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033/2012 - Personne à qui parler!

Publié le par JaneDo

Jeudi, 2 février 2012  - (033/2012)


Dimanche soir, le 12 février,  j’ai entendu l’annonce de la mort de Whitney Houston le 11 février Triste. Après la mort de Michael Jackson, celle de Whitney Houston est un terrible choc. Je sais bien que c’est la vie, disons la mort, elle frappe au hasard, mais tous ces monstres sacrés du show biz qui partent en fumée… Real sad.


Je passais mon temps à regretter d’avoir refusé de parler à Pascal et l’autre moitié à me rappeler l’expression froide de son visage et son ton quand il m’a dit; « T’es un grande fille, c’est pas mon problème, fais ce que tu veux », et ça, ça ne me donnait aucune envie de le voir ou lui parler. Là, il avait manqué une occasion de se taire.

Non, je n’avais pas envie de lui parler, il aurait dû y penser quant il m’a envoyé sur les roses au chalet.

C’est jeudi, je pense que Pascal et Thomas ont probablement l’entraînement, et peut-être iront-ils prendre un verre après au Tiger, ben, ce soir, ils n’auront pas le plaisir de me voir. L’empêche ça tombait mal d’être en brisbi alors que sa femme n’était pas là, pfff, mais je n’avais pas choisi.

Lundi 13, la série « The Walking Dead », suite de la saison 2, et Layne a proposé de faire une soirée vidéo vendredi soir, pour revoir toute la saison 1 et les 7 épisodes déjà sortis de la saison 2. J’avais déjà accepté avant de me dire que si j’y allais, je n’aurai aucune chance de croisé Pascal et je crois que j’avais quand même envie de le voir. Afff, d’un autre côté, faut croire que ce n’est pas dans les cartes.

Ce soir, je suis restée tranquillement à la maison. Pas envie de bouger, puis j’avais prévu de faire un peu de bricolage dans mon appart, sans compter qu’il fallait que je défasse mes bagages et que je flanque tout à la lessive. Mince, je n’ai pas la pêche ces temps, je ne sais pas ce qui m’arrive, en plus, il fait sacrément froid. Je pense que j’avais seulement besoin d’un peu de solitude et de tranquillité. Et de récupérer…

Thomas m’a appelé après l’entrainement pour me demander si je sortais, je lui ai raconté ce qui c’était passé avec Pascal au chalet et pourquoi je n’avais pas envie de le croiser. Je lui ai aussi parler de son coup de fils et comme j’avais été froide avec lui. Thomas m’a demandé d’éviter de lui parler de mes histoires avec Pascal, qu’il était quand même son meilleur ami, mais aussi le frère de sa femme, sans compter qu’il avait aussi des sentiments pour moi, alors je devais comprendre qu’il n’était pas celui à qui raconter mes histoires.

Thomas voulait juste savoir si je sortais, rien d’autre. Ça m’a donné l’impression qu’il me rejetait...

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032/2012 - Et si...?

Publié le par JaneDo

Mercredi, 1er février 2012– (032/2012)

Mon Dieu, déjà février! Que le temps passe vite! J’ai l’impression qu’avec l’âge, le temps passe de plus en plus vite. Avant-hier c’était l’an 2000, hier 2010, et nous voilà déjà en 2012. Chaque fois que j’entends parler d’évènements dans les années 1990 et quelques, j’ai l’impression que c’était au siècle dernier! Pfffou, ça file…

Thomas m’a invitée chez lui, mais j’ai refusé parce que je ne voulais ni croiser Pascal, qui habite à l’étage en dessous, ni donner à Pascal l’impression que je cherchais à le rendre jaloux.

Aoutch, je me rends compte que je suis sur la pente de la fin avec Pascal… Quand je suis dans ce mode là, ça veut dire que je ne fais rien pour faciliter la tâche à l’autre, au contraire, lui laissant le champ libre pour s’enfoncer et me convaincre d’avantage que j’ai pris la meilleure des résolutions! Aïe! Est-ce que c’est vraiment ce que je veux? Est-ce que je ne devrais pas lui expliquer? Afff, non, je n’en ai pas envie.

Chaque fois que je suis entrée dans ses phases là, ça a été la fin, chaque tentative de leur part était réduite à néant par mon mode destructeur. Je n’ai jamais trouvé comment faire marche arrière.

Comme je m’en rends compte, peut-être devrais-je bien réfléchir avant de me laisser aller dans ce sens, avant d’être engloutie par mon côté froid et imperméable? C’est un côté de ma personnalité que je n’aime pas trop, mais elle m’a toujours servi à me protéger… A voir… Peut-être que je devrais revoir Pascal avant de me décider… Je réaliserais aussi à quel point le processus a déjà été entamé…

Ciel, dès le moment où j’ai rencontré Pascal, j’ai été follement et passionnément amoureuse de lui, est-ce que ça pouvait s’évanouir aussi facilement ?

Ça me fait chier qu’il m’ait appelé, ça m’a chamboulé. Comment dire, il avait été plutôt malin, plus les jours auraient passé, plus je lui en aurai voulu et plus c’aurait été difficile d’arranger les choses. Pourtant, je sens encore grondé la déception et la colère, mais ce qui est rassurant, c’est que je n’ai pas encore commencé à mettre en place les pièges pour nous faire rompre!

Et zut, son coup de fils a ravivé les bons souvenirs de lui, et du coup, il me manque!

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031/2012 - Se parler? On sait pas faire!

Publié le par JaneDo

Mardi, 31 janvier 2012 - (031/2012)

 Je me suis accordé ma journée ; une journée de larve sur mon canapé… J’ai peint, ça, ça m’a fait du bien.

Mince, j’ai l’estomac complètement noué parce que je ne savais pas où était Pascal hier soir. S’il était chez Caroline, je pouvais le savoir, il me suffisait de demander à Caro. Hum, peut-être face à face, parce que par téléphone, je ne pourrais rien soupçonner si elle me mentait.

