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099/2012 - Jongler entre 2 femmes!

Publié le par JaneDo

Dimanche, 08 avril 2012  -  (099/2012)  -   Pascal jongle entre Caroline et moi

1h du matin, Pascal n’était toujours pas de retour. Je me suis alors forcée à l’appeler. Depuis longtemps, j’avais accepté l’idée que Pascal tenait à Caroline, elle avait aussi le droit de passer une soirée avec lui, alors il n’avait pas à stresser pour revenir   de peur que je le prenne mal  . J’avais adoré sa façon de toujours me faire passer en 1er, mais Pascal avait sûrement beaucoup de mal à jongler entre nous.

  • J’étais sur le point de partir…
  • Non, te stress pas. Je voulais justement te dire que, tu pouvais rester, et on se voit demain…
  • T’es sûre?
  • Oui, j’suis sûre.

Son natel a sonné longtemps, je suis sûre qu’il avait dû hésiter à répondre et j’ai tout de suite senti le stress dans sa voix. J’ai aussi noté qu’il avait pris ma proposition au bond, donc, j’avais bien fait, il avait envi de rester avec elle.

J’étais soulagée d’avoir eu le courage de le faire et ne pas attendre, ou qu’il rentre et passe le reste de la soirée à regretter de n’avoir pas osé me demandé de rester, ou regrette de m’avoir dit où il allait.   Je l’aime et je voulais qu’il soit heureux à n’importe quel prix  , j’aimais beaucoup Caro aussi, et je crois que je devinais ce qui se passait dans son cœur. Caro a appelé 20mn plus tard pour m’inviter chez elle, mais j’ai refusé. Elle aussi avait le droit de passer une soirée tranquille sans m’avoir dans les pattes. Je pensais aussi que Pascal serait plus à l’aise comme ça.

Hahhh, une soirée entière à moi toute seule, tranquille… J’allais pouvoir passer toute la nuit à peindre, à prendre un long bain, à me larver devant la télé…. Trop cool.

Caroline allait même pouvoir passer tout le dimanche avec Pascal, tandis que moi, j’avais prévu de le passer avec Kachouka, une journée de geek à   lire des mangas et bouffer des saloperies  . On avait une tonne et demi de mangas à lire.

Le soir, on s’est dépêché de sortir Dobby, passer au MacDo pour ne pas avoir à cuisiner, de manger, nos bouquins toujours scotchés devant nos yeux. Nos mains connaissaient le chemin entre l’assiette et la bouche, donc pas besoin de les poser. Puis, vers 21h, on a appris que toute la fine équipe, parti en voyage à Rome en Italie, serait de retour vers 22h. Vers 23h, j'ai donc déposé Dobby chez David, puis ma puce chez elle.

De retour, je me suis replongée dans mes mangas.

Pascal et moi avions échangés quelques messages pendant la journée, il connaissait mon programme, donc quant j’ai vu que j’étais libre à partir de 23h, je l’ai averti. Il a voulu que je le rejoigne en ville;   il sortait avec sa tendre épouse ce soir  , mais je n’en avais pas envie. Autant qu’il fasse ce qu’il avait à faire et on se retrouve tous les deux après. Pascal commençait à me manquer tellement!

Je n’avais pas imaginé que ce long week-end se passerait comme ça, j’étais un peu déçu, en colère peut-être aussi. Tout était complètement de ma faute, je n’avais pas su dire non aux emmerdes, et du coup, sans savoir exactement comment m’en sortir, je me suis retrouvée dog-sitter et surveillante en chef. Pfffouh.   Je n’avais pas vu Pascal autant   que je l’avais espéré et imaginé, tout a été de travers et je me sentais hyper crevée.

Après, je l’aurai tout à moi et tout le lundi aussi… En attendant son arrivée, j’avais l’intention de faire une sieste, j'étais raide…

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098/2012 - Il avait marché... ça l'énervait

Publié le par JaneDo

Samedi, 07 avril 2012  -  (098/2012)

Pendant tout le trajet, Pascal n’avait pas été très bavard, je crois que je savais qu’il était furieux. Il n’aimait pas l’idée d’avoir été obligé de rentrer, toujours persuadé que sa femme ne faisait que du cinoche pour l’y obliger.

  • Qu’est-ce que tu me veux ? (s’adressant à moi) Je t’avais dit qu’elle n’avait rien.

Jess ne s’attendait pas à me voir, dès qu’elle a vu ma tête, son sourire et sa posture de diva sur le canapé a changé. Par contre, elle ne s’est pas couverte, son déshabillé jaune pâle transparent ne cachait rien du tout. Hum, elle avait donc l’intention de le séduire? Glups, c’était gênant de faire irruption dans leur intimité.

Mes oreilles étaient en feu, comment pouvait-il même lui résister? Même, comment faisait-il pour être furieux avec elle? Elle était si parfaite! Ses formes généreuses se dessinaient sous chaque pan de son vêtement, ses magnifiques cheveux noirs tombaient en cascade autour de ses épaules bronzés, et son visage, malgré la déception restait beau. Arhhh, j’ai jeté un coup d’œil au visage de Pascal, il ne semblait rien remarqué, mais toujours furax.

  • Qu’est-ce qu’elle fait là?
  • Pas ton problème. A quoi tu joues?

Elle s’était précipitée sur lui. Pas pour le frapper, ni pour gueuler, chacun de ses mouvements semblaient être une danse de séduction. Jeeez, comment il faisait? Ou ce n’était que pour m’impressionner ou parce qu’il était gêné? Jess s’était lovée contre lui, et je crois bien que j’ai eu un coup de chaleur en pensant à ses seins caressant son torse, il ne pouvait pas ne pas les sentir contre lui. Glups, je crois qu’il était préférable que j’attende dehors, sur le pas de la porte, mais Pascal a dû sentir mon mouvement et il m’a rattrapée par le bras pour me faire rester.

Passant ses bras autour de son cou, Jess s’est plainte qu’il l’avait abandonnée alors que le week-end ne faisait que commencer, qu’elle s’était sentie si seule qu’elle s’était trouvée mal. Elle s’était perchée sur la pointe des pieds pour l’embrasser et lui demander de rester ce soir. En chuchotant assez fort pour que j’entende, elle a dit qu’elle ferait tout ce qu’il voudrait.

  • Arrête ton cirque. On n’est pas en publique là…

Ils n’avaient pas à jouer les couples modèles en privé. J’étais surprise de voir Pascal aussi froid avec elle, et je crois aussi que ça me gênait énormément d’être témoin de leurs mini disputes, je trouvais que c’était assez humiliant pour elle.

Effondrée, Jess lui a demandé pourquoi il lui faisait aussi mal, qu’il comptait beaucoup pour elle, et elle ne pensait pas mériter autant d’indifférence de sa part, qu’il faisait plus d’efforts pour moi que pour elle qu’il connaissait depuis beaucoup plus longtemps.

Oups, c’était absolument gênant, alors j’ai voulu aller attendre dans la voiture, je ne voulais pas assister à ça, d’autant plus qu’elle m’en voudrait encore plus justement pour avoir assisté à leur conversation. Avant que je ne parte, Jess a dit qu’elle nous aurait bien demandé de rester là, mais elle n’était pas sûre que son cœur supporterait de nous voir nous faire des mamours devant elle. Pascal lui a rétorqué qu’il n’avait pas l’intention de rester là de toute façon.

Les rideaux n’étaient pas tirés et je pouvais les voir gesticuler, puis s’asseoir, puis se relever. Je crois que Pascal voulait partir et elle l’a retenu par son sweat. Pas top de le voir lui détacher les mains. Puis, il a dû se sentir coupable, alors il l’a prise dans ses bras. Ça malgré tout, je ne crois pas qu’il aurait dû, du coup, je suis sûr qu’elle allait tenter de le faire rester et elle avait bien des chances de réussir.

