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109/2012 - Faut que ça change...

Publié le par JaneDo

Mercredi, 18 avril 2012  -  (109/2012)  -  Faut que ça change...

Pascal m’a appelé tôt ce matin, Thomas lui a raconté ce qu’il m’avait dit et Pascal était préoccupé. Pascal a voulu me rassurer, me dire qu’il m’aimait malgré ce que Thomas avait l’air de dire, il voulait être sûr que je le savais et que je n’étais pas en train de remettre notre relation en question. Par contre, je lui ai dit qu’on devait discuter.

Jeeez, je n’aurai jamais dû dire ça comme ça, du coup Pascal était tout inquiet

J’avais simplement réalisé que je ne serais jamais à ma place, jamais acceptée, et si je voulais avoir une chance de ne pas le perdre bêtement, il fallait vraiment, mais vraiment qu’on soit le plus secret possible, il ne fallait plus qu’on sache pour nous 2, ou le moins de monde possible. D’après ce que je sais, Michael, Thomas, Paul et Caro sont au courant, Jess aussi, mais c’était mieux pas. Je savais qu’on pouvait compter sur les copains à Pascal pour garder leurs langues, mais avec Caro et Jess, c’était une autre histoire. Je ne pense pas que c’était bien que sa femme soit au courant, et pas plus Caro.

Là là, journée super chargée question boulot. On travaille sur un projet pour des tissus, pour des draps de lits, fourres de duvet pour une grosse boîte suédoise, et je dois dire que j’aimerai bien qu’un de mes dessins soit retenu, ce serait trop super. Bon, c’est clair qu’après la touche du chef de projet, on perd nos droits d’auteurs, on n’est pas reconnu, on ne signe pas son travail, mais moi je saurai que c’est le mien et ça me suffit.

La boîte suédoise avait déjà utilisé une de mes planches pour des boîtes, je pensais continuer sur la même ligne, les mêmes couleurs et pourquoi ne pas sortir une ligne identique pour les tissus, tout en préparant une autre série, au cas où ils ne veulent pas que les tissus fassent partie de la même série que les boîtes.

Le soir, j’ai été prendre un verre avec Fred, un copain, et Pascal, toujours inquiet, était passé chez moi… Ben, on ne s’est pas vu. Je n’avais même pas pensé regarder mon natel. Après avoir parlé avec Pascal ce matin, je ne m'attendais pas à sa visite, je pensais l'avoir rassuré. Je ne lui avais pas dit que je sortais ce soir et j'avais un peu peur qu'il s'inquiète en pensant que je prenais mes distances. Je n'ai vu son message qu'en rentrant. Trop tard pour l'appeler.

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108/2012 - Thomas m'a blessée...

Publié le par JaneDo

Mardi, 17 avril 2012  -  (168/2012)  -  Thomas m’a fait mal...

Pascal s’était arrangé pour être là, Thomas avait bien essayé de se débarrasser de lui, mais il a dû finir par lui dire qu’on avait rendez-vous. Malin, Thomas s’était tout de même arrangé pour que Jess passe comme par hasard et là, Pascal n’avait plus le choix, il a dû rentrer. J’ai compris après pourquoi Thomas tenait tant à se débarrasser de Pascal…

Thomas m’a rappelé qu’il m’avait fichu la paix, il m’a demandé pourquoi je ne l’appelais jamais, ne proposait jamais qu’on aille prendre un verre ensemble, s’il ne m’appelait pas, ben on ne se verrait tout simplement jamais. J’ai prétendu que c’était par timidité, que je ne voulais pas le déranger ou l’emmerder. Je ne pouvais tout de même pas lui dire que je n’y pensais même pas, que ça ne m’avait même pas traversé l’esprit.

  • C’est évident que vous n’êtes pas fait l’un pour l’autre, depuis le temps, tu devrais t’en être rendu compte, non? Si tu aimes tellement les mecs qui se foutent de ta gueule et qui te trompe à tire la rigole avec tous les culs qui passent, donne-moi une chance, ça je peux faire aussi!
  • Et qu’est-ce que tu fais de la promesse que tu as fait à Pascal?
  • Ça ne compte pas puisqu’il te trompe avec tout ce qui bouge!

Thomas a eu un petit rire. Jeeez, il avait l’art de me piquer là où il fallait sans en avoir l’air. Combien d’autres? Aoutch, s’il cherchait à titiller mes doutes, il avait visé juste. Maintenant je n’avais qu’une envie, c’est qu’il me dise ce qu’il savait, mais je ne voulais pas me montrer aussi peu confiante, alors j’ai fait semblant de ne pas comprendre. Aoutch ! Parfois Thomas est un peu dur avec moi!

Thomas voulait que je lui donne une chance de me rendre heureuse, pour lui, je ne pouvais pas sérieusement m’estimer comblée dans une relation pareille, avec un type qui ne tenait pas vraiment à moi. Si j’aimais tellement sortir avec un mec qui me trompe à chaque coup de vent, il pouvait en faire autant.

Glups! Est-ce que c’était comme ça qu’on percevait ma relation avec Pascal?

Ho là là, j’allais devoir encore me justifier et lui dire que j’aimais Pascal et qu’il n’a avait pas la place pour 2 hommes dans ma vie! Thomas s’est moqué de moi en me disant que Pascal n’était pas du genre à manger à plusieurs râteliers à la fois, qu'il n'avait jamais agi comme il le faisait depuis qu'il était avec moi, donc, il ne m’aimait pas vraiment. Thomas peut être parfois un peu dur, mince, il m’a fait pleurer.

Est-ce qu’il pensait vraiment que Pascal ne m’aimait pas ou est-ce qu’il avait dit ça juste pour me faire réagir? Finalement, je regrettais d’avoir été manger avec Thomas! Il m’a fait sacrément mal…

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107/2012 - Ma tête me joue des tours...

Publié le par JaneDo

Lundi, 16 avril 2012   -  (167/2012)  -  Ma tête me joue des tours..

Après tout ce qu’on avait discuté, je ne m’attendais pas à voir Pascal en rentrant. Il était rentré avec sa femme, et Caro et moi avions dû rentrer avec Thomas. Jeeez, je me suis félicitée d’avoir refusé l’invitation de Thomas, Pascal aurait passé des heures à m’attendre et je pense qu’il aurait été légèrement interloqué de ne pas me voir rentrer. Ouf, ouf, ouf.

Le voir m’attendre en haut des escaliers devant ma porte m’a fait palpiter de la tête aux pieds.

En le faisant entrer, j’ai eu une idée bizarre; est-ce qu’il était là pour vérifier si c’était mieux à 3, avec Caro ou rien qu’avec moi? Evidemment, il avait envie de faire l’amour, mais je ne l’ai pas laissé me toucher. Je me suis aussi demandée comment ça se faisait qu’il soit chez moi et comment il avait réussi à sortir. Et j’ai su qu’il avait prétendu sortir prendre un verre avec ses copains. Hum, mauvais esprit, je me suis dit qu’alors, il aurait pu le faire plus souvent et ne pas me laisser des jours entiers sans nouvelles!!! J’ai compris qu’il ne pourrait pas dormir chez moi.

