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017/2012 - Je l'ai tout de suite reconnu!

Publié le par JaneDo

Mardi, 17 janvier 2012– (017/2012)

Santo Dominguo Pascal, me voilà ! Après 2h de retard à Madrid, je suis enfin arrivée à St-Domingue. Il faisait chaud, ça, y a rien à dire. Petite arnaque en arrivant, le petit visa touriste ; 10€, à la queue-leu-leu, puis enfin la sortie de l’aéroport. Il faisait déjà nuit, un chauffeur m’attendait, Ninnita, mais bon il y avait le nom de Pascal sur le panneau aussi, alors j’ai su que c’était pour moi. 2h de route, et j’arrive à la villa. Mince, là j’ai eu un petit accès de timidité qui m’a causé des sueurs froides, il y avait du monde, 3 personnes en train de faire les huîtres à boire des verres et tout.

J’ai pris sur moi pour afficher un sourire pas timide et faire celle qui était complètement à son aise. Je ne l’étais pas. Celui qui s’appelle Stéphane m’a accueillie comme s’il était le maître des lieux et il a été avertir Pascal de mon arrivée. C’est drôle, mon cœur ne savait pas s’il fallait battre ou non, dire que j’étais là, chez Pascal, à des milliers de kilomètres d’où je l’avais rencontré pour la 1ère fois… C’est incroyable ce que le monde peut sembler petit. Jamais je n’aurai imaginé le revoir et en plus, comble du comble, me retrouver sous son toit.

Il avait 30ans de plus que la 1ère fois que je l’avais vu, mais il a toujours ce petit air qui m’avait fait chavirer. Mince, il est drôlement plus grand que je ne l’aurai pensé. Le temps de faire un peu connaissance avec tout le monde, d’après ce que j’ai compris, ils étaient tous là pour quelques vacances, Pascal m’a proposé d’aller marcher au bord de la mer.

J’étais bien trop impressionnée pour réussir à dire plus de 2 mots à la suite intelligents… Dommage… C’était l’occasion. Je n’ai même pas eu la présence d’esprit de le remercier pour l’invitation, la voiture, l’accueil, rien! Lamentable. Pascal m’a accompagnée à la chambre qu’il avait fait préparer pour moi, et même là, pas un remerciement rien. Je suis vraiment lamentable quand quelqu’un m’impressionne.

Même encore ce soir (mardi), je n’arrive toujours pas à croire que je me retrouve chez lui après toutes ces années!!!

L’ambiance était sympa, et les autres m’ont proposé un verre et ne voulait pas que j’aille me coucher tout de suite, j’ai accepté. Je ferai ma sauvage un autre jour. Il y avait ; Dominique, Linda (je crois, parce que je ne suis pas terrible avec les noms) et donc Stéphane. A force, comme Pascal se lève tôt, il a été se coucher et je suis restée à traîner avec les autres.

Hum… Contre toute attente, je me suis dit que j’aurai bien aimé que Pascal ait eu l’idée de passer par ma chambre! Ciel, pourvu que mon Pascal ne lise jamais ça, ni celui-ci de Pascal non plus, sinon, je suis bonne pour être rouge jusqu’à la fin de ma vie!!!

Mardi, rhhh, mon rhume m’a rappelé à son bon souvenir… J’étais naze, patraque, au bord de la nausée, et pourtant j’avais avalé des médics. Pascal était rentré exprès, pour s’occuper de moi, en prenant son après-midi, et moi j’ai fait quoi? J’ai dormi!

Avec le décalage horaire, je me suis couchée vers les 1h du matin, j’ai dormi comme un bébé. A 7h, j’étais debout, fraiche comme une rose. J’avais pensé être la 1ère et la seule, mais je me trompais. Pascal était déjà debout, il était en short dans le jardin qui donne sur la mer. Je n’ai pas osé me montrer ni descendre. J’ai attendu un peu, et 1/2h après, je me suis glissée dehors, persuadée que Pascal était déjà parti, mais non, il était vers le bar.

Il m’avait dit hier soir qu’il y avait encore 2 personnes que je ne connaissais pas, que je verrais le lendemain, alors je pense que la jeune femme avec qui il discutait, près de la plage, était l’une d’elle.

J’ai été faire une longue balade sur la plage et en rentrant, je suis tombée sur Pascal. On a bu un café et il m’a dit qu’il rentrerait vers 11h-midi. J’ai dit que j’allais me recoucher, mais dès qu’il est parti, je me suis changée et j’ai été me baigner dans la piscine, puis encore une balade au bord de la mer, puis dodo.

Je suis descendue à midi. J’ai donc rencontré Eraldo (je crois, mais je l’ai baptisé Ludo), Pascal était là comme prévu, on a discuté des plans pour l’après-midi. Je lui ai dit que je ne me sentais pas en forme, que je préférais que la visite se fasse plutôt demain, mercredi. Ludo a voulu nous accompageré et comme les maisons à visiter se trouvait tout près, j’ai donc pris sur moi et j’ai été les visiter avec Pascal  et Ludo. Ensuite, honte à moi, j’ai été me coucher.

Dire qu’il avait pris son après-midi pour moi!!!

Je suis redescendue vers 17h. Tout le monde était là. Depuis ma chambre, j’ai vu Pascal, Linda et Stéphane qui partaient à cheval faire un petit tour. Ludo et James ont décidés de faire une partie de boules. J’en ai profité pour me mettre sur internet, mais inutile de penser à aller sur mon journal, une nana sympa, Coco faisait la cuisine, et on a sympatisé et discuté pendant près d’1h. Ensuite, elle est partie chercher une copine. J’ai été regardé James et Ludo jouer aux boules. Pascal est rentré à ce moment là, après avoir échangé quelques mots, j’avoue que j’ai pris la fuite pour retourner me cloîtrer dans ma chambre et faire une petite sieste.

J’étais obligée de descendre manger avec eux, sinon Coco m’a promis de venir me chercher ! Alors pas le choix !

J’ai pensé envoyer un petit mot à Christian et Alain pour leur dire que j’étais bien arrivée. Ils m’ont répondu tous les 2, et Christian m’a transmis son numéro Dominicain. Faut vraiment que je prenne un numéro d’ici. J’ai aussi appelé Tchoy et Mark.

Pascal avait un rendez-vous à 19h, alors je suis restée avec cette bande de gais lurons. Ils sont vraiment cool, j’ai tellement ri que j’avais des crampes. On a joué au billard aussi. Hum, j’ai joué, mal, mais j’ai joué. Je joue tellement mal que le champion en titre avec qui je faisais équipe a perdu.

Donc ce soir, il avait ; Coco, sa copine Sylvie (elles sont chouettes), Stéphane, Ludo, James, Ruth (cool, timide) qui fait des bijoux magnifiques, avec les matériaux qu’elle trouve et Dominique, le flic du valais. Pascal est rentré alors que je jouais au billard avec James. Je ne suis même pas allée vers lui... Totale idiote moi par moment!

J’ai eu un immense coup de chaleur de savoir Pascal à 2 pas, en train de nous regarder en plus… Poufff!

Comme je restais accrochée à ma canne, à décrocher des rires et sourires avec les autres, Pascal a dû penser que j’étais en de bonnes mains et il a été se coucher. Snif. Mais bon, c’est de ma faute, je le sais bien, mais dans ces moments-là, je suis imbattable quand il s’agit de tout faire à l’envers. Pourtant, je m’étais promis de laisser ma timidité dans un tiroir!!! Je suis tellement désolée d’être comme ça…

Coco a encore cuisiné, elle a fait des bananes frits et ananas, puis des grogs… j’ai décidé d’aller me coucher.

