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320/2013 - Interminable absence!

Publié le par JaneDo


Samedi, 16 Novembre 2013  - 319/2013 - Interminable absence!

Cet horrible week-end semble s’étirer en longueur. Vivement lundi! C’est la première fois de ma vie que je dis ça!!! Je n’ai jamais aimé les lundi, sauf quant je travaillais à 80% pour VisioCom. J’aimerai savoir si Pascal et Jess ont enfin décidé de divorcer ou pas. J’imagine, contre toute attente, que c’était le but de ce petit week-end en tête à tête; discuter de leur séparation.

Thomas était vraiment déçu de me voir quitter le chalet. Tout ça pour faire plaisir à Pascal, absent, qui était selon toute vraisemblance, en train de profiter de ses quelques jours avec sa femme. Hhhhh, je m’ennuie.

Pascal m’a téléphone 3x aujourd’hui, mais ça ne rempli pas son absence. Il a prétendu vouloir juste entendre ma voix. Peut-être qu’il me mène en bateau, question de me rassurer. Ou de s’assurer que je respectais sa demande!

Ce soir, je me suis loué un film; “Suspect”. Rhhh, dans le film, la fille est tellement conne qu’elle méritait de mourir. D’être aussi idiote, c’est juste pas possible.

Le flic, Nicolas Cage, essaie de la sauver, et elle, décérébrée, retourne se jeter dans la gueule du loup. Même après avoir croisé encore une fois le tueur en série, qui avait failli la buter, elle retourne se larver dans les tripots où le tueur l’avait ramassée. Y en a qui ne mérite pas la chance que la vie leur donne franchement.

Bouhhh, ce n’est que samedi, j’espère que dimanche passera vite… Thomas m’a proposé de manger avec lui demain soir. Comme je ne pouvais pas aller chez lui, on ira manger une pizza en ville. Thomas a dit que demain, il sera sur Lausanne vers 21h. En fait, je me réjouis. Ça me changera et mettra un peu de soleil dans cet interminable week-end.


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319/2013 - Femme soumine?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 15 Novembre 2013  - 319/2013 - Femme soumise!

Voilà, ils sont tous à Gstaad, sauf Pascal bien sûr, qui est en “Lune de Miel” en Corse, avec sa femme. Je ne peux pas prétendre que je m’ennuie. Ça va. J’ai la gorge en feu, alors je me suis bourrée de médics aujourd’hui. J’avais aussi des trucs à faire; comme courir faire les courses avec ma puce, qui passe le week-end chez sa soeur, Lilice. Ce soir, Alizée sera avec elle, et demain, sa meilleure cops, Maud. Encore une Maud. La différence, c’est que la copine à Kaya est drôle, et très sympa.

Vers 22h, Thomas a appelé pour me dire de monter, que c’était sympa, que je ne le regretterais pas. Que je n’avais pas à rester plantée chez moi à germer. Hum, il avait peut-être raison, mais… Puis zut, je m’ennuyais, alors j’ai filé à Gstaad. Thomas m’attendait devant le Clochard. Il est fou, il fait plus froid qu’au Pôle Nord. Une chance que les routes n’étaient pas glacées.


Thomas a essayé de m’arracher un baiser, mais consciente que je risquais de lui filer ma crève, j’ai esquivé. Je lui ai expliqué.

Chevaleresque, Thomas est resté toute la soirée à mes côté, facilitant même ma participation aux discussions autour de la table. On a dansé. Même un slow. Demande spéciale de Thomas. Quant je suis avec lui, je me sens en couple.

Thomas est toujours si prévenant, adorablement galant. Toujours attentif. Tellement chou avec moi. J’aime vraiment beaucoup être en sa compagnie. Mais, vers 3h du matin, j’ai préféré rentrer. Si je restais au chalet, Pascal le saura. J’étais certaine que Thomas essayerait de passer la nuit avec moi.

Pascal avait appelé en début de soirée. Il était adorable au téléphone. Peut-être facile, comme il se trouve à des milliers de kilomètres! Pascal me téléphone plus souvent quant il est absent, que quant il est ici. Peut-être aussi pour se faire pardonner de n’avoir pas parlé de son voyage? Ou pour me brider? En tous cas, ça me fait plaisir.

J’ai trouvé le chemin du retour plutôt long! Pendant tout le trajet, j’ai hésité à faire demi-tour. Passer le week-end au chalet aurait été plutôt cool. D’avoir filé comme ça, juste pour ne pas froisser Pascal, me donnait la désagréable impression d’être une femme soumise. Eurk. Ce que je ne suis absolument pas.

Grosse boule à l’estomac chaque fois que je croisais une Audi jeep. Hahaha, chaque fois que je traite son Audi de jeep, ça le fait marrer. J’y connais rien en voiture, en plus ça ne m’intéresse pas des masses. Une voiture doit me conduire d’un point à l’autre, sans être trop moche. Aujourd’hui, c’est le jour “J” de leur anniversaire de mariage… Je me demande ce qu’ils font?! Comment ils le fêtent?! Ça me torture un peu…


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318/2013 - Pascal a emmené sa femme en Corse

Publié le par JaneDo


Jeudi, 14 Novembre 2013  - 318/2013 - Pascal a emmené sa femme en Corse

Comme c’est désagréable d’apprendre des choses concernant son partenaire par d’autres! J’avais dis à Thomas que je sortais ce soir, alors il m’a invitée chez lui. Ce soir, il n’avait pas l’intention de sortir en ville, mais seulement d’inviter quelques copains à la maison pour un verre. J’ai accepté, toute contente à l’idée de croiser Pascal.

Puis, boum, au détour de la conversation, Thomas m’apprend que Pascal et Jess sont en Corse. Tout le week-end. Pascal avait même pris congé vendredi. Ils étaient parti fêter leur 5ans de mariage, en tête à tête. Autant dire en amoureux!!!

Waouh, alors ça pour une nouvelle! Pascal aurait pu m’en parler, je l’avais eu au téléphone hier soir et niet? Pourquoi? C’est complètement nul. Je crois que Pascal aurait dû me le dire! C'est un truc qui se programme à l'avance, donc, ça fait des semaines qu'il prépare ce voyage. Des semaines qu'il sait qu'il allait s'absenter!!!

Me voilà plantée chez Thomas, sachant que je n’avais aucune chance de voir Pascal ce soir, ni même demain, ni même du week-end. Je me donnais un mal de chien pour sourire, mais en réalité, j’étais triste et je m’ennuyais…

Direct, je lui ai envoyé un message pour lui dire; merci de me faire me sentir comme si je comptais pour du beurre! qu'il n'ait pas jugé utile de me parler de son voyage! Je ne comprenais pas... Pourquoi me cachait-il ce genre de chose? Est-ce que Caro était au courant? Si oui, ça allait vraiment m'énerver. Est-ce que c'est moi qui débloque ou Pascal se conduit bizarrement depuis quelque temps?!