J’avais pénétré chez lui sans permission et j’avais été voir dans sa chambre. Je suis cinglée, s’il serait rentré entre 2, j’aurai eu l’air fine, ou si Thomas aurait remarqué du mouvement en bas, glups. J’avais le cœur qui battait à 100 à l’heure de peur de me faire prendre. Iak. En tous cas, il n’était pas chez lui. Du coup, inutile de mentionner tous les scénarios qui m’ont traversé l’esprit. Bref, sur les rotules, le cœur dans les baskets, je suis rentrée.

Puis, je ne sais pas, les anges peut-être… mais Pascal m’a envoyé un message, il voulait me voir!!!

Avec mon sale caractère, j’ai failli lui répondre qu’il aurait dû y penser avant, vendredi soir, il ne voulait ni me voir, ni me parler, alors moi, pas envie. Heureusement que j’ai contrôlé mon humeur. Je ne savais pas quoi répondre, puis aussi, tout à coup, je me suis demandé s’il ne voulait pas mettre le poing final dans un face à face glacial? Ce n’était peut-être pas une bonne idée de le voir après tout?

1h après, comme il ne recevait pas de réponse, il m’a téléphoné… Tout comme moi, il n’est pas très patient!

Ce soir? Il voulait qu’on se voit ce soir? Glups, trop rapide pour moi, j’ai prétendu avoir quelque chose, alors il a proposé demain. Glups, il semblait vraiment pressé de me voir??? Ça n’annonçait rien de bon ça. Pour tester le terrain, je lui ai demandé où il était hier soir, que j’étais passé chez lui vers minuit, qu’il n’y avait personne. Déjà parce que ça me permettait de savoir s’il avait remarqué mon passage et avoir une idée de ce qu’il voulait.

Rien de bien faramineux, il était seulement chez Paul avec Tony!

Mais bien sûr, je ne savais pas s’il mentait ou pas. Apparemment, je ne contrôlais pas si bien mes humeurs, je lui ai dit que je n’avais pas très envie de le voir après la manière qu’il m’avait traitée au chalet. Pascal a alors dit que c’était justement pour ça qu’il voulait me voir. Glups de chez glups, il voulait mettre les choses au clair? M’engueuler? Me demander de ne plus recommencer? Puis, il s’est excusé et m’a dit qu’il n’avait pas été très cool, qu’il s’était laissé submerger par sa colère, qu’il avait agi comme un idiot et qu’il se rendait compte qu’il fallait qu’on se parle.

Afff, vive soulagement… Piouhhh, ce n’était pas aussi pire que je l’avais imaginé!

Mais malgré tout, je n’avais pas envie de le voir, de mon côté, j’avais encore de la peine à avaler la pilule. Pascal a dit qu’il me comprenait, mais je devais lui laisser une chance, que lui aussi m’en voulait encore d’avoir disparu comme ça, mais il voulait aussi me voir. En plaisantant, il a dit que c’était de ma faute, je lui aurait manqué.

C’était adorable, mais je me rappelais la longue route remplie d’images de lui en train de s’amuser sans même avoir une pensée pour moi, d’avoir passé des heures à espérer avoir des nouvelles, qu’il passerait, etc. J’ai failli lui demander si je lui avais manqué avant, pendant ou après le verre avec cette nana, cette Valérie, qu’il a mieux traité que moi? Non, aucune envie de le voir. Puis, on finirait par se dire des trucs qu’on regretterait ensuite.

Je me demande s’il ne commençait pas à me traiter comme Caro, on fait le con et on s’excuse après?

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030/2012 - La Barbe!

Publié le par JaneDo

Lundi, 30 janvier 2012– (030/2012) – La barbe !

La barbe, Pascal semble vraiment fâché, pourtant, il n’y a pas de quoi. Je lui ai bien montré à quel point sa petite fâcherie était puérile, parce que comme moi, il n’a pas toujours été le meilleur en communication! Mais en même temps, j’ai l’impression que ce n’est qu’une excuse pour me larguer!

Du coup, je me demande si je ne m’étais pas ridiculisée à vouloir absolument lui parler, et en plus, comble du comble, lui parler comme si on était ensemble, comme si on parlait le même langage. Ça a dû le faire bien rire! Ben, il n’a qu’à rester fâché si ça l’arrange… Pfff, je dis ça mais, ça me fait super mal. Pourquoi un truc aussi insignifiant fait aussi mal qu’une blessure ouverte?

Merde, j’en ai marre de me prendre la tête à propos de lui, finalement, je ne le comprends pas du tout.

Depuis que je suis rentrée de St-Domingue, j’ai l’impression de n’avoir pas passé 1mn chez moi, en plus, je n’ai pas encore totalement défait mes bagages, je cours dans tous les sens. Je n’ai non plus pas bosser grand-chose, zut. Avec Dol à l’hôpital, je fais les allers-retours pour lui tenir compagnie, donc je ne passe pas beaucoup de temps à faire autre chose. Vivement qu’elle rentre!

Lundi soir, comme d’habitude, j’ai mangé avec ma famille. Tient, malgré les problèmes entre elle et Marco, Ella était là. Ils étaient là tous les 2.

En rentrant, j’ai eu Tchoy et Dol en ligne. Tchoy proposait de passer au Tucano pour manger un truc ensemble, mais le lundi soir, je mange avec ma famille, c’est un rituel, donc j’avais déjà mangé. Apparemment, ils avaient essayé de me joindre tous les 2, mais je n’avais rien vu. Je laisse mon natel dans ma veste quand je suis avec les miens.