Pascal avait été un peu insistant, mais malgré tout adorable. Il est rentré vers les 2h du matin, il va être crevé demain au boulot!

Ce soir, je n’avais pas trop envie de sortir, il faisait moche, alors j’ai averti ma sœur. J’étais crevée et j’avais envie de peindre si je retrouvais un peu d’énergie. Et je crois aussi que j’avais envie et besoin d’être un peu tranquille, surtout maintenant que j’étais débarrassée de Béa, j’avais à nouveau mon petit havre de paix pour moi toute seule.

J’avais averti Pascal pour demain soir avec Thomas, il n’aimait pas trop l’idée. Pascal pensait que Thomas risquait encore de se faire des idées et préfèrerait nettement que je trouve une excuse pour annuler, sinon, il allait s’arranger pour venir aussi, mais ça, j’en doute! Après avoir passé beaucoup de temps avec moi le week-end, et une partie de la nuit d’hier ici, ça m’étonnerait que Jess soit ravi de le voir traîner après l’entrainement…

Et je ne pense pas qu’il s’amuserait à pousser sa femme à bout juste pour tenir la chandelle. On verra bien…

Afff, je rougissais en pensant à ses câlins… Pascal était chaud quant il est parti, lui qui était tellement porté sur le sexe, je me demande s’il s’était soulagé ailleurs? Avec sa femme peut-être? Ou Caroline? Zut, je n’aurai   peut-être pas dû faire la maligne   et simplement accepté la chance que j’avais, qu’il soit venu jusque chez moi au lieu de laisser mon imagination me jouer des tours. Mince que je suis nulle!!!

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106/2012 - 3 dans le même lit pas prévu au progamme!

Publié le par JaneDo

Dimanche, 15 avril 2012  -  (106/2012)  -  Se retrouver les 3 dans le même lit n’était pas prévu au programme!

J’aime les week-ends au chalet parce qu’on s’amuse, on fait la fête non-stop, et surtout parce que j’ai l’occasion de passer plus de temps avec Pascal, de discuter avec lui et tout. Alors j’adore. J’aime le regarder vivre, l’observer s’amuser, blablater avec ses potes, les petits sourires qu’on s’échange, le croiser que ce soit dans les escaliers, la cuisine ou ailleurs, me baigner avec lui ou nos petites séances de saunas, les petits bisous volés dans les petits coins ou au détour d’une pièce, et j’adore danser avec lui ou même seulement le regarder…

Ces week-ends me comblent toujours, j’en reviens toujours la tête pleine de souvenirs de bons moments et remplie d’énergie.

C’est aussi amusant parfois de rencontrer de nouvelles personnes, même si la plupart du temps, je ne souviens pas de leurs noms, et ça me permet aussi de sortir de ma coquille. Bon parfois, ça m’arrive aussi de flipper parce que les mecs ramènent toujours des filles des bars qu’on fréquente, ou même parfois, ils nous ramènent des gens qu’ils ont rencontrés sur Genève ou Lausanne.

Les filles sont beaucoup plus agressives que quant j’avais 16 ou 18ans, elles ne se gênent pas pour se jeter à la tête des mecs, ni même à carrément  leurs faire des propositions, et ça c’est la partie que j’aime le moins. Elles ne se gênent pas de carrément dire à un mec qu’il leurs plaît, et ça malgré tout, ça me choque toujours. Faut dire que les mecs en profitent et s’amusent dans ses relations sans lendemain. J’aimerai bien être un tantinet aussi téméraire!

On en avait assez discuté, quant Jess semblait vouloir être avec son mari, Pascal s’exécutait et se transformait en petit mari chéri. Bon, ça devait être facile, il avait tendance à souvent toucher son partenaire, que ce soit pour lui passer les bras autour, lui faire de petits bisous, et je crois que je commençais à m’y faire. Jess savait que la plupart de ses copains savaient qu’on continuait à se voir ou que Pascal fréquentait d’autres femmes, mais Jess tenait à ce que les apparences soient sauf pour les autres. Je comprenais parfaitement.

On avait aussi discuté à propos de notre relation… J’étais pour la discrétion, j’aurai préféré que Jess ne soit pas au courant, je me méfiais des répercutions. Mais apparemment, on ne réussissait pas à garder le secret bien longtemps.

Pour les personnes qui ne nous connaissaient pas, on n’avait pas l’air d’être ensemble, j’étais une bonne copine, voir sa meilleure copine sans plus. Le rôle de Caroline semblait plus… consistant… Elle ne se gênait pas de le coller, de le suivre partout, et il n’était pas du genre à l’envoyer sur les roses, donc, sa place pouvait sembler plus enviable que la mienne par moment.

La soirée s’est prolongée jusqu’au matin et on a même dépassé les bornes certaines fois avec les jeux que Jess nous imposait. On riait aussi pas mal, on buvait aussi beaucoup jusqu’à ne plus avoir de limites, et ça étouffait pas mal ma timidité.

Vers les 3h du matin, on s’est mis à jouer à un jeu de cartes. Je n’ai pas compris les règles ce qui fait que j’ai dû avaler pas mal de verres. J’étais hyper pompette au milieu de la partie. Je ne me souviens pas clairement de la suite. Je crois que Pascal m’a ramenée dans ma chambre et il est resté. Je crois me souvenir que Caro est venue scouater dans la chambre au lieu de nous laisser tranquille, mais ça ne nous a pas dérangés plus que ça vu notre état. Elle aussi avait dû pas mal boire.

On a fini par se retrouver les 3 dans le même lit. On a profité toutes les 2 de Pascal dans tous les sens du terme, jusqu’à ce qu’il soit épuisé et à plat. Je me souviens aussi avoir embrassé Caro et on a invité Pascal à se joindre à notre duo. Cette fois, plus que les autres fois, je me souviens de la douceur de sa poitrine sous mes doigts, de son parfum, du goût de sa peau, de ses lévres, et j'étais consciente de ses soupirs de plaisir, c'était peut-être l'alcool, mais je sais que j'ai pensé que c'était ce que Pascal devait ressentir aussi.

Le matin, on était les uns sur les autres, entrelacés, raide. Jeeez, je n’avais pas envie de me lever même pour un café, c’est dire que j’étais raide! Comme des larves, on est descendu avant midi question de profiter de la journée avant de rentrer…

J’étais trop fatiguée pour faire attention à ce qui se passait autour de moi. Jess était déjà en bas quant on est arrivé et elle a tiré Pascal par son sweat et ils ont disparus un petit moment. Sur le moment, je n’ai pas réalisé que vu qu’il avait dormi avec nous, elle avait dû passer la nuit toute seule, donc elle n’était pas de très bonne humeur. Petit à petit, quant mes cellules grises ont recommencés à fonctionner, j’ai réalisé que Caro devait penser qu’on n’était peut-être plus fâché!?!

