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062/2012 - Caro aurait dû choisir mon camp!!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 2 mars 2012  -  (062/2012)

Bien fait de sortir hier soir après le petit mot de Pascal, parce qu’aujourd’hui, probablement encouragé par ma réaction et surtout de voir que je n’étais pas fâchée, il m’a à nouveau envoyé un petit message pour savoir si je sortais ce soir et où j’allais.

Je n’avais rien prévu, ce soir c’était training défoncé et plateau TV. De toute façon, j’imagine qu’il devait s’occuper de sa femme vu qu’elle partait dimanche, et je n’étais pas sûre d’avoir envie de tenir la chandelle. Je me suis donc débrouillée pour me procurer un autre natel et je l’ai appelé au bureau. Je lui ai dis que je n’avais pas trop la forme et que je n’avais pas envie de sortir. Pascal et sa femme étaient invités chez des amis, si je sortais, il se serait arrangé pour venir boire un verre dans le même endroit question de se voir un moment.

Pour moi, c’était un peu compliqué, je n’avais pas envie de passer toute la soirée à attendre et ensuite courir juste pour se voir 5mn. C’était trop de boulot, je pouvais attendre dimanche le départ de sa femme.

Dans le cours de la discussion, j’ai appris que Jess avait invité Caro à les accompagner. J’avoue que ça m’a un peu fait chier. Celle-là!

L’air de rien, j’ai demandé si je connaissais, où c’était et tout, et sans problème, Pascal m’a raconté.   Je savais qui c’était et même où il habitait  , donc si vraiment, je pourrais toujours aller jeter un coup d’œil. On a même discuté pour savoir si on demandait à Thomas de m’emmener avec lui. Mais, ça ne me disait rien. Thomas le ferait, mais je savais que ça lui déplairait de servir de tampon.

Layne allait aussi à la même soirée et quant il m’a proposé de l’accompagner, cette fois j’étais certaine de ne pas vouloir y aller. Si je me pointais là-bas avec Layne, Pascal pèterait un plomb, c’est sûr. J’ai donc passé une soirée tranquille à la maison… C’était ma seule soirée tranquille du week-end.

Demain j’avais des tonnes de trucs à faire la journée, notamment aller acheter un cadeau d’anniversaire avec mon petit voisin du rez, Roméo, pour son cadeau d’anniversaire, le soir, je sortirais sûrement un petit moment et dimanche j’avais la fête d’anniversaire. Je n’avais pas du tout, mais du tout envie d’aller à cet anniversaire, mais j’avais promis au petit, et ça ferait tellement plaisir à Marie aussi, donc impossible de m’y soustraire. On avait aussi prévu de jouer aux cartes dimanche avec ma frangine, et mon frère avait pti Marc et on avait aussi envi d’aller faire un coucou à mon papily, donc,   j’étais over-booker!   Je me sens déjà stressée.

Et dimanche soir, j’avais le fol espoir de voir Pascal… Sa femme sera partie, alors Caro n’a qu’à bien se tenir, elle aurait dû choisir mon camp!

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061/2012 - Caro retourne sa veste...

Publié le par JaneDo

Jeudi, 1er mars 2012  -  (061nième jour / année 2012)

Les paroles de Thomas me poursuivaient; est-ce qu’il avait raison? « Tu sais Jane, à force de vouloir ne pas emmerder Pascal, de rester de côté, tu laisses les autres filles prendre le pas sur toi. Tu devrais un peu plus t’affirmer et imposer ton existence, revendiquer ta place. Ouais, je ne devrais pas dire ça, Jess est ma frangine, ha la la, mais tu es trop passive. »

Comme décidé, je ne voulais pas sortie ce soir, si Pascal avait envi de me voir,   il n’avait qu’à se débrouiller   pour me le faire savoir. Rhhh, mais si Thomas avait raison, j’aurai peut-être dû sortir, aller le retrouver et lui proposer qu’on aille ailleurs, tout normalement, sans faire la tête ou lui faire de reproches? Pfff, mais je suis timide, et vraiment, vraiment, je détesterais me transformer en pot-de-colle. Mince.

J’avais espéré un appel ou un message de Pascal dans la journée, mais toujours rien. Pourtant, sa femme n’était pas là d’après ce que j’avais entendu, alors pourquoi n’appelle-t-il pas? Je ne comprends rien, je ne sais pas quoi faire. Zut, j’ai l’impression qu’il commence à me traiter pire que Caroline? Peut-être qu’en ne me voyant pas, il finira par se décider à appeler?

Puis en fin de journée, enfin quelque chose; Pascal m’a envoyé un petit mot avec des fleurs; il disait regretter d’être si absent, Jess et son père l’avait à l’œil, que je lui manquais beaucoup, qu’il m’expliquerait si je n’étais pas déjà trop fâchée contre lui. Il espérait que non. Qu’il aimerait bien me voir, mais devait faire attention tant que sa femme était là (j’ai noté qu’il avait écrit "ma femme" et non Jess). Si je sortais ce soir, il sortira juste pour me croiser, sinon il ne sortait pas. Il me demandait de lui faire un appel en absence sans laisser de messages sur sa boîte vocale, ni de sms, là aussi il m’expliquera. Qu’il était content d’apprendre que j’allais mieux.

