Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

227/2013 - 2 petits couples à Paris, et moi toute seule ici!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 15 Août 2013  - 227/2013 - Pascal, Caroline et 1 autre petit couple en w-e à Paris, et moi toute seule ici!

Contrairement à ce que je pensais, je manque cruellement de confiance en moi. J’ai un besoin démentiel d’être aimée, totalement, inconditionnellement. Parce que c’est comme ça que j’aime. Et même là, j’ai tout le temps peur, peur de trop m’attacher. C’est carrément nul. J’ai trop souvent l’impression qu’on ne m’aime pas autant que j’aime. De me faire avoir, d’être utilisée. C’est trop nul d’être amoureuse. Je savais bien que ce n’était pas un truc pour moi.

J’aime avoir le contrôle de ce qui se passe dans ma tête et dans ma vie. C’est pour ça que j’évitais de tomber amoureuse, je laissais toujours ma tête, ma raison faire tout le travail.

Je suis mortellement jalouse que Pascal parte en week-end, pas seulement avec Caro, mais à quatre. 2 petits couples. Parce que nous, on est toujours parti rien que les deux. J’ai peur qu’il s’amuse plus étant avec son meilleur copain. Ils vont certainement passé un super week-end. A son retour, quant il sera avec moi, il va s’ennuyer et regretter de ne pas être avec Caroline. Grrrh, j’imagine que je me fais des films, mais comment ne pas!

J’ai perdu mon “peps”, je me sens tout flagada, sans substance. Raide. Tout le temps fatiguée. J’ai une énorme boule à l’estomac et je n’ai envie de voir personne. Je regrette aussi d’avoir perdu des kilos. Peut-être qu’il m’aime moins à cause de ça? Mais c’est aussi de la faute à Pascal! S’il ne m’avait pas terrorisée avec sa Elodie, je n’aurai pas autant fondu. Je me sens mal dans ma peau. Et je déteste ça.

  • Pascal, tu me manques…
  • Déjà? (Pascal a rigolé.) Tu me manques aussi babe…

Sa voix était remplie d’émotions. J’aimais entendre sa voix trembler. Ça me rappelait pleins de souvenirs. Mais purée, ce qu'il avait l'air en forme et heureux!!!

  • Dis… Il n’y a que moi que tu appelles Babe n’est-ce pas?
  • Bien sûr! Quelle question!

Jeeez, qu’est-ce qui m’arrive! Je deviens une de ces pouffes qu’il faut rassurer sans cesse! Non non non, c’est pas moi ça. Pascal aime mon assurance, mon côté sauvage et secrète. Je ne peux pas lui donner cette image molle. Je me suis ressaisie pour lui demander si on se voyait ce soir. Il a dit que c’était faisable. Jess était repartie hier soir, alors je pouvais passer à la maison.

Ni une, ni deux, ça m’a remis du baume au coeur. Caroline était tellement impatiente d’être à vendredi, ça s’entendait dans sa voix. Gros pincement au coeur. Est-ce qu’elle pense que ça ne me gêne pas vraiment? Ou elle fait exprès de m’en parler? Bahhh, peut-être que je vois le mal partout. Je lui ai dit que j’allais chez Pascal ce soir. Elle le savait déjà. Elle l’avait appelé juste après moi. Je me demande pourquoi Pascal lui en a parlé? Ou peut-être qu’elle avait demandé ce qu’il faisait aussi?

Du coup, je me demande pourquoi on se voit en catimini à la maison? Pourquoi on ne sort pas? Se voir à la maison me donne l’impression qu’on se cache, ou qu’il me cache! Oh la la, ça va vraiment pas sous mon chapeau moi! Afff, je me sens légèrement désespérée. Zut, j’ai besoin de le voir. Je ne sais pas s’ils partent demain soir, ou samedi, alors. Sortir et être coincée parmi tous ses copains, ou que Paul mentionne devant les autres leur petit week-end, je ne me sentirais pas bien.

Puis à la maison, je pourrais lui poser tout un tas de questions. Non. Il ne faut pas que je lui prenne la tête. Je ne voudrais pas qu’il soit trop heureux d’être loin de moi. Je vais être adorable.

J’étais en avance, Pascal avait l’air heureux de me voir à la maison à l’attendre. Il m’a aussitôt prise dans se bras, comme s’il ne m’avait pas vue depuis des siècles. Pourtant, on s’était vu le jour d’avant, à midi. On ne s’était pas vu hier soir, parce qu’il avait accompagné sa femme à l’aéroport. Mais après, il aurait pu m’appeler non? Je me demande ce qu’il avait fait? Toutes ces questions me taraudaient. Impossible de commencer à faire la chieuse et l’emmerder avec mes insécurités.

Le petit câlin à son arrivée, tout en me demandant comment j’allais, si j’avais passé une bonne journée, Pascal n’a pas entendu les réponses, il me coupait la parole avec des bisous, il m’a emportée directement dans son lit. Faire l’amour avec lui a toujours été le pied géant. Personne ne lui arrive à la cheville. Pourtant, j’avais le coeur gros. J’avais envie de pleurer. J’ai tout caché dans mes soupirs. J’ai vite oublié. Mais, quant on monte, la chute fait mal, et je me sentais encore plus triste après. J’étais à fleur de peau, au bord des larmes toute la soirée.

J’ai fait bonne figure, le maximum pour que, quant il pense à moi durant son week-end, qu’il ne me voit qu’avec le sourire, les yeux pétillants, tendre et douce. Pas triste, ennuyeuse, larmoyante et gonflante. Je crois que j’ai bien réussi. J’aurai pu passer la nuit chez lui, mais j’ai préféré rentrer. Je n’aurai pas pu dormir et j’aurai surement fini par craquer et pleurer.

Pascal avait envi que je reste, et m’a presque suppliée. Puis, on s’est parlé tout au long de ma route pour rentrer. Donc, je n’ai pas pu pleurer comme j’en avais l’intention une fois seule en voiture. Je me suis arrêtée un peu avant la maison, je lui ai dis que j’étais arrivée. Dès qu’il a raccroché, je me suis défoulée. Je me accordée une bonne heure de larmes torrentielles.

Les yeux comme un poisson frit, énormes et rouges, je me suis glissée sur la pointe des pieds jusqu'à ma chambre, pour aller me flanquer direct au lit. Ni vu, ni connu.

Caroline lui avait offert ce week-end à Paris pour son anniversaire. Pascal ne s’était pas rendu compte que je ne savais rien. Quelle petite cachotière! Ils partent demain soir. Pascal avait mis la différence pour une suite parce que Caro n’avait pas les moyens pour ça. Ils vont tous partager une suite avec tout le confort. J’en voulais à Paul de n’avoir jamais proposé de venir aussi quant on partait Pascal et moi. Pascal devait certainement s’ennuyer un peu même s’il n’avait jamais rien dit.


Partager cet article
Repost0

Publicité

226/2013 - Pascal part en w-e avec Caroline

Publié le par JaneDo


Mercredi, 14 Août 2013  - 226/2013 - Petit week-end à 4, sans moi!

Mangé avec Pascal à midi. Effectivement hier soir, Pascal et Caro avait rendez-vous avec Paul et Alexia. Ils partent les 4 ensemble, le week-end prochain. Petit week-end en couple. Je suis verte d’envie. Je me vois mal lui dire maintenant que je ne veux pas! Je ne peux carrément pas faire ça. Ni à Pascal, ni à Caroline. Je n’ai plus qu’à me faire une raison. Pascal me l'avait proposé en premier, et j'avais refusé!

Quant Thomas a appris ça, il m’a téléphoné pour me dire que j’étais conne. Quitte à passer pour une idiote, je devrais lui dire ce que j’en pense, et lui dire ouvertement que je ne veux pas. Ou je n’ai qu’à aller avec lui. Je lui ai pourtant raconté que c’était Pascal lui-même qui m’a demandé s’il pouvait partir avec Caro. Thomas me trouvait trop permissive. Il m’a dit que j’avais qu’à demander à Pascal si je pouvais passer le week-end avec lui (Thomas). Hum, j’oserais jamais. J’aurai l’air de lui faire du chantage.

Pour me faire réfléchir, il m’a proposé de partir avec lui alors. Et m’a bien sûr fait remarquer que Pascal ne l’accepterait pas, et que je ne le ferai pas, pour ne pas le blesser. Donc, j’étais idiote. Rhhh, comment lui dire que je préfère mille fois qu’il parte avec Caroline, plutôt qu’avec une autre! Comment lui expliquer que Pascal sort avec Caro et moi, il ne doit pas nous traiter de manière différente.

C’est peut-être de ma faute, je suis incapable de me décider au pied levé… Caro m’a promis de me raconter tout le week-end, sans omettre de détails. Je demanderais aussi à Pascal. Ou peut-être que je ne demanderais rien. Ce qu’on ne sait pas fait pas mal. L’empêche, je vais m’ennuyer… Tout un week-end sans le voir. Ça va être dur. Hum? Est-ce que je dois me faire du soucis???


