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286/11 - Les flammes de la jalousie

Publié le par JaneDo

286/11 - Dégoûtée et jalouse - Jeudi, 13 oct 2011

Ciel, je ne me rendais pas compte qu’il se passait des choses, que je qualifierai de graves, et moi pendant ce temps, je nageais dans ma petite bulle, inconsciente du danger.

Après une fin de journée de marathon, une fois rentrée, je me suis décidée à appeler Caro. Je n’avais pas encore décidé si je sortais, mais au cas où, je préférais ne pas y aller seule. Ce qu’elle m’a raconté m’a désarçonné, laissé perplexe et quelque peu tordu l’estomac. Je n’ai pas voulu en parler au téléphone, je préférais la voir en face, et je voulais aussi voir de mes propres yeux.

Non non non... NON! Ça ne se peut pas...

Caro semblait penser qu’elle sortait à nouveau avec Pascal, qu’il allait se calmer avec les autres filles. Elle lui avait ouvert son coeur, lui avait dit à quel point il la faisait souffrir, qu’elle ne supportait pas de le voir s’amuser en la laissant de côté. Que si Pascal ne voulait plus d’elle, il devait le lui dire clairement, méchamment s’il le fallait. Il avait essayé, mais de la voir complètement aussi dévastée, en larmes, etc, il a flanché.

Pascal a promis de se calmer. Ils avaient partagé trop de choses pour qu’il puisse supporter de la voir pleurer et souffrir autant. Il lui aurait dit que ces filles ne comptaient pas, que ce n’était que des passades, qu’elle devait bien le savoir.

J’étais estomaquée... dégoûtée, jalouse... Pourquoi elle?

Je n’arrivais pas à le croire, alors je sortais ce soir, je devais voir ça par moi-même, je voulais savoir s’il allait vraiment se calmer. Pourquoi est-ce que je n’avais jamais laissé voir mes émotions, pourquoi n’avoir jamais pleuré à chaudes larmes pour obtenir ce que je voulais? Peut-être qu’il m’aurait suffit de le demander tout simplement? Je regrettais aussi de l’avoir envoyé paitre. Peut-être voulait-il savoir où on en était avant de s’engager envers elle, parce que ce n’était que le mercredi soir qu’ils en étaient arrivé là!!! Et moi, qu’est-ce que j’avais fait? Je l’avais envoyé balader! Pas seulement 1 fois... Purée!

J’avais l’estomac complètement noué!

Face à Caroline, je souriais, comme si j’étais contente pour elle... Je l’étais mais en même temps, pas tant que ça, et moi alors? Je gardais un visage serein, mais intérieurement, mon cœur avait fondu, je ne sais même pas s’il battait encore, ou s’il battait c’était de désespoir. Comment est-ce que j’avais pu me louper aussi tragiquement? Comment?

J’essayais de le cacher, mais je tremblais de la tête aux pieds. J’ai failli fondre en larmes quant Pascal l’a appelée alors qu’il quittait la salle de sport pour aller au bar avec ses potes. Il ne m’appelait jamais pour me donner son timing, c’était toujours Thomas qui le faisait? Je le déteste pour ça. Mais bon, ce n’était plus l’heure de jouer la femme bafouée, ou de détester, si ce que Caro me disait était vrai, j’allais me sentir vraiment mal... Il allait falloir que je fasse quelque chose, je ne pouvais pas accepter...

... Il semble bien que Caroline ne mentait pas, Pascal se tenait tranquille...

Pascal discutait toujours avec les filles qui lui parlaient, mais parce que je le connais bien, j’ai tout de suite remarqué qu’il était sur la défensive à nouveau face aux attaques féminines. La petite blondinette était là ce soir, il a discuté avec elle, ça se voyait qu’elle pensait que les choses n’avaient pas changé entre eux, mais elle se trompait lourdement. Il est clair qu’elle ne connaissait pas Pascal.

Au cours de la soirée, nos regards se sont croisés 1 ou 2 fois, Pascal a tout de suite détourné le regard. Quant on s’est retrouvé côte à côte, on a fait le tour des banalités usuels, sans plus. Je suis sortie fumer et je pensais que Pascal me suivrait, mais il n’a saisi aucune des perches que je lui tendais.

Les flammes de l’enfer ne sont rien à côté de ceux qui me brûlaient de l’intérieur!

La blondinette avait dû demander à Pascal de la raccompagner, vers minuit et demi, quant il a été sur le point de partir, il a fait signe à Caro de le rejoindre, et ils sont partis ensemble tous les 3. Je regrette de l’avoir emmenée, j'aurai dû la laisser prendre sa voiture, comme ça, elle n’aurait pas pu rentrer avec Pascal. Curieuse, je les ai suivi du regard et j’ai vu que Caro s’était installée à l’avant et l’autre à l’arrière.

Je brulais littéralement sur place, si on avait été dans un dessin animé, mon siège aurait été cramé et moi avec. Il m’avait ignorée, je me sentais laissée pour compte, et il n’y a pas à dire, mais la jalousie laisse une sensation brûlante! Je tremblais encore plus violemment, mes jambes étaient aussi molles que du marshmallow, mais au lieu de pleurer, j’étais dans un état d’hébétement totale.

J’étais torturée par l’idée que je devais absolument faire quelque chose, tout de suite, agir absolument, que je ne pouvais pas attendre, il fallait que je fasse vite... et juste... en même temps, j’étais tétanisée... Qu’est-ce que je pouvais bien faire?

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286/11 - Dégoûtée et jalouse - Jeudi, 13 oct 2011

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285/11 - Jamais ignorer son 6ème sens!

Publié le par JaneDo

285/11 - Jamais ignorer son 6ème!
Mercredi, 12 oct 2011

(Mar.11.oct.11-284/11) - Mardi , je voulais profiter d’une petite journée à moi. Pascal a essayé de me joindre sans succès, alors il m’a envoyé un message pour me proposer qu’on mange ensemble à midi. Mais je n’avais pas vu ses appels, et quant j’ai vu son message, c’était trop tard pour dîner ensemble. Bofff, de toute manière, j’aurai sûrement refusé.

Au lieu de prendre la peine de lui répondre un petit truc, j’ai zappé. J’allais le regretter amèrement, mais je ne le savais pas encore.