J’ai sursauté quant j’ai vu Caroline se rappliquer. Elle ne m’a pas remarqué dans la voiture. J’aurai voulu courir là-bas pour savoir ce qui se passait, ce qu’elle faisait là, ce qu’ils allaient se dire, mais ç’aurait été trop évident, alors légèrement frustrée, je suis restée prostrée dans la voiture. J'avais l'impression que Pascal était aussi pas mal surpris de la voir.

Ouf, une 1/2h après, Pascal est enfin sorti de là et on a pu s'en aller.

Le pauvre, il avait la mine préoccupée, il ne parlait pas beaucoup et je n’ai pas eu le cœur de lui poser de questions. Comme je ne savais pas quoi dire ou faire, je suis restée muette. Après un temps que j'ai trouvé inimaginablement long, sa main s’est posée sur mes genoux et je ne sais pas pourquoi, mais son geste m’a rassurée de même que son demi sourire.

J’ai fait mine de ne pas remarquer qu'il semblait abattu et qu'il faisait tout pour ne pas me le montrer. J’ai joué le jeu un moment, puis j’ai craqué; je préférais qu’il retourne auprès de sa femme, je ne voulais pas me sentir responsable, ou coupable de le retenir et le voir dans cet état.

Pascal a éclaté de rire. Il a dit que je me faisais des idées, ce n’était pas sa femme qui le préoccupait autant, c’est vrai que cet intermède n’était pas top, mais il a été franc avec elle, il ne regrettait rien. Non, ce qui le préoccupait autant, c’est que toutes ces histoires finissent par me peser, que je m’ennuie avec lui. Il ne savait pas quoi organiser pour que je puisse passer un moment inoubliable, que j’ai envie de passer encore plus de temps avec lui, et en même temps, il savait qu’on ne pouvait aller nulle part parce que je voulais être dispo si ma nièce avait besoin de moi. Il savait aussi que je voulais la surveiller discrètement, et j’avais aussi le chien.

Bref, je me suis rendue compte qu’il pensait beaucoup à moi je ne m’en étais jamais doutée… Que je suis bête!

Mince, mon pauvre cœur cognait encore dans tous les sens, je l’aime un peu trop, le voir jouer avec la chienne me rendait encore plus amoureuse, il était trop chou. Puis, on a sorti la petite pour pouvoir enfin s’installer tranquillement devant la télé. Ouais, s’installer devant la télé est un grand mot, on ne regardait pas vraiment la télé, ou disons qu’on arrive pas vraiment à suivre longtemps quoi que ce soit, on se fait quelques bisous, puis encore quelques-uns, puis ça part en vrille et on se retrouve sens dessous dessus. Je l’aime à la folie, j’aime sa peau, son odeur, sa chaleur, le son de sa voix, rhhh, je l’aime.

Pascal est sorti avant mon réveil pour le petit déjeuner, il avait aussi sorti la petite qui semblait crevé. Drôle, il en faut beaucoup pour qu’elle soit naze. J’ai compris quant j’ai su qu’il avait fait son jogging avec elle. L’après-midi, Pascal devait aller répéter avec le groupe et m’a demandé de l’accompagner et pour une fois, je n’ai pas dit non.

Aoutch, le regarder jouer augmente dangeureusement mon rythme cardiaque, je le trouve trop trop trop sexy. De temps en temps, il me lançait de petits sourires et je rougissais jusqu’aux oreilles. Même le regard méchant et envieux de la chanteuse ne me faisait rien. Pour me sortir de mon état de transe, j’ai sorti la chienne. Drôle, mais soit elle adore la musique, ou soit elle était crevée du jogging avec Pascal, mais elle restait tranquille.

Pendant une pause Pascal est venu me faire un bisou… Je me demande pourquoi je note ça, il m'en faisait souvent… Ou peut-être que je me suis rappelée qu’on n’était pas censé se donner en spectacle?

Après ça, on a été se balader au bord du lac, puis avaler un petit truc.

Pascal m’a prévenu qu’il devait s’absenter un petit moment, il devait passer chez lui, puis chez un copain, qu'il essayerait de ne pas rentrer trop tard. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu l’impression qu’il me mentait, mais avec le sourire, j’ai fait semblant de le croire. Je crois que ça l’a fait culpabiliser encore plus. Pourtant, j’étais sure que mon intuition ne me trompait pas, quelque chose sonnait faux.

Après m’avoir déposé à la maison, il est donc parti, sans me démonter, je lui ai fait signe avec un grand sourire confiant. Je ne voulais surtout pas qu’il se sente coupable surtout maintenant que je savais que mon bien être le préoccupait autant. Puis un peu dégoûtée et déprimée, je me suis dit que c'était plutôt ça qui le préoccupait et pas du tout mon bien-être, il cherchait comment se tirer oui! Iaaah, ça y est, je recommençais à tout voir en noir. Pour ne pas laisser ma tête valdinguer dans tous les sens, je me suis immédiatement mise à la peinture.

Mon intuition ne m’avait pas trompée, Pascal est revenu sur ses pas, gêné, il m’a avoué qu’il avait prévu d'aller chez Caro...

Caroline ne voulait pas passer tout ce long week-end toute seule, sans nouvelles,  plantée comme un vieux chiffon, et il m’a avoué qu’il se sentirait mal de ne passer vers elle, elle lui avait fait à manger, etc, etc… Il passait aussi en vitesse chez lui, question de vérifier que sa femme allait bien.

Ça m’a fait un peu mal et j’aurai préféré qu’il continue à me mentir même si mon intuition m’avait sonné l’alarme, j’aurai préféré imaginé qu’il allait chez lui, puis chez un pote. Oui, je préférais le bon petit mensonge, là, je ne savais pas comment réagir. Je ne sais pas si c'était une bonne chose qu'il soit honnête ou si ç'aurait été mieux qu'il fasse tout pour que je ne me doute de rien!

Son regard et son expression rempli de regrets et d’excuses, il est reparti… pour aller rejoindre Caro!

Je ne voulais pas le savoir, je ne voulais pas lui en vouloir, je ne voulais pas autant de franchise, je ne voulais pas y penser… Je ne savais pas comment réagir! L’empêche que je ne l’aimerai pas autant s’il n’avait pas autant de cœur, s’il avait ignoré Caro ou sa femme tout le week-end. Je l’aimais autant justement parce qu’il avait un grand cœur, qu’il n’aimait pas faire du mal à ceux qui l’aimaient, même si ça pouvait parfois lui causer du tort…

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097/2020 - Sa femme simulait un malaise pour l’obliger à rentrer

Publié le par JaneDo

Vendredi, 06 avril 2012  -  (097/2012)  -   Sa femme simulait un malaise pour l’obliger à rentrer

4 jours de congé et Pascal et moi n’avions qu’une envie, c’était de les passer enfermé et collé comme des sardines en boîte. Evidemment, les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait…

Pour ne pas nous encombrer, Michael n’est rentré que tôt dans la matinée. C’était cool. Il allait falloir que je trouve le moyen de le remercier d’être si compréhensif et gentil avec nous. Il fallait absolument que je trouve quelque chose, un cadeau ou un service, je ne sais pas.

Vendredi, j’ai eu de la peine à me lever, j’étais morte, crevée. Je n’avais pas assez dormi, ou presque pas, alors quant mon réveil à sonner, rhhh, j’ai repoussé d’une demi-heure, puis d’une autre, puis, je me suis forcée, je devais passer chercher la chienne, je ne pouvais pas la laisser seule trop longtemps. Malgré tout, je n’aurai pas réussi à vraiment dormir la sachant seule.

J’ai immédiatement vu qu’elle avait ses chaleurs… Je ne pouvais pas la prendre chez Michael et lui dégueulasser ses moquettes et tapis… La poisse! Et je ne pouvais pas la planter toute seule à la maison juste pour m’envoyer en l’air avec mon petit copain!!! Pauvre petite puce, je ne pouvais pas faire ça.