Partager cet article
Repost0

224-5/2013 - Germinal & Visiter appart avec Tchoy

Publié le par JaneDo


Lundi, 12 Août 2013  - 224/2013 - Germinal… 

Lundi, je n’ai rien fait de spécial en rentrant chez moi. Ma nièce est toujours en vacances, et je tâche d’être présente pour elle. Dire qu’elle doit lire “Germinal” pour l’école. Si on veut dégoûter un gamin de la lecture, il suffit de l’obliger à lire ce pavé. C’est dommage. Et le soir, on avait le souper en famille.

Fanny avait rendez-vous avec Lilice, alors elle est passée chez ma frangine. On lui a donc appris à jouer. Les filles devaient sortir, mais Fanny a adoré ce jeu typiquement suisse.

On a fini par jouer aux cartes. On s’est arrêté vers 5h du matin. Je les ai ramené et me suis faite flasher par ces foutus radars. Je n’étais que sur la ligne. Je n’ai pas passé. Heureusement.


Mardi, 13 Août 2013  - 225/2013 - Visiter un appart avec Tchoy

J’avais du boulot à terminer pour mon agence. Inutile de dire que je ne retrouve pas toutes mes affaires, alors j’ai dû racheter de la peinture et beaucoup de matériel. Il faisait lourd, alors c’était chiant. Par contre, il n’y a pas beaucoup de monde en ville, donc c’était top et vite fait.

Le soir, Tchoy voulait venir nous faire encore une de ses spécialités, mais, je voulais avoir la paix, alors je lui ai dit que je devais bosser. Point barre. Après son départ, j’ai déballé mes affaires, et je me suis mise au boulot. Résultat=bof! Je m’y remets demain. Pas d’inspiration.

Pascal et Caro sont sortis manger ensemble ce soir. Je pense pour discuter du week-end. Ils n’ont pas pu aller dîner ensemble à midi. Pascal me l’a dit cet après-midi par téléphone, et Caro par sms. Je pense que je vais lui dire que je ne suis plus d’accord…  Je préférerais savoir comment lui montrer, plutôt que de devoir lui dire, mais je ne sais pas comment.

Bon, je préfère le savoir avec Caroline, plutôt qu’avec Elodie ou Maud!


Partager cet article
Repost0

223/2013 - Pascal en veut toujours à ses parents

Publié le par JaneDo


Dimanche, 11 Août 2013  - 223/2013 - Pascal en veut toujours à ses parents...

Dimanche matin, Pascal a tenu à aller faire son jogging avec Caro. J’en ai profité pour dormir une heure de plus. Ensuite, on a déjeuner ensemble sur sa terrasse. Il faisait beau. Pour ne pas être sur son dos, Pascal ne voulait pas rester chez Caro, mais rentrer chez lui. Comme il m’a proposé de rester chez lui, j’ai accepté.

Je ne pouvais pas toujours dire non, ni toujours mettre en avant des tonnes de raisons, qui fait que je devais refuser. Devinant mes à-priori, il a proposé qu’on s’installe à l’étage, chez Thomas. Comme par exemple, que sa femme était là! Sans compter Thomas. Pascal a vu ma petite grimace, alors il a pensé qu’on pouvait alors, se cloîtrer chez Thomas. Et Thomas alors??? Bref, je n’ai pas fait d’objection, à lui de voir. Après tout, ce n’est pas mon rôle de penser à sa place.

Jess avait invité ses parents à dîner! Pascal ne voulait pas les voir. Thomas est descendu pour dîner avec eux, alors Pascal a fini par rester, mais il ne leur a pas adressé la parole. Gênant. L’ambiance était d’un lourd! Ses parents ont dû lui dire que je n’étais pas de la famille ou pas invitée, je l’ai juste entendu dire leur dire; “Elle reste, sinon, on part tous les deux”. Glups. J’ai fait semblant de n’avoir rien entendu.

J’ai voulu prétendre que je n’avais pas faim, parce que l’ambiance avait de quoi couper l’appétit. Pascal n’a rien voulu savoir. J’ai donc poussé les aliments d’un côté à l’autre de mon assiette, fait des petits tas, et des trous par-ci, par-là, pour donner l’impression que je mangeais. J’étais ravie de sortir de table.

Jess est partie après avec eux. Elle n’est pas rentrée avant minuit, alors on a eu tout l’appart pour nous. L’après-midi, on a été se balader au bord du lac, et quant Caro nous a vu, elle a accouru pour se promener avec nous. On est sorti manger en tête à tête, sur les hauteurs de Nyon. C’était très agréable. On a discuté des vacances. Pascal me propose de partir les week-end prochain quelque part tous les deux, mais je crois que je dois garder le chien à mon neveu. Donc, c’est fichu.

Pascal m’a demandé s’il pouvait alors partir avec Caroline! Est-ce que j’ai bien fait de dire oui? Du coup, j’avais des noeuds à l’estomac. Je ne savais pas où ils allaient, et si je n’aurai pas eu l’air d’être la pire vache méchante, et possessive, j’aurai refusé. J’aurai tellement voulu tout à coup être celle qui partait avec lui! Mais, est-ce que ce n’était pas parce qu’il partait sans moi? Ou parce qu’il partait avec Caroline?

Ah! Pascal a dit qu’il m’aimait… Hi! Ça m’a fait drôlement plaisir... Hum, je crois que ses parents me détestent!


Partager cet article
Repost0

Publicité

222/2013 - Caro & moi avons mis le paquet! - (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 10 Août 2013  - 222/2013 - Caro & moi avons mis le paquet! - (2)

Vendredi soir, quant on lui avait proposé de passer le week-end, tous les trois, chez Caroline, Pascal nous avait servi tout un tas d’excuses pour ne pas rester. Caroline avait réussi à lui faire changer d’avis. Moi, j’avais presque tout de suite baisser les bras. S’il préférait être ailleurs qu’avec moi, avec moi et Caroline, je ne voulais pas lui forcer la main!

Caroline avait fait du bon boulot, à convaincre Pascal de rester ici. Tandis que moi, dès qu’il a commencé à énumérer ses  nombreuses excuses, comme quoi; qu’il ne pouvait pas, qu’il devait rentrer, qu’il ne voulait pas avoir de problèmes avec sa femme, qui était rentrée exprès pour son anniversaire, etc, etc. J’ai pété une durite. Sans l’intervention de Caroline, je l’aurai envoyé balader… directement dans les bras de sa femme, ou Maud!

Caroline méritait de passer cette première soirée et même la nuit avec Pascal… Plus que moi…

Ou est-ce que j’essaie seulement de me convaincre? Pour ne pas laisser la jalousie me dévorer? Oui, sans elle, je serais déjà partie, lui aussi. Et cette soirée n’existerait pas. Je ne l’aurait probablement peut-être pas revu du week-end. J’aurai gâché son anniversaire en lui prenant la tête. Je serais chez moi, dans mon coin, à pleurnicher comme une bécassine. Caroline,  elle, avec beaucoup de douceur et, je dois le reconnaître, avec beaucoup d’amour, l’a amené à rester. Elle avait réussi à le dérider, jusqu’à le faire rire. Mince, je suis peut-être caractérielle?

Je me suis accroupie contre le mur de sa chambre, derrière la porte, et je les écoutais… Comme si j’avais peur qu’ils puissent parler de choses et me laisser sur le côté. Il y avait beaucoup de soupirs, pas tellement de mots. Beaucoup de petits cris de plaisir. Entre 2, il y avait les chuchotements, les rires. De petites discussions d’amoureux. Je ne comprenais pas ce qu’ils se racontaient, mais il y avait beaucoup de tendresses dans leurs voix.

Mince, j’enviais Caroline. Comment faisait-elle pour nous supporter? Comment avait-elle fait toutes ces années? Quelle galère!

Caroline aimait Pascal, sincèrement. Elle ne jouait pas. Parce qu’elle l’aimait autant, et que moi aussi, je ne pouvais que l’apprécier. Je l’aimais aussi beaucoup parce qu’elle ne trichait pas avec lui. Elle lui faisait du bien. Caro tenait une place importante dans sa vie.

Chaque fois que j’ai cru qu’ils s’étaient endormi, ça recommençait. Ils ont fait l’amour pendant des heures. J’ai même pousser le vice à les regarder. J’aurai voulu pouvoir entrer, mais ça n’aurait pas été juste vis-à-vis de Caroline. Elle savait rester discrète, rester à l’écart, je pouvais en faire autant.

Epuisé, au petit matin, ils se sont enfin endormi et j’ai regagné ma chambre. Le lit était froid. Vide. Et même si j’étais un peu angoissée, et peut-être un peu triste, j’étais aussi contente de penser que Pascal était heureux. Qu’il passait une bonne soirée, un bon anniversaire, et qu’il devait se sentir bien.

Alors que je m’endormais, j’ai senti la présence de Pascal. Il était venu juste me faire un bisou sur la tempe, en faisant bien attention de ne pas me réveiller. Après ça, je crois que je me suis endormie instantanément. Je l’adorais d’avoir fait ça. C’était chou.

J’ai été la première debout. C’était presque midi, Pascal et Caroline dormaient encore. Après la nuit qu’ils ont passé, ça ne m’étonne pas. Thomas m’avait réveillée, en appelant pour savoir si Pascal était avec moi et de ne pas oublier de venir à la petite fête organisée pour l’anniversaire à Pascal. Il faisait beau, et la vue du lac était tout ce qu’il y a de plus reposant. J’ai préparé du café et je me suis installée devant les fenêtres avec mon bouquin.

