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006/2012 - Glups!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 06 janvier 2012– (006/2012)

Pascal avait dit qu’il n’avait pas à rentrer hier soir, et quand on s’est réveillé, il avait reçu des tonnes d’appels en absence et messages de sa femme. Je ne sais pas très bien ce qu’il avait dit pour venir hier soir, ni s’il était juste parti en douce,  je n’avais pas pensé lui demander, mais j’ai tout de suite senti que ça bardait quand il a appelé Jess.

Il n’avait pas très envi de m’en parler, et pour une fois, je n’ai pas laissé tomber. Je voulais être celle avec qui il partage ses soucis, et pas qu’il se tourne à nouveau vers Caro.

Comme je l’avais soupçonné, il s’était tiré en douce, et Jess n’a pas apprécié, mais alors pas du tout. Du coup, Pascal ne voulait même pas remonter. Il a proposé qu’on y aille ensemble, mais il y avait ses parents, alors pas question pour moi de monter tant que ses parents étaient au chalet. Donc, il est resté ici et le soir, on est monté ensemble.

Mince, ses parents étaient encore là… Pas de bol!

Jess est très forte pour jouer les victimes et qu’il y ait du monde ou pas, elle s’en fiche, ce qui fait que Pascal s’en ait pris plein la tête. Je ne sais pas ce qui s’est passé exactement, parce qu’ils se sont enfermés dans le bureau, mais quand il est sorti, il était pâle et encore énervé. Pascal avait l’air en pleine réflexion, il était renfermé, dans la lune et  son beau sourire avait disparu.

Ses parents sont partis peu après. Son père semblait aussi énervé que Pascal. Il a tout de même accompagné son père jusqu’à la voiture, ils ont encore discuté un peu et ouf, ils étaient partis. Pascal m’a fait un petit sourire quand il est revenu, mais c’était évident qu’il m’évitait. C’était temporaire, je pense qu’il était juste en colère contre Jess, encore énervé et qu’il préférait qu’on lui foute la paix.

Dès que les parents étaient loin, Jess a retrouvé la pèche !!! J’avais raison, Pascal était vert de rage.

L’ambiance détendu, fête folie était là, tout le monde avait envi de faire la fête, alors dès que les parents avaient tourné les talons, le volume de la musique avait immédiatement augmenté, la piscine a été envahie par une bande de baigneurs fous. Pascal a discuté un moment avec ses potes, puis il m’a prise par la main pour monter à l’étage… vers les chambres…

Je crois qu’il voulait faire bande à part, qu’on soit seul. Il faisait le gros nounours, il avait besoin de câlins. Si ça ne tenait qu’à lui, on aurait passé le reste de la soirée dans l’attique, rien que les 2, mais j’avais envie d’un bain de foule moi! On est donc redescendu. Contrairement à ce que j’aurai imaginé après son interview avec son père, Pascal est resté tout collé, me serrant contre lui, me tenant la main, des petits bisous par-ci, par-là, même les yeux révolvers de sa femme n’y ont rien changé.

Un moment, ils sont parti discuté, mais quand il est revenu, rien n’a changé. On a passé toute la soirée ensemble. Je me suis même laisser aller à lui rendre ses bisous. J’ai carrément oublié ma réserve, oublié Caroline, oublié que ça pouvait changé d’un moment à l’autre, bref, même oublié qu’il était marié et que sa femme était là.

Je n’aurai peut-être pas dû me laisser aller ainsi, parce qu’après, je passerai pour la pauvre conne, mais j’avoue que sur le moment, ça ne m’a pas traversé l’esprit. D’habitude, je suis assez prudente, je n’aime pas me donner en spectacle, surtout quand c’est ; un jour il est bisous-bisous avec moi, et le lendemain, monsieur mari adorable avec sa femme !

Quant ça a été décidé d'aller finir la soirée en boîte, Pascal m'a fait un petit signe comme quoi, on restait ici. J'avais eu mon bain de foule, et ses bisous-bisous avaient eu raisons de moi, je n'avais qu'une envie; lui sauter dessus!

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365/12 - Jess menace...

Publié le par JaneDo

Samedi, 31 déc 2011 - 365/12 - (2)

Je pensais dormir encore parce que de toute façon, connaissant les garçons, ils allaient sûrement se martyriser à faire du sport. Je suis descendue avec Pascal juste pour regagner moi aussi ma chambre. Je pensais traîner au lit jusque vers les 16h. Mais, je me faisais des idées, 10mn plus tard, Jess déboulait dans ma chambre m’accusant de vouloir pousser Pascal à passer le réveillon avec moi, elle voulait que je m’en aille.

Pauvre Pascal, il essayait de la calmer, mais elle était remontée. Je ne me sentais pas en mesure de me défendre, j’étais à moitié à poil et je tenais fermement mon duvet au cas où elle voudrait se jeter sur moi. Jess a appelé Thomas à la rescousse et lui a demandé de me faire partir, il n’était pas question pour elle de supporter ma présence 1mn de plus.

Thomas ne s’est pas gêner pour nous faire remarquer qu’il avait raison, ça finissait toujours en queue de boudin parce qu’on voulait se voir, mais il n’était pas d’accord de me renvoyer.  Jess a voulu appelé les parents et ils lui ont demandé de ne pas les mêler à nos histoires. Mince, ça s’annonçaient mal pour ce soir…

Jess a dit que c’était toujours la même chose avec moi, c’était toujours la merde, ce qui n’était pas le cas de Caroline, qui elle, savait rester à sa place. Jess pétait les plombs, moi j’étais muette comme une carpe avec les yeux exorbités, pendant que Thomas et Pascal essayaient de lui faire entendre raison. Pour Jess, les larmes aux yeux, butées, c’était elle ou moi, mais elle n’acceptait pas que je sois la 1ère personne à qui Pascal souhaiterait la bonne année. Elle ne voulait rien savoir.

Ne trouvant pas d’aide ni auprès de son frère, ni de son mari, Jess est sortie de la chambre folle de rage, menaçant de quitter le chalet sur le champ si je ne partais pas. Peut-être que je devrais me montrer sport et accepter de partir sans faire d’histoires?

Pascal et Thomas avaient l’intention d’aller rejoindre leurs potes sur les pistes, mais Pascal avait peur que Jess réussisse à me faire fuir s’il sortait, alors je l’ai rassuré ; je restais! J’ai été encore plus cool que ça ; je lui ai dit que je supporterais que sa femme soit la 1ère à qui il souhaite la « Bonne Année ». Il n’était pas d’accord, on n’avait jamais pu vraiment passer le Nouvel An ensemble, alors cette année, il y tenait. Pascal allait parler à sa femme.

On n’avait pas remarqué que Caro se tenait derrière la porte, et quand elle l’a entendu me le promettre, elle lui a demandé ce qu’il faisait d’elle. Mince, on l’avait oubliée celle-là !

J’étais toujours couchée avec mon duvet ramené sous le bras, et ironiquement, je me suis demandé si c’était le salon où l’on cause ici!  Caroline s’est excusée envers moi de devoir s’imposer et avant de continuer ; mais elle se demandait pourquoi c’était toujours pour moi qu’il faisait des efforts, jamais pour elle? Pourquoi c’était toujours elle qui passait en dernier? Pourtant, elle lui avait prouvé qu’il pouvait lui faire confiance, alors elle voulait savoir quelle place il lui avait réservé dans ses plans pour la soirée?

Y avait pas à dire, les choses se présentaient très mal…

Pascal avait légèrement blêmi, en grimaçant, il lui a demandé de ne pas l’obliger à répondre à ça, mais Caro insistait. Sans répondre, il est sorti de la pièce me laissant seule avec Caro. Une fois de plus, je l’ai vu au bord des larmes. Elle n’avait pas osé me regarder, mais la déception se lisait sur son visage. Je pense qu’elle est sortie pour poursuivre Pascal et exiger des explications, ce qui m’a empêché de dormir. J’ai hésité à m’habiller pour les suivre. J’ai sauté du lit pour jeter un coup d’œil dans le couloir et je l’ai juste vu rattraper Pascal et le tirer par la manche avant qu’il ne se lance dans les escaliers.