Petit coup de colère, mais en voyant les sauts de joie de la petite follette, ça a disparu…

Ce n’est peut-être qu’un chien, mais je l’adore cette petite touffe de poil et je sais qu’elle m’adore aussi. Donc, malgré les yeux dans les baskets, j’ai été la promener et j’ai averti Pascal que je ne pourrais pas revenir avec la chienne dans cet état, alors on se retrouverait le soir. D’ici là, il fallait que je trouve le moyen de lui fabriquer des pampers sur mesure, de trouver une solution pour qu’elle ne saigne pas chez Michael, ou sinon, je ne pourrais pas l’emmener avec moi ou peut-être même que je ne pourrais pas voir Pascal très longtemps… Je ne savais pas quoi faire.

Dol et Béa m’ont appelé après mon coup de fils avec Pascal. Elles me proposaient de passer prendre un café avec elles. Question de liquider cette corvée, je suis allée directement à Froideville, ensuite, je pourrais rentrer dormir un peu. Vers midi, je suis enfin rentrée.

Pascal m’avait proposé de manger avec lui à midi, mais je n’avais pas osé planter les filles, surtout que Béa racontait un truc atroce sur son passé. Je pouvais difficilement me lever au milieu de son discours, et j’étais aussi vraiment, vachement crevée. Je voulais au moins dormir 1h ou 2!

On a donc décidé de se voir vers 16h et d’aller promener la chienne au bord du lac.

Clair et net que Pascal pensait qu’on ne se quitterait plus depuis là, mais c’était sans compter le chien. Je ne pouvais pas. Je pensais rentrer, passer la soirée à la maison avec le chien, et lui de son côté, il pouvait sortir avec ses potes et tout ça, et on pouvait se voir plus tard, vers 1h, 2h ou même 4h du matin un petit moment, puis retour chez moi. Impossible d’imaginer rester avec lui en laissant la pauvre chienne toute seule.

Finalement, Pascal a décidé de venir chez moi et tant pis s’il se faisait prendre…

Ce n’était pas une très bonne idée, même si sur le moment, j’étais toute contente, j’ai vite réalisé qu’il se mettrait en mauvaise posture une fois de plus à cause de moi. Il avait une femme et une famille plutôt stricte, qu’il avait des obligations, je ne pouvais pas le laisser faire.

A contrecœur, j’ai dû essayer de le ramener à la raison. Pfff, ça me faisait chier d’être aussi raisonnable, mais je l’aimais assez pour supporter. Je suis rentrée le cœur en miette, mais aussi, contente de ne pas avoir laissé mes envies prendre le dessus.

J’oubliais que Pascal est Lion, et qu’il pouvait se montrer buté, aussi têtu que moi.

Il est rentré chez lui, il a bien essayé de se raisonner, pour se détendre, il a joué un moment à la guitare, mais quant sa femme a commencé à le saouler avec son envie de sortir, à essayer de jouer un peu trop à la petite femme, à celle qui pensait que tout était normal, qu’il n’y avait pas de problèmes, qu’il ne se passait rien en dehors d’eux, Pascal a pété un câble et il a foncé chez moi.

Elle avait été même jusqu’à suggérer que je n’avais peut-être pas vraiment envie de le voir, ni envie d’être avec lui, sinon on serait ensemble… Salope! Mais d’un côté, elle m’a rendu service!!!

Ses copains l’appelaient pour lui proposer de les rejoindre, mais Pascal a refusé toutes les invitations. Jess n’a pas arrêté de lui laisser des messages, de l’appeler, mais il n’avait pas envie de lui répondre. Puis, à peu près vers 23h, elle lui a laissé un message disant qu’elle ne se sentait pas bien, le suppliant de la rappeler. Pascal était persuadé que ce n’était que du cinoche.

Caro lui avait aussi laissé des messages, évidemment il n’avait pas besoin de me donner les détails, je devinais qu’elle voulait le voir et se plaignait peut-être de ne pas beaucoup le voir pendant ces congés. En général, il ne me parlait jamais de ce qu’elle lui écrivait ou ce qu’ils se disaient, mais quant il a lu qu’elle était passée chez lui parce que Jess était au plus mal, Pascal s’est décidé à rappeler sa femme.

Rien de plus normal qu’il s’inquiète de ce qui se passait chez lui, ni pour sa femme, mais il était toujours persuadé qu’elle allait très bien, qu’elle simulait, mais dans le doute, il devait quand même aller voir. Quelque part, moi aussi je pensais qu’elle faisait juste semblant pour le forcer à rentrer, pour nous gâcher la soirée, mais je ne pouvais pas le dire ou le montrer, ç’aurait été à mon désavantage.

Encore une fois, le cœur en miettes, je m’attendais à le voir me quitter et ne plus le revoir pendant le reste du week-end. Arf, j’avais mal au cœur, mais je ne pouvais absolument rien faire pour éviter ça, je l’ai vu se diriger vers la porte avec appréhension, me retenant de lui demander de rester et de laisser sa femme se débrouiller toute seule ou elle n’avait qu’à appeler son frère!

Puis, il s’est retourné pour me tendre la main… Il voulait que je l’accompagne? Non? Ben oui!

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096/2012 - La dèche!

Publié le par JaneDo

Jeudi, 05 avril 2012  -  (096/2012)  -   La dèche!

Arrrh, j’avais pensé voir Pascal ce soir, ou du moins, un petit moment, mais il m’a prévenu que ça n’allait pas être possible. Ça m’a flingué le moral, plongé dans une déprime sans fond et vidé de toute mon énergie. Je n’étais plus qu’un ballon dégonflé!

Dire que j’avais réussi à caser Béa chez Dol, donc débarrassé d’un problème épique, bon j’avais quand même le chien, mais je m’étais organisée en fonction. Autant prendre les choses par les bons côtés et rester positive, mais voilà, la nouvelle m’a complètement aplatie! Bon d’accord, j’aurai quand même dû demander… pfff!

Je n’ai même pas demandé pourquoi ! A quoi ça aurait servi de le savoir, ça n’aurait rien changé, je ne le voyais pas, c’est tout ce qu’il y avait à savoir! Rhhh, demain congé total et on ne pouvait même pas profiter de se croiser! Demain il ne travaillait pas, alors ça aurait pu être hyper sympa, et mince, ça me gavait.

Puis vers 22h, Pascal a appelé pour me dire qu’il passait me chercher dans une 1h. Héééé? Pas le temps de me laver les cheveux, de m’épiler, de préparer correctement mon sac, rien… La dèche! D’ailleurs, je ne savais pas vraiment ce qui était prévu, ni quoi prendre, il m’avait seulement dit qu’on dormirait chez Michael.

Petite mise au point en route; on sortait avec les potes, donc, toute la soirée à rester à distance, ou plutôt sur nos gardes, et enfin, en fin de soirée, on rentrait ensemble.

On a été rejoindre le groupe au resto, ils avaient tous déjà mangé et moi j’avais la dalle. Ça m’avait coupé la fin de savoir que je ne le voyais pas, donc, avachie, j’ai passé le reste de la journée après son coup de fils, écrasée sur mon canapé sans trouver la force de faire quoi que ce soit.

Vers 21h, j’avais été chercher Béa et l’ait larguée chez Dol qui dormait, donc son plouk nous a accueilli. Le pauvre, je ne suis pas très sympa avec, pourtant j’essaie parce que je sais qu’elle y tient. Puis, en rentrant, j’avais immédiatement enfilé un training pourri et je n’avais pas l’intention de faire le moindre effort pour le reste de la soirée, limite me coucher après avoir lu toute une série de manga à l’eau de rose pour compenser mon manque d’affection. Et voilà que le programme avait changé et pourtant, j’étais vidée, de la peine à retrouver la pêche.

Boum, boum, boum… Mon cœur ne cessait de faire des vagues hors de mon contrôle rien que parce que j’étais assise à ses côtés, dans sa voiture et qu’il était était à quelques centimètres… Ma conversation aussi était des plus passionnantes, c’était une série de « Hahh, hé hé hé, euh… », pfff, lamentable. Pascal m’a demandé à plusieurs reprises si j’allais bien et tout ce qu’il a eu comme réponse se limitait à ; hun, hun.

