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071/2012 - Surement pareil avec sa femme... ou Caro...

Publié le par JaneDo

Dimanche, 11 mars 2012  -  (071/2012)

Après son match, Pascal a appelé pour savoir ce que je faisais. Héhéhé, j’étais étalé sur mon canapé à me gaver de télé, je lisais en même temps un manga et j’avais une peinture qui séchait aussi. Fallait bien profiter du peu de temps pour tout faire...

En fait, Pascal a décidé de ne pas sortir traîner avec l’équipe, on ne se voyait pas souvent, et demain il devait aller chercher sa femme, il n’avait pas réfléchi quant il m’a dit qu’il sortait avec les autres. Il était tout penaud au téléphone, je me suis rendu compte qu’il s’attendait à ce que je sois fâchée. Hum, oui, je n’y avait pas réfléchi, c’est vrai, j’aurai dû être en colère!!!

Il a pensé que ce n’était pas cool de me planter pour sortir avec ses potes, étant donné le peu de temps qu’on pouvait passer ensemble. Mouais, c’était bête de perdre tout ce temps avec ses copains, je n’en étais pas consciente sur le moment. Mais je suis sûre qu’après le week-end, loin de lui, de ses bras, j’aurai réalisé qu’il avait préféré être avec ses copains plutôt qu’avec moi.

Pascal m’invitait à dîner dehors, alors après son coup de fils, c’était le « rush »; rapide douche, viré mes fringues de délurées, le remplacer par un simple pantalon en coton noir, un t-shirt que Pascal m’avait offert «I’m Your Man», ma longue jaquette légère bleu, une veste et j’étais prête.

Je finissais de me maquiller quant il a sonné. Je ne m’attendais pas à ce qu’il monte, j’avais prévu de descendre, alors ça m’a fait sursauté. J’étais contente de n’avoir pas trop laissé de bordel et surtout, d’avoir pensé à vite tout fourré dans un coin au cas où, pffffouh.

Petit amour… En moins d’une minute, les fringues que j’avais mis 15mn à choisir et mettre étaient un peu partout de la porte à la chambre. Pas difficile de deviner pourquoi il était monté au lieu de m’attendre en bas. Afff, je l’aime et je ne lui en voulais pas d’avoir failli me briser le cœur à sortir avec ses potes alors qu’on pouvait se voir. J’aime ses bras,   j’aime trop faire l’amour avec lui…   Après ça, je n’étais plus qu’un puppet, un peu fatiguées mais les yeux remplis d’étoiles, tout ce qu’il faisait ou disait était une douce musique d’amour, j’étais complètement sous son charme.

Hum… Ne jamais faire l’amour avec un mec avant de sortir… Ça rend bête…

Pascal me racontait plein de choses, moi, je ne disais pas grand-chose, je n’étais que sourire, émerveillée par les mimiques de son visages, sa fosette quand il souriait. Je l’écoutais bien sûr, mais j’étais plus occupée à regarder comment ses lèvres formulaient les mots qui en sortaient. Pascal a fini par remarqué mon expression énamouré, ça l’a fait rire. J’adooore l’entendre rire. Il a aussi remarqué que je n’avais fait que grignoter, je n’avais pratiquement rien mangé.

On a décidé d’abréger le dîner, pas de café, ni de dessert,   on a filé chez Michael…  

Pascal s’était mis sur moi, et il me faisait de petits bisous tout le long de la colonne vertébrale, dans le cou, ses lèvres se promenaient le long de mes bras et il revenait dans mon cou, ça me faisait frissonner. Il savait que j’étais chatouilleuse, alors il me taquinait un peu, j’étais vraiment bien et heureuse, et tout à coup, c’était la descente aux enfers…

Je ne sais pas pourquoi tout à coup je me suis dis qu’  il faisait certainement la même chose avec sa femme  , il était pareil, aussi amoureusement tendre et ça a coupé mon sourire, coupé le moral, je n’avais plus que l’envie de pleurer. Il était aussi pareil avec Caro, et l’espace d’un instant, j’avais oublié, je crois que j’avais l’illusion qu’il n’était comme ça qu’avec moi.

Au bord des larmes, je me suis soustraite à ses câlins et… je ne savais pas où aller… Je ne pouvais pas aller au salon, j’aurai l’air bête en larmes et enroulée dans la couverture. Je ne pouvais pas le regarder, il aurait vu mes larmes. Il a voulu me retenir ne sachant pas ce qui se passait. Je me suis réfugiée dans un coin de la chambre, face au mûr, je cachais mes efforts pour rester zen. Je me répétais que je ne devais pas penser à ça, que je le savais alors inutile d’en faire un fromage. Mais toute l’auto-persuasion du monde ne servait à rien, j’étais submergée par la peine.

Sans contrôle, les mots ont franchis ma bouche, et   ma précieuse règle de ne jamais mentionner une autre femme   est partie à la poubelle…

  • Tu es pareil avec ta femme hein ? Les petits bisous etc…

Tout fier, Pascal a dit qu’il n’avait pas couché avec elle, il me l’avait promis, il pouvait me regarder dans les yeux et dire qu’il n’avait pas failli à sa promesse. Pendant une petite seconde, ma joie est revenue, j’ai retrouvé mon sourire et je l’ai laissé me serrer dans ses bras, même me traîner jusqu’au lit. Il caressait mon visage et du doigt, il effaçait les larmes qui y avait coulé, et pafff, re-plongée au fond du gouffre;   et Caro?  

Là, je l’ai vu tiqué… Il n’avait pas besoin de répondre… D’ailleurs, il n’a rien trouvé à dire…

J’ai même été jusqu’à lui demander ce qu’il ressentait pour elle, et de nouveau, je me suis éloignée de lui, rongée de l’intérieur. Pascal, surpris et mal à l’aise, m’a demandé si je voulais vraiment parler de ça, parler d’elle…   Aïe! Erreur, je ne devais pas la mettre entre nous  .

Afff, d’accord, je le savais, alors pourquoi demander? C’était super idiot. Et je ne voulais pas qu’il me parle de ses sentiments envers Caro, ce serait vraiment me mettre dans une situation qui ne me convenait pas. Je sais que ça lui arrivait de parler de moi avec Caro, de parler de ses sentiments, je savais que ça l’avait souvent fait souffrir, alors pourquoi me mettre à la même place qu’elle? Complètement idiot. Pourtant, maintenant que j’avais lancé la balle, comment faire pour me retirer avec classe???

Pascal s’était assis au bord du lit après avoir enfilé son jean. Il était courbé en 2, en train de chercher ses mots. Il m’a demandé de venir m’asseoir. J’ai eu peur, c’est vrai, je ne voulais   pas l’entendre me parler d’elle  . Tout ce que j’y gagnais, c’était de le faire penser à elle. D’ailleurs, je n’avais qu’à le regarder pour voir qu’il y pensait…C’était une monstre connerie.

Consciente de ma connerie, j’ai dû faire un gros effort pour afficher mon sourire le plus malicieux, et je l’ai poussé sur le lit en riant. J’ai prétendu que je voulais juste le taquiner, et summum de la ruse, je lui ai dit que j’avais confiance en lui, qu’il ne ferait pas quelque chose qui risquait de me faire de la peine. Clair, il était surpris et un peu perplexe, mais il s’est laissé facilement prendre par mon air heureux et taquin.

Mince, j’avais vraiment failli tout gâcher… et horreur suprême,   le faire penser à une autre femme   alors qu’il était avec moi!!!