Rhhh, sur le chemin, j’ai pensé que dans approx. 15 jours, c’est la St-Valentin et une fois de plus… rien ne va plus avec Pascal… c’est lamentable. Encore une St-Valentin dans les chiottes? Est-ce que je devrais l’appeler ? Ou vérifier pour voir s’il était chez Caro ? Sa femme n’est pas là, alors je suis presque sûre qu’il est chez Caro. A quoi ça me servirait de le savoir? Pour lui en faire le reproche? Bah, je ne veux pas le savoir.

Hum... J'ai pas pu me retenir, vers minuit, j'ai sauté dans ma voiture. J'espérais bien avoir tord, mais Pascal n'était pas chez lui, donc...

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029/2012 - Pascal était plus froid que les glaces polaires!

Publié le par JaneDo

Pascal a été plus froid que les glaces polaires!
Samedi 28 / Dimanche 29 janvier 2012 – (029/2012)

Oups! J’avais oublié cette pièce, c’était le petit salon de lecture qui faisait partie de la bibliothèque. La nana de tout à l’heure était étalée devant la cheminée. Quant j’ai déboulé, étonnés, ils se sont tous les 2 retournés dans ma direction. Pascal toujours avec ses 2 verres à la main et la pouffe devant la cheminée.

  • Oh c’est cool, t’as fait un feu ici?

En passant, j’ai pris l’un des verres de ses mains et je me suis assise face à la cheminée, ne laissant à Pascal que la place à ma gauche, face à l’autre nénette.

  • Je peux savoir ce qui te prend?
  • Il faut qu’on discute, alors voilà!
  • Je peux vous laisser si tu veux (disais l’autre là à Pascal).
  • Non ça ira (Pascal à l’autre)… On discutera demain, ce soir, j’ai pas envi (Pascal à moi).

L’autre tâche s’était recouchée comme si elle était enregistrée dans les coussins étalés devant la cheminée qui crépitait tranquillement alors qu’un volcan grondait dans ma tête.

Elle a regardé en direction de Pascal, et ça m’a fait penser à l’autre pouffe de St-Domingue, mais cette fois, je n’allais pas laissé une autre nana s’immiscer entre nous, sauf si c’était Pascal qui m’envoyait sur les roses... Et encore, faut voir. Mais Pascal ne m’a coupé l’herbe sous les pieds. Il m’a lancé qu’il n’était pas d’humeur à discuter avec moi ce soir, qu’ils me laissaient donc profiter de la cheminée. Valérie, l’autre s’appelle Valérie. Je ne suis pas sûre de me rappeler son nom demain, mais bon. La Valérie s’est donc levée en me jetant un coup d’œil, elle se demandait ce qui se passait.

Je me suis levée pour les suivre et Pascal m’a barré le passage. Il m’a demandé d’arrêter mon petit jeu, que ça ne servait à rien ce que je faisais, il ne voulait pas parler. Il m’a demandé de rester là et boire mon verre tranquillement devant la cheminée.

M’en fiche, je l’ai quand même suivi. Ils sont redescendus au salon et cette fois, comme une partie de la bande était rentré, il y avait du monde. Il y avait un couple qui se bécotait sur le canapé du jardin d’hiver, 3 autres se faisaient à manger dans la cuisine, alors ils se sont installé devant la cheminée au salon. Je suis restée sur leurs talons. Dès que Caro nous a vu, elle est venue se joindre à nous. Sans faire attention aux 2, j’ai insisté, je voulais qu’on se parle et j’ai balancé que je ne restais pas, alors demain ce n’était pas possible. Pascal m’a lancé un drôle de regard, puis il a enfin daigné se lever pour qu’on aille ailleurs.

Je l’ai suivi la queue entre les jambes me demandant maintenant ce que j’allais bien pouvoir lui dire, ou comment au moins commencer la discussion. On est donc remonté dans le petit salon de la bibliothèque à l’étage. Dès qu’il a fermé la porte, il m’a demandé de quoi je voulais parler. Pascal était resté adossé à la porte, les bras croisé devant lui, c’était clair qu’il ne voulait pas me parler.

J’ai donc commencé par lui dire que même si ça ne l’intéressait pas, j’avais fait bon voyage, que ça c’était très bien passé, mais que j’étais contente d’être rentrée. Et pour finir, qu’il m’avait manqué. Il a eu une sorte de sourire désabusé. J’ai alors ajouté que si j’étais partie, c’était parce que j’avais besoin d’être un peu seule, besoin de m’éloigner de lui.

  • Toute cette situation avec Caro, Jess, c’est compliqué, je ne sais plus où j’en suis, ni ce que je dois faire ou ne pas faire. Je ne sais pas si je dois accepter les choses telles qu’elles sont ou au contraire me battre plus… Je me sens perdue au milieu de tout ça. En plus, je me demande souvent ce que tu veux, ce que tu attends de moi.
  • Et tu as trouvé tes réponses?
  • Et avant de partir, j’ai vu à quel point tu n’étais pas disponible et quand tu l’es, je te retrouve chez Caro… Que tu sois fâché contre moi parce que je ne t’ai rien dit, ça, je comprends pas. Je te rappelle que tu étais venu au chalet avec Jess et ta famille, et tu ne m’avais rien dit non plus. Par contre, il semble que Caro le savait. Alors pourquoi est-ce que tu es fâché?

  • Alors? Tu as trouvé des réponses?
  • Je vois ! Donc, c’était un voyage pour rien ? Avec qui es-tu partie?
  • Hein? Avec personne, toute seule! Quelle idée!
  • Toi? Partir seule?
  • Ça m’a fait du bien d’être partie sans avoir besoin de te le rapporter comme si j’étais une gosse.
  • Mouai ! Rien que du blabla, je ne te crois pas. Un voyage comme ça ne se fait pas au dernier moment, je te connais quand même pour savoir qu’il te faut plus d’une semaine pour te décider, donc tu l’avais planifié depuis longtemps, alors ne me prend pas pour un idiot. Tu avais donc largement le temps de m’en parler. Je ne veux pas continuer à me prendre la tête avec toi, je ne veux pas être avec une fille qui fait tout le temps des trucs qui me rend dingue Donc, t’as raison, c’est trop compliqué pour toi, et c’est trop compliqué pour moi. Alors, je pense qu’il n’y a plus rien à ajouter.