Je n’ai pas lu grand chose, j’étais crevée. J’ai préféré aller me recoucher, sinon, je ne pourrais pas le faire une fois qu’ils seront debout. En retournant me coucher, j’ai entendu des petits bruits provenant de la chambre qui ne laissaient aucun doute sur ce qu’ils faisaient. Apparemment, ils étaient aussi réveillé.

J’ai laissé ma porte ouverte. Je n’aurai peut-être pas dû. S’ils se lèvent, ça allait me réveiller. Mais avant que je puisse me convaincre de me lever et d’aller la fermer, je m’étais rendormie.

On s’est réuni au salon en milieu d’après-midi. On avait un peu la flegme de se bouger. Maud avait laissé un message. Elle voulait que Pascal la rappele. Elle disait que c’était important et urgent. Caroline et Pascal en discutaient quant je les ai rejoins. Caroline lui disait de la rappeler pour savoir ce qu’elle voulait. Nous aussi, on voulait entendre ce qu’elle avait à lui dire. Pascal ne voulait pas. Alors, on n’a pas insisté.

Vers 20h, après avoir passé le reste de la journée à traîner, on s’est préparé pour se rendre à la petite fête organisée par Thomas.

J’ai aidé Caro à changer les draps dans les deux chambres. On a un peu bavardé pendant que Pascal prenait sa douche. Prise d’un élan de bonheur, Caro m’a fait un bisou et m’a serrée dans ses bras. Blablabla, elle m’a redit que c’était grâce à ma gentillesse qu’elle pouvait faire partie de la vie de Pascal, Caro me remerciait, disait à quel point elle m’était reconnaissante. Elle n’avait pas besoin de me dire tout ça, parce que, moi aussi, je lui étais reconnaissante.

Pascal était tout souriant, il se sentait bien, il était heureux, ça se voyait sur son visage. Alors, moi aussi, j’étais heureuse. C’est ça l’amour. Quant on aime quelqu’un, on est heureux de les voir heureux.

Pendant que Caro se changeait, alors que je rangeais la cuisine, Pascal m’a attrapée par la taille et m’a fait tomber avec lui dans le canapé. Son baiser m’a fait frissonner jusqu’aux cheveux. Etait-il possible que Pascal voulait encore faire l’amour après la nuit qu’il avait passé, à ne faire que ça? Je crois que le vent avait changé, c’était mon tour!

Caroline avait compris qu’il lui faudrait aller toute seule à la fête et qu’on la rejoindrait plus tard. Mais, 1h plus tard, quant on est sorti de sa chambre, elle était assise sur le canapé à nous attendre. Elle ne voulait pas y aller sans nous.

J’étais très fâchée de voir Maud se pointer chez Thomas et Pascal. Simon l’avait invitée. Jess s’est saoulé très tôt dans la soirée, et Pascal a dû la porter au lit. J’étais aussi furieuse de voir que Pascal s’était isolé dans un coin avec Maud, pour discuter. J’ai été bien avisée d’écouter les conseils de Caroline et de garder la tête haute et sourire de toutes mes dents. De m’énerver ne ferait qu’amuser l’autre pétasse. C’était probablement ce qu’elle voulait.

Pour le reste, Pascal a été adorable. Il me tenait par la main. Chaque fois que je voulais m’éloigner, il m’en empêchait en me serrant contre lui. Comme un vrai petit couple. Pourtant, je groumais à l’intérieur. Je trouvais assez humiliant qu’il n’ait pas respecté mes sentiments et qu’il ait été parler à l’autre. Pascal savait pourtant ce que j’en pensais. C’était un manque de respect total. Et surtout, il savait que ça allait m’énerver. En me voyant fulminer, Caro m'a rappelé que c’était son anniversaire. Et valait mieux se montrer plus intelligente que l’autre conne.

Il faudrait que je lui demande si ce n’était pas dégueulasse, après avoir largué Elodie, de bricoler avec sa meilleure amie!

La pouffe de Maud avait posé sa main sur son bras, et jetait de petits coups d’oeils dans ma direction. Elle prenait son pied, cherchant à m’énerver. Je n’ai pas tenu plus de 20mn. J’ai été chercher Pascal. L’autre pouffe m’a gratifiée de son petit sourire malin. Bouillonnante de rage, j’ai toutefois réussi à garder un ton calme, pour lui dire que je voyais que ça ne l’a gênait pas trop de courir après le mec qui intéressait sa copine.

Maud était venue accompagnée d’un copain. Jérémy. Le mec a été sympa avec moi et Caro. Il a engagé la conversation, parlé un peu de lui. Il est coiffeur. C’est aussi une fashion victime. Habillé dans les détails de la mode. Heureusement, tout juste pas la fameuse crête ridicule que la plupart des jeunes flanquent sur leurs têtes.

Jérémy a posé tout un tas de questions sur Pascal. Pour finir, je me suis demandée s’il ne récoltait pas des infos pour sa copine. On a très vite compris, qu’ils n’étaient pas ensemble, parce qu’il nous l’a dit. Il a été si malin, que Caro a fini par lui dire qu’on sortait toutes les deux avec Pascal. J’ai mis du temps à me rendre compte que c’était une tantouse.

Thomas avait bien organisé la petite fête pour Pascal, mais les choses ont un peu dégénéré en fin de soirée. Et j'ai un peu perdu le contrôle!

Pascal et ses copains ont bu verres sur verres. Ses copains avaient toujours une bonne raison de “trinquer”. Pascal avait un peu trop bu, alors il avait le sourire vissé d’une oreille à l’autre. Maud a fait semblant d’avoir trop bu elle aussi. Mais je sais que non, à cause de ses regards. Elle était nette. Pascal s’est assis, et Maud en a profité pour se jeter sur ses genoux.

Mon sang n’a fait qu’un tour quant je l’ai vue passer ses bras autour de son cou. J’aurai voulu lui sauter à la gorge et la saigner comme une truie. Quant j’ai voulu me lever pour me précipiter sur elle, Caro m’a retenue. Mais, je ne pouvais pas rester sans rien faire. Dans cet état, Pascal pourrait faire des trucs stupides, et malgré ça, je lui en voudrais.

Moi aussi j’avais dépassé la dose. Je n’étais pas saoul à mort, mais juste assez pour ne pas me sentir entravée par la bienséance. Avec mon caractère passionné, inutile d’essayer de me faire rester sagement sur ma chaise. Dès que Caroline m’a lâchée, j’ai bondi pour aller tirer la pouffe des genoux de mon mec. Maud était sur le point de lui rouler un patin.

J’ai passé mon bras entre leurs visages. C’était peut-être mon poing en fait. En tirant Maud en arrière, tout en bloquant son cou avec mon avant-bras, pour qu’elle ne puisse pas approcher son visage de Pascal, elle est tombée à la renverse. Comme un insecte, les 4 fers en l’air. J’espère qu’elle a eu mal.

  • Non mais ça va pas? T’es cinglée ma parole!
  • Touche pas à mon mec.
  • Il n’a pas dit non que je sache!
  • Connasse, poses encore tes sales pâtes sur lui et je te pète les doigts.

Jérémy s’était précipité pour l’aider et l’a retenue pour l’empêcher de se jeter sur moi. Moi, j’étais prête à répliquer. Prête à lui dévisser la tête. Je n’avais pas réalisé que Pascal m’avait attrapée par la taille pour me tirer en arrière et se placer entre nous. Puis, comme j’avançais encore, essayant de dépasser les obstacles qui m’empêchaient de me jeter sur Maud, Pascal m’a soulevée pour m’éloigner. J’avais vu rouge. Je pédalais dans le vide, mais je n’en étais pas consciente, parce que je fulminais de rage.

Pascal m’a emmenée chez lui. Il m’a fait avaler un verre d’eau froide. Il en a bu un lui aussi. Il a réussi à me calmer avec son petit sourire vague et amusé. Je crois que c’est la 1ère fois qu’il me voit perdre mon légendaire calme Britannique. Je me suis aussi rappelée pourquoi on était là, et je ne voulais pas gâcher sa fête, en me conduisant comme une fille des rues. Un peu plus et je lui refaisais le portrait à cette grognasse de Maud!

Surtout, qu’il y avait les parents à Pascal… Ils sont passés pour lui fêter un bon anniversaire, et Pascal les a ignoré. Il ne voulait pas les voir. Quant on est ressorti, ses parents avaient disparus. Peut-être qu’ils étaient partis bien avant, mais j’avais la tête ailleurs, trop occupée à surveiller mon homme de loin. Je l’avais laissé avec ses potes.

Après l’esclandre, Pascal m’a entrainée chez Caro et il s’est jeté sur moi. Il était tout excité. Peut-être le fait de voir des femmes se battre pour lui? Ça a dû aiguiser son appétit sexuel! Faudra que je teste ça pour en être sûre. Caroline était restée à la fête, elle ne nous avait pas vu nous éclipser en douce. On ne l’a pas entendue rentrer… Pauvre Caro...