Se retrouver les 3 dans le même lit n’était pas prévu au programme, et voilà pourquoi je ne voulais pas qu’elle partage ma chambre!

C’est vrai que je lui en voulais toujours pour son parti pris avec Jess, mais je la comprenais. Je ne savais pas encore ce que je voulais faire la concernant, si j’allais oui ou non demander à Pascal de faire un choix, alors je ne voulais pas qu’elle sache que je n’étais pas vraiment fâchée.

Pascal et sa femme sont revenus comme si rien ne s’était passé, comme s’ils ne s’étaient pas disputés…

L’après-midi, les garçons ont été dévalés les pistes en motoneige, bob, ski, snowboard, en bref avec tout ce qui glisse. La plupart des filles sont restés au chalet à papoter. Moi je me suis installée dans un coin pour lire.

Pascal m’avait proposé de dormir au chalet ce soir, il avait pris congé demain matin, mais vu la fin de soirée, les choses avaient changés, il allait être obligés de rentrer avec sa femme. Cette fois, Caro et moi devions repartir avec Thomas ou quelqu’un d’autre, il ne pouvait pas nous prendre avec. Je m’étais arrangée pour rentrer avec Thomas et Caro s’est incrustée avec nous, ce qui fait qu’on n’a pas pu discuter.

Après l’avoir déposée, Thomas m’a invitée à manger avec lui, mais j’étais trop crevée, je rêvais de rentrer à ma maison, alors j’ai prétendu avoir déjà quelque chose. On a reporté à mardi soir après son entraînement. L’air de rien, je me réjouis d’aller manger avec Thomas. Je vais juste devoir le dire à Pascal avant, je ne veux pas qu’il y ait de malentendu.

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105/2012 - Discussion en suspens... Je l'aime à mourir...

Publié le par JaneDo

Samedi, 14 avril 2012  -  (105/2012)  -  Discussion en suspens !

Hier soir, avant de monter en voiture, Caro a demandé si elle pouvait aller devant. J’aurai voulu lui dire qu’elle n’était pas prévu, donc elle allait derrière. Pascal nous regardait, il avait entendu, je ne voulais pas avoir l’air d’être une peste, alors je l’ai laissé aller devant. J’avais cherché son regard, j’attendais une réaction de la part de Pascal, mais il n’avait rien dit. Quoique, j’aurai très bien pu refuser et lui dire ce que je pensais, je crois que Pascal aime bien mon côté peste.

Un moment donné, Pascal a pris la main à Caro pour le poser sur sa cuisse, un geste qu’il faisait souvent avec moi. Ça m’avait désagréablement surprise et nos regards se sont croisés dans le rétro. Quelques kilomètres plus loin, il s’est brusquement arrêté sur une aire de repos; il voulait qu’on discute.

Pascal a dit que ça l’avait surpris de me voir au concert, il ne s’y attendait pas après ce que je lui avais dit au téléphone. Il ne s’attendait non plus pas à voir Caro, mais quelque part, elle, il s’y attendait. Par contre, il n’avait pas prévu qu’elle s’arrangerait pour s’incruster et qu’on serait obligé de la prendre avec nous. Après avoir sorti tout ça d’une traite, il a dit que toute la situation commençait à devenir un peu lourd pour lui, il nous a demandé ce qu’on allait faire une fois au chalet, ça ne pouvait pas continuer comme ça, c’était trop, et là il s’est adressé à Caro ;

  • Caro, on en a parlé… Tu sais bien ce que j’essaie de dire… de quoi je veux parler?

Cette fois, c’est moi qui était dans le noir, je ne savais pas du tout ce qu’il voulait dire. J’étais restée un peu en retrait, près de la voiture. Caro le regardait sans rien dire, mais je crois bien avoir noté un léger tremblement. En s'adressant à moi, Pascal s'est excusé pour son geste dans la voiture, il disant que c'était un geste automatique, il n'avait pas réfléchi.

  • Caro?
  • Ça ne change plus rien maintenant… C’est un peu glauque ici, il est tard, il fait noir… On ne pourrait pas en parler une fois au chalet ? Je ne me sens pas très bien, on est planté au milieu de nulle part en pleine nuit?
  • Ha ça, je suis d’accord avec Caro… Trop glauque!

On a rien changé, je me suis réinstallée à l’arrière. Enfoncé dans mon siège, j’ai même évité de croisé son regard ou de chercher à parler. Le trajet jusqu’au chalet a été fait dans le plus grand silence.

Au chalet, Michael est venu lui donner un coup de main pour porter nos sacs. Michael était resté au chalet avec 1 de ses potes, Jess et des nanas que je ne connaissais pas. Le reste de la bande était déjà sorti. Caro voulait partager ma chambre, Pascal n’a rien osé dire. Sa femme s’était précipité sur lui dès notre arrivée, mais au regard qu’il m’a lancé, j’ai cru comprendre que ça ne l’emballait pas. Clair que moi non plus. Je n’ai rien dit, je voulais attendre d’être à l’étage pour lui dire non, mais je n’ai pas su comment, alors je l’ai laissé s’installer en fulminant de rage à l’intérieur.

Ça fichait en l’air toute occasion que j’aurai pu avoir de voir Pascal en douce!

En descendant après m’être installée, j’ai vu que Pascal et sa femme s’apprêtait à sortir. Apparemment, ce n’était pas pour ce soir notre petite discussion. A les voir, il aurait été difficile de dire que Pascal n’était pas l’homme le plus heureux de la planète d’avoir retrouvé sa petite femme, il avait l’air tellement joyeux et elle si comblée!

Mince, je n’avais pas envie de traîner derrière eux, toute seule et de passer ma soirée à le regarder s’amuser, rire et blaguer avec toute la terre sauf moi. J’ai donc décidé de rester au chalet et de lire mes mangas. J’en avais pris toute une collection que ma nièce m’avait prêtée. Caro, elle, s’est dépêchée de courir derrière Pascal comme un petit chien.

J’ai lu pendant presque qu’1 heure, puis j’ai dû m’endormir. Je me suis réveillée sous les câlins et les caresses de mon petit homme qui était rentré avant les autres pour faire un tour dans ma chambre. On était en plein… quant Caro a eu la mauvaise idée de faire irruption dans la chambre. Pas possible, elle a fait exprès, j'en suis sûre. Pascal s’est immédiatement retirer pour se coucher sur le ventre. C’était gênant, mais ça nous a fait presque rire. C’est drôle mais aucun de nous 2 n’avons osé lui demander de quitter la chambre. Elle s’est déshabillée en nous jetant des petits regards en coin, puis elle s’est couchée. On a discuté un petit moment en chuchotant caché sous les couvertures, puis Pascal est parti. J’étais verte, elle avait tout gâché.

Je suis sûre qu’il est redescendu au salon … J’aurai peut-être dû le suivre?

