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160/2012 - Pascal reste à Munich ce week-end...

Publié le par JaneDo

Vendredi, 8 juin 2012  -  (160/2012)  -  Week-end à Munich… Pascal ne rentre pas...

Carrément chou, Pascal m’a supplié de le rejoindre à Munich pour le week-end. J’avais eu raison, il ne rentrait pas ce week-end. Après avoir déballé ma liste de réticences, j’ai fini par plié. Pourtant, c'était moi qui avait la première parlé d'aller le rejoindre, et l'idée a eu l'air de lui plaire. J’avais trop envie de le voir.

L’idée d’être loin d’ici, en tête à tête avec lui, loin de sa femme me plaisait. On serait libre comme l’air. De plus, son envie que j’y aille m’a rassurée, il n’avait rien à cacher et il ne se passait rien avec l’autre. Ouf, j’étais super soulagée. Je me giflais intérieurement, encore une fois, j’avais flippé pour rien.

Jeudi soir, peu avant minuit, alors que je coulais au fond du gouffre de la déprime, Pascal a appelé. Après mille excuses pour n’avoir pas appelé plus tôt, il m’a appris qu’il restait à Munich ce week-end. J’ai eu un petit pincement au cœur et la déprime m’a enveloppée comme un manteau. Pourtant, je ne voulais pas qu’il s’en rende compte, alors je continuais à sourire même s’il ne me voyait pas, ça traversait jusqu’à l’autre bout.  Au moins, il ne pouvait pas voir que j’étais devenue toute pâle.

Je n’avais pas répondu à ses premiers appels, j’avais trop la trouille. Pascal m’a bombardé de messages en me demandant de lui répondre, qu’il était sûr que j’avais vu ses appels. Et j'avais raison, il ne rentrait pas. Ses appels étaient seulement pour me rassurer et se donner bonne conscience. Graouh, ça y est, je recommence avec ma négativité.

Alors j'ai proposé d'aller là-bas pour passer le week-end avec lui. Dès que je l'ai proposé, j'ai eu honte. Honte d'être si fragile, d'avoir si peur de tout. Puis, je ne pouvais pas tout envoyer sur les roses et filer à Munich. Mais quant il a insisté que c'était une bonne idée, qu'il n'aurait pas osé me le proposé, j’étais toute contente.

Pfff, heureusement qu’il ne pouvait pas me voir rougir à l'autre bout du fils, comme une midinette à 2 balles. Ça m’a fait très plaisir et terriblement touchée aussi. Pascal a dit qu'il allait immédiatement informé la réception que sa femme allait le rejoindre. Il n’était pas à l’hôtel que je connaissais, mais je savais où était l’autre. C’était l'hôtel à côté du pub où Caro et moi l’avions vu quant on l’avait suivi.

Mais ce soir, je ne pouvais pas, j’avais l’anniversaire de Carmine. Je n’ai pas su comment annuler pour filer à Munich.

Quant j’avais commencé à sortir ma liste d’empêchement, Pascal a dit qu’il viendrait me chercher, alors j’ai capitulé. C’était trop chou. Il n’avait pas sa voiture, alors il aurait pris l’avion juste pour me récupérer à l’aéroport et refaire le trajet inverse. C’était trop mignon, impossible de résister. J’ai passé une partie de l’après-midi au salon; me faire les cheveux, épilation, etc. En rentrant, j’ai préparé mes affaires, prête à sauter dans ma voiture, le premier avion ou le premier train pour l’Allemagne.

Pascal a essayé de m’appeler encore vers 22h pour être sûr que j’allais le rejoindre. J’avais laissé mon natel dans mon sac dans le corridor, alors comme il n’arrivait pas m’avoir au téléphone, il m’a laissé un message me demandant de lui confirmer que je venais à n’importe quelle heure. Hum, je trouvais drôle qu’il soit si phonique, alors qu’hier, je n’avais pas eu de messages de toute la journée! J’ai eu envie de le faire mousser un peu, mais, je ne voulais pas me retrouver à poiroter à Munich parce qu’il ne m’attendait pas.

J’avais hésité à utiliser le billet d’avion que Pascal m’avait réservé, j’avais plutôt envie de prendre ma voiture malgré le mauvais temps. J’aimais conduire, et je me sentirais plus libre pour l’heure de départ. Je pouvais aussi prendre le train, mais je détestais les transports en commun, et ce sera long. En plus, il ne fallait pas le raté. Comme je n’aimais pas trop les contraintes, j’ai décidé d’y aller en voiture.

J’ai quitté l’anniversaire vers 22h et j’ai pris la route direct pour l’Allemagne.

J’avais juste confirmé que je venais sans plus, mais je n’ai pas dis quant. Pascal s’attendait à mon arrivée que dans la journée du samedi. Je n’étais pas sûre moi-même de prendre la route ce soir et en voiture en plus. Maintenant que j’étais à Munich, petite frayeur en me disant que Pascal ne m’attendait peut-être pas et que je risquais de passer toute la nuit toute seule à l’attendre. Je savais que le concierge avait bien été prévenu, alors je suis montée. Après tout, ce serait cool de lui faire la surprise. Ça montrait à quel point j’étais impatiente d’être avec lui.

Rhhhh, personne… Poisse.

Choc. En pénétrant dans ce qui devait être les appartements qu'occupait Pascal, je suis tombée sur Nina enroulée dans un linge qui ne cachait pas grand chose. Visiblement, Nina sortait de la douche. Elle foutait quoi? Froidement, en me dévisageant de haut, elle m’a expliqué que Pascal était avec des collègues, qu'elle se préparait à aller les rejoindre, alors si je voulais attendre un peu. Ensuite, elle m'a laissé nager dans mon jus. Quoi faire? Envoyer un message à Pascal quand même? Ou attendre que Nina m’emmène vers lui? Si je lui envoie un message, elle pensera que j’ai peur et que je n’ai pas confiance en moi. Alors, j’ai demandé laquelle était la chambre à Pascal et j’ai commencé à sortir quelques affaires. Je devais me changer, je ne pouvais pas y aller en training!!!

Waouh, Nina s’était habillée sexy, j’avais l’impression d’être en haillons. Je ne pouvais pas recommencer à me changer, j’aurai l’air trop nulle. Dépitée, mal à l’aise, traumatisée de faire honte à Pascal, je l’ai suivie avec toute ma confiance au fond des pompes. Je me sentais mal fringuée. Je suis super conne, je savais qu’il était avec des collègues de boulot, alors pourquoi avoir eu la stupide idée de mette un simple jean et un pull comme une naze. Pfff.

Pascal ne nous a pas vu entrer, moi je l’ai tout de suite repéré. Je lui ai tapé sur l’épaule discrètement. Wahhh, j’adore l'expression froide et distante qu’il a en se retournant, quant il se croit importuné. Dès qu’il m’a reconnue, un large sourire a remplacé ses sourcils froncés et sa mine renfrognée. Il m’a soulevée dans ses bras pour me coller un baiser sans équivoque. Ensuite, il m’a présentée aux autres. Ce n’était pas nécessaire, ça me gênait plus qu’autre chose. Il y en avait 1 ou 2 que j’avais déjà rencontré d’ailleurs.