Je crois que Pascal avait retiré son bras. J’ai eu le temps de les voir disparaître en direction de la chambre qu’occupait Caro. Ha, les boules quoi! Impossible de les suivre et écouter ce qu’ils se disaient. Aussi surprenant que ça puisse paraître, j’ai réussi à m’endormir. Je devais être très fatiguée.

Vers 17h, quand je suis descendue après avoir pris une douche, qui n’a pas fait le miracle que j’en attendais, j’avais encore la tête dans la vase. J’aurai bien dormi encore 1h ou 2, et si ça n’avait pas été le réveillon,  je serais surement restée au lit.

Pascal n’était pas dans le salon, je l’ai retrouvé en train de jouer au billard avec Paul. Caro jouait avec eux. Elle semblait avoir retrouvé sa bonne humeur. Bon, elle l’a perdu en me voyant… Pas très sympa. Dès qu’il m’a vu, Pascal m’a fait signe d’aller vers lui, en tendant le bras. J’étais un peu surprise… Pascal m’a fait un bisou et a passé son bras autour de mes épaules. Ça m’a intimidée qu’il se comporte aussi librement, il agissait comme s’il n’était pas marié, comme si on était ensemble. Ça m’a fait rougir. J’étais tellement embarrassée que j’ai, en quelque sorte, pris la fuite pour remonter au salon.

Thomas m’a appris que Jess et Pascal s’était sévèrement disputé et qu’elle avait quitté le chalet. Il savait que ses parents finiront par l’apprendre. Ça lui faisait mal au cœur de savoir que sa sœur souffrait en ce moment même et que Pascal semblait ne pas s’en faire. Ce qui le traumatisait, c’est qu’il comprenait, qu’il n’avait pas envie de me voir partir, mais tout ça c'était au dépend de sa sœur.

Je me suis demandé si Thomas me disait tout ça pour que je me décide à partir sans qu’ils aient besoin de me pousser dehors. J’ai dit à Thomas que, même s’il ne le montrait pas, je suis sûre que Pascal souffrait de la situation. Mais qu’est-ce que je pouvais faire? Rien! Ce serait à mes dépends? Je n’allais quand même pas partir?

Oui, même si Pascal affichait un sourire, même s’il jouait et riait avec ses potes ,il était torturé de savoir que sa femme, cette fille qui était autrefois son amante et sa meilleure amie, souffrait. De temps en temps, quand il s’oubliait, je voyais de la tristesse traverser son regard. Mince, est-ce que je devrais m’oublier, oublier mon propre bonheur pour laisser Pascal courrir derrière sa femme? Non, je m’y refusais. Zut, moi aussi j’avais droit à un peu de bonheur, non ? Est-ce égoïste de ma part de vouloir passer la soirée du Nouvel An avec celui que j’aime?

Je me suis torturée la tête pour savoir quoi faire, finalement, j’ai pris une décision que j’espère ne pas regretter Si je le faisais, c’était uniquement pour Pascal, pas pour Jess! Rien à foutre d’elle.

J’en ai discuté avec Pascal… Au début, il n’était pas d’accord, mais une grande partie était de la bravade, il ne voulait pas me décevoir. Finalement, après m’avoir laissé insister un peu, il a fini par se ranger à mon avis. Je devinais qu’il s’était senti soulagé. Je lui ai proposé de disparaître de la vue de sa femme en prenant un truc dans un hôtel, et comme ça, dès qu’il peut, s’il le veut, il pourra venir me rejoindre, ni vu, ni connu. Ce qui ennuyait Pascal, c’était que sa femme risquait de répéter ce genre de chantage, puisque ça avait marché une fois! Mais c’était évident qu’il était soulagé.

Jess avait quitté le chalet pour rentrer, je ne sais pas ce qu’ils se sont dit, mais Pascal est parti la chercher. Avant cela, il nous avait pris une suite à l’hôtel du Clochard. Toutefois, je savais qu’une grande partie, sinon toute la soirée, se déroulerait au chalet. Thomas a été choqué de ma décision et a tenté de me faire changer d’avis.

Sur le moment, j’étais fière d’avoir joué la grande fille, mais une fois seule dans ma suite, beaucoup trop luxueuse et beaucoup trop seule, et il neigeait à mort par-dessus le marché. J’ai failli sombrer dans la déprime, je regrettais déjà d’avoir choisi de m’exclure de la soirée. Les minutes passaient lentement, lourdement, et je me sentais vraiment seule. Heureusement pour moi que je ne m’ennuie jamais, j’ai aussitôt sauté sur mon ordi pour jouer au Monopoly en ligne. Mince, j’aurai peut-être dû rester avec ma famille, je ne me serais pas sentie aussi minuscule et laissée pour compte.

Vers les 23h20, l’hôtel m’a livré du champagne plongé dans de la glace, seulement, je n’aime pas le champagne. Mais, pour une fois, je me suis préparée à boire du champagne sur le coup de minuit, et de porter un toast à moi-même. Après tout, j’avais fait ce qui était le mieux pour mon petit homme à moi, même si je me sentais un poil triste de ne pas être avec lui sur le coup de minuit, je sais qu’il pensera à moi. Peut-être pour les autres, c’était une mince consolation, mais pas pour moi.

Je me suis donc préparée à boire mon verre, toute seule, sur les 12 coups de minuit, abandonnée, toute seule dans une suite. J’avais pris un bain tout en jouant au Monopoly, que j’avais installé sur une des chaises que j’avais tiré dans la salle de bain. Ensuite, enroulée dans la robe de chambre moelleuse de l’hôtel, je me suis assise sur le lit, la corbeille à champagne près de moi. Je me préparais à me porter un toast quand ça a frappé à la porte ; j’ai pensé que Pascal m’envoyait une autre surprise comme lot de consolation.

Méfiante, j’ai ouvert tout en callant mon pied derrière la porte ; c’était Pascal ! Ben ça alors !!! Pendant une petite seconde, j’ai été perdue ; minuit était déjà passé ?

Mais non, Pascal n’avait pas voulu passé le cap de la nouvelle année avec Jess, mais avec moi… trop trop chou !

Pascal n’avait pas envie de champagne, ni de discuter, ni rester planté devant la télé à regarder les 12 coups de minuit sonner,  ni se planter devant les fenêtres pour entendre les cloches du village… A minuit, j’étais déjà au 7ème ciel…

Ce n’est qu’après que j’ai réalisé que Jess allait être furax, qu’elle n’allait pas aimer qu’il la fasse revenir au chalet pour la planter à minuit. Mince, il allait encore s’attirer des ennuis. D’ailleurs, en larmes, Jess lui avait laissé un message pour le remercier chaudement de l’avoir laissée tomber, traitée comme la dernière des merdes. Ça lui a fait de la peine, alors j’ai compris qu’il retourne auprès d’elle après avoir entendu son message. Je suis sûre que Caro lui avait aussi laissé un message, mais il n’a rien mentionné à ce sujet.

A minuit et ½, me revoilà à nouveau toute seule… mais cette fois, je n’étais pas au bord de la déprime, mais plutôt rose de bonheur. Oui, je crois qu’il m’adore! Alors 2012, me voilà!

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005/2012 - Tout va bien :)

Publié le par JaneDo

Jeudi, 05 janvier 2012– (005/2012)

Je ne savais pas que Pascal avait congé cette semaine, il était en vacances. Il semble qu’il me l’ait dit ! Bizarre, je n’aurai pas oublié un truc pareil...

Ces prochains 10 jours, je voulais que famille et amis me fichent la paix pour me laisser préparer mes prochaines vacances, mais on dirait qu’ils n’arrivent pas à me lâcher. Ce soir, Dol voulait venir me scouater, mais Caroline m’avait aussi proposé de manger chez elle, et j’avais déjà accepté.

J’ai appris que Pascal et elle se téléphonaient souvent. Ce qui m’a surprise, c’est que, d’après ce que me raconte Caro, Pascal l’appelle souvent, d’ailleurs, elle savait pour ses vacances. Caro savait même qu’ils étaient au chalet. Ça aurait pu m’énerver ou me donner des doutes, mais même pas. Après tout, je n’ai pas à m’immiscer dans les relations entre Pascal et ses amis. J’ai bien vu que Caro observait mes réactions.