En milieu d’après-midi, il a encore essayé de m’appeler, mais mon natel était toujours sur silence. Je bossais, je ne voulais pas qu’on me dérange toutes les 5mn, alors mon natel est resté sur silencieux. Après 3 essais, Pascal m’a encore envoyé un message pour savoir si on pouvait se voir et parler. Ça m’a énervé, je lui ai rétorqué qu’il avait eu plein d’occasion pour me parler s’il avait voulu ce week-end, alors laisse béton, je n’en avais pas envie. Il a juste répondu “C’est noté, ok”. Purée, si j’avais su!

Son insistance aurait dû m'alerter, mais ça m’intriguait seulement un peu. On devrait toujours se fier à ses intuitions, moi j’ai ignoré les miens, ignoré la petite alerte qui clignotait dans ma tête. Je n’ai pas fait attention à tous les petits signes, par contre, je devais sûrement sentir le vent tourner, et c’est pour ça que j’ai appelé Caro.

Elle allait avec Pascal à son entraînement, ensuite, ils allaient prendre un verre tous les 2.

On a toute une sorte de 6ème sens qui nous titille et nous dit qu’il se passe quelque chose, mais au lieu de ça, j’ai laissé parler ma bêtise et je me suis sentie en colère; “Non mais le culot, il cherchait à meubler son espace, il n’avait rien à faire, alors paf, il voulait me parler après son entraînement, juste me caser entre 2, vite avant de rentrer se coucher?”. Parce que c’était clair qu’on aurait pas eu le temps de vraiment parler.

On a tous les 2 le même défaut, il nous faut un long temps de chauffe, à parler de tout et de rien avant de venir sur le sujet qui nous intéresse vraiment. J’ai complètement zappé tout ça, je me suis plongée dans le boulot.

Vers 22h, Dol a voulu savoir si elle pouvait passer à la maison vers minuit. Demain, j’avais une longue journée avec les gamins, je ne pourrai pas faire grand chose d’autre, alors ce soir, je devais bosser. J’ai bien fait, parce que j’ai terminé tard, il devait être 2h du matin. Ensuite, comme ils repassaient toute la saison-1 de la série “The Walking Dead”, je me suis larvée devant.

(Mer.12.oct.11-285/11) - Mercredi à midi, je suis passée chercher ma puce à l’école et on a été faire notre tournée des magasins pour voir les mezzanines. Son choix s’est arrêté sur celui chez Ikea. On a croisé Ella, la copine à son frère, chez Conforama. Vers 18h, on avait terminé et on est rentré. Je suis restée un peu chez ma sœur à aider Lilice avec sa peinture. C’est pas mal ce qu’elle a fait pour Marco et Ella. Joli. Elle avait encore du boulot, elle voulait le terminer avant jeudi soir, parce qu’elle sortait vendredi soir, et samedi elle voulait le lui offrir. Vers 22h30, je suis rentrée enfin.

Rose nous a rappelé d’appeler Pam pour lui souhaiter bon anniversaire... ouf! D’habitude, c’est moi qui pense à des trucs pareils.

Je n’avais pas vu qu’on avait essayé de me joindre. Mais bref, j’étais crevée, mal aus jambes d’avoir couru les magasins, je n’avais pas envie d’être plantée au téléphone pendant des heures. En plus, demain, jeudi, vers 14h30, je passais chercher ma puce à l’école, la descendre à la permanence de Longeraie pour enlever son plâtre au poignet, ensuite on file acheter son nouveau lit. Donc ce soir, il fallait me foutre la paix. Je me repose.

Jeudi, je raconte même pas la galère pour enfiler les divers cartons dans ma voiture et retour chez ma frangine, le coffre mini-sécurisé par une simple ficelle de nylon! Mais, on l’a fait, à 2, ma nièce et moi. Yes! Trop forte.

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285/11 - Jamais ignorer son 6ème sens - Mercredi, 12 oct 2011

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283/11 - Caroline a gagné contre la blondinette

Publié le par JaneDo

283/11 - Caroline a gagné contre la blondinette
Lundi, 10 octobre 2011

Dimanche matin, quelques heures après être passé chez moi, Pascal m’a envoyé un message; “Si tu change d’avis... appelle-moi! Bisous”. Apparemment, il avait finalement réussi à composer quelque chose, il aurait pu rajouter; “je t’aime, ou je t’aime encore, toujours???”.

Pascal avait raison, des fois, c’est dur d’écrire. Je ne savais pas quoi lui répondre, alors je n’ai pas répondu. Puis le soir, je ne sais pas ce qui m'a pris, probablement j'espérais que ça le fasse réagir... j'ai écris à Pascal qu'on avait rien à se dire, que JE n'avais rien à lui dire et que je n'avais aucune envie de lui parler. Rhhh, j'ai regretté immédiatement après!!!

J’ai coupé mon natel, je suis restée à l’écart des drames en restant dimanche chez moi. Je n’avais envie de voir ou de parler à personne, juste passer une journée tranquille à la maison, à regarder la télé, lire et peut-être faire une petite sieste. Le soir, j’ai soudain eu envie de voir du monde, alors j’ai décidé de faire un saut chez Thomas. Il m’avait laissé un message pour dire qu’ils passaient la soirée chez lui et non chez Paul.

En fait, tout le monde était chez Pascal, au rez, et non chez Thomas à l’étage.

Il y avait la petite blondinette de l’autre fois, et on aurait dit qu’ils se draguaient. D’après son sourire et l’expression de son visage, je crois qu’elle lui plaisait. Jeeez, ce que ça pouvait faire chier et mal.

Pascal n’est même pas venu me dire bonjour, de loin il m’a juste fait signe de la tête. Soit il préférait garder ses distances, parce qu’il en avait marre de se faire jeter, soit il avait envi de rester vers cette... minette. Caro se rongeait les ongles nerveusement à côté d’eux. Apparemment, elle n’arrivait pas à se joindre à leurs petits échanges et chuchotement aux oreilles de l’un et l’autre.

Je lui en ai voulu... Pourquoi voulait-il me parler s’il en draguait une autre?

Puis les garçons ont voulu aller en boîte. Heu, un dimanche soir? Ils bossaient tous le lendemain? Par contre, Pascal n’avait pas envi d’aller en boîte, il ne venait pas. La petite blondinette n’avait pas l’air de suivre ce qui m’a fait un peu hésiter à partir, Caro aussi. Pfff, à quoi ça servait de rester, alors j’ai embarqué Caro et on a suivi les autres.