En arrivant au resto, j’ai été m’asseoir près de Thomas, et tout ça, pour ne pas le coller. Pascal a dû venir me chercher pour me ramener vers lui. Il m’avait fait une place à côté de lui. Super; ça m’a coupé la parole et transformé mes oreilles en générateur de couleurs rougeâtres. Pas top!

J’ai commencé à me détendre quant on a quitté le resto en réalisant que Pascal faisait des tonnes d’efforts pour me faire participer aux conversations, pour me garder près de lui, alors que je fuyais dès que je croisais le regard furibond de sa femme. Pourtant, elle faisait des efforts de ne pas le montrer.

Ses copains avaient l’intention de poursuivre la soirée en boîte, mais Pascal, ça ne lui disant rien. Je crois qu’il avait l’impression que je n’en aucune envie, alors il m’avait proposé de rentrer et je crois que j’ai été un peu rapide à accepter, ce qui a dû le convaincre. Glups, je n’avais pourtant pas vraiment envie de rentrer, mais peut-être plutôt avoir quelques minutes pour reprendre mes esprits et discuter un peu avec lui, ensuite, j’aurai pu aller n’importe où.

On est donc rentré… Une fois chez Michael, j’ai réalisé que j’étais drôlement contente de ne pas traîner en boîte tout le reste de la soirée sans pouvoir l’approcher. Et (rire), Pascal avait envi d’un peu d’intimité, il en avait un peu marre d’être toujours en groupe.

Ouf, je n’avais pas envie de lui saboter sa soirée juste parce que je n’arrivais pas à me mettre dans l’ambiance. J’avais tellement peur qu’il s’ennuie… Apparemment, c’est tout dans ma tête!

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095/2012 - La pire des petites amies!

Publié le par JaneDo

Mercredi, 04 avril 2012  -  (095/2012)  -   La pire des petites amies!

Kachouka m’a demandé si je pouvais la déposer chez sa répétitrice à 14h, et j’ai dit oui. Je ne peux rien refuser à ma puce. Sur la route, mon frère m’a fait chier pour les plaques de voitures, et Nico ne m’avait pas encore rendu les miennes.

En rentrant, pendant le bouchon sur l’autoroute, j’ai décidé de passer à la Blécherette pour faire le nécessaire, comme ça, ce sera liquidé et je n’aurai plus besoin d’en entendre parler tous les jours. J’avais pris mon ticket et je faisais la queue pour attendre mon tour, comme l’attente était longue, j’avais largement le temps d’aller fumer dehors. Une fois ma clope allumée, j’ai réalisé que j’avais oublié d’appeler mon assurance pour qu’ils faxent une attestation d’assurance, alors j’ai vite réglé ça et je n’ai même pas pu profiter de ma clope.

16h, tout était réglé, et j’ai pu enfin retourner chez moi… Ce soir, j’aurai sûrement l’autre (Béa) sur les bras, alors autant profiter d’un petit moment à moi. Demain matin, elle a congé, alors je l’aurai aussi sur les bras! Je me demande si elle a une brosse à dent? Elle n’a pas intérêt à toucher à mes affaires, je la scalpe sinon!

Mon frère avait dit qu’il passerait en vitesse? Qu’il serait là dans les 20mn? Ça fait 1h que je l’attends! Ça commence à m’énerver! Est-ce que les gens ne se rendent pas compte qu’on ne peut rien faire d’autre quant on les attend??? Je me retenais de l’appeler, sinon j’allais rugir au téléphone, autant prendre un café pour me calmer les nerfs!

Hahhh, au moins j’ai réussi à la caser chez Dol pendant les 4 jours de congé pendant les fêtes de Pâques, j’aurai la paix et je pourrais vivre et respirer un peu. L’empêche ça m’enrage de m’être mise dans une situation pareille, et ça fait 2 jours que je cherche à placer Dobby pour avoir les mains libres. Sans succès.

Pascal voulait qu’on se voit ce soir, mais… pas possible! Rhhhh, je déprîme et la rage fait toujours fureur dans ma tête. Malgré tout, j’essaie de garder le sourire et d’être sympa, parce que franchement, c’est pas la faute à Béa. Elle est rentrée tard et elle n’a pas traîné pour aller se coucher. Nico est passé en vitesse après son entraînement de foot pour m'apporter mes plaques. C'est top, tout est rentré dans l'ordre.

Si j’avais deviné, j’aurai bien pu caser 5mn pour voir Pascal!!! La poisse. Maintenant, il devait sûrement être à la maison et je ne pouvais pas le déranger, je ne voulais pas lui créer d’histoires. Afff, qu’est-ce que j’aurai aimé le voir ne serait-ce qu’1mn!

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094/2012 - B.A. de la semaine!

Publié le par JaneDo

Mardi, 03 avril 2012  -  (094/2012)  -   Bonne action de la semaine

Je devais aller faire des trucs en ville, et comme hier Dol m’a demandé si je ne pouvais pas la descendre parce qu’elle ne peut toujours pas conduire, j’ai donc été la chercher à Froideville.

Grrrr, elle n’était pas prête et elle ne trouvait pas les papiers qu’elle devait prendre! Ça m’a énervé grave.

Pour une fois, j’ai été stoïque et je n’ai pas perdu mon calme anglais. J’ai bu un café pendant qu’elle courait dans tous les sens. On est enfin parti 1/2h après mon arrivée. J’ai pu rester calme en me disant que je faisais ma B-A (bonne action) de la semaine, je serais exempt pour le reste de la semaine.

On a passé une bonne après-midi à traîner dans les magasins après son rendez-vous. Elle a eu de la chance, c’était réglé en 5mn et elle m’a retrouvée à l’entrée du centre commerciale. On a pris le temps de boire un jus aussi, et j’ai acheté des habits pour le bébé à Cindy. Pour ça, je suis super contente.

En rentrant, on s’est arrêté pour prendre un verre vers une copine qui travaille dans une pizzeria au Mont.

J’avais oublié de passer chercher Béa à son travail et j’ai eu de la chance; elle ne rentrait pas tout de suite, elle avait été invitée à dîner. Puis, alors que je tournais comme une hélice parce que j’avais envie d’aller me plonger dans un bain et je ne savais pas si j’aurai le temps de l’apprécier avant qu’elle ne rentre, elle m’a avertie qu’elle dormait chez le copain.

Cooooool, une soirée à moi, je sautais de joie et j’ai immédiatement sauté dans un bain.

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093/2012 - L'auberge des paumés!

Publié le par JaneDo

Lundi, 02 avril 2012  -  (093/2012)  -  Tout va trop bien, y a un piège… - L'auberge des paumés!

Les choses se passaient trop bien avec Pascal, alors j’ai eu la boule à l’estomac toute la sainte journée. Il avait voulu dormir chez moi, avait renvoyé Caroline sans que j’aie à le demander, bref, ça allait trop bien, donc j’allais sûrement morfler à fond. C’était impossible que tout aille si bien, il y a surement un piège quelque part!!!

Malgré l’estomac à l’envers et les tonnes de menaces que je sentais planner au-dessus de ma tête, j’avais le sourire toute la journée. J’étais sur mon petit nuage et je faisais tout pour ne pas voir les tous noirs dans le fond, cachés derrière mes beaux nuages couleurs pastel.

Aujourd’hui, comme prévu, on a été voir Cindy et son bébé, Liam, avec Lilice et Kachouka. Il est encore tout minuscule et pleurait beaucoup, il avait faim et le pauvre avait des coliques. Après ça, retour chez ma frangine pour le souper en famille. J’avais été prendre le café avec ma sœur dans la matinée, et malheur malheur, elle m’a demandé si je ne voulais pas dépanner une fille qui ne sait pas où aller. Donc, je me retrouve encore avec quelqu’un dans les pattes! Je suis verte parce que je n’ai pas su dire non.