A la vue de mon ordi en pénétrant dans ma chambre, j’ai décidé de coucher les évènements des 2 derniers jours sur papier avant de m’embrouiller. Bon j’avoue que ce petit moment de solitude me plaît, je suis assise sur la terrasse avec mon ordi sur les genoux, la musique dans les oreilles, j’adore!

Bon, une dernière cigarette et j’irai me coucher… après m’être aspergée d’anti-moustiques! Ils m’adorent ici ces satanés bestioles!

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016/2012 - Je m'envole pour St-Domingue.....

Publié le par JaneDo

Lundi 16 janvier 2012

Dans quelques heures, je m'envole pour St-Domingue... C'est juste 1h du matin, je me lève dans 4h, donc faudrait que j'aille me coucher! Mais, je suis en train de faire la lessive, j'ai tout rangé, pas oublié de laisser la clé sinon mes plantes vont crever, etc, etc.

Oui, je disais que j'avais refait ma valise au moins une dizaine de fois, alors disons une quinzaine! Après avoir cru que c'était fait, que je pouvais me détendre, j'ai tout rechangé. Je n'étais plus très sûr de mon choix, alors j'ai tout ressorti. Je vais vraiment être morte de fatigue, j'espère que je pourrais dormir dans l'avion sinon j'arriverais là-bas sur les rotules!!!

J'ai mis des plombs pour faire ma valise, et même que c'est fait, j'hallucine le nombre de choses que j'ai pris... mais j'ai beau retourner tout, je ne vois pas ce que je pourrais éliminer! Ca fait 2 jours que je prépare ma valise... ouais, approx... parce qu'entre 2 j'avais Dol et Tchoy qui n'ont pas arrêté de me harceler! Mais bon, j'ai rencontré le fils à Tchoy, il est chou mais un peu enfant gâté. Faut dire que Tchoy lui passe tous ses caprices; le besoin de se faire aimer en achetant l'affection!

Pour tout arranger, j'ai un rhume d'enfer, j'ai eu la nausée, des maux de tête, et j'ai dû me coucher parce que je ne me sentais pas bien. Au levé, re-valise. Bref, j'ai passé mon dimanche à ne faire que ça!

Bon... La machine tourne toujours, ça m'énerve d'avoir pris autant de retard, et je veux absolument prendre le polaire que je suis en train de laver comme veste! Mouais, je sens que je vais être naze, carrément, entièrement de ma faute! Ah! D'après le bruit, c'est la fin du programme, je vais enfin pouvoir sécher mon polaire.

Afff, je sais bien que je ne devrais pas prendre ça dans un pays si chaud, mais quoi faire d'autre, ici ça caille et dans l'avion aussi, et il faut bien que j'aille jusqu'à l'aéroport sans reprendre encore plus froid!

Et... Je n'ai toujours pas trouvé le courage de dire à Pascal que je partais... Bon, je vais me coucher!

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015/2012 - Ca lui arrivait de craquer... pur Caro...

Publié le par JaneDo

Dimanche, 15 janvier 2012– (015/2012)

On a un peu discuté… Pascal savait que je savais qu'il continuait à voir Caro et pensait que ça ne me dérangeait pas. Je me demande s’il ne se foutait pas un peu de ma gueule ? Comment est-ce qu’il pouvait dire ça après que je sois passée hier soir chez elle ? Peut-être que j’aurai dû lui faire une scène ? C’est vrai que ça ne me dérangeait pas vraiment, je voulais juste être sûr qu’il me préférait à elle, qu’il m’aimait plus qu’elle, c’est tout. C’était pas plus compliqué que ça. Je ne voulais pas qu’elle passe avant moi, mais comment être sûre de ses sentiments? Les mots ne suffisaient pas, on peut tous dire tout et n’importe quoi pour obtenir ce qu’on veut!

Et le fait qu’il ait été la voir plutôt que moi hier soir me faisait sombrer dans le doute…

Je n’ai pas eu besoin de lui chercher à savoir la nature de leur relation, c’est lui qui me l’a dit sans que je pose la question. Je me demande si c’est une bonne chose? Je ne voulais pas être sa pote à qui on raconte tout. C’est une chose de le savoir, mais une tout autre quand on l’entend de vive voix.

Donc, ça lui arrivait de craquer de temps à autre, mais il disait qu’ils étaient amis avant tout. Soit il est idiot ou il fait semblant; on ne peut pas parler d’amitié quand on sait que la fille est amoureuse!  Donc si j’analysais bien, il faisait comme il voulait avec elle.

Pascal a proposé qu’on se voit dans l’après-midi, ils avaient loués une patinoire pour faire du hockey. Pfff, ça voulait dire avec toute la clique et sa femme? Non merci, très peu pour moi, et je devais absolument terminer de faire mes bagages et ranger si je ne voulais pas rentrer dans un foutoir à mon retour. Aoutch, du coup, j’ai ressenti le stress, dire que je partais demain pour St-Domingue retrouver un autre Pascal, un qui a occupé mes pensées depuis des années? Je devais encore me pincer pour le réaliser.

Je n’ai pas eu l’impression que Pascal ait tellement insisté pour me faire changer d’avis! Bon, de toute façon, ç’aurait été non, mais j’aurai aimé qu’il le fasse. Ça m’a fait réaliser à quel point j’étais devenue du « acquis » pour lui, il pensait pouvoir me voir quand ça l’arrange… Il allait bientôt se rendre compte que non.

1h après je rentrais le cœur légèrement lourd. L’air de rien, il allait certainement me manquer à mort et j’allais surement baliser à me demander ce qu’il faisait. Puis, l’image fugace de sa femme endormie dans ses bras m’a bousillé le moral. Heureusement, j’avais bien trop d’autres choses qui me préoccupaient pour continuer à me laisser couler dans la déprime. En rentrant, j’ai encore trié mon tas d’habits pour sélectionner ce que je ne prendrais pas, puis je me suis couchée, j’étais rompu.

Vers midi, Dol a commencé à me harceler au téléphone pour aller prendre un verre avant mon départ. Comme j’ai de la peine à dire non à ma famille ou mes amis, je lui ai promis de la rappeler dès que j’aurai bouclé mes valises. Je savais que je n’en ferai rien, mais c’était la seule manière d’arrêter le harcèlement. Tchoy aussi proposait qu’on aille manger ensemble tous les 3 pour fêter mon départ. Que dalle, je ne pouvais pas, j’étais loin d’avoir fini de faire et de défaire ma valise. Je crois bien avoir fait ma valise 1 dizaine de fois!

En fin de journée, j’avais fini, mais je continuais à penser avoir oublié quelque chose, alors j’ai tout revérifié. Vers 20h, c’était bon, j’étais prête. J’ai encore confirmé avec Tchoy, pour être sûre qu’il savait à quelle heure il passait me prendre pour l’aéroport et ensuite, je me suis détendue devant la télé.

J’étais contente d’avoir tout fait, mon appart était nickel, prêt pour mon retour, mes valises devant la porte, mon natel, ipod, haut-parleur et tout, tous chargé et bien rangé dans mes valises. Parfait.