Dans la voiture, Caro a explosé en larmes. Je ne trouvais rien à dire pour lui remonter le moral, d’autant plus que je comprenais ce qu’elle ressentait, j’imaginais ce qu’elle imaginait, et moi non plus je n’avais pas envie de laisser Pascal avec cette nana. Caro n’a pas eu à insister pour que je fasse demi-tour. Elle voulait aller parler à Pascal, elle ne voulait pas encaisser sans rien dire, ne voulait pas lui faire croire qu’il pouvait faire ce qu’il voulait sans rien faire.

Elle aurait voulu que j’aille avec elle... J’aurai peut-être dû, ç’aurait été à moi de réagir!

A peine parqué, elle s’est précipitée chez Pascal. Je l’ai suivi, mais je suis restée en arrière. Elle a quand même du courage cette petite bonne femme, Pascal allait sûrement l’envoyer sur les roses, mais elle y allait quand même. On ne voyait pas grand chose de ce qui se passait à l’intérieur, les stores étaient dans une position qui ne laissaient filtrés que peu de lumières. Mauvais signe, il avait mis de la lumière tamisée?


Caro a tiré Pascal en bas des escaliers de sa terrasse, elle ne voulait pas que l’autre nana entende ce qu’ils se disaient, du coup, j’entendais rien non plus. Je ne voyais pas bien vu qu’ils n’étaient pas devant la porte de l’appart et dans la nuit, on voit pas des masses. J’avais l’impression qu’elle s’était collée à lui, ou qu’elle le frappait, puis elle est tombée à genoux. Heu?

Elle n’allait pas se mettre à le supplier ou quoi? Il s’est baissé pour la relever, et je crois qu’il l’a serré dans ses bras. Ils ont discuté encore un moment, puis j’ai remarqué qu’il se tenaient par la main quant ils sont retourné à son appart tous les 2. Peu après, j’ai vu l’autre nana sortir, Pascal l’a raccompagnée à sa voiture, ils ont parlés une petite minute.

Bah, il y avait rien à dire, Caroline avait gagné la partie... J’ai failli en tomber parterre!

Je suis rentrée. Même si j’étais légèrement jalouse que Pascal soit avec Caro, je crois que j’étais pas mal soulagée de voir que l’autre nana était partie, qu’elle était hors jeu.

Lundi soir, j’ai été manger chez ma frangine comme d’hab. Pourtant, j’avais voulu annuler parce que j’avais déjà passé la soirée avec tout le monde samedi, mais les gamins m’ont tous envoyé des messages pour savoir où j’étais, si j’allais venir et tout. Ma frangine a réussi encore à me faire faire des courses sur le chemin. Grrr, je n’aurai pas dû y aller.

Mercredi, j’ai organisé d’aller chercher ma puce à la sortie de l’école, on va aller voir les lits mezzanines pour sa chambre. Ben oui, je lui offre sa mezzanine. J’en profiterai pour apporter des couleurs, du vernis, des pinceaux, etc,  à mon autre nièce pour qu’elle puisse finir la peinture qu’elle a commencé pour Marco et Ella.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’espérais avoir des nouvelles de Pascal, ou peut-être de Caro. Ça m’embêtait de devoir appeler Caro ou même Pascal. Flûte, encore une journée sans nouvelles!!!

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283/11 - Caroline a gagné contre la blondinette - Lundi, 10 oct 2011

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282/11 - Mauvais timing...

Publié le par JaneDo

282/11 - Mauvais timing...
Dimanche, 9 oct 2011

Après la fête d’anniversaire de ma nièce, je suis rentrée me changer et je suis sortie rejoindre Caro au bar. En arrivant, j’ai vite regardé pour être sûr qu’elle était là. J’ai tout de suite remarqué Pascal et mon cœur a tout de suite commencé son bal infernal. Pfffouh, il ne fallait pas que je me laisse emporter par mes sentiments, du calme.

J’avais décidé de faire un petit tour, question de le rappeler à mon bon souvenir. Je pense que de rester invisible n’était pas la bonne décision, il prendrait l’habitude de ne pas me fréquenter, se renforcerait et je finirais à la trappe. J’ai vu que mes potes à moi étaient là aussi, alors je suis passée d’abord saluer Thomas, Pascal et leurs potes. J’ai fait la bise à Pascal dans la foulée, Thomas en dernier et j’ai discuté avec lui 2mn. J’avais choisi de passer dire bonjour à Thomas et son équipe en 1er, pour ensuite me réfugier vers mes potes, ce que j’ai fait. De temps en temps, je regardais ce qui se passait du côté de Pascal. J’ai ri, plaisanté et fait comme s’il ne s’était rien passé avec Pascal la semaine passée. Pascal avait l’air d’aller bien, d’être de bonne et il regardait assez souvent dans ma direction.

C’était dur de lui faire la bise, de faire la bise à la flopée de nana qui traînait avec eux. Difficile aussi d’ignorer les petits regards en coin des copains. Ils devaient tous être au courant et cherchaient à voir si j’étais dévastée. Je me suis montrée forte, je ne montrais rien. Je n’étais pas trop gaie, ni triste, juste neutre.

Thomas est venu scouater vers mes potes, on a discuté un peu. Maeva est venue se joindre à nous. J’ai zappé Pascal, s’il voulait me parler, il allait falloir qu’il se déplace. C'était de voir que Thomas sortait de plus en plus souvent avec Maeva, avant on ne la voyait jamais. Après une petite 1/2h, je suis retournée me joindre au groupe que formait Pascal et les autres pour papoter avec Caro. J’ai ignoré Pascal. J’avais laissé Thomas et Maeva avec mon groupe. Après 10mn, j’ai salué Caro, je suis repassée vers mes potes et après 5mn, je suis partie la tête haute.

J’étais fière de moi, mais j’en avais bavé. J’avais mal au cœur, au ventre, ça avait été très dur. C’est affreux d’avoir été si proche, si complice, s’aimer autant puis tout à coup, rien. Le vide total. Faire comme si c’était un étranger parmi tant d’autres, lui que j’aimais tant.

Quant ça a toqué à ma porte, j’étais déjà en training, démaquillée. Je ne crois que je n’étais pas très surprise de constater que c'était Pascal.

