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210/2013 - C'était quoi ce regard?

Publié le par JaneDo


Lundi, 29 juillet 2013   - 210/2013 - C'était quoi ce regard?

Lundi, après avoir passé le dimanche chacun de son côté, Pascal m’a invitée à manger avec lui le soir. La peur au creux de l’estomac, j’ai accepté. Je n’avais pas non plus envie qu’on passe des semaines à se faire la gueule. On devait mettre les choses à plat, et passer à autre chose. Après tout, hier c’était hier. Je me suis calmée entre temps.

Après avoir mangé, même si j’avais l’estomac trop noué pour avaler quoi que ce soit, on est descendu prendre un verre au White. On devait y retrouver ses copains.

Apparemment, Pascal a essayé de me retrouver, mais il ne savait pas où. Je n’étais pas chez Brian. Il ne connaît même pas l’adresse de ma frangine. Il ne m’a pas trouvée chez Brian. Il m’a dit que pour finir, il avait été juste accompagné ses copains chez Maud. Il n’est pas resté plus de 20 minutes. Il comprenait que ça ne me fasse pas plaisir.

Alors pourquoi ne m’avait-il rien dit? Son natel était en panne ou quoi??? On dirait qu’il me raconte des conneries!

Pendant le dîner, Pascal m’a demandé ce que j’avais prévu pour les vacances. Il avait d’abord pensé qu’on pourrait aller quelque part, ça nous aurait fait du bien. Mais, finalement, il était assez fatigué et pensait que ce serait aussi bien si on restait ici. Il faisait beau ici.

Hum! C’est clair que je ne savais pas si j’aurai eu besoin de temps pour réfléchir. Cça me convenait très bien de rester ici. Un peu triste que la plupart de nos amis commencent à partir chacun de leur côté. On allait probablement se sentir un peu seul.

J’ai eu l’impression qu’il ne tenait pas vraiment à partir. C’était quoi cette histoire de fatigue? Puis, il avait pensé aller à New-York pour une semaine ou deux!!! Si c’est pas des vacances ça? Ou alors je suis le Pape! Donc, il pensait partir en vacances à NY??? Où il retrouverait sa femme et passerait ses 2 semaines de congés avec elle??? C’était certainement marqué idiote sur mon front!

J’ai fait le poing dans ma poche, après tout, je n’avais rien à proposer, et je ne pense pas que j’aurai pu partir avec ma situation chaotique. J’étais plutôt détendue, faisant bonne figure. Caroline était aussi au White. Probablement ses antennes? Mais, j’ai été un peu moins ravie de voir Elodie et Maud se pointer!

Comment avaient-elles su qu’on serait là? Bon, elles étaient certainement venues parce que Michel avait dû leur dire, et pour être avec eux. Mais… j’ai été troublée par la façon que Pascal a regardé Maud… Maud? Il boutiquais avec Elodie, alors c’était quoi ce regard?


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209/2013 - Comme un cheveu sur la soupe (2)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 28 juillet 2013   - 209/2013 - Comme un cheveu sur la soupe... (2)

J’ai regretté aussitôt ma réaction, de m’interposer comme ça. Ça donnait trop d’importance à cette fille. Sans avoir besoin de regarder autour de moi, je sentais le regard de tout le monde sur nous. Sur moi surtout. Maud avait un petit sourire étonnée et regardait Pascal avec une mine d’incompréhension qui a fini d’achever mon malaise.

Pascal avait l’air gêné par mon attitude! Normal! Il a répondu qu’ils ne parlaient de rien de spécial, seulement des concerts qu’il y avait eu au Paléo. Mon siège me brûlait du coup, et je me suis aussitôt levée en demandant à Pascal de lui parler 1mn. J’ai bien vu le regard amusée de la miss Maud face à mes manigances.

