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250/2013 - Maud le retour!

Publié le par JaneDo


Samedi, 7 septembre 2013 - 250/2013 -Maud le retour!

Pascal est rentré vers 2h du matin. J’étais plantée dans le canapé du salon à lire. Je n’avais pas vu le temps passer. Peut-être parce que je savais qu’il rentrait vers moi. Pour pas que je l’apprenne par quelqu’un d’autre, Pascal m’a appris qu’il y avait Elodie et Maud, et qu’ils avaient pris un verre ensemble.

Maud l’a invité à une soirée dans un refuge avec ses copains à lui. Pascal avait décliné l’invitation. Glups, ses copains allaient tirer la gueule de ne pas pouvoir aller faire la fête avec ces nanas. Je ne lui ai pas caché que je ça ne me faisait pas plaisir déjà qu’il ait pris un verre avec elles. Mais, je n’étais pas si fâchée, je me sentais coupable de mon côté alors. Par contre, il a accepté d’aller faire les magasins avec Maud samedi après-midi, pour un cadeau pour Elodie. Ça, ça me faisait moins plaisir.

  • Pourquoi? C’est son anniversaire?
  • Je crois…
  • Elle faisait comment avant? Je crois que c’est juste un prétexte.
  • Si tu veux, j’annule.
  • Pas besoin. On ira ensemble. Et si tu veux aller à l’anniversaire de ta copine, ben on peut.
  • Hein? Je peux y aller?
  • On ira ensemble!
  • Ha! Je crois que c’est mieux que j’y aille pas.

Pascal a tenu à avertir Maud que je venais aussi pour acheter le cadeau d’Elodie. Ça n’a pas pris longtemps pour qu’elle lui réponde. Elle n’y tenait pas, elle irait seule. Hum! Pétasse! Demain, je dirais à Pascal qu’il pouvait y aller. Après tout, c’est en plein jour, il ne se passera rien. Le soir, elle sera bien obligée de me supporter. Si elles sont malhonnêtes, on s’en ira, point barre.

Pascal était tout gentil et tout tendre. Après avoir rangé ses affaires de musiques et s’être débarrassé de ses fringues pour se mettre en training, il m’a prise contre lui dans le canapé et m’a enlevé mon bouquin des mains. Pour que je concentre mon attention sur lui. Monsieur était d’humeur câline. Bientôt, j’avais la tête dans les nuages et plus aucune cellule grise en fonction. Dans ses bras, je perds le sens des réalités.

Samedi, à mon réveil, Pascal n’était pas dans la chambre. A côté de la machine à café, j’ai trouvé son petit mot. Il était sorti courir. Ierk, avec un temps pareil!!! Moi, je devais me bouger et rentrer. La petite partait chez sa copine pour l’anniversaire de sa petite soeur, et ma frangine partait à Moudon. Je voulais qu’elles ne se rendent pas compte que j’avais découché.

Je n’ai pas pu attendre le retour de Pascal. Alors, je lui ai laissé un mot pour lui dire qu’il pouvait aller avec Maud, pour le cadeau d’Elodie. Que je devais rentrer. Je l’appellerais plus tard.

Après le départ de ma frangine et ma nièce, j’avais l’intention de dormir un peu, me larver une bonne heure dans un bain, ensuite je reviendrais chez Pascal. J’avais demandé à Pascal de ne rien dire à Maud, sur le fait que je comptais l'accompagner ce soir. J’espère qu’il respectera ma demande.

Hihihi, j’avais eu Caroline au téléphone, et je l’ai invitée à venir avec nous. J’imagine leurs tronches quant elles vont nous voir arriver. Je suis impatiente de voir ça!

19h, j’étais chez Pascal. Il n’était pas à la maison. J’ai attendu une bonne heure, et l’arrivée de Caro, avant d’essayer de le joindre. Quant je l’ai eu en ligne, j’ai été furax. Je crois que je n’ai jamais été aussi furax de ma vie. Pascal était déjà au Refuge. Il donnait un coup de main à Maud pour tout préparer.

Quant Thomas organise des trucs ici, c’était rare qu’il l’aide, et là il a été aider cette pouffe? Pascal a prétendu que ne me voyant pas arriver, il a pensé que je n’avais pas envie finalement d’y aller, alors il était parti sans moi. La fureur n’est qu’un mot, impossible de comparer à la rage rouge que je ressentais. Le téléphone aurait pu fondre tellement que j’étais en colère.

Je voulais qu’il quitte tout de suite pour venir me chercher, mais Caroline m’a convaincue d’aller le rejoindre. Si on y retournait avec Pascal, on sera mis de côté tous les 3, et Pascal risque de nous blâmer pour ça.

Mais, si on va le rejoindre, ils seront bien obligés de faire avec. A moi d’avoir le courage de me coller à mon mec et ne pas laisser ces filles me mettre de côté. Et si elles ont le malheur de nous mettre au placard tous les 3, après, Pascal les trouvera connes. Caro avait raison. Je me suis calmée et j’ai laissé Pascal m’indiquer la route. Il ne savait toujours pas que j’emmenais Caroline.

Maud n’a pas vraiment apprécié de nous voir arriver. Ça au moins, ça m’a fait plaisir, Pascal n’avait rien dit. Pascal ne nous a même pas vue, et euh, moi non plus. Mais comme Maud a sursauté et s’est immédiatement penchée pour l’avertir, j’ai vu Pascal. Il était assis à une table et discutait avec des copains à lui et quelques nanas. Certainement des copines à Elodie.