J’aurai dû l’avertir dès que je suis arrivée à l’hôtel, parce qu'il voulait rentrer aussitôt. L’espace d’un instant, j’avais oublié avoir trouvé Nina dans sa chambre, mais dès qu’on était dehors, j’ai voulu lui poser la question. Je n’ai pas pu. Il avait l’air si content de me voir, si empressé, si amoureux, que je n’ai pas eu le cœur de gâcher ce moment. Il me serrait contre lui, me faisait des bisous. Un sourire heureux illuminait son visage et restait accroché à ses lèvres. Ses lèvres que j’adore, qui embrasse comme personne au monde. Ses lèvres voluptueuses, douces et tendres. Et j’adore quant il me tient par la main.

A peine la porte fermée, Pascal m’a collée à la porte pour m’embrasser.

J’avais oublié Nina. J’avais oublié qu’elle m’avait juste montrée où le trouver, après je n’ai plus fait attention à elle. Loin de moi l’idée qu’elle était retournée à l’hôtel. Ça nous a surpris tous les 2 de l’entendre. Elle s’est juste raclée la gorge pour nous interrompre, c’est tout. Je crois qu’à ce moment-là, Pascal s’est rendu compte que ça devait me paraître étrange et suspect de la trouvé dans sa chambre. Mais, je crois qu’il était trop surpris pour réagir. Il avait l’air de ne pas s’attendre à la trouver là.

Nina voulait lui dire 2 mots, mais Pascal m’a entrainé dans la chambre.

Là, il a voulu commencer à m’expliquer, mais j’ai souri en le faisait taire de la main. Il n’avait rien à m’expliquer tout de suite, ça pouvait attendre. Pascal était mal, il ne voulait pas sortir de la chambre sans être sûr que je ne le prenais pas mal. Je crois qu’il se sentait un peu coupable. Il a juste dit qu’il avait préféré ne rien me dire, de peur que je refuse de venir. J’ai été à la salle de bains pour poser mes affaires, et surprise, il y avait les affaires à Nina.

Hum! Pascal a vu, et il m’a dit que ça n’était pas là, il ne comprenait pas.

Je ne voulais pas qu’elle ait l’impression qu’on se prenait la tête, alors j’ai souri et je l’ai poussé hors de la salle de bains. Qu’il aille régler ça avec l’autre là-bas. Je pense qu’elle avait dû revenir en vitesse du pub pour distribuer ses affaires dans la chambre de mon petit cœur pour m’énerver ou me faire croire qu’elle dormait avec lui. Garce. Ça ne prend pas. Quant j’étais venu plus tôt, il n’y avait rien. Je n’étais pas si stupide.

Pascal était furax. Il ne voulait pas que je l’entende gueuler, alors il essayait de parler doucement. J’entendais tout de même au son de sa voix qu’il n’était pas content. Mais alors pas content du tout. Nina a prétendu qu’il y avait eu un problème avec l’eau dans sa douche, alors elle avait utilisé la sienne. C’était faux. Je l’avais vu sortir de l’autre chambre quant je suis arrivée.

  • Elle a si peu confiance en toi ? Faut lui dire de se calmer, cool.
  • Arrête tes petits jeux, ça ne m’amuse pas du tout. Et pour ta gouverne, elle n’est pas du tout fâchée. Je crois qu’elle a deviné.
  • Deviné? Tu es sûr de vouloir tout lui raconter? Vraiment tout?
  • Il y a rien à raconter. Arrête, c’est même pas drôle.
  • Quant c’est elle qui te fait des crasses, tu trouves ça drôle pourtant! Hum! Puis, tu avais dit que c’était ta femme qui venait, pas elle. Je suis surprise que tu continues à la voir. Mais qu’est-ce que tu lui trouve? Je comprends pas.
  • T’as pas à comprendre. Ça ne te regarde pas. Te mêle pas de mes affaires.

Après ça, motus. Elle nous a fichu la paix. Pascal m’a expliqué qu’il y avait eu un problème avec sa chambre, et comme il n’y en avait pas d’autres de disponible, ils ont été obligés de partager la même. J’avoue que je trouvais ça extrêmement bizarre. Très très bizarre. Mais ça ne servait à rien de dire quoi que ce soit. Ça ne ferait que plaisir à l’autre. Je lui ai dit que quant je suis arrivée, il n’y avait rien dans la salle de bains, alors j’ai pensé qu’elle avait dû les mettre exprès. De plus, elle sortait de sa douche, et pas de cette chambre.

Soulagé de ne pas avoir à subir une scène ou de devoir trouver des tonnes d’explications, Pascal s’est détendu. Tant mieux, je n’aimais pas le voir tout tendu avec ses traits qui lui barraient le front. Avec quelques bisous, ça a disparu.

Comme je suis une petite vipère, je ne me suis pas gênée côté bruits. Elle pouvait deviner exactement ce qui se passait. Après tout, moi aussi l’année passée, j’avais dû supporter la même chose au chalet. Ça m’a fait du bien de lui rendre la pareille. J’espère qu’elle souffrait autant que j’avais souffert ce jour-là. Elle a dû supporter les bruits qui venaient de la chambre à Pascal jusqu’aux environs de 4h du matin. Après plus de 4h de route, 4h de corps à corps, j’avoue que j’étais naze de chez naze. Rompue, cassée.

Arfff, je pourrais passer le reste de ma vie juste comme ça, dans ses bras...


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159/2012 - Soir: manger avec Layne

Publié le par JaneDo

Jeudi, 7 juin 2012  -  (159/2012)  -  Manger avec Layne

Aujourd’hui, j’ai traîné toute la journée dehors. Carrément nul. Pour finir j’étais crevée et ce soir, j'avais rendez-vous avec Layne. Il m'a invitée à dîner dehors. Hum, il voulait que j'aille chez lui, mais j'ai préféré qu'on se retrouve ailleurs.

Je suis donc passée à l’agence en vitesses ramasser les dossiers des projets sur lesquels je travaille. Il me fallait voir les inputs des clients et les changements à apporter avant de continuer. Ensuite, j’ai été faire les magasins pour le plaisir et j’ai croisé Vania. On a mangé ensemble chez Manora. Je ne savais même pas qu’elle travaillait là. Je lui ai raconté ma vie et elle la sienne. On a bien rigolé de nos conneries. Ça ne se passe pas très bien avec sa copine. Vania a l’impression qu’elle n’est pas très sincère et profite seulement d’elle. Triste parce que Vania est une fille vraiment sympa. Elle semble vraiment attachée à cette fille.