Je ne voulais pas faire de scène à Pascal, et on se s’est éloigné que de quelques mètres. Je lui ai demandé s’il pensait qu’ils allaient encore restés longtemps? S’il n’était pas fatigué? Puis, ça m’embêtait d’être si éloignée de lui. D’ailleurs, je me suis collée contre lui, mais Pascal avait gardé les mains enfoncés dans ses poches. Pas cool. C’était frustrant et même humiliant. Il a dit ne pas être fatigué. Alors, il allait falloir tenir jusqu’à leurs départ.

J’ai rigolé en haussant les épaules. C’était plus pour la galerie que ce que je ressentais. Je lui ai demandé si je pouvais avoir un vrai câlin. Je n’ai pas pu en avoir un depuis que je suis arrivée. Je crois que j’ai senti une sorte de réticence. Ça m’a blessé, mais j’étais déterminée à ne rien montrer. Maligne, Caroline avait été s’asseoir à la place que Pascal avait laissé vacant. Elle tenté d’établir une conversation avec Maud, qui montrait des signes d’ennuis et d’agacements.

Pascal m’a juste serrée contre lui et m’a fait un bisou sur le front. Personne n’a vu son geste. Dommage. Ensuite, j’ai appelé Caroline pour aller se prendre un petit café à l’intérieur. Mais, elle est restée bien enfoncée dans le fauteuil. Sans doute pour empêcher Pascal de se rasseoir là-bas, à côté de Maud.

Je suis rentrée à l’intérieur sous prétexte de me resservir autre chose à boire. Pourtant, je n’avais pas soif. En revenant, j’ai trouvé Pascal debout, appuyé contre un des piliers de la terrasse, à côté du fauteuil d’Elodie. Ils discutaient. Faisait taire ma timidité, j’ai été passer mon bras autour de la taille à Pascal. Il a été obligé, vu notre position, de passer son bras autour de mes épaules. Maud a planté Caroline sur le fauteuil.

Ses copines se sont alors levées pour partir. Désolé de les voir partir, Michel a tout tenté pour qu’elles restent encore un peu; baignades matinales dans le lac, croissants ou spaghettis, derniers cafés. Je n’aurai peut-être pas dû dire à haute voix qu’on était content de les voir partir pour qu’on puisse aller se coucher. Tout de même Elodie a fait comme si elle n’a rien entendu.

J’avais remarqué que Pascal semblait mettre une certaine distance entre eux. Tant mieux. Peut-être que c’est déjà la fin de leur histoire. J’avoue que ça me fait méchamment plaisir. Par contre, le petit “à demain” de Maud, a creusé un gros point d’interrogation dans ma tête. A demain? C’était quoi ça? J’ai donc demandé à Pascal.

J’ai vu rouge quant il m’a annoncé que Maud les invitait, lui et ses copains à une petite grillades dans le jardin de ses parents. C’était clair que je n’étais pas invitée. “Et tu penses y aller?”. Pascal a haussé les épaules. Et ça, ça voulait dire quoi? Oui ou non?

Pascal m’a répondu qu’il se sentait obligé d’y aller pour ses copains… Ben voyons!

Au lieu d’aller se coucher, on s’est pris la tête. Je lui ai dit comme je me suis sentie mal à l’aise en arrivant. Comme elles nous avaient ignorées. Et lui, il n’a pas été mieux. Je ne trouvais pas normal qu’il y aille sans moi. Pascal a prétendu que ce n’était pas de sa faute. Qu’il ne savait pas ce qu’il aurait pu faire. Ben… Refuser! Aussi simple que ça! C’était dimanche, et elles auraient très bien compris qu’il souhaite passer la journée avec sa copine.

J’étais vraiment remontée contre lui. Pour moi, il jouait l’idiot.

Après s’être engueulé, c’aurait été ridicule que je reste dormir chez lui. Et il faisait déjà jour. Comme il ne disait rien qui puisse me calmer, à savoir qu’il n’irait pas. J’ai pris mes affaires et je suis partie. Fulminante de colère. L’imbécile. Pascal a essayé de me retenir, mais j’étais trop énervée. Enervée, parce qu’il pensait quand même passer la journée à faire des grillades sans moi.