J’étais dans l’incapacité totale de le regarder en face, ça me donnait la chair de poule de devoir supporter sa présence, ça me fichait en boule, aussi, me renvoyait immédiatement à des images que je voulais occulter complètement de ma mémoire. Et le voilà sur le pas de ma porte, je sentais son odeur, sa présence remplissait immédiatement la pièce. Même si j’étais fâchée contre lui, je l’aimais quand même, j’ai failli perdre pieds, heureusement, le souvenir, l’image de lui sur le pas de sa porte me disant qu’il n’était pas seul m’a remis sur pieds direct.

  • C’est difficile d’écrire, j’ai tapé, et retapé encore et encore, mais chaque fois que je me relisais... Afff, trop court, c’était inconsistant, je craignais que tu ne comprenne pas, trop long et tu me trouverais collant, et il manquait tellement de choses. Chaque fois que je me relisais, c’était du n’importe quoi. Et puis, je suis trop jeune, tu ne me prends pas au sérieux...
  • Arrête ça... Arrête ces excuses à la con. Tu devrais retourner où tu étais. C’est vrai, t’es trop jeune, tu ne connais rien à rien. Rentre chez toi ou chez qui tu veux, mais laisse moi tranquille.
  • C’est vache...

J’ai ouvert la porte, je voulais juste qu’il disparaisse de ma vue. Je ne le regardais pas, je ne voulais pas le regarder, voir ses yeux verts que j’adore tellement me fichait la trouille. Au moins, on peut dire que j’avais retourné la situation, c’était pas voulu, mais c’était lui qui portait désormais le manteau du coupable. J’étais la femme bafouée, innocente, lui le monstre super méchant.

Dégage, dégage, fou le camp, disparaît de ma vue. Si seulement il pouvait repartir pour l’Allemagne ou New York que je n’ai plus à le croiser, j’oublierai combien je l’aimais et combien c’était bon d’être dans ses bras.

  • Tu n’es pas juste. Tu sais ce que ça fait de retrouver la femme qu’on aime sortant du lit de son frère? Thomas est comme un frère, mon plus vieil ami, savoir que je ne t’avais pas manqué autant que ça... Savoir que celle que tu aime couche avec ton propre frère? Je veux t’oublier, je ne veux plus... mais je t’aime aussi et ça me déchire...
  • Pascal, arrête ça, va-t-en stp. Dégage.

Aoutch, je n’aurai peut-être pas dû lui dire de dégager, mais il aurait dû comprendre que ce n’était juste pas le moment pour discuter. Juste pas le moment.

Je me suis calmée. Après tout, il avait fait l’effort de venir jusqu’à moi, c’était ce que je voulais non? Je n’aurai peut-être pas dû le jeter encore, j’aurai dû avoir la patience de l’écouter, le laisser m’ouvrir son cœur et pas l’envoyer sur les roses. Je le veux lui, je le veux de toutes mes forces, mais je n’arrive pas à contrôler ma rancœur, les images de lui qui viennent me court-circuiter la tête ne sont pas agréable, alors la moutarde me monte au nez direct. Puis, il aurait dû se bouger le cul plus tôt. Attendre 2 jours pour venir me parler après ce qui s’était passé, il se fou de ma gueule ou quoi? Puis toute cette semaine, il a foutu quoi, il aurait pas pu trouver le moyen de... Injuste, j’étais injuste...

Afff, il a essayé de m’écrire mais il n’a pas su quoi dire, j’aurai aussi pu le faire, mais je ne l’ai pas fait non plus. Afff, je suis trop susceptible. Je pète les plombs quant il ne fallait pas, si je continuais comme ça, j’allais le repousser dans les bras d’une autre. Oui, mais maintenant, j’avais l’air maligne de le rappeler! J’ai scié la branche sur laquelle j’étais assise. Zut.

Pascal... Où es-tu? En ce moment... J’aimerai te serrer de tous mes forces dans mes bras.

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282/11 - Mauvais timing... - Dimanche, 9 oct 2011

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281/11 - Anniv. Kachouka

Publié le par JaneDo

281/11 - Anniv. Kachouka - Samedi, 8 oct 2011

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma puce. Donc, vendredi soir, j’aurai aimé faire le gâteau tôt, et le glacer samedi matin, mais avec Dol dans les pattes, me voilà donc à faire de la pâtisserie à 4h du matin, argggh. J’allais être raide moi.

Dol est partie samedi matin vers 3h20, pffff. C'est chiant qu'elle colle comme ça, il faut toujours lui répéter x fois qu'on est crevé et là encore, elle arrive à vous culpabiliser. Ça ne donne pas envi de répondre à ses appels, et pourtant, je l'aime bien.

La fête se passait chez Carmine. Bien sûr avec, Annick, Fred et Alysée, la copine d’enfance de ma puce, les frères et sœurs, oncle, tantes, cousin, etc, bref, on était 16 à table. Seul, Didine et sa troupe manquait à l’appel, tout ça à cause de mon beau-frère!!! Lamentable.

Vers minuit, j’ai pu m’éclipser en même temps que mon frangin et son fils. Repos prévu au programme! Ce week-end, j'avais l'intention de me faire discrète. Si je pouvais, si j'y arrivais, je m'enfermerais à double tour, je ne mettrais pas le nez dehors; week-end en tête à tête avec moi.

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281/11 - Anniv. Kachouka - Samedi, 8 oct 2011

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280/11 - Week Rush...

Publié le par JaneDo

Évidemment, j’ai regretté d’avoir fichu Pascal à la porte. C’était nul, on ne fait pas ça à quelqu’un à qui on tient. Même fâché contre moi, il ne m’aurait jamais fait un truc pareil. J’ai voulu lui dire que je m’excusais, mais il risquait de revenir sur ses pas, et je savais que je lui dirais de dégager encore. Donc, motus, niet, je le ferais un autre jour.

Mardi, 04.oct.11 - 277/11 -- Pour éviter de penser, j’ai bossé comme une folle. J’ai eu une petite réunion à l’agence, c’était carrément interminable. Je crois que certains adorent s’écouter parler, mais en attendant ils emmerdent tout le monde. C’était dur de ne pas s’endormir sur place, tellement le boss du secteur développement nous tuait d’ennui. Son ton était tellement monocorde, sans effet, c’était même fatiguant de le regarder, il était dans son monde, gesticulant comme une marionnette. Il n’y avait que lui qui prenait son pied.

Le soir, je me suis larvée sur mon canapé, c’était géant. J’en avais besoin. J’ai lu des mangas avec la télé en fond, sans le son. J’ai coupé mon natel, je ne voulais pas être dérangée.