Maintenant que les choses allaient si bien avec Pascal, qu’on pouvait de temps en temps se retrouver chez moi, voilà que je me laisse encombrer avec une nana impossible chez moi.

Ah oui, parce que pendant le souper, elle a appelé ma sœur et elle était complètement bourrée. On ne comprenait pas grand-chose de ce qu’elle racontait, on a juste compris qu’elle était à la gare à Yverdon.  Rose m’a passé le téléphone et j’ai réalisé qu’elle ne savait pas où dormir. Et j’ai eu pitié! Je me serais fouettée tellement je suis con!

Je me suis entendu lui proposé d’aller la chercher à Yverdon et la ramener chez moi…

Pendant tout le trajet à l’aller, j’avais envie de me frapper, me foutre des coups de poings dans la tête; mais pourquoi accepter de la prendre chez moi? Moi qui déteste la compagnie sous mon toit, moi qui ne supporte plus d’avoir quelqu’un dans les pattes, pourquoi ? Pfffffff.

En arrivant, j'ai vu Béa assise toute seule sur un banc, l’air seule au monde, personne vers qui se tourner, et mon bon cœur s’est senti soulagé un instant. Elle s’est dirigée vers la voiture en titubant, et hop, mes nerfs ont frisés le code. Puis pendant tout le trajet jusqu’à la maison, elle n’a pas arrêté de parler, et parler, et parler. Arf, j’en avais déjà assez, alors comment j’allais tenir jusqu’à ce qu’elle se trouve un appart?

Chez moi, je lui ai proposé un café pour la dessaouler un peu, mais non, elle avait une bière qu’elle s’est encore tapée comme si elle n’avait pas déjà assez bu!

J’ai pensé qu’elle se coucherait et que j’aurai la paix une fois à la maison, avec un lit à dispo? Mais non, elle voulait parler. Et pire; dormir sous mon nez, sur le canapé! En plus, elle ronfle. J’ai dû la couper dans son blabla d’alcoolique, parce que je voulais poster mon journal avant minuit, et j’avais tout plein de corrections à faire encore.

J’ai dû encore lui chercher les horaires de bus, les lui imprimer et tout… Je ne savais pas ce qui resterait demain matin, vu son état!

Les ronflements, je ne supporte pas. Merci mon dieu que Pascal ne ronfle pas, parce que je crois que je l’aurai gardé quand même, mais j’aurai morfler! Donc, comme elle ronflait de bon cœur sur mon canapé, je l’ai secouée pour lui dire d’aller se coucher, et j’ai dû insister, parce qu’elle trouvait mon canapé confortable et elle aimait bien rester là.

Graouh! Elle veut vraiment que je la balance par la fenêtre ou quoi?

En titubant, elle a trouvé son lit, et j’ai enfin eu la paix. Piouhhhh. Ce n’est pas par hasard ou parce que je ne peux faire autrement que j’habite seule, j’aime ça et tout ce qui vient déranger mon petit havre de paix m’aGAce à fond. Dormir sur le canapé? Quelle idée! Pour ronfler et m’empêcher d’entendre la télé ou la musique? Puis quoi encore!

Halala, je ne supporte pas, je ne sais pas comment je vais tenir pendant 1 ou 2 mois! Et quant je vais dire ça à Pascal, il va friser ou devenir chauve!!

Hahhhf, j’ai vraiment l’art de me mettre des bâtons dans les roues, ou est-ce que ce n’est pas plutôt mon entourage??? Et David qui veut aller se balader à Rome et qui me demande de sacrifier mon long week-end de Pâques pour garder son chien? Afff, ça m’enrage et je me sens épuisée de fatigue…

Ils me fatiguent tous! Je devrais vraiment aller vivre sur une île déserte moi!

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092/2012 - Patiente et compréhensive

Publié le par JaneDo

Dimanche, 01 avril 2012 - (092/2012)  -  L'amour c'est... Etre patiente et compréhensive ^-^

Pascal était rentré après mon départ il avait des trucs à faire. Ils ont mangé ensemble, puis Pascal a déposée Caroline chez elle, pour la reprendre plus tard quant il remontait à Villars. Elle a eu la trouille qu’il la plante là-bas pour revenir tout seul. Mais bon, ça n’aurait servi à rien puisqu’elle savait où nous trouver.

Ils sont arrivé à Villars en milieu d’après-midi, et ont occupés le reste de la journée à visiter quelques chalets proposés à la location.

Ils venaient à peine de s’installer dans ce bistrot quant j’ai appelé. Caro s’était renseigné sur tout ce qu’il a fait de la journée de son côté; s’il avait vu sa femme en rentrant, si elle savait où on était, si elle était fâchée, etc. J’étais soufflée. C’est clair que j’aurai peut-être dû être celle qui lui demande tout ça et je ne le faisais jamais. Je n’aime pas cuisiner les gens, ni mon petit ami, ni mes amis, si ils ont envie de parler, ils le feront sans avoir besoin de leur tirer les vers du nez. Puis, je préfère que ça vienne tout naturellement dans la conversation.

Ils se demandaient si on mangeait dehors ou à l’hôtel, question de savoir si on  réserve ou non une table quelque part. J’évitais de m’adresser à Caro ou même de lui parler, je n’en voyais pas l’utilité. Je crois qu’elle s’imaginait que si elle était là, ce n’était que parce que Pascal l’avait voulu et que je n’étais peut-être pas très contente. Donc, pour lui, elle faisait des efforts pour engager la conversation avec moi.

Pour Pascal, ce devait être assez pénible... Je regardais ailleurs quant ils se parlaient, faisant semblant de ne pas m’intéresser à leurs discussions, ne m’adressait qu’à lui. Caro s’en est bien sûr rendu compte et je pense qu’elle lui lançait des regards désespérés, mais je ne pouvais pas le voir vu qu’elle était assise à côté de moi.

Pascal nous faisait face et me tenait la main, une ou 2 fois, il a serré mes doigts, comme pour me signaler qu’elle s’adressait à moi ou que je pouvais lui répondre directement, mais je ne l’ai pas fait. C’était exprès que je l’ignorais. Je n’ai pas trop apprécié qu’il me fasse une remarque en me disant que je pouvais faire un effort, elle se donnait tellement de mal… grrrr.

On est rentré un petit moment à l’hotel pour se changer avant de sortir manger, et j’avoue que j’ai failli lui dire que je préférais rester dedans, qu’on aurait pu se commander à manger. Mais, je suis sûre qu’il ne voulait pas la planter au salon toute seule et qu’il aurait été emprunté, donc j’ai suivi sans faire d’histoires.

Après, Caro voulait sortir, elle avait envi qu’on aille prendre un verre dans un pub et pourquoi pas aller en boîte.

Je crois qu’elle sentait que, de retour à l’hôtel, elle serait confinée seule au salon. Cette fois, je n’avais pas envi de traîner dehors, j’avais envie d’être seule avec Pascal. Après tout, elle savait ce qui l’attendait en venant avec nous, alors tant pis pour sa gueule.

Pascal a dû sentir que j’en avais ma dose, alors il a prétendu vouloir aussi rentrer.

Bon, je ne suis pas aussi mauvaise, me mettant à sa place, j’aurai crevé d’être laissée dans un coin comme un chien, alors on a s’est pris quelques DVDs et on a passé une soirée géniale à regarder des films. J’avoue que j’ai trouvé ça hyper chouette.

C’est clair que j’étais collée à mon chéri, ça faisait aussi partie du plaisir de regarder des films avec lui. Il n’y avait de la place que pour une seule fille dans ses bras, et c’était moi, elle devait se contenter de notre compagnie. Elle savait qu’elle n’avait pas intérêt à essayer de le coller sous peine de se retrouver plantée toute seule au salon. Malgré tout, après la remarque que Pascal m’avait fait, je m’étais mise à lui parler, à faire comme si de rien.

Ça m’enrageait un peu, parce que je suis sûre qu’elle savait que je ne le faisais que parce que Pascal m’avait grondée. Mais, Caro a su rester à sa place et ne pas empiéter sur mon territoire.