On n’avait déjà pas passé la journée, ni la soirée du samedi ensemble. Puis, j’ai appris qu’il avait été au Paléo avec Elodie, Maud et consoeurs, ses copains et tout, sans moi. Ensuite, quant j’arrive chez lui, c’est pour trouver toute une bande de malpolis assis sur sa terrasse. Et lui, il n’a rien fait pour me mettre à l’aise. Il n’a rien fait pour corriger le tir.

J’étais furax. De plus, il n’a même pas essayé de m’appeler alors que je rentrais. Il aurait pu trouver quelque chose à dire qui aurait pu me faire faire demi-tour. Mais niet. Folle de rage, déçue, j’ai pleuré pendant des heures, jusqu’à m’endormir d’épuisement. Tout le dimanche, je me suis torturée avec les films dans ma tête. Films de Pascal et sa journée au soleil, dans le jardin, chez Maud.

Merde, ça allait vraiment mal avec Pascal… Vraiment, vraiment mal. on n’arrive plus à passer une semaine sans se prendre la tête!


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209/2013 - Comme un cheveu sur la soupe... (1)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 28 juillet 2013   - 209/2013 - Comme un cheveu sur la soupe... (1)

Le message de Caro: “Mais qu’est-ce que tu fous? Dépêche toi de te ramener.” m’avait quelque peu alarmée. Je n’avais pas eu le temps de la rappeler, je me suis juste dépêchée de me changer et de partir vite fait. Je l’ai appelée en route, et j’ai croisé les flics, mon natel à l’oreille. Heureusement, ils auraient dû interrompre la circulation pour faire demi-tour et me chasser après.

Caroline a vu le bateau rentrer. On dirait qu’elle a passé la nuit à surveiller!!! Avec les lumières sur le bateau, elle a vu qu’ils n’étaient pas rentré seuls. Ils étaient partis à 5, et là, il devait y avoir au moins une dizaine de personnes sur le bateau au retour. Pour faire bonne mesure, elle a attendu une bonne demi-heure avant de se pointer chez les garçons. A son arrivée sur la terrasse, éclairé uniquement à la bougie, les silences et regards froids l’ont presque fait fuir.

Mais le fait qu’elle connaissait Pascal et Thomas depuis bien plus longtemps que toutes les filles sur place l’a décidée à ne pas se laisser intimider. En arrivant à mon tour après 4h du matin, j’ai compris ce qu’elle avait voulu dire! J’ai moi aussi été accueillie comme un cheveu sur la soupe.

La balançoire, "ma balançoire", sur la terrasse, était occupée par 2 effrontées que je ne connaissais pas. Elles se balançaient en poussant des gloussements. Le peu de tissu qui les couvraient ne suffirait même pas pour faire une moitié de t-shirt. Ventre à l’air, quelques centimètres de tissus pour couvrir l’endroit où devrait se trouver les seins, et un short qui faisait plus penser à un slip tanga!

Pascal occupait un des canapés de jardin,tournant le dos au parc de voitures, la copine à Elodie collée à son épaule. Ils étaient en pleine discussion quant j’ai parqué devant la maison. Pfff, on aurait cru qu’elles étaient en territoire conquis, et m’ont regardées l’air de dire; “C’est qui celle-là? Qu’est-ce qu’elle vient foutre ici?”. Elles ne devaient pas savoir que j’étais une copine à Pascal, même, sa copine!

Caroline, était juchée sur le bord d’un des fauteuils. Elle avait l’air seule. Personne ne semblait lui adresser la parole. J’avais les crics! J’aurai voulu aller m’asseoir à côté de Pascal, juste entre les 2. Quitte à la pousser hors du canapé. Je n’aurai pas pu sans avoir l’air de faire une scène. J’ai dû me contenter de faire un bisou à Pascal et m’asseoir en face. Caro s’est aussitôt assise à côté de moi.