J’ai noté qu’il n’y avait pas de « I Love You ». A la fin de son message, il m’a demandé de faire attention à ce que je racontais à Caro, qu’elle et sa femme étaient devenues inséparables…

Hum, alors Caro avait tourné sa veste? Mince, même si je l’avais pensé, j’avais espéré que non. Ça m’a fait plaisir son petit message, et les fleurs aussi, mais tout de même, il aurait pu y penser plus tôt? Presqu’une semaine sans nouvelles, c’était intenable. J’étais contente qu’il se soit débrouillé quand même pour entrer en contact, mais voilà; est-ce que je devais courir dès qu’il me siffle? Ben oui… Puisqu’il avait fait un effort, la moindre des choses était de montrer que j’appréciais, et l’encourager, donc, je lui ai fait un appel en absence.

Pendant que je me préparais, je me suis rendue compte que j’étais légèrement nerveuse et impatiente aussi. Ma tête commençait déjà à imaginer comment ça se passerait, pourtant j’essayais de ne pas y penser sinon je risque d’être salement déçue. Mais rien à faire, ma tête fonctionnait sans moi.

Après mon appel en absence, j’ai reçu un sms d’un numéro que je ne connaissais pas, signé par Pascal; après le basket, il pensait être au Bleu vers 23h. Il ne fera pas long vu qu’il travaillait le lendemain et qu’il était assez fatigué ces temps. Quand il s’agit de moi, il est fatigué? Hein? Non, vraiment super!!! Peut-être que je ne devrais pas y aller, et lui dire que ça n’en valait pas la peine, autant qu’il rentre se reposer! Hum, ça me titillait grave de lui faire le coup et peut-être que la prochaine fois, il oubliera sa fatigue.

Chiant, je ne savais pas à qui demander de m’accompagner, et je ne voulais pas me pointer là-bas toute seule!

Comme je ne trouvais personne et que je ne voulais pas appeler Thomas juste pour ça, j’ai jeté mon dévolu sur Caro malgré les avertissements de Pascal. Et Pascal avait raison! Caro un peu gênée de m’accompagner a finalement fini par me dire que Jess et elle avaient déjà prévu autre chose. J’ai noté qu’elle n’avait pas dit quoi, ni où. D’habitude, elle m’aurait dit, mais là, elle a fait comme si elle ne savait pas. Ça m’a un peu fait mal au cœur, je sentais qu’elle voulait aussi mettre un peu de distance, étant donné que Jess ne m’aimait pas beaucoup.

Pas très sympa. Je lui en voulais un peu, et je sais que le mot « vengeance » a traversé mon esprit.

Donc, j’ai fini par appeler Thomas pour lui dire que je sortais un petit moment. Je n’ai pas eu besoin de lui demander où ils allaient, spontanément, il m’a dit qu’il pensait qu’ils iraient prendre un verre au Bleu avec les copains du basket vers 22h-22h30. Je lui ai dis que je ferais un saut, si mes copines ne voulaient pas aller là-bas, je viendrais seule. Hum, il n’y avait pas de copines, mais je ne voulais pas qu’il pense; « oh, la pauvre, elle est toute seule! ». Avant de raccrocher, il m’a averti que Pascal serait peut-être là.

Le soir, comme Pascal m’avait dit pas avant 23h, je suis arrivée vers 23h10. J’ai cherché où était parqué sa voiture pour être sûre qu’il était déjà arrivé là avant de me pointer là-bas comme une mordue. J’ai tout de suite trouvé la voiture à Thomas et bien sûr, celle à Pascal n’était pas loin. Donc, comme une grande, l’air complètement à l’aise, je suis descendue dans le puits du gouffre. J’avais peur que ma timidité bloque ma vision et que je passe à côté d’eux sans les voir, mais, je reconnais toujours immédiatement Pascal, et mon coeur se met à faire des flip-flap. Piouhhh, j’ai eu de la chance qu’il ne soit pas au petit coin ou assis à une table, sinon, je ne l’aurai pas vu.

Je sais que Jess a reproché à son frère de m’avoir dit où ils allaient. Un peu gêné d’avoir commis un impair, Thomas m’a averti qu’il avait, par mégarde répété à Jess que je m’étais plainte de ne pas avoir de nouvelles de Pascal. Donc, Jess savait qu’on s’était vu, mais je pense qu’elle devait danser de joie de savoir que Pascal m’avait en quelque sorte, laissé de côté. J’ai eu une petite pincée au cœur en voyant Caro faire semblant de ne pas me voir. Elle était avec Jess et ses copines accoudée au bar. J’ai aussi remarqué la petite expression du chat qui vient d’avaler un canari de miss Jess parce qu’elle pensait m’avoir volé l’amitié de Caro. Pfff, rien à cirer, rira bien qui rira le dernier.