Partager cet article
Repost0

222/2013 - Caro & moi avons mis le paquet - (1)

Publié le par JaneDo


Vendredi  à  Samedi, 10 Août 2013  - 222/2013 - Caro & moi avons mis le paquet! - (1)

Vendredi 9, au soir - Rhhh, impossible de faire disparaître de ma tête l’image de ces filles et de leurs petits sourires moqueurs. Elles étaient méprisantes. Elodie avec son petit air hautain, distante. Elle nous détaillait de la tête aux pieds. Maud et ses copines se racontaient des trucs à l’oreille en nous regardant, et explosaient de rire. Clairement, elles se foutaient de notre gueule. Dire que Pascal voulait encore aller leur parler. Tsss!

J’avais peut-être un peu gâché la soirée en voulant rentrer aussi tôt je pense. Mais, c’était ça, ou je leur en collait une.

Pendant le trajet, Pascal était dans la lune. Concentré sur la route, mais perdu dans ses pensées. J’aurai donné cher pour savoir ce qui se passait dans sa tête. Caroline était partie de son côté. Elle avait sa voiture. J’ai voulu savoir s’il pensait à Elodie. Je n’aurai peut-être pas dû lui poser la question. C’était stupide. S’il ne pensait pas à elle, j’avais commis l’erreur d’’amener son spectre entre nous.

Avec Caroline, on s’était mise d’accord. On a voulu aussi avoir l’accord de Pascal. Peut-être que je profitais un peu de Caroline. Elle aussi. Au moins, on a eu le courage d’en parler franchement. On a proposé à Pascal d’aller chez Caroline pour prendre un verre. Et là, on a discuter avec lui, de ce qu’on avait prévu pour le week-end. Pascal était surpris, c’est le moins qu’on puisse dire.

Mon challenge sera de lui faire oublier ce week-end. Oublier Elodie. Oublier jusqu’à l’existence même de Maud...

Caroline et moi avons proposé à Pascal de passer le week-end chez Caroline. Ce serait comme de petites vacances. Après une petite mini hésitation, Pascal a été d’accord. Je crois qu’il devinais très bien ce qu’on avait en tête. Ce qu’il ne devinait pas, c’était le pourquoi.

Caroline s’était arrangée pour qu’Alexia ne passe pas durant tout le week-end. Si Pascal avait pensé me mettre de mauvaise humeur, en voulant que Caroline soit là, et en profiter pour filer, il en était pour ses frais. Comme il pouvait le voir, on s’entendait bien. On était plus que complice. On savait parfaitement que Thomas prévoyait une fête dans le jardin. Donc, on savait qu’on ne pourrait pas trop s’éloigner de la maison. On devra y participer. Surtout Pascal d’ailleurs.

A partir de minuit, ce sera l’anniversaire à Pascal, et je voulais tout faire pour lui laisser un bon souvenir. Le meilleur. Je voulais que ce jour soit spécial. Que tout soit parfait. Qu’il puisse se rappeler toujours de ses anniversaires avec moi.

Caroline et moi, nous nous étions mise d’accord. Vendredi soir, c’était sa soirée avec Pascal. Et c’est elle qui avait voulu sortir prendre un verre. C’est clair que si elle n’avait pas été d’accord, j’aurai refusé de passer le week-end chez elle. Elle n’aurait pas vu Pascal du week-end. Caro voulait qu’on laisse Pascal choisir, puis, qu’on tire au sort. Mais, je ne voulais pas laisser le sort décider à ma place. Et je n’ai pas trop de chance avec le hasard moi!

Caroline passait donc la nuit avec Pascal. Moi, je dormirais dans la chambre d’Alexia. Elle avait changé les draps. Et demain, ce sera mon tour. Caro avait prévu un gâteau. A minuit, on avait prévu son gâteau d’anniversaire, qu’on mangera tous les trois. Et on lui donnera ses cadeaux.

A part le short, je lui avais aussi une bague pour qu’il la porte sur le pouce. C’est une anneau large et plat, en or. Je lui ai aussi acheté encore une boucle d’oreille, et un t-shirt que j’ai trouvé joli, et qui irait bien avec le short que j’avais choisi. Je pense que Caro n’arrivera pas à me surpasser là.

Pendant qu’on discutait de ça avec Pascal, Caroline a relevé que, de lui avoir laissé que le vendredi soir, c’était court. La soirée était presque finie. Ce n’était pas faux. Alors, je lui laissais jusqu’à la fin de la journée de samedi. Ensuite, Pascal sera tout à moi, jusqu’au dimanche soir. Mais… Je crois que je me suis faite un peu avoir sur ce coup!

La plus grande partie de son anniversaire, il le passerait avec Caroline…

On a passé une super chouette soirée tous les 3. A tel point, qu’on n’avait pas vraiment envi d’aller dormir. On a donc regardé encore des films jusqu’à passé 3 heures du matin en faisant des pauses et en bavardant. Comme je devais rester en retrait, je n’ai pas pu m’asseoir collée à Pascal… Je crois que j’ai compris ce que Caro ressentait la plupart du temps!

Pendant cette soirée, même si on était très proche, j’ai joué le jeu; je suis restée à l'écart. C’est Caro qui était scotché dans les bras à Pascal pendant presque toute la séance ciné. Du coin de l’oeil, je les voyais se faire des bisous-bisous, s’embrasser. A tel point que, je ne pense pas qu’ils ont vu grand chose du dernier film. Ça me bloquait la respiration. Je mettais assise parterre, le dos appuyé au canapé, et je faisais comme si je ne voyais rien. Tellement j’étais plongée dans le film!

Caro avait allumé vers les chambres, ça donnait derrière le canapé. Donc, ce qu’ils ne savaient pas, c’est que je voyais aussi leurs reflets enlacés dans le poste de télé! Le moment le plus difficile pour moi, était le moment d’aller se coucher… Les voir se diriger vers la chambre, sans un regard en arrière, à s’embrasser comme s’ils étaient seuls au monde.

Ils étaient mignons… De vrais petits amoureux! Je ne pense pas que Pascal pensait ni à Elodie, ni à Maud…


Partager cet article
Repost0

221/2013 - Pressions!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 9 Août 2013  - 221/2013 - Pressions!

  • Allé… Allons dîner ce soir, tous les 3 et à minuit, on va chez moi. J’ai le gâteau, et on pourra le faire souffler ses bougies. Tu sais que demain, Thomas a prévu, s’il fait beau, une grillade dans le jardin?
  • Oui. J’imagine que c’est pour son anniversaire. Je croyais que c’était juste comme ça.

Halala, je ne savais pas quoi faire. En même temps, je ne savais pas quoi faire pour le distraire et lui faire passer un bon anniversaire. Mince, dire que j’ai presque failli me planter dans les dates. On m’aurait fait un truc pareil il y a peu, j’aurai pété un câble sec. Pour moi, ç’aurait été un crime d’Etat. J’ai plaqué 2 de mes ex pour ça! Maintenant, je me rends compte comme c’est facile de se tromper. Les pauvres.

  • Allé, dis oui! Toutes les 2, on lui fera passer une bonne soirée et un chouette anniversaire. J’ai été cherché des films au cas où. On lui rappellera comme c’est chouette quant on est ensemble. Dis oui Jane. Ne me laisse pas en dehors et toute seule. Je ne te fait pas de crasse, au contraire, on se soutient bien non? S’il-te-plaît. stp Jane?
  • Rhhh, je sais pas Caro. Tu peux quand même comprendre que j’ai envie qu’on passe du temps ensemble. En tête à tête.
  • Je suis pas chiante. Je ferais à manger et tout. Un rôti, avec de la purée, Pascal adore ça…
  • Caro…
  • Dis juste oui. Et au moins, on l’éloigne de ces pouffiasses, de Jess. On sera rien qu’entre nous. J’ai pas été chiante quant on a fait des soirées les 3 non? Autrement, tu vas faire quoi? Tu ne peux pas l’inviter chez toi, et si tu veux l’inviter à l’hôtel, ça va te coûter les yeux de la tête, et mon gâteau sera fichu, ou je le prendrais à la grillade sinon. Mais, franchement, tu veux faire quoi alors?
  • Ben… Je pourrais lui suggérer d’aller au chalet?
  • Oui? Mais, il va bien être obligé de faire un saut à la grillade? Donc, le chalet, c’est pas une bonne idée. A moins que ce soit lui qui en ait envie? Thomas va tirer la gueule! Il a invité tous leurs copains.
  • T’es sérieuse?
  • Ben oui! Tu connais Thomas, quant il fait les choses, il les fait de manière démesurés. Au moins, on est à côté. Et on n’a pas à supporter Jess.
  • J’ai un appel en absence de Jess justement. Je me demande ce qu’elle me veut.
  • Ne la rappelle pas. Elle veut surement te mettre la pression et demander que tu ne disparaisses pas avec Pascal.
  • Bohhh, ça m’étonnerait. C’est même elle qui m’avait dit que Pascal passait la nuit ailleurs presque tous les soirs.

Caroline avait raison. Que faire? Impossible de l’inviter à la maison, et l’hôtel, c’est trop cher si je prends une suite. Chez elle, ce serait bien. C’aurait été super si elle n’était pas là. Si elle nous laissait son appart. Peut-être que si je demandais à Michael? Il semblait être de mon côté. Mais, lui, où irait-il?