Effectivement, personne ne nous adressait la parole. Paul et Michel étaient occupés à se faire draguer. Ils étaient aux anges. Pascal bien trop occupé à discuter avec l’autre pouffe, m’a adressé un vague sourire. Elodie était assise à la droite de Pascal, dans un fauteuil. Elle ne semblait pas beaucoup s’amuser. Je piaffais d’être reléguée dans un coin, d’avoir l’impression d’être une fois encore de trop. Comme si Caro et moi étions dans une fête privée à laquelle on n’avait pas été invitée.

A mesure que les minutes s’écoulaient, j’avoue que je commençais à fulminer de rage. Pascal ne m’avait pas adressé la parole depuis que j’étais arrivée. Jamais ce genre de chose se serait produite si ça avait été Thomas. D’ailleurs, où était Thomas?

Je suis rentrée sous prétexte de me faire un café. Ensuite, au summum de la frustration, je suis revenue, et je me suis incrustée au milieu, où j’avais envie d’être depuis le départ. Le coeur dans la gorge, j’ai demandé à l’autre de m’excuser et de se pousser. Et, faisant celle qui ne remarquait pas avoir été malpolie, j’ai demandé de quoi ils parlaient. Intérieurement, j’étais furax de chez furax. Furax contre Pascal de se laisser aussi facilement mener par le bout du nez. Se comportant comme un imbécile avec "sa copine" face à ce genre de pouffiasse.


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208/2013 - Maud, la copine à Elodie

Publié le par JaneDo


Samedi, 27 juillet 2013   - 208/2013 - Maud, la copine à Elodie

Malgré l’heure extrêmement tardive à laquelle on s’était couché, Pascal était debout vers 10h. Je me suis efforcée à me lever pour prendre un café avec lui. Je voulais rentrer dormir et prendre quelques affaires pour venir passer le week-end chez Pascal. J’aurai dû le faire hier, et je n’aurai pas eu à bouger. Quoique.

Pendant qu’on déjeunait, on a un peu discuté de ce qu’on avait prévu pour la journée. Pascal avait envi d’aller à la piscine, mais d’après ce que j’ai compris, ce serait plutôt le bord du lac. Ils allaient en bateau près de Nyon, pour aller au Paléo voir quelques concerts en soirée. Mais la journée, ils restaient au bord du lac. Sans doute encore une après-midi sportive avec ses copains.

Je ne pouvais pas l’accompagner, j’avais promis d'emmener ma nièce au Paléo. Il faisait une chaleur d’enfer, et je me voyais mal traîner des heures à trotter d’un chapiteau à l’autre, avec la foule du festival. De toute façon, ma nièce passait d’abord. J’étais déjà assez inquiète de la savoir dans cette foule toute la journée sans surveillance. Purée! Si c’était ma fille, ce serait un gros NON. Pas question de la lâcher au milieu de cette faune. Mais, ma frangine la laissait y aller. Je voulais voir avec qui.

Caroline m’a appris qu’hier soir, la copine à Elodie, Maud, avait invité Pascal et ses copains à les rejoindre au bord du lac. Elle lui avait dit qu’elles étaient assez de filles, donc ses copains étaient les bienvenus, mais pas les copines. Elle lui l’avait dit en rigolant, mais elle était sérieuse. Pascal lui avait dit qu’il ne savait pas s’il pourrait. Caro m’a dit que Pascal l’avait regardée quant il avait dit ça, en grimaçant, comme s’il aurait répondu autre chose si elle n’avait pas entendu.