Je me suis levée assez tôt le lendemain matin. J’ai été prendre mon café, Thomas était là aussi, et il avait l’air complètement crevé. Ils étaient rentrés très tard et avaient continué la soirée à la piscine. Il n’avait dormi que 3h, il était sur les rotules et ils avaient prévu d’aller faire du rallye dans l’après-midi. Je lui ai dit qu’il devrait peut-être évité vu son état, mais il ne voulait pas faire faux bond au reste de la bande.

Le temps était au gris aujourd’hui, un temps idéal pour rester au coin de la cheminée avec un bon bouquin, mais j’avais décidé de ne pas me mettre toujours à l’écart et de participer pour une fois. Surtout, j’avais envie de montrer à Pascal que je pouvais aussi le suivre dans ses activités. Et afff, il était trop mignon, trop sexy habillé en pilote. Waouh, je l’aurai croqué tout cru!

C’était génial de les regarder s’escrimer sur les pistes, les dérapages et le reste. Pascal a été adorable, il venait sans arrêt vers moi, ce qui fait que je ne me sentais pas seule. Quant il m’a demandé si je voulais monter et faire un tour de piste, j’ai accepté. J’aime conduire, j’aurai aimé tenir le volant. Je suis sortie de la voiture avec le cœur dans les chaussettes, mais je n’ai rien dit, au contraire, je faisais celle qui avait pris son pied, en disant « c’était génial, trop cool ». C’est assez flippant de rouler à une telle vitesse, jeeez, il y avait des moments où j’aurai voulu sauté de la voiture.

Pascal était assez tactile toute la journée, entre me passer ma main dans le dos, me masser les épaules, me frôler la joue de sa main ou avec un bisou. Je l’adore. Chaque fois qu’il s’approchait de moi, j’avais le cœur qui faisait ses habituelles claquettes, je l’aime juste trop fort.

Au lieu de rentrer au chalet, on a décidé d’aller manger une pizza dans un des restos le plus fréquenté de la station. On a eu de la chance de trouver une table pour 20 personnes!!! Thomas le petit futé avait eu la bonne idée de téléphoné pour réserver sans rien dire à personne. Apparemment, on ne lui refuse rien. L’ambiance était géniale.

Peut-être que j’ai trouvé que l’ambiance était super parce que Pascal m’avait installée à côté de lui. Je ne sais pas ce que Jess en pensait, elle n’a rien laissé paraître. Toute la soirée, on aurait dit qu’il n’avait d’yeux que pour moi. Ça m’a comblée d’avoir son attention, qu’il me murmure des petits mots doux à l’oreille et aussi sa main qui caressait mon genoux…

On est rentré après, une partie du groupe a voulu jouer au billard, l’autre se baigner, moi j’avais envie de faire une sieste pour pouvoir faire la fête le plus tard possible. Pascal a été se baigner avec les autres, et bien sûr Caro l’a suivi.

Ça ne lui servait pas à grand-chose, Jess aussi avait été se baigner et elle ne quittait pas son mari d’un pouce depuis la pizzeria. Accrochée à son cou, elle ne laissait pas les autres filles s’approcher de trop prêt.

J’avais vraiment envie de dormir et si Caro se pointait dans la chambre, elle se mettrait à bavarder  ou à faire du bruit et c’en serait fini de mon précieux sommeil, alors j’ai été me planquer dans l’attique, l’ancienne chambre à Pascal. Je me suis mise en haut, là où personne ne me trouverait. Au moins là-bas, j’étais sûre d’avoir la paix.

J’ai bien dormi et vers 22h, après une petite douche pour me réveiller le cerveau, je suis descendue au salon.

Iak, il y a pas à dire, quant on s’absente un moment, on se sent vraiment mal à l’aise face aux petits groupes, on ne sait pas où se mettre et on n’est pas au courant des évènements de la soirée. Bref, je me sentais hors-jeux. Je n’ai pourtant jamais de peine à aller m’installer vers Thomas même si je ne participe pas aux conversations, par contre, impossible d’en faire autant avec Pascal. Je ne pouvais que le regarder s’amuser de loin.

Thomas m’a fait la remarque; il pense que si j’ai tellement de peine à me sentir à l’aise avec Pascal après tout ce temps, c’est qu’on n’était pas fait pour être ensemble. Ça ne fait jamais plaisir d’entendre ça.

Puis je suis montée me préparer pour sortir. Pascal est venu me rejoindre pour me demander de rester au chalet. Il pensait faire semblant de sortir avec les autres, et dès qu’il pourrait, il rentre au chalet. Comme ça, on pouvait passer une soirée tranquille, rien que les 2. Oui, mais dans combien de temps? Est-ce que je ne risquais pas de passer ma soirée à attendre en vain? J’avoue que ça m’embêtait un peu, j’aurai voulu sortir, boire un verre ou deux, danser, être avec tout le monde et pas cloîtrée au chalet. M’amuser quoi! Mais j’ai accepté.

Je me suis posée en bas devant la cheminée et j’ai lu en attendant.

Pascal n’avait pas cherché à se débarrasser de moi et passer une soirée libre, 1/2h après, il était déjà de retour avec son petit sourire coquin et heureux. Il m’a embarquée par la main, on est monté chercher nos maillots de bains et on a filé à la piscine. Pascal a pris soin de fermer la porte à double tour et on s’est baigné. Arfff, trop cool. Puis quant on ne pouvait plus se retenir de s’embrasser, de se toucher, on a été s’enfermer dans la sauna. C’était hot.

La proximité de lui, de sa peau, sa bouche, de ses mains, son sourire, de son corps presque nu… Miam…

On a eu 2h d’une paix royale, avec l’impression d’être seuls au monde, puis avec l’appréhension de voir les autres se rappliquer, on s’est habillé pour s’installer au salon en tout bien, tout honneur. Quant les autres ont commencés à rentrer, j’avais d’abord pensé me retirer lire dans ma chambre, mais Pascal voulait que je reste avec lui, alors je suis restée.

Jess est venue se poser sur ses genoux et s’est mise à accaparer la conversation. Tout pour montrer qu’il lui appartenait. Ça ne m’a pas du tout dérangé, je savais qu’il viendrait dormir avec moi après. Caroline faisait une tête de 6 pieds de long.

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104/2012 - Petit effort...

Publié le par JaneDo

Vendredi, 13 avril 2012 - (104/2012) - Petit effort

Ce sont les dernières, derniers jours froid, alors chalet pour le week-end, cool. Malheureusement, Pascal ne pouvait pas monter tout de suite, il remplaçait le bassiste dans le groupe à Varios. Il m’a demandé de l’accompagner au concert et qu’on monte ensemble au chalet, mais je ne voulais pas y aller.

J’adore le regarder jouer, ce n’était pas ça le problème, seulement, je n’étais pas la seule et j’ai un peu de peine à supporter les groupies qui suivent les musiciens et leurs manières à faire du forcing pour attirer l’attention des garçons du groupe. Donc, Pascal passait me chercher après ce qui me laissait quelques heures de tranquillité.