On a été vers lui. Hihi, sa surprise en voyant Caro. Impayable. Je crois que Maud s’attendait à me voir faire une scène à Pascal. Elle a dû croire que je l’avais pisté et que je lui tombais dessus sans prévenir. Comme elle a dû être déçue de le voir me prendre sur ses genoux. Ou est-ce moi qui m’y suis mise??? Me souviens plus.

Mais, les choses se sont très vite gâtées. Pascal a trop vite oublié que Caroline et moi n’étions pas les bienvenues et qu’en dehors de lui et ses copains, personnes d’autres ne nous parlaient. Les mecs étaient bien trop occupés à dragués pour passer leur temps à nous faire la conversation. On s’est vite trouvée, toutes les deux, isolées dans notre coin. Pascal bougeait trop.

Je l’ai vu discuté et rigoler avec Elodie, puis Maud, et je me suis mise à compter le temps. 15 minutes, toutes seules à poireauter. Ça m’a énervé. Je voulais partir et le planter là. Caroline, elle, voulait rester, et voulait que je reste aussi. Elle ne voulait pas se retrouver toute seule en milieu hostile.

J’avais justement reçu un message de Thomas qui me demandait où j’étais et ce que je faisais. Est-ce que j’aurai le culot de quitter cette fête de merde et aller le rejoindre…?

Ils venaient de commencer à jouer au jeu de chaises musicales… J’avais voulu jouer, mais je me suis faite poussée et pratiquement jetée de ma chaise. Le ou la gagnante pouvait embrasser qui il ou elle voulait. Heum, je crois que je n’ai pas envie de voir qui allait gagner! Parce que si c’était Elodie ou Maud, et qu’elle se jette sur Pascal, je crois que j’aurai de la peine à ne pas me jeter sur elle à mon tour et lui dévisser la tête. Et je passerais pour la conne de service.

Pascal avait déjà assez bu comme ça, il avait son sourire charmeur des grands jours visés d’un bout à l’autre de son visage. Et moi, ça me faisait brûler de chaud. J’avais vraiment envie de partir en courant avant de me ridiculiser devant tous ces gens que je ne connaissais pas.


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249/2013 - 36 milles questions... 2ème baiser...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 6 septembre 2013 - 249/2013 - 36 milles questions… 2ème baiser!

Après le départ de Pascal, j’ai continué à me poser 36 milles questions. Finalement, j’ai décidé de partir. Thomas a cru qu’avec Pascal, on s’était donné rendez-vous et que c’était pour ça que je voulais filer. Alors, je suis restée pour rentrer avec lui. J’étais un peu tendue. On est parti vers minuit et demi. Thomas travaillait demain.

Il m’a proposé de passer chez lui. Il imaginait que je l'utilisait pour me rapprocher de Pascal?

Je crois que j’aimerai que Thomas devienne mon amant, alors aller chez Pascal aurait été une mauvaise idée. Il aurait pensé que l’autre soir, j’avais peut-être un peu trop bu, ce qui n’était pas le cas. Thomas me testait peut-être.

Chez Brian, Thomas a coupé le moteur, et on a discuté. Il m’a demandé comment ça allait avec Pascal. Je crois qu’il cherchait à savoir si on s’était disputé ou si les choses s’étaient arrangés. Thomas croyait que j’étais fâchée avec Pascal, parce qu’il était parti en week-end avec Caroline.

Après un moment à tourner autour du pot, il a été plus direct. Il a voulu savoir ce que c’était l’autre soir? Ça nous arrivait souvent de se faire un bisou sur la bouche. Même devant Pascal. C’était juste une bise, pas un vrai baiser. C’était comme ça depuis qu’on était sorti ensemble. L’habitude peut-être. Et l’autre soir, ce baiser n’avait rien à voir avec un simple bisou.

J’ai été franche, je lui ai dis que j’en avais envie. Thomas m’a dit de ne plus recommencer sans avoir bien réfléchi. Ça pouvait avoir des conséquences. J’ai compris le message. Thomas voulait que je sois certaine de ce que je voulais, parce que la prochaine fois, il pourrait bien profiter de la situation. Ça m’a fait sourire. Il avait dit ça en rigolant, mais je savais qu’il était sérieux.

Pour lui montrer que je ne me moquais pas de lui, que j’étais sérieuse quant je lui ai dis que j’en avais envie, j’ai recommencé.

J’ai pris son visage entre mes mains, et en le regardant droit dans les yeux, j’ai posé mes lèvres sur les siennes. Doucement d’abord, puis je me suis rapprochée. Ce n’était pas facile dans sa voiture, mais c’était assez. Thomas a répondu à mon baiser. Je retrouvais l'homme que je connaissais. Ses lèvres étaient douces et pressantes.

Nous n’avons pas parlé des conséquences, ni du fait qu’il voyait quelqu’un, ni que j’étais toujours aussi amoureuse de Pascal. On a préféré laisser les choses en suspens pour l’instant. Les vitres de la voiture étaient couvertes de buées. Il en voulait plus. Moi aussi, mais ce n’était juste pas faisable. On n’en a pas parlé. Je ne pouvais pas l’inviter chez Brian, et lui ne pouvait pas m’emmener chez lui. Alors, on s’est contenté de s’embrasser.