Elle avait été courir avec Pascal ce matin, et elle lui avait demandé s’il y allait. Pascal lui a fait croire que ses copains voulaient y aller, mais ne lui a pas dit s’il y allait ou pas. Par contre, quant elle a voulu savoir ce qu’il faisait, si elle pouvait venir, il lui a dit qu’il n’en savait rien. Hors, 1h après leurs joggings, elle a vu le bateau quitter le ponton. Elle avait essayé de l’appeler aussitôt, mais il n'a répondu ni à ses appels, ni à ses messages. D’après elle, ils devaient être 5 sur le bateau.

Hum! J’ai aussi essayé de l’appeler après avoir déposé ma nièce au Paléo. Mais, moi non plus, je n’ai pas eu de réponse. Il n’avait sans doute pas son natel à portée. Je ne voyais pas de raison de me mettre à baliser. Pourtant, à mesure que la journée s’écoulait sans nouvelles, j’ai commencé à me poser des tonnes de questions. Surtout après le message de Pascal après 20h, qui me disait qu’ils allaient faire un tour au Paléo, et qu’on se retrouverait à la maison vers 2h du matin.

Et si j’avais eu envie aussi d’aller au Paléo alors? Il ne me proposait même pas d’y aller! Il n’avait pas vu mes messages et appels avant? Mais bon, pas de quoi faire un fromage. Il se rappelait sûrement que je lui avais dit que j’allais rechercher ma puce vers 2h du matin!

Donc, petite soirée tranquille à la maison, à lire, en attendant le coup de fils de la petite. On avait convenu d’un endroit de rendez-vous, mais je n’ai pas pu l’attendre là-bas. Tchoy s’emmerdait, et il a voulu venir avec moi. Donc, il a été la chercher vers les “objets trouvés”, où on avait finalement décidé de se retrouver. Vers 2h du matin, on reprenait le chemin de la maison. J’ai déposé Tchoy et raccompagné ma puce à la maison.

Ma soeur n’était pas là, et on devinait qu’elle ne rentrerait pas du week-end. Donc, je me sentais responsable de ma nièce. Elle s’est effondrée de fatigue dès qu’on est rentré. Le temps de me changer, je filais chez Pascal. Juste un petit moment. J’avais quand même envie de le voir, même si ce n’était qu’une petite heure. Finalement, j’avais préparé mes affaires pour rien, je ne dormirais pas chez Pascal.

Vu l’absence de ma frangine, je me sentais obligée d’être à la maison pour ma puce. Je ne pouvais pas la planter toute seule  pour ne penser qu’à ma petite personne. Contrairement à ma soeur.


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207/2013 - Garden partie dans le jardin, au bord du lac

Publié le par JaneDo


Vendredi, 26 juillet 2013   - 207/2013 - Garden partie dans le jardin, au bord du lac…

Rose et Karen sont sorti avec Lilice et ses copines pour manger au bord du lac à Préverenges. Enfin libre! Ce soir, j’avais l’intention de profiter un peu de mon temps, seule sur le balcon devant la vue spectaculaire, à lire. Puis, petit bain, et me préparer pour aller à la petite soirée dans le jardin chez Thomas et Pascal. Au programme, grillade, baignade, etc.

Rose m’a dit qu’elle rentrait vers 23h, mais elles ne sont pas rentrées. Alors je suis partie sans les attendre, en prétendant que j’allais prendre un verre avec Tchoy. Seulement, Tchoy ne réussissant pas à me joindre, et a appelé ma frangine. Alors, le lendemain, je lui ai dit que j’étais sortie avec Dol. Hum, pieux mensonge. Je ne veux pas qu’on s’intéresse à mes faits et gestes. Ce que je fais et avec qui je sors ne regardent pas ma famille.

Zut, Tchoy n’a qu’à se débrouiller pour s’occuper le week-end! Il a essayé de s’imposer en proposant de nous préparer encore une de ces recettes; la fondue Thaï que j’avais découvert chez son pote restaurateur, Baô. Je sais bien qu’il s’ennuie, mais je n’ai pas à m’occuper de lui.