En partant de chez Caro, je l’ai quand même appelé. J’ai tout de suite entendu qu’il n’était pas seul, Pascal s’est donc éloigné pour me parler. Je n’étais pas fâchée, ni énervée, ni rien, je lui ai juste dit que je ne trouvais pas cool d’apprendre par Caro, ou n’importe qui d’autre, qu’il avait pris des vacances. Quand j’ai dit ça, je me suis sentie idiote, comme une emmerdeuse de 1ère. Je regrettais déjà mon coup de fils.

Pascal m’a assuré qu’il m’en avait parlé, qu’effectivement, il avait eu l’impression que ça ne m’intéressait pas trop!

Il n’était pas très tard, Pascal a proposé de passer me chercher, d’aller boire un verre quelque part et discuter. J’ai rigolé en lui demandant s’il voulait vraiment prendre un verre? Il a rigolé ; bien sûr que non, mais il ne voulait pas que j’ai l’impression qu’il ne pensait qu’à ça. Ma 1ère réaction aurait été de refuser, mais finalement l’envie de le voir été la plus forte, et après tout, c’est lui qui l’a proposé.

Peu après minuit, il était déjà là. Pascal m’a dit qu’il n’avait pas à rentrer au chalet ce soir, il m’a donc proposé de dormir chez lui. Mais, je pense que la proposition n’a été faite que pour que je lui propose au contraire de dormir chez moi.

Mince, je l’adore! Quand je suis près de lui, mon cœur bat trop fort, je suis même angoissée à l’idée de le perdre un jour, anxieuse de savoir s’il m’aime toujours, et je dois avouer que j’ai des envies de revivre en couple! Je n’avais pas envie d’aller me coucher mais que cette soirée dure toujours, j’aime l’écouter, j’aime se câlins, ses rires, ses froncements de sourcils… J’aime tout chez lui, jusqu’à la façon de porter sa montre, c’est pour dire!!! Ouais, quelle galère, je suis raide dingue de lui!

Demain dans la journée, Pascal retourne au chalet, il paraît qu’on passe à nouveau le week-end là-bas!

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365/12 - Hyper coincée!

Publié le par JaneDo

Samedi, 31 décembre 2011 - 365/12 - (1)

Thomas m’attendait devant le chalet,. Je le soupçonnais d’avoir planté les autres en boîte ou au bar pour venir m’accueillir. Diantre, qu’est-ce qu’il pouvait être adorable! Pourquoi je n’étais pas tout simplement tombée amoureuse de lui? Bizarre, mais c’est toujours vers lui que je me tourne, jamais vers Pascal, je me demande pourquoi. Est-ce que Pascal n’aurait pas pu venir m’attendre? Mouais, peut-être que si j’avais osé lui demander!

Après avoir déposé mes affaires dans la chambre qu’il m’avait fait préparer, on s’est installé en bas au salon, devant la cheminée. J’étais gelée et surtout, hyper soulagée d’être arrivée saine et sauve.

Petit à petit les autres ont commencés à envahir le chalet. C’était chouette quant on était que tous les 2. Thomas est toujours plein de ressources et avait toujours des tonnes de choses à dire, plus que moi en tous cas, alors sa compagnie était toujours agréable. Bref, je l’adore. Pascal est arrivé dans les derniers en tenant sa femme par la taille. Caro, pétillante et beaucoup plus bavarde que ces derniers temps, suivait en bavardant gaiement avec Julien et Michael.

Mon regard a croisé les yeux verts de Pascal, il m’a juste fait un petit sourire que je n’ai pas eu le courage de lui rendre.

Après s’être servi et s’être arrangé pour occuper sa femme, Pascal est venu s’asseoir à côté de moi. Il m’a planté un bisou sur la joue qui m’a fait frissonner jusqu’au bout des pieds. Je crois qu’il ne se rend pas compte de l’effet qu’il me fait, j’ai l’impression qu’il doute souvent de mes sentiments profonds. Pascal m’a fait signe de le suivre et j’ai dû faire un effort, parce que j’avais les jambes en coton.

Hum… J’avais décidé de lui dire ce soir que c’était fini, qu’il me faisait trop souffrir, que je ne supportais plus toute la situation entre sa femme, Caro et le reste, mais maintenant que j’étais face à lui… les mots me manquaient! Akemi-sama a raison, je devrais le plaquer avant qu’il ne le fasse un de ces 4!

  • Thomas a raison, l’envi de te voir et passer du temps avec toi me fait faire des conneries. Je voulais te proposer de filer tous les 2 ailleurs et passer la soirée du Nouvel An en tête à tête! Finalement ce serait une mauvaise idée!
  • En tous cas, ce n’est qu’avec moi que tu retrouve ton bon sens, on ne peut pas en dire autant pour le week-end passé avec ton ex… Et que je te lèche la gueule, et que mes mains s’enfilent sous ta blouse…
  • Offf, c’est un coup bas…

Mais soudain je me suis retrouvée dans ses bras et il m’embrassait, je flottais au-dessus de moi, mon cœur à bout de bras parce qu’il n’y avait plus assez de place dans ma poitrine. J’étais hors d’haleine et la tête sens dessous dessus. Doucement, il me caressait la joue tout en me gardant pressé contre lui. Hum, heureusement parce que je ne crois pas que mes jambes me portaient. C’était rare qu’il oubli la planète entière pour m’embrasser comme ça devant tout le monde, sauf si c’était par un de leurs jeux.

Pascal a voulu savoir si j’étais partante pour filer à l’anglaise et passer le réveillon tous les 2… mais ça ne m’emballait pas. Ca voulait dire, ne pas fêter l’entrée dans la nouvelle année avec nos amis, qu’on devait se cacher comme d’habitude et c’était triste. Du coup, il s’est demandé si je m’emmerdais tant que ça quant on était que les 2! Ben non, c’était juste que…

 

Jess est venue le chercher des flammes pleins les yeux. Pourtant, quant elle s’est retournée face au salon, elle avait le sourire. Elle avait passé son bras autour de Pascal et lui du coup, il avait passé le sien autour de ses épaules. Il a regardé par-dessus son épaule dans ma direction et j’ai pu voir qu’il semblait un peu étonné et peut-être aussi mal à l’aise. Il n’y avait pas de quoi pourtant, je n’allais pas prendre la fuite parce qu’il est avec sa femme. Non, c’est quant il était avec les autres filles que ça m’agacent et me perturbent.

Flûte, je n’avais aucun caractère, une fois de plus, je me laissais emporter par mes sentiments pour lui!

  • C’est bien ce que je disais, toujours à faire des conneries quant il est avec toi! Ca c’était pas très malin, sur la terrasse éclairée et devant tout le monde! S’il était sous surveillance, en tous cas, ils ont ce qu’il faut pour abandonner pour ce soir! Rhhh, j’y crois pas, qu’est-ce que tu lui as dit?
  • Rien, on parlait seulement et je sais pas ce qui lui a pris!

C’était faux, je l’avais provoqué, mais je ne voulais pas tout raconter à Thomas. J’avais le droit de garder certaine chose pour moi. Thomas m’a demandé de ne pas me faire trop d’illusions, on ne pourra pas passer beaucoup plus de temps ensemble, ni même rêver de passer la soirée du réveillon ensemble. C’était justement ce qu’il avait essayé d’expliquer, il était aussi conscient que je le voulais bien.

C’était super tard, évidemment, je devais être la seule qui n’avait pas vraiment envie d’aller me coucher parce que j’avais l’impression que je venais d’arriver.

Puis, j’ai remarqué en passant devant, que Pascal était à la piscine avec sa femme et quelques autres que je n’ai pas eu le temps d’identifier, mais Caro y était. Hum, je n’avais pas été invitée à ce que je vois ! Evidemment, après je me suis posée pleins de questions ; est-ce qu’il aurait pu refuser et rester vers moi ? Ou peut-être qu’il en avait envi après tout ? Si j’avais osé, j’aurai collé ma tête dans la petite fenêtre pour regarder ce qu’ils faisaient.