J’ai passé l’après-midi chez le coiffeur, il me fallait me couper les cheveux, sinon j’y mettrais moi-même le ciseau un de ces 4, je ne supporte plus d’avoir les cheveux qui me balai la nuque.

Le hic c’est que j’avais toujours tendance à refuser de l’accompagner, de faire partie de ses activités, de rester à ses côtés, et ce n’était pas parce que j’en avais pas envie, j’étais juste un peu trop timide et coincée. J’ai donc décidé finalement d’aller le rejoindre et on partirait ensemble pour le chalet, sans qu’il ait besoin de venir jusque chez moi.

Et me voilà perdue parmi la foule, complètement mal à l’aise avec la peur au ventre de rater Pascal si jamais il décidait de partir immédiatement après le concert.

Je ne me sentais pas trop à ma place, il y avait trop de monde, toutes les tables étaient prises, il y avait parfois de mini places au bar, alors, je me suis enfilée comme j’ai pu et je suis restée accrochée à mon petit espace au bout du bar. Quant ils ont repris après la pause, j’ai eu l’impression que Pascal m’avait vue.

Puis, chance énorme, Caroline était là, ça m'a sauvé, dès qu’elle m’a vue, elle est venue s’engouffrer entre les 2 mecs balaises qui se tenaient près de moi. Je ne les connaissais pas et je ne les ai même pas regardés. Difficile d’échanger quelques mots, alors on s’est juste souri en guise de bonjour. Je me suis demandée si elle était venue en voiture ou comme moi, en taxi, et si elle comptait sur Pascal pour l’emmener au chalet. C’est dingue, mais j’avais le sentiment qu’elle était venue toute seule. Je comprends pas comment elle arrive à avoir l’air si à l’aise, moi avant de la voir, je me sentais hyper mal d’être là toute seule!

  • Hé salut, c’était cool. Tu ne jouais pas avec le groupe la semaine passée, c’est dommage.
  • C’est vraiment bien ce que vous faites, on peut t’offrir un verre?
  • T'es super, c'est vrai, c'est dommage que tu ne fais pas tous les concerts. Je suis fan, je vous suit partout.
  • Ouais, c'est chouette ce que vous faites.
  • Merci c'est gentil, mais c’est lui... qui décide ce qu’on joue. (Pascal)

Pascal montrait Varios du menton à une bande de nanas qui attendaient près de la scène pour happer les mecs du groupe au passage. Certaines ont vaguement regardé dans la direction qu’il montrait, et elles lui ont encore proposé un verre. J’étais à quelques pas et j’avais détourné la tête, gênée.

  • On m’attend, mais je vais voir si ma copine est d’accord.
  • Ta copine?
  • Ouais, les meilleurs sont toujours pris, quel dommage!

Pascal nous a fait un signe de la main en souriant. Une des filles lui a demandé laquelle, vu que Caro et moi avions répliqué presque ensemble. Pascal n’a pas répondu à sa question. Elles n’étaient plus aussi chaudes pour offrir un verre à la copine. Pascal nous a fait la bise, et j’ai vu les nanas nous scruter de la tête aux pieds. C’était plutôt un regard qui mesurait la compétition. Le résultat était sans équivoque, elles pensaient qu’on n’était pas à la hauteur, qu’elles pouvaient facilement nous écraser.

Pascal était de bonne humeur, je crois qu’il était content de me voir. Il m’a dit que quant il m’avait vue m’installer au bar, il a raté un accord de surprise. Je faisais celle qui se sentait à l’aise même si j’avais des bouffées de chaleurs, et ce n’était pas parce qu’il faisait chaud.

Comme je l’avais pensé, Caro était venue elle aussi en taxi, ce qui faisait qu’on allait devoir la trimballer avec nous!

Lali, la chanteuse, s’attendait à ce que Pascal prenne un verre avec le groupe et retourne au local avec eux, mais c’était impossible, on nous attendait au chalet. Ils allaient devoir ranger le matériel sans lui. De toute façon, Pascal prenait toujours ses 2 guitares avec lui, il ne les laissait jamais au local ou avec leur matos.

Une des filles avec qui Pascal avait discuté plus tôt lui avait enfilé son numéro dans la poche de sa chemise, c'est Caro qui a été le pêcher. Pascal l'a froissé et jeté sans même regarder. Tant mieux. Caro m'a dit après, qu'il y avait un petit coeur dessiné au dos d'une photo et qu'elle lui avait marqué ses numéros; boulot, maison et portable, qu'elle avait spécifié qu'elle vivait seule.

C’était approx. 1h du matin quant on s’est mis en route… Déjà samedi matin…

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103/2012 - Des bleus et des suçons!!!

Publié le par JaneDo

Jeudi, 12 avril 2012  -  (103/2012  -  Des bleus et des suçons!!!

Aoutch, j’ai mal partout, Layne ne m’avait laissé aucun répit, pffffouh. Il n’avait pas prévu de bavarder en regardant la télé, il voulait baiser, point barre, je l’ai su dès que j’ai passé la porte. En gros, ça ne me dérange pas, on s’entend bien physiquement, il est juste un peu brusque à mon goût. En prenant ma douche avant de me coucher, j’ai remarqué des bleus et des marques sur mes bras, mes cuisses et aussi dans le cou. J’allais être obligée de mettre des cols roulés pendant quelques temps, difficiles de faire passer ça pour des coups en me cognant à des meubles. Heureusement qu’il faisait froid ces jours-ci!

J’avais eu l’intention de passer prendre le café chez ma frangine ce matin, mais je n’ai pas réussi à me relever. J’ai dormi jusque vers les 14h, j’étais trop naze.

Après une douche rapide pour me remettre les idées en place, j’ai passé l’après-midi à peindre avec la boule à l’estomac, comme si j’avais oublié quelque chose d’important et je n’arrivais pas à savoir quoi. Puis, vers les 20h, en voyant l’appel de Dol, je me suis souvenue; une soirée jacuzzi chez Alain! Hors de question que j’y aille, pas question de faire une soirée tous les 3 dans son jacuzzi, et j’étais encore trop crevée, alors je n’ai pas répondu.

Dol m’a envoyé quelques messages pour me demander où j’étais, si j’avais oublié, puis pour finir, qu’elle y allait déjà et me rappellerait plus tard… Tant mieux. Béa s’était pris la tête avec ma frangine, elle était complètement saoul quant elle m’a appelée pour me dire qu’elle ne savait pas si elle rentrait, qu’elle voulait se tirer, se tirer de tout, disparaître. Bref, du bla-bla de souillasse, elle gueulait au téléphone, j’avais beau lui dire que ça ne m’intéressait pas, elle m’a tellement saoulé du coup que je lui ai raccroché au nez. Pour finir, je lui ai dis que je sortais, ce qui était faux, et que si elle voulait venir chercher ses affaires, elle devait passer avant 22h. 22h, pas de nouvelles, alors j’ai décidé de ne plus répondre à la porte si d’aventure elle se pointait après. J’avais juste envie de peindre en paix, qu’on me fiche la paix.