Waouh, la soirée était bien entamée quant je suis arrivée chez Thomas et Pascal. Il faisait nuit noire et seuls quelques lampions et bougies éclairaient les petits groupes ça et là. J’ai tout de suite remarqué Pascal, debout un verre à la main. Il portait un débardeur blanc sur un short en jean. Grand, bronzé, corps svelte et musclé juste ce qu'il faut, les cheveux longs. Hmmm. Qu’est-ce qu’il est mignon quand même. Paul était à côté de lui. C’est en approchant que j’ai remarqué Elodie. Pascal discutait avec Elodie. Mon sang n’a fait qu’un tour.

Pascal m’a accueillie avec un grand sourire et a passé son bras autour de mes épaules. Je n’ai fait la bise qu’à Paul, et un signe de tête en direction d’Elodie, sans la regarder. A Pascal, je lui ai fais un bisou sur la bouche. Elodie m’a ignorée. Mais, je m’en fou. Caroline était assise sur le bord de la table toute proche et buvait son verre les yeux plaqués sur Elodie. Puis, en posant la main sur le bras de Pascal, Elodie lui a dit qu'elle allait chercher sa copine qui venait d’arriver, et qui ne savait pas où était la maison.

J’ai été lui faire la bise, et je me suis assise près d’elle. Caroline a rigolé.

  • Elle était nettement plus pétillante avant ton arrivée. A lui faire des petites oeillades et tout. Elle croyait que tu ne venais pas j’imagine! Hihihihi. Bon, moi aussi. Pourquoi t’es toujours en retard?
  • Je suis pas toujours en retard voyons… Bon, peut-être un peu. Mais, si je veux tenir toute la nuit, je ne peux pas arriver à 20h, sinon vers 23h, j’ai un monstre coup de pompe. Là, je suis en pleine forme.
  • Y a Thomas qui ne te quitte pas des yeux… T’as oublié d’aller le saluer!
  • Oh merde… J’y vais…

Je me suis précipitée vers Thomas. Je l’avais oublié. Il a cru que je l’évitais, que je ne voulais pas le voir. Donc, il était content de me voir. Thomas m’a dit que la situation lui faisait bizarre. Il y a à peine une semaine, il pouvait me prendre dans ses bras, me tenir la main, me faire des bisous un peu partout, et là, je suis bras dessus dessous avec Pascal. Il trouvait ça trop bizarre. Humiliant même.

Pour le rassurer, j’ai passé mon bras sous le sien, et je lui ai fais un bisou dans le cou. Ça l’a fait rigolé. Je voudrais qu’il soit comme d’habitude. Mais, Thomas trouvait qu’on était comme un couple, parce qu’il pensait qu’on était ensemble. Là, il ne savait pas très bien comment se comporter. Il voyait bien que j’étais avec Pascal. Il a voulu savoir comment je me sentais, si les choses se passaient comme je le voulais. Si j’étais heureuse.

J’ai dit que je l’étais… C’est vrai, je me sentais heureuse… J’étais à nouveau avec l’homme que j’aimais, alors oui, tout allait très bien… Je me sens toujours sur un pied d’égalité avec Thomas, mais je ne ressens pas la même chose avec Pascal. Mais j’étais heureuse quand même.

Parce que je me sentais coupable envers Thomas, je me suis attardée. J’ai voulu l’aider à préparer ses cocktails. Ce soir, la Téquila était à l’honneur. Bon, j’y connais rien en cocktail. Je faisais de petits mélanges qui étaient de ma propre invention. J’aimais les couleurs des drinks, et j’aimais rajouter les différents fruits que Thomas avait préparé. Il était bien plus doué pour préparer des cocktails que pour faire la cuisine!

Elodie est arrivée avec une grande noiraude, plutôt pas mal. Elle l’a présentée à Paul et Pascal. La copine à Elodie me faisait penser à Jess. Et aussi un petit quelque chose qui faisait penser à Sophia Loren, jeune. Ce côté chat sauvage, la taille très marquée et un décolleté vertigineux. Paul, y compris Pascal, l’ont dévorés des yeux.