J’ai fait comme si je n’avais pas remarqué l’attitude de Caro et j’ai été les saluer. J’ai aussi salué Jess, puis j’ai salué les garçons avec Pascal dans le tas. La copine à Thomas était là, et je suis restée avec eux, tout en me rapprochant de Pascal. Il m’avait vu descendre les escaliers et m’avait fait un petit signe de la main en souriant. Il discutait avec ses potes de basket. L’horrible petit rouquin était là aussi, lui, j’ai fait celle qui ne l’avait pas vu et salué tous les autres.

Je m’étais assise sur un des tabourets du bar et dès que le tabouret à côté de moi s’est libéré, Pascal est venu s’y asseoir. Immédiatement, Jess et Caro sont venu vers nous, et Jess s’est s’installé entre les jambes de son mari. Elle suivait notre conversation.

On parlait normalement, sans que ce soit une conversation privée. Je lui ai raconté que le lendemain, je devais rendre un boulot et je n’avais pas fait grand-chose, que j’avais un peu le trac. Thomas était debout devant moi, le bras autour de la taille de Maeva et participait à la conversation. Malgré la présence de Jess et Caro, je lui ai reproché de ne pas donner de nouvelles. Dans le cours de la discussion, Pascal m’a appris que Jess repartait dimanche et je peux avouer que j’ai ressenti une immense joie. Bon débarras, asta la vista ma grande!

Puis, décidée à partir avant que Pascal et sa femme, et aussi pour continuer dans la lancée de celle qui avait juste fait un passage pour dire bonjour mais qui avait d’autres plans. Digne et la tête haute, j’ai quitté le champ de bataille. Jess n’avait pas ouvert la bouche, elle s’était juste contentée de nous écouter. Elle surveillait. Caro, un peu gênée, est restée là à essayer d’éviter de me parler, gloussant et rigolant des plaisanteries de Jess. Quant nos regards se croisaient, elle se dépêchait de détourner le regard ou la tête. Pas très cool. Ça fait un peu mal quand même.

Au moins, j’avais vu Pascal... Quelque chose dans son sourire, dans son regard, me faisait croire qu’il ne se foutait pas de ma gueule. Ou est-ce que je me la raconte?

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060/2012 - Fu..uuu..rax malgré ses yeux menthe à l'eau...

Publié le par JaneDo

Mercredi, 29 février 2012  -  (060/2012)  -  Chaud – froid

Pas mal de balades avec la chienne aujourd’hui, ça m’a fait du bien. Je crois que c’est le fait de devoir m’occuper de quelqu’un d’autre et de ne pas passer mon temps à écouter et analyser mes petits bobos qui me fait du bien. J’ai hésité à la garder encore pour la nuit, mais finalement, je l’ai ramené. J’avais dans l’idée d’aller pleurer dans le gilet de Thomas ce soir… C’est ce que j’ai fait.

Toutes mes histoires le gavaient, mais il m’a écouté. De temps à autre il me demandait à quoi je m’attendais, je connaissais la situation, c’est en pleine connaissance de causes que j’ai sauté à pieds joints dedans, alors je devais arrêter de me plaindre. Glups, il avait bien sûr raison, mais ça fait du bien de se plaindre…

Pascal est passé et je ne voulais pas qu’il sache que j’étais là, alors je suis restée planquée dans la chambre à Thomas. La porte était restée entre-ouverte pour ne pas donner de soupçons sur la présence de quelqu’un.   Pascal rentrait après avoir déposé sa femme je ne sais où.   Apparemment, Caroline était au courant parce qu’elle l’a appelé, il a convenu avec elle qu’il passait après. La rage, c’est incroyable, alors que je n’avais pas de nouvelles, avec Caroline, ils se fixaient de petits rendez-vous? Ça m’a retourné l’estomac.

 

  •  Caro hein?
  • Oui, j’ai promis de faire un saut chez elle tout à l’heure. On ne sait pas beaucoup vu ces derniers temps.
  • Et Jane alors? 

 

Gros soupir et le regard dans le vague. Je suivais chacune de ses expressions, de ses mouvements, jusqu’à la formation des mots sur ses lèvres. L’empêche que je fulminais.

  • Rhhh, je ne veux pas parler d’elle…

Pascal s’était assis sur le coin de la table du salon, tassé sur lui-même, la tête basse, il a continué…

Pascal a demandé comment est-ce qu’il pouvait mettre de la distance entre nous si on lui parlait tout le temps de moi. Sympa! Puis j’ai compris que lors de son séjour aux Etats-Unis, il avait menti en disant qu’on était juste amis, qu’on ne se voyait pas tant que ça   (ça c’était hyper cryper vrai)  . Pascal avait eu la stupidité de promettre à sa femme de m'éviter, apparemment ça risquait de me faire croire qu’il y avait encore une chance. Pfff. Jess s’attendait à me voir répliquer dès que Pascal rentrerait, il savait qu’elle surveillait son téléphone, alors il a évité tout contact.

Thomas a rigolé, il pensait que c’était de fausses excuses, parce qu’enfin, il aurait pu m’appeler avec son téléphone, celui de Paul ou autre, depuis le bureau de quelqu’un d’autre ou même d’une cabine. Pour Thomas ce n’était que des foutaises, s’il voulait vraiment m’avertir, il aurait eu milles occasions de le faire.