Et aussi, je voyais une bonne occasion de me débarrasser d’elle et de retrouver ma chère tranquillité et solitude, alors j’avais décidé de la prendre au mot. Heu oui, même si ce n’était que des paroles en l’air de souillonne!

Pascal avait un match ce soir, il n’avait pas trop envi de sortir après, mais plutôt de rentrer sagement chez lui, et ce n’était pas moi qui allait essayer de le détourner de ses plans.

Mon vieux training sur le dos, à 4 pattes parterre, j’avais entrepris d’agrafer et coller correctement l’arrière de ma grande toile. Je pouvais me tâcher et tout, le vieux training que je portais n’était pas dommage. C’était 22h20 approx quant ça a frappé à la porte et j’ai pensé que ce devait être Béa et je n’avais pas l’intention de lui ouvrir. J’ai aussitôt mis mon natel sur silence au cas où elle tenterait de m’appeler pour pas qu’elle sache que j’étais là. Comme ça insistait, j’ai décidé de jeter un coup d’œil sur la pointe des pieds. En y allant, j’ai jeté un coup d’œil aussi à mon natel, mais il n’y avait qu’un appel en absence de Pascal.

Derrière la porte, c’était Pascal, pas Béa… Glups! Je ne pouvais carrément pas le voir dans cette tenue…

Parfois je perds complètement la boule quant je vois Pascal, je ne réfléchis plus, mon cœur s’emballe et paf, je fais des conneries. J’avais oublié les traces que je portais sur le corps, les suçons dans le cou, que j’étais en t-shirt et pas en col roulé et tout, et aussi, que je n’étais pas vraiment en état pour remettre ça… Pfff, lamentable!

Pascal a tout de suite remarqué les marques et je crois que j’ai piqué un gros fard. C’était atroce, je me suis lancée dans des explications farfelues et peu crédibles; une bagarre avec une copine, etc. Rocambolesque. Je ne crois pas que Pascal ait été dupe, je ne pense pas qu’il m’ait cru à voir comme il serrait la mâchoire.

Il était passé en coup de vent pour me faire un câlin avant de rentrer… et je me sentais mal après son départ! Quoi qu’il ait pensé, il l’a gardé pour lui, mais le regard qu’il m’a lancé en disait long. Il allait falloir que je me rattrape ou… pfff aucune idée!

Vers minuit, Dol m’a appelé pour me supplier de la ramener chez elle à Froideville. Je n’ai pas su dire non. Après coup, j’ai largement regretté!

Dol ne voulait pas rentrer mais aller prendre un verre en ville. Je n’étais pas d’humeur, mais comme je lui avais fait faux-bond pour la soirée chez Alain, alors j’ai accepté. 1h30 après, on était devant sa porte, mais madame ne voulait pas descendre de ma voiture. Cette fois, j’avoue que j’en avais plein les bottes. Dol était bizarre, je ne sais pas ce qu’elle avait pris, mais elle n’était pas dans son état habituel.

J’ai dû la re-trimballer jusqu’à Cugy. Je n’avais pas l’intention de l’inviter chez moi, parce que je savais que je n’arriverais pas à la faire partir. Je l’ai donc redéposée chez Alain en lui précisant que je rentrais me coucher. C’était faux, je pensais continuer à peindre. Pauvre Alain, il bosse demain et voilà la folle-dingue qui vient le réveiller!!! 1h après, elle me rappelait encore pour la ramener et toujours aussi conne, je l’ai fait.

3h du matin, elle a enfin accepté de rentrer!

Alain m’a appelé pour être sûr que cette fois-ci, elle était bien rentrée et qu’elle n’allait pas revenir l’emmerder. J’ai appris qu’elle s’était pointée chez lui, qu’elle avait sonné, comme il n’a pas répondu tout de suite, elle avait fait le tour par le jardin pour se jeter, à poil, dans son jacuzzi! Il avait eu toutes les peines du monde à la décider à rentrer se coucher. Il avait presque failli se fâcher pour qu’elle pige. Le pauvre! En tous cas, il n’est pas près de la rappeler!!!

Ce qui me sauve peut-être, c’est que Pascal m’a appelée alors que je trimballais Dol et à l’entendre, il a deviné qu’elle était saoul. Ça me fait rigoler encore en pensant à la manière et au ton de sa voix quant il m’a demandé; « Mais? Elle est saoule ta copine? ». Elle avait commencé à lui crier qu’elle ne voulait pas rentrer, que je n’étais pas cool parce que je voulais la ramener, me débarrasser d’elle, etc. Je lui avais raconté devant elle, qu’elle ne voulait pas descendre de la voiture, que j’étais en train de faire des allers retours, qu’il me fallait me battre avec elle pour qu’elle se tienne tranquille.

Pascal m’a demandé si je voulais qu’il vienne, et j’ai dis que ça ira, puis il m’a demandé si c’était en me battant avec elle que j’ai eu ces marques? Je n’ai pas voulu lui mentir, et heureusement, je n’en ai pas eu le temps, Dol a commencé à augmenter la musique, à chanter, bref, Pascal m’a demandé d’être prudente et de le rappeler dès que je serais rentrée. Je pense qu’il a imaginé que mes marques pouvaient avoir été faites par Dol.

A 3h du mat, je ne voulais pas l’appeler, Jess aurait pété un câble, alors je lui ai simplement laissé un message…

Je pense que Pascal avait eu de la peine à dormir à cause de ce qu’il avait imaginé, je crois que maintenant, il devait se sentir soulagé. D’ailleurs, après mon message, il a tout de suite répondu pour me dire bonne nuit, qu’il était soulagé que j’aille bien et que ce soit terminé. Il voulait s’assurer que je ne ressortirais plus pour aller encore me balader sur les routes avec cette fille.

Aoutch, j’avais eu chaud!!! En tous cas, moi j'aurai pas marché!

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102/2012 - Concernant Layne, plus à me reprocher que Pascal

Publié le par JaneDo

Mercredi, 11 avril 2012  -  (102/2012  -  Concernant Layne, plus à me reprocher que Pascal

Pas de quartier aujourd’hui non plus, c’était la course toute la matinée; entre Dol, Tchoy, etc, je n'ai eu le temps de rien faire. Zut, je prenais du retard avec mon boulot. C’est aussi les vacances scolaires, alors l’après-midi, je l’ai passé avec ma puce à lire nos mangas, jusqu’au retour de ma frangine et de sa sœur du boulot. On s’est fait des crêpes à midi.

De retour à la maison, j’avais voulu me noyer dans un bain, mais avec Béa dans les parages, impossible de me sentir à l’aise, alors pas de bain. Après le coup de fils de Layne, j’ai pris une douche avant de partir.

J’avais eu aussi Dol en ligne; le cops avec qui j’ai été à St-Domingue, Alain, nous invitait demain soir chez lui pour faire un jacuzzi. Sa femme était en voyage. Je n’en avais aucune envie, mais comme il s’est plaint que je ne donnais pas de nouvelles, je me sentais un peu obligée. D’ici demain, je trouverais peut-être une bonne excuse.