Thomas a proposé qu'on monte au chalet ce week-end. Tout le monde semblait se réjouir de remettre Snowboards, skis ou faire toutes sortes d’activités hivernales. J’ai constaté que Caroline n’était pas sortie. J’aurai dû l’appeler. Pour Thomas, c’était entendu, je montais. Moi, j’en étais pas aussi sûre. A quoi bon monter alors que Pascal n’était pas là. Si j’allais au chalet, c’était pour être avec lui.

Sûr de lui, Thomas m’a proposé de dormir à la maison. Je me rappelais trop bien la dispute que cela avait causé la dernière fois. Alors . J’en avais drôlement envie, mais non merci. J’ai quand même trouvé le courage de dire à Thom que je n’irais pas à Gstaad.

J’ai donc appelé Caro pour savoir ce qu’elle faisait. Ben oui, elle savait que Pascal était en Corse avec sa femme. La moutarde me chatouillait le nez. Alors, Pascal le lui avait dit, mais à moi non! Mais bon dieu, pourquoi? Pourquoi est-ce qu’elle savait toujours tout avant moi? Mécontente, je lui ai envoyé encore un message pour le remercier pour ça. Pascal a téléphoné 5mn après pour s’excuser. Pfff, comme si de banales excuses pouvait suffire.

Pascal a d’abord prétendu que c’était pour éviter que je me fasse des idées, ou que je le prenne mal. Ses prétextes ne tenaient pas la route. En fin de compte, il a avoué que c’était pour éviter que je ne programme quelque chose, sachant pertinemment qu’il ne serait pas dans les parages.

En fait, Pascal ne voulait pas que je m’amuse pendant son absence!!! Bizarre. Donc, il était jaloux! A la fin de la conversation, il m’a demandé sur le ton de la plaisanterie de ne pas trop en profiter. Puis, il m’a interdit de trop voir Thomas.

Après avoir raccroché, il a rappelé pour dire; “je t’interdis d'aller ou de dormir chez Thomas”. Cette fois, comme il m’avait avertie, ça ne passerait pas. Culotté! Mais je ne suis qu’une nana amoureuse; ça m’a fait plutôt plaisir. Contente aussi d’avoir eu la bonne idée de refuser l’invitation tentante de Thomas. Sa copine était en Italie, avec sa famille ce week-end, et Pascal en Corse pourtant…

Je crois que je vais passer le week-end chez moi et en profiter pour me reposer un peu… J’avais drôlement envie de faire un peu de jogging, mais il faisait sacrément froid, et j’ai encore la gorge qui chatouille.


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317/2013 - Succession d'anniversaires; Théo, Natasha, Vincent, et David

Publié le par JaneDo

Mercredi, 13 Novembre 2013  - 317/2013 - Succession d’anniversaires; Théo, Natasha, Vincent, et David

Hier, dimanche, on a dormi chez Thomas. Le matin, Pascal a pensé qu’il était préférable que je rentre. Autant éviter de s’attirer les foudres de sa femme, Jess. J’étais d’accord. Parce qu’elle avait été sympa avec moi, je voulais que ça continue. Donc quant Jess est montée chez Thomas, en fin de matinée, elle a trouvé Pascal tout seul, et a pensé qu’il avait passé la nuit tout seul. Il n’a pas jugé utile de corriger le tir.
 

Thomas n’est rentré qu’en fin de journée. Pascal m’a dit qu’il avait déjeuné en bas avec Jess, et ils ont passé l’après-midi ensemble. Le soir, ils ont dû aller dîner chez ses parents. Il n’en avait pas envi, il en voulait toujours à ses parents. Un peu moins à sa mère. Pour lui, sa mère ne devait pas être au courant de tout.

Lundi soir, j’avais mon souper de famille, comme d’ab. Je ne suis rentrée qu’après 22h30. J’ai appelé Pascal pour lui souhaiter bonne nuit. Il était avec Jess et des amis, j’entendais leurs voix en arrière plan. J’ai aussi parlé un moment avec Caro. Mince, elle déprime, ça s’entendait dans sa voix. Elle a voulu que je passe chez elle, me proposait une soirée DVD entre filles. Je crois qu’elle ne voulait pas être toute seule. Il était tard, je ne rêvais que de passer une fin de soirée tranquille moi. Ensuite, je me suis larvée devant la télé.

Mardi, j’ai eu une journée chargée. En fin d’après-midi, j’ai bricolé chez moi, puis je suis montée manger avec ma frangine et sa fille. De retour au bercail, j’étais tellement naze que je me suis presque endormie dès que j’ai posé ma tête sur l’oreillé.

Dimanche, c’était l’anniversaire de Théo, le fils à Tchoy. Lundi, celui de la copine à mon frère, Natasha. Mardi, celui de Vincent. Et mercredi, celui de mon neveu, David.

Inutile de dire que je n’avais pas le temps de voir Pascal pendant toute cette période. Et je dois passer chez mon papa, jeudi. Oups… je dois aussi conduire ma nièce à son cours d’équitation! Et le soir, je mange avec ma frangine. Et dire que je voulais me faire une petite semaine de repos et de tranquillité! Ben, c’est raté.

Et Tchoy qui veut faire la crémaillère samedi? Noooon, je peux pas. J’ai annulé. Ce week-end, je vais à Gstaad, et je rêve aussi de tranquillité. Au chalet, je pourrais lire, me faire de petites saunas, des siestes, bref, tanquillos. Je ne veux pas d’autres obligations.

Voilà, c’était mercredi, l’anniversaire à David. J’avais fait le gâteau, et Kaya la déco. Je viens enfin de rentrer, et il est plus de minuit. J’ai discuté un moment avec Tchoy à propos de Vincent. Lui aussi venait d’atterir à la maison. J’ai entendu mon natel biper, mais je n’ai pas encore pu regarder mes messages. Je ferais ça dans un moment. Je suis OUT.


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314/2013 - Au bord de l’affrontement

Publié le par JaneDo


Dimanche, 10 Novembre 2013  - 314/2013 - Au bord de l’affrontement

Hahhh samedi… Trop cool. Un samedi à moi. J’avais envie de passer ma journée à bricoler, entrecoupée de petites siestes. J’étais raide d’avoir passé la semaine à courir. Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai pu me larver toute la journée et la soirée avec. Mais hélas, ce soir, j’avais promis de passer chez Aurore, ma copine qui habite à Morges. Pourtant, j’avais d’autres projets, alors je cherchais une excuse pour annuler. En priant que ce soit elle qui le fasse, j'ai allumé "Whatsapp". Et bingo. Dans son message, Aurore me demandait si on pouvait repousser. Fantastique. Mais bien évidemment. J'étais aux anges et libre comme l’air.