Thomas voulait monter se coucher, si je ne montais pas, je serais plantée toute seule dans le salon à attendre. J’ai été forcée de me débrouiller pour que Thomas reste avec moi. Il n’était pas con, il savait très bien ce que j’attendais. L’empêche, Pascal se débrouillait vraiment comme un manche, il me laissait toujours suspendue là, sans savoir ce que je devais faire, ni ce qu’il attendait de moi.

Rhhh, ils ont fait long ! Pascal est passé par le salon, glups, il tenait sa femme par la main. Elle a fait sa petite remarque; « Vous êtes encore là ? ».

Dépitée, il a bien fallu que je me décide à monter me coucher.

A l’étage, Caro était encore à traîner dans le couloir devant la chambre à Pascal, comme si elle cherchait quelque chose ou attendait pour utiliser une des salles de bains. Elle m’a proposé de partager sa chambre, mais je crois que j’espérais que Pascal pourrait se débrouiller pour passer vers moi, alors je préférais être seule. Et s’il ne passait pas, je pleurerais jusqu’à ce que je sois assez crevée pour dormir.

La porte de la chambre du couple était ouverte et Jess, étalée sur le lit, discutait avec l’ex à Pascal. Du coin de l’œil, j’ai vu que Caro discutait avec eux. Alors elle faisait pote-pote avec Jess maintenant ?

Dans ma chambre, toute seule, j’ai collé mon oreille à la porte, je voulais essayer d’entendre ce qu’ils se disaient. J’ai entendu le rire à Pascal, alors sans même prendre le temps de réfléchir, j’ai bondi de ma chambre. Une fois dans le couloir, je me suis préparée à faire celle qui avait peut-être oublié quelque chose en bas.  Je voulais le croiser !

Pascal taquinait Caro tout en parlant avec Michael qui regagnait sa chambre. C’est drôle, mais je me suis sentie quelque peu exclue. C’était comme si une dalle m’écrasait la poitrine. Intérieurement, je me suis traîtée d’idiote de faire tout ce cirque.

Pascal m’a vue sortir de ma chambre, alors que je faisais celle qui ne l’avait pas vu. Je me suis un peu trop précipitée dans les escaliers pour retourner au salon, il n’aurait même pas pu m’en empêché s’il l’avait voulu. Quelle cruche, j’aurai pu marcher lentement, lui lancer un sourire, à la limite même aller vers lui, rhhh, j’aurai pu faire en sorte qu’il ait l’occasion de faire quelque chose ! Mais non, j’ai couru comme si j’avais le feu aux fesses !

Je n’avais rien à faire au salon, alors après avoir été prendre quelque chose à boire, moi qui ne boit jamais avant d’aller au lit, je suis remontée. Je n’étais pas très fière de moi, en même temps, je me dépêchais, folle d'angoisse à l'idée qu’il soit déjà dans sa chambre sans savoir si c’était seulement avec sa femme et personne d’autre, ou s’il a été ailleurs… Le stress me coupait le souffle, j’ai monté les marches 4 à 4 !

J’avais tellement fait vite, qu’ils étaient exactement où je les avais laissé. Cette fois, je voulais au moins aller vers lui, mais une fois en haut… trop gênée, je n’ai pas osé. Pascal m’a pourtant appelée, mais il a dû venir m'attraper pour me tirer vers eux, sinon j'aurai été me cacher dans ma chambre.

Thomas est sorti de sa chambre à torse nu et en caleçon. Il était crevé. Ils semblaient tousprêt à encore prolonger la soirée avec des jeux de souillasses. Thomas plus raisonnable, pensait qu’il était tard pour ça, mais Jess lui a fait remarquer qu’ils étaient à la maison, donc en toute sécurité, donc qu'il arrête de jouer les vieux snocks.

Apparemment, ils avaient déjà commencé à jouer dans la piscine, et les couches tard, ne semblaient pas presser de se ranger pour avoir un bout de nuit. Moi, j’avoue que j’avais de la peine à tenir debout, après quelques coups d’adrénalines, entre 2, j’étais naze. Pascal semblait vouloir encore s’amuser lui aussi, dans ce cas là, il n’avait sûrement pas prévu de passer un mini bout de temps avec moi ! Thomas a passé son bras autour de mes épaules, il avait peut-être senti ma déception.

J’ai décidé d’aller me réduire, je ne voulais pas encore me briser le cœur. Je devinais que je n’aimerai pas les jeux qu’ils s’apprêtaient à faire. J’ai été dormir avec Thomas, qui, avec raison, pensait que je n’aimerai pas rester toute seule.

Je savais que je pouvais lui faire confiance, il ne se passerait rien, il avait promis à Pascal de ne plus tenter quoi que ce soit. Je suis bête, parce que, j’aurai pu simplement aller me joindre à eux à la piscine, et même coller Pascal sans gêne. Mais non, on dirait que j’attends une invitation en lettres d’or ou quoi ? Non, je suis simplement stupide et hyper coincée, ce qui m’empêchait d’être cool et profiter de la compagnie de Pascal. Même pas une 1/2h plus tard, Pascal est venu me chercher. On s’était presque endormi. On était couché face à face et j’écoutais Thomas en sombrant doucement. Pascal n’a même pas frappé, il est simplement entré. Peut-être qu’il pensait nous surprendre ou quelque chose ?

J’avais envie de lui demander s’il n’avait pas eu envi de jouer avec les autres et tout, mais j’étais trop crevée et il ne m’en a pas laissé le temps. Pascal m’a emmenée dans sa chambre dans l’attique, et à peine la porte fermée, il m’a soulevée pour me jeter sur le lit. Ses yeux brillaient de malices. Je crois que j’ai commencé à lui dire que je trouvais qu’il me faisait vivre sur des charbons ardents, sur la brèche tout le temps, que je n’aimais pas ça, mais, c’était peine perdu, les mots sont restés suspendus dans ma tête.  Je pensais être plus fatiguée que ça… Afff, je l’aime !

Inutile de dire qu’on a dormi tard, vu l’heure à laquelle on s’est couché ! Pascal a été le 1er à se lever pour regagner sa chambre. Je ne sais pas à quoi ça servait, je crois que presque tout le monde savait qu’on se voyait toujours et je suis sûre qu’ils se doutaient qu’on avait dormi ensemble ? Ou c’était mon imagination ?

Je me demande si je crois parfois être le centre du monde !!! Ou le centre de la vie de Pascal ???


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364/12 - Mise au point et extasie?!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 30 déc 2011 - 364/12

A part Pascal et Thomas, il restait les habituels qui s’incrustent; Paul, Michael, Caro et moi évidemment. Ben d’ailleurs Caro venait dans notre direction...

Dès que Jess a vu que Pascal cherchait à me parler, elle est retournée à son appart. Il n’y avait pas d’endroits où discuter en tête à tête, à part partir et faire un tour en voiture, alors Pascal a proposé de me raccompagner, et ça, je ne voulais pas. Hum, donc il ne voulait pas que je passe la nuit chez Thomas. Pascal m’avait humiliée devant tout le monde, même s’il ne restait que quelques amis proches, il n’avait qu’à se démerder, je n’avais pas l’intention de lui épargner sa part d’humiliation.

Pascal a commencé par me dire qu’il voulait juste s’excuser pour ce qui c’était passé le week-end passé. Juste s’excuser? Il croyait que ça suffisait? Pour moi ce n’était que du bla-bla, du vent, des mots pour rien dire. Pascal a prétendu ne pas se souvenir de ce qui c’était passé, mais d’après ce qu’on lui avait raconté, il avait merdé et il voulait que je sache que ce n’était pas voulu.

  • Jane, tu me connais, ce n’est pas moi ça? Je ne sais vraiment pas ce qui m’est arrivé ce soir là!

Quoi dire? Rien. Je n’avais pas envie de répondre à ça, je ne savais plus à qui j’avais à faire. L’empêche que, c’était vrai, ça ne lui ressemblait pas.