A bien y réfléchir, Caroline avait raison. Si j’avais encore mon appart, j’aurai pu l’inviter chez moi. Et accepter de passer le week-end chez Thomas, c’était pas une bonne idée. Thomas m’en voudra très probablement.
 
On a été manger au P.F., un restaurant chinois que j’adore. Caroline a appelé pour me demander si ça ne me dérangeait pas qu’elle vienne. Ca ne me dérangeait pas. Pascal m’avait déjà dit voulait qu’elle vienne, qu’il avait l’intention de l’inviter. Je savais que Caro avait fait à manger, mais, j’avais envie de sortir.

On a été prendre un verre avec nos potes au Bleu. Et comme je m’y attendais, Elodie et Maud étaient là. D’habitude, elles arrivent la bouche enfarinées vers minuit. Là, elles y étaient déjà.

Pfff, sachant très bien que ça allait m’énerver, elles sont venus saluer Pascal. Lui, il était mal à l’aise. Il ne pouvait pas ne pas les saluer, alors il leur a fait la bise. Puis, avec une moue dépitée, il leur a dit qu’il ne pouvait pas leur parler. Ces deux pouffes nous ont ignorées. Elles n’ont salué ni Caroline, ni moi. Pascal s’est pourtant donné la peine de nous représenter, mais elles ont fait comme s’il n’avait rien dit. Elles ont continués à lui parler comme si on avait été invisible.

J’ai serré la main à Pascal, et je leur ai coupé la parole; “On se met à une table, ou on se met là-bas?”. Je l’ai tiré sans lui laissé le temps de leur répondre. J’ai vu dans les vitres que Pascal a haussé les épaules pour montrer qu’il ne pouvait rien faire. On s’est déplacé pour se mettre vers Paul et Julien.

Je pensais être débarrassé d’elles. Mais non. Elles sont venues se planter à côté et se sont mises à bavarder avec Paul, Julien et s’adressant à Pascal.

Pascal faisait une de ces têtes. Je crois qu’il redoutait une bagarre ou un truc du genre. Il n’osait pas leur parler. J’ai voulu l’entrainer ailleurs, mais Maud l’a chopé par le bras; “Pascal... Viens voir, j’ai un truc à te dire”. Alors là, j’avais les palpitations. J’ai répondu à sa place, faisant un gros effort pour rester calme et sourire; “Vous voyez pas qu’il ne veut pas vous parler? Qu’on essaie de vous éviter? Alors dégagez”.

Maud a tout de suite passé devant Elodie, pour me regarder de haut et me jeter à la figure; "que c'était moi qui voulait qu'il ne leur parle pas, mais pas Pascal". Tout ça en se tortillant, se croyant sexy, avec son petit sourire de merde. Heureusement pour lui qu'il n'a pas répondu quant elle l'a interpelé.

J'ai tiré par le bras et on leur a tourné le dos. Marre. Enervée aussi. Pascal voulait aller leur expliquer. Je lui ai dit que je savais qu’il les avait averti. Je voulais qu’il se rende compte qu’elles étaient là, exprès pour nous emmerder. Autant Caro, moi et lui. Comme si elle voulait voir s’il allait nous humilier en ne respectant pas sa parole.

  • Mais, je n’ai jamais donné ma parole pour un truc pareil? C’est tellement malpoli!
  • Malpoli? Tu rigoles? C’est elles qui sont malpolies de s’incruster comme elles le font? C’est pas malpoli de t’inviter sans moi peut-être? Ou de venir, sachant que tu allais te retrouver le cul entre 2 chaises? Elles comptaient sur toi pour les aider à m’insulter!
  • Tu exagères...
  • Elle n’exagère pas (Caroline avait décidé de me soutenir). Tu les as averti que tu ne pourra pas leur parler, alors pourquoi crois-tu qu’elles sont là, à ton avis? C’est pour insulter et humilier ta copine devant tous vos amis.

Waouh, j’étais à 2 doigts de sauter un plomb. Heureusement, dans quelques heures, c’était son anniversaire, alors je me suis calmée. Puis, les paroles à Caroline ont fait mouches. Pascal regardait autour de lui. Mais, d’après sa tête, je pense qu’il réalisait qu’on avait pas tord. Je pense que son envie d’aller vers elles, avait brouillé son jugement.

Thomas avait remarqué ce qui se passait. Il est venu nous dire qu’on pouvait se bouger et aller chez eux. Mais l’humeur à Pascal avait changé. Il était bougon. Il préférait rentrer. Chiotte. Je crois que j’avais flingué sa soirée. La mienne aussi. Mais, si j’avais laissé ses pouffiasses faire, ma soirée aurait été complètement flinguée. Et j’aurai été si enragée que je n’aurai pas eu envie de célébrer quoi que ce soit.

C’est à ce moment là que j’ai accepté d’aller chez Caro. Sinon, la soirée été fichue. Pascal serait rentré chez lui, je n’avais rien de mieux à proposer. Et je ne l’aurai vu que le lendemain. Parce qu’il était de mauvaise humeur. Lâche, je comptais sur Caro pour faire basculer tout ça dans le bon sens.

A cause d’Elodie, Maud et leurs copines, notre soirée a tourné un peu court.


Partager cet article
Repost0

220/2013 - Pause & Repos!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 8 Août 2013  - 220/2013 - Pause & Repos!

Ce matin, Pascal et moi étions silencieux. On n'avait pratiquement pas dormi. Pascal avait mal à la tête. On s'est couché, il était plus de 6h! Il avait dormi à peine 1h. On a pris notre café dans un silence religieux. Moi, je n'avais pas fermé l'oeil. Je me suis mise en boule dans ses bras. Au début, quant on s'est couché, Pascal avait été distant, son bras sur les yeux. Je me suis coulée contre lui, et j'ai attendu. Après 5mn, il m'a quand même prise dans ses bras.

Je l'ai appelé peu avant midi, pour lui demander comment il allait. Il était raide naze. Ce soir, en tous cas, il dort.

Par contre, de mon côté, j'ai eu du mal à dormir, même si je me suis couchée en rentrant. Le soir, Lilice et Fanny sont passé pour fêter son permis provisoire. Elle avait réussi sa théorie. Donc, on a décidé de se faire une soirée nana. On a préparé à bouffer et on a regarder "Mama". C'est Lilice qui avait loué les films. Après le film, on a décidé de jouer aux cartes.

Hum... On a joué jusqu'à 5h du matin. J'ai ramené les filles. J'étais plus que raide. On était écoeurée d'avoir trop fumé, trop e café et trop de coca. J'ai dormi comme une masse. J'avais un de ces mal de têtes.

Je n'ai vu le message de Caro qu'à 6h du matin. Elle me demandait ce qu'on allait faire pour l'anniversaire à Pascal... Héééé? Comment ça? Heureusement Caro m'a rappelée que l'anniversaire à Pascal était samedi!!!!! Et Hawaii aussi! J'avais complètement oublié. Dans ma tête, il était du 18, hors c'est ma cops de Belgique qui a son anniversaire le 18! Naze. Je lui ai promis de lui donner une réponse en me levant.

Que faire? Faire son anniversaire chez Caroline? Tous les 3??? Je ne sais pas encore. Pour l'heure, j'avais besoin de dormir!


Partager cet article
Repost0

Publicité

219/2013 - Dans sa tête... (Elodie & Maud) - 2

Publié le par JaneDo


Mercredi, 7 Août 2013   - 219/2013 - Dans sa tête… (Elodie & Maud) - (2)

Mais, je ne comprenais pas, alors pourquoi avoir rompu avec Elodie? Ma question a semblé lui clouer le bec. Lourd silence. Son expression avait changé. Pascal était sur le point de prendre la fuite. Il était muré dans son silence, prêt à jouer les sales gosses furibonds, qui n’a tout à coup plus rien à dire. Au moins, son regard rêveur avait disparu.

  • Maud?
  • Pourquoi tu me parles de Maud?

Wahhh, direct sur la défensive! Mouais, y’avait anguille sous roche!!! Je le fixais pour ne rien rater des expressions sur son visage. Pascal m’a regardé à son tour, ses yeux me transperçait. Il se demandait ce que je pouvais savoir. Il a détourné ses yeux verts inquisiteurs et a baissé la tête. J’avais raison, la rupture concernait ses rapports avec Maud. Pas moi.

  • Je sais pas… J’aime pas trop ses manières! Elle se colle à toi comme si elle ne savait pas que tu fréquentais sa meilleure amie, Elodie… Puis, quant je viens vers toi, elle me regarde comme si je vous dérangeais avec son petit sourire de merde!
  • Non. Je pense qu’elle était juste surprise! Je ne pense pas que ce n’était exprès.

Pfff, et le voilà qui la défendait en plus!