Pascal, lui de son côté, avait une journée chargée. Entre ses obligations familiales avec sa femme, et ses répétitions avec le groupe de musiciens, il n’avait pas une minute. Mais, il aime bouger, alors ça ou autre chose, ça lui plaît. On avait décidé de se retrouver dans la soirée...

Alors c’était simple; soit j’accompagnais Pascal à une fête, dans la villa d’un copain, au-dessus de Nyon, ou je le retrouvais chez lui après. Le copain en question était musicien lui aussi, mais ne faisait pas partie du groupe de Varios. D'ailleurs c'est quoi comme nom Varios?!?!! Bref. Le type qui invitait, avait invité plusieurs groupes et potes musiciens, et leurs avaient demandés de jouer pendant la soirée pour ses invités.

Pascal se réjouissait de retrouver ses potes, de jouer, et faire la fête. J’avais aussi très envie de profiter d’une journée et d’une soirée tranquille, alors je l’ai encouragé à y aller. Je l’attendrais tranquillement à la maison, chez Thomas.

En fin de matinée, Pascal m’a proposé de le retrouver en ville pour dîner ensemble. Hum, je n’avais pas envie de me bouger, mais c'était chou ça! Finalement, c’était bien de sortir un peu prendre l’air. Même si on pouvait dire prendre la pluie et se geler un petit coup. Parce qu’il faisait passablement froid. Je suis en pleine convalescence, après une angine carabinée, alors j’ai encore peur de faire une rechute.

D’ailleurs, après mon petit tour, j’ai recommencé à tousser comme une dingue. J'avais oublié mon écharpe, Pascal m'a refilé la sienne. Miam, j'avais son odeur autour du cou. C'était affriolant. Mais, je crois que le mal était fait, j’avais une amygdale qui gonflait. Je me suis aussitôt bourrée de médics.

Pascal voulait que je l’accompagne ce soir. En fait, j’étais gênée d’y aller, je ne connais pas grand monde. Comme je ne parle pas vraiment à ses proches, je me sentirais plutôt isolée. Je voulais plutôt l’attendre au chaud, à la maison. Pascal m’a demandé si j’avais prévu autre chose. Je n’ai pas osé lui dire que c’était juste me larver à la maison. Il aurait pu penser que je préférais être tranquille chez moi, plutôt qu’avec lui. Alors j’ai fini par me plier à sa volonté. Rhhh, foutu ma petite soirée tranquillos! Mais tant pis si ça fait plaisir à mon pti coeur!

Pascal avait beaucoup insisté, moi beaucoup résisté. Finalement, il m’a dit qu’il me laisserait tranquille pendant la soirée, et ferait presque comme si je n’étais pas là. Hum, ce n’était pas tout à fait ce que je voulais!!! Mais, comme je lui avais sorti des trucs, comme quoi je n’avais envie de voir personne, que la foule m’ennuyait ce soir, que je n’étais pas encore en top forme, bref, un tas d’excuses bidons, c'était bien fait pour ma tête. Pascal a dû penser que je voulais rester dans mon coin. Zut.

Il m’a dit qu’il avait envi d’être avec moi, mais si je n’en avais pas envie, alors, bah, je pourrais voir comment il est quant il sort sans moi. Qu'il avait juste envi de sentir ma présente. Là, ça a titillé ma curiosité. Ben, pourquoi pas! C’était aussi un apprentissage, pour savoir comment fonctionner, en évitant des gestes ou comportements déplacés. Après, on pourrait en discuter et voir ce qu'il fallait changer. En plus, de mon côté, je n’avais pas grand chose à faire, à part rester à l’écart.

Pascal est donc venu me chercher vers 20h. J’avais pris mon iPad, ce qui faisait toujours sourire Pascal. Au pire, je pouvais lire dans mon coin, mettre mon journal à jour, etc.

Le début de soirée, n’était pas mal. Pascal m’a présentée à celui chez qui on avait été invité, puis s’est arrangé pour m’installer avec des copains que je connaissais. Pascal passait de temps à autre me faire de petits bisous, discuter et disparaissait dans la foule. Il s’inquiétait de savoir si tout allait bien. Puis, très vite, j’ai commencé à m’ennuyer comme un rat mort. La table en fait, ne servait qu’à poser les verres, les sacs à main ou les vestes. La plupart restait debout et naviguait d'un groupe à l'autre. Je me suis retrouvée à être la seule assise. Je me suis donc levée. De plus, en étant assise, je ne voyais pas Pascal. Il n’était plus très souvent à la table, et par fierté, j’avais dis que tout allait à merveille. C’était faux évidemment.

Thomas est venu me tenir compagnie un moment, puis m’a entrainée vers un des petits bars aménagé dans les petits coins. J’ai découvert que la connasse de Maud était là elle aussi. Et devine quoi; Pascal traînait avec elle. Mon cerveau a tourné au bleu-vert et par accoup. Maud avait passé son bras sous celui de Pascal, le couvant de sourires charmeuses. Ils se déplaçaient ensemble, comme s’ils étaient en couple. Ça m’a énervée, mais j’ai décidé de ne rien dire. Je ne voulais pas m’énerver. Je ne voulais pas être une chieuse non plus et lui gâcher sa soirée.

Avant de monter sur la petite scène, mise en place pour l’occasion, Pascal est passé m’avertir et me faire un bisou. Ce qui m’a fait péter un câble, c’est que quant Pascal jouait, Maud a décidé de s’improviser chanteuse. Elle a grimpé sur la scène en embarquant un des micros, avec sa robe beaucoup trop moulante et trop échancrée sur le devant. Maud s’est mise à chanter en faisant tout un tas de mimiques à Pascal, lui collant même ses nibards contre son bras nu. Bon, elle chantait plutôt bien et avait une jolie voix.

Mon sang n’a fait qu’un tour, je bouillonnais, avec la furieuse envie de monter là-bas et la jeter hors de la scène. En chantant, elle ne regardait que Pascal, qui a eu, en plus, la mauvaise idée de lui renvoyer ses sourires. Encouragée, son micro dans une main, elle lui a passé un bras autour du cou. C’était une chanson d’amour et elle semblait le chanter rien que pour lui. Je n’entendais rien, mais veines gonflées battaient dans mes oreilles et la fumée me sortait du nez.