Mercredi, 05.oct.11 - 278/11 -- Mercredi pareil. Ça fait un bien fou quant on a pas besoin de déserrer les dents. Ça me faisait 2 jours de vacances, de tranquillité. Je savais que jeudi serait une journée chargée; la famille. J’évitais même de sortir de chez moi pour ne pas croiser ma voisine du rez et être obligée de passer l’après-midi à boire le café au lieu de bosser.

Jeudi, 06.oct.11 - 279/11 -- Et jeudi, c’était parti mon kiki. Je suis sortie le matin vers 9h30 pour passer à l’agence apporter mes croquis. Ensuite, j’en ai profité pour faire un saut chez Ikéa, je voulais absolument de nouvelles fourres pour mes canapés, j’hésitais pour la couleur, alors j’ai pris les 2. Vendredi en début de soirée, Dol devait passer avec des copains qui connaissaient bien la République Dominicaine, on voulait organiser un voyage ensemble pour visiter. Donc, mon jeudi serait une journée ménage, courses, etc, il fallait bien que je puisse leur offrir quelques amuse-gueule. Pas question de cuisiner.

Vendredi, 07.oct.11 - 280/11 -- En fait j’étais hyper naze, j’ai essayé de reporter la soirée. Avec Dol dans l’histoire, je savais toujours quant elle arrive, mais jamais quant elle s’en va. Ça ne me disait rien d’être bloquée avec eux jusqu’à, je ne sais quelle heure. Impossible d’annuler la soirée, mais j’ai réussi à déplacer tout le monde au resto. Au moins, je pourrais me tirer à une heure raisonnable.

C’était sympa, ils étaient très sympa, plus que je ne l’aurai imaginé. Vers 23h, j’ai décidé de lever le camp. Malheureusement, Dol n’avait pas envie de rentrer chez elle à cause de la situation avec son plouk. Mince, j’aurai voulu être tranquille, seule. J’avais envie de me larver dans un long bain, regarder la télé, lire, peindre peut-être, bref, une petite soirée à moi quoi!

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280/11 - Week Rush - Vendr, 7.oct.2011

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276/11 - Fin du w-e de cauchemar

Publié le par JaneDo

276/11 - Fin du w-e de cauchemar
Lundi, 3 oct 2011

Thomas m’a invitée à les rejoindre au pub ce soir, j’ai gentiment refusé. A son ton au téléphone, je me doutais que Pascal avait dû tout lui raconter. Il y avait un je-ne-sais-pas dans sa voix, il cherchait à savoir si j’allais bien. Alors, il a insisté pour m’inviter à dîner. Là, Layne a pris le téléphone pour lui dire que je restais avec lui.

Ca m’a un peu dérangée qu’il fasse ça. Pas que je voulais cacher à Thomas où j’étais, non, c’est juste que je n’aime pas qu’on sache tout ce que je fais, où je suis et tout le reste. C’est juste que c’est ma vie privée et j’aime que ça reste privé. Puis, je ne me sentais pas le coeur de voir tout le monde, peut-être de croiser Pascal, et ça, je ne pouvais pas le supporter.

Thomas m’a finalement dit que Pascal me cherchait partout, c’est comme ça qu’il a su ce qui c’était passé, qu’il avait essayé de m’appeler sans arrêt. Pascal avait pensé me retrouver éventuellement chez Thomas.

C’était presque ridicule de me cacher chez Layne comme une gamine, mais je n’avais vraiment pas envie de voir Pascal. Je n’avais pas envie d’entendre ses explications, il n’y avait rien qu’il puisse dire qui puisse effacer ce qui c’était passé. Afff, je dramatisais peut-être, après tout, qu’aurait-il pu dire, à part qu’il n’était pas seul. Ce n’était pas de sa faute si ça m’avait fait mal.

Tout le monde était sûrement au courant, et ils se foutaient probablement de ma gueule, donc, je n’avais aucune envie de les voir.

Layne et moi avions été manger au-dessus de Montreux le soir, puis on a été au ciné. Je ne sais pas pourquoi il a voulu aller au ciné, je préférais regarder des DVDs à la maison. Puis on a traîné avec des copains à lui dans un pub où ils ont joué au billard. Il y avait une autre fille avec eux qui a essayé de faire copine-copine, mais je suis restée distante. Je n’avais aucune envie de faire connaissance.

On est rentré tard, Layne m’a proposé de rester chez lui, j’ai accepté parce que j’avais peur qu’éventuellement Pascal cherche à me coincer chez moi. Je ne supporterais pas de lui parler, ni même de le regarder. J’espère qu’il avait passé un bon week-end, en tous cas moi non. C’était un véritable cauchemar.

Lundi soir, je n’ai pas été dîner chez ma soeur, j’ai prétendu être absente pour quelques jours. Je ne voulais voir personne.

Vers 23h, Pascal est venu sonner chez moi. Je ne voulais pas lui répondre et j’ai fait comme s’il n’y avait personne à la maison. D’abors légèrement rassurée de voir qu’il tentait quand même de me voir, j’étais ensuite furax en me demandant pourquoi maintenant? Pourquoi si tard? Qu’est-ce qu’il avait fait jusqu’à maintenant? Est-il avec l’autre nana, ou Caro, ou qui sait qui? Quel culot.

Pascal a insisté, il était sûr que j’étais là et a commencé à me parler à travers la porte. Il me suppliait d'ouvrir, que ce n'était pas cool de le laisser planter derrière la porte comme ça. Qu'il ne savait pas ce qu'il pouvait bien dire après ce qui c'était passé, il devinait que j'étais durement secouée, il ne pouvait pas faire comme si rien ne s'était passé. Pour éviter que mes voisins ne soit au courant, j’ai fini par ouvrir. Mais je ne voulais pas lui parler, ni le voir, je ne voulais pas le laisser entrer non plus et je lui l’ai dit.

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276/11 - Fin du w-e de cauchemar - Lundi, 3 oct 2011

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275/11 - Craquer... Tout est cassé...

Publié le par JaneDo

275/11 - Craquer... tout est cassé...
Dimanche, 2 oct 2011

Chez Pascal, les stores étaient descendus, donc on ne pouvait rien voir de ce qui se passait à l’intérieur, mais il y avait de la lumière. J’aurai pu me servir de ma clé, qui ne me quittait plus, mais je ne voulais pas que Caro sache que j’en avais une. Caroline aurait voulu aller sonner, mais Pascal lui avait bien fait comprendre qu’il arrêterait de la voir si elle continuait à le harceler. Moi, il ne m’avait rien dit de tel, donc, c’était à moi d’y aller. Caro est restée en arrière, planquée dans les buissons... J’ai sonné, comme personne ne venait, j’ai insisté.