J’aurai voulu aller vers Pascal, mais je ne savais pas comment faire pour filer. Alors, je suis restée aux côtés de Thomas.

De temps en temps, je jetais un coup d’oeil dans la direction où se trouvait Pascal. Il était en grande discussion avec la copine à Elodie. Le courant avait passé tout de suite. Ils avait l’air de s’entendre comme larrons en foire. Petit sourire en voyant Elodie tirer la gueule. Tout à coup, elle était devenue la 5ème roue du char.

Après presque 1h, j’ai enfin pu aller vers Pascal, mais je ne le voyais plus. J’ai alors cherché Caro des yeux. Niet. Faut dire qu’il y avait passablement de monde. Et il faisait nuit. Si quelqu’un s’éloignait des petites lumières, on ne les voyait plus. C’était donc facile de s’isoler dans un coin. Probablement le but recherché. Mais en attendant, je ne trouvais pas ceux que je cherchais. Je voyais bien un petit groupe assis sur le ponton, un autre couple au bout du même ponton, mais je n’arrivais pas à distinguer qui c’était.

Près de la jetée, il y avait un autre couple assis sur les marches de la pergolas. Il faisait trop sombre. Je ne trouvais ni Caro, ni Pascal, ni Elodie. Ne sachant pas dans quelle direction aller, et me sentant légèrement ridicule, j’ai fait demi-tour et je suis allée chez Pascal pour aller me faire un café. C’était surtout pour me donner une contenance. Je ne voulais pas me rabattre sur Thomas. Trop nul.

Je me demandais où Pascal avait disparu. Il ne pouvait pas être bien loin. J’étais peut-être passée juste à côté d’eux, mais quant je me sens stressée, je ne vois plus rien. Je n’ai pas osé fixé chaque table et les gens qui s’y trouvaient. Absurde. Depuis la fenêtre de la cuisine, j’ai essayé de faire du repérage, mais c’était peine perdue.

Mon café à la main, je suis retournée vers Thomas. Quant je retrouverais Pascal, je ne le quitterais plus de la soirée. Je ne voulais pas le perdre dans la foule à nouveau. Paul est venu chercher à boire pour Pascal, Elodie et sa copine. Alors, j’ai proposé de l’aider avec les verres. J’étais soulagée de l’avoir retrouvé. C’aurait été trop nul de passer la majeur partie de la soirée loin de lui. Je n’étais venue que pour être avec lui.

Elodie était là avec sa copine. Assise à côté de Pascal. C’était comme une morsure dans le ventre. Et j’allais m’asseoir où moi? J’ai dû me mettre en face, à côté de la copine à Elodie, et supporter de voir l’autre conne collée à mon mec. Je bouillonnais à l’intérieur. Je suis sûre que mon sourire devait sembler un peu crispé. Il y avait aussi Michael, Julien et un autre que je ne connaissais que de vue. Et le rouquin du basket que je détestais à fond. Julien me bassinait avec des histoires que je n’écoutais même pas. J’étais trop occupée à tendre l’oreille pour écouter la copine à Elodie raconter ses voyages, les endroits où elle avait vécus, etc.

Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que Pascal semblait pendu à ses lèvres. Elle parlait un anglais chantant, avec une petite pointe latine. Elle était bien d’origine Italienne. Elle était sortie avec un chanteur que Pascal semblait connaître. Bref, ils semblaient être les seuls à avoir quelque chose à dire. Elle avait un joli rire. La copine à Elodie s’est beaucoup intéressée à Pascal, lui a posé des tas de questions sur son boulot, sur ses intérêts, etc.

On a beaucoup bu et on a fini la soirée en jouant à des jeux avec les derniers fêtards. Notamment un quizz musical. Inutile de dire que, si j’aime la musique, je ne connais pas toujours le nom des groupes, ou les titres. Je n’ai reconnu qu’un seul titre sur plus de 50! Autant dire que je suis nulle.