Je n’arrive pas à parler d’amour, parce que les relations de ce genre me … Malgré ça, j’aime bien Vania.

Comme j’étais en ville, j’ai décidé de faire un saut au salon de me frangine. Je n’aurai pas dû, je le sais pourtant. J’ai traîné là le reste de l’après-midi au lieu d’être tranquillement chez moi à faire mes trucs. J’ai attendu des lustres pour prendre un café avec ma sœur. J’aurai dû en profiter pour regarder les rapports que j’avais ramenés de l’agence, mais je les avais laissés dans la voiture. Pourtant, le garage est 2 étages plus bas, j’aurai pu simplement descendre les chercher. Mais bon.

A la maison, je n’avais pas non plus le temps de les regarder, j’avais rendez-vous avec Layne et je devais me dépêcher de me préparer. On avait rendez-vous directement au restaurant. On avait déjà été mangé là-bas, je ne connais pas le nom, mais je sais où c’est. Layne avait l’habitude de mes retards, mais je voulais le surprendre et être à l’heure pour une fois.

Qu’est-ce qu’il m’a fait rire! Layne n’est pas toujours très sympa avec les pauvres filles qui tombent sous son charme ravageur. Il les emballe et les laisse choir aussi sec. Elles ont tendance à le fatiguer très vite. Ou elles sont trop nian-nian, trop amoureuses, trop collantes, trop tout. Il les laisse tomber dès qu’il a obtenu ce qu’il voulait, et parfois, c’est simplement passer une bonne soirée, en bonne compagnie. Faut pas lui en demander trop.

Je ne suis rentrée avant minuit sans accepter son invitation pour un dernier petit verre chez lui. Je savais bien comment ça finirait et je n’étais pas d’attaque. Et j’aurai eu l’impression de tromper Pascal. Bizarre.

Une fois rentrée, j’ai constaté que je n’avais qu’un petit sms de Pascal. Pas d’appels en absence, seulement un petit message très court, qui ne disait rien de spécial. Je me suis sentie subitement très seule, et je me suis demandé si je n’aurai pas dû rester avec Layne. Je me serais sentie moins seule? Puis zut, non. Je l’aurai fait si je pouvais seulement me serrer contre lui sans qu’il ne se passe rien, mais me retrouver les 4 fers en l’air, ça ne me disait rien ce soir. Puis, je voulais Pascal, personne d’autre.

J'ai l'impression qu'il ne m'appelle pas parce qu'il reste en Allemagne ce week-end... Et il ne sait pas comment me le dire, il sait que je le prendrais mal. Rhhh, j'ai un mauvais pressentiment. Puis zut, si Pascal ne rentre pas ce week-end, alors j'irai avec Layne au Bal de sa confrérie.


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158/2012 - Je me torture...

Publié le par JaneDo

Mercredi, 6 juin 2012  -  (158/2012)  -  Je me torture!

Mince, je me trimballe avec une grosse boule dans le ventre qui me paralyse d’angoisse. J’attendais que Pascal m’appelle. Je ne savais pas très bien comment réagir une fois que je l’aurai en ligne. Heureuse? Gaie? Renfrognée? Pffff. Quoi dire aussi ? Lui poser des questions ou attendre qu’il me raconte de lui-même?

La vie est une sacrée emmerdeuse. Chaque fois que les choses semblent aller pour le mieux, il faut toujours qu’un stupide grain de sable vienne tout embrouiller. Pourtant, j’étais sûre de me monter la tête pour rien, je n’avais aucune raison de m’inquiéter. Ou oui? Afff, je ne voulais pas me laisser aller à imaginer n’importe quoi, mais ma tête n’était pas du même avis. Ça foisonnait à fond sous mon chapeau! Et pourquoi ne m’appelait-il pas?

Et Caroline qu’est-ce qu’elle me veut elle aussi ? Ce matin, elle m’a envoyé un message pour me dire que mon amitié lui manquait cruellement. Que nos petits têtes à têtes, nos discussions et notre complicité lui manquait. Je ne répondais pas à ses appels, alors elle s’est résolue à m’envoyer un sms. Grrr. Est-ce que je devais lui répondre? Et pour lui dire quoi? Je ne savais pas si je voulais renouer avec elle. Pourtant, on n’était pas en froid, pas vraiment fâché, on avait discuté depuis, mais son attitude avec Jess me revenait sans arrêt en mémoire. Je n’arrivais pas à passer dessus.

L’empêche, quelque part, sa compagnie me manquait. C’était la seule avec qui je pouvais parler librement de Pascal en long et en large sans risquer de la gonfler. Mais pour l’heure, je n’avais pas envie qu’elle sache que je me rongeais les sangs parce que Pascal était en Allemagne avec cette pouffe. La honte. Je préférais garder mon calvaire pour moi toute seule. Mais peut-être que Caro savait des choses que je ne savais pas??? Puis zut, non, je ne vais pas m’abaisser à l’appeler.

Mais, je ne suis pas aussi dur que je le voudrais… Je lui ai répondu par sms qu’elle me manquait aussi.

Thomas m’a rappelé pour me proposer de passer chez lui ce soir. J’ai prétendu que j’avais quelque chose. En fait, l’idée de croiser Jess, ou de m’effondrer devant lui à propos de Pascal ne m’enchantait guère. Puis, peut-être que l’autre allait passer chercher ses affaires, et en attendant, je voulais profiter encore d’une soirée tranquille en solitaire. Merde, je suis vraiment une ermite!

L’appel tant attendu est enfin arrivé en fin de journée. Je suis carrément tordue, évidemment, j’ai commencé à me demander pourquoi il m’appelait avant de partir du boulot et pas dans la soirée. Est-ce qu’il avait prévu autre chose et liquidait d’abord la corvée qui était de m’appeler? Et pourquoi n’avait-il pas appelé plus tôt dans la journée?

Les battements de mon cœur me faisaient souffrir. Entendre sa voix était une douce torture et me rappelait combien il me manquait, combien j’avais tout le temps peur de le perdre. Ça me rappelait aussi que cette frayeur n’était pas bonne et que je devais le fuir au plus vite si je ne voulais pas souffrir encore pire plus tard. Mais, malgré tout, je n’étais pas prête à baisser les bras et à laisser tomber. Je l’aimais trop fort.

Pascal ne savait pas quant il rentrerait. Si le projet avançait bien, il serait rentré ce week-end, mais sinon, il ne rentrerait pas avant mercredi. J’ai fait bonne figure au téléphone, mais franchement, l’idée qu’il passe la semaine là-bas, et le week-end en plus, me déprimait complètement. Je ne voulais pas qu’il soit là-bas le week-end, en plus avec l’autre dans les pattes. Il ne me restait plus qu’à prier pour que le travail avance vite et qu’il puisse rentrer vendredi.