Layne m'a invitée à passer la soirée chez lui, il n’avait pas envi de passer la soirée tout seul. Comme j’avais pris l’habitude de l’appeler quant ça m’arrangeait, je ne pouvais pas refuser. Et pourtant, ce soir, après avoir parlé à Pascal, qui avait été si adorable, j’en avais un peu gros sur la patate de ce que je faisais. J’avais l’impression de faire quelque chose de mal. Dire que j’ai l’audace de demander à Pascal de ne pas se retrouver seul avec Nina, ou même de lui faire sentir que ça ne me plaisait pas qu’il continu à voir Caroline, alors que moi… Rhhh, j’en avais bien plus à me reprocher que Pascal sur le sujet!

Ha là là, parfois on se retrouve dans des situations qu’on ne peut éviter, pourtant, ça ne veut rien dire avec Layne, c’est juste que… je ne pouvais pas refuser, ce n’aurait pas été très correct vis-à-vis de lui. Ciel? Est-ce que je ne cherche pas à justifier mes mauvaises actions là? Je ne vais pas mentir, j’aime beaucoup Layne, ça me faisait plaisir de passer la soirée avec lui!

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101/2012 - Anniv. Tchoy

Publié le par JaneDo

Mardi, 10 avril 2012  -  (101/2012)  -   Anniv. à Tchoy

Même si j’avais eu la chance de passer toute la journée d’hier avec Pascal, la course pour gérer chien, nièce, copines, etc, m’avait épuisé. J’essayais de ne pas y penser, mais de temps en temps, quant  je me rappelais que ces 4 jours du long week-end avait été passablement fichu, la colère m’aveuglait à nouveau.

Pascal m’a envoyé des fleurs avec un petit mot pour me dire que finalement le week-end était trop court, il avait adoré les moments qu’on avait passé ensemble. C’était chou.

C’est vrai qu’il m’envoyait souvent des fleurs, au point que je ne le note même pas dans mon journal. Ça pourrait avoir l’air que je m’en fiche, mais pas du tout. Je garde tous ces petits mots bien précieusement dans une boîte que j’ai décoré moi-même, c’est ma boîte à « mots doux ».

Au début, je conservais précieusement quelques pétales des fleurs, mais il y en a dans presque tous mes bouquins, alors j’ai arrêté parce que ça fait un peu trop midinette puérile. Et surtout depuis qu’il était tombé dessus, j’ai eu l'impression d'être immature et d’avoir été prise en flag; trop sentimentale! Ça l’avait fait sourire, mais ça ne l’a pas empêché de continuer à m’envoyer chaque semaine des fleurs, et ça même quant je n'avais pas de nouvelles autrement.

Béa rentrait ce soir, alors j’avais bien l’intention de passer la journée à me reposer et profiter à fond de ma solitude, mais tout a été chamboulé une fois de plus; c’était l’anniversaire de mon meilleur pote, Tchoy, sans compter que mon frère devait venir enlever la voiture qu’il avait posé devant la maison.

Depuis le matin 10h, mon frère a dit qu’il passait, finalement, vers 17h, il m’a dit qu’il n’avait pas le temps. Le baromètre de mon énervement a grimpé en flèche. Je me suis donc   tournée vers Tchoy qui a rapidement trouvé un copain   pour venir nous débarrasser de cette voiture. Et hop, à la casse, et tant pis pour mon frère.

On a été prendre un verre avec son copain, Tchoy et son fils, et enfin retour à la maison au calme. Hélas, pas pour longtemps… Béa est arrivée 1h après et bla-bla-bla, et enfin 21h, elle a été se coucher. Ahhhh, enfin seule!

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100/2012 - Mon homme aime cette autre femme aussi...

Publié le par JaneDo

Lundi, 09 avril 2012  -  (100/2012)  -   Pascal aime Caroline aussi!

Waouh, 1h du mat, après ma sieste, j’ai vu que Pascal m’avait envoyé tout un tas de messages; il voulait que j’aille le retrouver. Les 1ers messages étaient pour me dire qu’il aurait aimé que je sorte avec eux, qu’il aurait aimé me voir, que ma présence lui manquait, que sans le vouloir il cherchait mon sourire dans la foule, ensuite c’était pour me demander de venir le rejoindre, et après la demande, la supplique.

J’ai pensé que c’était trop chou, mais afff, ça m’embêtait vraiment de sortir et en plus si c’était pour le voir avec sa femme, non merci. Alors, je l’ai appelé, et j’ai senti qu’il avait vraiment envi que je sois là-bas, alors j’ai posé ma fatigue, repris mon entrain et j’ai filé le rejoindre.

Iahhhk, heureusement que je n’avais pas pensé plus loin, parce que quant j’ai vu Caro ou les autres filles se coller à lui, lui prendre le bras et tout, j’ai regretté d’y être allé. Je me suis renfermée sur moi-même et je suis restée dans mon coin. L’empêcher que j’étais plus à l’aise et plus proche de Thomas que je ne l’étais de Pascal et ça me faisait mal au cœur. J’enviais Caro de savoir faire sa place malgré la présence de sa femme, moi non.

  • Je ne comprends pas pourquoi tu ne viens pas ou ne reste pas vers moi?
  • J’ose pas… T’as assez avec toutes celles qui glissent leurs bras sous le tien, te prennent par la taille, etc…
  • Hein? Mais c’est en toute amitié, j’aimerai bien que tu en fasses autant! Allé viens…

Rien à faire, je préférais encore bouder passivement dans mon coin.

  • Je sais pas si t’as remarqué, mais je suis moins sur la défensive, plus ouvert, parce que j’espère que tu vas venir, donc je n’aurai pas de changement subit dans mon comportement.
  • Désolée! J’aimerai bien être comme Caro et te prendre le bras, rigoler avec tes copains, et j’aimerai aussi que tu me chiffonne la tête comme tu le fais avec elle, mais voilà, je n’y arrive pas.
  • T’es la seule qui compte, la seule à qui j’ai vraiment envi de barbouiller les cheveux… Je fais tous ces efforts pour ça, et tu es la seule qui ne vient pas!

Inutile de lui rappeler à quel point je peux être coincée! Ça m’a fait mal au cœur de voir de la tristesse dans ses beaux yeux ou encore de le voir m’interroger pour savoir si j’avais honte de lui, s’il faisait trop gamin, si ces amis m’ennuyaient, si je m’ennuyais avec lui, etc. Comment pouvait-il imaginer que je puisse avoir honte de lui???? Jamais au grand jamais! Il croyait que je n’avais pas voulu venir le rejoindre parce que je n’avais pas envi d’être avec lui, regrettait presque d’avoir tant insisté.

Glups, je crois que j’allais devoir faire un gros gros effort, et pourtant, aïe, je ne savais pas comment m’y prendre. Il m’a fallu un moment pour trouver un zest de courage et forcer mes jambes à me porter vers son groupe. En y allant, je sentais mes forces m’abandonner et mes oreilles piquer un fard pas possible.