Je ne sais pas si Thomas le mettait au pied du mur de ses bêtises parce que j’étais là et qu’il savait que j’entendais tout…

Pascal s’est très mal défendu en disant qu’il n’aurait pas su quoi me dire, puis qu’il avait peur que le simple fait d’entendre ma voix lui aurait donné envie de me voir. Dans le ton de la voix de Thomas, on pouvait   entendre son scepticisme  . Pascal était toujours tassé sur lui-même. Thomas lui a fait remarquer que comme il arrivait si facilement à ne pas entrer en contact avec moi, mais par contre sans problème avec Caroline, je pourrais me sentir blesser, mais aussi, il n’avait qu’à le faire une bonne fois pour toute et arrêter de tourner autour du pot. Thomas pensait que s’il était sincère et qu’il tenait vraiment à moi (j’ai noté qu’il n’avait pas utilisé le mot "aimer" mais "tenir à"), il me devait bien ça.

Mon cœur battait à mes tempes et j’ai trouvé que Pascal avait mis long à répondre, chaque seconde d’attente était une torture. Que pouvait-il bien répondre à ça? Et, mais non, je ne veux pas qu’il me plaque sous prétexte qu’il tient à moi? C’est quoi ce délire? Puis, mes muscles se sont relâchés et mon cœur a palpité d’amour pour cet adorable idiot, de ce beau mec avec des yeux verts menthe à l’eau, de sa voix suave un peu rauque sous l’émotion; Il n’arrivait pas à se détacher, qu’il ne pouvait pas me quitter.

Pascal lui a demandé comment s’éloigner si on lui parlait tout le temps de moi, Jess n’avait pas arrêté de le cuisiner à mon sujet chaque fois qu’elle en avait l’occasion. Surprise, j’ai appris que Jess avait invité Caroline a passer la nuit chez eux l’autre soir   (quel soir??? Vendredi??? Ah bon ???)  . Il a dit qu’il ne s’était rien passé et Thomas s’est un peu moqué. Il lui a demandé s’il n’avait pas peut-être plus de respect et de sentiments pour sa femme que pour moi, puisqu’il arrivait très bien à coucher avec Caroline quant j’étais là, mais pas devant Jess? (Hum… Tiens, je me demande aussi?

Pascal a reconnu que c’était peut-être bizarre, mais il ne pouvait pas. Il ne voulait ou ne pouvait pas partager nos trips avec elle, elle ne faisait pas parti de notre équipe, de nos jeux…   (Bizarre en effet!) 

Etrangement, Pascal a dit qu’il ne savait pas pourquoi, mais     voir Caro lui faisait penser à moi  ,   alors si Jess l’avait invitée en pensant qu’il m’oublierait ou ne penserait pas à moi, c’était pire. D’ailleurs vendredi soir, il n’a pensà qu’à ça; ce que je pouvais bien être en train de faire, sûrement rigoler, mais avec qui, est-ce qu’il me manquait ou est-ce que j’étais définitivement fâchée?

Bref, je n’avais pas quitté ses pensées… Tant mieux, parce qu’il a rongé les miennes…

Thomas ne lui a fait aucun cadeau; il lui a posé la question de ce qu’il avait fait samedi soir, il n’était rentré qu’après 4h du matin ? Alors comment pouvait-il avoir le culot de dire que je lui manque et passer la nuit avec une autre?

Là Pascal s’est défendu en disant qu’ils s’entendaient bien, et que c’était tout naturellement qu’il a accepté d’aller prendre un verre chez elle. Mais, une fois en haut, il a presque immédiatement regretté, pris au piège. Il a réalisé un peu tard qu’il aurait dû refuser, apparemment, la fille s’attendait à autre chose.

  • Tsss, alors toi… Tu t’attendais à quoi? Tu as passé toute la soirée à boire ses mots comme du petit lait, ensuite tu acceptes comme un grand de monter chez elle??? Tu plaisantes ou quoi? Ça voulait bien sûr dire ce que ça voulait dire! Tu voulais la sauter, point final. Tu n’es quand même pas aussi naïf??? Et si tu t’en ai rendu compte presque immédiatement, tu as fait quoi pendant plus de 3h??? Tu as été chez Caroline ou Jane pour baisser la température?
  • Non… On a continué à discuter. C’était juste… un petit peu embarrassant…
  • Mouais… A d’autre…

Pascal a assuré qu’il n’y a rien eu. Il aurait pu, il y avait des moments où il se demandait pourquoi il essayait d’être aussi sage, il n’avait de compte à rendre à personne, et même pas spécialement à Jess, elle n’en aurait rien su, mais même s’il y avait des moments où il en avait envie, il avait l’impression de faire quelque chose de mal. Thomas l’a un peu titillé pour savoir s’il n’y avait pas eu un petit bisou, mais Pascal a assuré que non, il avait réussi à éviter toutes les petites tentatives; il n’avait pas été là-bas pour ça, mais juste pour ne pas penser à Jess, Caro ou moi pendant quelques instants. Mais c’était raté, quand il a senti qu’elle voulait tenter une approche, aussi bizarre que ça puisse paraître, il n’a fait que penser à moi et comment je risquais de réagir si j’apprenais un truc pareil.