On a traîné devant la télé jusqu’aux env. de 2h du matin, je dois avouer qu’on s’est bien amusé. Pascal a été le 1er à commencer à montrer des signes de fatigue, Caro et moi, on aurait pu encore se taper un film, mais quant Pascal a décidé d’aller se coucher, j’ai suivi, et on a laissé Caro devant la télé.

Pascal, quel coquin, il n’était pas si fatigué finalement… Il voulait juste qu’on soit seul…

2h plus tard, Pascal s’est levé pour aller vers Caro au salon, il voulait lui demander de rentrer, il voulait qu’on puisse passer le dimanche tranquille sans l’avoir dans les pattes. Je me souviens avoir pensé: "Bonne chance avec ça!". Je m’attendais à une scène, à la voir sortir toute la litanie des scènes de larmes, de chercher à me mettre au milieu de tout ça, ou encore, s’accrocher à nouveau à lui avec toutes une liste de suppliques, mais non, il n’y a rien eu de tout ça.

Après 1h  de discussions que je n’ai pas suivi, parce que Pascal avait pris soin de fermer la porte, il est revenu avec un grand sourire. Caro était partie. Pascal l’avait accompagnée en bas et lui avait offert le taxi.

C’est bête, mais j’ai eu mal au cœur pour elle. J’aurai peut-être dû me montrer curieuse et lui demander comment il avait réussi un tour pareil, mais non, je n’ai rien dit. Je n’ai plus mentionné Caroline, j’étais trop contente de l’avoir pour moi toute seule.

Pascal était tout simplement adorable, chou, attentif. Sachant les scènes que Caroline était capable d’imaginer, j’étais tout simplement « béat » qu’il ait eu envi de passer le reste du week-end rien qu’avec moi, et qu’il ait réussi à la faire partir. Faut croire que je ne suis pas si ennuyeuse finalement!

On a passé une grande partie du dimanche au lit à faire l’amour, une toute petite partie à se nourrir, une autre petite partie à se raconter… C’était vraiment chouette… Dommage que le temps passe trop vite!

En rentrant, on s’est arrêté à Montreux pour manger dans un petit restaurant ultra chic que Pascal connaissait. On arrêtait plus de parler, on avait tellement de choses à se raconter. Et je pouvais enfin parler librement. Puis, je crois que je commençais à avoir un peu le cafard de savoir que dans quelques minutes, il allait rentrer chez lui retrouver sa femme et je serais seule sans lui, que je devrais dormir sans ses bras autour de moi, sans ses bisous. L’imaginant donnant ces bisous qui me manquaient tant à sa femme me plombait complètement le moral.

Pour ne pas sombrer dans la déprime et ne pas gâcher les minutes qu’il nous restait, pour cacher ma peine, j’ai continué à sourire. Je crois que Pascal aussi ressentait la pression, il était beaucoup plus dense et tendre. Puis, quant on a quitté le restaurant et pris le chemin du retour, il m’a demandé si je serais d’accord s’il restait chez moi ce soir, rhhh, bien sûr que j’étais d’accord.

Trop chou, trop trop chou… Comme si j’allais dire non! Et ce n’était pas un poisson d’avril.

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091/2012 - Caro dans les pattes... et c'est ma faute! (2)

Publié le par JaneDo

Samedi, 31 mars 2012 - (091/2012)  -  Pas un week-end à 2… mais à 3!  -  (2)

Je lui ai dit que j’étais sûr qu’elle ne dormait pas, qu’il s’inquiétait surement pour elle, que je comprendrais qu’il ait envi d’aller voir comment elle allait. Je voulais juste qu’il patiente jusqu’à ce que je sois endormie. Puis non, ça me rendrait folle de ne pas savoir ce qu’ils se diront, ou comment il sera avec elle, alors je lui ai dis que s’il le voulait, elle pouvait venir dormir avec nous, il n’y avait pas de problème pour moi. Je ne voulais juste pas qu’elle sache que je n’étais plus très fâchée avec elle. Mais, Pascal ne voulait pas qu’elle partage notre lit.

Hum, donc, j’ai pensé qu’il préférait aller la voir sans moi, il voulait être seul, loin de mes oreilles et de mes yeux… Pas top.

Pourtant, rien dans son comportement ne montrait de l’impatience, au contraire, il continuait à me passer la main dans les cheveux, me caressait la nuque, me faisait des bisous… (Hum, ce qui m’a fait malheureusement pensé qu’il s’échauffait pour après… oui, je suis l’As des pensées négatives !!!) …comme s’il voulait m’empêcher de dormir, alors que moi, j’essayais de me mettre à ronfler au plus vite pour ne pas le sentir partir.

Pour y arriver, j’ai adopté une respiration profonde et régulière espérant sombrer de ses bras dans ceux de Morphée. Pascal me demandait comment je pensais m’organiser pour la journée, mais je commençais à me sentir engloutie et je n’arrivais plus à suivre notre discussion. Malheureusement pour moi, avant que ma conscience ne s’évanouisse, je l’ai senti bouger et j’ai su qu’il allait vers Caroline, alors ça m’a réveillé. J’ai continué à faire semblant de dormir tout en me demandant si je n’aurai pas dû le retenir.

Le moment d’euphorie de tout à l’heure s’était évaporé, je regrettais d’avoir proposer une chose pareille, parce que ça me faisait quand même quelque chose.

Savoir qu’il était attiré par une autre fille me tordait complètement l’estomac.

Surprise, j’ai constaté que Pascal avait laissé la porte ouverte entre les chambres. Caro avait voulu la fermer, mais Pascal lui a demandé de ne pas faire de bruit, il ne voulait pas me réveiller, il n’était venu que pour s’assurer qu’elle allait bien et qu’il ne restait pas.

Depuis mon lit, je pouvais les voir s’installer dans le canapé. Pascal n’aurait pas dû y aller à torse poil, trop tentant, il est trop sex comme ça. Etaler tout ça devant Caro, c’était comme une invitation à se faire sauter dessus!!! Je les entendais aussi même s’ils essayaient de chuchoter.

Caroline s’est plainte de se sentir délaissée, elle était sûre que ça ne me dérangerait pas si elle dormait avec nous. En fait, elle nous avait entendu et elle savait que j’étais ‘intouchable’. Elle lui présentait ses atouts dans son déshabillé transparent, ça me donnait chaud de penser qu’en plus, c’était de ma faute. En fait, je ne faisais qu’attiser la flamme entre eux, que rajouter du piquant à cette situation ambigüe. Je n’aurai pas dû accepter de la laisser venir nous flinguer le week-end, il y avait de quoi m’enrager contre moi-même.

Je pense qu’elle a dû tenter quelque chose et j’ai été surprise d’entendre Pascal lui dire qu’il ne voulait pas. Pourtant, Caroline a assuré que ça ne me fâcherait pas, sinon, je ne l’aurai pas laissé venir. Elle lui a parlé de nos vacances en Sardaigne, lui rappelant les bons moments qu’on avait passé tous les 3, lui a demandé s’il pensait que je réussirais à lui pardonner, même malicieusement suggéré que je devais la craindre peut-être un peu. J’aurai voulu voir la tête que faisait Pascal à ce moment-là pour savoir s’il le pensait aussi.

Puis, il lui a rappelé qu’il l’avait avertie de ne pas venir, qu’il voulait juste passer un week-end tranquille avec moi, c’est elle qui avait voulu nous suivre.

Ha! J’étais surprise de chez surprise que Pascal n’ait pas sauté sur l’occasion comme je l’aurai imaginé, agréablement surprise en bien qu’il ait repoussé ses avances, sachant à quel point il était porté sur le sex. Je ne l’aurai pas cru si je ne l’avais pas vu et entendu, et même là, j’avais de la peine à le croire. J’ai même été jusqu’à me dire que c’était peut-être à cause de la porte ouverte, ou peut-être pour la titiller encore plus, ou encore, il allait finir par craquer, il suffisait qu’elle le titille encore un peu.