Très vite, il a oublié jusqu’à son nom…

Michael est rentré vers les 4h du matin avec une bande de fêtards. Michael a appelé Pascal pour qu’il fasse la fête avec eux. On ne dormait pas encore. Michael est venu frapper à la porte de notre chambre et Pascal s’est finalement levé pour aller au salon. Je suis resté au lit, ça me gênait, je ne connaissais personne, alors ça ne me disait rien.

Pascal n’aurait pas dû y aller,   comment cacher qu’il se cachait parfois chez Michael   après ça! On risquait de perdre notre petit havre de paix secret. Ça m’agaçait que Michael l’ait tiré du lit, en plus, il y avait des filles. Je les ai écoutés un moment, mais j’ai fini par m’endormir sans le vouloir.

Je me suis vaguement réveillée vers 6h du matin, les invités étaient toujours là et Pascal toujours au salon, le temps de regarder l’heure sur mon natel et je me suis rendormie.

Vers 15h, branle-bas de combat, il fallait y aller, partir… Pascal devait aller chercher sa femme… Le week-end était terminé!

J’ai sauté au lit en rentrant, dormir me faisait au moins oublié, que Jess allait me remplacer auprès de l’homme que j’aime… Dormir était mon sauveur. Ensuite, je me suis abrutie devant la télé à chercher des films d’horreur. J’ai eu la folle envie aussi d’appeler Layne. La seule chose qui m’a retenue était que je n’avais aucune envie de sortir de chez moi, ni de quitter mon canapé, ni mon training défoncé.

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070/2012 - Il me fait fondre...

Publié le par JaneDo

Samedi, 10 mars 2012  -  (070/2012)

J’ai pensé que je pourrais attendre minuit pour voir Pascal, mais… Je peux pas… J’avais besoin et envie d’être dans son espace, près de lui…

Faisant fi de ma timidité et à tout ce qui pouvait m’empêcher d’avoir ce que je veux, j’ai appelé Thomas pour lui faire un coucou, mais surtout pour avoir des infos. Sans avoir besoin de le demander, Thomas m’a demandé de le rejoindre pour prendre un verre et j’ai accepté avec joie. Ça me gavait d’y aller seule, mais cette fois, je ne pouvais pas m’abaisser à recourir à Caroline, pourtant, je suis quasi certaine qu’elle savait où trouver Pascal. Tant pis, j’irai toute seule comme une grande.

Mon sac planté dans la voiture, j’ai donc été rejoindre Thomas. Sans surprise, Pascal était là aussi. J’ai vu la lueur de surprise dans ses yeux.

Après l’avoir salué, je suis restée vers Thomas. En arrivant, j’avais bien remarqué que Pascal avait l’air de s’amuser. Il rigolait et discutait avec une minette que je ne connaissais pas, puis j’ai remarqué, en la voyant revenir vers eux, que c’était la copine de la sœur d’un des autres joueurs. Je l’avais déjà vue souvent et je sais qu’elle craque pour Pascal. Depuis mon arrivée impromptue, Pascal semblait plus coincé. Apparemment, il ne s’attendait pas à me voir. Ça m’a fait un petit pincement au cœur, et aussi un sentiment assez désagréable.

Pascal s’est rapproché, mais on ne pouvait pas se dire grand-chose, il fallait continuer le cinéma… Il m’a demandé comment j’allais (pfff, question habituelle), ce que je faisais là, mais il pensait ; « Tu ne devais pas aller m’attendre chez Michael ? ». Donc, il ne devait pas être très content de me voir, ni que je le surprenne en pleine festivité.

Dès que Caroline est venu se coller vers nous, je me suis détournée. J’ai la dent dure, je lui en voulais, alors pas question de faire les friends.

Quant Pascal s’est mis à lui répondre et à discuter avec elle, je me suis déplacée pour aller me mettre encore plus près de Thomas. C’est horrible de l’utiliser ainsi, mais bon, soit on est utilisé, soit on utilise, alors je préfère être celle qui utilise au lieu de se faire utiliser. Pascal a remarqué mon manège, embarrassé il ne savait plus quoi faire. Caro aussi avait remarqué mon cirque, tout de suite, elle a chuchoté quelque chose à Pascal en regardant dans ma direction. Pfff.

Quelques minutes plus tard, elle enfilait une main sous mon bras; elle voulait discuter. Moi non. Elle rêve? Le sourcil arqué de surprise, comme si elle était une parfaite étrangère, je me suis retournée pour la dévisager. Elle pensait faire quoi là, juste rester debout à côté de moi et que j’allais lui parler? Engager la conversation? Comme elle ne disait rien, j’ai retiré mon bras pour me tourner à nouveau vers Paul et Thomas. L’idiote, elle m’a prise par le bras, et cette fois, elle a dit qu’elle voulait me parler. Pas envie, alors je lui ai dit que j’étais occupée, je n’avais pas le temps. Elle a insisté, me demandant de lui accorder 5mn. A contrecœur, j’ai fini par la suivre.

Caroline s’est lancée dans des excuses et explications vaseuses, faisant la moue de la pauvre fille qui a fait une petite erreur. Ça marchait peut-être sur les mecs, mais moi, ça me coulait dessus. Comme elle ne voyait aucun signe d’adoucissement, elle a ajouté que Pascal venait de lui dire que j’étais fâchée contre elle et comme une grande, elle a continué en disant qu’elle avait juste essayé de ne pas se retrouver entre Jess et moi.

J’ai eu une sorte d’expression ironique en lui disant qu’elle devait continuer, qu’il était bien dommage que Jess ne soit pas là pour applaudir!

Je lui ai tourné le dos pour aller me calfeutrer vers Thomas de manière à ce qu’elle ne puisse pas m’approcher. Déconfite, elle est retournée coller aux basques à Pascal. Vers 23h30, en voyant l’heure, j’ai vu que Pascal s’en allait. Hum, je ne pouvais pas partir droit derrière, j’étais obligée de rester encore un peu sinon, certains vont se douter de quelque chose. Comme de bien entendu, Caro le suivait comme un petit chien.

Hum, ok, très souvent, je faisais la même chose… La honte.

J’ai déchanté de la voir grimper dans sa voiture… Comment ça se faisait que moi, je dois rester sous le radar tandis qu’il pouvait sans autre s’afficher avec elle ? Pourquoi les règles farfelues sont toujours pour moi ? J’aurai voulu lui demander des explications, mais bof, après tout, il passait le week-end avec moi, alors ça ne servait à rien de chipoter.

Vers 1h du matin, je me suis pointée chez Michael, la clé était bien où elle devait être, mais j’en ai pas eu besoin, Michael et Pascal étaient tous les 2 là. J’espérais bien qu’à 1h il serait là s’il ne traînait pas en déposant Caroline.

Dès que je suis arrivée, Pascal s’est levé pour me prendre dans ses bras. Je le retrouvais enfin, je retrouvais le Pascal adorable que j’aimais à la folie. Il ne m’a même pas laissé le temps de correctement saluer Michael, il lui a demandé s’il n’avait pas un endroit à aller, comme si c’était un code entre eux.

Oh Pascal, je suis vraiment raide dingue de ce mec! Quant il plonge son regard clair dans le mien, je fonds… Je crois qu’il m’aime toujours, en tous cas, c’est l’impression que j’ai ou qu’il donne. Même si j’ai rougi jusqu’aux oreilles, j’ai bien aimé sa manière de demander à Michael d’aller faire un tour.

