Au bord de la déprime, mais non! - Vendredi, 2 déc 2011 - 336/12
J’ai eu une petite panique à mon réveil ce matin, sueur froide et touti quanti, déjà décembre, mince on est déjà en fin d’année et dans 1mois et 1/2, je pars à Saint-Domingue! Aoutch! Il me reste si peu de temps!!!
Puis après l’angoisse concernant St-domingue, le souvenir de Pascal chez Caroline mercredi soir a fait plongé mon moral dans les pompes. Est-ce que je devrais m’inquiéter? A force de la voir, est-ce qu’il ne risquait pas de retomber un peu plus amoureux d’elle? Est-ce que je devrais vraiment faire quelque chose ou laisser aller? Je sais qu’il tient beaucoup à elle, et elle, elle l’adore, est-ce que j’avais le droit de lui demander d’arrêter de la fréquenter?
Si j’étais à sa place, est-ce que ça ne me ferait pas mal que l’autre fille dans sa vie essaie de nous séparer? Hallucinant, je recommencais à baliser!
Mince, je n’allais pas me remettre à le poursuivre dans tous les coins, à le surveiller, surtout que maintenant il fait froid dehors!
Toute la journée, j’ai attendu un coup de fils de Pascal, me proposant de retrouver lui et sa bande je-ne-sais-où, mais on aurait dit que les petits coups de fils c’était pour le début de semaine. Pascal évitait de m’appeler aujourd’hui pour ne pas avoir à me dire ce qu’il faisait, ou d’entendre mes reproches, ou encore, pour ne pas se sentir obligé de me proposer quelque chose!!! Rhhhah, il me rend folle, je m’en arracherais les cheveux! Bon, puisque j’avais décidé de me faire rare, je vais m’efforcer à ne pas l’appeler.
En même temps, l’idée de ne pas le voir ce soir me bouffait l’estomac, parce que demain soir, on ne pouvait pas se voir; j'avais une fête d’anniversaire et lui sa petite sauterie avec Caroline! Donc, c’était ce soir ou jamais. C’est clair que depuis que je l’avais pratiquement envoyé balader au téléphone hier, il ne m’avait pas rappelé!
Les hommes sont stupides, il aurait dû savoir qu’il fallait au contraire qu’il m’appelle, qu’il dise ou fasse n’importe quoi pour que je ne sois plus fâchée!
A cours d’idée pour faire disparaître la grosse boule d’angoisse que j’avais au fond de mon ventre, j’ai appelé Layne. Rester à la maison n’aurait fait qu’augmenter mon angoisse, je me serais rongée à me demander pourquoi il ne m’avait pas fait signe, j’aurai même trouver assez de réponses négatives à mes questions, et probablement que j’aurai fini sous la pluie devant chez lui, à espérer le voir à la maison tout seul. Naze.
Layne avait déjà autre chose, mais il a dû sentir quelque chose dans ma voix, alors il a dit oui. Layne a proposé de passer la soirée chez lui, ce qui nous donnerait l’occasion de discuter, regarder un film ou 2, mais je voulais sortir. Il est donc passé me chercher et m’a proposé d’aller au chalet, apparemment, Pascal et toute la clique y était!
Flûte! L’envie de sortir m’ait passé d’un coup!
J’ai réalisé alors que, malgré le fait d’avoir décidé de ne pas courir après Pascal, d’éviter de le voir ou le croiser, c’était exactement le contraire que j’avais en tête!!! Je suis vraiment nulle, trop amoureuse pour arriver à contrôler mes envies. Je me sentais lamentable.
On est sorti prendre un verre au Tiger avec des potes à Layne, mais en arrivant sur place, comme toujours, mon regard cherche automatiquement la silhouette sportive à Pascal. Mon coeur a failli sauter de ma gorge, Pascal était là, apuyé, comme à son habitude, contre le pilier du bar, à l’endroit où il se tenait d’habitude. Il était trop trop mignon. J’avais les palpitations de le voir, puis mon regard a suivi pour voir avec qui il discutait et à qui il destinait ses sourires. Mais... c’était qui celles-là encore? Mon attention a été attiré par celle qui était le plus proche de lui et qui semblait être celle qui sortait du lot.