En jetant un regard autour de moi, j’ai remarqué que tout le monde souriait ou encourageait Maud. C’était encore pire. Ils avaient tous les yeux rivés sur la scène. Maud avait tellement approché son visage de Pascal que j’ai crains qu’elle ne l’embrasse. Là, tant pis, je m’m’assois sur ma fierté et je la déguille de la scène. En attendant, j’avais des palpitations, et je manquais d’air. Et Pascal qui souriait en la regardant droit dans les yeux! Une partie des gens ont commencés à scander; un bisou, un bisou… Wouhhhh, pas intérêt, sinon lui aussi, je le scalpe.

Maud s'est alors avancé pour l’embrasser, mes poils se sont dressés au garde à vous, mais... Pascal a eu le réflexe de détourner la tête au bon moment, pour lui tendre la joue… Ouf… Peut-être avait-il vu mon regard qui lançait de dangereux éclairs? C'était la fin de sa représentation, Maud a salué la foule en faisant la révérence, les incitants à l'applaudir encore plus fort.

Dès que Varios et son groupe ont laissés la place au groupe suivant, j’ai foncé vers Pascal. Maud, s’était accrochée à son cou et ils discutaient yeux dans les yeux. Leurs lèvres étaient à un doigt. Un doigt très fin! Elle semblait avoir un peu trop bu. Pascal souriait, en la tenant par la taille. Dans ma rage aveugle, je n’ai pas tout de suite réalisé qu’il essayait de la maintenir à distance.

Hystérique, j’ai attrapé un de ses bras et plongé mes ongles dans sa chair, lui intimant l’ordre de lâcher Pascal. Elle m’a regardé comme si je parlais chinois. Mais, elle l’a lâché en poussant un petit cri de douleur. Pascal n'a rien dit, mais j'ai cru apercevoir un petit sourire.

Et je crois que c’est ce sourire qui m’a fait retrouver instantanément mon calme. J’ai compris qu’il était ravi de me voir réagir, et que je n’avais rien à craindre. La rage m’avait fait perdre la raison. Un peu plus, et j’envoyais la pouffe valser sur les tables en contrebas. C’est fou comme la colère décuple la force. Je me suis retrouvée un peu conne, ne sachant pas quoi faire. Je ne voulais pas m’excuser envers Maud, ce serait trop humiliant.

Prise de court, j’ai demandé à Pascal si je pouvais aller m’isoler un moment quelque part. Il m’a dit qu’il y avait une bibliothèque en haut. Maud a voulu s’accrocher à nouveau à son bras pour nous suivre. En la décrochant de son bras, Pascal lui a marmonné quelque chose, puis il m'a prise par la main, et on est monté.

En haut, Pascal a éclaté de rire. C’était rare de me voir dans un tel état. Apparemment, il me trouvait amusante. L’air de rien, Pascal trouvait ça assez flatteur et rigolo; me voir me jeter sur ma rivale comme une furie, était semble-t-il assez imprévisible. J’ai eu droit à un baiser enflammé. Il n’avait pas manqué mes ongles enfoncés dans sa peau. Pascal continuait à rigoler, il m’a confirmé que je n’avais rien à craindre, qu’il s’était méfié qu’elle tenterait un truc du genre.

Oui, mais s’il n’avait rien vu venir, et qu’elle l’aurait embrassé, là, devant tout le monde??? Hein???

Après avoir pianoté un moment sur le clavier de mon iPad, offert d’ailleurs par Pascal, j’ai été jeté un coup d’oeil en bas. Le toit de la terrasse extérieur est en verre. De l'étage, on pouvait voir tout ce qui s'y passait. Pascal discutait avec ses copains, et Maud venait sans arrêt le harceler. Dès qu’il se débarrassait d’elle et s’éloignait, elle le pourchassait et s’accrochait à nouveau à son bras.

Hum, j’ai eu l’impression que lui, ça l’amusait. Que quelque part, il le faisait exprès, pour qu’elle lui court après. J’ai aussi vu Elodie regarder ces scènes avec tristesse. Elle n’avait pas l’air de beaucoup s’amuser. Pascal a aussi discuté un moment avec elle. Je crois qu’elle est toujours amoureuse de lui. En tous cas, c'est l'impression que j'ai eu. Je la plains. Je suis retourné tapoter sur mon iPad. Je me suis rendue compte que j’avais passé plus d'une heure, à la fenêtre, à regarder en bas. L’empêche, j’aurai pu rester là toute la soirée. C'était presque mieux que d'être en bas.

Je me sentais obligée de redescendre dans la fosse. Dommage. Mais avant, comme pour me remettre dans l'ambiance, je suis retournée un moment à mon poste d’observation.

Pascal m’avait dit que je n’avais rien à craindre, pourtant, j’ai surpris une scène qui m’a paru étrange, entre Pascal et Maud. Il avait un bras autour de sa taille, elle les bras autour de son cou, et il lui chuchotait quelque chose à l’oreille. Quelque chose qui l’a fait sourire. Ensuite, ils se sont séparés. Son geste n’avait rien d’anodin. C'était peut-être les regards qu'ils ont échangés? Sa manière de se pencher vers elle? La manière dont leurs lèvres se sont éfleurées? Je ne sais pas, mais ça m'a fait légèrement chaviré.

Que lui chuchotait-il? Que lui a-t-il dit? Est-ce que j’avais raison de lui faire confiance? De le croire? Quel est ce sentiment étrange qui me tord les tripes? Est-ce mon sixième sens qui me faisait de grand signe? J’ai choisi de fermer les yeux, de ne pas écouter.

Après mon escapade à l’étage, Pascal était à nouveau un peu plus souvent vers moi. Il était même encore plus adorable et tout. La scène que j’avais surpris me tourmentait. Non, ça n’avait rien d’anodin, ça, j’en étais persuadée. C’était comme s’il lui avait dit de faire attention, de m'éviter, ou pour éviter que je me doute de quelque chose. Parce que depuis, Maud restait à l’écart, tout en lui lançant des sourires discrets dans mon dos. Je détestais ça. Caroline aussi s’en était aperçue.

Caroline m’a dit que c’était de cette manière qu’ils se comportaient eux aussi à l’époque… dans mon dos. Souvent aussi, ils s’arrangeaient pour se donner rendez-vous, même en ma présence, et je ne me rendais compte de rien. Les souvenirs de ce temps là m’ont blessés. Mal au ventre. Ça m’a rendue triste. Pourtant, Pascal était adorable. Et zut, je n’avais pas envie de lui demander des explications, ni de lui faire de scènes. Je continuerais à faire l'autruche ce soir.