Pascal est finalement venu ouvrir... Arf, combien de fois doit-on avoir eu le coeur brisé pour mourir, je me le demande!!

Je ne pense pas qu’il était tellement surpris de me voir, j’ai remarqué qu’il barrait le passage, donc, il n’allait pas m’invité à entrer. Peut-être qu’il voulait éviter qu’on se retrouve enfermé chez lui? En tous cas, il m’avait menti en me disant qu’il avait déjà quelque chose, puisqu’il était toujours chez lui. C’était passé 1h du matin, s’il avait vraiment eu un rendez-vous, il serait déjà sorti. Donc, j’ai demandé si je pouvais entrer et là... Pa-Da-Boum!

Pascal a dit qu’il était désolé, mais pas ce soir, il n’était pas seul.

Je n’en croyais pas mes oreilles, je ne me suis pas rendue compte que je m’étais pliée en 2 sous le coup, mais j’avais de la peine à respirer. C’était comme si on m’avait donné un coup de poing dans le ventre. Puis, j’ai vu mes pieds, alors j’étais pliée en 2, je n’arrivais pas à me relever. Je crois que je l’entendais vaguement m’appeler par mon nom, mais je devais avoir du cotton dans les oreilles, les sons étaient inaudibles. Je crois qu’il a dû se baisser au niveau de mes yeux parce que j’ai vu son visage inquiet.

"Mais va te faire foutre, il me boxe et il se permet d’avoir l’air inquiet? Va te faire foutre."

J’avais les oreilles en feu parce qu’ils me brûlaient. Dans un état second, quant j’ai enfin pu me relever un peu, je l’ai regardé dans les yeux. J’ai voulu dire quelque chose, mais je ne savais pas par quoi commencer et rien ne sortait de ma bouche. J’ai reculé. J’ai failli me larver sur les marches de sa terrasse, heureusement, il m’a rattrapée, mais je lui arraché mon bras et j’ai filé.

J’avais oublié Caro, tout ce que je voulais c’est mettre le plus de distance possible entre lui et moi. Je ne savais pas s’il me suivait ou non, mais comme je devais m’arrêter pour reprendre mon souffle et attendre que mon sang circule à nouveau, je me suis planquée, pliée en 2 à essayer de capter un peu d’air. Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, mais dès que j’ai retrouvé mes esprits, j’ai été chercher ma voiture chez Caro et je suis partie.

J’ai roulé au hasard, je n’avais aucune idée où j’allais, mais j’avais besoin d’être seule.

Je ne pouvais pas rentrer chez moi, je n’aurai pas tenu le coup. J’aurai passé la nuit à espérer que Pascal me poursuive, mais je l’aurai envoyé chier. Donc, ça se passerait mal. Je tournais en rond, j’ai dû m’arrêter 1 ou 2 fois pour laisser sortir mes larmes et m’essuyer les yeux pour pouvoir conduire. J'ai continué à conduire au hasard.

C’était lamentable, mais j’avais envie d’appeler Thomas au secours, d’aller me réfugier vers lui. J’avais aussi envie d’appeler Caro pour savoir si Pascal était tout simplement retourné à ses affaires ou s’il avait eu la bonne idée d’essayer de me retrouver, mais je n’ai pas osé. Suivant ce que Caroline me dirait, ça m’achèverait.

Je ne voulais pas regarder mon natel, parce que s’il n’a même pas essayé de m’appeler ça me ferait mal, mais j’ai fini par regarder pleine d’espoir... Pascal n’avait pas essayé de m’appeler, alors j’ai pleuré.

Super, maintenant j’avais les yeux comme des pastèques géantes!

Désespérée, j’ai fini par me réfugier chez Layne. Ciel, quelle chance de l’avoir, il a été compréhensif et adorable. J’ai essayé de lui raconter ce qui se passait dans ma tête, dans mon coeur, mais j’avais de la peine à trouver les mots sans fondre en larmes.

Dimanche, je suis restée avec Layne, je n’avais nulle part ailleurs où aller. Toute seule, je n’aurai fait que pleurer, tandis que là, je devais faire l’effort d’aller mieux. J’ai carrément coupé mon natel, je ne voulais pas voir que Pascal ne cherchait même pas à savoir comment j’allais. C’était bon, j’avais compris, mais ça ne voulait pas dire que j’acceptais.

Quoi qu’il en soit, je savais que c’était de ma faute si on en était arrivé là!

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275/11 - Craquer... tout est cassé - Dimanche, 2 oct 2011

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274/11 - à 2 doigts de craquer...

Publié le par JaneDo

274/11 - à 2 doigts de craquer...
Samedi, 1er oct 2011

Pascal n’est pas rentré de la nuit. J’ai vraiment pas de chance. Chez Thomas, je n’ai dormi que d’une oreille, j’ai passé la nuit à espérer entendre le bruit de sa voiture. Même faire l’amour n’a pas réussi à dégager la boule que j’avais à l’estomac. Pourtant, je me suis répété des milliers de fois que je devais lâcher prise, oublier, passer à autre chose, mais rien ne marchait.

Je sais parfaitement que Thomas était une erreur, mais c’était ce qui se rapprochait le plus de Pascal...

Je suis lamentable, je n’arrive pas à me raisonner, je n’arrive pas à m’éloigner, à me faire une raison, je me balade toute la sainte journée avec cette grosse boule à l’estomac et je suis à 2 doigts de craquer, m’effondrer comme une lavette. Je n’en peux plus, tout tout pour ne plus me sentir aussi mal, n’importe quoi, même les pires conneries, même me ridiculiser. N’importe quoi.

Les garçons avaient un match ce matin, Thomas m’avait proposé d’y aller, mais j’étais tellement crevée, quant je suis rentrée, je me suis écrasée dans mon lit et j’ai enfin dormi quelques heures. Je n’ai donc pas pu aller au match, mais je crois que je n’en avais pas vraiment envie. L’après-midi les garçons avaient prévu de passer l'après-midi sur un circuit moto. Si Thomas ne m’avait pas invitée, je n’aurai même pas su ce qu’ils faisaient.