Zut, il fallait que je trouve le moyen de me libérer la tête, je ne pouvais pas continuer à me torturer mentalement comme ça. Après tout, Pascal était là-bas pour le boulot. Rien d’autre. Et puis, il n’en a rien à foutre de Nina. Mais… Mais bon, ce n’est qu’un mec et on sait comme ils sont faibles devant une petite minette qui se branle le derrière devant leurs nez!!! Wahhh, franchement, je suis à la masse! Rhhh, j’suis tarée!

Malgré ma tentative lamentable pour faire semblant que tout baignait, Pascal a bien senti que je n’étais pas en forme. Il a essayé de savoir pourquoi, mais je n’allais pas lui dire que je me morfondais et que j’avais la trouille qu’il tombe encore une fois dans les bras de l’autre. Même si ce n’était que 5mn ou 1h, je sais que ça me fera mal à crever.


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157/2012 - Pascal est en Allemagne, Nina certainement aussi!

Publié le par JaneDo

Mardi, 5 juin 2012  -  (157/2012)  -  Pascal est en Allemagne, grrr, Nina aussi surement…

J’avais du boulot aujourd’hui, je devais absolument terminer des trucs pour le boulot. Demain, je devais passer à l’agence. Impossible de me présenter les mains vides. Mais j’avais tellement envie de voir Pascal, même 5mn. Rhhh, il me manquait tellement.

Thomas m’a appelé vers 11h pour proposer qu’on mange ensemble. Il voulait me demander quelque chose. Je ne pouvais pas. Je voulais éviter de me disperser. Je me connais, si je sors ne serait-ce que pour manger avec lui, je risque encore de traîner dehors toute la journée, et je devais bosser. Et le soir, ça ne jouait pas tellement, il avait l’entraînement. Et moi, je n’étais pas sûre d’avoir fini ce que j’avais à faire.

J’ai essayé de savoir de quoi il voulait parler, mais rien à faire. Je n’ai pas réussi à lui tirer les vers du nez.

Mince, je n’ai pas pu me retenir d’appeler Pascal, j’avais trop envie de le voir. Pas de réponse. Alors j’ai fini par appeler son bureau, pour apprendre qu’il était absent. Il était en Allemagne. Je n’ai pas osé demander jusqu’à quant. Je comprends pourquoi il ne m’avait pas encore appelée, mais ça m’énerve qu’il ne m’ait rien dit.

Rhhh, Béa est là ce soir. J’ai été la prendre à la gare. Pfff, elle était déjà passablement bourrée. L’ambiance était légèrement tendue, et j’étais assez stressée, mais je lui ai dit qu’il fallait qu’on parle de ce qui s’était passé ce week-end. Alors on s’est assis pour en parler pendant une petite heure. Sachant qu’elle déménageait demain m’a rendu plus souple. De toute manière, je n’étais même pas fâchée. Je lui ai juste expliqué que sa manière d’agir lui causait du tort, elle avait de la chance que j’étais de bonne, sinon je l’aurai foutu à la porte illico presto.

Pour finir, on a plus parlé de Dol qu’autre chose. Dol l’avait appelée pour lui demander de lui apporter des trucs et elle a refusé. Drôle, mais Dol n’a pas osé m’appeler. Bon, avec moi elle sait que c’est non d’avance.

Vers minuit, Pascal m’a laissé un message pour me dire qu’il était en déplacement pour le boulot. Pas de lieu ? Pourquoi il ne disait pas tout simplement en Allemagne ? Ni 1, ni 2, je l’ai appelé et il n’a pas répondu. M’énerve! Alors j’ai été bête. Comme une paniquée, je lui ai envoyé un message pour dire qu’il venait de m’envoyer un message, donc son natel était à portée de main, alors pourquoi est-ce qu’il ne m’a pas répondu. Ça a eu l’effet escompté, il m’a rappelée droit derrière.

J’entendais du bruit autour de lui. Je me demande ce qu’il fichait.

Pascal m’a expliqué que son déplacement avait été décidé ce matin, c’était le stress, il n’avait pas pu m’avertir. Il avait pensé pouvoir m’appeler plus tôt, mais comme je pouvais m’en douter, il était encore avec les gens du boulot. C’est pour ça qu’il m’avait envoyé discrètement un message. On était en train de parler quant j’ai entendu une nana lui demander de la rejoindre. Ça m’a fichu les poils au garde à vous. Je suis sure d’avoir reconnu la voix de Nina. Mais, je n’ai pas osé lui demander si c’était bien elle, même si intérieurement j’hurlais la question.

On s’est quitté comme ça. Pascal a dit qu’il m’appellerait plus tard, ou si c’était trop tard, alors demain. Je n’ai pas eu le temps de lui dire qu’il pouvait m’appeler à n’importe quelle heure, même 5h du matin. Il avait déjà raccroché.

J’étais inquiète. J’avais oublié cette Nina. Ils ont certainement voyagés ensemble, après tout, elle vient de là-bas. Dire que j’avais complètement zappé qu’elle était encore en Suisse. Mouais, il allait falloir que j’aille plus souvent manger avec lui à midi. J’ai essayé de ne pas me laisser ronger par l’inquiétude et la jalousie, mais c’était dur!

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156/2012 - Tout annulé...

Publié le par JaneDo

Lundi, 4 juin 2012  -  (156/2012)  -  Tout est annulé…

Le souper en famille a été reporté à vendredi pour l’anniversaire de Carmine. Ma frangine a décidé de faire tout en un. Souper de famille et dîner pour la fête. De plus, iark, il y avait du foot à la télé, et les enfants et Carmine voulaient suivre ça. Beurk, j’étais obligée d’y aller, mais je n’avais pas l’intention de faire long feu. Mon frère devait passer avec son fils, Markus, je me réjouissais de le voir. Ça fait longtemps que je ne l’avais pas vu.

Youpiii, Béa ne rentrait pas ce soir. J’ai sauté de joie après avoir lu son message.

Journée concentrée question boulot. J’ai passé la journée le nez plantée dans mes créations. Bon je ne peux pas m’empêcher de faire plusieurs trucs en même temps. Ça m’aide dans ma concentration. Quant j’hésite sur la suite sur un travail, je boutique à côté sur un tableau, puis je commence un autre projet avec les idées qui se bousculent ou qui me trottent dans la tête. Je fais des croquis si mes doigts ne sont pas aussi rapides que le flux dans la tête.

J’ai pas regardé mon natel de la journée. D’ailleurs, je l’avais oublié dans la chambre. En fin d’après-midi, pendant un changement de musique, je l’ai entendu sonner. C’était Pascal. Il m’avait envoyé 3 messages et n’avaient pas eu de réponses, alors il s’inquiétait. Je pense qu’il avait peur que je lui fasse tout à coup la tête. Pfff, je voyais pas pourquoi. Bon c’est clair qu’il y a eu des fois où je piquais la mouche pour rien.