Pascal a été chouky tout au long du reste de la soirée. Il est passé souvent me faire des bisous, ou même me prendre dans ses bras. Ça ne me gênait pas qu’il passe la soirée avec ses potes, ni même à discuter avec ses copines. Tant qu’il n’était pas tout seul avec elles dans un coin… sombre. Ou caché. Ou comme tout à l'heure avec Maud, dissimulés au milieu de la foule. Si j’étais toute seule dans mon coin, c’est parce que je le voulais bien. Si j’avais été en forme, j’aurai moi aussi apprécié de papoter à droite et à gauche. On n’avait pas besoin d’être, tout le temps, collé ensemble.

Je crois que je suis dans une mauvaise période… Je flippe pour un rien… M’imagine des choses qui n’existent pas…  Ou peut-être pas? Ouais, peut-être simplement une mauvaise passe quoi… Ou est-ce qu’il me trompe??? Nooon...


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313/2013 - Supplier... Je sais faire aussi...

Publié le par JaneDo


Samedi, 9 Novembre 2013  - 313/2013 - Supplier… Je sais faire aussi...



Tout le coin au fond du bar était réservé à celui qui fêtait son anniversaire et ses invités. D’après ce que je savais, on bougeait vers minuit, pour aller en boîte. Il faisait si froid dehors, et il pleuvait maintenant à verse. Entouré de Pascal, Thomas, et de nos amis, j’étais bien. Surtout depuis que Pascal m’a fait comprendre que, ce n’était pas parce qu’on se dispute qu’on n’était plus ensemble. Je me demande d’ailleurs pourquoi j’avais pensé ça. Faut toujours que j’imagine le pire. Je les écoutais blablater, rigoler, s’échanger des idées, parlé de leurs boulots respectifs en souriant.

Dans les glaces en face de moi, j’observais Pascal le coeur battant comme tout un orchestre de tambour. J’aimais ce type; son rire, son sourire, sa façon de froncer les sourcils ou son petit nez que j’adore embrasser. Tout chez lui me fichait des palpitations d'amour.

J’avais oublié tout ce qui m’avait traversé l’esprit ses derniers temps. Tous les doutes, les questions, les hésitations et mes petites crises pour je ne sais même pas quelle raison. J’étais bien. C’était toujours comme ça dès que Pascal était à mes côtés. Tout ce qui m’avait fait pleurer, enrager, ou donner l’envie de vengeance disparaissait rien qu’avec qu’un sourire de sa part. Lamentable peut-être. Mais, j’étais si bien maintenant.

On était installé au bar avec Pascal et on discutait du week-end prochain au chalet, avec Michael et Paul. Pascal se réjouissait de remettre son surf. En fait, ils se réjouissaient tous de remettre skis et surf, de dévaler les pistes comme des fous, alors que moi, je me réjouissais pour une toute autre raison. Un bon bouquin, au coin du feu, alors que le chalet serait déserté toute la journée, voilà ce qui me faisait rêver.

Maud est venue se planter entre nous. Pascal avait son bras autour de moi, mais il a dû l’enlever pour se tourner vers elle. Elle en a profiter pour s’insinuer juste au milieu de nous deux. Maud est plus grande que moi, mais pas aussi grande que Pascal, donc il s’est penché vers sa bouche. J’avais pensé qu’elle passait juste pour le saluer avant de partir. Quant il s’est mis à rire avec elle, j’ai su que ce n’était pas ça. Petit à petit, à petit pas, Maud s’est mise carrément entre nous, me tournant le dos. Elle faisait écran. A cause de quelques coup d’oeil de Pascal, j’ai su qu’il s’en était rendu compte.

Maud cherchait à me provoquer, à me mettre mal à l’aise. Ou peut-être à me faire sortir de mes gongs et lui sauter à la gorge pour ridiculiser devant tout le monde, mais elle perdait son temps. Cela a eu pour effet de me rassurer et de faire redescendre la dose de moutarde qui avait commencé à me monter au nez.  J’ai continué la conversation avec Paul, Michael et Julien qui venait de se rappliquer avec Caro.

A sa façon de me regarder en fronçant les sourcils, j’ai compris que Caro se demandait pourquoi je ne faisais rien. Pourquoi je ne réagissais pas. Qu’est-ce que Maud pouvait bien faire de plus que parler avec Pascal? Rien! Donc, pourquoi en faire tout un plat.

J’en avais assez de rester debout, j’ai décidé d’aller m’asseoir à une des tables. En partant, j’ai contourné Maud pour aller faire un bisou à Pascal, qui m’avait déjà saisi le bras. En me voyant bouger, il a dû croire que je partais, ou un truc du genre. J’ai éviter celle où se trouvait Thomas. Je ne voulais pas que Pascal pense que je cherchais à me venger, parce qu’il parlait à la jeune Sophia Loren! Je me suis laissée tomber à une table où se trouvait Sandra (je crois), une copine à Jess. Jess était en grande discussion avec un type qui jouait dans la même équipe que Thomas et Pascal.

Je me sentais tout à coup extrêmement fatiguée. Je rêvais d’être ailleurs… avec Pascal… Chez lui par exemple. Au chaud, enroulée dans ses bras. J’avais envie de dormir dans ses bras, de faire l’amour.

Ok, j’en avais marre. Prenant mon courage à 2 mains, j’ai décidé d’aller vers lui et de lui proposer de partir, de rentrer. Mais pour aller où? En tous cas, pas chez moi. Chez moi, ce n’était pas assez bien pour lui. C’était pas possible. Baf, on pouvait toujours aller chez lui. Enfin, chez Thomas. Si on rentrait avant Thomas, ce serait parfait. On aurait plusieurs heures de tranquillité, et je pourrais toujours filer avant que Thomas ne rentre.

Petit problème; Pascal avait l’air de s’amuser!

Faisant comme Maud tout à l’heure, j’ai tapoté le bras à Pascal et comme avant, il s’est tourné vers moi. Je me suis aussi, comme elle, interposée entre eux, lui tournant le dos. Et comme elle, vu le bruit de la musique, j’ai pris un malin plaisir à chuchoter aux oreilles de Pascal. Je suis sûre que Maud a dû apprécier le retournement de la situation.

Pascal n’avait pas vraiment envi de partir, il était encore trop tôt. Et d’après ce qu’il m’a dit, on était sensé tous se retrouver plus tard, au petit pavillon de son pote. La fête semblait devoir durer toute la nuit. Alors, je me suis mise à le supplier. Et tout ça en chuchotant à son oreille. Il m’a sorti une ou deux bonnes raisons de rester. Des raisons pour que je change d’avis, mais j’étais raide et j’avais envie de l’avoir pour moi toute seule. La foule soudain me sortait par les oreilles. Alors, j’ai joué le tout pour le tout, en lui avouant que j’avais envie de lui.