Pascal et Thomas m’ont envoyé chacun de leur côté un message pour me dire qu’ils étaient au Tiger. Pas répondu. J’ai reçu aussi un petit message dans la soirée d’Alain et Christian pour dire qu’ils étaient bien arrivé et qu’on se verrait mercredi. J’avais aussi parlé à Caro qui voulait savoir ce qui se passait avec Pascal, elle trouvait que j’avais l’air fâchée l’autre soir. Je me suis rendue compte qu’elle savait que j’avais voulu le voir le même soir, et je suis sûre qu'elle devait bien rigoler de savoir qu’il avait préféré passer chez elle.

Pfff, m’en fou, demain, je serais chez Pascal de St-Domingue, loin d’ici, loin de toutes nos petites histoires...

Je comprenais son attirance pour Caro, elle était toujours aussi voluptueuse avec sa poitrine généreuse et avait toujours ses petits bourelets qu'il aimait bisouter, moi je les avais perdus, j'avais aussi perdu de la poitrine, ils n'étaient plus aussi énorme. Pascal m'avait encore quelque peu reproché ma perte de poids. Je sais bien qu'il cherchait à comprendre, mais il n'y avait rien à comprendre, je me sentais mieux comme ça et j'espère qu'il finira par s'y habituer et l'accepter.

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014/2012 - Cause toujours tu m'intéresse...

Publié le par JaneDo

Samedi, 14 janvier 2012– (014/2012)

J’avais beau essayé de me persuader du contraire, rien à faire, j’étais éperdument amoureuse de Pascal, quoi que je fasse, il ne quitte jamais mes pensées. Je me rends bien compte que je suis accroc et pourtant j’aimerai bien me détacher de cet amour dévastateur, mais dès que je le vois… je fonds…

J’avais vraiment envie de le voir avant de partir, j’avais besoin qu’il me serre dans ses bras, qu’il me murmure des mots d’amour, de sentir la chaleur de son corps et de ses baisers.

Les heures passaient et je ne voyais toujours pas l’ombre d’un espoir de le voir passer chez moi et je commençais à imaginer toutes sortes d’horreurs. J’aurai voulu savoir où il était, ce qu’il faisait. Si je n’avais pas de nouvelles, j’aurai pu aller vérifier question de me rassurer. Pfff, même si je savais où le trouver, je sais que j’aurai peur de partir de peur de le rater s’il passait entretemps.

Pour tromper mon impatience, j’ai appelé Caro question de parler avec quelqu’un qui avait bien des chances d’être dans le même état que moi, mais elle ne semblait pas pouvoir parler. J’ai tout de suite senti qu’elle n’était pas seule ou un truc du genre. Ni 1 ni 2, j’ai sauté dans ma voiture pour aller chez elle. Les battements de mon cœur me faisaient trembler. Je ne sais pas pourquoi mais j’avais l’impression que Pascal était chez elle. J’espérais me tromper sinon ça me mettrait vraiment hors de moi.

Mouais, mon 6ème sens ne m’avait pas trompé, Pascal était bien chez Caro…

J’ai failli fondre illico en larmes, je tremblais de partout, j’étais à cran. Comment avait-il pu ne pas me donner de nouvelles pour finalement aller chez elle? Et pourquoi chez elle et pas chez moi ? Est-ce qu’il la préférait à moi? Ha mince, je tremblais trop fort. C’était un mélange de chagrin, d’essayer de ne pas me laisser aller à pleurer, les doutes, le dépit et la rage aussi. J’ai essayé de me secouer parce que je devais agir, mais ma tête était bloquée, je n’arrivais pas à réfléchir.

Débarquer chez elle? Et quel en serait le résultat? Ou il me fera comprendre que c’était son choix et je serais anéantie? Ou je l’appelle et je verrais bien s’il me raconte une grosse blague, ou s’il viendra aussitôt me retrouver? Mince, et s’il ne me répondait pas, j’aurai l’air maligne! Ok, incapable de mettre mes idées au clair, je ne voulais pas attendre de mal tomber, alors j’ai appelé. Je me suis dit que s’il ne répondait pas, j’irai alors chez Caro si j’arrivais à mettre un pied devant l’autre. Halala, j’avais le cœur au bord de la crise cardiaque et au bord des lèvres. J’étais à 2 doigts de vomir.

Je savais que j’aurai dû faire demi-tour comme une grande fille et rentrer. Qu’il vienne ou non, je n’avais qu’à me faire une raison et semblant de ne rien savoir. C’était la meilleure chose à faire, mais encore faudrait-il savoir être raisonnable.

Pascal n’a pas répondu à mon appel et pourtant, je l’ai vu regarder son natel. Je pouvais voir sa silhouette se déplacer de la cuisine pour revenir s’asseoir à côté d’elle sur le canapé. Caro avait posé sa tête contre son épaule et lui, le salopard avait passé un bras autour de ses épaules. Ils semblaient discuter. Je ne voulais pas attendre que ça aille plus loin, alors j’ai jeté à la poubelle ma prudence légendaire et j’ai traversé les quelques mètres qui me séparaient de sa porte en essayant de faire cesser mes tremblements avant de poser le doigt sur la sonnette.

A ma vue, Pascal s’est levé. Probablement gêné, il a enfoncé les mains dans les poches. Caro m’a invitée à entrer. Tout ce que je pouvais faire, c’est affiché un air calme et me répéter dans ma tête de ne pas exploser, pas pleurer, pas faire de scènes. Calmos, calmos, calmos. Mais wafff, je n’ai pas pu, j’ai dit que je voulais seulement voir Pascal 2 minutes. Pascal a attendu que je parle. Chiotte, ça m’aurait arrangée qu’il commence, qu’il s’explique et pas avoir l’air de lui faire de reproches.

Et merde, je n’aurai jamais dû faire ça! C’était enfantin et ridicule, et je ne voulais pas être ridicule!

Il m’a expliqué qu’il n’a pas appelé parce qu’il ne pensait pas pouvoir passer chez moi, alors je lui ai demandé comment ça se fait que je le retrouve chez Caro? S’il avait le temps de passer chez elle, alors il avait le temps de passer chez moi? Je ne savais pas comment interpréter l’expression de son visage, il me regardait m’exciter sans réaction. Je crois que le fait qu’il ne semblait ni amuser, ni compréhensif et un peu trop sérieux me faisait peur. Encore une fois, je me flageolais intérieurement d’être là à lui faire un semblant de crise de jalousie.

Tranquillement, Pascal m’a fait remarquer que Caro était seulement à 2 pas de chez lui, ce qui n'était pas mon cas. Ce qui m’a encore plus traumatisée, c’est qu’à la fin de notre petite discussion, il m’a gentiment dit qu’on se verrait demain, que de toute façon, il ne pouvait pas rester dehors trop longtemps, il devait rentrer. Vacherie et maintenant, je fais quoi? Je lui demande de venir quand même pour l’entendre me dire qu’il ne pouvait pas? Ou je rentre comme une grande, sachant qu’il retournerait auprès de Caro? Je crois que je n’avais pas le choix! J’aurai dû accepter l’invit de Caro et entrer, au moins je n’aurai pas le sentiment d’être éjectée!

Dépitée, je suis partie en direction de la route. Dès que j’ai été hors de vue, j’ai fait demi-tour pour revenir voir s’il rentrait. Il faisait un froid de canard, mais la torture mentale que je m’imposais me donnait chaud.