J’attendais la chute, tellement persuadée qu’elle aurait lieu, que ça me convaincrait que j’avais raison depuis le début, que je ne réussissais pas à dormir.

Caroline continuait à se jeter sur lui, à chercher le contact. Elle était déjà collée contre lui, sa poitrine s’appuyait contre son bras et il avait surement de la peine à résister. Il allait craquer, j’en suis sure. Je ne sais pas ce qu’elle a fait, mais tout à coup, il a presque sauté du canapé en lui disant qu’il retournait se coucher. Caro s’est levé pour se serrer contre lui. Il l’a serrée dans ses bras en lui faisant un bisou dans les cheveux, puis elle a levé son visage, et là sans surprise, après une petite hésitation, il l’a embrassée.

Là, j’étais sure qu’il allait craquer…

Mais non, après l’avoir embrassée, il s’est retourné pour venir se coucher et a fermé la porte derrière lui. Pascal s’est couché derrière moi et m’a entouré de ses bras. Je me demande s’il avait toujours les yeux ouverts, regrettant peut-être de n’avoir pas profité de la situation?

Probablement rassurée par sa présence réconfortante et chaleureusement tendre, de ses petits bisous légers dans ma nuque, de sa main qui me caressait doucement, je me suis endormie. Le lendemain matin, j’étais contente de me réveiller la 1ère  et de le voir encore là à mes côtés. Emerveillée, je l’ai regardé dormir un long moment. J’ai constaté qu’il avait de longs cils, c’était joli, comment n’avais-je pas encore remarqué ça? Sa bouche, afff, miam, j’avais envie d’embrasser ces lèvres qui s’offraient, mais je ne voulais pas le réveiller.

Puis, il a ouvert un œil en grimaçant, il avait senti mon regard peser sur lui. On s’est tous les 2 précipités pour aller se laver les dents, puis on est retourné se blottir dans les bras l’un de l’autre au chaud sous la couette.

Afff, j’avais pensé qu’on pouvait être un moment tranquille, mais Caroline avait dû nous entendre bouger et elle s’est précipitée pour venir nous emmerder. Elle avait dû ré-ouvrir la porte de notre chambre pendant la nuit, parce que je sais que Pascal l’avait fermée hier soir. Pascal a dû penser la même chose que moi, parce qu’il a été lui parler et en revenant, il a denouveau fermé la porte. Enfin tranquille!

Vers midi, j’ai réussi à joindre mon paps, donc j’ai filé… C’est seulement à ce moment-là que j’ai réalisé que je les laissais seuls et ça ne m’a pas beaucoup plu. Mais je ne pouvais plus rien faire pour changer ça.

Je devais passer chez moi avant, parce que j’avais prévu d’offrir une de mes toiles à papa pour son anniversaire. En partant, je me suis rappelée qu’un copain d’école, et aussi mon ex, Denis, m’avait proposé de prendre un café si jamais j’étais dans la région, donc, je lui ai envoyé un sms pour lui dire que j’allais à Cerniaz, que s’il était dans le coin, il pouvait passer boire un verre chez mon papa.

Denis est arrivé avec une bouteille de vin emballé et tout pour mon père! Jeeez, les gens à la campagne sont vachement plus conviviale, je me suis demandée comment il avait fait pour avoir du papier cadeau et une bouteille, l’emballer et touti quanti.

C’était sympa, aucune gêne entre nous et pourtant, on ne s’est pas vu depuis au moins 10 ou 15ans! Iak, heureusement pendant tout le temps qu’on était chez mon père, je n’ai pas pensé au 1er baiser, ça m’aurait fait pouffer de rire. Se retrouver avec une langue dans la bouche qui tourne comme les ailes d’un hélicoptère, c’est pas terrible, c’était pour ça que je n’ai plus voulu sortir avec lui. Tant qu’on se tenait par la main, qu’il venait tourner autour de la maison en vélomoteur, s’asseyait près de moi à la récré, c’était cool, mais dès que ça a pris le chemin du baiser, niet. J’ai aussi eu mon oncle Roger au téléphone. Le frère à mon papa lui avait fait un cake au mocca pour son, et il était très bon, alors j’ai appelé pour le lui dire.

Le temps a passé très vite, et c’était tout à coup 18h...

Au moins, pendant toute l’après-midi, je n’ai pas pensé à Pascal, ni au fait que je l’avais laissé seul avec Caroline, qu’elle avait profité de sa présence pendant tout ce temps et pas moi. Avec angoisse, en rentrant, je me suis demandé s’ils avaient fait autre chose que parler… A quoi je devais m’attendre…

Comme j’avais entendu Pascal refuser ses avances hier soir, j’avais espoir qu’il ne s’était rien passé, je ne crois pas que j’aurai le courage de chercher à le savoir de toute manière. En tous cas, pas pendant le week-end, on verra en rentrant. Non, je ne pense pas que je chercherais à savoir. Afff, pourtant, je sais que je serais attentive au comportement de Pascal, à sa manière d'agir avec moi…

Ils n’étaient pas dans la chambre quant je suis arrivée, alors j’ai dû appeler pour savoir où ils étaient. Dommage que je ne pouvais pas leur tomber dessus à l’improviste. Ils étaient dans un bar du coin, alors j’ai été les rejoindre.

Ouf et joie aussi… Il ne s’était rien passé et pour ça je l’adore ça de plus… Je l’aime à mourir!

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091/2012 - Un w-e à 2? Pas sans compter Caroline! (1)

Publié le par JaneDo

Samedi, 31 mars 2012 - (091/2012)  -  Pas un week-end à 2… mais à 3!

Quant Pascal m’a appelée en quittant la salle pour me dire qu’il aurait du retard, que je pouvais déjà aller où on avait dit, que je savais où était la clé, j’ai compris qu’il était avec Caroline et qu’il ne voulait pas qu’elle sache qu’on allait au chalet. En même temps, ça a déclenché mes alertes ; il ne pensait pas juste la jeter devant sa porte.

Ça m’a énervée; il n’allait quand même pas me faire encore un coup pareil?

Pascal allait devoir se décider à choisir avec qui il voulait passer la soirée, et pendant qu’on y était le week-end. Je n’étais pas d’humeur à attendre même 1/4h. S’il ne se décidait pas à me suivre illico presto, alors il n’avait qu’à rester avec elle. Pas question que j’attende sagement. C’était elle ou moi, mais pas question que je poirote pendant qu’il se prélasse avec Caroline. Ah non alors!

Ce n’était pas la 1ère fois qu’il me faisait ce genre de plan, et je passe des heures à l’attendre en vain, ensuite j’ai droit à des tonnes d’excuses inutiles. Ni 1, ni 2, j’ai foncé chez elle pour atterrir devant un spectacle des plus lamentables

Ils n’étaient pas chez elle, mais chez lui. Sa femme n’était donc pas là! Mais, n’avait-il pas oublié qu’il m’avait dit ne pas vouloir nous avoir chez lui? Alors elle, elle foutait quoi là?

Caroline s’accrochait à lui et ne voulait pas le laisser partir. Elle voulait le suivre, suppliant et assurait qu’elle se ferait toute petite, dormirait sur le canapé, dans un coin, n’importe où, mais elle voulait juste être près de lui, être où il était. Elle ne voulait pas qu’il l’abandonne toute seule, elle ne voulait pas être toute seule.

Pascal essayait de la convaincre de rentrer chez elle, qu’elle ne pouvait pas venir avec lui. Par moment, je voyais son visage se décomposer sous ses larmes. C’était pitoyable. Disons que, jamais je n’aurai osé faire ça, mais j’aurai bien voulu si je n’étais pas si fière! J’admirais son courage, parce que c’était difficile pour lui de la repousser brutalement et méchamment, et elle le savait.

Puis, ils m’ont vu debout dans l’entrée… Mon visage n’exprimait que la surprise. Les rideaux étaient tirés, alors j’avais essayé la porte à tout hasard. Au pire, j’avais ma clé.