Zut, je ne savais pas encore que le souper était annulé quant j’ai parlé à Pascal, sinon j’aurai proposé qu’on se voit ce soir! Et zut, maintenant c’était trop tard, il était certainement rentré. Sa femme était certainement à côté. Flûte. Je n’ai même pas osé lui envoyé de messages. Pourtant j’en mourrais d’envie. J’avais toujours le souvenir de la dernière fois quant Jess m’avait appelé pour me demander d’arrêter. Glups. Et zut, j’aurai bien voulu voir Pascal… Je languis…


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155/2012 - Week-end sans amour...

Publié le par JaneDo

Dimanche, 3 juin 2012  -  (155/2012)  -  Week-end sans amour…

Après la petite vacherie que Jess m’avait fait endurer, j’ai eu de la peine, malgré toute ma bonne volonté, j’ai eu de la peine à me plonger dans mon livre. Des images de Pascal, Jess, Caro et touti quanti venaient cour-circuiter mon esprit. J’ai eu beaucoup de mal à ne pas courir à sa recherche à travers toute la ville. Après une bonne heure à me torturer la tête, à peser le pour et le contre, le calme est revenu. Je me suis détendue et j'ai apprécié ma soirée, allongée sur le canapé à bouffer des chips.

Pendant toute la soirée Pascal m’a envoyé de petits messages adorables. Au moins, il pensait à moi et je lui manquais.

Dimanche après-midi, Pascal participait à un tournoi de volley-ball. Il ne m’a pas proposé d’y aller, mais Thomas oui. J’ai donc fait une petite apparition. Quant je suis arrivée, les garçons étaient sur le terrain en train de jouer. J’ai tout de suite repéré Jess. J’ai aussi repéré le sac de sport à Pascal, alors je me suis placée à proximité. Thomas devait certainement être placé au même endroit. J’ai scrupuleusement évité Jess, mais je sais qu’elle m’a vue. Caroline était avec elle, je lui ai fait signe de loin.

Thomas m’a vue arriver, il m’a lancé un grand sourire. Pascal concentré dans le jeu ne m’a pas remarquée. Je n’avais pas l’intention de faire très long. Juste un passage pour répondre à l’invitation de Thomas, c’est tout. Si je passais mon temps à refuser, il finirait par se lasser et ne plus m’inviter. J’ai donc attendu la fin du jeu pour Thomas. C’est seulement en quittant le terrain pour retourner dans le coin de son équipe, et probablement parce que Thomas est venu directement vers moi que Pascal a enfin remarqué ma présence.

Pascal a lancé un petit coup d’œil dans ma direction. Sans salut, sans rien. Il avait juste noté ma présence. C’est drôle, il est devenu tout rouge. Sa femme s’était précipitée vers lui avec Caroline sur les talons. Il avail jeté son linge en travers de ses épaules, et Jess s'est mise à éponger la sueur de ses cheveux et son cou. J'a eu l'impression que ça le gênait et qu'il essayait de l'empêcher d'en faire trop. Le temps de faire la bise à Thomas, d’échanger quelques mots, pour prétendre que j’avais un truc, j’ai filé. Je n’ai pas été vers Pascal, je n’ai plus regardé dans sa direction, ni salué, ni rien.

C’est Thomas qui m’avait invitée à passer, alors je n’avais été que pour lui. Je ne voulais pas embarrasser Pascal, ni le mettre mal à l’aise, ni rien. Je voulais juste disparaître avant de nous mettre tous les 2 dans l’embarras. Je ne voulais pas non plus qu’il ait des histoires avec sa femme, pas qu’elle pense que Pascal m’avait demandé de venir, ou, qu’elle ait l’impression que je m’incruste. Bref, j’ai préféré foutre le camp aussitôt que possible.

Que je sois passé, même si ce n’était que quelques minutes, a fait plaisir à Thomas. Je crois surtout que ce qui lui a fait encore plus plaisir, c’était que je sois venue pour lui, et qu’il n’ait pas eu l’impression que c’était un prétexte pour voir Pascal, ou parce que je cherchais à le voir à tout prix. Ça lui a fait plaisir que j’aie répondu à son invitation.

Pascal a essayé de m’appeler pendant mon trajet de retour, mais j’ai toujours la musique à fond, alors je n’ai rien entendu. Comme il n’a pas réussi à me joindre, il m’a demandé par sms, pourquoi je n’étais pas restée. Alors je lui ai expliqué, par sms aussi, que je n’étais passée que parce que Thomas avait insisté pour que je fasse un saut, mais que je ne pouvais pas rester. Entre les matchs, il me bombardait de messages pour savoir ce que je faisais, avec qui, où, etc. Je n’avais pas l’intention de lui répondre, ni de lui raconter que je ne faisais rien d’autre que me larver sur mon canapé. J’ai éludé ses questions. Je lui envoyais des sms-bisous, des sms-câlins à la place.

Après la journée sportive, Pascal m’a écrit qu’ils allaient manger toute l’équipe. Je lui manquais et il voulait me voir.

J’aurai pu lui dire oui, mais n’avoir de lui que les restes du week-end ne me disait rien. Je ne l’avais pas vu du week-end, et n’avoir que quelques heures avec lui, en fin de week-end, non. Il devra certainement rentrer dormir chez lui, peut-être qu’il n’en aura pas envi, et là, on risque d’avoir des ennuis, alors ça n’en valait pas la peine. Alors, j’ai résisté à mon envie de le voir aussi. Et ciel, ça c’était dur, il me manquait.

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154/2012 - Je ne me laisserais pas manipulée. Non.

Publié le par JaneDo

Samedi  -  2  juin 2012  -  (154/2012)   -  Je ne me laisserais pas manipulée!

Je n’ai pas pleuré, au contraire, je me suis raisonnée. Pascal avait sa vie, une vie qu’il partageait avec Jess, sa femme. J’avais déjà une immense chance d’avoir une petite place dans sa vie, dans son cœur, et s’il n’avait que 5 minutes à me consacrer, et bien soit. Je m’en contenterais. C’était mieux que rien. Mieux que le perdre, mieux que de ne plus le voir.

Fière de n’avoir rien dit sur le moment, sinon, j’étais certaine que je l’aurai regretté.

J’ai décidé de prendre les choses du bon côté, de ne pas lui en vouloir, de ne pas en vouloir plus qu’il ne peut m’offrir, de ne pas lui faire de reproches. Pas de larmes, ni de bouderies.

Légèrement inquiet à cause de mon silence, Pascal m’a envoyé un petit message pour me dire qu’il m’adore, qu’il regrettait de m’avoir déçue et un wagon de bisous qu’il me donnera en personne la prochaine fois qu’on se verra. Ça m’a réchauffé le cœur instantanément. Pour le rassurer et lui montrer qu’il n’avait pas à s’inquiéter, j’ai retourné le compliment en lui promettant un wagon moi aussi.