Jeeez, qu’il était froid. Je ne pense pas avoir mérité qu’il me traite comme ça, quoique, quand je pense à St-Domingue, je ne suis pas totalement sainte dans l’histoire, mais quand même.

  • Tu veux que je reste ce week-end ou tu t’en fou?
  • T’es une grande fille Jane, je ne pense pas que tu aies besoin de mon opinion sur la question. Ce n’est pas mon problème, fais ce que tu veux.

Pascal m’a souhaité une bonne nuit et il a tourné les talons. Afff, je n’ai pas pu retenir mes larmes, il avait été si distant et froid, j’avais le cœur lourd. J’avais pensé qu’il me demanderait de rester, ou au moins qu’il se radoucirait si on se parlait. C’était la 1ère fois qu’il était aussi froid et qu’il me parlait comme ça.

Comme j’avais dit que je ne restais pas, je devais partir, mais comme j’aurai dû descendre mon sac devant tout le monde et passer par le salon, j’ai préféré retourner dans ma chambre et attendre que tout le monde soit couché pour partir. Je regrettais d’avoir monté mes affaires, pourquoi je ne les avais pas laissé dans ma voiture. Je ne pouvais pas retenir la fontaine de mes yeux, alors je me suis assise au coin de mon lit et j’ai attendu. Je me sentais bête. Si je ne descendais pas, Pascal allait pensé que je restais finalement, que je n’avais pas de parole, et si je partais, ben il se sentirait libre comme l’air ce week-end et je ne saurai rien de ce qu’il fait. Gros dilemme. Je me demandais aussi si je ne cherchais pas d’excuses pour rester?

Heureusement que je n’avais pas pris un trop gros sac. Pour ne pas me faire la honte totale, j’ai jeté mon sac par la fenêtre. Je préférais un peu de neige que de descendre avec devant tout le monde. Après, comme une grande, je suis descendue pour saluer ceux qui traînait encore en bas, et j’ai filé. Dommage que Thomas n’était pas encore rentré, il allait peut-être m’en vouloir, je l’ai donc appelé.

J’avais espéré que Pascal cherche à m’empêcher de partir, mais à part faire une tête de 6 pieds de long, il n’a pas bougé une oreille. Seule Caroline a essayé de me faire changer d’avis et m’a accompagné dehors malgré le froid glacial. Elle est parfois tellement adorable que je comprends que Pascal n’arrive pas à l’envoyer balader. Pascal n’a même pas essayé de m’appeler sur mon natel. Rien de rien.

Pouahhh, tant pis. L’empêche, j’étais contente de rentrer, je n’aurai pas supporté de passer le week-end autour de lui alors qu’il ferait tout pour m’éviter. Puisqu’il ne voulait pas me voir, autant que je disparaisse de sa vue. Et au moins comme ça, je peux passer un week-end sans stress, tranquillement chez moi, enfoncée dans mon canapé, devant ma télé.

Quand même, j’ai surveillé mon natel pendant des heures, j’ai même fait le guet parce que je pensais qu’il serait venu jusque chez moi, mais rien… Cette 1ère soirée chez moi n’a donc pas été de tout repos, mais je me suis rattrapée le lendemain. J’ai passé un week-end reposant.

La journée du samedi, j’ai fait de petites courses pour me garantir un week-end de rêve, amassé du bois pour ne pas avoir besoin à bouger de mon canapé. J’ai croisé mes voisins du rez en achetant le bois, comme le petit insistait pour que je passe chez eux, j’ai été obligée. J’ai coupé mon natel pour ne pas Ensuite, cloitrée chez moi, je me suis larvée « big time ».

Je n’avais pas vu que Thomas m’avait appelée une dizaine de fois hier soir, je l’ai donc rappelé. Il voulait absolument que je revienne au chalet, si ce n’était pas pour Pascal, au moins parce que je faisais partie du groupe, j’étais leurs amis. Rien à faire, je ne voulais pas et j’ai refusé qu’il vienne me chercher. Pas question que j’aille me torturer là-haut.

Dimanche, je suis sortie un petit moment, Dol est à l’hôpital et elle voulait que je passe la voir, mais aujourd’hui, je n’en avais pas trop envie. J’avais envie d’être tranquille. Le soir, j’ai eu envie de sortir un peu, un tout petit moment, juste voir des têtes, entendre du bruit, alors j’ai appelé Layne pour savoir ce qu’il faisait. Bien sûr, il avait déjà quelque chose.

Layne m’a proposé de venir, et j’ai dit oui. Après le verre avec les copains, il a proposé d’aller chez lui, et j’ai aussi dit oui. Après tout, rien de m’en empêchait.


Dimanche 29 janvier 2012- ...Là c'est 1h du matin, je viens à peine de rentrer et j'ai eu le tort de répondre aux messages de Dol... Elle veut que je descende à l'hôpital... J'suis naze, ça me gave très fort, mais j'y vais quand même! Hum, je me demande si elle en ferait autant pour moi???...

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027/2012 - De mal en pire, quelle galère!

Publié le par JaneDo

Vendredi 27 janvier 2012– (027/2012)

Hier j’avais rendez-vous chez l’avocat pour mon affaire contre mon ex beau-frère Roger, mais j’étais tellement crevée que j’ai dû annuler et on a reporté à lundi. Ça va être juste, lundi est le dernier délai pour nos commentaires.