Il allait bien falloir qu’on en parle… mais pour l’instant, je crois qu’on préférait ne pas trop se poser de questions…

Le soir, Pascal m’a dit qu’ils avaient un gala au Beau-Rivage à Genève. Il ne serait pas à la maison avant 1 ou 2h du matin. Il pensait faire une apparition. Obligation familiale. Ensuite, il devait courir pour remplacer le guitariste pour Varios. A la fin du concert, il rentrait direct. Pas comme les autres fois, où il avait dû prendre un verre avec le groupe et les fans du groupe.

Donc, on se voyait chez Pascal après le concert.

Caroline allait au concert. Elle a voulu me convaincre de l’accompagner, mais, j’avais décidé d’essayer de ne pas être à cran chaque fois que je n’étais pas avec Pascal. Je voulais retrouver ma confiance en moi, et ne plus laisser la jalousie me dévorer. Et je n’avais pas envie de sortir et me retrouver nez à nez avec Thomas, entouré des potes à eux deux.

Thomas m’a appelé en début d’après-midi. Il m’a expliqué pour le Beau-Rivage, mais après, vers minuit, ou au plus tard 2h du matin, il serait au Tiger, où il avait rendez-vous avec ses potes. Je lui ai dit que j’avais rendez-vous avec Pascal à la maison. Je n’avais pas trop envie de sortir en plus.

Pendant la soirée, Thomas m’a envoyé un petit message pour me dire qu’il avait drôlement envi de me voir. C’était chou. Pascal ne faisait plus ça depuis bien longtemps! Ça m’a beaucoup touchée. J’aurai aimé que Pascal soit toujours aussi romantique.


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248/2013 - Pascal dit que je le rends fou!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 5 septembre 2013 - 248/2013 - Pascal dit que je le rends fou!

Ce soir, je retrouvais Thomas au Time-Out, le bar qu’un copain à Thomas a inauguré cet été. J’avais eu Pascal au téléphone. Il ne m’avait rien proposé. Au contraire, il s’est étalé sur le fait qu’il était crevé, qu’il se réjouissais de rentrer. Ça m’a arrangé en quelque sorte, parce que Thomas m’a proposé de prendre un verre avec lui ce soir. C’était donc avec plaisir que j’ai accepté. Il avait trouvé le courage de m’appeler, d’agir comme si rien de bizarre ne s’était passé entre nous.

Pascal m’a rappelé avant de quitter le boulot et a voulu savoir si je voulais passer chez lui ce soir. Je lui ai dit que c’était un peu tard, Thomas m’avait proposé de prendre un verre avec nos potes. J’avais envie de sortir, et je savais que lui était crevé.

Pascal m’a fait comprendre que, pour une fois, ce soit moi qui propose de passer chez lui. Qu’on ne s’était pas beaucoup vu ces temps, et ça l’énervait que je ne propose jamais rien. Que c’était toujours lui qui devait le suggérer pour qu’on se voit. Ou par contre, après de longs silences, je débarquais sans crier gare.

Bah, je lui avais déjà dit ce que je pensais, c’était inutile de revenir sur le sujet. Il m’avait laissé assez de temps pour faire les “questions-réponses” toute seule.

Thomas a tenu à passer me chercher. Il est donc venu me chercher chez ma frangine. Je ne m’attendais pas à voir Pascal débarquer. Il n’était venu que dans le but de me faire quitter la soirée avec lui. J’étais venu avec Thomas, je n’allais certainement pas planter Thomas, pour aller me coller à lui. Même si j’en avais envie. Et ça, Pascal me connait assez pour le savoir.

Il aurait dû s’arranger pour venir avec Thomas, et on serait arrivé les 3 ensembles. Quoi de plus normal, que de me voir repartir avec lui, même si Thomas restait. Mais dans ce cas précis, c’était comme s'il me disait; “Allé hop à la niche”.

En voyant que je n’avais pas l’intention de partir avec lui, aussitôt arrivé. Il a discuté avec 2 nanas plantées au bar, juste à côté de moi. C’était surement pour me faire chier. Thomas a bien senti que ça me faisait pousser les cheveux dans la nuque. Ensuite, il a essayé d’encourager Thomas a rentrer. Donc, comme je le pensais, il me connaît assez pour savoir que je serais partie, seulement si Thomas partait. Et là, j’aurai pu rentrer avec lui.

Comme ça ne marchait pas, Pascal a voulu me parler. Ce n’était que pour me convaincre de rentrer avec lui.

Pascal dit que je le rendais fou. Il ne savait jamais sur quel pied danser avec moi. Qu'il me trouvait très froide et distante ces temps. En voyant qu’il n’y avait rien à faire. Pascal a encore discuté 2mn avec Thomas, puis il est rentré.

Après son départ, j’ai réalisé que… enfin, je me suis demandée comment se passerait le moment où Thomas me raccompagnera. Est-ce qu’il s’attendra à ce que je l’embrasse à nouveau? Tentera-t-il de le faire lui? Ou on se comportera comme de simples potes??? Peut-être que j’aurai dû prendre ma voiture… Comme ça, je ne me poserait pas autant de questions… J’aurai peut-être dû partir avec Pascal finalement. Ça y est, je me sens coupable. Coupable de me sentir bien avec Thomas! Pourquoi? Je ne devrais pas.


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247/2013 - Qui est le plus têtu?!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 4 septembre 2013 - 247/2013 - Qui est le plus têtu?!