Pascal était couché sur le dos, il avait posé une main sur ma cuisse et l’autre bras sur ses yeux, de voir sa bouche, ses lèvres que j’aimais tant embrasser,  j’avais envie de le couvrir de bisous. Je me suis tournée contre lui et ça l’a fait sourire, rhhh, encore plus envie de lui sauter dessus et lui manger la bouche, les lèvres, le menton, sa fossette et toute sa figure. Toujours sans bouger, il m’a tirée contre lui et sa main quelques instants plus tôt sur ma cuisse caressait maintenant ma joue tout en douceur. J’aurai pu ronronner, mais je ne suis pas un chat, mais diable que j’aime ses petits câlins Je fondais. Je ne savais plus de quoi je voulais lui parler, et je ne pense pas que c’était le bon moment.

On a entendu Michael rentrer quelques heures plus tard, Pascal s’est levé. Michael n’avait pas la frite ces temps-ci, ça avait foiré avec sa copine, je crois qu’il se sentait un peu seul, Pascal ne voulait pas lui imposer notre bonheur. D’avoir à subir 2 personnes qui filaient le parfait amour risquait de le faire se sentir encore plus seul. Je n’ai pas voulu les déranger, je me suis endormi et je n’ai pas entendu Pascal revenir se coucher.

Pascal m’avait dit qu’il avait un match samedi après-midi, donc je pensais rentrer entre 2. Sans que j’aie eu à lui poser des questions, Pascal m’a raconté qu’il n’avait rien dit à Caro le 1er soir quant ils s’étaient vu, qu’ils s’étaient vu après son match jeudi soir, il n’avait pas osé me le dire sur le moment, persuadé que j’allais encore me faire pleins d’idées, alors il avait préféré me dire qu’il avait des trucs avec le basket. Il préférait me le dire en face. Là, je lui ai dit que je le savais, j’avais été l’attendre à la sortie et je l’avais vu partir avec elle. Je lui ai aussi dit que, même si j’allais baliser, je préférais qu’il ne prenne pas l’habitude de me mentir, parce qu’après, j’aurai de la peine à lui faire confiance.

Il allait faire un effort… Je lui avais dit que je préférais un bon mensonge que la vérité dans certains cas, mais il ne savait pas finalement pas quoi faire pour bien faire!

On s’est séparé vers midi. Pascal se faisait du soucis de ne pas être rentré pour dormir chez lui, il s’inquiétait sur ce qu’en penserait Thomas. Il allait certainement le cuisiner, il ne savait pas s’il pouvait lui faire confiance et tout lui dire, ou s’il devait mentir. Pascal a rigolé en me disant qu’il n’avait jamais autant menti que depuis qu’il m’a rencontré.

Hum, je ne sais pas comment prendre une telle déclaration…

Dès que je suis rentrée, j’ai été me coucher, j’étais raide. J’avais la folle envie de peindre, mais je n’avais pas assez d’heures dans la journée pour faire tout ce que j’avais envie, et dormir est ce que je préfère.

Pascal mangeait avec son équipe en début de soirée, ensuite il sortirait probablement avec Thomas et Michael un petit moment. J’étais sûre que Caro allait aussi être de la partie, mais je ne voulais pas la mentionner. Pascal m’a pourtant proposé de le rejoindre, mais j’avais l’intention de profiter de ma soirée, au programme ; farniente géante donc, me larver devant ma télé dans un training pourri, lire des mangas que m’a donné Kachouka, peindre si j’en ai le temps, et ensuite me préparer tranquillement pour le rejoindre chez Michael. Comme ça, j’aurai eu un bout de mon week-end et ça me suffisait de savoir que je le voyais plus tard.

J’aurai peut-être dû dire oui… c’était peut-être ce qu’il préférait chez Caro, elle était toujours partente pour être à ses côté, moi… j’ai tendance à me reposer sur mes lauriers et à toujours dire non! Bah, c’était trop tard.

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069/2012 - Je ne lui demande jamais ce qu'il fait...

Publié le par JaneDo

Vendredi, 9 mars 2012  -  (069/2012) – Je ne pose pas assez de questions!

Plus calme que les jours précédents, probablement parce que vendredi est l’annonce du week-end, j’ai bossé et me suis préparée pour ces 2 jours que j’attendais avec impatience. J’espérais plein de choses, et surtout, discuter avec Pascal. Ça ne me servait à rien de me monter la tête, j’attendais d’être face à lui. Je verrai bien s’il ment, je le laisserai s’enfoncer avant de lui dire qu’en fait, je savais et que j’attendais des explications.

En début d’après-midi, je suis passée à l’agence pour leur apporter mes croquis et discuter de l’orientation désiré, ensuite j’ai appelé Tchoy et Dol, fait des courses et je suis rentrée me plonger dans un bain. J’avais besoin de me détendre. A l’approche de la fin de journée, je commençais à me sentir tendue, je n’avais pas de nouvelles de Pascal. Des tonnes d’idées noires me courcircuitaient l’esprit avec la peur que Pascal soit en train de se préparer à m’éviter tout le week-end.

Pour ne pas me laisser ronger sans réagir, j’ai fini par l’appeler… encore moi… pfff.

Alors en début de soirée, Pascal avait déjà quelque chose, mais il proposait qu’on se retrouve chez Michael vers minuit. Je lui ai demandé si c’était parce que j’avais appelé qu’il me proposait ça ou s’il l’avait déjà en tête. Et s’il avait déjà prévu qu’on se retrouve, pourquoi ne m’avoir rien dit. Alors il m’a expliqué qu’il attendait de voir Michael pour lui poser la question et lui emprunter son natel pour m’envoyer un message. Pour l’embêter, je lui ai dit que je ne pouvais pas,   il aurait dû me prévenir à l’avance.  

J’ai remarqué que je l’avais surpris, il s’attendait à ce que je lui dise oui, il ne s’attendait pas à un refus. Je l’ai laissé essayer de me faire changer d’avis, insisté, même proposer de venir me chercher où que je sois. Hihihi, c’était un peu vache, mais c’était quoi cette façon de penser que j’étais libre quant ça arrange Monsieur ? J’ai fini par lui dire oui, en précisant que j’allais annuler mon autre rendez-vous. Pascal m’a demandé de prévoir de rester là-bas jusqu’à dimanche.

Hum, j’ai bien entendu, il était soulagé. Quant j’ai raccroché, je riais encore. Bien fait, ça lui apprendra. Hahhh, mais j’étais aux anges… jusqu’à dimanche… alors il avait envi de me voir… cool.

Hum, mais je ne dois pas oublier qu’il était avec Caro hier soir, et le soir d’avant, alors il ne fallait pas trop sauter de joie, il allait devoir s’expliquer. Pascal ne m’avait rien dit de précis sur ses plans de la soirée, une fois de plus, je m’étais laissé avoir par la joie de le voir. Je l’ai laissé me noyer sous un flot de paroles, ronronnant comme une chatte, et j’ai oublié de lui demander ce qu’il faisait, où il allait, avec qui, etc. C’est nul.

En attendant, hah, je piaffais de bonheur! Je n'avais plus qu'à attendre minuit pour être dans ses bras...

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068/2012 - J'étais si facile à berner!

Publié le par JaneDo

Jeudi, 8 mars 2012  -  (068/2012) – J’étais si facile à berner!