Thomas m’a proposé de les rejoindre au chalet, j’aurai préféré que l’invitation vienne de Pascal! Glups, l’empêche, j’ai un peu la trouille de revoir Pascal, Thomas m’a dit qu’il avait été furieux d’apprendre que j’étais partie sans rien lui dire. Ça lui apprendra, lui aussi parle plus volontiers à Caro qu’à moi, il saura ce que je ressens.

C’est vrai, j’avais la trouille de revoir Pascal, mais impatiente aussi. Je me demande comment ça allait se passer!

Apparaître comme ça au chalet me gênait un peu, j’avais l’impression d’être partie depuis des siècles et de ne plus faire partie des habitués. J’espérais être dans les 1ères sur place, mais ma légendaire lenteur m’a fait arriver hyper tard. En plus, Tchoy était passé à la maison et il n’est parti qu’à 22h30, alors je suis arrivée vers minuit et ils étaient déjà sorti et étaient dans notre bar habituel. Thomas voulait m’attendre devant, mais il faisait froid et j’étais sûre de réussir à les repérer, ils se mettaient toujours dans le même coin.

J’ai tout de suite remarqué Pascal, puis Thomas bien sûr. Dès que mes yeux se sont posés sur Pascal, mon cœur que je croyais mort s’est mis à faire des cabrioles comme d’hab. Dire que je me croyais blaser. Il discutait avec 2 nanas que j’ai à peine regardé, Caro était dans le tas bien entendu, toujours scotchée à côté de lui. Je n’ai pas eu le temps de m’attarder, dès que Thomas m’a vue, et ensuite toute la clique, j’étais trop occupée à saluer, sourire et remercier pour les compliments sur mon bronzage. Clair, ça se voyait que j’avais été au soleil. En plus, j’avais changé de coiffure, comme j’avais éclairci mes cheveux quant je les avais coupé, je les ai laissé en bataille avec une mèche tressée sur le côté. Je savais que j’avais l’air en forme et que j’étais à croquer, le regard que m’a lancé Pascal, même Thomas, me l’a confirmé.

Apparemment, Thomas avait raconté que j’avais été à St-Domingue, tout le monde s’est empressé de m’entourer pour me demander comment s’était passé mon voyage, sauf Pascal. S’il attendait que je me déplace pour aller le saluer, alors il n’y était pas du tout, je n’en ferais rien. Déjà parce que j’avais une petite attaque de timidité et je savais qu’il m’en voulait. J’avais des palpitations et une crise de chaleur, ça me faisait souvent ça de le voir, puis j’étais un peu jalouse de le voir si bien entouré comme d’hab.

Je suis donc restée près de Thomas à rigoler et sourire de toutes mes dents… Je me donnais beaucoup de peine pour avoir l’air détendue et à l’aise.

Après plus de 20mn, j’ai senti la présence de Pascal avant même de sentir son bras passer autour de ma taille. Il était juste passé me saluer, il rentrait au chalet avec les nanas avec qui il discutait. Grrr. S’il avait été content de me voir, ça ne se voyait pas, et il serait resté juste pour être près de moi. Mais, je devais encore rêver! Mince, du coup j’avais envie de rentrer, mais je ne pouvais pas le montrer, j’aurai l’air d’une idiote. Puis, Pascal ne m’avait pas proposé de le suivre, ni montré aucun signe qui me permettait de savoir s’il aurait aimé que je le fasse.

J’ai dû faire le poing dans la poche, faire taire mon impatience, mais quant ils ont décidé d’aller en boîte, j’ai prétendu être crevée et je suis rentrée. Thomas, chevaleresque a voulu m’accompagner jusqu’au chalet, mais je préférais être seule. J’étais surprise de n’avoir pas vu Jess, mais peut-être qu’elle était restée au chalet?

Pascal était à la piscine avec les filles de tout à l’heure. Paul et Tony étaient là aussi. Je n’avais pas remarqué que Paul était rentré avec eux. Ils avaient l’air de bien s’amuser. Pascal discutait avec une des filles, Caro semblait chercher à s’interposer, mais les 2 autres ne semblaient pas lui accorder d’attention. Elle essayait de s’accrocher à lui, mais je l’ai vu sortir de la piscine avec l’autre fille et ils se sont dirigés tous les 2 à la sauna. Caro avait envie de les suivre, mais elle ne l’a pas fait, je ne sais pas ce que Pascal lui a dit en sortant de l’eau, parce que je l’ai vu se raccrocher à son cou et il a enlevé ses bras.

Pascal m’a vu les observer, mais il a détourné la tête pour reporter son attention à la fille qui lui parlait, et j’avoue que ça m’a retourné l’estomac. Paul et Tony étaient trop occupés à draguer pour remarquer quelqu’un qui les observe.

Caro est sortie de la piscine et se dirigeait vers moi, alors j’ai filé m’installer au salon. J’avais l’air con, je n’avais pas pris de bouquins, rien à boire, alors j’ai fait semblant de chercher parmi les magazines et livres qui trainaient sur la table basse près de la cheminée. Caro a certainement dû me voir, mais elle a préféré m’éviter. Je suis donc montée m’installer dans ma chambre habituelle qui était à côté de la sienne, mais je suis vite redescendue parce que je ne voulais pas manquer la sortie de Pascal. Je voulais espérer qu’il engage la conversation ou vienne vers moi.

Je me suis installée de manière à ce qu’il ne puisse pas me rater, mais quand ils sont sorti de la piscine, ils plaisantaient et rigolaient et sont montés presqu’aussitôt à l’étage. Glups, raté, et maintenant je fais quoi? J’aurai l’air bête de monter le chercher, il était évident qu’il m’évitait, qu’il ne voulait pas me parler. J’étais mal, javais le cœur lourd, ça m’a donné envi de pleurer, et je ne savais vraiment pas quoi faire pour nouer le contact, mais je ne pense pas que le suivre serait une bonne idée. Et comment engager la conversation, quoi dire?