Mes silences d’hier pendant le dîner, ont perturbés Pascal. Il voulait me voir, qu’on discute. J’ai prétendu avoir déjà des projets. Parce que, je ne voulais pas qu’il me voit comme ça. Dans cet état, je ne veux voir personne. Puis, ma nièce était à la maison cet après-midi, alors, on passe la fin de journée ensemble à lire.

Comme je me sens aussi gauche qu’un canard, mal dans mon propre corps, je n’ai aucune envie de m’habiller pour sortir. Je n’ai même pas la force de scotcher un sourire sur ma face pour faire bonne impression, toute une soirée.

Par contre, en fin de journée, j’ai parlé à Thomas. Apparemment, il a retrouvé le courage de me parler après qu’on se soit croisé hier. Donc, c’est reparti pour le copinage. Je suis redevenue la copine à qui on raconte tout. Thomas m’a proposé de sortir prendre un verre avec lui. J’ai bien failli dire oui. Mais, je me sens aussi trop fatiguée pour me bouger.

La seule chose qui m’a retenue, à part mon état de larve en hibernation, est le fait qu’il risquait d’en parler à Pascal. Pascal qui n’aurait pas compris que j’accepte de voir Thomas et pas lui. Comment lui faire comprendre, que pour lui, je voulais toujours lui montrer le meilleur! Puis, après m’avoir presque ignorée tout le week-end, je ne voulais rien lui faciliter.

S’il n’avait pas le temps de me voir durant le week-end, ben dommage, il me verra encore moins durant la semaine. Si je venais à lui manquer, alors, il n’aura qu’à se sortir les pouces du c… et se débrouiller pour avoir du temps pour moi le week-end. Ciel, parfois je me montre d’un têtu! Probablement contre productif! Hélas, quant je suis comme ça, je n'arrive plus à réflchir... Je vais me secouer.


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246/2013 - Au creux de la vague

Publié le par JaneDo


Mardi, 3 septembre 2013 - 246/2013 - Au creux de la vague

Rhhh, je ne suis vraiment pas en forme. Je passe du rire aux larmes. Je me sens tomber… je tombe… Je crois que c’est la déprime. Je ne sais quoi faire pour me sortir de cet immense trou que je creuse moi-même dans ma tête. Tout ce que je sais faire, c’est faire semblant que tout va bien.

Je voudrais me fondre dans la peinture, mais je n’ai pas mes affaires. Peut-être que j’ai seulement besoin d’amour? Quelque chose qui me fait perdre pieds. Qui me redonne envie de me lever chaque jour. Une autre homme que Pascal, qui puisse me faire sentir mon coeur flotter et battre comme jamais. Mais, ce genre d'homme, je n'en connais qu'un, et il s'appelle Pascal!

Je n’avais pas croisé Thomas du week-end. Peut-être que quant il a vu que j’étais chez Pascal, il avait préféré m’éviter? Grrh, c’est quoi ça? Je me fais des idées? Ouais, je dois certainement débloquer!

Pascal m’a invitée à manger à midi. Ma première réaction aurait été de refuser. Je n’avais pas la frite, et je n’avais pas envie de me bouger. Puis, ce matin, à la dernière minute, j’avais décidé d’aller chez le coiffeur, et me couper les tifs. Donc, à midi, j’avais fini et j’étais déjà en ville, alors j’ai été manger avec Pascal. Hum, j’ai croisé Thomas qui était là avec des collègues de boulot.

Est-ce que c’est moi qui ne tourne pas rond, ou Thomas me semblait plus… charmant! Attirant… Ouais, ça ne joue pas dans ma tête!

Thomas était arrivé avec 2 collègues après nous. D’habitude, on aurait échangé quelques mots, mais il n’était passé que pour me dire bonjour. On s’était mis à une table, dans un coin, pour être tranquille. Dès que Thomas nous a aperçu, il est venu me faire la bise.

Par hasard, il se trouve que Thomas était dans ma ligne de mire. Difficile de regarder Pascal sans être consciente qu’il se trouvait en face de moi. J’ai capté quelques regards. J’ai fait attention de ne jamais croiser son regard.

C’était notre première rencontre depuis que je l’avais sauvagement embrassé l’autre jour! Gênant. Je sentais son regard sur nous. Il m’observait et ça me mettait mal à l’aise.

L’entraînement avait recommencé, c’est pour ça que Pascal m’a invitée à manger je crois. J’avais beaucoup de peine à suivre la conversation, et encore plus pour participer.. Je n’avais pas beaucoup vu Pascal ces derniers temps, et je n’avais pas grand chose à dire. Je l’écoutais. J’avais même de la peine à sourire. Je crois que je suis assez mal dans ma peau ces temps.

Pascal espérait me voir poireauter chez lui après son entraînement? Il pensait peut-être me voir sauter de joie parce qu’il voulait me voir? Hum, pas envie. C’est peut-être parce que j’ai l’humeur en-dessous de tout? Ou parce qu’il n’avait rien fait pour qu’on se voit vraiment durant le week-end? Oui, je crois que c’est ça. Je ne veux pas le voir en courant, entre 2 portes, une petite heure par-ci, par-là.

En fait, soyons sérieux… Je suis au creux de la vague… Je n’ai envie de voir personne… Même pas lui. Parce que je ne suis pas de bonne compagnie.


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245/2013 - Tchoy & Vincent; un peu casse pieds!