J’ai été les rejoindre sur le circuit. Je ne sais pas rouler en moto, alors je ne pouvais que regarder. La moitié du groupe était là, et avec horreur, j’ai vu que Pascal semblait être en compagnie d’une petite pouffe que je ne connaissais pas, mais le groupe par contre, si. J’étais dégoûtée. Pfff, comme s’il ne se rendait pas compte de ce qu’il me faisait, il est passé me faire la bise. Je n’ai pas rendu sa bise, je suis restée froide et distante. Et pourtant, j’avais envie de tout sauf ça.

Mince, Pascal était tout simplement sexy à mourir dans sa combinaison de motard, ça lui moulait le corps et je savais ce qu’il y avait en-dessous de tout ça. J’avais les vapeurs. Chaque fois que je le voyais passer son bras autour de la taille de la pouffe, j’avais les cheveux qui se dressaient. Je pense que je devais avoir une coupe punk à la fin. Pascal évitait de regarder dans ma direction, en fait, il m’ignorait totalement. C’est vrai que Thomas n’était pas mal non plus avec son look de bad-boy, il était chou, mais il n’y a que Pascal qui me mettait dans tous mes états.

C’était de la torture de rester là, je n’arrivais pas à me décider à partir, mais si je voulais garder un semblant de dignité, il le fallait.

J’ai donc attendu une des dernières pauses, j’avais retrouvé le sourire pour rigoler et discuter avec Thomas et quelques potes, en ignorant complètement à mon tour Pascal. On aurait dit qu’il s’en foutait, Pascal restait à l'écart, à roucouler avec l’autre pétasse. Je le déteste.

Le soir, je n’aurai pas dû sortir, mais l’envie de voir Pascal était la plus forte. J’affichais un large sourire, ma meilleure humeur, riait à toutes les blagues que j’entendais, même quant elles n’étaient pas drôle. Je voulais qu’en arrivant, Pascal ait l’impression que je m’amusais et qu’il était le dernier de mes soucis. Mais, pas de Pascal en vue. Caroline avait été frustrée de n’avoir pas été invitée au circuit, et elle aussi espérait voir Pascal se pointer.

Je n’ai pas osé lui demander si c’était elle chez Pascal jeudi soir... J’aurai dû, ça m’aurait rassurée... peut-être.

Layne était là aussi ce soir, seul. Il m’a draguotée, je l’ai laissé faire. 1) Parce que, je ne voulais pas que Thomas prenne les choses trop au sérieux entre nous, 2) Parce que, si Pascal me verrait avec lui, j’espérais que ça le rendrait furieux. Comme je ne voyais pas Pascal arriver, oubliant toute réserve, je l’ai appelé.

A ma grande surprise, il a répondu. J’avoue que je ne m’y attendais vraiment pas. J’ai demandé s’il sortait, et il m’a répondu que non, qu’il avait autre chose. J’étais encore en ligne avec lui quant Caro est sortie me rejoindre. Elle écoutait attentivement tout ce qu’on se disait, collant même l’oreille à mon natel. En désespoir de cause, je lui ai rappelé sa proposition de se voir pour discuter, et à ma plus grande honte, il m’a dit qu’on pouvait, mais pas ce soir. Bref, il m’envoyait promener en quelque sorte.

Je n’en pouvais plus, je trimbalais toujours cette énorme boule au fond de l’estomac, et il fallait que je m’en débarrasse d’une manière comme d’une autre. J’ai foncé chez lui. Si Pascal n’avait pas été là, je l’aurai cherché dans toute la ville. Caro était avec moi, et je suis presque sûre qu’elle aurait su où le trouver, et quitte à faire une scène, malgré ma timidité, quitte à me faire jeter, j’aurai été le chercher où qu’il soit.

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274/11 - à 2 doigts de craquer - Samedi, 1er oct 2011

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273/11 - Effacer l'ardoise?

Publié le par JaneDo

273/11 - Effacer l’ardoise?
Vendredi, 30 sept 2011

Ç’aurait dû être moi dans ses bras hier soir... J’avais trop mal... Est-ce qu’il m’avait déjà oubliée? Les larmes ne tarissaient pas. Une fois que je les avais laissé le premier sanglot franchir mes lèvres, je ne pouvais plus m’arrêter. J’avais tellement pleuré que j’avais les yeux comme des pastèques et un mal de tête à casser des pierres. Je ne pouvais pas laisser les choses comme ça, je ne pouvais plus rester là à attendre.

Je me suis rendue compte que j’avais certainement dû entendre du bruit venant de la chambre, mais mon esprit avait refusé de traiter les informations, que j’avais dû tout bloqué, que jusque sur le pas de la porte de sa chambre, j’avais été sourde en quelque sorte.
Même quant les premiers images ont frappés mon regard, les sons étaient absents, c’est seulement alors que je reculais, que j’étais en train de fuir que tout c’est entre-mêlé, le bruit du matelas, les bougies, les soupirs, et tout le reste.

Il allait falloir que je fasse quelque chose, ou ça passe, ou ça casse, mais je ne pouvais plus supporter de rester dans le flou.

Pourtant, je n’étais pas dans le flou, il était évident qu’on était plus ensemble. Pascal n’a pas eu besoin de le dire, il me suffisait de voir comment il agissait pour m’en rendre compte. J’avais peut-être trop attendu, ou peut-être que j’avais fait une bêtise en essayant de le rendre jaloux. Essayé d’aller de l’avant avait aussi foiré lamentablement, évidemment et malheureusement, je l’aimais toujours.

J’avais envie d’oublier tout, de passer sur tout, d’effacer l’ardoise, mais au fond de moi, je savais que je lui en voulais mortellement.

Et bon sang, je ne savais pas ce que je devais faire, ce que je pouvais faire. J’aurai voulu reculer le temps, revenir en arrière au temps où il m’aimait encore. Je me sentais perdue et complètement désespérée. Vendredi, on était vendredi, qu’est-ce qu’il faisait ce soir? Ou pourrais-je le trouver? Est-ce que je devais m’abaisser à demander de l’aide à Caroline?

Je devais le trouver ce soir, je devais retrouver le chemin de son cœur coûte que coûte.

Mince, je n’avais pas le courage de sortir ce soir, j’avais peur de le croiser et pourtant j’avais envie de le voir. Je voulais qu’il en ait envi aussi, je rêvais de lui manquer, qu’il ait envi de me serrer dans ses bras, que tout ne soit qu’un horrible cauchemar. J’avais les yeux tellement enflés qu’il a fallu plusieurs heures pour qu’ils dégonflent. Je me sentais fatiguée, triste à mourir, incapable de sortir un semblant de sourire. J’étais malheureuse.