Pascal était toujours chez Caro, ils étaient toujours plantés sur le canapé à discuter. Puis Caro s’est levé pour fermer les rideaux et j’ai cru que mon cœur allait stopper net. Je leur donnais 5mn ensuite, j’irai sonner à nouveau. Non, 10mn. Non, non, 10mn c’était trop long. Et non, j’aurai l’air d’une idiote si j’allais sonner à nouveau. Cette fois, je crois que Pascal m’enverra sur les roses. Alors, laissant ma dignité de côté, je l’ai rappelé. J’avais oublié qu’il pouvait ne pas me répondre. Mais, heureusement, il a répondu. Au même moment, planté dans mon buisson gelé, je l’ai vu sortir de chez elle pour se diriger chez lui.

Merde, j’étais mal, quand il passera près de moi, je ne pourrais pas lui parler, sinon il me verrait.

D’ailleurs, dès qu’il était à ma hauteur, j’ai arrêté de parler, et il s’est arrêté. Il était à 2 pas. Un peu surpris par mon silence, il était là à me demander ce qui se passait après une suite de « Allô? T’es là? Tu m’entends? Jane? Allô? ». J’ai coupé mon natel sinon il allait se rendre compte que sa voix lui faisait écho. Pascal a essayé de me rappeler, mais il a dû se rendre compte que ça passait sur ma boîte vocale, alors il a abandonné pour rentrer.

Son natel a sonner à nouveau et je savais que ce n’était pas moi. J’ai d’abord pensé que c’était sa femme qui le cherchait, mais c’était Caro. Il était toujours à ma hauteur. Caro était sortie et venait vers lui, son natel à l’oreille. Pascal l’a vue et a raccroché. Je devais rester le plus immobile possible, Caro connaissait le coin et se cachait sûrement aux mêmes endroits, on ne sait jamais.

Elle voulait que Pascal revienne chez elle et l’a pris par les mains pour le tirer en direction de chez elle. Pascal disait qu’il ne pouvait pas, que Jess l’attendait sûrement, il devait rentrer. Elle a voulu l’embrasser mais il est resté bien droit et lui a chuchoté de ne pas faire des trucs pareils, pas ici. Ha? Alors, ailleurs? Dedans? J’ai senti les morsures de la jalousie. Moi aussi je voulais qu’il me fasse des bisous, elle, elle y avait eu droit ce soir? Moi non! Et ma tête est partie dans des spéculations déprimantes en me disant qu’elle le voyait plus souvent que moi, etc. De quoi devenir maboule.

Au moins, comme ils étaient dehors, elle ne pourrait pas le faire l’embrasser et ça, ça me faisait plaisir.

Ils ont discutés là devant moi un moment, entre elle qui cherchait comment le faire retourner chez elle et lui à insister qu’il devait rentrer. Puis de guerre lasse, il a décidé de la raccompagner à sa porte en insistant qu’il rentrerait après. Caro a voulu passer son bras autour de lui et il s’est détacher. Il a certainement dû lui dire encore de ne pas faire ça et lui a pris la main. Quand même, il la tenait par la main et ça m’a rendu folle. J’ai suivi discrètement; je voulais être sûr qu’il n’entrait pas.

Pour m’en assuré, je l’ai rappelé dès qu’il était hors de portée. Il a regardé mon appel, mais il n’a pas répondu. Le rat des bois.

A sa porte, il lui a fait la bise. Une bise que j’ai trouvé un peu trop long et tendre, puis il a fait demi-tour pour revenir dans ma direction. Si quelqu’un était à sa fenêtre, que ce soit Jess ou Thomas, ils ont dû voir un gnome courater en travers du jardin. Un de ces 4, j’allais me faire prendre, il fallait que je fasse gaffe.

Je me suis planquée en face d’où j’étais, et j’ai dû carrément me mettre hors de vue pour répondre à son appel sinon, il verrait la lumière de mon natel. Je l’ai vu commencé à longer la haie pour se diriger chez lui et essayer d’appeler, j’ai su que c’était pour moi, donc j’ai répondu. Ciel, j’étais dans le jardin des voisins!

Cette fois sans honte, j’ai insisté, je voulais le voir, j’avais besoin de le voir. Comme à Caro, Pascal m’a dit qu’il ne pouvait pas s’absenter, c’était bien trop loin pour faire l’aller-retour sans que Jess ne le remarque. Je ne voulais pas lui rappeler que de toute façon, il était déjà sorti et elle le savait, alors 2h de plus n’y changeait plus rien. J’ai fait celle qui ne comprenait pas et j’ai continué à insister. Je lui ai dit que s’il était venu au lieu d’aller chez Caro, il serait en train de rentrer, ce serait pareil. Après tout, pourquoi pas le faire se sentir un peu coupable. Puis, j’ai joué le tout pour le tout ;

  • Ben, j’ai compris, tu n’as pas envie de me voir. C’est bon, j’ai compris. Bonne nuit, désolée de t’avoir emmerdé!

Avec une petite larme dans la voix, j’ai raccroché avant qu’il ait le temps de me sortir sa liste d’excuses. J’en avais gros sur le cœur, je savais que j’allais fondre en larmes dès que j’aurai réussi à rejoindre ma voiture. Quelques mètres et je serais en territoire neutre et cachée des yeux du monde et je pourrais me laisser aller.

Pascal m’a rappelée. Il avait dû avoir pitié de moi ou se sentir coupable, il a dit qu’il allait venir. Il m’a demandé où j’étais, si j’étais déjà à la maison. J’ai dit que non, que j’étais juste vers ma voiture, je n’avais pas pu partir sans essayer de le voir un moment. Il a paru étonné que j’ai pu attendre si longtemps juste pour le voir, et j’avoue que je me suis sentie con.

Il a voulu venir vers ma voiture, mais comme j’étais encore dans le jardin, je ne voulais pas. Après avoir cherché comment faire, il a proposé de me laisser la clé du local et de venir me retrouver plus tard. Il était embêté, il n’était pas sûr de savoir comment s’échapper pour me voir. J’aurai pu lui dire qu’il était presque 2h du matin, où est-ce qu’ils pensaient aller comme ça?

En fait, Jess n’était pas couchée et il voulait attendre qu’elle aille se coucher pour s’éclipser un petit moment… Encore une fois, je passais en dernier sur sa liste de priorité. Hyper triste de m’en rendre compte, je lui ai dit que c’était pas la peine, ça irait, je regrettais de l’avoir embêter, j’avais tellement envie de le voir que j’avais oublié que j’étais en train de l’emmerder. Je pense qu’il a dû sentir ma peine parce qu’il a cherché à me convaincre de l’attendre, qu’il ferait ce qu’il faut pour me retrouver au local même s’il ne pouvait pas faire long.

Mais, je n’avais plus envie, j’avais le cœur lourd, je ne voulais même plus parler, juste raccrocher et oublier qu’on s’était même parlé. Pascal a voulu aussitôt venir vers moi, mais vraiment, vraiment, je n’en avais pas envie. Je sentais que c’était par pitié et je n’étais plus d’humeur, je me sentais juste triste, bien trop triste pour avoir envie de le voir. J’ai raccroché et coupé mon natel.

De loin, je l’ai vu regardé son natel, essayé de me rappeler sans succès. A voir comme il tripotait son natel, il a dû me laisser un message. J’ai attendu de le voir rentrer avant de longer la haie en direction de ma voiture. Je suis rentrée sans même essayé de voir s’il m’avait bien laissé un message ou quoi. Je me suis couché aussitôt après une bonne séance de larmes.