Thomas a éclaté de rire, il trouvait assez faramineux que Pascal pense à mes réactions au lieu de celle de sa femme ou de son autre maitresse en titre. Pascal n’appréciait pas vraiment ses moqueries et il s’est renfrogné encore un peu plus. Dans des moments comme ça, ce qu’il pouvait être chou, les sourcils tout froncés, ça me donnait envie de le prendre dans mes bras et de lui faire des câlins, mais… il ne fallait pas que j’oublie qu’il avait eu des idées, qu’il n’était pas tout innocent là-dedans, ce serait un peu trop facile!

Je pense que Pascal trouvait que Thomas avait un peu la dent dur ce soir, il s’est donc levé pour partir. Thomas lui a encore demandé si c’était pour rentrer ou pour aller chez Caro, et… il allait chez Caro. Le rat.

Pourtant, je ne lui en voulais plus autant que les jours précédents. J’étais contente que les tentatives de sa femme ou autre finissaient toujours par le ramener vers moi. Peut-être que je pardonne un peu trop facilement… malgré tout, j’avais une petite boule qui me rongeait un peu l’estomac… Malgré ce qu’il avait dit, il cherchait à mettre de la distance entre nous, il allait chez Caro ce soir, et elle avait passé la nuit chez eux vendredi… Rien de très rassurant en fait!

J’ai couru à la fenêtre pour le regarder traverser le jardin la tête basse et les mains dans les poches. Je me demande combien de temps il passerait chez Caro? Et qu’est-ce qu’ils allaient se dire ou faire? C’est là, accroché aux fenêtres que Thomas m’a retrouvée, il avait sa tête des mauvais jours.

Thomas s’est plaint qu’il ne voulait pas être pris au milieu de nous 2, 3 même, et pourtant, il n’arrivait pas à se défaire de toutes nos histoires. Il en avait un peu plein les bottes.

Je ne suis pas restée très longtemps après le départ de Pascal. Déjà, parce que Thomas était persuadé que je voulais rester pour savoir quant son adorable frérot allait rentrer, et ensuite, parce qu’une fois que Pascal serait rentré, je pouvais difficilement m’éclipser sans me faire voir. Puis, je crois que Thomas n’appréciait pas non plus qu’il ne soit pas autorisé à dire que j’étais chez lui, il n’a pas aimé que je me cache comme si on faisait quelque chose de mal.

Hum, si je m’étais montrée, déjà, ils n’auraient pas autant parlé, puis ensuite, Thomas aurait pensé que j’étais venue que pour le voir… Faudrait savoir!

L’empêche,   j’étais un peu verte, Jess n’était pas là   et Pascal n’a pas pensé qu’il aurait pu essayer de m’appeler? Tous les téléphones qu’il approche tombent en panne ou quoi? Dans la voiture, j’ai appelé Layne. Ah oui, encore. J’étais mal dans ma peau, d’ailleurs ma peau me faisait mal, tout comme la boule de billard au fond de l’estomac. Layne était inatteignable, la poisse.

Je ne voulais pas courir chez Caro parce que, même s’ils ont seulement l’air de discuter, je ne pourrais pas me décider à partir, persuadée qu’il se passerait quelque chose. S’il ne se passait rien, je me serais gelé le cul pour rien, en plus, j’avais une furieuse envie de tousser, je m’étais retenue tout le temps que Pascal était chez Thomas. Heureusement qu’il avait de la musique de fond, je pouvais discrètement me racler la gorge.

C’était à Pascal de m’appeler, en tous cas moi,   je ne bougerais pas le petit doigt…   Mince, ce que je pouvais passer de l’amour aveugle à la rage tout aussi aveugle…

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059/2012 - Et pourquoi pas Layne...

Publié le par JaneDo

Mardi, 28 février 2012  -  (059/2012)

Hier soir, Shanna, le chien à Marco a voulu rentrer avec moi, alors je l’ai prise. Je ne sais pas si c’est grâce aux conseils de Maria ou aux promenades avec le chien, mais j’allais mieux. Maria m’a demandé de prendre mon « Seretide » contre l’asthme et bizarrement, je tousse beaucoup moins. Je devais ramener la petite ce soir, mais j’ai décidé de la garder, elle a l’air tellement contente d’être avec moi. J’ai reçu un message de ma puce, Kachouka, elle est à Vercorin. Il paraît que la neige est bonne et qu’elle s’amuse bien.

Toujours pas de nouvelles de Pascal… Je trouve ça horrible! On passe des moments supers ensemble, puis, blafff, pas de news, ce n’est pas normal. Son attitude me rend dingue …

Je ne suis pas une sainte, j’ai besoin d’attention, de câlins, de sentir un autre corps chaud contre le mien, de bisous, de tout ce qui fait se sentir bien, d’être comprise, aimée, et Pascal est aux abonnés absents. Pascal n’appelle pas, ne donne pas de nouvelles, me laisse dans le noir le plus complet, je me sens délaissée, seule et triste. Thomas ne voulait pas qu’on se voit si c’est pour parler de Pascal, avec Layne je n’ai pas ce genre de discussions, et je n’avais pas envie de continuer à ressentir ce gros vide, alors   j’ai appelé Layne  .