Publié le par JaneDo


Lundi, 2 septembre 2013 - 245/2013 - Tchoy & Vincent

Lundi soir, comme toujours, notre fameux dîner en famille. Ma frangine a congé le lundi, et on en profite toujours pour prendre notre café ensemble et traîner à refaire le monde. Tchoy a commencé à nous harceler vers midi, pour passer prendre un café. Comme on ne voulait recevoir aucune visite, on lui a dit qu’on devait sortir faire les courses. Du coup, il voulait nous rejoindre à la Migros.


Vise un peu, on était toutes les deux en training flagada, ni coiffée, ni rien. On avait seulement passé à la salle de bain pour se laver la figure et les dents. C’est tout. J’ai dit à Tchoy qu’on avait aussi quelques courses à faire en ville, donc on l’appellera quant on sera en route pour le centre commercial.

Le truc avec Tchoy, c’est qu’il continue à t’agacer au téléphone, jusqu’à ce que tu ne puisses rien faire d’autre que baisser les bras.

Tchoy est donc venu nous rejoindre en pleine courses, puis il s’est incrusté jusqu’au souper. Lilice et Fanny, qui s’était invitée au souper, sont arrivés, et on a joué aux cartes en attendant les garçons. Dès que David est arrivé, Tchoy est enfin parti. Pendant le repas, il a appelé, ne réussissant pas à me joindre, parce que j’avais laissé traîner mon natel dans mon sac, il a appelé ma soeur. Il voulait passer avec Vincent.

Carmine et les garçons sont partis, on était entre filles à discuter tranquillement. Ça faisait chier de les voir débarquer. On n’en avait aucune envie. Je ne sais pas s’il l’avait deviné, ou si c’est parce que Vincent voulait absolument nous voir et passer la soirée ici, mais Tchoy est venu sonner, malgré mon message qui lui disait que Carmine était encore là. Ce qui était faux. C’était seulement pour ne pas être dérangée.

On a été obligé de leur ouvrir. Et c’en était fini de notre petite fin de soirée entre nanas. On a donc joué aux cartes encore, puis 1h10 du matin (mardi 3), ils sont enfin partis. Enfiiiiin tranquille!

Comme je manque de courage pour me relire et corriger mes fautes, chercher les images, etc, pour le mardi 27 août, alors j’ai vite résumé ce soir. De toute façon, c’est ce que j’ai ajouté dans mon journal du jour! Alors autant déjà le mettre. Il y a trop à dire sur les évènements de la fin de la semaine passée…

Ah! Moi qui me rappelle jamais des blagues… Tchoy nous en a raconté une ce soir: Une sanglier trottine joyeusement dans la forêt, il fait beau, c’est la pleine forme, et ile cherche de la compagnie. Il se sent d’humeur badine. Il rencontre un cochon qui fouille le sol avec sa truffe. Il se sent triste de voir que son pauvre congénère a perdu tous ses poils. Il s’arrête et question de faire la conversation et de se montrer concerné, il lui demande; "Salut! Hé mon vieux… ça joue ta chimio?" MDR.


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244/2013 - (dim.01.09.13) - Humeur changeante...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 1er septembre 2013 - 244/2013 - D'humeur changeante...

Samedi soir, Caro m’avait appelée pour me demander ce que je faisais. Pascal avait changé d’avis et avait décidé d’aller à la petite soirée organisée, samedi soir, par son ami Paul. Donc, il était à Montreux. Et Caroline aussi. Incapable de supporter de ne pas l’avoir vu vendredi soir, je ne voulais pas encore passer le samedi soir sans le voir. Alors, je l’ai appelé.

Pascal n’a vu mon message que vers 23h. Il m’a rappelée. J’étais déjà déprimée, inconsolable de passer encore une soirée du week-end toute seule, alors qu’il faisait la fête dieu sait où. On a décidé de se retrouver chez lui. J’ai noté qu’il ne m’a pas proposé de le rejoindre chez Paul.

J’avais cru que Paul faisait sa soirée le vendredi. J’avais dû mal comprendre. C’était donc samedi! Elodie et Maud étaient sûrement à cette soirée. Ça m’a été confirmé par Caroline plus tard. Pascal et Caro sont arrivés vers 1h du matin, et on a regardé des films.

Ok, je lui en voulais. Pascal avait été à cette petite sauterie, avec Caroline. Pas avec moi. C’est clair, c’était un peu de ma faute, puisque je n’ai pas voulu y aller, et lui avait fait croire que je voulais rester chez moi.

Mais, je l’avais en travers. Je me sentais reléguée à la dernière place, mise au placard. Alors, je ne voulais pas dormir chez lui.

Après le départ de Caro, vers 3h du matin, je suis restée un moment. Je pensais trouver le courage de lui parler de ce qui me préoccupait. Lui dire que ces derniers temps, je ne savais pas où j’en étais, ni ce qui se passait. Mais, je n’ai rien dit. Pascal m’a raconté sa soirée. Paul avait réservé un bistrot au bord du lac. La terrasse donnait sur la promenade, et il y avait des gens qu’ils ne connaissaient pas qui s’étaient joint à la fête.

Oui, Elodie et Maud était là-bas, et il leur avait certainement parlé... (confirmation de Caroline). Pourtant, Pascal sait ce que j'en pense!

Pascal a tenté de me persuader de rester dormir chez lui, mais je ne voulais pas. Je savais bien que Caroline pouvait très bien revenir, ou que Pascal pouvait aller chez elle, mais je voulais rentrer. Je ne me sentais pas d’attaque. Sur la route, Pascal m’a rappelée. J’ai pensé que c’était pour parler, mais il voulait encore essayer de me faire changer d’avis.