Layne avait remarqué mon expression et il m’a dit que la petite brunette frisée avec qui il discutait était une de ses ex.
Une fille avec qui il était sorti avant moi. Intérieurement, ça m’a fait sursauté; il ne m’en avait jamais parlé! D’ailleurs, personne ne m’en avait jamais parlé, je croyais qu’il n’était sorti avec personne d’autre, que j’étais l’accident de parcours, mais là, j’apprennais qu’il y en avait eu une autre, et mignonne avec ça!
Elle était rondelette, beaucoup plus grande que moi, et une poitrine à faire parlir d’angoisse!
Perdue, la boule au ventre, mon cerveau s’est tout de même remis à fonctionner un peu. J’ai décidé de ne pas entrer, de ne pas avoir à aller dire bonjour à tout le monde.
Exprès, je me suis mise devant les baies vitrée de façon à ce qu’il me voit. Layne, avec un petit sourire ironique, a résolu d’aller dire à ses potes que finalement, qu’on rentrait passer une soirée tranquille ailleurs. J’étais sûre que Layne passerait saluer tout le monde, donc Pascal aussi, et j’étais presque sûre qu’il finirait par me voir. Je préférais peler de froid dehors que d’affronter Pascal avec sa bande de poulettes.
Et il m’a vue... Hihihi, j’étais contente qu’il sache que j’étais avec Layne puisqu’il n’a pas pensé m’appeler!
Je regardais d’un air distrait ce qui se passait autour de moi et à l’intérieur du bar, j’ai vu Pascal essayer de me faire des signes, signe de rentrer, mais j’ai fait comme si je ne voyais rien. S’il voulait me parler, il n’avait qu’à sortir, venir jusqu’à moi. Mais même là, je ne savais pas ce que je lui dirais. Layne aussi regardait pour voir comment j’allais réagir et j’ai vu son petit sourire content de me voir ignorer les gesticulations de Pascal.
Layne est sorti assez rapidement et on a filé. Il avait passé son bras autour de mes épaules comme si j’étais sa petite nana, et j’espérais que Pascal en crève de rage. Pour compléter le tableau, j’ai passé mon bras autour de lui aussi. Après tout, chacun son calvaire! Pour ne pas me laisser tenter au cas où Pascal essayerait de m’appeler, j’ai coupé mon natel. S’il ne m’appelait pas, alors ça m’éviterait une bonne petite déprime chez Layne.
Il a voulu qu’on se fasse une petite séance de jaccusi avant de se larver devant la série; The Walking Dead. J’avais peur que ça dégénère, alors j’ai essayé d’éviter. Layne a alors promis qu’on passerait une soirée tranquille, qu’il ne tenterait rien. Si je voulais qu’il passe à la vitesse supérieure, il allait falloir que je lui demande, alors on a sauté dans le jaccusi.
C’était chouette. On a papoté à battons rompus, rigolé comme des fous. J’adorais passer du temps avec lui, il est intéressant, amusant et a toujours des tonnes de trucs à raconter. J’étais tellement morte de rire, qu’à un moment donné, je me suis rendue compte que je n’avais pas pensé à Pascal depuis qu’on était arrivé chez Layne. Pour ça, je lui ai fait un gros gros bisous.
Ensuite, carrée entre ses jambes, on a regardé notre série, tout en faisant quelques pauses pour se faire du pop-corn. Je suis rentrée vers 4h du matin, et je me suis retenue de regarder si j’avais reçu des appels ou messages de Pascal. Je voulais dormir et non pas passer la nuit à me faire des films d’horreur, demain j’avais une longue journée. J’avais passé une chouette soirée et je n’ai pas déprimé.
En tous cas, je suis super contente d’avoir osé appeler Layne à la dernière minute... Il est adorable.
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Au bord de la déprime, mais non! - Vendredi, 2 déc 2011 - 336/12