286/11 - Les flammes de la jalousie
286/11 - Dégoûtée et jalouse - Jeudi, 13 oct 2011
Ciel, je ne me rendais pas compte qu’il se passait des choses, que je qualifierai de graves, et moi pendant ce temps, je nageais dans ma petite bulle, inconsciente du danger.
Après une fin de journée de marathon, une fois rentrée, je me suis décidée à appeler Caro. Je n’avais pas encore décidé si je sortais, mais au cas où, je préférais ne pas y aller seule. Ce qu’elle m’a raconté m’a désarçonné, laissé perplexe et quelque peu tordu l’estomac. Je n’ai pas voulu en parler au téléphone, je préférais la voir en face, et je voulais aussi voir de mes propres yeux.
Non non non... NON! Ça ne se peut pas...
Caro semblait penser qu’elle sortait à nouveau avec Pascal, qu’il allait se calmer avec les autres filles. Elle lui avait ouvert son coeur, lui avait dit à quel point il la faisait souffrir, qu’elle ne supportait pas de le voir s’amuser en la laissant de côté. Que si Pascal ne voulait plus d’elle, il devait le lui dire clairement, méchamment s’il le fallait. Il avait essayé, mais de la voir complètement aussi dévastée, en larmes, etc, il a flanché.
Pascal a promis de se calmer. Ils avaient partagé trop de choses pour qu’il puisse supporter de la voir pleurer et souffrir autant. Il lui aurait dit que ces filles ne comptaient pas, que ce n’était que des passades, qu’elle devait bien le savoir.
J’étais estomaquée... dégoûtée, jalouse... Pourquoi elle?
Je n’arrivais pas à le croire, alors je sortais ce soir, je devais voir ça par moi-même, je voulais savoir s’il allait vraiment se calmer. Pourquoi est-ce que je n’avais jamais laissé voir mes émotions, pourquoi n’avoir jamais pleuré à chaudes larmes pour obtenir ce que je voulais? Peut-être qu’il m’aurait suffit de le demander tout simplement? Je regrettais aussi de l’avoir envoyé paitre. Peut-être voulait-il savoir où on en était avant de s’engager envers elle, parce que ce n’était que le mercredi soir qu’ils en étaient arrivé là!!! Et moi, qu’est-ce que j’avais fait? Je l’avais envoyé balader! Pas seulement 1 fois... Purée!
J’avais l’estomac complètement noué!
Face à Caroline, je souriais, comme si j’étais contente pour elle... Je l’étais mais en même temps, pas tant que ça, et moi alors? Je gardais un visage serein, mais intérieurement, mon cœur avait fondu, je ne sais même pas s’il battait encore, ou s’il battait c’était de désespoir. Comment est-ce que j’avais pu me louper aussi tragiquement? Comment?
J’essayais de le cacher, mais je tremblais de la tête aux pieds. J’ai failli fondre en larmes quant Pascal l’a appelée alors qu’il quittait la salle de sport pour aller au bar avec ses potes. Il ne m’appelait jamais pour me donner son timing, c’était toujours Thomas qui le faisait? Je le déteste pour ça. Mais bon, ce n’était plus l’heure de jouer la femme bafouée, ou de détester, si ce que Caro me disait était vrai, j’allais me sentir vraiment mal... Il allait falloir que je fasse quelque chose, je ne pouvais pas accepter...
... Il semble bien que Caroline ne mentait pas, Pascal se tenait tranquille...
Pascal discutait toujours avec les filles qui lui parlaient, mais parce que je le connais bien, j’ai tout de suite remarqué qu’il était sur la défensive à nouveau face aux attaques féminines. La petite blondinette était là ce soir, il a discuté avec elle, ça se voyait qu’elle pensait que les choses n’avaient pas changé entre eux, mais elle se trompait lourdement. Il est clair qu’elle ne connaissait pas Pascal.
Au cours de la soirée, nos regards se sont croisés 1 ou 2 fois, Pascal a tout de suite détourné le regard. Quant on s’est retrouvé côte à côte, on a fait le tour des banalités usuels, sans plus. Je suis sortie fumer et je pensais que Pascal me suivrait, mais il n’a saisi aucune des perches que je lui tendais.
Les flammes de l’enfer ne sont rien à côté de ceux qui me brûlaient de l’intérieur!
La blondinette avait dû demander à Pascal de la raccompagner, vers minuit et demi, quant il a été sur le point de partir, il a fait signe à Caro de le rejoindre, et ils sont partis ensemble tous les 3. Je regrette de l’avoir emmenée, j'aurai dû la laisser prendre sa voiture, comme ça, elle n’aurait pas pu rentrer avec Pascal. Curieuse, je les ai suivi du regard et j’ai vu que Caro s’était installée à l’avant et l’autre à l’arrière.
Je brulais littéralement sur place, si on avait été dans un dessin animé, mon siège aurait été cramé et moi avec. Il m’avait ignorée, je me sentais laissée pour compte, et il n’y a pas à dire, mais la jalousie laisse une sensation brûlante! Je tremblais encore plus violemment, mes jambes étaient aussi molles que du marshmallow, mais au lieu de pleurer, j’étais dans un état d’hébétement totale.
J’étais torturée par l’idée que je devais absolument faire quelque chose, tout de suite, agir absolument, que je ne pouvais pas attendre, il fallait que je fasse vite... et juste... en même temps, j’étais tétanisée... Qu’est-ce que je pouvais bien faire?
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286/11 - Dégoûtée et jalouse - Jeudi, 13 oct 2011
Son insistance aurait dû m'alerter, mais ça m’intriguait seulement un peu. On devrait toujours se fier à ses intuitions, moi j’ai ignoré les miens, 


Dol est partie samedi matin vers 3h20, pffff. C'est chiant qu'elle colle comme ça, il faut toujours lui répéter x fois qu'on est crevé et là encore, 
Thomas m’a finalement dit que Pascal me cherchait partout, c’est comme ça qu’il a su ce qui c’était passé, qu’il avait essayé de m’appeler sans arrêt. Pascal avait pensé me retrouver éventuellement chez Thomas.
Pascal est finalement venu ouvrir... Arf, combien de fois doit-on avoir eu le 
Les garçons avaient un match ce matin, Thomas m’avait proposé d’y aller, mais j’étais tellement crevée, quant je suis rentrée, je me suis écrasée dans mon lit et j’ai enfin dormi quelques heures. Je n’ai donc pas pu aller au match, mais je crois que je n’en avais pas vraiment envie. L’après-midi les garçons avaient prévu de passer
Je me suis rendue compte que j’avais certainement dû entendre du bruit venant de la chambre, mais mon esprit avait refusé de traiter les informations, que j’avais dû tout bloqué, que jusque sur le pas de la porte de sa chambre, j’avais été sourde en quelque sorte.
J’ai jeté un coup d’oeil derrière lui, il y avait une pouffe qui l’attendait vers l’entrée du bar et elle poireautait en regardant dans notre direction. Alors j’ai dit non. Il a suivi mon regard, ça m’était égal qu’il pense que 