  • Toi et Jess vous avez pris un truc? - (Thomas)
  • Non, je n’ai pas l’impression d’avoir trop bu!
  • Sûrement de extasie! - (Michael)

Michael était couché en travers du canapé les mains derrières la tête et il avait l’air certain de ce qu’il avançait. Et ça m’a fait “tilt”! C’est vrai que ce soir là, Pascal autant que Jess, avaient les pupilles drôlement dilatées!! Pourquoi je n’y avais pas pensé? Ils avaient pris de l’exta!

  • Mais ça va pas! Je touche pas à ce genre de merde!

Michael s’est redressé, il nous a expliqué que son état love ne pouvait être que causé par de l’exta. Il a posé tout un tas de question à Pascal pour qu’il essaie de se rappeler du moment où il aurait pu avaler ça, mais Pascal n’en avait aucun souvenir. La dernière chose qu’il se rappelait clairement était quant ils ont tous pris un verre au bar après le concert et qu’ils devaient partir, après c’était le vague, quelques flashs par-ci, par-là.

Bah, c’est vrai que ça pouvait expliquer son attitude, mais en même temps, c’était un peu facile comme excuse! Pourtant, il semblait bien que quelqu’un lui ait fait avaler un exta.

2h30 du matin et on était encore là à discuter... Demain, ils bossaient tous, mais personne n’avait l’air pressé de partir. Caro se faisait discrète dans son coin, mais elle semblait avoir de la peine, d’être au bord des larmes. Je pense que, comme moi, elle se souvenait que trop bien de cette horrible soirée. Pourtant, j’avais beau vouloir rester sur ma colère et le détester, Pascal avait l’air sincère. Mon cœur se fendillait en petits morceaux, j’avais envie de le prendre dans mes bras et lui dire que tout irait bien.

Ensuite, il a dit à Thomas qu’il aimerait bien retrouver son ami, celui à qui il pouvait tout dire, son complice d’avant et pas un type qui se précipite pour essayer de lui piquer sa nana dès qu’il a le dos tourné. Puis Pascal est devenu tout rouge... Il avait fait un bisou sur la bouche à son ex, et il se rappelle qu’elle lui avait fait avaler un truc. Il se défendait en disant que c’était juste pour rigoler, mais moi, je ne trouvais pas ça tellement rigolo!

J’ai préféré détourner les yeux pour ne pas montrer que la moutarde me montait au nez, parce que je pensais que c’était bien fait pour sa gueule, il n’avait pas à embrasser des filles à tire-la-rigole. Ce qui était encore pire, c’est que je n’arrivais pas à lui en vouloir autant que je le voudrais. D’ailleurs, ils ont très vite changé de sujet.

  • Pascal, c’est pas comme si tu sortais vraiment avec elle, tu es marié je te le rappelle, elle ne t’appartient pas. Tu veux qu’elle fasse quoi? Juste attendre sur toi?
  • Je sais bien qu’elle ne m’appartient pas...

Et Pascal a cherché mon regard comme s’il cherchait mon soutien, mais je n’avais pas envie de me dévoiler là devant tout le monde. Je regrettais presque de l’avoir mis dans cette situation, c’était affligeant. Pascal disait qu’il aimerait pouvoir lui faire confiance comme par le passé, qu’il puisse nous laisser ensemble sans craindre qu’il tente de me draguer. Ça m’a troublée de savoir qu’il parlait de moi, du coup, j’ai les oreilles qui ont viré au rouge et j’avais bien du mal à empêcher mon cœur de faire des flapi-flapo dans tous les sens. Merde, je l’aime aussi, alors pourquoi être fâchée?

  • De tout manière, Tu ne dois pas...  Tu es amoureux d’elle et ça te fait prendre des risques, tu oublie tes responsabilités, tu fais des conneries juste pour passer un moment avec elle...

Ils se sont regardés, puis Thomas a poussé un soupir et il s’est assis. Il avait tout à coup perdu l’envi de faire la moral à Pascal. Après avoir jeté un coup d’oeil dans ma direction avec une petite grimace d’excuse, il a dit à Pascal qu’il s’excusait, que lui aussi avait envi de retrouver leur camaraderie, que ça lui manquait.

Encore une fois, Pascal a proposé de me ramener, il aurait aimé me dire 2 mots. J’ai fait celle qui n’était pas très sûre, mais j’avais envie de me retrouver seule avec lui et peut-être que je réussirais à lui dire ce que j’ai ressenti. Je me suis levée tout de suite prête à suivre Pascal, mais Thomas s’est levé aussi, il me ramenait. Il a dit à Pascal qu’ils devaient réapprendre à se faire confiance, alors autant commencer tout de suite, donc il me raccompagnait. Il lui a dit d’aller retrouver sa femme. Du coin de l’oeil, j’ai vu que Caro était encore là quant je suis partie, elle allait sûrement parler avec Pascal et je me demande ce qu’ils avaient à se dire!

Thomas lui a quand même dit qu’il se retrouvait une fois de plus entre nous 3; son meilleur ami, Jess, et moi qu’il aimait beaucoup, et que ce n’était vraiment pas de la tarte!

Pendant tout le trajet, Thomas et moi avons rediscuté de ce qui c’était dit chez lui, il allait essayer de raccommoder les choses avec Pascal. Je me suis rendue compte, une fois de plus, que l’amitié de Pascal comptait beaucoup pour lui. Thomas était bien décidé à tout faire pour que les choses redeviennent comme avant.

Le pauvre, il allait être crevé demain... et on montait au chalet le soir!

Thomas m’a demandé de monter, il pensait que ça ferait plaisir à Pascal. Avant de partir, il m’a demandé de lui laisser une chance de s’expliquer, il ne pensait pas que Pascal soit entièrement responsable de ce qui s’était passé le week-end passé. Thomas n’avait pas besoin de me demander de lui laisser une chance, je l’aimais trop pour ne pas essayer.

En rentrant, avant d’aller me coucher, j’ai exécuté la danse de “Joey” parce que je crois que Pascal m’aimait toujours. Hahhhh, je me sentais aux anges, j’étais extra contente. Par contre, je me serais attendue à ce qu’il pense à m’envoyer un petit message, quelque chose, ou un simple “bonne nuit ma petite chérie”, je sais pas moi, mais rien. Tant pis, j’étais quand même heureuse.

Ce soir, je ne pourrais pas monter tout de suite au chalet à Gstaad, j’avais promis d’aller retrouver ma famille au chalet à Gillet. Je n’avais rien dit à Thomas, et Pascal ne m’avait rien demandé.

J’avais préparé mon sac de voyage pour passer le Nouvel An à Gstaad et je suis passée chercher Lilice. On est arrivé vers 22h, il faisait un temps pourri et Rose nous avait chargé de faire quelques courses. Même si l’accès était difficile, j’ai tout de même réussi à monter ma voiture devant le chalet. Neige ou pas neige, je n’avais pas l’intention de parquer au bord de la route.

C’était sympa. Il y avait le fils à Carmine et le fils à Pascale. D’après ce que je sais, Gillou et Pascale monteront demain soir et passe le Nouvel An au chalet avec ma soeur, son ex femme, et leurs enfants. Demain, David montait aussi avec sa copine, Aurore. Le monde est petit et les prénoms pas très variés; ma meilleure copine s’appelle Aurore comme la nouvelle copine à David, et le mec de Dol s’appelle aussi David!

On a passé une bonne soirée à jouer aux cartes et à rigoler et vers 3h du matin, j’ai pris la route pour aller à Gstaad. Ils m’avaient proposé de dormir à Gillet et partir demain, mais l’idée de ne pas dormir à 2 pas de Pascal était inimaginable pour moi.

C’était l’enfer sur les routes...


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363/12 - Pascal va-t-il enfin se décider à bouger?

Publié le par JaneDo

Jeudi, 29 déc 2011 - (363/12)

Comme on est presque tous des fumeurs et qu’on ne peut fumer nul part, on avait aucune envi de sillonner les bars, donc Thomas a invité tout le monde chez lui. J’avais le trac de revoir Pascal, mais j’avais promis de venir. Normalement, on faisait ça plutôt les vendredi ou samedi soir, mais ça changeait et c’était vachement plus agréable.

