311/2013 - 2 jours sans nouvelles...
Jeudi, 7 Novembre 2013 - 311/2013 - 2 jours sans nouvelles...
Une horreur. Pascal avait été froid mardi soir, chacun de ses mots ont fait mouches. Plus il était calme, plus je m’énervais. Et je crois que je regrettais un peu d'avoir couché avec Thomas. Enfin, surtout d'y avoir pris tant de plaisir... Si Pascal l'apprend, je suis fichue.
J’ai dit des choses que je ne pensais pas. J’ai crié. L’ai traité par moment avec mépris. Lui que j’aime plus que ma vie, que je respecte. En larmes, je suis rentrée me réfugier chez moi. Mon coeur saignait, brûlait de douleur. Je déteste les disputes. Déteste toutes les horreurs que je lui ai balancé.
J’avais mal à en crever. Le pire, c’est que je n’étais pas fâchée avec Thomas. Thomas cherchait seulement à me défendre. J’attendais que Pascal me rappelle. Deux jours sans donner signe de vie. Horrible. Il ne répondait pas à son natel, ni à mes messages. Un gouffre s’est creusé dans ma poitrine, et j’avais du mal à respirer. La peur de ne plus jamais le revoir était si terrifiante que l’air me manquait. L’idée même m’était insupportable. J’étouffais de douleur.
Deux jours… Tout ce temps perdu… Tout ce temps où je n’étais pas dans ses bras. Où je ne pouvais pas l’appeler juste pour l’entendre, ou juste… Arf, je voulais le voir. Je suis sûre qu’on pourrait tout arranger si on se voyait et qu’on prenait le temps de discuter. J’aurai dû me couper la langue.
J’ai parlé à Thomas aujourd’hui. Il s’est confondu en excuses, regrettant d’être la cause de notre dispute. Mais, je m’en voulais à moi, pas à lui. Je n’ai pas osé lui demander lui poser de questions à propos de Pascal. J’étais tellement persuadée de le voir dans un de nos points de ralliement..
Ce soir, j’ai fait un tour dans les bars où l’on avait l’habitude d’aller avec Caroline. Heureusement qu’elle était là, que je pouvais compter sur elle. Pascal n’était nul part.
Pourtant, Pascal n’était pas chez lui non plus, Caroline s’en était assuré. Tous ses copains étaient là, sauf lui. Le temps de prendre un verre, pendant que Caroline se renseignait sur l’éventuelle venue de Pascal, on est parti voir du côté de chez Maud et Elodie.
Difficile de dire si elles étaient chez elle. On ne connaissait pas assez les lieux. Je crois qu’il y avait de la lumière aux fenêtres, mais comment être sûr. En tous cas, la voiture à Pascal n’était pas dans le coin. Ça au moins, c’était rassurant. Pour ma part déçue, mais je ne pense pas être la seule, Caro semblait, elle aussi, passablement préoccupée, on est rentrée chacune chez soi. Je n’étais pas d’humeur à faire des civilités. Caroline non plus.