Dès que Pascal a reçu mon message, il est sorti pour m’appeler. Je pense qu’il a été rassuré d’entendre le ton et le sourire dans ma voie, comme si rien ne s’était passé. Il voulait juste dire de vive voix ; I Love You and Babe, I miss you. Toujours avec un sourire, et je sais que ça traverse les ondes, je lui ai dit que moi aussi, très fort et qu’il me manquait aussi.

Puis après des bisous dans le combiné, on a raccroché.

J’étais heureuse. Ça peut sembler peu, mais j’avais l’impression de compter pour lui, et c’est tout ce qui comptait pour moi. Pascal m’avait fait plaisir en appelant. C’est peut-être pas grand-chose, mais pas pour moi. Peu d’hommes ont l’intelligence d’en faire autant. Il ne faut pas grand chose pour rendre une femme heureuse.

Ça avait au moins l’avantage d’anéantir tout chagrin, si chagrin il y avait et de booster le thermomètre de ma patience. C’est une petite attention, un petit geste qui ne coûte rien, qui prend exactement 15 secondes, et ça rempli tout l’espace vide dans un cœur amoureux. Et malgré l’absence, le fait de l’avoir entendu si tendre au téléphone, ça me donnait l’impression de l’avoir vu.

Ces 15 secondes me donnait l’impression d’avoir passé toute la soirée avec sa tendresse et effaçait complètement son absence.

Apparemment, Pascal était très occupé ce week-end. De mon côté, je me battais contre l’envie de l’appeler juste pour le plaisir d’entendre sa voix. Et aussi contre la folie de le supplier pour qu’il m’accorde 5mn. Pour ne pas laisser ma tête formater dans plans fous, surtout éviter de me mettre à délirer, je me suis plongée dans la peinture. Et la lecture aussi. J’ai dormi comme un loir.

Je n’ai pas mis le nez dehors de la journée. Quant j’ai décidé de poser mes pinceaux pour finir mon bouquin « L’Evangile de Satan », j’ai réalisé qu’il faisait déjà nuit. J’ai vérifié mes messages et répondus aux petits mots de Thomas et mon petit cœur. Rien de spécial, juste de petits bisous et des coucous. Pascal ne cherchait pas à me voir. Je pense qu’il devait être assez occupé.

En fait, ça allait, je n’étais pas en train de mourir sur place, ni d’ennuis, j'avais des tonnes de trucs à faire. Je ne m’ennuis jamais. Pascal me manquait bien sûr, mais je ne me sentais pas désespérée pour autant. Le soir, après avoir préparé un riz au safran avec un émincé de veau à la crème, j’ai mangé en jouant au Boggle, puis je me suis plongée dans mon livre. J'avais le coeur en paix. Quelque part quelqu’un m’aimait, je lui manquais surement un peu. Je crois qu’une part de moi appréciait à la folie cette petite soirée tranquille à la maison. J’aimais traîner chez moi dans un training pourri à faire ce que je veux. J’avais tout de même préparé de quoi me changer en vitesse, si d’aventure Pascal se pointait derrière ma porte à l’improviste.

J’avais oublié mon pire, la plus virulente et imprévisible de mes adversaires; sa femme, Jess. Elle peut être une véritable pétasse par moment, et elle sait comment détruire en un rien de temps ma vacillante petite confiance. Je ne sais pas si c’était exprès, mais je pense que oui.

Je m’étais installée confortablement sur le canapé, devant la télé avec le bouquin que je suis en train de lire. Mon cendrier à portée, un verre de coca, et heureuse, je me suis plongée dans la lecture. Mon natel a sonné.

J’entendais du bruit, beaucoup de bruits. De la musique aussi. J’avais beau demandé qui était à l’appareil, je n’obtenais aucune réponse. Puis j’ai compris, ou j’ai pensé que mon numéro avait été composé par erreur, avant de reconnaître la voix de Pascal. Celle de Jess aussi. La voix de Jess semblait plus proche. Il y avait tout un tas de bruits, difficile de vraiment comprendre ce qui se disait, peut-être à cause de la surprise. Les voix que j’entendais étaient ceux de l’entourage de Pascal. Ou du moins, ceux qui étaient avec lui.

Je l’entendais rire, s’adresser gaiement à sa femme. Il avait dû lui faire un bisou, parce qu’elle a clairement demandé qu’il recommence, qu’elle voulait encore un bisou tout pareil. J’ai compris que c’était à mon intention et elle avait dû composer mon numéro exprès. Elle voulait que je sache qu’ils s’amusaient bien, que je l’entende rire, que je sache que Pascal passait une bonne soirée et qu’il lui faisait des bisous.

Cauchemar. Elle pouvait certainement voir que j’étais toujours pendue au bout du fils. Je devais raccrocher, je le sais, mais c’était dur. Je l’ai fait parce que je ne voulais pas qu’elle jubile, ni que ce soit elle qui me raccroche au nez en remarquant que je restais crochée.

Il n’en fallait pas plus pour me rendre mon angoisse. Je ne tenais pas en place. Ma tête non plus. Elle fonctionnait toute seule. Une petite voix m’incitait à sauter dans ma voiture pour aller sillonner les coins où ils pouvaient se trouver pour voir ce qu’il faisait. L’autre voix me répétait que c’était ridicule. Idiot même parce que c’était exactement l’état dans lequel cette vache espérait me voir tomber. Grrrr. L’empêche que tous mes nerfs me poussaient à courir à ma voiture et filer direct.

Que faite ? Est-ce que j’allais me laisser emporter une fois de plus dans le tourbillon de la jalousie ? J’ai dû me faire violence pour ne pas me laisser emporter par mon impulsivité.

Non, non et non. J’avais pris une bonne résolution, je devais m’y accrocher de toutes mes forces. Graouh. Jess ne m’aura pas. Elle ne me fera pas passer la nuit à me torturer l’esprit. Puis d’abord, je n’avais aucune idée de l’endroit où ils pouvaient être. Si je partais tourner en rond toute la soirée sans le trouver, je ne serais que plus frustrée et mon imagination atteindra des piques insoupçonnées.

Pascal en subirait les conséquences. Je risquerais de le perdre à force d’être chiante, et il risquerait de me laisser choir comme une vieille chaussette.

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153/2012 - Non, je ne pleurerais pas!

Publié le par JaneDo

Vendredi  -  1er  juin 2012  -  (153/2012)   -  Je ne pleurerais pas!

En partant ce matin, Béa m’a dit ‘A ce soir’, pourtant, elle m’avait dit qu’elle avait trouvé où dormir vendredi soir! Je n’avais pas l’intention de l’avoir dans les pattes et de la laisser me gâcher ma soirée. Je savais quoi faire pour la foutre en rogne et lui donner l’envie de ne pas rentrer. En fin d’après-midi, j’ai donc envoyé un message à Béa pour lui dire de faire quelques courses en rentrant; du café puisque qu’elle en faisait pour un régiment, du papier ménage, des clopes pour moi et 2x coca de 2 litres.