Dès que j’ai passé la porte je l’ai vu debout au fond de la pièce, apuyé contre le manteau de la cheminée, les bras croisé devant lui,  et souriait en écoutant les bavardages de ceux qui l'entouraient. Mon coeur a aussitôt fait toutes les gammes de boum-boum et gros coup de châleur. Merde, j’étais toujours aussi amoureuse de lui malgré tout ce qu’il avait fait, et moi qui pensait que ça suffirait au moins à me donner le courage de tirer un trait.

Pascal a toujours été entouré de filles, je crois que ce soir, j'en étais plus consciente que d'habitude. C'était franchement agaçant.

D'habitude aussi, je ne craignais pas toutes ces filles et je sentais tout de suite quant une cherchait plus que de l'amitié. Seulement, elles cherchaient toutes plus que de la camaraderie, et bêtement, je me croyais plus ... solide. Elles lui faisaient des sourires plus ou moins explicites, le touchaient sans arrêt, certaine poussait le culot à enfiler son bras sous le sien, ou lui passait la main dans le dos, sur la cuisse, attirait son attention par tous les moyens, bref, c'était insupportable.

Nos regards se sont croisés, je n'ai pas souri et très vite, j'ai détourné le regard comme si on ne se connaissait pas. Je m'attendais à ce que ce soit lui qui me sourit, bon, de toute façon, je n'aurai pas répondu à son sourire.

J'ai salué Thomas en 1er, et j'ai scotché sur place, je rechignais à aller saluer Pascal. J'ai salué Paul, Michael, bref, ceux que je connaissais, sauf Pascal. Il n'a pas fait mine non plus de vouloir me parler, ni de venir vers moi.
C'était clair, on s'évitait. Même si je faisais la brave et que je souriais de toutes mes dents, intérieurement, je me sentais hyper triste, minable et désespérée. Ca me faisait toujours mal de le voir. De penser que j'allais passer le Nouvel An sans lui me rendait malade et encore plus triste

Enfin, 1h après mon arrivée, il est venu se joindre à mon petit groupe, groupe auquel j’étais restée collée pour ne pas me retrouver seule et surtout ne pas tomber sur lui. Il s'est assis d'abord sur le bras de mon fauteuil ayant l'air de s'intéresser à la conversation de Michael, puis il s'est penché vers moi pour me demander si on pouvait parler. Je l'ai regardé puis, comme si je n'avais rien entendu, j'ai reporté mon attention sur la conversation.
S’il savait... En fait, je ne pensais qu’à lui!

Mouais, franchement, je ne pouvais pas sortir avec un type comme ça, il est bien trop bien pour moi, et bien trop trop mignon, sans compter son charme inné, sa sensualité et ses milliers de petites choses qui me rendaient dingue de lui. Pfff, je devais me faire une raison, je n'étais pas à la hauteur, alors autant bâcher.

Jess est venu dire à Pascal qu’elle voulait rentrer, et je l’ai entendu lui dire, avec le mot “chérie” dans la phrase, qu’elle n’avait qu’à y aller. Etant donné qu’ils étaient dans mon dos et malgré qu’ils parlaient à voix basse, du coin de l’oreille, je les ai entendu quelque peu se disputer. Apparemment, sa femme lui avait déjà dit qu’elle voulait rentrer, mais Pascal n’en avait pas envi et Jess ne voulait pas partir sans lui. D’ailleurs, Jess lui a rapelé qu’il travaillait le lendemain et qu’il était tard.

En effet il était déjà 1h du matin, à ce moment là, j’ai réalisé qu’il ne restait plus grand monde. D’ailleurs, Thomas avait baissé le volume de la musique, mais j’avais été tellement
concentrée à suivre discrètement les faits et gestes de Pascal sans en avoir l’air, que je n’avais pas fait très attention aux autres. Lamentable.

J’ai donc décidé qu’il était temps que je me casse à mon tour. Je ne voulais pas être la dernière à partir et, au cas où, je ne voulais pas me rendre compte que Pascal s’intéressait à quelqu’un d’autre. Mais j’ai aussi vite changé d’avis; je voulais espérer que c’était moi qui le retenait ici et aussi, je voulais le faire frémir d’imaginer que je restais peut-être dormir chez Thomas.

A vrai dire, j’en avais bavé, alors j’étais prête à dormir chez Thomas si ça pouvait lui en faire autant baver que moi!

Quant je m’étais levée pour partir, Pascal s’était levé aussi. Sur le moment, j’avais pensé que c’était seulement pour me dire au revoir, et comme j’évitais soigneusement de le regarder ou de devoir lui faire la bise et devoir lui dire bonne nuit, j’avais filé vers la porte et il m’avait suivi. Toutefois, Thomas m’avait rattrapée avant que pascal n’ait le temps de tenter quoi que ce soit et m’a convaincue de rester assez facilement.

Je me suis accrochée au bras de Thomas et
lui chuchottait à l’oreille que je restais pour lui quant Pascal m’a attrapée par l’autre bras pour me parler. On formait un curieux trio, moi accrochée à Thomas et Pascal qui me tirait de l’autre bras. Comme Pascal l’autre soir, j’ai dit ok, qu’on parlerait. Mais, j’ai la hargne tenace par moment, et je n’avais aucune intention de lui parler, je voulais lui faire le même coup.

C’est vrai qu’il ne restait plus grand monde et Jess semblait tourner en rond à attendre que Pascal se décide à rentrer avec elle. Caro était encore là, mais elle semblait dans la lune et n’avait pas vraiment participé à la soirée, ça ne lui ressemblait pas!

Pascal, les mains dans les poches, nous suivait et suivait mes faits et gestes. Il s’est assis au même endroit, sur le bras du fauteuil où j’étais assise avant. C’était certainement pour emmerder Pascal que
j’ai opté de m’asseoir près de Thomas, de l’autre côté de la table. J’évitais toujours de croiser le regard de Pascal, mais je n’arrivais pas à me décider à partir. J’espérais qu’il trouve le moyen de me faire accepter de lui parler tout en ayant l’air de n’en avoir aucune envie.

1h30 du matin... Mais Pascal attendait quoi pour bouger? Je commençais à fatiguer moi!


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004/12 - Encore rien dit pour St-Domingue!

Publié le par JaneDo

Mardi 03 janvier 2012- (003/2012)

Oh là là le stress… Dans moins de 15 jours, je serais dans l’avion en direction de mon futur… Pouhhh, j’ai le trac !

On s’était promis d’aller à la piscine la semaine passée avec Dol, donc quand elle m’a appelée en début d’après-midi, on a décidé de le faire. Avec ou sans elle, de toute manière, j’avais programmé. On a donc passé   l’après-midi à la piscine  , puis on s’est fait une séance de solarium. Je voulais préparer ma peau pour le soleil de Saint-Domingue.

On a passé une super journée active. Je l’ai invitée au Centre Thermal et c’était vraiment génial, même si on a failli se perdre à la sortie des vestiaires. Hihihi, on est vraiment des tartes! En rentrant, on a été manger chinois à Froideville au resto de son pote, puis couche-couche panier.

L’eau était bonne et ça nous a bien détendus… On était en pleine forme. A refaire absolument !


Mercredi, 04 janvier 2012– (004/2012)

Avec Dol, on a couru les magasins toute l’après-midi. J’avais des trucs à acheter pour mon voyage, et Dol m’a accompagnée. On a ensuite été prendre un verre au White à Ouchy. Zut, on ne pouvait pas fumer, j’aurai peut-être mieux fait de l’inviter à la maison, mais après, elle décolle plus.

Pascal m’a laissé un message vers 21h, pour dire qu’il avait besoin de me voir! C’était un « boody-call » (heu, traduction ; appel juste pour un corps à corps). Du coup, je ne tenais plus en  place. Le temps de ramener Dol, je me suis précipitée chez moi pour l’attendre. Je n’avais aucune idée quand il pourrait passer. Je suis bête, quand on fait un appel du genre, si ça joue pour les 2, on se met en route directement !

30mn plus tard, Pascal était là… Et 1h plus tard, il était loin! Afff, m’en fou même si je n’étais qu’un exutoire, qu’un trou, je crois que je pourrais très vite m’habituer à ses petites visites éclairs! J’aime faire l’amour avec lui, je suis dingue de ses baisers, de ses caresses, j’aime sentir sa peau contre la mienne, ses mains se promener sur mon corps, j’aime ses moments où je lui appartiens corps et âmes.