A mon réveil, j’ai enfin eu le courage de lire son message. Pascal disait qu’il me laissait la clé, qu’il descendrait dès qu’il pourrait. Il disait aussi que c’était préférable que je n’essaie pas de l’appeler ou lui envoyer de messages pour ne pas éveiller de soupçons.

Pfff, je ne sais pas s’il a été voir au local ou pas, je n’ai pas répondu à son message. Je ne voulais pas savoir. Vers midi, il a essayé de m’appeler, mais je ne me sentais pas d’humeur à lui répondre. Pourtant, j’avais parlé avec Thomas en début d’après-midi. Je savais bien que si je voulais voir Pascal, il allait falloir que je l’appelle ou réponde à ses appels, mais je m’accordais un peu de répis. Je m’étais assez mise à genoux pour le voir, et il n’avait pas été à la hauteur. Et l’air de rien, je lui en voulais de l’avoir trouvé chez Caro. Je lui en voulais beaucoup.

J’avais plein de truc à faire aujourd’hui, notamment, ma valise, alors pas le temps de pleurnicher sur moi-même. Et encore des tonnes de petits oublis à combler. J’ai dû courir chercher la valise que Dol me prête, parce que la mienne est trop petite. J’ai fait mes petits tas sur le lit de la 2ème chambre… Arrrh, encore trop, il fallait que je fasse des choix stratégiques! J’ai aussi tout essayé pour être sûr que ce que je prenais allait bien ensemble, et les pompes, arf, je ne savais pas que j’avais autant de pompes, alors quoi choisir? Il fallait que ça aille avec tout! Finalement, j’ai opté pour mes tongues. Hafff, et les t-shirts… Et est-ce que je prends un pantalon long ou que des shorts… L’enfer, je déteste préparer ma valise!

En fait, quand je vais en Angleterre chez Dani, ça me pose nettement moins de problèmes, alors ce devait être parce que j’allais voir Pascal St-Do… Voilà ce qui me perturbait pour réussir à faire rapidement ma valise…

En fin d’après-midi, j’avais complètement oublié Pascal et c’est d’une voix calme et posée que j’ai répondu à son appel. Pascal voulait savoir si je sortais, mais je n’en avais pas envie. Je ne pouvais pas lui dire que je n’étais pas encore prête pour lundi, alors je préférais rester chez moi pour faire le ménage, la lessive, ma valise, etc. Il m’a dit qu’ils allaient manger toute l’équipe avec sa femme et qu’on pouvait se retrouver au resto ou au Tiger après. J’ai dit que ça allait très bien, on fera comme ça, mais je savais que je ne sortirais pas. C’était hier que j’avais envie de le voir, pas ce soir.

Plus tard, alors que j’étais engloutie sous la tonne de dernière minute, avec ma lessive et le reste, Pascal m’a appelé pour savoir ce que je faisais, où j’étais et si j’allais venir. Il ne savait pas si c’était mon retard habituel ou si j’allais le zapper parce que j’étais fâchée à cause d’hier soir. Je lui ai finalement dit que je ne pouvais pas sortir. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire une remarque cynique en lui disant que lui ne pouvait pas hier, aujourd’hui hélas, c’était moi.

Vers 1h du matin, il a rappelé pour me demander si je voulais qu’il passe. Non, je ne voulais pas. Je ne voulais surtout pas qu’il passe parce qu’il se sent coupable, et il aurait dû le faire sans rien demander s'il avait lui envi de me voir. Puis, il foutait quoi jusqu’à maintenant? Il voulait passer parce qu’il ne voulait pas rentrer ou quoi? Pascal avait raison, j’étais encore fâchée même si je prétendais le contraire.

Après avoir raccroché, Pascal me rappelait 10 minutes plus tard encore un fois… Il voulait passer à la maison… Mais non, ça c’était pas possible, il ne manquerait pas de voir ma valise et mes affaires, et je ne voulais pas devoir tout planquer en vrac, sinon je serais paumée et je devrais tout recommencer. Cette fois, c’était lui qui insistait pour me voir. Je savais que j’aurai dû rester ferme et ne pas accepter, comme lui savait le faire, mais je savais aussi qu’il n’acceptait pas de non et qu’il risquait de débarquer, alors j’ai fini par accepter de le voir.

On a décidé de se retrouver en toute discrétion au local… Hum, s’il savait que ça me rappelait le mauvais souvenir d’hier soir, il ne l’aurait pas proposé!

Vicieusement méchante, je l’ai fait poireauter 1 bonne heure avant de me pointer. Ce n’était pas exprès, enfin je ne crois pas, mais je n’étais pas si pressée, j’avais autre chose à faire que de courir pour lui. Mais… Dès que je l’ai vu… J’ai fondu comme une mauviette. Je ne pensais pas que j’avais encore un cœur qui pouvait encore battre autant! Après avoir autant pleuré la nuit d’avant? Après tout le mal que j’avais ressenti de me sentir rejeter?

Mince, je n’étais pas de taille à lui tenir tête… Ses lèvres sont toujours aussi gourmandes et douces, ses baisers des pièges irrésistibles… En moins d’1 minute, j’avais oublié avoir été si triste ou même fâchée, j’ai fondu dans ses bras. Je n’étais plus que l’ombre de moi-même, je n’avais plus qu’une envie; me noyer dans le torrent de son amour, de son désir brulant. J’avais juste soif de lui.

Je ne lui ai posé aucune question, fait aucun reproche, je me suis juste laissé couler dans ses bras…

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013/2012 - Notre seigneur et maître...

Publié le par JaneDo

Vendredi, 13 janvier 2012 - (013/2012)

Arf, aujourd’hui j’étais prise de frénésie, il me fallait absolument faire mes trucs pour être prête à partir lundi et Dol m’a fait chier pour qu’on se voit. J’étais en ville pour me couper les cheveux, ensuite, je devais passer à la pharmacie, aller chercher les bouquins que j’avais commandé, passer en vitesse à l’agence et tout. Mais Dol a tellement insisté que j’ai fini par baster et remonter jusqu’à Cugy pour aller la chercher.

Elle savait que je devais encore courir, je l’avais avertie, mais Dol n’a pas arrêté de râler. Ça m’a donné envie de la pousser hors de ma voiture, je n’avais vraiment pas le temps pour ses petites crises. Elle avait imaginé qu'on irait s'asseoir tranquillement derrière un verre et passer la soirée à bavarder.

Dol m’a collé aux fesses jusqu’à la maison et en a profité pour vider une bouteille de vin le peu qu’elle était là. Alain m’a appelée pour me dire qu’ils partaient dimanche, lui et Christian, et qu’ils pensaient descendre de la capitale vers Samana mercredi. J’ai dit que c’était hyper cool, que je me réjouissais de les voir, etc, etc, et j’ai raccroché. Je ne voulais pas le dire, mais je ne voulais pas les voir avant le vendredi, j’avais envie de profiter au max d’être avec Pascal de St-Do. Je venais à peine de raccompagner Dol, qui rechignait à rentrer, que Pascal de St-Do m’appelle à son tour.

Pascal (St-Domingue) voulait savoir si tout était ok, et juste me dire qu’il serait donc là pour m’accueillir. Ca m’a surprise de l’entendre, glups, et ça m’a rappelé illico presto mon stress, et que lundi, ce lundi, je le verrai! Waouh, sueur froide, stress et doutes à la pelle. Mince, je ne pensais plus qu’à ça.

Pour me changer les idées, j’ai décidé de me préparer pour sortir… Avec une petite moue, j’ai jeté un regard vague à ma valise qui n’était pas encore prête..