J’ai décidé de traîner au salon en espérant qu’il finirait par redescendre et que je verrai enfin, seul à seul. Et s’il allait se coucher? Je risquais de passer la nuit à attendre pour rien? Drôle, mais ça m’a fait penser à Pascal de St-Domingue. Alors que j’étais sur le poing de baisser les bras, Pascal est descendu pour aller chercher quelque chose à boire pour l’autre miss et lui. Je ne sais pas s’il a fait semblant ou non de ne pas me voir, tout en est-il qu’il s’est dirigé directement à la cuisine sans passer par le start. Je l’ai donc suivi et j’ai lancé un « coucou » comme si de rien n’était. Hum, je ne sais pas si c’était avisé, c’était comme si ça ne me faisait rien de le voir biduler avec une autre fille, mais sur le moment, je n’ai pas trouvé autre chose.

Comme si j’étais une parfaite étrangère, il m’a saluée et demandé comment j’allais sans avoir l’air d’y accordé d’importance, tout en continuant à préparer 2 cocktails. Ça m’a presque flingué dans mon élan. Tout sourire, j’ai dis que ça allait bien et la discussion est restée en suspens. C’était mort, il fallait vite que je trouve quelque chose à dire. Puis, il a juste lancé un banal « cool » et s’apprêtait à quitter la cuisine. Je l’ai attrapé par le bras manquant de faire valser ce qu'il transportait.

Je lui ai demandé si c’était tout ce qu’il avait à me dire et il a paru étonné...

Mort. Il ne paraissait pas enclin à poursuivre la discussion et semblait pressé de remonter, alors je lui ai demandé si ça ne l’intéressait pas de savoir où j’étais, et Pascal a dit qu’il le savait, Thomas en avait parlé. Merde, il n’avait pas l’air, enfin, c’était comme si ça ne lui faisait rien de me voir!!! Il a répondu que j’étais une grande fille, j’avais le droit de faire ce que je voulais. A court d’idées et pour l’obliger à rester encore un peu, j’ai demandé où était sa femme. Il continuait à reculer en direction de la porte comme s’il était pressé. Il a balancé que Jess était à New York, qu’elle aussi était une grande fille.

Le cœur dans les grolles, je l’ai rattrapé dans les escaliers, et je lui ai demandé si c’était tout l’effet que ça lui faisait de me voir, alors il s’est arrêté pour me regarder. Enfin, il m’accordait un peu d’attention.

  • Tu as pensé à informer Thomas de ce que tu faisais, pas moi… C’était… Ça m’a énervé sur le moment que tu n’ai pas jugé utile de me mettre au courant.
  • Back at you, Caro sait toujours ce que tu fais, tu ne penses jamais à me tenir au courant non plus…

Après un petit moment de réflexion à m’observer comme si je parlais en chinois, il m’a dit qu’apparemment, on avait du mal à communiquer, faut croire qu’on n’arrivera jamais à se comprendre. Sans me laisser le temps de trouver quelque chose à répondre, il a disparu en haut des escaliers. Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais je l’ai suivi. J’ai couru derrière lui et je suis entrée après lui dans la pièce où je l’ai vu disparaître…

En tous cas, nos retrouvailles ne se passaient pas tout à fait comme je l’aurai espéré!

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026/2012 - Retour au froid

Publié le par JaneDo

Jeudi, 26 janvier 2012– (026/2012)

Hafff, l’aéroport a été un vrai calvaire avec une file d’attente à donner des cheveux blancs, les formulaires à remplir et l’attente infernale. Toutefois hihihi, ils m’ont pris pour une locale et m’ont donné le faux formulaire à remplir tout en espagnol. Une fois à la porte d’embarquement, j’ai dû rebrousser chemin pour le remplir correctement. Heureusement, Alain m’a donné un coup de main. Drôle, mais Alain semblait en forme, il a été adorable et tout en me guidant à travers les nombreuses portes et autres des aéroports avec son pote, dont je ne me souviens pas du nom. Son pote m’a dit connaître mon oncle Roger, il connaît la région de Prévonloup où j’ai été à l’école.

Pascal était parti rejoindre sa femme et ses enfants en Guadeloupe pour reprendre la proue de son catamaran. Je me demande s’il pense à moi de temps en temps…

On était encore serré comme des sardines dans l’avion qui était plein à craquer. Je n’étais pas assise très loin d’Alain et son pote. Ils étaient au 16 et moi au 19. Une fois de plus j’étais interloquée par le peu de diversité des prénoms que je fréquente : Alain… mon ex et parrain de l’aîné de mes neveux s’appelait Alain, mon oncle Roger et mon ex-beau-frère Roger aussi et Pascal et Pascal… C’est assez dingue! Christian était en 1ère classe, et j’ai fait la connaissance de sa femme à l’aéroport. Hum, j’ai gardé mes pensées pour moi, son mari, comme la plupart des mecs est loin d’être un exemple en matière de fidélité, c’est pour ça que je ne vois pas pourquoi les femmes veulent être des exemples, en tous cas, ce n’est pas mon cas! J’ai l’intention d’être aussi infidèle que les mecs moi!

Aïe, ce qui me fait me demander comment les choses allaient se passer avec Pace, Pascal de Suisse, à mon retour!!!

Rhhh, à Madrid, j’ai appris par Alain que Christian s’était évanoui dans les WC de l’avion et a dû être sorti en chaise roulante. On s’est demandé s’il réussirait à prendre le vol pour Genève. On a couru à travers l’aéroport pour réussir à prendre notre vol et on a même pas eu le temps de fumer un clope. J’ai suivi aveuglément Alain et son pote qui m’attendait et portait même ma valise. Trop chou. Le dernier à entrer dans l’avion était Christian, il n’a pas raté la correspondance.