Mince, je ne lui ai pas encore dit que je partais à St-Domingue… Si tout continue à aller aussi bien entre nous, il faudra bien que je lui en parle!!! Je ne pouvais pas disparaître sans avertissement!


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002/2012 - New résolution; rester à ma place!

Publié le par JaneDo

Lundi, 02 janvier 2012– (002/2012)

Je m’étais rendue compte qu’à part les proches ; Thomas, Paul, Michael, Caro et Jess bien sûr, personne ne savait pour Pascal et moi. La plupart des copains à Pascal pensait qu’il s’amusait de temps à autre avec moi, Caro ou d’autres filles, parce qu’on le voulait bien puisqu’on savait toutes qu’il était marié. J’avais imaginé le contraire.

Donc, on a beaucoup discuté avec Pascal, et j’avais pris la résolution de faire attention, de faire comme Jess l’avait suggéré, de me tenir à l’écart. Je sais que faire souffrir sa femme lui faisait du mal, même s’il faisait bonne figure, j’ai donc pris la bonne résolution de faire comme elle a dit ; rester à ma place. Pascal tenait à moi, ça me suffisait, il faisait toujours en sorte de ne pas me faire souffrir non plus.

J’avais compris que Jess, tout comme moi ou Caro, on ne voulait pas savoir ce qui se passait en dehors de nous! Pascal devait juste apprendre à bien mentir et faire en sorte qu’on ne se doute de rien. D’ailleurs, il ne l’avait pas compris, mais c’est ce que Jess avait essayé de lui expliquer.

Hier soir, enfin non, plutôt ce matin, après avoir passé des moments merveilleux dans les bras de Pascal, on a été se mêler aux autres, comme Jess l’avait voulu. Pascal a rejoint sa femme, et moi je me suis couchée près de Thomas qui, dans son demi-sommeil, m’a prise dans ses bras pour me serrer contre lui. Je savais que je pouvais me serrer contre lui, il ne se passerait rien, il l’avait promis. Pascal aussi a pris sa femme dans ses bras, étonnamment, ça ne m’a pas posé de problèmes.

Quand je me suis réveillée, il n’y avait plus que Caro dans la chambre. Elle ne dormait pas. J’ai compris qu’elle voulait discuter, c’était pour ça qu’elle était restée et a attendu que je me réveille. J’ai vite compris qu’elle essayait de passer par moi pour se rapprocher de Pascal, ou espérait qu’une fois de plus, je la laisse s’immiscer entre Pascal et moi. Mais, cette fois, j’ai tenu bon, je ne me suis pas laissée avoir. Quoique, je me demande si elle avait vraiment besoin de moi ?

Tels des vampires, tout le monde était debout à la tombée de la nuit… Le chalet était en pleine effervescence et tout le monde était d’humeur festive. Il y avait beaucoup de nouveaux visages…

Demain était un jour de congé, et Thomas a eu l’idée géniale de louer  « Le Clochard » pour nous. On pouvait y manger, boire, danser et plus important encore, fumer ! Le Clochard pouvait laisser entrer leurs clients, mais seulement après notre arrivée, on avait la priorité. C’était une soirée privée, les non-fumeurs pouvaient passer leurs chemins.

C’était chouette, j’ai passé beaucoup de temps avec Pascal. On ne pouvait pas se faire de bisous, ni de câlins, mais on restait collé l’un à côté de l’autre. De temps à autre, quand Jess s’éloignait un peu, Pascal me tirait sur ses genoux, mais je libérais la place dès que Jess réapparaissait sans qu’elle ait besoin de me sauter sur le poil. Discrètement, 2 ou 3 fois, Pascal me prenait la main sous la table et me serrait les doigts, ou me murmurait des mots d’amours à l’oreille et je lui souriais, comme s’il m’avait raconté une bonne plaisanterie. Il a aussi discuté avec Caro, et je l’ai vu lui faire un bisou sur la joue, mais il l’avait fait avec moi aussi, donc je n’étais pas jalouse, je ne me sentais pas en reste.

Il m’a aussi embrassée en cachette 2 ou 3 fois… Ça m’a rendue heureuse… J’ai vraiment passé une bonne soirée !

On a terminé la soirée au chalet, Thomas a invité tout le bar, même ceux qu’il ne connaissait pas. J’avais pensé qu’on finirait à nouveau à une heure impossible et qu’on passerait surement toute la journée du lundi à dormir…

De retour au chalet, avec tout le monde qu’il y avait, c’était facile de s’éclipser sans réveiller de soupçons, donc on s’est éclipser tous les 2. Afff, c’était le pieds, 1h entière dans ses bras, à faire l’amour sans avoir peur de s’attirer les foudres de sa femme. Après, j’étais raide, trop crevée pour redescendre, j’ai préféré aller me coucher. Après tout, je n’étais là que parce que j’avais envie de le voir, d’être avec lui, donc je pouvais bien le laisser aller s’occuper de sa femme. J’étais heureuse, je l’avais eu à moi pendant quelques heures, je n’avais plus besoin d’aller scouater en bas à attendre une occasion.

Dès que j’ai regagné ma chambre, je me suis presque aussitôt endormie, je ne m’attendais pas à le revoir, je ne m’attendais pas à ce qu’il me fasse encore la surprise de venir dormir un moment avec moi avant de retourner à sa chambre, retrouver sa femme. Généralement, je n’aime pas les surprises, mais les siens, j’adore !

Lundi, je pense que je devais être parmi les rares à être en pleine forme, les autres avaient tous l’air de zombies…

Ils étaient presque tous crevé d’avoir trop fait la fête, à moitié mort, ce qui fait qu’ils étaient calmes. On a passé l’après-midi à la piscine, puis on a commencé à se préparer à rentrer. Je n’avais rien prévu pour la soirée, mais j’avais ma petite idée ; télé, canapé et farniente.

Je devinais que Pascal, tout comme Thomas, était assez fatigué, qu’ils travaillaient le lendemain, donc ils n’allaient pas traîner dehors, ni faire tard. J’étais contente de mon week-end, j’avais vu Pascal, lui avais parlé, avais passé de supers moments avec lui, et les choses avaient l’air de s’être arrangé au mieux, je ne sentais comblée. Que demander de plus?


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001/2012 - Et l'année commence... toujours avec Pascal

Publié le par JaneDo

Dimanche, 1er Janv 2012 - 001/12

Je l’aime tellement, Pascal me comble de bonheur dès qu’il est à mes côtés ; il est tendre, câlin, adorable et tout dans son comportement me donne le sentiment qu’il m’aime à la folie. Hum, j’étais heureuse même si j’étais seule.

Pascal a eu des démêlés avec sa femme comme je m’y attendais. Thomas a réussi à savoir où j’étais et il a débarqué à l’hôtel. La seule chose qui me gênait un peu était la réaction de Pascal, alors j’ai voulu m’assurer qu’il était au courant. Pour lui faire plaisir, j’ai pris une coupe de champagne. C’est lui qui m’a raconté ce qui s’était passé au retour de mon petit cœur, il savait ce qui allait arriver, il pensait toujours que la combinaison qu’on forme avec Pascal ne sait que s’attirer des ennuis. Pfff.

Pascal m’a appelée quelques heures plus tard pour passer me chercher, Jess savait que j’étais toujours dans les environs. Elle lui a promis de ne pas faire d’histoires. Je n’avais pas envie de retourner dans la cage aux lions, j’étais très bien à l’hôtel, je me sentais plus libre.

Jess avait promis de ne pas faire d’histoires si je restais à ma place et que Pascal se comporte en mari dévoué. Elle acceptait que je revienne au chalet si Pascal se tenait bien, mais elle n’était pas d’accord qu’il tente de me rejoindre plus tard, ni qu’il passe la nuit ailleurs après. On était dans l’impasse.

Bien sûr que j’avais envie de passer la nuit avec lui, mais je n’étais pas née de la dernière pluie, je savais que Pascal devait se sentir tiraillé; il ne voulait pas faire de peine à sa femme, mais à moi non plus (peut-être pas non plus à Caro). Bref, il ne savait pas quoi faire.