Ok, il n’y avait pas de raison que je n’appelle pas mon mec? C’aurait été mieux que ce soit lui qui en prenne l’initiative, mais s’il ne le fait pas, pourquoi pas. A cause de ma timidité, téléphoner était souvent une épreuve pour moi, je ne savais pas comment commencer la conversation, ne savais pas quoi dire au téléphone. C’était idiot.

Sans que j’aie à poser de questions, j’ai su qu'il avait un match ce soir, ensuite ils mangeaient avec l'équipe, iront probablement prendre un verre, ensuite, il pensait rentrer, il était crevé.

Rire. Je me suis faite complètement submergé et je n’ai pas pensé lui demander ce qui c’était passé hier soir, ni si on pouvait se voir un moment. Rien. Il n’y avait pas de place pour moi, c’était normal, connaissant son programme, je n’allais pas l’emmerder en insistant!!! Pascal semblait ravi de mon coup de fils, alors j’étais contente de lui avoir parlé avant de réaliser que j’avais complètement oublié les raisons de mon appel.

Je ne me suis méfiée de rien, pourtant le soir, l’envie de le voir, j’ai été à la sortie du terrain…

Rien de vraiment étonnant de voir Caro sortir de là avec lui, par contre, à sa manière de saluer ses coéquipiers, j’ai deviné qu’ils ne se voyaient pas après. L’équipe s’était séparée et je n’ai pas réussi à suivre Pascal. J’ai alors essayé de l’appeler, mais il ne répondait pas.

J’ai donc été faire la tournée des endroits où on avait l’habitude de se retrouver, rien. Pas de Pascal. J’ai repéré la voiture à Thomas, il était de sortir. C’est bizarre, mais chaque fois que je tombe sur sa voiture, j’ai un petit pincement au cœur,  je me demande ce qu’il fait, ce qu’il va faire de sa soirée. Affectueusement, il me manquait parfois. J’ai regardé partout, pas de Pascal, éreintée, je suis rentrée.

Tout de même, j’avais le cœur lourd, une boule qui me barbouillait l’estomac, j’avais l’impression qu’il m’avait menti et je ne voulais pas qu’il passe une soirée tranquille et sans remord; « Coucou Toi, je t’ai vu quitté la salle sans l’équipe… Tu m’explique?». Ça n’a pas tardé, Pascal m’a envoyé un message au lieu de m’appeler, avec un petit bonhomme qui rigole, pour dire qu’il y avait eu un changement de programme. Il m’appelle demain. C’était idiot, mais j'ai bu la tasse sans sourciller, je me suis sentie rassurée.

C’est plus tard que j’ai réalisé que son message n’était pas clair, que j’étais vite rassurée par du vent. Changement de programme? Ça veut dire quoi? Rien? Ça lui laissait du temps pour me concocter un joli mensonge pour le lendemain. J’étais vraiment trop bête. J’étais si facile à berner. Mais maintenant, je ne pouvais pas lui renvoyer un message, pour dire quoi?   Je sais que tu me ment?   Ridicule!

J'étais vraiment idiote! Encore une soirée où l'on aurait pu se voir, et il le passait avec une autre, avec qui il avait déjà passé la soirée hier!!!

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067/2012 - Amygdales, Pascal, Caro, Dol... Je perds la boule!

Publié le par JaneDo

Mercredi, 7 mars 2012  -  (067/2012) – Amygdales, Pascal, Caro, Dol… je perds la boule!

Mercredi soir, Pascal mangeait avec Caro, je crois…Je le savais parce qu’il me l’avait dit. J’aurai dû lui poser des questions, lui demander pourquoi et tout, mais je n’en ai rien fait. Pascal doit penser que ça ne m’intéresse pas beaucoup, mais c’était faux, ça m’énervait, alors j’ai préféré ne rien dire, sinon, je me serais montrée agacée,  jalouse et je ne voulais pas.

Je ne sais pas si elle faisait à manger chez elle ou s’ils sortaient. J’espère pour lui que c’était dehors. Chez lui, ça me ferait plus que péter un plomb après ce qu’il m’avait dit. Ça me rasait les chaussettes de devoir aller vérifier. Puis zut, non, il fallait que j’arrête cette folie. J’aurai plutôt dû lui demander s’il avait dit la même chose à Caro ! Ou peut-être pensait-il le faire ce soir? Cool, au moins il m’en a parlé en 1er. Heu, est-ce que je devais vraiment me réjouir qu’il m’en ait parlé en 1er? Ou ç’aurait été mieux que ce soit en dernier cette fois? Arf, je suis nulle, j’aurai dû lui poser la question!!!

Peut-être pour être sûr, s’il ne l’avait pas déjà fait, qu’il n’oublie pas de le faire, je lui ai envoyé un message pour lui poser la question qui me rongeait. 2mn…. Pas de réponse… grrrr… Il ne lui avait sans encore rien dit. Zut, ce bal entre nous 2 ne pouvait pas continuer. Ou je dois trouver la force d’accepter? Mais où sont passé mon goût du partage, ma sérénité?

J’ai décidé de me consacrer à moi, à mon travail, à faire ce que j’aimais faire, et surtout, oublier un peu que j’avais perdu la tête pour un type comme Pascal.

Ma frangine et sa petite puce se faisaient opérer aujourd’hui. Ma sœur m’avait demandé de la déposer à l’hôpital. No blêm, je faisais le taxi. Elle se faisait opérer des cordes vocales et la petite des amygdales.  J’espérais que tout se passe bien. Après l’hôpital, j’ai été acheté de la glace pour la petite et de la soupe pour ma frangine, puis je suis rentré attendre son appel pour les ramener à la maison. Puis, il a été décidé que c’était Carmine qui passait les chercher vers 18h.

Le soir, je me suis tapée Dol pendant que Pascal faisait le joli cœur avec Caro...

Arhhh, il faut vraiment que je m’occupe d’elle, elle a un vrai problème avec l’alcool et elle a tout juste 30ans, c’est horrible. Dès qu’elle a passé la porte chez moi, elle s’est dirigée tout de suite vers le bar. Comme je ne l’avais pas re-fourni, elle s’est tapée toutes les petites bouteilles d’alcool comme le kirsh, la prune, la poire et autres, qui sont des alcools pour parfumer les desserts ou le glaçage des tourtes. J’étais… choquée. Et moi qui pensait qu’elle avait changé!

Elle m’a fait sa crise de jalousie à propos de Tchoy, questionnée pour savoir si j’avais couché avec Alain ou l’autre là, son pote! Je me suis un peu énervée. Non mais, je venais de lui dire que le pote à Alain, je ne l’avais rencontré qu’à l’aéroport quant on rentrait en Suisse, alors e lui ai demandé si elle imaginait que, vite fait, allé hop, une petite sauterie dans la file d’attente ??? Que pour certaine fille, il ne suffit pas que la personne porte un pantalon pour écarter, il faut qu’il lui plaise un minimum! Que contrairement à elle, qui pense acheter leur admiration en écartant ses cuisses à tout va, je suis difficile! Je n’accepte pas n’importe qui juste parce qu’il a une paire de couille.

Rhhha, elle est incroyable celle-là! Je me suis même demandé pourquoi on était amies!!!

Je l’ai aussi reprise sur sa petite crise à cause de Tchoy. Tchoy n’est qu’un copain et ne sera jamais autre chose. Maintenant, je comprends mieux pourquoi elle avait essayé de se le taper. Il ne lui plaît pourtant pas du tout, mais elle pensait certainement qu’en couchant avec, il la préfèrerait à moi! Pfff, quelle idiote, Tchoy et moi sommes amis, on le sera après elle, et qu’elle couche avec ou pas! Là, je me suis dit qu’elle était vraiment très tarte.