C’est vendredi et si je n’avais pas envie de répéter ma loupée d’hier, il fallait que je tasse ma fierté dans un coin et appeler Pascal. Ce que j’ai fait. Hélas, en début de soirée, il avait déjà quelque chose de prévu avec sa chère et tendre. Graouh, j’ai regretté d’avoir appelé pour si peu. Pascal va essayer de voir s’il peut s’arranger pour me retrouver quelque part après, ou éventuellement on s’arrangera pour se voir un petit moment. Je n’ai pas vraiment senti d’empressement, je sentais qu’on ne se verra pas.

Déçue, j’ai organisé autre chose avec Thomas, persuadée que je ne le verrais pas.

Je suis nulle, j’aurai dû organiser avec quelqu’un d’autre que Thomas, j’ai plein d’autres amis que je ne vois pratiquement plus, trop occupée à pourchasser Pascal dans tous les sens et une fois de plus, au lieu de sortir de ce cercle infernale, j’appelle Thomas. Franchement, c’est à croire que je fais tout pour ne pas m’en sortir. Je pense que quelque part au fond de ma tête, je savais qu’en étant avec Thomas, j’aurai plus de chance de croiser Pascal.

On est donc sorti manger ensemble et quelques potes à lui nous ont rejoint à la fin du repas pour le café. Ensuite, j’ai accepté d’aller prendre un verre au Tiger, toujours dans l’espoir de voir Pascal c’est évident. Minuit, toujours rien et pas de nouvelles. Grrrh, il aurait pu m’envoyer au moins un petit message pour me dire qu’il ne pouvait pas ou au m’appeler. Sans surprise, j’ai vu que Caro n’était pas de sortie non plus, donc j’en ai déduis qu’elle connaissait le programme de notre « joli cœur », notre seigneur et maître. Il n’y a pas à dire, il nous fait tourner en bourrique.

Prise d’une petite folie furieuse, j’ai essayé de l’appeler, mais il n’a pas répondu. En pleine crise, j’ai ressayé, et encore, jusqu’à ce que finalement, 2mn après mon dernier essaie, il m’a rappelé. Il chuchotait et j’entendais le bruit autour de lui, donc sa femme était dans les parages et on ne pourrait pas parler longtemps. Pleurnicharde, je lui ai dit que j’avais envie de le voir, sur ce il a dit qu’il essayerait de passer chez moi, mais il ne garantissait rien. Hum, ça voulait dire en résumé, qu’il ne pouvait pas et qu’il ne viendrait pas. Par dépit, j’ai eu envie d’allumer Thomas, mais quand j’ai commencé mon petit jeu, j’ai réalisé que ce n’était pas très cool, alors j’ai décidé de rentrer. De plus, Thomas avait fait une promesse à Pascal, je crois qu’il ne craquera pas!

Je me demande si en fin de compte je n’étais pas rentrée pour attendre Pascal?

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012/2012 - Le coup de foudre de mes 16ans!

Publié le par JaneDo

Jeudi, 12 janvier 2012– (012/2012) – A l’aube de mes 16ans!

Plus le temps passe, plus je flippe… Lundi, je retrouverais Pascal, l’autre Pascal, celui qui a fait battre mon cœur à chaque fois où je l’avais croisé!!! Je suis sûre que je le reconnaîtrais instantanément même s’il a vieilli, même s’il ne ressemble plus au jeune garçon que j’avais croisé dans le bus à l’aube de mes 16ans ! Mon Dieu, dire que je vais le voir en chair et en os, lui a qui je n’ai jamais vraiment parlé, celui que je n’ai fait que croiser épisodiquement tout le long de ma vie… Je vais le voir, dormir chez lui, sous son toit, mangé à ses côtés, le regarder dans les yeux… Waouh, l’empêche, je n’arrive pas à croire que ça va vraiment arriver!

Je n’ai plus que 3 jours pour me préparer à cette rencontre et je flippe de plus en plus!

Cet après-midi, c’est avec Tchoy que j’ai fait les magasins, intérieurement, je n’ai pas arrêté de m’inquiéter, de me pincer pour réaliser que je partais dans moins de 4 jours à Saint-Domingue!!! Aïe-aïe-aïe, j’aurai peut-être dû trouver une excuse et annuler ce voyage et garder les souvenirs que j’avais de cet homme sans chercher à redescendre sur terre? Mince, je flippe à mort!!!

Cute girlJ’ai encore acheté un maillot de bain, comme si ceux que j’avais n’allais pas!!! Franchement, je débloque. Je me suis même mise à imaginer comment les choses allaient se passer, tout en me fouettant mentalement à ne pas le faire, parce que les choses ne se passent jamais comme on le voudrait ou l’imagine. Si je continuais, j’allais sûrement être déçue; il est peut-être con, gonflé, imbus de sa personne, parle fort? C’est peut-être un vieux pervers avec de mauvaises manières qui allait très vite m’agacer, et je serais bloquée 10 jours là-bas? J’allais sûrement être déçue de n’avoir pas garder mes illusions?

Le soir, j’ai laissé Dol et Tchoy envahir mon espace pour ne pas trop penser à Pascal de St-Do… J’ai aussi pris rendez-vous pour me couper les cheveux demain. Avec tout ça, j’avais complètement oublié Pascal et Thomas, je n’ai même pas répondu aux messages de Thomas. Pascal m’avait proposé de manger avec lui hier, je n’avais même pas lu son message, j’étais trop stress.

Après le départ de mes 2 petits lutins, j’ai eu envie de voir Pascal et je ne savais pas ce qu’il faisait, ni où il était. Pire, étant sujette à de petites attaques de timidités, qui sont plutôt un gros manque de confiance, je n’osais pas l’appeler pour lui demander. Pourquoi? Simple ; s’il ne répondait pas à son natel, j’allais partir dans des délires de doutes, et, s’il répondait et qu’il ne me propose pas de le rejoindre, j’allais encore tomber dans une grosse déprime et me faire de gros films. Alors, pour éviter des heures de prises de têtes perso, je ne l’ai pas appelé, j’ai appelé Thomas!

J’ai rejoint Thomas au Tiger et j’ai réalisé que Pascal n’était pas avec eux. Apparemment, il n’était pas sorti, puis avec inquiétude, j’ai réalisé que Caro n’était pas là non plus. Immédiatement en mode délire, je me suis demandée s’ils étaient ensemble. Alors oubliant mes bonnes résolutions et ma prudence, j’ai essayé de l’appeler. Pas de réponse. Prise de fièvre délirante, je lui ai envoyé 1 premier message, pas de réponse, donc 1 deuxième. Heureusement, la raison m’a rattrapée avant que je ne lui envoi encore un 3ème. Cette fois, le message aurait été bourré de reproches avec une nette note larmoyante.

Zut, s’il avait envi de me voir, je suis sûre qu’il m’aurait appelée ou il serait sorti à ma recherche...

Mouais, j’ai vraiment l’impression que je ne l’intéresse plus autant qu’avant. Arf, puis non, il ne pouvait pas deviner que je partais lundi et qu’il fallait profiter de chaque instant, il n’y avait que moi qui étais au courant puisque je ne lui avais encore rien dit. Puis, dans un petit coin de ma tête, je me suis dit que ça lui fera les pieds de ne pas me voir pendant plus de 10 jours et que j’allais certainement lui manquer.