Il pouvait très la mettre au pied du mur ; ou elle acceptait ma présence et qu’il vienne me retrouver après, ou il s’en allait, mais je savais qu’il ne lui ferait pas un tel chantage. Pascal n’était pas du genre à lui imposer ça, il savait que s’il agissait comme ça, Jess souffrirait, passera probablement la nuit à pleurer et qu’elle ne fermerait pas l’œil. Il n’aurait jamais le cœur à lui faire ça.

Montrant que c’était douloureux pour elle, Jess a proposé que je passe la nuit dans leur chambre, elle préférait ça à l’abandon. Pascal a refusé. C’était malin, parce que de toute manière, elle à côté, on ne ferait rien. Arh, j’en avais pas envie, mais à tout prendre, même si ça me gênerait, au moins je serais quand même avec lui ? Je n’osais pas dire que, finalement, pourquoi pas !

Je risquerais de passer pour la méchante, Pascal sera celui qui n’a pas de cœur… Alors, j’ai fermé ma gueule.

En tenant compte des sentiments plus ou moins confus de son mari, Jess a décidé de transformer leur chambre en camp de camping, et elle a proposé aussi à Caro, Paul et Thomas de dormir là. C’était comme une soirée pyjama mixte ! A voir la tête à Pascal quand il a su ce qu’elle avait organisé, c’était difficile de dire s’il était choqué, traumatisé, déçu, content ou autre.

Ouais, difficile de dire ce qui lui passait par la tête… J’étais pour le moins surprise, et je ne savais pas très bien comment le prendre, ni je devais faire ma « pétasse » et refuser net. Si je faisais ça, une fois de plus, j’aurai l’air de la pouffe de service, qui cherchait à foutre la merde! Ouais, Jess était plutôt maligne, parce qu’en plus, ça libérais des chambres pour les nombreux fêtards qui s’étaient rassemblés dans le chalet pour le réveillon.

La soirée a continué dans une bonne ambiance jusqu’au milieu de la matinée du dimanche. La seule chose qui était un peu chiante était de ne pas pouvoir se rapprocher l’un de l’autre. Pourtant, on était souvent ensemble, dans le même cercle, on a même dansé ensemble, mais en tout bien, tout honneur, comme des copains. Quand une partie des invités ont commencés à tomber, on s’est retrouvé en comité réduit et on a joué à des jeux débiles qui nous a fait pliés de rire jusqu’aux crampes à l’estomac. Pascal est tellement drôle quand il boit et quand il se lâche un peu.

Je ne sais pas si elle l’avait fait exprès, mais Jess a de nouveau trop bu et Pascal a dû la porter au lit. On a continué à faire les fous jusqu’à qu’on ne puisse plus tenir les yeux ouverts.

Mais voilà… Débarrassé de Jess, on aurait pu rester ensemble, sauf qu’elle avait entassé tout ce monde dans la chambre…

Heureusement, je n’ai rien eu à dire, Pascal m’a proposé de dormir avec lui dans l’attique. Il était persuadé, que vu l’état de sa femme, elle ne souffrirait pas de son absence. C’était cool, j’étais contente que les choses aient l’air de s’arranger pour nous, j’allais enfin avoir mon Nouvel An avec mon petit chou à moi.

Mais c’était sans compter Caro !!! Elle a vu et de manière à ce que Pascal se sente coupable, c’est elle qui est partie en pleurs quant Pascal lui a dit qu’il voulait passer la nuit avec moi. Ça aurait pu  nous gâcher la soirée!

On était encore au salon quand c’est arrivé, et un moment donné, alors que j’étais occupée à discuter et à jouer, Pascal s’est absenté un petit moment, et je soupçonne que c’était pour aller voir Caro… J’ai fait semblant de n’avoir rien remarqué, je n’avais pas envie de l’embêter, ni de lui faire tout un cirque. Après tout, je l’adore aussi parce qu’il avait du cœur et n’aimait pas faire souffrir ceux qu’il aimait, et je sais qu’il tenait beaucoup à Caro.

Inutile de dire que j’ai dormi presque toute la journée du dimanche, j’étais trop fatiguée, trop raide…


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362/12 - Pascal ne se rappelle de rien??? Sans Blague!

Publié le par JaneDo

Pascal ne se rappelle de rien??? Sans Blague!
Mercredi, 28 déc 2011 - 362/12

Lundi en arrivant à la maison, qu’on ait entendu Pascal et Jess babiller joyeusement en vidant la voiture, Pascal est monté presqu’aussitôt pour demander à Thomas s’il voulait manger avec eux. Je ne voulais pas qu’il sache que j’étais là, alors je suis restée planquée dans la chambre de Thomas. Je les ai entendu discuter tous les 2 et encore une fois, j’étais déçue de ne pas sentir de tristesse dans la voix de Pascal. Thomas a refusé, prétextant qu’il avait d’autres projets. Bien sûr Pascal a voulu savoir, alors Thomas a prétendu qu’il allait manger dehors avec une copine, sans vouloir lui dire qui.

Jess est montée aussi, et quant elle a su que son frère ne venait pas avec eux, elle a proposé qu’ils aillent dîner chez les parents, mais Pascal n’en avait pas envi. Jess a dit à son mari que “Barbie” était toute seule et si ça ne le gênait pas qu’elle aille alors manger avec sa copine. Jess ne savait pas quant elle rentrerait.

Une fois sa femme hors champ, Pascal a demandé si Thomas avait de mes nouvelles.

Il en avait, mais Thomas lui a bien fait comprendre qu’on n’avait pas du tout parlé de lui. Et cette fois, j’ai cru sentir de la tristesse dans sa voix quant il a fait une remarque en disant que je devais être très fâchée contre lui.

  • You think? Pas étonnant non? Tu as une idée de ce que tu lui as fait subir?
  • Sincèrement, je ne me rappelle pas de grand chose, quelques flashs mais c’est tout, et ce que je me rappelle me fait froid dans le dos!

Thomas prétendait vouloir se préparer, mais Pascal ne semblait pas pressé de partir. Quant il a voulu se diriger vers la chambre et qu’il a vu que Pascal s’apprêtait à le suivre, il a changé d’avis et s’est assis. Il avait essayé de se débarrasser de Pascal vu que j’étais dans les parages, mais sans succès.

J’ai vite compris qu’ils avaient déjà parlé de cette funeste soirée, mais que c’était à cause de ma présence que Thomas ne voulait pas en reparler. Pris le cul entre 2 chaises, Thomas était soit, obligé de lui dire que j’étais là et ça m’aurait fâchée, ou ,se laisser coincer à devoir parler avec Pascal sachant que j’entendais tout.

Donc Pascal ne se rappelait pas de grand chose? Ben tiens, quelle excuse bidon! Il avait des blancs? Son dernier souvenir clair était le verre qu’il avait pris avec sa femme et son ex et les gars du groupe!!!

Thomas lui a rappelé qu’il avait embarqué les 2 nanas en allant se coucher! Pascal a semblé dévasté en l’apprenant ou plutôt que j’avais assisté à ces scènes affligeantes et humiliantes. Pascal voulait savoir si j’avais dit quelque chose, comment j’avais semblé prendre les choses, et Thomas ne lui a rien épargné. J’ai jeté un petit coup d’oeil dans le salon et j’étais contente de remarquer que Pascal semblait vraiment accuser le coup; la tête entre ses mains, Pascal ne paraissait pas fier du tout. Enfin, j’ai remarqué des altérations dans le timbre de sa voix, quelques tremblements et ça m’a drôlement rassurée. Au moins il ne faisait pas le guignol.

Une fois que Pascal est rentré chez lui, je devais trouver le moyen de sortir d’ici sans être vue! Impossible de rester ici tant que je n’étais sûre de rien. Je pense que j’allais lui laisser une chance de s’expliquer. Ou est-ce que ce n’était qu’une excuse pour qu’il me raconte des balivernes et que je puisse lui pardonner?

Je n'ai pas revu Pascal avant le jeudi soir chez Thomas...


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