  • Tu parles! (j’essayais de ne pas me montrer trop mordante) Mais, c’est aussi de ta faute. Quant tu es avec elle, on dirait que tu évites de me regarder. Tu n’es pas comme d’habitude; tu ne me prends pas la main, pas de bisous, rien. Comme si je n’étais pas là.
  • Excuse-moi. (Pascal n’osait même pas croiser mon regard.) Je devais être distrait, ou trop plongé dans la discussion.
  • Tu te fou de ma gueule? La dernière fois, sur TA terrasse, Caroline était là aussi, tu nous as carrément ignorées! Comme si on était de trop! Comme si on n’avait pas à être là! Enfin bref…

Il y avait un énorme mûr entre nous, plongé chacun dans un lourd silence. Pascal ne cherchait pas à alimenter la conversation. Au contraire, je crois qu’il cherchait comment y mettre un terme. Il semblait fermé, presque hostile. Mais, pas question qu’il m’intimide. Maintenant qu’on avait commencé, il fallait aller jusqu’au bout.

  • Si Elodie était si parfaite, si chou, si tout ça, alors, pourquoi tu as rompu avec elle?

Pascal faisait la grimace. Il regrettait un peu de lui avoir fait de la peine. Nos regards se sont croisés un court instant et il a aussitôt détourné la tête. Pourquoi n’osait-il pas me regarder dans les yeux? Pourquoi? Est-ce qu’il serait en train de me mentir? Au point où on en est, je ne vois pas trop l’intérêt!!!

  • Je ne trouvais pas normal que tu ailles à cette grillade samedi soir. On aurait pu se voir, mais non… Puis, tu m’as dis que tu étais monté chez Elodie. Tu as dormi chez elle et tu n’as pas osé me le dire?
  • Non. Je t’assure que non. Je n’ai pas dormi chez elle.
  • Alors pourquoi tu ne m’as pas rappelée? Pourquoi être monté chez elle?
  • Je ne t’ai pas rappelé parce que je n’étais pas d’humeur Jane.

Pascal  s’était senti coupable. Elodie n’avait rien fait pour mériter de se faire larguer comme ça. Elle a cru que c’était parce qu’elle n’avait pas voulu coucher avec lui, ou parce qu’elle lui demandait de mettre les choses au clair avec moi et Caroline.

  • Même si je lui ai un peu menti en disant que Caro n’était qu’une amie, elle nous trouvait trop proche.

Pas seulement elle, mais Maud aussi. Elles lui avaient fait la morale toutes les deux. Elles ne trouvaient pas le comportement de Caroline normal. Pascal devait l’écarter. Qui voudrait sortir avec un mec qui a une amie aussi envahissante? Une amie qui se jette sur lui, lui prend le bras, ou qui le suit partout. Entre moi et Caroline, ça faisait beaucoup.

Elodie avait peur que Pascal la fasse souffrir. Ce qu’il a finalement fini par faire! C’est pour ça qu’elle n’avait pas voulu aller plus loin. Elodie voulait d’abord qu’il fasse le ménage autour de lui.

Maud lui avait monté la tête, et samedi soir, Elodie a pleuré dans ses bras, regrettant d’avoir trop attendu. Elle pensait qu’il la plaquait parce qu’elle n’avait pas été capable de lui montrer qu’elle tenait vraiment à lui, qu’elle l’aimait.

Moi, je pense qu’elle avait aussi remarqué le manège de sa copine Maud. Elodie devait se douter, que quelque chose se tramait dans son dos. Elodie était prête à sauter le pas, même si Pascal n’avait pas réglé les choses avec moi.

  • Alors… pourquoi tu ne l’as pas fait alors? Pourquoi tu ne m’as pas plaquée?
  • Parce que je tiens à toi.
  • Je remarque que tu n’as pas dit, parce que je t’aime, mais je tiens à toi...
  • Hahhh Jane… (Il a fait une tête qui me disait que je cherchais la petite bête). Tu sais très bien ce que je veux dire…
  • Non. Tu me connais assez pour savoir que je n’aime pas me contenter de lire entre les lignes (et la mine boudeuse). Dis ce que tu penses clairement.

Pascal n’a rien répondu. J’aurai voulu qu’il me confirme qu’il m’aime. Même si j’en doutais, après tout ce que j’avais entendu de sa bouche. J’aurai voulu qu’il le dise encore, de manière à me faire croire que c’était vrai.

J’essayais de le cacher, mais intérieurement, je tremblais de la tête aux pieds. Heureusement, ça ne se voyait pas. Là, par exemple, il m’aurait été impossible de me lever, mes jambes ne m’auraient pas portées. Toute ma poitrine me faisait mal, j’avais un bloc en ciment à la place du coeur, le reléguant dans un coin. Je me sentais lourde, les bras tous mous. Je portais le poids du monde sur les épaules. Un léger maux de tête menaçait de m’anéantir complètement. Je l’ai vite enfermé dans le fond quelque part. Pas question que je flanche maintenant.

Malgré tous mes efforts, les larmes ont jaillis de je-ne-sais-où. J’a rapidement détourné la tête, mais Pascal avait remarqué. Ce qui m’a fait encore plus mal que les mots, c’est de sentir son hésitation pour me prendre dans ses bras. Ça ne lui arrivait jamais avant.

  • On ne se voyait pas souvent, tu n’avais même pas de temps pour moi. Et quant on se voyait, c’était en vitesse, en catimini, question de te donner bonne conscience avant de courir chez Elodie. Comment peux-tu dire que tu tiens à moi?
  • Si je ne tenais pas à toi, tu ne crois pas que j’aurai immédiatement coupé les ponts? Je ne l’ai pas fait. Il faut croire qu’inconsciemment, je n’étais pas sûr, ou pas certain que je voulais risquer de te perdre.
  • C’était blessant. Humiliant même. Tu ne m’invitais plus chez toi, même quant Jess n’était plus là. Comment un type peut agir comme ça? Sans coeur. Traité une fille avec qui tu as passé des années comme une merde pour une nana que tu ne connais même pas bien. Que tu venais de rencontrer. Comment veux-tu que je puisse te faire confiance après ça?
  • Je suis désolé…
  • Désolé? Et tu crois que ça suffit d'être désolé?
  • C’est que… Quant on se voyait, Elodie se faisait un sang d’encre. Quant j’arrivais chez elle, elle était toute tremblante, elle avait parfois pleuré… Ça me faisait mal au coeur.

Pascal s’est évertué à m’expliquer que quant on se voyait, il allait chez Elodie, parce qu’elle se faisait un sang d’encre. C’était seulement pour calmer ses inquiétudes. Pfffff, plouk! Est-ce qu’il entend ce qu’il dit là? Calmer ses inquiétudes à elle? Et moi alors? Pascal venait une fois de plus, de me poignarder en plein coeur.

Cette fois, je ne contrôlais plus rien, les larmes descendaient toutes seules. Pascal a voulu me prendre dans ses bras. Il y avait pas moyen. J’avais plutôt envie de l’étriper.

Dire qu’il n’avait pas mal au coeur de me laisser dans le doute, toute seule, pour courir consoler une pouffe qu’il venait à peine de rencontrer? Moi qu’il fréquentait depuis 5ans? Ça faisait vraiment mal d’entendre ça. Même si, ce mal n’était qu’un retour de flammes. Parce que j’ai eu ces mêmes interrogations, ces mêmes souffrances chaque fois que je le voyais partir chez elle, alors qu’il me laissait seule.

  • Tu vois, on n’aurait pas dû parler de ça…

Et voilà, encore une excuse pour changer de sujet! Les mecs sont des chiens stupides. Ils ne méritent même pas l’honneur qu’on leur fait de partager leurs vies. Chiens. Bâtards. Je lui ai demandé s’il aurait préféré que je ne dise rien, que je fasse semblant que tout baigne. Il ne voulait donc pas savoir ce que je pensais, ce que j’ai ressenti? Ou est-ce qu’Elodie était la seule qui avait le droit de pleurer? La seule qu’il savait consoler? La seule qui pouvait souffrir de ses actions? A quoi s'attendait-il?
 
Pascal m’a reproché de ne pas le laisser m’approcher, ni me consoler. Alors je l’ai laissé me prendre dans ses bras. Il s’est excusé encore et encore.

Mais ses bras me brûlaient. Je le haïssais presque en ce moment. Si j’écoutais le tsunami qui ravageait ma tête, je l’aurais plaqué séance tenante. Mais, j’avais déjà fait ça, il n’y a pas si longtemps, et c’était trop dur. Pas question que je m’énerve. Ce serait l’envoyer droit dans les bras de Peggy la cochonne (Maud). Je ne suis pas encore aussi bête.

J’ai été en-dessous de tout. J’ai pose et reposé les mêmes questions encore et encore. Tourner autour. Je décortiquais chacune de ses réponses. Rien à faire, quoi qu’il dise, ça faisait aussi mal.

2h du matin, on y était encore. Pascal commençait à montrer des signes de fatigues. Moi, la rage me tenait éveillée.J’ai demandé alors ce qui se passait avec Maud. Pascal a prétendu qu’il n’y avait rien. Franchement? Mon oeil! J’avais vu sa façon de la regarder. Je connaissais ce regard. Alors, après plus d’1h supplémentaires à essayer de lui tirer les vers du nez, Pascal a reconnu qu’il avait ressenti quelque chose pour elle. Qu’il y avait quelque chose chez elle qui l’attirait.

Je l’ai cuisiné, encore et encore. A tourner autour du même pot, contenant les mêmes mots. Pascal m’expliquait encore et encore. Mais, je n’entendais toujours pas ce que j’espérais. Et la douleur au fond de ma poitrine ne disparaissait pas. Pascal ne voulait clairement pas parler de Maud.