Après tout, je n’avais pas de compte à rendre à Pascal…

Avant de passer à l’acte, j’ai eu une pensée pour Pascal ; j’ai imaginé ce qu’il devait ressentir dans la même situation… certainement la même chose que moi!

Emporté par les instants présents, il était difficile de résister, difficile de faire appel à la raison, aux bons sentiments comme l’amour qu’on ressent pour quelqu’un d’autre, on a juste envie de se laisser emporter et on réfléchira après. Et j’aime coucher avec Layne, pas autant qu’avec Pascal, parce que lui je l’aime, les émotions sont décuplés, mais là, ce n’était que du sexe, rien à voir avec les sentiments, à part qu’on apprécie la personne avec qui on partage ces moments.

Avec l’excitation du moment, on oublie tout le reste, on se sent bien, en osmose, et après, hum, un peu coupable peut-être… parce qu’on cherche à comprendre comment on peut faire l’amour avec quelqu’un d’autre, alors qu’on en aime un autre!!! Je pense que pour Pascal, ce doit être pareil… Alors pourquoi je lui en veux tellement? Je ne suis pas mieux?

Layne est parfait, il est hot,   ne pose pas de questions  , prend les choses comme elles viennent sans se prendre la tête.

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057/2012 - Son coeur s'éloigne de moi...

Publié le par JaneDo

Dimanche, 26 février 2012  -  (057/2012)  -  Son cœur s’éloigne…

J’ai donc passé tout le dimanche au lit à frissonner et à transpirer et juste un mini message de Pascal qui me demandait comment j’allais. Un peu pauvre comme attention, ça m’a déprimée. J’ai dû m’abaisser à l’appeler pour le voir, et bien sûr, il a dit qu’il ne pouvait pas. Pfff, ça m’a flingué le moral. J’avais insisté dans tous les sens, mais rien à faire, il a dit que ce n’était pas possible, qu’il essayerait de passer lundi.

Lundi, ça me faisait une belle jambe qu’il daigne "essayer de passer", le week-end, il était censé avoir plus de temps que la semaine. Il passera quoi? 5mn? Ça n’en valait pas la peine. J’avoue que ça m’a fâché, mais je n’ai rien dit, je verrais bien si je lui ouvre ou pas!

Pour quelqu’un qui n’en avait rien à cirer de sa femme, je trouvais qu’il lui consacrait beaucoup de temps. Peut-être qu’il n’était pas honnête concernant Jess, il y tient peut-être plus qu’il ne le dit, après tout, c’était son 1er amour!

Afff, fallait que j’arrête de me monter la tête. Pour me distraire et glaner des infos, j’ai appelé Caro. C’était ce qu’il y avait de plus proche de Pascal après Thomas. Ça m’a énervé de savoir qu’elle avait été courir avec lui dimanche matin… Elle le voyait nettement plus que moi!

Holala, c’était de l’autodestruction, j’avais un peu trop tendance à faire ça. Dès que quelque chose ne se passait pas comme je le voulais, j’enfourchais mon cheval de doutes et c’était parti; je me racontais tout un tas de truc qui me faisait peur et mal. Je devais absolument arrêter ça; Pascal avait des obligations et autre chose à faire que me consacrer tout son temps, alors je devais rester positive.

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056/2012 - Abandonnée...

Publié le par JaneDo

Samedi, 25 février 2012  -  (056/2012)

En quittant ma petite cachette, j’avais pensé me dépêcher pour aller me mettre vers la sortie du parking. Connaissant Pascal, il était surement au parking. J’espérais le voir une dernière fois avant de rentrer. J’ai eu un gros coup de chaud quant je l’ai croisé se dirigeant vers le parking avec celle avec qui il discutait avant. J’ai réalisé que Jess était partie beaucoup plus tôt, ça devait être quant je l’ai vu en train de faire la bise à Julien, mais j’étais tellement concentrée sur Pascal que ça ne m’a pas fait tilt.

Donc Pascal traversait tranquillement avec cette fille en direction du parking… J’ai eu peur qu’il reconnaisse ma voiture et moi par la même occasion, mais il n’a pas fait attention. Je l’ai donc vu sortir du parking et cette fille était assise dans sa voiture. Mon sang n’a fait qu’un tour. Impossible de les suivre. D’ici que je sorte de ce parking et que je tente de prendre la même direction, il serait déjà loin et une fois au rond-point, je prends quelle direction??? Pfff, foutu.

C’était env. 1h du matin quant Pascal a raccompagné cette fille chez elle. Il n’est rentré qu’après 4h du matin…

Je me demande comment je vais faire pour savoir ce qu’il a fait pendant ces 3h et quelques! Sagement, je suis rentrée. Toutes ces émotions ont eu raison de moi et je suis tombée comme une masse. La fièvre était à nouveau au rendez-vous. Je n’avais aucune idée comment réagir, ni quoi faire, je sentais que les choses m’échappaient peu à peu et depuis un moment déjà!