Je n’ai pas pu me résoudre à sortir, je ne savais pas où le trouver, et demander à Caro était au-dessus de mes forces. Pourtant, il allait falloir que je le trouve, j’ai donc décidé, une fois de plus, d’aller l’attendre chez lui. Et s’il ne rentrait pas?

Puis non, enfin, je ne savais pas... je nageais entre l’envie de ne plus le voir tellement il me foutait en rogne, et l’envie désespérée d’aller m’enrouler dans ses bras. Pour ça, il aurait fallu que je perde la mémoire, et j’avais le défaut masculin d’avoir trop d’orgueil, parce que si c’était moi qui allait vers lui, je devrais accepter de porter tous les tords. Bref, c’était foutu.

Le soir, après beaucoup d’hésitation, je suis sortie avec Caroline. On a été retrouvé l’équipe au bar. Mes potes étaient là, alors j’ai passé le plus clair de mon temps vers eux, après m’être assurée que Caro se faisait pas toute seule dans son coin. Pascal n’était pas là quant on est arrivé, de toute façon, j’avais décidé de filer avant qu’il n’arrive. Je ne savais pas s’il sortait ou non, mais il devait arriver, sinon Caro ne serait pas là.

Mon humeur avait des hauts et des bas, des moments où j’avais envie de voir Pascal, et à d’autres où la colère dominait tout et je n’avais pas envie de le voir, et j’étais dans cette dernière phase. C’était passé 1h du matin, alors j’ai salué tout le monde et je suis partie.

Je ne m’attendais pas à le croiser... J’ai tout de suite senti sa présence, en levant les yeux, j’ai vaguement aperçu sa silhouette et j’ai plongé la tête dans mon sac à la recherche de mes clés et j’ai foncé vers ma voiture. J’étais à nouveau envahie par une grosse bouffée de colère. Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’il me rattrape à la voiture. Si j’avais eu une bombe l’acrimo, je le lui aurai flanqué dans la figure.

Il avait juste touché mon bras, sans avoir besoin de regarder, je savais que c’était lui. Il croyait que je ne l’avais pas vu, et semblait étonné que je parte déjà. J’ai été froide avec lui, parce que la vision d'hier soir me tailladait le cœur. Je n’avais pas envie de lui parler, ni de le voir, ni d’être là en face de lui, je voulais qu’il disparaisse de ma vue. Pas un sourire, rien, je voulais juste m’en aller. Pour éviter qu’il ne me fasse la bise, je me suis tournée pour ouvrir ma voiture.

  • Hey! Coucou, tu pars déjà?
  • Comme tu vois.
  • Viens prendre un verre? Je viens d’arriver.
  • Non merci.
  • Est-ce qu’il y a une chance pour te faire changer d’avis?

J’ai jeté un coup d’oeil derrière lui, il y avait une pouffe qui l’attendait vers l’entrée du bar et elle poireautait en regardant dans notre direction. Alors j’ai dit non. Il a suivi mon regard, ça m’était égal qu’il pense que c’était à cause de l’autre betterave que j’avais refusé.

Là-dessus, Layne et ses copains sont arrivés et quant il m’a vue, debout, raide comme un gendarme à discuter avec Pascal, il est venu nous dire bonjour. J’avais retrouvé le sourire à la vue de Layne, lui aussi a insisté pour que je revienne prendre un verre. Là, j’ai accepté et on est retourné à l’intérieur.

J’ai pris un verre avec Layne et ses potes. Pour ne pas avoir à croiser son regard ou avoir à lui parler, ni même avoir à le regarder, j’ai tourné le dos à Pascal et son équipe. Thomas m’a demandé si j’avais envie qu’on se retrouve chez lui plus tard, j’ai préféré lui proposer de passer plutôt chez moi s’il en avait envi. Je ne voulais pas qu’il plante ses copains pour moi. Après mon verre avec Layne, comme j’avais déjà salué les autres un peu plus tôt, j’ai juste salué Layne et ses potes et j’ai filé, sans un regard en direction de Pascal.

C’était certainement pas la bonne attitude à avoir, j’allais probablement le regretter plus tard, mais, j’étais trop enragée pour faire autrement. Je me vengerai de Pascal en faisant sa fête à Layne.

Pascal m’a rattrapée une fois de plus vers ma voiture, et ça, c’était embarrassant. Non seulement, on pouvait nous voir, mais si je passais trop de temps à discuter avec lui, ils allaient tous me prendre pour une tarte.

Il m’a demandé si je lui faisait la tête. Huh, à ton avis? Mais je n’ai rien dit, je l’ai seulement dévisagé en fronçant les sourcils et en faisant une grimace qui pouvait passer pour de l’incompréhension. Je n’avais pas l’intention de lui répondre. A la place, je lui ai demandé ce qu’il en avait à foutre, puis j’ai changé de ton pour dire; “Je suis crevée, bonne nuit”.

Pascal voulait discuter, et m’a demandé si je voulais qu’on aille quelque part, qu'on se retrouve plus tard pour parler, ou le lendemain, mais je ne voyais pas trop où ça pouvait nous mener, et je ne savais pas comment le prendre.

Je ne voulais pas non plus sonder mon cœur, ni mes sentiments pour lui. Je voulais juste qu’il me fiche la paix. J’avais peur aussi de flancher, de dire quelque chose que je ne devais pas. La fuite me semblait la meilleure option.

C’était qui cette nana? Comment osait-il se pointer avec elle? Est-ce que c'était celle d'hier soir?

Est-ce que je ne devais pas profiter de l’occasion pour lui parler au lieu de fuir? Est-ce que je pouvais laisser tomber Thomas juste pour discuter avec Pascal? Ou passer vers lui et l’avertir que je ne passais que pour voir Pascal? Ce serait ridicule, non? Il penserait que je suis vraiment une girouette? Et si Pascal ne rentrait pas seul? J’aurai l’air encore plus crétine! Qu’est-ce que je devais faire???

Je ne savais pas quoi faire, mais je devais aller sur place, alors j’ai appelé Thomas pour lui dire que je passais chez lui. Si Pascal ne rentrait pas seul, alors je n’aurai pas de scrupules à avoir...

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273/11 - Effacer l’ardoise? - Vendredi, 30 sept 2011

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