A propos de Maud, Pascal restait vague. Il supportait mal que je la critique. Me servant la même vieille rengaine; qu’il n’y avait rien. Je voyais le mal partout. Maud était juste sympa. Que probablement, elle se sentait mal à l’aise face à Caroline ou moi. Parce que tous ses copains nous connaissaient, et qu’on faisait équipe depuis longtemps. Que ce soit elle, ou Elo, elles ne se sentaient juste pas à l’aise. Pascal pensait qu’elles se sentaient probablement de trop, c’est pour ça qu’elles ne nous invitaient pas. Elles sentaient bien qu’on ne les aimaient pas.

Jeeez, tout pour défendre le comportement de Maud. Ce qui avait pour effet de sonner encore plus l’alarme dans ma tête.

Apparemment, ils ne se sont jamais vu en tête à tête. Il y avait toujours Elodie. Pour l’instant. En dehors de ce que je savais, ils ne sont jamais retrouvés seul à seul. Par contre, après 1h de prise de tête, Pascal a enfin laissé échappé que, samedi, quant il était sur le point de partir avec Elodie, Maud l’a tiré à l’écart pour lui donner son numéro. Elle lui a demandé de l’appeler. Elle voulait lui parler.

Pascal a compris qu’elle voulait parler d’Elodie. Mais, je suis certaine qu’il se doute bien qu’il y avait autre chose.

Maud lui a demandé de l’appeler dès qu’il en aurait terminé avec Elodie. Hein??? “Terminé avec Elodie”??? On dirait un truc à double sens, non? Mais comme il est resté tard chez Elodie, et qu’il n’était pas d’humeur, il ne l’avait pas rappelée. Encore heureux! Toutefois, je pense qu’il n’a pas osé le faire. Je suis sûre qu’il compte sur le hasard, ou qu’il espère qu’elle finira par trouver un moyen sans qu’il ait à lever le petit doigt.

Dès qu’on abordait le sujet concernant Maud, Pascal se braquait. Et là, il se rappelait qu’il était tard. Que demain, il avait une rude journée qui l’attendait. Me suggérant de parler de ça une autre fois.

Plus de 4h du matin, fatigué, épuisé par cette longue nuit, Pascal a flanché et s’est mis à table… Il voulait l’argent et l’argent du beurre!

Pascal l'a admit; il veut tout. Qu’il voulait s’amuser. Qu’il était fatigué des contraintes. Il en avait marre de devoir toujours faire attention à ne blesser personne. De faire passer les autres avant lui. Il voulait vivre. Croquer la vie à pleine dents. N’avoir de compte à rendre à personne.

Pourtant, il voulait aussi que je sois là. Pascal aimerait que je sois une peu comme Caroline; que je reste là. A l’attendre, sans voir personne d’autre. Qu’il puisse faire ce que bon lui semble, revenir, et me trouver là. Toujours à sa disposition. Que je sois en train de l’attendre sagement!!!

Pascal dit qu’il m’aime plus que je ne l’imagine!!! Que ça ne lui plaît pas de me faire de la peine.

Seulement, il n’arrive pas à tout concilier dans sa tête, ni dans ses actions. Qu’il était un poil perdu. Furax aussi. Furax contre ses parents. Contre Jess, qui l’avait non seulement trahi déjà une fois, mais qui avait participer dans le complot de ses parents. Contre Thomas aussi. Et contre moi…

Qu’il me revoyait toujours dans les bras de Layne. Parce qu’il nous avait vu sur le canapé. Que je n’avais pas été une innocente participante. Il m’avait vu le caresser, l’embrasser. Et que malgré ses efforts pour se convaincre de me croire, quant je lui ai dis qu’il ne s’était rien passé. Il m’avait vu suivre Layne dans sa chambre. Et il savait que je n’étais pas du genre à l’attendre sagement pendant qu’il se cherche. Pour preuve, j’avais laissé Thomas me monter la tête. Et je l’avais laissé me consoler.

Woooh? Qu’est-ce que c’est que ça?  Pourquoi ça tourne comme ça? On n’était pas là pour parler de moi!

Là, on s’est quand même pris la tête un peu et j’ai fini en larmes. J’ai dû lui rappeler ce qui s’était passé pour que j’en arrive là. Qu’il ne s’attendait tout de même pas à ce que je souffre toute seule dans mon coin, alors qu’il était beaucoup plus pressé d’aller en consoler une autre?

Bref, on ne savait plus de quoi on parlait.
Ça finissait toujours comme ça; à se faire des reproches! On était fatigué…

Chiotte, on était crevé! Alors Pascal a suggéré qu’on essaie de dormir au moins une petite heure. Il était déjà passé 5h du matin. Je lui ai fait promettre de reprendre cette discussion une autre fois. Et aussi, j’ai voulu qu’il se rappelle ce que je lui avais dit plus tôt dans la soirée à propos de ce que j’avais ressenti à cause de son comportement.

Les choses s’étaient compliqués vers la fin. Il me semblait que tout avait été à contre-sens. Compliqué. Mais, j’étais aussi tellement crevée. Ma tête me faisait mal. Des mains de fer serraient mon crâne dans un étau. Et pourtant, malgré tout ce que Pascal m’avait raconté, je l’aimais quant même. Je voulais quand même être avec lui. C’est complètement barge.


Partager cet article
Repost0

219/2013 - Dans sa tête... (Elodie & Maud) - (1)

Publié le par JaneDo


Mercredi, 7 Août 2013   - 219/2013 - Dans sa tête... (Elodie & Maud) - (1)

Je m’étais préparée mentalement pour ce moment. Toute la journée. Hier soir, dormir avait été difficile. Je me suis répétée encore et encore ce qu’il me fallait dire pour l’amener à me parler. Anticipé ses refus, ses paroles, les excuses inévitables. Prévoir ses arguments. Même répété mes expressions. Ne pas lui montrer la peur qui avait grandi en moi depuis plusieurs semaines. Ne pas lui montrer que j’étais à fleur de peau. Que j’avais peur de le perdre. Rester neutre. Lui montrer que je pouvais aussi être une amie avec qui on pouvait parler de tout.

  • Raconte-moi! Je suis ton amie aussi, non?

Pascal ne voulait pas. Arguant que ça reviendra nous hanter, me hanter. Que je lui reprocherais chaque mot encore et encore. Que je les tortillerais, comprendrais ce que je voudrais. Qu'on passera notre temps à se disputer à propos de ça.

  • Ou je comprendrais trop bien? De toute façon, c’est dans ta tête. Même si tu ne m’en parles pas, ça flotte dans ta tête. J’aime mieux savoir contre quoi je me défends. Mais, si je peux te promettre une chose, c’est ne jamais de raser avec ce que tu me diras. Si tu veux, on n’en parlera même plus. Tu me connais depuis le temps… Je ne te rabâcherais jamais les oreilles avec ce que tu m’as dis. Par contre sans savoir, oui, je risque de t’emmerder dans tous les sens. parce que je ne sais pas exactement ce qui se passe.
  • J’aimerai ne pas être seulement une amante, mais aussi ton amie. Comme ça m’a fait mal chaque fois que tu as été parler avec les autres et pas avec moi. Si ça ce trouve, on se séparera, et tu continuera à fréquenter Caro, qui aura non seulement été ta maitresse, mais aussi ton amie. Je veux être capable de tout entendre.

Mais attention, seulement cette fois, Je ne voulais pas que ça déborde. Qu'il pense qu'il peut après ça, tout le temps, tout me raconter!!! Je ne veux pas que ça déborde.

  • Qui est Elodie? Non, en fait je m’en fou. Qu’est-ce que tu lui trouve? Comment ça se fait que peu après l’avoir rencontrée, tu as passé toutes tes nuits chez elle? Elle a un tel pouvoir d’attraction sur toi? Qu’est-ce que tu ressens pour elle?

Peut-être que ma question avait été un peu trop sèche... froide! Faut que j'y mette un peu plus de nuance!! De douceur. Hum, mais j'étais... angoissée. J'aimerai qu'il me dise qu'il ne ressentait rien. Que c'était seulement pour s'amuser. Ou encore plus simple, que c'était seulement pour la baiser, point barre.

Mais je crois que je rêvais, je fabulais. Ce n'était pas son style. S'il va vers une fille, c'est qu'elle l'intéresse!

  • Rien. On s’entendait bien.
  • Alors qu’est-ce que tu ressentais, qu’est-ce qui te faisais courir chez elle tous les soirs? Tu y allais tous les soirs n’est-ce pas?
  • Pas tous les soirs… Enfin, presque. J’avais envie de la voir. Quant je rentrais ici, je… me sentais étouffer. Jess me harcelait avec ses questions, ses demandes. Pourtant, je lui ai dis que je ne divorcerais pas pour l’instant, mais elle voulait toujours en savoir plus. Comme si je savais moi-même! Oui, j’avais envie de voir Elo. J’étais impatient de foutre le camp d’ici. Je n’arrive pas vraiment à la cerner. Au début, je croyais qu’elle blaguait quant elle a dit qu’elle voulait attendre. Elle voulait qu’on y aille doucement.
  • Oui mais… Attend… Tu dormais tous les soirs chez elle, tu ne veux pas me faire croire qu’il n’y a rien eu.
  • On n’a pas couché ensemble.
  • Alors vous faisiez quoi? Pourquoi tu y allais alors?
  • J’avais besoin de la voir.
  • Et? Vous faisiez quoi? Vous ne faisiez pas que vous regarder dans le blanc des yeux, non?
  • Heu… Non, on flirtait.
  • Raconte. Je veux tout savoir. Qui, quoi, comment? Qui commençait quoi, tout.