Non contente de m’avoir énervée, elle a recommencé ses insinuations à propos de son plouk. Pfff, alors là, je lui ai dit que même si c’était le dernier homme, et si on était les 2 derniers survivants sur une île, je préfèrerais encore tenter ma chance avec les requins! Ciel, mais qu’est-ce qui se passe dans sa tête? Son mec ressemble, en moins bien, au chanteur français surnommé « La Tortue », alors question charme, il lui faut repasser.

Fatiguée de ses petites débilités, je l’ai ramenée vers 23h. Pendant tout le trajet, elle espérait me faire changer d’avis, mais je n’avais aucune envie de subir ses idioties jusqu’à je ne sais quelle heure du matin. Elle m’a fait passer par chez l’autre abruti, celui qui a une énorme verrue sur la figure. Il était déjà au lit forcément, et il ne voulait pas qu’elle reste, alors j’ai enfin pu la jeter devant sa porte à Froideville. Pfff.

A peine 2h plus tard, elle a essayé au moins 25 fois de m’avoir au bout du fils. Je n’ai pas répondu. Elle m’avait assez gonflé.

Avant d’aller me coucher, j’ai hésité longtemps à appeler Pascal, mais je ne l’ai pas fait. J’aurai l’air insécure. Il aurait pu m’appeler quand même, même si ce n’était que pour me dire bonne nuit. Il devinait bien que je m’inquièterais, que ça allait me rendre folle de rester encore sans nouvelles. J’estimais que c’était à lui de m’appeler. Rhhh, pour finir, je ne savais plus ce que je faisais, si je devais ne pas le laisser m’oublier en le harcelant? Ou au contraire rester tranquille et attendre?

Pfff, ça commençait à devenir ridicule! Non, JE commençais à être ridicule!

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066/2012 - Il ne veut plus qu'on aille chez lui...

Publié le par JaneDo

Lundi-Mardi, 5-6 mars 2012  -  (065-6/2012)

Lundi, comme d’hab, manger en famille et c’est tout. J’ai un peu discuté avec Pascal aujourd’hui, seul bémol, c’est moi qui aie appelé, et je n’aime pas ça. Par contre, j’ai fait ma Caro, j’ai voulu savoir ce que Caro faisait chez lui hier soir, et je lui ai reproché de n’avoir pas téléphoné, que j’avais l’impression que c’était tout le temps moi, et que finalement ça me donnait l’impression de lui courir après. Ça l’a juste fait rire.

Il a essayé de me rassurer en disant que ça lui faisait plaisir que je l’appelle, qu’il ne fallait pas que je me torture la tête comme ça. J’ai réussi à glisser qu’il n’avait pas à la laisser entrer s’il ne voulait voir personne. Petit plus, il voulait me voir. Il m’a proposé demain soir et j’ai failli dire non, mais je me suis ravisée, il pourrait commencer en avoir marre de mes refus.

Je pensais qu’on se verrait chez lui ou chez moi, mais chaque fois que j’essayais de le proposer, il insistait pour qu’on aille quelque part, que ça nous ferait du bien d’aller ailleurs, etc. C’est nul parce qu’on ne pourrait pas être trop « câlins ». On s’est donc retrouvé en ville. Pascal avait proposé Morges, je ne voulais pas, c’était s’il ne voulait pas qu’on nous voit ensemble.

Comme toujours, gros trac, palpitations, etc… Tsssh, tout ça pour voir quelqu’un que je fréquentais depuis plus de 3ans!!!

Arf, il est toujours aussi chou, chaque fois que je l’ai en face de moi, mon cœur me lâche, je frémis à chacun de ses sourires, ses yeux verts me font fondre, et rien que le petit bisou de salutations sur la joue me fait rougir jusqu’au plafond. Horrible. Mince, je suis vraiment folle amoureuse de lui, rien n’avait changé en moi. J’aime chaque petit mouvement de sa bouche, de son visage, sa gestuelle, sa manière de marcher, de rire. Rhhh, je suis vraiment ravagée. J’avais envie de le toucher, de l’embrasser, de me coller contre lui, sentir ses mains me caresser, plhhh, il me botte à mort.

Je me suis étonnée que Jess se soit installé à son appartement, je pensais qu’ils avaient convenu que quant elle venait en Suisse, elle irait chez les parents? Pascal avait oublié ça. Puis, embarrassé, il m’a dit qu’il n’avait jamais rien dit avant, il ne voulait pas que je le prenne mal ou que je me fasse tout un tas de d’idées, mais ça l’avait toujours gêné de me recevoir chez lui, parce qu’après tout, c’était aussi chez Jess. Il avait toujours eu l’impression de faire quelque chose de mal, même s’il aimait qu’on soit là-bas, le fait de dormir avec une autre femme chez lui, dans son lit, etc. Enfin bref, il n’avait pas su comment me le dire, cela faisait un moment que ça le travaillait.

Bon, je ne pouvais pas afficher un sourire l’air de dire que tout allait bien, alors j’ai baissé la tête. C’est vrai que je commençais déjà à me poser tout un tas de questions, de chercher à comprendre ou me rappeler à quel moment il pensait des trucs pareils, est-ce que j’aurai pu m’en douter, l’expression de son visage peut-être? Non, je n’avais rien vu, rien soupçonné. Mais, je comprenais. Je pouvais difficilement me mettre en colère, me rebiffer contre lui, mais j’étais persuadée que Jess était derrière ses mots, elle lui avait monté la tête.

Je l’ai regardé, il jouait avec son verre attendant une réaction… Je comprenais maintenant pourquoi il avait tenu à ce qu’on sorte!

Je ne devais pas faire celle qui prenait les choses à la légère ou qui ne voyait pas le mal. Je suis resté égal à moi-même, mais un peu moins souriante. Je devais prendre le temps de penser à ça, seule. J’ai simplement changé de sujet. Pascal me dévisageait cherchant à connaître mes pensées, mais je lui ai dis que je ne voulais plus en parler.

On a pourtant passé une bonne petite fin de soirée, mais pas de bisous-bisous, il ne m’a pas prise dans ses bras, pas fait de petits câlins discret, je me sentais flouée. Une fois vers nos voitures, Pascal m’a juste fait une petite bise sur la joue.

Il était peu après minuit, j’étais persuadée que Pascal rentrait directement, mais pour être sûre et avoir l’esprit tranquille, je l’ai quand même suivi. Une fois chez lui, je me suis trouvée drôlement conne d’être là à me faire des idées. Je ne pouvais pas continuer ce cirque, j’allais me rendre malade. J’ai fait demi-tour et je suis rentrée. Ce serait idiot de passer la soirée dehors pour être sûr qu’il n’allait pas finir chez Caro. Mince, l’empêche ça me rendait folle de ne pas avoir de certitude.

A la maison, au lieu de me laisser aller à mon jeu favori du « pourquoi-comment », j’ai fait de la peinture. Ça m’évitait de trop commencer à me faire des idées. Je voulais croire que Pascal tenait vraiment à moi, alors je ne devais pas commencer à tout remettre en doute. C’était la meilleure attitude à adopter. Pourtant, est-ce qu'on s'éloignait l'un de l'autre? Est-ce que je devrais être plus méfiante? Surveiller?