Mon frère m’attendait à l’arrivée et hum… après qu’Alain ait récupéré ma valise, je les ai… zappé! Je les ai oubliés et j’ai couru pour aller rejoindre le frangin et aller récupérer ma voiture. Je rêvais de retrouver mon volant, mes repères et tout. Ahhh, comme c’était bon de retrouver le sol de la terre ferme et de mon pays !

J’étais raide fatiguée, mais je n’ai pas pu m’empêcher de passer faire un coucou à ma frangine et mes nièces. En passant devant le salon de Jean-Pascal, j’ai été vite lui faire un bisou. Encore un Pascal quelque chose, je suis maudite ou quoi? Lui aussi il est très chou, je l’aime beaucoup, il fait partie de ma bande pote, donc il ne se passera jamais rien, pourtant il a bien failli… mais je connaissais un peu trop bien sa sœur et son cousin, Stéphano, qui fait aussi partie de ma bande! Ghaaap, tout le monde l’aurait su et j’aurai été grillée auprès de toute l’équipe, je serais redevenue une fille et plus l’un des leurs!

Haaah, comme c’est bon de retrouver son chez soi… Dès que je suis entrée, j’ai éprouvé du plaisir de voir que tout était comme je l’avais laissé ; bien ranger, en ordre. Après un petit café, je me suis aussitôt jetée au lit. C’était bon de retrouver mon lit aussi et surtout, je voulais dormir pour ne pas repenser à Saint-Domingue et Pascal… C’était une page que je devais tourner.


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024/2012 - Adieu mon amour

Publié le par JaneDo

Mardi, 24 janvier 2012 – (024/2012)

J’avais promis à Pascal d’être prête vers 13h. Pascal m’a emmenée en ville mardi matin, mais je ne me souviens plus très bien de ce qu’on a fait. Après avoir avalé quelque chose pour dîner, on est retourné à la maison pour déposer sa voiture. On avait déjà mis les valises dans son coffre, alors je ne m’attendais pas à retourner à la maison.

Après dîner, on a bu un verre au PALAPA, un bistrot à côté d’où on a mangé, tenu par des Canadiens. D’après ce que j’ai compris, ça appartient aussi à Pascal et il le loue à ces 2 jeunes. Ils ont des bungalows aussi et Pascal m’a dit que je pouvais venir là la prochaine fois si je voulais. Pendant qu’on buvait un café au bar, Pascal regardait le tennis. Je me souviens lui avoir dit que j’avais aimé regarder le tennis quand Yannick Noah jouait, depuis je trouve les joueurs ennuyeux, il ne se passe rien.

Pascal est fan de tennis, et en parlant de ça, Pascal m’a dit que ça fait plus de 20ans que Yannick Noah ne joue plus, qu’il était trop vieux. Puis tout à coup, il a eu une réflexion qui me trotte dans la tête depuis plusieurs jours ; qu’il ne nous restait plus beaucoup de temps, 10ans ? Après on entre dans le cercle des vieux si on tient jusque-là! Je n’ai pas rigolé, j’y pensais souvent ; 10ans, 20ans au plus d’une vie normale et bonne, après on ne sait pas ce que le reste nous réserve.

Shinobi-life 1J’ai été surprise de l’entendre m’enlever les mots de la bouche!

Puis le taxi est arrivé, Pascal l’a aidé à transférer nos valises. 2ème fois, parce que ce matin, Pascal a dû m’aider à fermer la grosse valise, ça bloquait. Puis il avait porté la grosse valise à sa voiture. Là, je pensais qu’on partait pour la capitale, pour Saint-Domingue, mais non, Pascal ramenait sa voiture pour la parquer à la maison. Il m’a proposé de l’accompagner ce que j’ai accepté avec plaisir, j’aimais être en sa compagnie.

Une fois la voiture parquée, on est donc partie, cette fois c’était pour de bon, je ne reverrais plus jamais cet endroit je crois.

Je n’étais pas très bavarde, j’avais une petite attaque de chagrin. Ces 10 jours avaient passé si vite et demain je rentrais en Suisse… Mais aussi, j’avais le cœur soulagé, j’avais revu celui que j’avais croisé dans un bus il y a plus de 20ans, un type avec qui je n’avais jamais échangé un mot avant de chercher à m’installer sur cette petite île, et il était assis là à quelques centimètres!

Le chauffeur de taxi parlait français et connaissait lui et sa femme, alors je ne pouvais pas lui parler…

Ce soir, je dormirais à Saint-Domingue et demain, après avoir fait un tour en ville, je partirais pour l’aéroport où je retrouverais Alain et Christian. J’essayais de contrôler les pensées qui se bousculaient dans ma tête, je ne voulais pas trop penser sinon je risquais bien de me sentir triste et pleurer.

A l’aéroport, Pascal m’a dit au revoir 3 fois au moins, et les 3 fois il m’a serré contre lui en me faisant la bise la 1ère fois, la 2ème c’était un gros hug et la 3ème un peu plus fort après m’avoir dévisagée un moment. La 3ème fois, je lui ai fait un bisou sur le torse, j’espère que le chauffeur n’a pas remarqué. Puis, j’ai vu sa grande silhouette disparaître en direction de l’entrée.

Je ne le reverrai sans doute jamais, ne reverrai plus jamais ses beaux yeux bleus vifs… On mourra chacun dans notre coin sans jamais se revoir… Comme c’est triste… Mais au moins, je l’avais revu, alors je pouvais être heureuse pour ça. Alors adieu mon amour, adieu celui qui a fait battre mon coeur si fort pendant si longtemps, adieu amour, c'était bon de t'avoir vu, t'avoir parlé, touché, d'avoir été si proche de toi. Merci à la vie de m'avoir fait un si beau cadeau.


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023/2012 - Snif... bientôt le retour!