Waouh, clairement Pascal n’avait pas envi de parler de ça. Il a rougi. J’ai attendu sagement qu’il se détende et que les mots lui viennent. Je préférais ne pas trop parler pour ne pas le braquer. J’avais déjà l’estomac en compote.

Zut, je vais résumer, parce que je ne me rappelle pas de chaque mot dans les détails. Mais, je ne veux rien oublier. Il pourrait y avoir un détail important. Mince, c'était le pire moment de ma vie.

Ils s’embrassant beaucoup. Parfois, c’était limite. Elodie se retirait avant que ça n’aille trop loin. Ce qui attisait encore plus son désir. Il espérait qu’elle en ait autant envie que lui et qu’elle laisse tomber ses principes. C’était difficile pour lui de dormir, avec Elodie dans ses bras, sans avoir envie de lui faire l’amour. Le lendemain, Pascal était toujours sur sa faim et avait encore plus envie de la revoir. Toujours impatient d’aller la retrouver après le boulot.

A mon avis, voilà pourquoi il croyait être amoureux d’elle. Elle attisait sa flamme, son désir. Quelle manipulatrice. Est-ce que je devrais le laisser aussi sur sa faim de temps en temps?

Pascal pensait à Elodie tout le temps. Se demandait ce qu’elle faisait. Si elle était aussi impatiente d’arriver au soir pour se voir. Quant il ne dormait pas chez elle, elle lui envoyait des messages pour dire à Pascal qu’elle s’ennuyait de lui. Qu’il lui manquait, qu’elle n’arrivait plus à dormir sans ses bras. Alors, elle l’appelait dès le matin, dès qu’il arrivait au boulot. Avant qu’il n’entame sa journée. C’était devenu un rituel.

Ouais, une bonne façon de ne pas quitter ses pensées de la journée! Maligne. Parfois même, elle lui envoyait une photo d’un bisou sur l’écran de son natel.

  • C’était vraiment chou… (Pascal a eu l'air rêveur en disant ça... grhhh)

Glups! Dur d’avaler ma salive là. Pascal m’a jeté un regard en coin. Le mot “chou” lui avait échappé, et il a regardé pour voir ma réaction ou si j’avais entendu. J’ai fait comme si de rien. Mais c’était l’apocalypse dans ma tête. Je pense qu’il a dû se dire qu’il pouvait continuer, j’avais l’air de bien supporter pour l’instant.

Elodie l’appelait souvent aussi avant midi. Ça aussi, c’était devenu un rituel. Ce qui fait que, s’il était occupé à ces moments là, Elodie ne quittait pas ses pensées. Ça l’embêtait de ne pouvoir être dans son bureau pour l’avoir au téléphone.

Ça, ça m’a fait mal. Devant son air rêveur, presque… amoureux, je n’osais pas lui demander où j’étais moi dans ses pensées. Est-ce qu’il pensait aussi à moi? Est-ce qu’il était déçu quant c’était moi au téléphone et non Elodie?

Pascal était toujours impatient aussi de regagner son bureau et de la rappeler avant la pause de midi. Il savait qu’elle attendrait son appel elle aussi avant de quitter le bureau. Parfois, elle l’attendait déjà en bas. Pascal aimait bien ce genre de surprise.

Ils allaient souvent manger loin des autres, en tête à tête. Ça n’enlevait rien à son impatience en fin de journée, de courir la retrouver.

D’en parler lui rappelait ces moments, les papillons dans le ventre, que son coeur battait à rompre à l’idée d’aller la rejoindre. Jeeez, je le voyais bien sur son visage. Une jalousie mordante me ravageait la poitrine et le ventre, me donnant des frissons partout. Une douleur lancinante me brûlait dans le crâne. J’avais envie de le frapper. Je n’arrivais pas à accepter qu’il ait pu éprouver ce genre de choses pour une autre.

Je voulais qu’il me raconte comment ça avait commencé. Tout. Je sais que je voulais surtout savoir si c’était lui qui avait fait le premier pas. Les premiers gestes. J’espérais que non. De toute façon, je ne voyais pas ce que cela changeait!!! Il avait éprouvé des sentiments forts pour elle, et ça, c’était déjà trop. Trop pour moi.

La première fois qu’il a été chez elle, elle l’avait invité à dîner. Il l’avait raccompagnée une fois après un concert. Elle l’avait invité à prendre un dernier café. Il avait hésité, parce qu’il devinait qu’il lui plaisait, elle l’avait dit à Varios. J’imagine donc, qu’ils se sont rencontrés à un de ces concerts. J’avais la gorge trop nouée pour parler. Ils n’avaient fait que parler.

Pascal lui avait dit qu’il était marié, mais que c’était terminé. Il lui a aussitôt dit qu’il voyait quelqu’un d’autre, même si on n’était plus ensemble.

Pascal ne pensait pas qu’il se passerait quoi que ce soit. Malgré tout ça, il se rappelle comme elle s’était mise à califourchon sur lui et ils se sont embrassés. Ça l’avait émoustillé. Pour éviter que ça n’aille plus loin, il avait pris la fuie. Elle l’avait marqué. Il avait aimé son baiser, son sourire. Il s’était mis à penser à elle. Et aussi, il espérait la revoir. Ils se sont revu et ont été prendre un verre ensemble. Elle savait qu’elle lui plaisait. Peu après, un soir, il l’avait ramenée chez lui, et j’étais là.

Je m’en souvenais que trop bien! Je me rappelle la manière qu’elle m’avait détaillée…

Après beaucoup d’insistance, Pascal m’a raconté leurs nuits à se caresser, s’embrasser presque jusqu’à s’enflammer les neurones. Je dois être mazzo, parce que j’ai voulu savoir jusqu’où allait leurs caresses. Jusqu’à la couleur de ses sous-vêtements. Savoir ce qu’il ressentait dans ses moments là. Si son coeur battait fort. S’il l’avait désirée plus que moi. Il a avoué qu’il avait tellement envie d’elle, qu’il avait même commencé à se demander s’il n’était pas temps de couper les ponts avec moi.

Pascal aimait ses seins. La sensation de ses seins entre ses doigts. Sa peau… Son odeur aussi...

J'ai demandé s’il ne regrettait pas de n’avoir jamais couché avec elle. A ma grande surprise, il a répondu que non. Que le rêve en valait la chandelle. Que s’ils avaient couché ensemble, il l’aurait regretté aujourd’hui. J’ai préféré ne pas insisté là-dessus, parce que je savais que c’était par rapport à Maud. Peut-être que si je réussi à le détourner de Maud, il regretterait Elodie? Aouh! J’espère que non!

J’avais trop envie de vomir. Mal à crever. J’avais eu raison d’avoir eu peur. Mon inconscient avait aussitôt senti le danger.

J’ai prétendu avoir besoin d’un café et d’une pause. Il fallait que j’aille m’asperger la figure, sinon j’allais vider mon estomac ici même. Pascal s’est levé pour nous préparer des cafés. Je ne pourrais rien avaler. Il m’a fallu plus de dix minutes pour retrouver un peu de couleur. J’avais aussi un peu peur que tous ces souvenirs lui donnent envi de la revoir. De reprendre les choses où elles étaient restés. Que même s’il ne dirait rien, il penserait à elle tout le reste de la soirée.

Elodie était amoureuse de lui, mais ne voulait rien commencer sans qu’il ait d’abord régler les choses avec moi…

Dire que j’avais passé la journée à trembler à l’idée de cette soirée. Les raisons, je les connaissais maintenant. Etait-ce une bonne idée de sonder sa tête comme ça? Michael avait été un amour de nous laisser son appart. Mais maintenant, ici, j’aurai toujours ces mauvais souvenirs qui viendront me hanter. Je ne pourrais plus dormir ici sans penser à Elodie. Aux sentiments de Pascal pour cette fille.

L’air de rien, je ressentais aussi du respect pour elle. Respect, parce qu’elle avait réussi à réveiller ses sentiments… Je n’avais plus tellement envie de la traiter de pouffiasse. Je ne pouvais qu’éprouver du respect pour celle qui a réussi, elle aussi, à conquérir son coeur. Je l’enviais aussi.

Alors, j’ai voulu savoir ce qu’il pensait, ce qui se passait dans sa tête, quant il passait la soirée avec moi. Pourquoi courait-il chez elle après? Je n’ai pas insisté. Je ne voulais pas qu’il me dise qu’il ne ressentait plus rien pour moi… L'empêche, je crois que secrètement, je voulais savoir, être sûr qu'il n'avait jamais éprouver des sentiments aussi forts que pour moi... Mais, je ne demanderais pas.


Partager cet article
Repost0

" target="_blank">
Publicité