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064/2012 - Lécher ses plaies?

Publié le par JaneDo

Dimanche, 4 mars 2012  -  (064/2012)

Comme une cloche, j’ai attendu, persuadée que Pascal m’appellerait dès qu’il aurait fourré sa bonne femme dans l’avion. En fin de journée, j’ai commencé à baliser, je savais que Jess devait déjà être confortablement installée dans son avion en route pour les Etats-Unis, donc je ne comprenais pas le manque de nouvelles.

Arf, sûre que Caro avait déjà fait un pas vers lui, j’ai envoyé un message à Pascal. Sa réponse m’a un peu désarçonnée; il voulait rester tranquille ce soir!Waouh, pour quelqu’un qui disait que je lui manquais, c’était un peu raide. Si c’était vrai, il aurait déjà dû avoir sonné à ma porte, envoyé des dizaines de messages, harcelée par téléphone… Mais non, rien. Il a attendu que je le contacte pour me dire qu’il voulait être seul? Trop bizarre. Il n’en fallait pas plus pour me rendre suspicieuse.

Ou sa femme lui manquait déjà et il voulait rester seul chez lui pour lécher ses plaies? Ou il avait prévu autre chose? Ou je ne lui manquais pas vraiment?

Je n’avais pas l’intention d’aller voir s’il restait vraiment tranquillement tout seul chez lui, mais, comme il ne faisait pas si froid, et que je n’arrivais pas à penser à autre chose, j’ai été voir. En arrivant, j’ai été contente de le voir pencher sur sa guitare, il était tout seul, alors j’étais sur le point de faire demi-tour et rentrer chez moi.

Mais le soulagement a rapidement fait place à un mélange de stupeur, d’incrédulité, de colère et j’en passe. Je ne m’attendais pas à voir Caro entrer dans mon champ de vision.

Elle devait être aux toilettes, ou dieu sait où. Après, c’est clair, je me suis creusée la tête pour essayer de me rappeler de quel angle Caro était sortie pour savoir où elle était dans l’appart avant d’apparaître au salon. Alors c’était ça qu’il appelait vouloir être tranquille? J’étais verte bleu. Oh, je lui en voulais, j’étais fâchée et j’étais à 2 doigts de débouler lui demander si c’était ce qu’il avait voulu me cacher; qu'il préférait passer la soirée avec Caro!

Fâchée? Colère? Ça ne veut rien dire, j’avais dépassé ce degré, il n’y a pas de mots pour exprimer ce que je ressentais!

Pas question que je fasse encore la bêtise d’aller m’humilier là-bas, et devant Caro en plus. Non. Grâce à lui, de concert avec elle, je me sentais minable, abandonnée, incomprise. J’ai fait demi-tour, puis indécise, je me suis arrêtée pour réfléchir si je devais ou non intervenir, qu’il sache ce que je ressentais. Puis non, je redémarre, puis oui, et je m’arrête à nouveau. Bref, après une bonne heure à me torturer, j’ai décidé d’arrêter de me faire des idées et de ruer dans le tas.

De retour à mon poste d’observation, Caro était vautrée dans le canapé à le regarder jouer. J’ai appelé Pascal, j’étais curieuse de voir ce qu’il allait me raconter.

Caroline a du deviné que j’étais quelque part dans le jardin parce qu’elle s’est dirigé vers les baies vitrées pour regarder dehors. Et là, j’ai un peu regretté de m’être montée la tête toute seule. Pascal a dit qu’il voulait être seul mais que Caro, bien que le sachant, a débarqué chez lui. Il m’a dit que si j’étais dans le coin, je n’avais qu’à passer aussi. Il a continué sur sa lancée en disant qu’il ne savait pas comment faire pour la faire comprendre qu’il fallait qu’elle s’en aille. Il la regardait en me disant tout ça, et je pense qu’elle a dû comprendre. Je lui ai dit que je ne voulais pas le déranger, que je comprenais, que j’avais juste appelé pour lui faire un petit coucou, c’est tout.

Après mon coup de fils, Pascal avait posé sa guitare et debout, ils ont discuté un moment, ensuite Caro est partie. Je me suis dépêchée de m’aplatir dans mon coin, je ne voulais pas qu’elle me voit. Elle a cherché du regard dans les fourrés en passant, mais elle ne m’a pas vue. J’ai suivi le bruit de ses pas, puis quant tout était silencieux, je l’ai suivi pour être sûre qu’elle était bien rentrée et pas embusqué dans un coin pour me surprendre. Elle est bien rentrée.

Pascal avait repris sa guitare et jouait, toujours assis sur le tabouret du piano. Après le départ de Caro, Thomas était descendu chez Pascal. Les garçons avaient prévu de passer la soirée ensemble à la maison. Normalement, Pascal était censé monter chez Thom, mais en voyant Caro débarquer chez lui, il avait demandé à Thomas de descendre. J’ai su après que c’était pour la faire partir et que Thomas était censé descendre pendant qu’elle était là et pas seulement après.

Pascal ne m’avait pas menti, il voulait donc vraiment rester tranquille…

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063/2012 - A Sminette :)

Publié le par JaneDo

Samedi, 3 mars 2012  -  (063/2012)

coucou jane ,

Moi je pense au contraire que tu ne devrais pas te faire consoler par quelqu'un d'autre , tu sais bien que Pascal n'est pas du genre a pardonner ce genre de fautes .

Tu sais , je me rends compte que ces derniers temps votre relation devient monotone et que vous etes   entrain de tomber dans la routine   que tu voulais à tout prix éviter .

Hm... tu devrais faire quelques efforts , parce-que j'ai l'impression que plus vous vous éloignez , plus sa femme et lui se rapprochent . Tu devrais faire quelque chose avant que Jess ne tombe vraiment enceinte cette fois çi ou une autre horreur du genre . Tu imagines ?

Tu devrais aussi te demander pourquoi Pascal finit toujours par aller rejoindre Caro dès qu'il peut se l'iberer , ce n'est pas logique .

Après tout ce que vous avez vècu , tu ne peut pas   le laisser te filer entre les doigts aussi betement  . 

Aussi , excuse moi d'étre indiscrete , mais est-cu que tu as l'impression de ne plus plaire à Pascal , parce-que tu dis que Pascal aime les rondeurs ( oh ! la chance en passant , prètes moi ton homme !!) mais tu dis que tu as perdu du poids et certains attibuts qui fesaient qu'il ne pouvait pas te résister .

Tu sais ma chérie , il faut parfois faire des concessions pour plaire à ces messieurs , et une bonne grosse tablette de chocolat de temps en temps ne peut faire que du bien

En passant , je suis désolée pour mon absence , j'ai quelques soucis avec Kazeo , et en ce moment méme , je ne sais méme pas si ce commentaire va te parvenir

- Réponse -

Ha la la Sminette, si j’avais lu ton message avant…..

C’est vrai que j’ai perdu beaucoup de poids, d’ailleurs Pascal me fait souvent la remarque, mes rondeurs ont disparus et je sais que ça lui manque. Fesses, poitrine sont moins rembourés qu'avant. Moi, je me sens beaucoup mieux, moins lourdes. Surtout ce qui est agréable, c’est de ne pas avoir autant de poitrine, ne plus avoir cette énorme masse à transporter, grrrh, mais certains hommes aiment ça et malheureusement Pascal en fait partie, lui, il aime… poisse!