Il était plutôt persuasif. Son charme a opéré, mais, Caroline avait passé avant moi, alors, je ne voulais pas qu’il me touche. Je lui ai promis de passer dimanche en fin de matinée pour déjeuner avec lui.

Dimanche, après le déjeuner, on s’est larvé devant la télé. On a aussi discuté un peu. Hélas, je suis trop coincée et encore trop touchée par les évènements de ces derniers temps pour parler. Je devais d’abord faire de l’ordre dans ma tête et dans mes pensées avant de lui parler. Là, je risquais de faire un fromage de rien du tout, alors je préférais m’abstenir.

Pascal était adorable, et moi, raide et froide. Plutôt distante.

Dans le courant de l’après-midi, j’ai demandé à Caro de passer si elle voulait. Hum, je savais qu’elle accourrait. Je voulais éviter que Pascal tente de m’attirer dans son lit et que je le repousse.

Pascal me couvait du regard, et je sentais son envie grandir, et j’ai été ravie de voir Caroline pointer le bout de son nez. Ça l’a coupé dans son élan, et il a dû se tenir tranquille.

Pascal a bien essayé de se débarrasser de Caroline, mais elle a compris à mon regard, que je ne voulais pas qu’elle s’en aille.

Pascal nous a fait à manger, et j’ai fait semblant d’avoir retrouvé ma bonne humeur. Mais en gros, je les ai écouté parler. J’agrémentais leurs remarques de quelques rires sonnantes, c’est tout. D’ailleurs, Caro et moi sommes partie ensemble. Je suis passée chez elle pour lui expliquer. Je n’ai pas trouvé mes mots, et de manière assez brouillon, je lui ai dit que j’avais eu assez de mal à digérer le manque d’empressement de Pascal des 15 jours passés.


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243/2013 - Aveugle ou aveuglée???

Publié le par JaneDo


Samedi, 31 août 2013 - 243/2013 - Aveugle… ou aveuglée?

J’ai appelé Caroline en fin de matinée pour lui proposer de faire les magasins ensemble. Au son de sa voix, je l’avais réveillé. En fait, je n’avais pas vraiment envie de me balader en ville, mais je voulais savoir si elle me dirait qu’elle avait dormi chez Pascal. Caro m’a tout de suite dit qu’elle était encore chez Pascal, qu’elle devrait rentrer se doucher,  se changer et elle pourrait me rejoindre directement en ville.

Maintenant que je lui avais proposé de faire les boutiques, je devais y aller… zut!

On a donc traîné toutes les deux dans les rues de la ville. Caroline était plein d’énergie, moi non. Je rêvais de retourner à la maison, me larver devant la télé et dormir encore un peu.

Caroline a fait pas mal d’achats, moi non. Je fais rarement des achats quant je suis avec quelqu’un. J’aime faire les boutiques toute seule.

Toute pleine de vitalité, et bavarde comme à son habitude, elle trottinait gaiment d’une boutique à l’autre. J’étais raide, j’ai fini par lui proposé un arrêt café. J’en avais marre, et mal aux pieds.

Hier soir, Pascal avait voulu savoir si elle avait de mes nouvelles. Elle lui a dit qu’on avait échangé quelques messages, qu’elle m’avait dit qu’elle passait chez lui. C’était là que Pascal a essayé encore de m’appeler, mais, je n’avais pas répondu.

J’aurai dû savoir que Caro parlerait. Il ne voulait pas vraiment qu’elle reste, mais il n’avait pas non plus envi d’être seul. Pascal n’a pas dû penser que c’était mal qu’elle reste. Boh, moi non plus. Est-ce que je suis aveugle? Devrais-je avoir peur? Me sentir vexée? Blessée? Etre jalouse? Je ne sais pas!

Hier soir, j’avais fait marche arrière, parce que la place était occupée. J’aurai pu rester, mais je pense que je ne devais pas en avoir envie. Caro ne comprenait pas pourquoi j’étais repartie. Elle aussi pensait que j’aurai dû rester. Je lui ai demandé de ne rien dire à Pascal. Je ne voulais pas qu’il sache que j’avais flanché et que j’avais été, encore une fois, à 2 doigts d’oublier que j’étais encore fâchée par son attitude de la semaine passée.

Pascal a appelé alors qu’on prenait un café chez Zebra. Il m’a demandé si je venais à Montreux chez Paul. A vrai dire, je ne savais pas encore. Il a dit qu’il attendrait de mes nouvelles. Si je n’y allais pas, alors lui non plus. Il attendrait mon appel jusqu’à 20h. Pascal m’a demandé si j’avais plutôt envie de passer une soirée tranquille à la maison. Hum, je n’en savais rien.

Caroline voulait parler à Pascal, alors je lui ai passé mon natel. Elle voulait aussi savoir ce qu’il pensait faire ce soir. Elle voulait savoir aussi, si on passait la soirée à la maison, si elle pouvait aussi venir. Pascal lui a dit de voir ça avec moi. Pour lui, ça ne posait pas de problèmes.

Après, Caroline m’a cassé les pieds pour savoir ce que je voulais faire. Passer la soirée chez Pascal à regarder des films la tentait plus que d’aller se noyer dans la foule chez Paul. Puis, elle était persuadée que Paul avait dû inviter Maud et Elodie, parce que leurs copines sont mignonnes.

Caroline voulait éviter ces filles, et éviter que Pascal ne soit en contact avec elles.