Ça a eu de l’effet. Pascal a piqué un fard géant. Il s’est mordu la lèvre en regardant aux alentours, comme s’il vérifiait que personne n’avait entendu, ou que personne ne puisse se douter de ce qui l’avait fait autant rougir. Puis, il m’a demandé; “Là, tout de suite?”. Ça m’a fait sourire. En fonçant mon petit nez et en rigolant, je lui ai dis que je pouvais bien attendre d’être à la maison, qu’un peu de confort ne ferait pas de mal.

Pascal a souri et m’a fait un bisou sur les lèvres tout en me chuchotant; “D’accord”. Iahhh, boum boum boum. Mon coeur recommençait ses conneries de battements désordonnés.

A Maud, il a jeté en passant qu’on rentrait, et main dans la main, on a fait le tour pour dire au revoir à tout le monde. Je n’ai pas pu m’empêcher de jeter un petit regard ravi et un sourire empreint de fierté à la maudite Maud. Peut-être un peu de mépris aussi. Pascal a discuté quelques minutes avec celui qui fêtait son anniversaire. Quant ils ont eu fini, je l’ai gratifié d’un sourire en lui faisant la bise, réitérant mes voeux et on a filé.

Pascal s’est assuré que Thomas n’était pas près de rentrer… En fait, il passait la nuit ailleurs. Quel bonheur…

Sur tout le chemin du retour, c’était bisous bisous tout le long. Bisous dans le cou pour le distraire alors qu’il essayait de nous conduire le plus rapidement possible à la maison. Lui me faisait des bisous sur la main, dans la paume, m’en volait un à chaque arrêt. A chaque feu, on se jetait l’un sur l’autre.

A la maison, de l’entrée à la chambre, on était déjà à moitié dévêtu. Dès qu’on a passé la porte, Pascal a jeté ses clés sur la petite table, en me prenant dans ses bras. Sa veste à atterri parterre, il a viré la mienne de la même manière. Mon coeur avait perdu le rythme, j’étais hors d’haleine… mais heureuse. Tellement heureuse que c’en était presque douloureux. Je ne regrettais rien de ma vie, puisqu’elle m’a permis de rencontrer l’amour. De rencontrer quelqu’un d’aussi exceptionnelle que lui. Ses mains connaissaient mieux mon corps que moi. Je l’aimais tant que ça me donne envie de pleurer.


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312/2013 - Que je t'aime...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 8 Novembre 2013  - 312/2013 - Que je t’aime...

Pas d’appels, pas de réponses à mes messages; c’était clair, Pascal ne voulait pas me parler, ni me voir. Moi, j’avais besoin, envie de le voir, même s’il me faisait la tête. Ce soir, justement, Thomas m’a prévenue qu’ils avaient d’abord l’intention de monter au chalet, puis finalement, ils restaient ici. Un copain à eux fêtait son anniversaire au Tiger. Donc en principe, ils allaient tous être là. Même Pascal.

J’ai contacté Caro pour qu’on y aille ensemble, après avoir refusé l’invitation de Thomas de l’y accompagner. J’ai mis 3 plombes à me préparer. Aucune idée quoi mettre pour faire mon petit effet. J’ai finalement opté pour la simplicité. Surtout ne pas en faire trop. Et j’avais peur. Je sentais que j’allais morfler ce soir.

Donc on est arrivé très tard. J’ai tout de suite repéré Pascal…

Pascal n’était pas au bar avec ses copains. Il y a des tables à l’entrée, avec quelques petites tables rondes, hautes. Un peu surélevé, 2 marches plus hauts, il y a le bar, et tout autour il a de petites tables rondes.

Pascal était accoudée à l’une d’elle. A cette table, ils n'étaient que quatre personnes; Maud, et un couple d’amis, et Pascal.

Mon coeur a fait un faux pas. Puis un autre. Il battait trop vite. Ma tête perdait le Nord. On aurait dit une sortie à 4. Deux petits couples de sortie. La jalousie et la colère m’ont voilé la vision. Si je n’avais pas été fière, j’aurai laissé les larmes qui se battaient en duel au bord de mes paupières, me ravager le visage.

Alors voilà pourquoi il ne répondait pas à mes appels? Il n’avait pas attendu que mon cadavre soit froid pour se jeter dans un relation avec Maud. Le salaud. L’empêche, si j’avais osé, je me serais jetée à ses pieds pour le supplier de ne pas me laisser tomber. Je me forçais à sourire, mais mon coeur était en larmes.

J’ai dit bonjour aux copains installés au bar avec Thomas. J’ai jeté encore un coup d’oeil à la table du délit, vers Pascal et nos regards se sont croisés. Je m’étais mise de manière à pouvoir être face au spectacle de ma déchéance.

J’étais en chaleur, mon sang roulait trop vite, et je manquais d’air. Pascal m’avait vue. Il a eu un geste qui m’a presque fait imploser. s’est penché pour faire un bisou sur la joue à Maud. Je me suis dit, qu’il avait fait exprès de l’embrasser devant moi, même si ce n’était que sur la joue. Le message semblait clair; "lâche moi les baskets, maintenant, je suis avec Maud". Mourir là tout de suite aurait été une bénédiction suprême.

Thomas, qui était à côté de moi, avait vu mon expression, et m’a frictionné le dos. C’était sensé être un geste pour me rassurer, et j’avais envie de me blottir contre son épaule et pleurer.

Pascal est ensuite venu vers moi. Il m’a fait aussi un bisou. On n’était pas du genre à se rouler des pèles, donc rien de surprenant. Mais de l’avoir vu en faire ni plus, ni moins avec Maud, j’ai eu l’impression que son bisou m’avait brûler la joue. Cette bouche s’était posée sur la joue de l’autre vache avant d’atterrir sur la mienne. Ça me démangeait de me frotter l’endroit où ses lèvres se sont posées jusqu’au sang. Mais, je me suis retenue.

Après avoir traîné une minute à la table, Pascal a passé son bras autour de ma taille, et m’a proposé de sortir discuter. Ouhhhh, je sais pas si j’avais vraiment envie d’aller dehors me faire poignarder devant les fenêtres du Pub, au vu de tous! Mais, je l’ai quand même suivi. Frénétique, nerveuse, j’ai aussitôt commencé à parler pour ne pas laissé un lourd silence planer entre nous.