Je n’avais pas l’impression qu’on était tombé dans la routine, mais maintenant que tu le dis …

Ma façon de ne pas vouloir être un pot de colle, une chieuse fait que je reste en arrière, et cette foutu timidité aussi. J’avais aussi remarqué qu’avec le temps, il semble que Jess prend de plus en plus de place, même à distance. C’est énervant parce que je me sens impuissante. Et du coup, je prends de moins en moins de place dans sa vie.

Je vois bien que les autres filles le font rire, brillent, sont intéressantes, elles proposent des choses, moi non. Celles qui l’intéressent sont toujours plus… voluptueuse que moi… Dire que la plupart des hommes sont des « fashions victimes » et il fallait que lui non!

C’est un beau mec et dès que les filles un peu plus enveloppées se rendent comptent qu’il est plus intéressé par elle que par les « stock affiches », elles deviennent des pots de colle et je me sens larguée, alors je reste à l’écart. Je ne vais pas me mettre à me crêper le chignon avec ces nanas? Je me demande si par son attitude, il n’essaie pas de me pousser à reprendre du poids… Arhhh, je ne veux pas! J’aime pouvoir enfiler n’importe quoi et que ça me va sans avoir à me prendre la tête pour coordonner, combiner, choisir avec soin ce que j’achète ou que je porte !!!

Hhhhhhah, non non non, si Jess tombe enceinte… je ne sais pas ce que je ferais, je ne pourrais pas le supporter, pas cette fois!!!!!

Il court tout le temps vers Caroline, ha non, ce n’est pas logique! Parce que, je trouve que parfois il la traite de manière atroce, et pourtant elle tient bon, et du coup, il retourne toujours vers elle…

Je voudrais qu’il m’aime MOI, mince ou ronde… mais c’est vrai que, comparé à Caro, je fais un peu pauvre… Elle a des fesses, une poitrine volontaire, et c’est clair qu’il doit préférer sentir la sienne sous ses doigts que le peu (résultat) chez moi. Pourtant, je n’ai pas l’impression qu’il aime moins faire l’amour avec moi, je ressens toujours la même passion de sa part… à moins… noooon… non non, il ne pourrait pas simuler quand même ?????? Il serait trop fort alors !

En plus, Caro est maligne, toujours là où il faut……… Dès qu’il a envi de câlins, il n’a qu’à se tourner et devine qui est collé à côté ??? Elle ! Moi je suis….. heu… là-bas dans le fond, trop coincée pour lui coller aux fesses! Et maintenant elle fait copine copine avec sa femme qui semble plus l’apprécier que moi !!!!!!

Ouais, j’ai l’impression de courir à côté du train pour le coup !Ce serait horrible de le perdre sans savoir pourquoi, ni comment… Ce serait la pire des souffrances… Je ne m’en remettrais pas!!!

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062/2012 - Caro aurait dû choisir mon camp!!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 2 mars 2012  -  (062/2012)

Bien fait de sortir hier soir après le petit mot de Pascal, parce qu’aujourd’hui, probablement encouragé par ma réaction et surtout de voir que je n’étais pas fâchée, il m’a à nouveau envoyé un petit message pour savoir si je sortais ce soir et où j’allais.

Je n’avais rien prévu, ce soir c’était training défoncé et plateau TV. De toute façon, j’imagine qu’il devait s’occuper de sa femme vu qu’elle partait dimanche, et je n’étais pas sûre d’avoir envie de tenir la chandelle. Je me suis donc débrouillée pour me procurer un autre natel et je l’ai appelé au bureau. Je lui ai dis que je n’avais pas trop la forme et que je n’avais pas envie de sortir. Pascal et sa femme étaient invités chez des amis, si je sortais, il se serait arrangé pour venir boire un verre dans le même endroit question de se voir un moment.

Pour moi, c’était un peu compliqué, je n’avais pas envie de passer toute la soirée à attendre et ensuite courir juste pour se voir 5mn. C’était trop de boulot, je pouvais attendre dimanche le départ de sa femme.

Dans le cours de la discussion, j’ai appris que Jess avait invité Caro à les accompagner. J’avoue que ça m’a un peu fait chier. Celle-là!

L’air de rien, j’ai demandé si je connaissais, où c’était et tout, et sans problème, Pascal m’a raconté.   Je savais qui c’était et même où il habitait  , donc si vraiment, je pourrais toujours aller jeter un coup d’œil. On a même discuté pour savoir si on demandait à Thomas de m’emmener avec lui. Mais, ça ne me disait rien. Thomas le ferait, mais je savais que ça lui déplairait de servir de tampon.

Layne allait aussi à la même soirée et quant il m’a proposé de l’accompagner, cette fois j’étais certaine de ne pas vouloir y aller. Si je me pointais là-bas avec Layne, Pascal pèterait un plomb, c’est sûr. J’ai donc passé une soirée tranquille à la maison… C’était ma seule soirée tranquille du week-end.

Demain j’avais des tonnes de trucs à faire la journée, notamment aller acheter un cadeau d’anniversaire avec mon petit voisin du rez, Roméo, pour son cadeau d’anniversaire, le soir, je sortirais sûrement un petit moment et dimanche j’avais la fête d’anniversaire. Je n’avais pas du tout, mais du tout envie d’aller à cet anniversaire, mais j’avais promis au petit, et ça ferait tellement plaisir à Marie aussi, donc impossible de m’y soustraire. On avait aussi prévu de jouer aux cartes dimanche avec ma frangine, et mon frère avait pti Marc et on avait aussi envi d’aller faire un coucou à mon papily, donc,   j’étais over-booker!   Je me sens déjà stressée.

Et dimanche soir, j’avais le fol espoir de voir Pascal… Sa femme sera partie, alors Caro n’a qu’à bien se tenir, elle aurait dû choisir mon camp!

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061/2012 - Caro retourne sa veste...

Publié le par JaneDo

Jeudi, 1er mars 2012  -  (061nième jour / année 2012)

Les paroles de Thomas me poursuivaient; est-ce qu’il avait raison? « Tu sais Jane, à force de vouloir ne pas emmerder Pascal, de rester de côté, tu laisses les autres filles prendre le pas sur toi. Tu devrais un peu plus t’affirmer et imposer ton existence, revendiquer ta place. Ouais, je ne devrais pas dire ça, Jess est ma frangine, ha la la, mais tu es trop passive. »

Comme décidé, je ne voulais pas sortie ce soir, si Pascal avait envi de me voir,   il n’avait qu’à se débrouiller   pour me le faire savoir. Rhhh, mais si Thomas avait raison, j’aurai peut-être dû sortir, aller le retrouver et lui proposer qu’on aille ailleurs, tout normalement, sans faire la tête ou lui faire de reproches? Pfff, mais je suis timide, et vraiment, vraiment, je détesterais me transformer en pot-de-colle. Mince.

J’avais espéré un appel ou un message de Pascal dans la journée, mais toujours rien. Pourtant, sa femme n’était pas là d’après ce que j’avais entendu, alors pourquoi n’appelle-t-il pas? Je ne comprends rien, je ne sais pas quoi faire. Zut, j’ai l’impression qu’il commence à me traiter pire que Caroline? Peut-être qu’en ne me voyant pas, il finira par se décider à appeler?