Ce n’était pas grand-chose, mais c’était encombrant. Elle aime se servir sans restriction mais remplir les armoires, pas tellement. Ça n’a pas manqué, hihihi.

Il s’en ait suivi une trentaine de messages furibonds. Elle avait l’air de croire que le café, le coca et le reste faisait partie du package. Je lui ai rappelé que les règles ici, c’était moi qui les fixaient, pas elle. Que c’était chez moi, pas chez elle. Si elle voulait du café, elle n’avait qu’à en acheter, punkt shluss. Ça l’a mise en colère. Elle a commencé à presque m’insulter par sms. Pour faire court, elle disait que j’étais trop maniaque, que je n’étais pas capable de vivre en coloc, qu’elle ne buvait que 2 tasses de cafés par jour en comparaison de moi qui en boit une vingtaine au minimum, etc. J’ai pris le temps de répondre 5 fois, après je lui ai dis que je n’avais pas le temps de m’amuser avec elle aux sms. Elle insistait pour que je laisse la clé si je sortais, dans la cachette prévue. Il n’en était pas question.

Folle de rage, elle m’a dit que je n’avais pas confiance. Elle avait raison. Comme je ne répondais pas, elle a continué en poussant à la limite de l’insulte pour me forcer à réagir. Je flottais dans un bain chaud en lisant, donc je regardais de temps à autre ses messages, question d’être sûre qu’elle n’allait pas rentrer même avant que je ne sois partie. N’obtenant pas de réponse, elle a fini par oser une ultime insulte en écrivant; "ton homme te baise mal??".

Ça m’a fait rigoler. Si elle pensait me vexer ou m’énerver, elle était à côté de la plaque. Je lui ai répondu que je ne répondrais plus à ses messages, qu’elle me fatiguait, que peut-être qu’elle devrait se faire baiser, ça lui ferait non seulement du bien, mais ça la calmerait. Elle m’a encore envoyé quelques messages moins épiques, puis, sans doute fatiguée de ne pas obtenir l’effet escompté, m’a demandé quant elle pouvait rentrer dimanche soir. Je n’ai pas répondu. J’ai continué à lire tranquillement ravie de savoir qu’elle ne rentrait pas du week-end.

Après mon bain, je me suis préparée dans l’attente de l’appel de Pascal…

Il a appelé quant il était en route pour venir me chercher. 10mn après, il était déjà en bas. Heureusement que je m’étais préparée d’avance. J’ai tout de suite senti qu’il y avait quelque chose et je n’avais pas tort. Il ne pouvait pas manger avec moi et je crevais la dalle. Gêné, sans oser me regarder dans les yeux, il m’a dit qu’il ne pourrait pas beaucoup me voir ce week-end. Tout en jouant distraitement avec mes doigts et entre 2 bisous dans ma paume, il m’a expliqué que sa femme avait organisé des trucs et qu’il ne pouvait pas lui faire faux-bonds, sans pour autant me donner de détails.

Même si ses petits bisous dans la paume de ma main me faisaient frissonner, j’étais déçue. Je me suis forcée à sourire, mais j’ai été incapable de commenter. Si je l’avais fait, j’aurai certainement fondu en larmes. J’ai tenté de déglutir la boule d’angoisse qui me serrait la gorge avec une bonne rasade de coca. C’était mon tour d’éviter son regard pour ne pas montrer à quel point j’étais triste. He said he’ll make it up to me, but when?

Pascal avait posé ma main contre sa joue et l’espace d’une seconde, je me suis imaginée plantant mes ongles dans sa peau, le griffer, pour lui faire partager ma déception. Evidemment que je ne l’ai pas fait. Il embrassait mes doigts entre 2 phrases, se penchait pour m’embrasser.  C’était de doux baisers tendres, ses mains cherchaient à me rapprocher, ses jambes frôlaient les miennes, mais rien à faire, je n’arrivais pas à me réjouir de l’instant présent.

En partant, il a passé son bras autour de ma taille et me serrait contre lui. Son contact me faisait tourner la tête. J’ai même pensé m’agripper à lui et lui demander de rester, de rester encore un peu, et pourquoi pas toute la soirée, et même dormir à la maison. Le tableau qui a défilé devant mes yeux, avec ses refus et ses excuses, mon visage défait par les larmes était trop ridicule. Ma fierté à reprit le dessus et je n’ai rien fait.

Si j’avais pu j’aurai pris mes jambes à mon cou pour éviter les embrassades avant l’inévitable séparation.

J’aurai voulu juste disparaître à l’instant pour ne pas avoir à le laisser me planter devant chez moi et le regarder partir sans espoir de retour. C’était évident qu’il savait que je ne nageais pas dans la joie. Il me trouvait silencieuse. Normal, il n’y avait pas grand-chose à dire.

Pendant le trajet de retour, je n’ai pas desserré les dents.

Il a tout fait pour essayer de m’arracher quelques mots, serrant mes doigts entre les siennes, bavardant pour 2. Mais par moment, un silence lourd plannait dans la voiture nous plongeant à des kilomètres l’un de l’autre. Je regardais la route et à travers la vitre côté passager en lui tournant la tête.

J’aurai peut-être dû lui faire une scène, piaffer de rage, gueuler, laisser exploser ma colère, laisser sortir mes larmes. J’aurai peut-être dû insister, m’accrocher, refuser de le laisser partir. Le supplier peut-être? Arfff, non, je ne pouvais pas. De toute façon, il s’en irait et je me serais humiliée pour rien. Alors, je me suis murée dans le silence. De temps en temps, quant il m’appelait par mon nom m’obligeant à le regarder, au lieu de parler, je lui lançais un sourire mélancolique, désabusée et légèrement triste. Je n’avais rien à dire.

Tout ce que je voulais, c'était vite arriver, pour pouvoir courir m’enfermer chez moi. Là, j’étais en sécurité, je pouvais me laisser aller. Non, je ne pleurerais pas.


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152/2012 - Béa me les gonfle!!!

Publié le par JaneDo

Jeudi  -  31 mai 2012  -  (152/2012)   -  Elle me les gonfle!

J’ai passé la journée à tourner autour du bordel que Béa avait laissé dans la cuisine. Ok, on me dira que c’est pas grand-chose, parce que dit à haute voix, ça a l’air de rien ; filtre à café débordant, ce qui fait que le passage est sans doute bouché et j’ai dû le nettoyer si je voulais du café. De plus, la moitié du pot était encore rempli, elle n’avait bu qu’un café et en avait fait pour un bataillon complet.

Et puis, il y avait les miettes! Quoi? C’était pour jouer au petit Poucet ou quoi? Grrrrh. Et le couvercle des toilettes qu’elle ne pense jamais à rabattre, et le filtre qu’elle a laisse sur la place de travail au lieu de le foutre à la poubelle, et ses clopes qui traînent sur la table, le cendrier pas vidé, et ce n’était qu’une partie du cheni qu’elle avait laissé derrière elle en partant au boulot. Bref, grrrr, la rage! Ça m’énervait sec. Si je rangeais, elle recommencerait, vu qu’elle n’aurait pas été dérangée pour ça. Laisser jusqu’à ce qu’elle rentre et c’est moi qui devait poser les yeux sur ce bordel toute la sainte journée. Je fulminais.