J’étais sûre que Pascal passerait un moins un petit moment vers moi samedi, sachant que je n’allais pas bien, mais même pas. Je n’ai même pas osé sortir de chez moi parce que je ne voulais pas le louper. C’était un triste samedi à attendre pour rien.

Il avait été se balader en ville avec sa femme et ils ont mangé en tête à tête quelque part. On peut pas me dire que de toute la journée, il n’a pas trouvé le temps de me lancer un petit coup de fils ou quelques petits sms? Si je lui manquais vraiment, il se serait débrouillé pour me voir? S’il l’avait voulu, je suis sûre qu’il aurait trouvé le temps ou qu’il aurait fait quelque chose pour que je sache qu’il pensait un petit peu à moi. J’étais déçue. Ou j’étais peut-être de mauvaise fois parce que j’étais mal?

Donc samedi soir, je n’avais aucune idée de ce qu’il faisait… Je suis restée chez moi… Beaucoup de hauts et de bas… Un peu déprimée… J’avais l’impression qu’il me délaissait.

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058/2012 - Toujours dans le noir...

Publié le par JaneDo

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Lundi, 27 février 2012  -  (058/2012) - Toujours dans le noir

Pascal a définitivement quelque chose à cacher, je n’ai pas eu de nouvelles de la journée. De toute façon, j’étais si mal que j’ai passé la journée au fond de mon lit. C’est le stress, je ne peux rien faire à part rester coucher, et vendredi je dois passer à l’agence avec des projets, si ça continue, je devrais passer… avec… rien.

Faudra que je trouve une excuse, pfff. Et mal aux dents. Je n’ose pas appelé Thomas, il ne veut plus que je lui casse les oreilles au sujet de Pascal.

Arrrh, je deviens folle, très bien, je n’appellerais pas Pascal jusqu’à ce qu’il le fasse lui, je ne chercherais pas non plus à le croiser. Pas question cette fois de faire le 1er pas. Et il ne me verra pas jusqu’à ce qu’il en mentionne l’envie! J’espère que je tiendrais le coup!!!

Le soir, comme les gamins m’ont appelés, j’ai été manger chez ma sœur… avec un masque pour éviter de les contaminer tous!

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055/2012 - 6ème sens en alerte...

Publié le par JaneDo

Vendredi, 24 Février 2012  -  (055/2012)

Vendredi j’étais aussi mal fichu que les jours précédents, je n’étais pas en forme, mais j’avais envie de voir Pascal. C’était bête, parce que de toute façon, je ne tenais pas debout. J’ai donc décidé de commencer à prendre des médics, j’avais trop de peine à respirer et la toux ne me laissait pas de répit.

Pascal était passé après le boulot en vitesse pour voir comment j’allais. Il savait que ça n’allait pas mieux, on s’était parlé au téléphone en milieu d’après-midi.

Le soir, un peu mieux grâce aux médics, j’ai longtemps hésité à appeler Pascal pour lui demander s’il ne voulait pas venir passer la soirée avec moi, mais je me doutais qu’il me sortirait l’éternelle ; « je ne peux pas ». Je savais qu’il avait la répète avec le groupe, ils mangeaient ensemble puis, il allait retrouver sa femme et ses copains dans un Pub à Ouchy. C’était presque minuit, et comme je n’avais pas osé l’appeler, je suis allée faire un tour. Si je pouvais l’apercevoir ne serait-ce qu’un petit moment, je serais contente. C’était facile de voir l’intérieur du bar parce qu’il y a des vitres partout.

Question d’avoir une bonne vue, je me suis mise à un endroit interdit et j’ai tout de suite repéré Pascal, sa femme, Thomas, Caroline, Paul et les autres. Ils étaient au bar. Caroline discutait avec Michael assise temporairement à une table, son regard allait souvent en direction de Pascal qui ne semblait pas faire attention à elle. Appuyé au bar, il discutait avec des filles que je ne connaissais pas. Un petit groupe est sorti fumer, puis je pense qu’ils ont décidés de bouger, de changer d’endroits et ils sont partis.

Franchement, pour passer la soirée à boire des verres, Pascal aurait pu se débrouiller pour venir me voir!

Pascal avait l’air de passer une bonne soirée, je ne semblais pas lui manquer et tous les petits gestes d’affection qu’il avait pour sa femme me faisaient envie. Ce n’est pas la 1ère fois que je le vois lui faire de petits bisous ou même avec le bras autour de ses épaules ou autres, mais à chaque fois, je me surprends à penser que je croyais que ce n’était qu’avec moi qu’il avait ces gestes de tendresses. C’est vrai que quant je l’imagine avec elle, je n’imagine jamais de gestes de tendresses, seulement une tranquille indifférence. Douces illusions...

J’oublie souvent qu’ils se connaissent depuis des lustres, qu’ils sont sortis ensemble longtemps avant de se marier… A quoi je pensais ! C’était son 1er amour, la fille pour laquelle il avait le plus morflé, elle lui avait plu au 1er regard, et si elle ne l’avait pas jeté, il ne l’aurait jamais quittée. Je me rendais compte qu’il devait toujours ressentir quelque chose pour elle.