Bah, c’est vrai que ça ne me plairait pas de voir ces filles chez Paul, mais si elles sont là, on n’y pouvait rien. Si Pascal voulait leur parler, ben, qu’il leur parle. Je n’allais pas l’en empêcher. C’est un grand garçon, il fait ce qu’il veut.

Voyant que je ne l’appelais pas, Pascal m’a rappelée vers 20h15. Il voulait savoir si je voulais passer la soirée chez lui ou pas. J’ai prétendu que je n’en avais pas envie. Je voulais rester à la maison, chez moi.

En fait, je pensais lui faire la surprise et me pointer chez lui, avec mes DVDs sous le bras. Regarder des films, calfeutré dans le canapé avec mon petit café, ça me disait bien.

Hélas, la surprise a été pour moi… Pascal n’était pas chez lui. Grrrh. J’ai été voir chez Caro. Elle n’était pas non plus à la maison. J’avais l’air idiote. Peut-être que je n’aurais pas dû faire autant de mystère! Maintenant, je me sentais encore plus ridicule de les appeler pour savoir ce qu’ils faisaient!!! Et merde! Finalement, je foutais moi-même mes week-ends en l’air.


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242/2013 - Invisible mais courtisée...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 30 août 2013  - 242/2013 - Invisible… mais courtisée...

Ce soir, j’ai décidé de me faire désirer. Je ne sortais pas avec Pascal, Thomas et les autres. J’ai pris un café avec Caro. Je voulais savoir si elle espérait me voir partir avant l’arrivée de Pascal hier. Gênée, elle a avoué que oui. Pas parce qu’elle ne voulait pas qu’on se rabiboche, mais parce qu’elle sentait que je ne voulais pas le voir. Elle m’avait invitée pour faire plaisir à Pascal, et elle avait l’impression de me trahir, et bien évidemment, de m’attirer dans un piège.

Elle pensait devoir m’avertir, et ce que je ferais ensuite, ne regardait que moi...

Caroline nous avait suivi pour savoir comment se déroulerait notre discussion. Ça semblait bien se passer, mais elle n’a pas compris pourquoi j’étais partie. Il lui avait semblé comprendre que Pascal voulait que je reste. Je lui ai expliqué. Ce soir, elle sortait avec toute l’équipe. Elle me racontera s’il se passait quoi que ce soit.

J’ai été tentée d’aller voir si Pascal sortait et ce qu’il faisait. Mais, je me suis abstenu de le faire. Je voulais me retrouver, redevenir celle que j’étais quant j’ai rencontré Pascal, et pas la peureuse, désespérée, qui manque de confiance en soi.

Aujourd’hui encore, j’avais reçu quelques messages anodins de Thomas, mais je ne lui ai pas parlé au téléphone. Hier soir, il avait prévu de faire un petit truc chez lui et de ne pas sortir, mais quant j’ai été chez eux avec Pascal, Thomas n’était pas à la maison. Donc, il était sorti. Vers minuit, en voyant que je n’avais pas montré le bout de mon nez à notre lieu de rendez-vous habituel, Thomas a quand même essayé de me joindre. J’étais avec mes nièces, donc je n’ai pas répondu.

Vers 1h du matin, Pascal a demandé si je passais chez lui. Je n’ai pas répondu non plus. Qu’est-ce que ça voulait dire? A 2h du matin, Thomas m’a invitée à manger avec lui demain à midi. Là, je ne sais pas si je dois dire oui. Je préférais le croiser par hasard et voir ce qui se passera. 3h du matin, Pascal disait avoir envi de me parler, que c’était dommage que je ne sois pas là, qu’il allait se coucher, mais que je pouvais encore passer, j’étais la bienvenue. Je n’ai pas répondu.

Caroline m’avait dit qu’elle n’avait pas croisé Pascal. Qu’il n’était probablement pas sorti. Elle disait aussi qu’elle allait passer chez lui en rentrant. C’était 1h du matin. Donc, est-ce que Pascal m’avait demandé si je passais parce que Caro était chez lui???

5h du matin (samedi) -- La question m’avait tellement perturbée, que j’ai fini par aller jusque chez lui. Comme il m’avait invitée à le faire, je suis entrée avec ma clé. La maison était plongée dans le silence. Il n’y avait pas de lumière. Pascal dormait, mais, il n’était pas seul… Caroline dormait dans ses bras!
Ça ne m'étonne même pas!

Ils ne m’avaient pas entendu, alors je suis repartie sur la pointe des pieds. Je ne voulais pas qu’il sache que j’étais passée.
Je pense que Pascal avait cherché à savoir ce que je faisais...


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241/2013 - Laisser Pascal mijoter...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 29 août 2013 - 241/2013 - Laisser Pascal encore mijoter

Caro m’a invitée à manger chez elle ce soir. C’était un piège. Pascal lui avait demandé de m’inviter, il voulait me forcer à lui parler…

Je suis arrivée avec une bouteille de vodka, et une tarte aux pommes, fait maison, pour le dessert. Je pensais passer une soirée tranquille, entre nanas, à refaire le monde de nos amours. Je devais être chez elle à 19h, et je suis arrivée à 19h30. Presque aussitôt après avoir passé la porte et poser la tarte sur la table, Caro m’a avertie que c’était Pascal qui lui avait demandé de me faire venir.

J’ai voulu tout de suite partir. Mais, trop tard. Pascal se tenait déjà dans l’entrée.