Entre-temps, Pascal s’était renfermé et ne se laissait plus aussi facilement approcher, il avait même perdu son sourire. Jeeez, j’espère que ce n’était pas de ma faute. En me voyant approcher, son visage s’est éclairé d’un demi-sourire et j’ai presque failli m’étaler de tout mon long. Oups, je n’avais pas vu la petite marche vers le bar, ç’aurait été le bouquet!

Pascal m’a tout de suite tirée vers lui sans me laisser le temps de me creuser la tête pour savoir comment passer à travers la barrière du groupe qui l’entourait. Il m’a laissé son tabouret de bar et s’est placé derrière moi, le menton posé sur mon épaule. Ses bras semblaient me protéger des autres, et malheureusement, mon cœur tapait dans tous les sens en faisant un boucan d’enfer, je suis presque sûre qu’il l’entendait. Chaque fois qu’il parlait, c’était comme si on me fichait le doigt dans une prise, ça me chatouillait l’oreille jusqu’aux pieds. Il était trop près, trop trop près.

Je crois que je devais avoir l’air encore plus constipée que d’habitude. Je me tenais droit comme un « i », et pire, je ne savais pas quoi dire pour participer à la conversation. Mince, quel malaise, j’avais la tête vide et la langue sèche.

Ça a été un peu mieux quant il s’est mis à côté de moi, même s’il m’a passé le bras autour des épaules, comme s’il s’appuyait sur moi. De le sentir si près me troublait à mort, j’avais des vapeurs. Il faisait chaud dans le bar, mais pas au point de me faire transpirer. De temps en temps nos regards se croisaient, les palpitations augmentaient aussitôt; son petit sourire en coin me plaisait trop fort.

Dès qu’elle m’a vue, Jess, qui papillonnait à droite et à gauche, est venu revendiquer son homme. Elle lui a passé le bras autour, du coup, il a enlevé son bras qui était autour de mes épaules pour entourer sa taille. A vrai dire, je me suis sentie soulagée, parce que je suis sûre que tout le monde pouvait remarquer mon visage en feu et en nage. La honte. J’avais toujours de subites crises de chaleur quant il était trop près, mon cœur s’emballait toujours et je perdais tous mes moyens. Et ce n’était pas seulement quant on était en publique, c’était parfois même pire quant on était que les 2. En publique, je crois que je me contrôlais mieux. Je me demande s’il s’en rendait compte??? Glups, j’espère que non.

Heureusement, après 1h de torture dans ce bain de foule, Pascal a voulu rentrer, mais on devait ramener sa femme. Caroline a pâlit quant elle a su qu’on partait. J’ai laissé ma rancœur de côté pour aller la saluer. Pascal n’avait pas voulu que je prenne ma voiture, donc j’étais venue en taxi et donc, je faisais partie du voyage pour aller la déposer chez eux, à la maison. Malgré tout ce qu’elle avait dit, Jess a proposé que je reste chez eux, mais Pascal a refusé.

Ça m’a un peu surprise qu’il lui dise que l’on n’allait de toute façon pas chez moi, aucune chance qu’on nous retrouve. Maligne, elle a essayé de savoir oû, mais heureusement là, il ne s’est pas laissé prendre par ses bons conseils de ne pas payer avec sa carte et d’éviter de retirer du cash à proximité. Moi, j’étais silencieuse comme une carpe.

Quant Jess a réalisé qu’elle ne réussirait pas à le faire parler, elle a recommencé à insister pour qu’on reste à la maison, mais Pascal était contre. Tant mieux, je ne voulais pas non plus, même si je prétendais que ça ne me dérangeait pas pour ne pas avoir l’air de la méchante. Caroline avait aussi proposé qu’on reste ensemble, qu’on pouvait dormir chez elle, probablement espérant que je l’inviterais chez moi (parce qu’elle croyait qu’on allait chez moi). Mais, elle pouvait toujours rêver, ce n’est pas parce qu’elle m’avait invitée hier soir que je me sentais obligée d’en faire autant. J’ai fait comme si je ne comprenais pas, c’était mieux que de refuser ouvertement.

Après avoir posé sa voiture dans un parking, on est rentré chez Michael avec sa voiture. Je ne savais pas qu’ils s’étaient arrangés entre eux, mais c’était une idée balaise. Michael rentrerait en taxi, donc personne ne se douterait de notre présence. C’était bien vu, ni vu, ni connu! Je ne m’étais pas rendue compte que ce n’était pas très prudent pour nous d’aller chez Michael en taxi, trop facile pour nous tracer.

Rhhhhah, enfin seuls… enfin tous les 2…

Michael nous avait laissé son appart et ne rentrait pas avant lundi soir. C’était le pied, le rêve, toute une journée de tendresses, d’amour, seule avec l’homme de mes rêves, l’homme que j’aime, je n’aurai pas pu espérer mieux. Je ne voulais pas dormir, j’avais peur qu’en fermant les yeux, que m’endormir me fasse perdre de précieuses heures. Mais, j’ai quand même fini par m’effondrer.

A mon réveil, Pascal dormait encore et j’ai passé des heures à le dévorer des yeux jusqu’à ce qu’il ouvre les yeux. Hahhh! C’était le bonheur d’être dorlotée, couverte de bisous, de pouvoir ingurgiter tous ses sourires, l’entendre rire, le voir manger, écouter les vibrations de sa voix. La journée à passer trop vite et pourtant on n’a pas mis les pieds dehors, on est resté enfermé toute la journée et le soir, on n’avait pas plus envi de se bouger.

Pascal devait rentrer, mais il n’en avait pas envi. Je sais bien que c’était une erreur, mais je n’ai pas insisté, je n’avais pas envie de le voir partir non plus.

Michael est rentré vers 21h et on a mangé ensemble. Ensuite, on a passé une douce soirée ensemble, beaucoup rigolé. J’avais plaisir à les écouter discuter. Je me sentais à ma place, j’étais bien et pas du tout gênée de m’enrouler dans ses bras. Alors, je ne sais pas si c’est Michael qui savait me mettre à mon aise ou si c’était parce que Pascal m’entourait et me traitait comme sa petite femme, comme une petite princesse adorée.

On a dormi chez Michael et mardi matin, Pascal s’est levé tôt pour rentrer se changer et aller au boulot. Michael a été cool de nous déposer devant la voiture à Pascal. Je ne voulais pas l’obliger à me ramener, alors j’ai pris un taxi pour rentrer après 20mn de câlins et de bisous pour se dire au revoir.

Miam, je l’adooooore…

Je ne lui ai pas parlé de sa soirée avec Caroline, je ne lui en voulais pas. Je m’étais faite une raison, j’avais accepté que Pascal aime voir Caroline et ait envi de passer du temps avec elle, je comprenais et je n’en ferais pas une maladie. C’est comme ça, Caroline faisait partie de sa vie, Pascal l’aime elle aussi.

Aujourd'jui c'était l'anniversaire de l'autre Pascal de Santo Domingo : Note

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