Le soir, dès qu’elle a posé les pieds à la maison, je lui ai fait refaire le chemin pour ranger tout son foutoir.

Tout ce qu’elle a trouvé à dire c’est ; « Waouh, t’es de mauvaise! ». Je lui ai répondu que ça, ce n’était pas quant je l’avais mauvaise, j’étais calme. Mais, je lui ai rappelé que si je n’avais pas d’enfants ou que je ne vivais pas avec un mec, c’était justement parce que je détestais faire la police, et passer mon temps à devoir contrôler derrière quelqu’un, rappeler qu’il faut ranger ou ranger à sa place, ou encore faire des listings pour le lui rappeler. Je n’étais pas sa mère, et si elle n’arrivait pas à laisser la cuisine propre, elle n’avait pas à l’utiliser. Ok, peut-être que je suis un tantinet maniaque!!!

Après être passée à l’agence pour apporter mes croquis, je suis passée au salon de ma frangine. Je n’aurai jamais dû. J’ai fini par rentrer sans avoir rien pu faire de mon après-midi. Je voulais faire quelques courses, mais c’était trop tard, les magasins fermaient. Et zut.

Pascal était avec Caro ce soir. Il avait un match à Nyon. Comme d’hab, demain il bosse, donc je ne pense pas qu’il sortira. L’équipe prendra probablement un verre dans le truc avec l’autre équipe et leurs supporters, ensuite Pascal rentrera probablement chez lui. Quant on s’est parlé en fin de journée, avant qu’il quitte son boulot, il ne m’a pas proposé d’aller au match. Faut dire que je dis tout le temps non aussi, faudra que je change ça. Je suis trop prévisible. Pascal a glissé dans la conversation qu’il passait chercher Caroline pour aller au match. Je n’ai pas relevé et je n’ai pas posé de questions non plus. Peut-être que j’aurai dû.

On se voit demain peut-être, et j’avoue que je suis hyper impatiente. J’ai l’impression de ne pas avoir vu Pascal depuis des siècles, et pourtant, je l’avais vu jeudi passé! Son sourire et ses bras ma manquait à mort. Pascal n’a pas eu le temps de m’expliquer pour demain soir, on a dû raccrocher. J’espère que ça va jouer, sinon je serais super déçue. Pas fâchée, juste déçue et peut-être un peu triste.

Je sais que je devrais organiser ma soirée au cas où, pour ne pas rester à la maison à ruminer et peut-être chialer… Mais, comme la plupart des nanas complètement idiote, j’attendais juste demain! J’aurai peut-être dû faire un saut à son match pour voir ce qu’il faisait, ou peut-être même chez Caro??? Non, non, ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal. Je préfère rester dans lignorance.


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151/2012 - Béa a trouvé un appart... Youpiiii!

Publié le par JaneDo

Mercredi – 30 mai 2012  -  (151/2012)   -  Béa a trouvé un appart... Youpiiii!

Rhhh Béa me les gonfle! Elle est assise parterre à me bouffer mon air à regarder MON programme télé; L’Affaire Saffrat de Monaco sur Planète Justice. Elle est rentrée avec un petit cornet de tomates et j’ai dû aller lui dire de ranger ce qu’elle avait laissé traîner depuis le matin. Je lui ai répété que ça me gonflait d’avoir à lui dire de ne rien laisser traîner, et en plus de devoir me rappeler toute la journée de le rappeler, et de ne pas le ranger pour elle, donc de ne pas toucher, sinon elle ne se rendra pas compte qu’elle avait laissé traîner des trucs.

Chaque jour il y a quelque chose, alors ça commence à me gonfler grave. Sans compter les miettes, etc, et j’ai un pinceau de maquillage qui a disparu. Mais comment savoir si ce n’était pas ma copine de Belgique qui l’a prise par mégarde.

En tous cas, j’enrage. Je déteste grave qu’on touche à mes affaires, je déteste ranger les  trucs de quelqu’un d’autre ou après quelqu’un. J’ai passé plus d’1 heure à chercher mon pinceau. Rien. Je suis verte, ça m’énerve. Je déteste qu’on touche à mes affaires et je déteste avoir quelqu’un dans les pattes. Pfff, je ne veux plus vivre avec qui que ce soit, je veux être seule chez moi. Je ne suis vraiment pas faire pour vivre avec quelqu’un, ni homme, ni femme, c’est trop d’efforts pour moi.

Alors aujourd’hui, j’ai emmené ma puce chez sa prof et je l’ai attendu à la Chocolaterie qu’on avait découverte la dernière fois. On avait prévu de passer à la FNAC au retour pour acheter le dernier no. de Shinobi Life. On a traîné à la découverte des nouveautés mangas, d’ailleurs j’ai acheté encore une série en cours. Il n’y a que 2 volumes pour le moment. Zut, on va se retrouver à attendre chaque sortie avec impatience. Avant de partir, on a encore fait un tour pour voir les nouveautés dans les thrillers. Il y a quelques livres que je vais revenir chercher, ou peut-être les commander sur internet.

Ensuite, j’ai invité ma puce à prendre un verre sur la place du Flon. Ca nous faisait plaisir de parler de nos livres en attendant que sa maman rentre. Lilice m’a demandé de lui prendre des clopes en rentrant. Pendant que je discutais avec Lilice, ma puce a fini le 1er volume. Béa n’avait toujours pas fait signe de vie, j’ai donc pensé qu’elle dormirait peut-être ailleurs et que j’aurai tout mon espace à moi. Je suis rentrée toute contente, mais à peine j’ai passé la porte qu’elle appelait pour dire qu’elle était en route. Pfff, zut.

Le temps de me changer pour enfiler un de mes trainings à la gomme, elle était déjà là pour s’asseoir devant moi à mâchouiller bruyamment sa nourriture. Grrrr. Mais, bonne nouvelle, elle a trouvé un appart, donc le 11, je serais débarrassée d’elle. Après ça, je vire le lit dans la 2ème chambre. Je ne veux plus héberger personne. Je veux vivre seule, je ne veux pas partager la vie de qui que ce soit. J’installerai mon atelier et basta.

Brig vient en Suisse fin juin, au détour de nos skype, j’avertirais que je n’ai plus de lit, ou peut-être que je lui ferais croire que Béa est encore là. Je suis même prête à demander à Dol de venir dormir ici, ou de passer quant Brig sera là, question qu’elle ne soit pas vexée. Ouais, parce que là, j’en peux plus. Je ne veux plus me forcer, je peux choisir ma manière de vivre et je n’ai pas l’intention de me priver. Je veux vivre comme je l'entends!

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