Ce soir, je trouvais que Jess avait l’air encore plus séduisante, Pascal semblait littéralement la couver du regard. Il semblait sous le charme et ça me foutait les boules. Ou peut-être n’était-ce que mon imagination?

Plus troublant encore, Caro avait l’air de faire ami-ami avec elle, et elle semblait répondre favorablement. Ca m’a provoqué un petit coup de jalousie. Si ça continuait comme ça, je risquais de perdre le soutien de Caro, me retrouver distancée et finalement me retrouver toute seule. Hum!!! Peut-être un peu calculatrice, je me suis dit qu’il fallait que je regagne l’amitié de Caroline. Je ne voulais pas la laisser trop être copine avec Jess, parce que ce serait avoir mes 2 rivales contre moi.

Pfff, qu’est-ce qu’on ne ferait pas par amour! Mentalement, je regrettais de l’avoir laissé un peu de côté ces temps, j’étais même sur le poing de demander à Pascal de cesser complètement de la voir… Fallait que je révise un peu tout ça! Mon 6ème sens était en alerte, il fallait que je me méfie. Il fallait aussi que je me remette sur pieds et vite.

Caroline choisira de toute manière le camp du plus fort… et ça pouvait aussi bien être celui de Jess plutôt que le mien!

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051 à 054/2012 - Toujours au fond du lit...

Publié le par JaneDo

Lundi 20, Mardi 21, Mercredi 22, Jeudi 23… Février 2012  -  (051-052-053-054/2012)

Mardi soir, je sais que Pascal a vu Caro, je sais même qu’ils ont été manger ensemble à midi, puis le soir, après son entrainement, il est passé chez elle avant de rentrer chez lui. Quant c’est comme ça, il évite soigneusement de m’appeler durant la journée, ce qui me fait immédiatement me méfier de quelque chose.

J’ai donc appelé Caroline, qui est toujours au courant de tout ce que fait Pascal. Ce n’est pas très difficile de la faire parler.

Avec ma retraite forcée à la maison, je me suis transformée en fée-bricoleuse du logis, dès que je pouvais m’extraire de mon lit. Je me suis fait faire une plaque en bois pour couvrir la plinthe au-dessus de la fenêtre, et maintenant au lieu de les entassés, j’ai pu y poser les livres que j’ai déjà lu.

Je garde sous la main ceux que je dois encore lire, et j’en ai une masse vu que j’achète une quantité incroyable de bouquins. Je suis assez fière de moi, je suis une bricoleuse hors pair. Hihihi, je me flatte un peu!

D’avoir surestimé mes forces le jour d’avant, j’ai passé les 2 jours suivants au fond du lit!

Mercredi, Pascal est passé un petit moment, alors je me suis forcée à sortir du lit. Avec la crève que j’ai, évidemment, pas de bisous-bisous. Il m’avait apporté une pizza, mais je n’avais pas très faim. Il a remarqué que j’avais pris soin des fleurs qu’il m’avait fait envoyer, il a aussi remarqué les roses qui venaient de Thomas. J’ai prétendu que c’était une petite attention de ma copine Dol. Dès qu’il est parti, je me suis replongée au lit, je n’étais vraiment pas d’attaque.

Jeudi, je n’étais pas plus en forme que le jour d’avant, alors dodo toute la journée! Je n’arrive pas à me débarrasser de ce rhume!

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049-050/2012 - Toujours au fond du lit!

Publié le par JaneDo

Samedi-Dimanche, 17-18 février 2012 - (049-050/2012)

Toujours mal fichue, mais d’un côté ça arrange tout le monde… Jess était rentrée en Suisse avec son mari, je ne sais pas si Pascal le savait avant d’aller aux Etats-Unis, et alors, je ne vois pas pourquoi elle n’avait pas voulu venir ici pour la St-Valentin, puisqu’elle venait de toute façon… Trop bizarre. De toute façon, j’étais trop malade pour manifester une quelconque émotion quant il me l’a appris à son retour jeudi. J’imagine qu’ils sont sortis ou peut-être pas, je n’en sais rien, je n’ai rien demandé, trop malade.

On n’avait pas pu se voir jeudi soir, pourtant j’aurai pensé que Pascal se débrouillerait puisque je lui manquais tellement, il a dit en avoir envi, mais qu’il pouvait difficilement disparaître aussitôt de retour, Jess se douterait immédiatement de quelque chose. Bon, Pascal s’est rattrapé en se précipitant chez moi vendredi.

Arf, un samedi coincée au lit, jeeez, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé!

Dire que le monde entier est en train de s’amuser, faire la fête, rire, passer du bon temps en famille ou entre amis, et moi, ben, je suis dans les plumes avec un mal de crâne du tonnerre, le nez qui coule, la toux qui ne me laisse pas de répit, grrrr, pas de chances! Et quant je pense au monde entier, Pascal est dans ce monde entier qui prend du bon temps sans moi, en plus, comme c’est le week-end, je n’ai presque pas de nouvelles… Chiant qu'il soit rentré et que je ne puisse même pas le voir... Snif.

Ce qui est rassurant, c’est que Caro n’en avait pas des masses non plus…

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