J’ai passé une bonne soirée avec un Thomas toujours aussi attentionné et adorable. Je suis sûre qu’il dira à Pascal qu’il m’a vue et j’espère que Pascal regrettera de ne pas m’avoir vue. Thomas organisait le week-end au chalet, ça ne m’arrangeait pas trop, alors je l’ai convaincu de rester ici pour le week-end. S’ils vont au chalet, malheureusement, je ne pense pas pouvoir y aller.

Et mince, je n’ai pas vu Pascal, j’aurai peut-être dû l’appeler finalement pour lui dire ce que je faisais?

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011/2012 - Ras le bol de m'inquiéter tout le temps

Publié le par JaneDo

Mercredi, 11 janvier 2012– (011/2012)  --  Ras le bol de m’inquiéter tout le temps!

Après une nuit agitée et remplie de cauchemar, je me suis réveillée avec la boule à l’estomac; je n’étais plus aussi sûre que Pascal tienne à moi...

Girl lying on bedEst-ce que Pascal n’était pas un peu trop distant dimanche? Est-ce que le ton de sa voix n’avait pas montré des signes d’agacement de me voir plantée à sn boulot hier? Est-ce que je devrais m’inquiéter? Si je ne lui dis rien pour St-Domingue, est-ce que je ne risquais pas de tout gâcher entre nous? Est-ce qu’il comprendra? Est-ce que ce n’était pas mon 6ème sens qui me donnait des alertes?

Pfffouh, ras le bol de m’inquiéter tout le temps, advienne que pourra, zut à la fin!

Comme j’allais être absente pendant 11jours, j’ai été porter mes dessins et mes planches d’idées à l’agence, ensuite j’ai ramassé Dol au passage et on a été faire les magasins.

En fin de journée, on a été mangé au chinois à Froideville et hop, maison. Tchoy est passé dans la soirée en vitesse juste prendre un verre. Après son départ, j’ai giclé mes vêtements pour me larver en training devant la télé mon ordi sur les genoux. J’ai fait une petite liste des choses à ne pas oublier en flippant à l’idée que lundi, je serais dans l’avion…

Piouhhh, lundi déjà, halala, je ne me sentais pas encore prête et j’ai le trac!

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009/2012 - J'enrage et j'déprime...

Publié le par JaneDo

Lundi, 9 janvier 2012 - (009/12)

Comme d'habitude, le soir j'ai été manger chez ma frangine avec neveux et nièces. De toute façon, je ne peux pas y couper, les enfants m'appellent en vrac si j'ai un peu de retard, et je ne sais pas leur dire non!

La journée, boulot-boulot et grosse flegme. J'avais encore des tonnes de trucs à régler et préparer avant mon voyage, mais j'ai préféré me noyer dans le travail. Je me suis donnée l'excuse de passer une journée tranquille en repoussant le stress à demain. Comme je me connais, demain je n'aurai pas plus envie d'aller courir les rues! En plus, j'ai Dol et Tchoy sur le dos non-stop; si c'est pas par téléphone, ils veulent sans arrêt passer à la maison ou que j'aille boire un verre... Pas envie non plus.

En fait, la seule chose qui m'aurait vraiment fait plaisir aurait été d'entendre la voix de Pascal, mais on dirait qu'aujourd'hui est un jour de plus de "non-communicado". Graouh, j'avais la maladive envie de l'appeler!


Mardi, 10 janvier 2012 - (010/2012)

Mince, ce mec me rend dingue! Pourquoi n'appelle-t-il pas bordel? Grrrrh. C'est horrible, mais j'avais envie de le voir, de l'entendre. J'ai pris le prétexte d'être en ville pour aller l'attendre à la sortie du boulot à midi. J'aurai pu aller l'attendre à la réception si j'avais réussi à être là avant midi, mais voilà, je suis arrivée à 12h06 et il sortait justement. Il était avec des collègues et sa femme était aussi là. Zut.

Pascal m'a vue, mais il a fait semblant de rien. 20mn après, il m'a appelé, il m'avait bien aperçue assise au volant de ma voiture parquée. Il était certain que Jess n'avait rien vu. Pascal aurait préféré que je l'appelle si je voulais qu'on mange ensemble, mais de toute manière, aujourd'hui ce n'était pas possible, Jess était là.

Flûte! Je suis donc rentrée, je n'avais pas le courage d'aller faire les magasins et pourtant j'avais des tonnes de trucs à acheter, des médics à prendre avec moi, comme des trucs contre la diarhée, la fièvre, crème solaire, etc. Pfff, je suis rentrée.

Dans l'après-midi, Dol m'a tirée dehors pour aller au moins acheter un maillot de bain sexy! Puis on a traîné dehors jusque vers 21h. Je suis rentrée sur les rotulles, je n'aurai pas dû sortir aujourd'hui. Avec mon retour à la maison, petite déprime de ne pas sentir d'empressement de la part de Pascal, surtout après le coup de fils de Thomas. Lui au moins avait envi de me voir, alors je l'ai invité à passer à la maison. On a regardé la télé, discuté et je n'ai pas osé lui dire non plus pour St-Domingue, j'avais le sentiment qu'il fallait que j'en parle à Pascal en 1er.

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008/2012 - Il fait encore de la retirette!

Publié le par JaneDo

Dimanche, 8 janvier 2012– (008/2012)

Pascal a tout fait pour passer le maximum de temps avec moi. En descendant ce matin, j’ai constaté que j’étais une des premières. Normal, j’ai été la première à tomber et il n’était que 8h! Caro est arrivée peu après, cernée, fatiguée et la mine boudeuse. Evidemment, je me suis empressée de lui demander ce qui n’allait pas et d’après ce que j’ai compris, Pascal avait été sympa avec tout le monde sauf avec elle. J’avoue que quelque part, ça m’a fait méchamment plaisir. Honnête mais pas très gentil de ma part.

D’après les brides entendues à droite et à gauche, j’ai loupé quelque chose! Ils avaient fait les fous jusqu’aux premières heures du jour. J’ai bien cru remarqué qu’on évitait soigneusement de dire certaines choses devant moi, ou je me fais des films.

Girl puzzledQuand Pascal s’est enfin levé, il était déjà près pour se lancer sur les pistes. Les garçons avaient envie d’aller faire de la motoneige. Hum, j’aurai préféré qu’il reste avec moi au chalet, ou qu’il cherche un moyen pour qu'on puisse passer la journée ensemble. Mais faut pas rêver. On a donc décidé de les accompagner tout en restant bien au chaud dans le resto près de la piste. Ouais, un peu de ski-bar pour changer.

Depuis quelques temps, Pascal me faisait souvent de petites remarques sur ma perte de poids, et je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer son petit geste caressant quand il parlait avec Caro. Sa main est descendue jusqu’aux débuts de ses fesses pour s’immobiliser sur sa hanche. Oups! J’étais peut-être en train de perdre les attributs qui l’attirent chez une femme? Est-ce que ça me faisait peur? Un peu. Lui m’attirait toujours autant sinon plus et ce ne serait pas top que ce soit à sens unique.

Après avoir remarqué ça, j’ai aussi remarqué sa façon de promener ses mains sur sa femme, qui elle avait pris des formes. Moi, je me sentais milles fois mieux comme ça, mais si je ne l’attirais plus sexuellement, alors… ce serait atroce!