Caroline a lancé qu’elle avait deviné qu’il partait quelque part avec moi, et elle lui demandait pourquoi il ne voulait pas l’emmener aussi. Elle le suppliait du regard, puis son regard s’est tourné vers moi, mendiant  mon aide. J’avais mal au cœur, mais je me rappelais aussi avoir eu encore plus mal au cœur quant elle avait fait mine de m’ignorer l’autre fois, je ne voulais pas oublier ça sinon, j’allais encore tomber dans le panneau.

Mais, c’était franchement difficile de la voir se traîner à ses pieds accrochée à sa jambe, et je suis loin d’être sans cœur.

 

J’ai fait signe à Pascal qu’elle pouvait venir, et je me suis détournée. Pascal a voulu qu’elle le lâche pour qu’il puisse me parler, mais entre 2 hoquets, Caro a dit qu’elle avait peur qu’on en profite pour l’abandonner toute seule, et filer tous les 2.

Pascal s’est baissé pour essayer de la faire lâcher prise. Chaque fois qu’il arrivait à détacher une main, elle s’accrochait de l’autre. Waouh, elle est forte, avait l’art de le faire fondre. Avec un air résigné, Pascal l’a serrée contre lui. Il lui a répété qu’elle ne pouvait pas l’accompagner, qu’elle devrait comprendre et rentrer sagement chez elle. Mais devant le flot de larmes qu’ont provoqué ces quelques mots, il a capitulé.

Il l’a envoyé attendre dans la voiture, il voulait me dire 2 mots. J’aurai voulu lui dire de l’envoyer balader, qu’il n’avait qu’à se débrouiller pour ne pas se retrouver dans des situations pareilles, mais je n’ai rien dit. J’aurai fini par ressembler à sa femme! Incertaine, son visage collé à la fenêtre, Caroline regardait en direction de la maison. J’ai compris qu’elle avait réellement peur qu’on parte sans elle, ça m’a coupé mon envie de revanche.

Faiblesse, je l’ai donc laissée venir avec nous, j’avais pourtant dit que je ne la laisserai plus s’immiscer entre nous, mais faut croire qu’elle sait comment faire plier son monde!

Pascal n’a pas voulu aller au chalet avec elle, ce serait comme indiquer une de nos cachettes, alors il a préféré réserver une suite à l’hôtel à Villars. Si elle nous cherchait là la prochaine fois, elle ne nous trouvera pas. Villars était juste assez loin pour qu’on ne croise personne, et juste assez près pour que je n’aie pas trop de route à faire pour aller chez mon père samedi. On aurait pu aussi aller au chalet à Paul, mais il aurait fallu le prévoir plus tôt.

  • Ha Jane, ÇA, c’est de la torture…

Afff, oui, j’avais ces saletés de ragnagnas, et Pascal ne pouvait pas me toucher. On s’embrassait et ça devenait trop « hot », Pascal m’a lachée avant que ça ne dégénère et s’était affalé de son côté, sur le dos. Il se mordait la lèvre inférieure et avait son bras sur les yeux, mais l’expression du bas de son visage me faisait savoir qu’il y avait plus que ça. Je l’ai cuisiné, je voulais savoir ce qui se passait dans sa tête et pourquoi il avait dit ça comme ça.

  • A quoi tu penses, et qu’est-ce que tu veux dire par "ÇA c’est de la torture"?
  • Rien, juste que c’est de la torture de ne pas pouvoir te toucher, juste not fair.
  • Tu as pensé à autre chose, dis-moi ?
  • Non, ce n’était rien, juste un truc qui m’a traversé la tête. Vraiment rien.
  • Dis moi…

Appuyé sur un bras il me scrutait du regard, j’étais toute attentive, et aussi toute émerveillé de le trouvé toujours aussi beau, si sexy, si… Aoutch, ça faisait battre mon cœur à la folie. Il a fait une petite grimace et s’est mis à jouer du doigt avec ma bouche en me faisant de petits bisous tout autour, et il a répété encore que ce n’était rien. Mais j’étais persuadé que je voulais savoir ce qui lui avait traversé l’esprit, j’ai continué à le cuisiner, je n’avais pas l’intention de lâcher l’affaire. Je voulais absolument savoir à quoi il pensait quant il s’est tourné. Oui, absolument.

Il a détourné le regard un instant, tout en me faisant des bisous dans le cou, ses lèvres descendaient pour suivre la courbe de mes  épaules, afff, j’adore. Il essayait de changer de sujet, de détourner mon attention, mais il allait savoir à quel point je pouvais être têtue. Je ne voulais pas relâcher la pression, j’étais probablement chiante, mais j’ai continué à le presser comme un citron.

  • Chou, dis-moi… Ça va me travailler si tu ne me dis pas, et ça doit être important pour que tu ne veuilles pas me révéler ce que tu pensais.
  • C’est vraiment pas grand-chose, je pensais seulement que c’était cruel de ne pas pouvoir… J’ai envi de toi, toute entière, et je dois me contenter de tes lèvres… J’suis frustré.
  • C’est pas vrai, c’est pas ça sinon tu me l’aurai dit tout de suite. Je sais qu’il y a autre chose et ça ne sert à rien de mentir, je le sentirais aussi.

Il s’était à nouveau tourné sur le dos et regardait le plafond. Je voyais bien qu’il hésitait, alors j’ai insisté encore.

  • Jane, laisse couler… (Gros soupir). Si je te le dis, tu vas te fâcher, on risque de se disputer, et c’est pas vraiment comme ça que j’avais imaginé le week-end!
  • Ôfff, alors là, je veux encore plus savoir. J’ai fait quelque chose de mal? J’ai dit un truc de travers ? Tu ne m’aimes plus ?
  • Orhhh, bien sûr que non… Je t’aime idiote. Rien à voir.
  • Alors si c’est pas tout ça, si tu m’aimes, tu dois me dire. Et je te promets que je ne vais pas me fâcher. J’arrive pas à imaginer pourquoi tu crois que je vais me fâcher ? Pascal… Dis-moi ! C’est encore pire de me faire languir comme ça, c’est affreux.

Il a poussé un long «pouffff», c’était un long soupir résonnant, et il a recommencé à se mordre la lèvre et à faire la grimace.

  • Avant de te raconter, je voudrais que tu te rappelles que je ne suis qu’un pauvre mec, tout simple. Je suis sûr que toi aussi, ça t’arrive souvent de penser à des trucs que tu n’aimerais pas avoir à dire tout haut… et c’est pour ça que je n’en ai vraiment pas envi, mais je sais que tu vas pas me lâcher avec ça.

Puis, il m’a dit que ce qui était de la torture, c’était d’avoir laissé Caro venir alors qu’il ne pouvait même pas me toucher, c’était comme lui balancer une carotte sous le nez.

J’ai compris… Caroline, toute disponible dans la chambre d’à côté, et moi, pas tellement, le laissant … Il avait pensé à elle avec qui il pouvait faire l’amour alors que moi, niet.

C’était un peu… cruel? C’était moi qu’il torturait d’avoir même pensé à elle! Mais, c’est vrai, je ne pouvais pas lui en vouloir, on avait tous des fois des idées tordues qui nous traversaient la tête, c’était juste que ça me rendait un poil incertaine et un tantinet jalouse qu’il ait pensé à elle dans un moment pareil!!!

  • Je ne suis pas du tout fâchée.

Avant que je ne ferme les yeux pour me rouler en boule dans ses bras, il a plongé son adorable regard vert dans les miens pour me dire qu’il m’adore et que je l’étonne toujours un peu plus. Je pense qu’encouragée ou sur la vague du plaisir que j’éprouvais à le surprendre et de l’entendre me répéter aussi sincèrement combien il m’aimait, je lui ai donné carte blanche pour aller retrouver Caro.

Ouais, ouais… stupide je l’avoue! Mais sur le moment, je flottais sur mon petit nuage, et les mots sont sortis tout seul.

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