  • Tu as zappé tous mes appels et messages, alors je ne m’attendais pas à ce que tu viennes même me dire bonjour! J’ai pensé que tu m’éviterais toute la soirée...
  • Ah bon! C’est ridicule… Je ne m’attendais pas à te voir ce soir. Mais, on s’est disputé, ça n’empêche pas qu’on est toujours ensemble. Pourquoi tu n’es pas venue vers moi directement? Pourquoi c’est toujours moi qui doit venir à toi?

Wah! Alors je me serais trompée? Apparemment. Je l’adore trop fort. Malgré notre dispute, il me considérait toujours comme sa copine. J’avoue que j’avais eu un tel choc, que je sentais mes jambes me lâcher. Je me suis assise. J’avais déjà tout peint en noir. Je voyais le mal direct, imaginait l’horreur. Pfffouh, j’étais heureuse de m’être trompée.

Du coin de l’oeil, j’ai admiré le profil de celui qui me fait tourner la tête, qui me rend dingue par sa seule présence. Un seul petit sourire de lui, me fait presque grimper aux rideaux. Que je t’aime Pascal. A ce moment précis, je me suis dit que je ne le méritais pas. Si je pouvais, je me pincerais pour me rassurer, pour être sûre que je ne rêve pas. Que lui, Pascal, était bien là à mes côtés.

  • Pourquoi tu me regardes comme ça? A quoi tu penses?
  • Oh… rien… seulement… que je t’aime…

Dans le vert profond de ses yeux, j’ai fondu. Je voyais des tonnes d’étoiles d’amour qui dansaient autour de moi. Pascal m’a relevé pour me serrer contre lui et m’embrasser. Un vrai baiser cette fois. Loin des autres, loin des questions. Puis, il a dit qu’il n’aurait pas dû faire ça, parce qu’il était toujours furax contre moi. Malgré ça, il m’a prise par la main pour retourner à l’intérieur. Ce simple contact me mettait dans tous mes états, mon coeur s'affolait. Je rougissais comme une adolescente, folle d'amour.

Au passage, j’ai croisé le regard méprisant de la Maud. Elle était certainement verte de rage. Si on avait été dans un poulailler, on en serait venue aux mains. Pfff, j’ai pensé; “va te faire voir chez les grecs… il est à moi”. Et je lui appartenais de toute mon âme.


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311/2013 - 2 jours sans nouvelles...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 7 Novembre 2013  - 311/2013 - 2 jours sans nouvelles...

Une horreur. Pascal avait été froid mardi soir, chacun de ses mots ont fait mouches. Plus il était calme, plus je m’énervais. Et je crois que je regrettais un peu d'avoir couché avec Thomas. Enfin, surtout d'y avoir pris tant de plaisir... Si Pascal l'apprend, je suis fichue.

J’ai dit des choses que je ne pensais pas. J’ai crié. L’ai traité par moment avec mépris. Lui que j’aime plus que ma vie, que je respecte. En larmes, je suis rentrée me réfugier chez moi. Mon coeur saignait, brûlait de douleur. Je déteste les disputes. Déteste toutes les horreurs que je lui ai balancé.

J’avais mal à en crever. Le pire, c’est que je n’étais pas fâchée avec Thomas. Thomas cherchait seulement à me défendre. J’attendais que Pascal me rappelle. Deux jours sans donner signe de vie. Horrible. Il ne répondait pas à son natel, ni à mes messages. Un gouffre s’est creusé dans ma poitrine, et j’avais du mal à respirer. La peur de ne plus jamais le revoir était si terrifiante que l’air me manquait. L’idée même m’était insupportable. J’étouffais de douleur.

Deux jours… Tout ce temps perdu… Tout ce temps où je n’étais pas dans ses bras. Où je ne pouvais pas l’appeler juste pour l’entendre, ou juste… Arf, je voulais le voir. Je suis sûre qu’on pourrait tout arranger si on se voyait et qu’on prenait le temps de discuter. J’aurai dû me couper la langue.

J’ai parlé à Thomas aujourd’hui. Il s’est confondu en excuses, regrettant d’être la cause de notre dispute. Mais, je m’en voulais à moi, pas à lui. Je n’ai pas osé lui demander lui poser de questions à propos de Pascal. J’étais tellement persuadée de le voir dans un de nos points de ralliement..

Ce soir, j’ai fait un tour dans les bars où l’on avait l’habitude d’aller avec Caroline. Heureusement qu’elle était là, que je pouvais compter sur elle. Pascal n’était nul part.

Pourtant, Pascal n’était pas chez lui non plus, Caroline s’en était assuré. Tous ses copains étaient là, sauf lui. Le temps de prendre un verre, pendant que Caroline se renseignait sur l’éventuelle venue de Pascal, on est parti voir du côté de chez Maud et Elodie.

Difficile de dire si elles étaient chez elle. On ne connaissait pas assez les lieux. Je crois qu’il y avait de la lumière aux fenêtres, mais comment être sûr. En tous cas, la voiture à Pascal n’était pas dans le coin. Ça au moins, c’était rassurant. Pour ma part déçue, mais je ne pense pas être la seule, Caro semblait, elle aussi, passablement préoccupée, on est rentrée chacune chez soi. Je n’étais pas d’humeur à faire des civilités. Caroline non plus.


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309/2013 - Horrible dispute… Bravo le retour!

Publié le par JaneDo


Mardi, 5 Novembre 2013  - 309/2013 - Horrible dispute… Bravo le retour!

Parfois les hommes sont d’une bêtise incommensurable! Je pensais que Thomas savait qu’il y avait des limites à ne pas franchir, mais apparemment, je me suis trompée. Il a fallu qu’il essaie de se mesure à Pascal. Ce n’était pas son rôle. Il a voulu savoir à quoi Pascal jouait, avec qui il voulait finalement être. Thomas voulait savoir ce que Maud, Elodie et le reste signifiait. Quel rôle elles jouaient. Savoir où il en était. Connaître ses sentiments à mon égard.

Ça ne le regardait pas. Il n’avait pas à essayer de défendre ma place. C’était à moi de le faire, si d’aventure ça m’intéressait. Ce n’était certainement pas à lui de demander à Pascal de se justifier. Ou lui rendre des comptes. Ça paraissait trop louche. Surtout juste après son absence, et sachant que j’avais dormi chez lui.

Du coup, Pascal s’est senti acculé. Il a dû penser que j’avais passé mon temps, alors qu’il était à New York, à pleurer dans le gilet de Thomas, à me plaindre de lui. Ridicule. Ce n’était pas le cas. Parfois les amis veulent ou pensent vous aider, en fait, ils empirent les choses. Pascal a donc eu l’impression que j’avais des choses à lui dire, alors il voulait m’entendre. Je n’avais rien à dire. Je ne savais pas que Thomas entreprendrait une telle action. Quelle idée débile.