Autre petit souci; quand on a pu parler un moment tous les 2, Pascal m’a fait part de son envie de rester correct avec Jess et qu’il allait faire attention désormais pour ne pas la mettre mal à l’aise et éviter qu’elle se sente humilié devant leurs amis. Hum, ça rejoignait ce que Caro m’avait raconté; elle les avait surpris à l’étage, ce devait être après que Pascal ait été me coucher hier soir, et Caro l’avait suivi. Apparemment, elle n’avait pas été la seule…

Jess lui pleurnichait dessus. Jess se plaignait et lui reprochait de la négliger, de la faire passer pour une idiote, qu’elle aimerait bien qu’il s’occupe un peu d’elle. Caro m’a raconté qu’ils avaient disparus un long moment et quand ils sont revenus, ils étaient tout lovy-dovy (câlins-bisous-amoureux).

Je comprenais donc d’où sortait son envie soudain de jouer les maris dévoués!!!

 La journée a passé bien trop vite. Pascal avait été beaucoup plus distant que le jour précédent, mais quelque part, j’étais certaine qu’il tenait toujours aussi fort à moi, alors rêveuse peut-être, je ne me faisais pas trop de soucis. Quand même, je n’ai pas trouvé le courage de lui dire que je partais bientôt en République Dominicaine!!!

Le soir, je ne suis pas ressortie. J’étais trop contente de rester un peu tranquille et de profiter d’une petite soirée devant la télé. Par contre, le lendemain quand j’ai appris que les autres avaient tous été mangé ensemble, ça m’a fait de la peine que Pascal n’ait pas pensé à me proposer de les accompagner, ni même de passer chez moi, ne serait-ce qu’1h... Snif!

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007/2012 - Petit Nouvel An... au chalet

Publié le par JaneDo

Samedi, 7 janvier 2012 - (007/2012) – Petit Nouvel An

On est donc resté au chalet, Pascal n’avait pas envie de passer la soirée à faire des simagrées. Miam, je l’avais pour moi toute seule et Pascal était bavard ce soir. A 1 ou 2 reprises, j’ai pensé lui dire que je partais dans moins de 10 jours à Saint-Domingue, mais je ne l’ai pas fait. Je me demande bien pourquoi?

NanaAprès avoir passé un moment à se baigner en amoureux à la piscine et… une petite sauna crapuleuse, on s’est calfeutré au salon devant un feu de cheminée. Pascal aurait préféré qu’on s’isole dans l’attique, mais je voulais en profiter de l’ambiance chaleureuse qui s’était créé et de son babillage. J’adore toujours l’écouter parler, ses petits gestes attentionnés et ses petits bisous dans le cou, dans l’attique, je pense qu’il me sauterait dessus et s’en serait fini des discussions.

Bon, il a fini par avoir ce qu’il voulait ; on s’est retiré dans l’attique… Difficile de résister…

Je n’ai pas regardé l’heure, j’étais trop naze, mais vers 2 ou 3h du matin, on a entendu le bruit des 1ers retours, Pascal est descendu, moi, je suis restée au lit, au chaud. Je n’avais pas envie de bouger un cil. Je pense qu’il allait retrouver sa femme, alors il était préférable que je reste invisible. J’ai dormi toute seule dans sa chambre et je ne l’ai revu que le matin autour de la table du déjeuner.

On s’est retrouvé toutes seules, Jess a trouvé le moyen de me coincer et sans détour, elle m’a demandé de m’en aller, de rentrer, de quitter le chalet… Evidemment, je ne pouvais en parler à personne, j’aurai l’air d’une sale rapporteuse cherchant des histoires, alors je n’ai rien dit, mais je n’avais pas l’intention de partir. Pourtant, pour éviter les problèmes, je me suis arrangée pour rester discrète et le plus possible hors de sa vue le reste de la journée.

Ils étaient tous très occupés à préparer la soirée… Discrètement, en fin d’après-midi, j’ai voulu aller me baigner dans la piscine, mais c’était peine perdu avec tout ce monde dans le chalet. Pascal y était, il jouait au Waterball avec ses copains et bien sûr Thomas. Me voir l’a quelque peu distrait et il s’est dépêcher de venir s’allonger sur la chaise longue à côté de moi.

Il a commencé aussitôt à me faire des propositions « indécentes » (hihih); il voulait qu’on s’éclipse !!! Na-na, pas question, je ne voulais pas que Jess me râpe dessus.

Après l’avoir vu un petit moment, je me suis vite retirée dans ma chambre pour éviter de tomber sur sa femme. Hum, je ne m’attendais pas à voir Pascal se pointer quelques minutes plus tard. Je déteste les surprises, mais ses petites surprises à lui, j’adore! Il n’est pas resté très longtemps, juste le temps de me faire perdre la tête.

Rompue, j’ai eu de la peine à m’extraire de mon lit, Thomas me connaissant par cœur est venu me chercher. Arf, il m’a stressé. Il avait essayé de me laisser un message sur mon natel pour me dire qu’on passait à table, mais comme il ne me voyait pas descendre et ne recevait pas de réponse, il a décidé de venir me tirer du lit. En effet, la soirée était bien entamée déjà, tout le monde semblait super excité.

Du coin de l’œil, j’ai vu que Pascal était avec sa femme près de la cheminée. Il ne m’a pas vu, il ne faisait pas attention. J’ai remarqué qu’ils se tenaient par la taille. De temps en temps, il penchait l’oreille vers sa femme et je l’ai vu lui passer la main dans les cheveux avec tendresse. Léger petit pincement de jalousie.

Thomas a dû voir mon regard en direction de Pascal, et peut-être pour que je ne me sente pas délaissée, il a passé le bras autour de mes épaules. J’aurai voulu me rapprocher de Pascal, mais j’ai remarqué que Thomas me gardait exprès à distance. Boh, après tout, je préférais que ce soit Pascal qui vienne.

Un petit groupe a insisté pour qu’on aille commencer la soirée au Clochard, probablement dans le but de ramener encore plus de monde. Là-bas, j’ai perdu Pascal de vue, puis je l’ai retrouvé assis dans un coin avec un groupe d’amis. Je suis peut-être pas très sûr de moi, mais je trouvais que Pascal était distant, trop distant. Je me sentais délaissée et j’avais l’impression qu’il m’ignorait. Pourtant, je savais parfaitement que c’était une attitude normale, que pour donner le change, on devait faire comme de rien en publique. Je ne devais pas encore avoir l’habitude et je ressentais de l’envie en le voyant discuter et rire avec d’autres et surtout… avec toutes ses filles. Graouh, je dois vraiment manquer d’assurance!

avatarAprès quelques verres, j’ai commencé à oublier toutes ses petites tracasseries qui se bousculaient dans ma tête et j’ai commencé à m’amuser un peu. Je ne me souviens pas très bien du type avec qui je discutais, mais je sais qu’il me faisait beaucoup rire, puis sans crier gare, Pascal m’a prise par le bras de manière autoritaire indifférent à mes protestations. Je ne sais pas s’il a dit quelque chose, mais je me suis retrouvée dehors au froid et j’ai compris dans le flou qu’on retournait au chalet. Je crois que j’ai remarqué que j’étais d’un côté de Pascal et Jess de l’autre. Puis, au lit… Je n’ai pas vu grand-chose de la soirée.

Je sais que Pascal m’a mise au lit. Je me rappelle lui parler et son expression amusée, donc je devais déconner un max, puis d’un bisou sur le front, sur les lèvres, puis le néant.

Super… En tous cas, j’ai la recette pour rater la fête du petit nouvel an! L’alcool avait dû me monter à la tête… L'eau férigineuse!!!!!


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