Publié le par JaneDo

Lundi, 23 janvier 2012 – (023/2012)

Rhhh, je me rends compte qu’il ne me reste plus beaucoup de temps ici, et je n’ai encore rien vu ! Ce matin, Pascal m’a proposé de l’accompagner en ville, alors on a été faire un tour et manger quelque chose sur une terrasse. J’attendais aussi la visite de l’architecte, et normalement, Eric, l’employé à Pascal devait passer pour me faire visiter des trucs au bord de la mer, mais j’ai Joanny est passée me chercher et on a été visiter sa villa. C’est pas mal du tout, manque juste le salon à l’étage!

Ensuite, je suis partie avec Pascal...

En arrivant au resto, Pascal marchait devant et j’ai vu un mec le dévisager avec surprise ; c’était Alain. Je me suis donc arrêtée pour lui dire bonjour, puis j’ai été rejoindre Pascal. J’ai remarqué que le copain d’Alain a dû penser que j’étais une locale, hihihi.

C’était sympa d’être seulement les 2, et sympa de se parler un peu. Puis Joanny est venu avec des plans, mais ce n’était pas tellement dans l’esprit de ce que je voulais, alors elle a promis de me les envoyer par email. Eric est aussi passé, mais on n’avait pas besoin de lui, alors il est reparti après qu’on soit passé chez le notaire pour laisser un pouvoir pour qu’ils puissent agir en mon nom si jamais.

Comme la villa, sa maison était louée à partir de jeudi, Pascal m’a proposé de partir avec lui dans la capitale pour la dernière journée. Ça me permettait de visiter Saint-Domingue et de faire encore quelques photos. On ne peut pas venir à Saint-Domingue sans visiter le 1er endroit où Christophe Colomb a posé le pieds dans le nouveau monde! Donc, on a prévu de lever le camp demain après-midi.

Snif, je maîtrise, mais quand même, je sens que St-Domingue va me manquer, et Ruth, et Coco!

Le soir, Pascal a proposé qu’on sorte manger quelque chose et Ruth nous a accompagnés. Ciel, c’était un massacre, les moustiques ne l’ont pas manqué! Pascal a proposé Röestis et Strogonoff, j’ai juste oublié mon alergie à la crème et au lait! De retour à la maison, Pascal a insisté pour que je sois prête vers 13h, alors… Oui chef !

C’était ma dernière soirée avec Ruth, alors on n’arrivait pas à se décider d’aller se coucher, et on aime pas les adieux. On a discuté jusque vers 3h du matin. Encore une fois, j’aurai des cernes jusque par terre demain! J’ai acheté encore tous les bracelets que Ruth a fabriqué, puis un peu folles toutes les 2, on a décidé d’aller en ville pour dire au revoir à Coco. Et nous voilà embarquée sur sa moto en pleine nuit. C’était sympa. Ce devait être minuit quant on est parti voir Coco, on est rentrée à 3h du matin!


Dimanche 29 janvier 2012 - ...Là c'est 1h du matin, je viens à peine de rentrer et j'ai eu le tord de répondre au messages de Dol... Elle veut que je descende à l'hôpital... J'suis naze, ça me gave très fort, mais j'y vais quand même! Hum, je me demande si elle en ferait autant pour moi???...


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022/2012 - Dreams do come through... do become reality...

Publié le par JaneDo

Dimanche, 22 janvier 2012 – (022/2012)

Le lendemain, dimanche, j’ai dormi presque toute la journée, j’étais naze. Les 2 filles qui font le service ne travaillent apparemment pas le dimanche, en manque de café, je suis descendue pour en faire et je suis remontée me coucher. La voiture à Pascal était là, il dormait surement aussi. Le soir vers 21h, Ruth et Coco devaient passer, alors malgré la fatigue, je suis descendue un moment, mais raide, 5mn après, je suis remontée me coucher. Après tout, elles  m’appelleraient sur mon natel si jamais.

Quand je suis descendue le soir vers 20h45, j’ai remarqué que Pascal avait passé par la cuisine et s’était fait de la fondue, iark, ça m’a tourné l’estomac. J’ai rangé pendant que je préparais mon café parce que la vue de fromage entrait en conflit avec mon abus d’alcool de la veille!

Après, j’ai perdu le fils, j’étais trop raide et j’ai dormi comme un bébé. Vers 4h du matin, réveillée, je suis descendue regarder la télé et noter mes souvenirs de la soirée précédente. 1h après, je me suis recouchée, j’étais vraiment trop fatiguée. Heureusement pour moi que Coco et Ruth ne sont pas venues !

Malgré tout ce qui a été de travers hier soir, je suis quand même heureuse… Bizarre hein?

J’ai été amoureuse de ce mec presque toute ma vie, qui aurait cru qu’un jour, je serais si près de lui? Et qui aurait pu parier que je dormirai chez lui en plus? J'aurai pu être triste, mais je ne l'étais pas, au contraire, j'avais un petit sourire heureux qui cachait mal mon bonheur secret; les rêves se transforment rarement en réalité et moi j'ai eu cette chance incroyable de voir le mien se transformer et devenir aussi réél.

Et quand même, j’ai eu un bisou, je l’ai touché, et j'ai aussi été serrée dans ses bras. Que demander de plus? Je trouve que la vie m’a fait un beau cadeau, j’aurai pu ne jamais le revoir, ne jamais lui parler ou même croisé son regard, etc, etc. En plus, j'ai pu lui dire presque tout ça, donc, je crois qu'il connaît mes sentiments, même s'il ne les partagent pas. Ce petit sourire secret dépeignait mon sentiment que la vie vaut la peine d'être vécue jusqu'au bout de la chaîne!

Oui, je trouve que j’ai eu beaucoup de chance, alors je suis contente et heureuse du peu que j’ai eu… pour moi, c'est beaucoup, plus que je n'aurai jamais pu espérer...


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