Pascal était vert. Ses yeux d’habitude si velouté, lançait des éclairs. Son regard me transperçait. J’ai presque failli me mettre à table! C’est pour dire! Il sentait qu’il y avait quelque chose sur laquelle il n’arrivait pas à mettre le doigt. Ne me croyait même pas quant je lui ai dis que, je ne comprenais pas pourquoi Thomas a jugé utile de lui faire la morale.

Mince… On a eu une grosse dispute. Une dispute énorme. Une dispute qui après coup, on ne se rappellerait plus comment ça avait commencé. Le genre de dispute pendant laquelle, on sait qu’on devrait la fermer. Qu’on a tord, mais on continue quant même à cracher des conneries qu’on invente à mesure. Question de faire baster l’autre. Pour cacher ses tords. Imaginant que celui qui criera le plus fort remportera… Remportera quoi? On n’en sait rien. On élève la voix, se bute, se détourne, on crache des horreurs. Question de blesser l’autre, de lui faire porter le chapeau.

Je me déteste de n’avoir pas su garder mon calme. D’avoir tout gâché. Il venait à peine de rentrer, et voilà que je me laisse aller à flinguer nos retrouvailles. J’aurai simplement dû passer dessus, lui dire que je ne savais pas ce qui se passait dans la tête de Thomas. Me jeter dans ses bras et lui faire oublier les mots que Thomas avaient pu prononcer. Au lieu de ça, je me suis braquée et j’ai foncé tête baissée. Pfff, trop nulle.

Pascal doit sûrement regretter d’avoir eu envi de me voir ce soir… Et moi, il me manque tant… Pourquoi je n'ai pas su la boucler!


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308/2013 - Bien sûr que je t’aime voyons!

Publié le par JaneDo


Lundi, 4 Novembre 2013  - 308/2013 - Bien sûr que je t’aime voyons!

J’avais passé un super week-end avec Thomas. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi détendue, et triste que le week-end soit terminé. Très longtemps. Alors pourquoi est-ce que je me sentais presque sale??? Les hommes ne se sentent pas comme ça après nous avoir planté des tonnes de canifs dans le dos? Fallait que je me débarrasse de toute cette saleté de sentiment de culpabilité.

Ce matin, Thomas m’a serré très fort dans ses bras, comme si lui aussi regrettait qu’on soit obligé de se séparer. On a préféré ne rien dire. Même le café, on l’a pris en silence. Devant les voitures, le moment fatidique, le “et là, nos routes se séparent”, nos doigts sont restés longtemps enlacés, tout comme nos yeux.

   -    Trop court ce week-end...
   -    Oui. J’ai ri. Tu es un indécrottable romantique.
   -    Ça n’empêche pas que j’ai toujours peur de me prendre des baffes…


J’ai encore ri. C’était surtout pour cacher mon embarras. J’étais loin d’être aussi romantique que lui. J’aurai préféré écourté le moment des “adieux”. Je n’aime pas trop ça. Maintenant le week-end terminé, malgré mes sentiments confus pour Thomas, j’avoue que je me réjouissais et impatiente de revoir le visage et le sourire adorés de Pascal. Etais-je un petit monstre?

   -    Est-ce que tu m’aimes Jane?
   -    Quelle question! Bien sûr que je t’aime voyons!
   -    Alors pourquoi on n’est pas… ensemble?


En me faisait un dernier petit bisou dans le cou, Thomas a demandé presque en chuchotant d’une voix suave; “Si on mangeait un truc ensemble ce soir? Chinois? Ça te dit?”. Bien sûr que ça me disait, mais j’avais mon repas en famille, donc, je ne pouvais pas. Alors, pour qu’il sache que j’avais envie de le voir quand même, j’ai promis de passer après, si on ne finissait pas trop tard. Thomas se foutait de l’heure. Je n’avais qu’à passer quelque soit l’heure à laquelle je finissais.

Ce qui était sûr, c’est que je ne resterais pas dormir. Je ne voulais pas qu’il se fasse des idées. Inutile de lui rappeler que Pascal était rentré plus tôt que prévu une fois, et n’avait pas apprécier ce qu’il avait vu. Pas question de répéter les mêmes conneries.

Ce soir, on était vraiment que la famille, à part Carmine. A un chouilla près, une fois de plus, on a failli se prendre la tête. On parlait des vacances de Nouvel An, qui, combien, etc. Kaya a dit qu’il y aurait sa meilleure amie, et son petit copain.  Et le plouk, le débile, lui a demandé s’ils seront encore ensemble d’ici là. Non mais quel crétin!!! Ou il va cherché ce genre de stupidité. Des fois, je me dis qu’il n’est pas net, que c’est un détraqué.

Ni une, ni deux, j’ai pris la défense de ma puce. Je lui ai dis que ce n’était pas un garçon et je lui ai demandé si, Lucas, son fils, serait avec la même qu’il y a 1 mois, ou une autre. Qu’on n’était pas tous comme son fils. Nous les filles de la famille avons tendance à rester avec le même pendant un bon moment. On ne changeait pas toutes les semaines. J’ai vu que ça l’avait piqué au vif.

J’ai immédiatement changé de sujet pour ne pas envenimer les choses. Le connard n’a pas trouvé de réponse. Je lui avais coupé la chic. Quel trou de balle. On dirait presque de la jalousie mal placée.

Après le souper, j’ai ramené Lilice. Sur la route, j’ai hésité. J’avais envie de voir Thomas, mais en même temps, je trouvais un peu risqué de passer la soirée avec lui. Pascal pouvait aussi bien être déjà rentré, ou presque. Et s’il nous attendait au contour? Est-ce que je pouvais passer la soirée avec Thomas, sans devoir lui demander de ne pas me toucher ce soir? Trop risqué, donc, j’ai pris la décision de rentrer sagement chez moi.

A la maison, j’ai appelé Thomas pour l’avertir. Comme je m’y attendais, il était déçu. Il avait passé la soirée à m’attendre. A espérer. Quelque part, il se doutait bien que je trouverais une excuse bidon et que je ne viendrais pas. J’étais triste de lui faire de la peine. On est resté plus d’1h au téléphone. Ridicule. C’aurait été plus agréable d’être face à face, on aurait pu parler la même chose. On aurait passé un moment ensemble au moins!

Demain, j’ai prévu de passer l’après-midi avec ma nièce. Elle est encore en congé maladie. Son angine ne s’améliore pas.


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