Puis en fin de journée, enfin quelque chose; Pascal m’a envoyé un petit mot avec des fleurs; il disait regretter d’être si absent, Jess et son père l’avait à l’œil, que je lui manquais beaucoup, qu’il m’expliquerait si je n’étais pas déjà trop fâchée contre lui. Il espérait que non. Qu’il aimerait bien me voir, mais devait faire attention tant que sa femme était là (j’ai noté qu’il avait écrit "ma femme" et non Jess). Si je sortais ce soir, il sortira juste pour me croiser, sinon il ne sortait pas. Il me demandait de lui faire un appel en absence sans laisser de messages sur sa boîte vocale, ni de sms, là aussi il m’expliquera. Qu’il était content d’apprendre que j’allais mieux.

J’ai noté qu’il n’y avait pas de « I Love You ». A la fin de son message, il m’a demandé de faire attention à ce que je racontais à Caro, qu’elle et sa femme étaient devenues inséparables…

Hum, alors Caro avait tourné sa veste? Mince, même si je l’avais pensé, j’avais espéré que non. Ça m’a fait plaisir son petit message, et les fleurs aussi, mais tout de même, il aurait pu y penser plus tôt? Presqu’une semaine sans nouvelles, c’était intenable. J’étais contente qu’il se soit débrouillé quand même pour entrer en contact, mais voilà; est-ce que je devais courir dès qu’il me siffle? Ben oui… Puisqu’il avait fait un effort, la moindre des choses était de montrer que j’appréciais, et l’encourager, donc, je lui ai fait un appel en absence.

Pendant que je me préparais, je me suis rendue compte que j’étais légèrement nerveuse et impatiente aussi. Ma tête commençait déjà à imaginer comment ça se passerait, pourtant j’essayais de ne pas y penser sinon je risque d’être salement déçue. Mais rien à faire, ma tête fonctionnait sans moi.

Après mon appel en absence, j’ai reçu un sms d’un numéro que je ne connaissais pas, signé par Pascal; après le basket, il pensait être au Bleu vers 23h. Il ne fera pas long vu qu’il travaillait le lendemain et qu’il était assez fatigué ces temps. Quand il s’agit de moi, il est fatigué? Hein? Non, vraiment super!!! Peut-être que je ne devrais pas y aller, et lui dire que ça n’en valait pas la peine, autant qu’il rentre se reposer! Hum, ça me titillait grave de lui faire le coup et peut-être que la prochaine fois, il oubliera sa fatigue.

Chiant, je ne savais pas à qui demander de m’accompagner, et je ne voulais pas me pointer là-bas toute seule!

Comme je ne trouvais personne et que je ne voulais pas appeler Thomas juste pour ça, j’ai jeté mon dévolu sur Caro malgré les avertissements de Pascal. Et Pascal avait raison! Caro un peu gênée de m’accompagner a finalement fini par me dire que Jess et elle avaient déjà prévu autre chose. J’ai noté qu’elle n’avait pas dit quoi, ni où. D’habitude, elle m’aurait dit, mais là, elle a fait comme si elle ne savait pas. Ça m’a un peu fait mal au cœur, je sentais qu’elle voulait aussi mettre un peu de distance, étant donné que Jess ne m’aimait pas beaucoup.

Pas très sympa. Je lui en voulais un peu, et je sais que le mot « vengeance » a traversé mon esprit.

Donc, j’ai fini par appeler Thomas pour lui dire que je sortais un petit moment. Je n’ai pas eu besoin de lui demander où ils allaient, spontanément, il m’a dit qu’il pensait qu’ils iraient prendre un verre au Bleu avec les copains du basket vers 22h-22h30. Je lui ai dis que je ferais un saut, si mes copines ne voulaient pas aller là-bas, je viendrais seule. Hum, il n’y avait pas de copines, mais je ne voulais pas qu’il pense; « oh, la pauvre, elle est toute seule! ». Avant de raccrocher, il m’a averti que Pascal serait peut-être là.

Le soir, comme Pascal m’avait dit pas avant 23h, je suis arrivée vers 23h10. J’ai cherché où était parqué sa voiture pour être sûre qu’il était déjà arrivé là avant de me pointer là-bas comme une mordue. J’ai tout de suite trouvé la voiture à Thomas et bien sûr, celle à Pascal n’était pas loin. Donc, comme une grande, l’air complètement à l’aise, je suis descendue dans le puits du gouffre. J’avais peur que ma timidité bloque ma vision et que je passe à côté d’eux sans les voir, mais, je reconnais toujours immédiatement Pascal, et mon coeur se met à faire des flip-flap. Piouhhh, j’ai eu de la chance qu’il ne soit pas au petit coin ou assis à une table, sinon, je ne l’aurai pas vu.

Je sais que Jess a reproché à son frère de m’avoir dit où ils allaient. Un peu gêné d’avoir commis un impair, Thomas m’a averti qu’il avait, par mégarde répété à Jess que je m’étais plainte de ne pas avoir de nouvelles de Pascal. Donc, Jess savait qu’on s’était vu, mais je pense qu’elle devait danser de joie de savoir que Pascal m’avait en quelque sorte, laissé de côté. J’ai eu une petite pincée au cœur en voyant Caro faire semblant de ne pas me voir. Elle était avec Jess et ses copines accoudée au bar. J’ai aussi remarqué la petite expression du chat qui vient d’avaler un canari de miss Jess parce qu’elle pensait m’avoir volé l’amitié de Caro. Pfff, rien à cirer, rira bien qui rira le dernier.

J’ai fait comme si je n’avais pas remarqué l’attitude de Caro et j’ai été les saluer. J’ai aussi salué Jess, puis j’ai salué les garçons avec Pascal dans le tas. La copine à Thomas était là, et je suis restée avec eux, tout en me rapprochant de Pascal. Il m’avait vu descendre les escaliers et m’avait fait un petit signe de la main en souriant. Il discutait avec ses potes de basket. L’horrible petit rouquin était là aussi, lui, j’ai fait celle qui ne l’avait pas vu et salué tous les autres.

Je m’étais assise sur un des tabourets du bar et dès que le tabouret à côté de moi s’est libéré, Pascal est venu s’y asseoir. Immédiatement, Jess et Caro sont venu vers nous, et Jess s’est s’installé entre les jambes de son mari. Elle suivait notre conversation.

On parlait normalement, sans que ce soit une conversation privée. Je lui ai raconté que le lendemain, je devais rendre un boulot et je n’avais pas fait grand-chose, que j’avais un peu le trac. Thomas était debout devant moi, le bras autour de la taille de Maeva et participait à la conversation. Malgré la présence de Jess et Caro, je lui ai reproché de ne pas donner de nouvelles. Dans le cours de la discussion, Pascal m’a appris que Jess repartait dimanche et je peux avouer que j’ai ressenti une immense joie. Bon débarras, asta la vista ma grande!

Puis, décidée à partir avant que Pascal et sa femme, et aussi pour continuer dans la lancée de celle qui avait juste fait un passage pour dire bonjour mais qui avait d’autres plans. Digne et la tête haute, j’ai quitté le champ de bataille. Jess n’avait pas ouvert la bouche, elle s’était juste contentée de nous écouter. Elle surveillait. Caro, un peu gênée, est restée là à essayer d’éviter de me parler, gloussant et rigolant des plaisanteries de Jess. Quant nos regards se croisaient, elle se dépêchait de détourner le regard ou la tête. Pas très cool. Ça fait un peu mal quand même.

Au moins, j’avais vu Pascal... Quelque chose dans son sourire, dans son regard, me faisait croire qu’il ne se foutait pas de ma gueule. Ou est-ce que je me la raconte?

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