Glups, il n’avait pas apprécié d’entendre Caro m’avertir. Pascal lui a demandé froidement, si elle espérait me voir repartir! Glups??? Avait-il raison? Elle ne voulait pas qu’on se rabiboche? Non, je ne peux pas l’imaginer. Caroline est aussi mon amie. Pascal m’a prise par la main pour m’emmener chez lui pour discuter. Glups, je ne voulais pas. Je ne voulais pas croiser Thomas. J’ai été contente de voir qu’il n’était pas chez lui.

Mince, je ne voulais pas non plus parler à Pascal. J’aurai aimé qu’il mijote encore un peu dans son jus. Ça lui aurait fait les pieds.
J’ai donc dû jouer la carte de la franchise.

J’ai expliqué à Pascal ce que j’avais ressenti à son retour de son week-end avec Caro. Il n’a rien proposé, n’a pas eu l’air pressé de me voir. D’habitude, avant, quant il partait en voyage, la première chose qu’il faisait en rentrant, c’était m’appeler. En général, on se voyait toujours le soir même. Il disait que je lui manquais. Ça ne devait plus être le cas alors!

Pascal a voulu m’interrompre, pour dire que je me trompais, que je lui manquais toujours autant, partout. Mais, je n’avais pas terminé. Si je le laissais m’interrompre, j’oublierai la moitié de ce que j’avais à lui dire.

Je lui ai rappelé qu’après son voyage à Londres, il n’avait pas fait beaucoup mieux. Je l’avais trouvé distant. Vendredi soir, fatiguée de n’avoir pas vraiment de nouvelles, d’avoir eu le sentiment qu’il cherchait à me reléguer à plus tard, je l’ai attendu chez lui et j’ai eu, encore une fois, l’impression de ne pas être la bienvenue. Comme si je dérangeais.

Je n’ai pas voulu parler du fait qu’il ne m’avait même pas touchée. La blessure était encore à vif, ça me faisait encore mal.
J'ai dit que, ces derniers temps, c’est toujours moi qui m’arrange pour qu’on se voit, que j’avais l’impression qu’il n’en avait pas envi. J’avais donc décidé de rester hors de sa vue.

Pascal s’est confondu en excuses. Ça m’énerve. Il n’avait pas voulu être distant, il était simplement préoccupé. Son père voulait le voir, et il n’arrivait toujours pas à digérer que, le bonheur de Caroline avait semblé plus important aux yeux de ses parents, que le sien. Au boulot, avec son père, il reste professionnel, ils parlent boulot.

Pascal évitait toujours soigneusement de se retrouver seul avec son père. Il ne voyait pas ce que son père pourrait bien dire pour le faire avaler ce qui s’était passé. Il ne voulait pas lui donner l’occasion d’essayer de l’amadouer avec des explications bidons. Hum… J’avais trop envie de lui balancer; " Tel père, tel fils ! ".
Est-ce que Pascal se rend compte seulement à quel point je l’aimais?

S’il ne faisait pas connerie sur connerie, il n’aurait pas à s’excuser. J’aurai aussi voulu lui dire, qu’apparemment, ses parents le connaissent mieux qu’il ne le pense, puisque clairement, il ne tenait pas à divorcer non plus. Donc, ils avaient dû voir juste. Peut-être que ce n’était pas seulement à Jess qu’ils pensaient. Peut-être qu’ils avaient fait ces arrangements à l’époque que Pascal était encore raide dingue de Jess, et qu’il la suivait comme un petit chien.

Je me rappelle avoir vu des papiers dans son coffret. Ces papiers semblaient avoir été fait bien des années avant leur mariage. Je ne pense pas que c’était dans le but de favoriser Jess. Je ne peux pas imaginer des parents fonctionnant autrement, que pour le bien de leurs enfants.

Cette discussion ne nous menait nul part. Il s’excuse et alors? Je devais lui pardonner dans l’heure? Ça ne changeait rien, ce qui est fait, est fait. On ne pouvait pas s’embrasser et faire comme si de rien. Et je n’en avais pas envie. J’étais quand même à vif. Je ressentais encore de la frustration de ces longues soirées à me demander ce qui se passait, à le suivre, à me sentir perdue. Je ne pouvais pas juste me couler dans ses bras et tout oublier.

Je lui ai demandé comment cela s’était passé avec Elodie. Il m’a raconté en gros, parce que je lui ai posé la question et qu’il se sentait obligé.

Mais, il a passé par dessus qu'elle avait insisté pour qu’il reste, etc. Pascal ne m’a pas dit qu’il m’avait vu passer devant le restaurant. Ni qu’il avait été ensuite chez elle. Elodie voulait lui dire qu’elle pouvait attendre, qu’elle ne voulait pas lui mettre la pression. D’après Pascal, Elodie n’avait pas grand chose à lui dire en fait. Alors moi, je me demande pourquoi il était resté aussi longtemps avec elle! 5mn aurait suffit!!!

J’ai filé en vitesse avant que Thomas ne rentre. C’aurait été gênant de se croiser. J’aurai pu passer chez Caroline, mais je n’en avais plus envie. Les épaules engourdis, la tête lourde, je me sentais extrêmement fatiguée d’un coup. Je n’avais qu’une envie; retrouver mon lit, ma télé, et ne penser à rien pour le reste de la soirée et de la nuit. Pascal semblait triste de me voir partir. Il m’a suppliée de rester, qu’on pouvait encore parler un peu.


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