match, quant ils sont allés prendre un verre. Elle me tenait au courant en m’adressant de petits messages bref: Arrivé au bar. Pascal distant. Paul et Alexia semblent connaître l’autre. Je l’évite. Veut pas la connaître. Pascal joue les chevaliers servants. Elle lui colle aux fesses. Bon point; il ne la tient pas par la main, etc.

Sans Caro, je me demande ce que je deviendrais! Je ne voulais pas qu’il connaisse mon autre numéro, alors je me suis retenue de l’appeler. J’aurai voulu voir ce qu’il ferait si je demandais de dormir chez lui. Mais, ce sera pour demain soir.

Demain matin, je file chercher mon natel, et j’appelle Pascal pour lui proposer de passer le vendredi soir ensemble. Je sais bien que Samedi, il avait le tournoi avec ses potes, mais je le vois mal me remballer.

J’étais contente quant Caroline m’a dit qu’elle s’était invitée dans la voiture à Pascal. Pour l’aller, Elodie avait été plus rapide, et s’était installée à l’avant. Elle avait dû se contenter d’une place à l’arrière. Mais bon, il y avait Paul et Alexia, donc ça allait. Pendant la soirée, elle avait collé Pascal. Elle avait réussi à le faire ramener Paul et Alexia à leur voiture. Elodie était rentrée de son côté.

Pascal ne voulait peut-être pas qu’elle sache où habitait Elodie? Pascal a été la déposé, mais elle n’avait pas voulu descendre de voiture s’il n’acceptait pas de prendre un dernier verre chez elle. Comme moi, Caro imaginait que Pascal avait certainement rendez-vous après chez Elodie. Elle ne l’a pas laissé partir.

Soit, Pascal n’a pas osé partir, sachant que Caro me raconterait. Soit, il n’avait pas rendez-vous… L’un dans l’autre, je m’en fou. J’étais contente qu’il soit resté avec Caroline.

Caro l’a entendu appelé quelqu’un. Elodie sans aucun doute. Elle les a entendu se donner rendez-vous demain soir. Elle les a laissé parler sans intervenir. Pascal a dit au téléphone, qu’il passerait la chercher demain soir à 21h. Ça, c’est ce qu’on verra! Pas si je peux y changer quelque chose!

Thomas m’avait invité à sortir ce soir après son match. J’avais prétendu avoir quelque chose. Mais, j’ai repoussé à demain soir. Si Pascal me plante pour passer la soirée avec cette pouffe d’Elodie, alors je passerai la soirée avec Thomas. Cette fois, je ne reculerai pas.


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184/2013 - 3 jours de travaux manuels!

Publié le par JaneDo


Mardi, 02 - Mercredi, 03 Juillet 2013  - 184/2013 - 3 jours de travaux manuels!

Passé la soirée d’hier et d’aujourd’hui à monter des meubles. 4 nanas, et on se débrouille très bien. Heureusement tout de même, que Lilice est une manuelle de première. Elle a pratiquement monter les meubles toute seule. On était là juste pour lui tendre les outils ou tenir les morceaux. Pour ça, Lilice est comme son papa, Gillou, énergique et rapide. Ce soir, on a fini vers 1h du matin. J’ai pris un café avec ma soeur, pendant qu’on regardait ce que ça donnait côté déco. Fini.

Lilice a aussi acheté des affaires, couleur chocolat, pour la salle de bains visites. Waouh, elle a l’oeil. Trop chou!

On n’a toujours pas internet. Cela fait 3 jours qu’on appelle, planté à côté du Wifi, au cas où il faudrait faire des manips. Mouais, Swisscom a des problèmes avec leur programme d’initialisation. Apparemment, c’est national! Plus de 20’000 abonnés n’ont plus d’internet. Ils sont vraiment nul. Aujourd’hui, basta avec la compréhension et la patience, je me suis énervée calmement (hihihi). Ils nous ont offert 1 mois gratuit. Depuis 3 jours, leurs techniciens nous ont dit que c’était en ordre, et c'était des cracs.

A part ça, complètement craquée de fatigue, je vais aller me coucher maintenant (2h50 du matin). Demain, j’ai promis d’accompagner ma soeur chez Ikea pour un meuble pour Marco, mon neveu et son fils, qui lui est parti en vacances aujourd’hui. C’est fou, mes bébés sont grands maintenant, je n’arrive toujours pas à m’y faire. Je les vois toujours comme des gamins.

Ce week-end, j’ai l’intention de faire la larve. J’avais promis à Maria lundi, de passer samedi pour lui faire une lettre. Le hic, c’est qu’une fois chez elle, impossible d’en partir. Ça m’embête de flinguer mon samedi à faire des albums photos, pas pour moi, et des films de familles et autres. J’ai envie de dormir la journée, lire, me larver devant la télé, et le soir de faire la fête. Et pas spécialement dans cet ordre, mais c’est l’idée générale.

Le Tchoy, je vais le scalper! Il devait me donner ses papiers pour que je les envois à une gérance. Et c’est moi qui doit lui courir après pour l’aider? Je pense surtout que la raison de son manque de communication, est parce qu’il devait installer mon satellite chez ma frangine. Je pense qu’il attend que les montages de meubles et autres soient terminés pour montrer le bout de son nez.

Hum, il ne perd rien pour attendre! La prochaine fois que Tchoy me demandera de lui prêter du fric, de le dépanner en jouant les chauffeurs, ou pour son ordi, je ne répondrais soudainement plus au téléphone pendant plusieurs jours. En fait, le même nombre de jour qu’il mettra cette fois à refaire surface. Son excuse bidon sera aussi celle que je lui servirais. Parfois, c’est vraiment un tire au flanc celui-là. Il a fallu que je le harcèle plusieurs jours d’affilés, pour qu’il n’oublie pas de faire ce qu’il avait promis à Vincent, un copain d’enfance à lui en plus.

Il avait toujours une tonne d’excuses bidons; il n’avait pas de voiture, après qu’il avait oublié son natel je-ne-sais-où, qu’il avait dû changer la batterie de sa voiture, etc. Bref, une suite d’imbécilités. Je ne me suis pas gênée pour lui rappeler que Vincent avait entendu pleins de mauvais choses à son sujet, notamment qu’on ne pouvait pas compter sur lui, donc s’il continuait comme ça, Vincent pensera que ce qu'il avait entendu à son sujet est vrai. Vincent est le seul de ses copains qui lui laisse encore le bénéfice du doute.

Quel nul! Parfois, les mecs sont vraiment super nuls. Nous les bonnes femmes, on passe notre temps à leurs rappeler l’anniversaire de leurs mamans, la fête des mères, etc, et ça les énervent, ils nous trouvent chiantes, mais ensuite, c’est eux qui récoltent les glorioles. Ils ne sont ni reconnaissants, et ne réalisent même pas qu’ils devraient nous remercier! Pfff.

Bon, je suis naze. Vaut mieux que j’aille me coucher avant de me mettre à trop réfléchir!!!


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