J’étais contente de voir Elodie, sa copine partir. Ensuite, on a encore pris un café chez Thomas avec Michael et Julien. Paul était rentré, il était crevé. Moi aussi, je commençais à être fatiguée. J’ai donc laissé les garçons, et je suis descendue me coucher. J’étais vraiment raide, parce que je me suis endormie presque aussitôt. Je n’ai pas entendu Pascal venir se coucher, mais dans mon brouillard, j’ai senti sa présence, et qu’il me prenait dans ses bras. Malgré la chaleur, c’était réconfortant. Je crois que Pascal a allumé la clim, parce qu’il faisait bon. Je ne sais pas comment la mettre ne marche.


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206/2013 - Grosse journée? marathon!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 25 juillet 2013   - 206/2013 - Grosse journée…

Rhhh, enfin un petit moment pour noter quelques trucs de la journée! Grosse journée. Tchoy m’a aidée à transvaser des affaires d’un box à l’autre. C’est fait. J'ai annulé avec Marco. Il avait proposé de passer me donner un coup de main, parce qu’hier j’ai été attendre les menuisiers chez lui.

Tchoy nous a fait de la bouffe Thaï. Encore! Lilice est venue manger avec nous. C'était trop bon! Enfin tout le monde est loin. Je peux enfin commencer à penser à moi et ce que je veux faire ce soir.

Hmmmm??? Peut-être simplement rester à la maison, et me planter devant la télé avec un bon bouquin!? Ou si j’ai le courage, sortir prendre un verre avec Thomas et les copains? Boh, on verra après la douche!

Finalement, je ne suis pas sortie. J'ai bien essayé de joindre Pascal, mais je n'ai pas eu de réponse. Il trainait certainement dehors par ce beau temps. Il n'avait peut-être pas son natel sur lui. Je n'ai pas osé pousser le vice à appeler Thomas.

Eu Dol au téléphone. Alors, il paraît qu'ils ont enfin reçu le ok pour la garde de sa fille. Pour une fois, elle n'avait pas l'air saoul au téléphone. Elle part en vacances demain et voulait juste savoir si elle pouvait m'appeler depuis la France.

Je sais bien à quel point Dol déteste être chez les parents à David! Bien sûr qu'elle peut.

Mais quant elle m'a rappelée vers 1h du matin, pour me demander de sortir boire un verre avec elle... Elle était bourrée! D'ailleurs, elle mangeait ses mots. J'avais de la peine à comprendre ce qu'elle me racontait. Elle a été fâchée de mon refus de sortir en public avec elle. Et elle voulait encore boire? Elle est dingue!


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205/2013 - Salade Thaï par Tchoy!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 24 juillet 2013   - 205/2013 - Salade Thaï par Tchoy!

Rhhh, toute la journée à courir pour Tchoy! Il n’a pas de voiture, alors je faisais le taxi. Le soir, il a décidé de nous faire un truc Thaï à manger. Donc, je ne pourrais pas voir Pascal ce soir non plus.

Tchoy nous a fait une sorte de salade Thaï, avec de la viande grillée sur un tapis de légumes, assaisonnée d’une sauce pimentée. C’était très bon!

Vers minuit, Pascal m’a laissé un petit message, alors je l’ai rappelé. Il venait de rentrer. J’avais juste envie d’entendre le son de sa voix. Il avait l’air de bonne humeur.

Pascal a été faire du roller au bord du lac avec des copains. Je n’ai pas demandé la liste des personnes présentes. Préférable de ne pas connaître les détails. Je suis sûre qu’ils n’étaient pas qu’entre mecs. Ils ont ensuite fait des grillades sur place.

Snif, j’aurai bien aimé être avec Pascal… Hummm, le voir troquer son costard pour un short, et à torse poil jouer au volleyball sur la plage... Miam! Un bonheur pour mes petits yeux!!!

Le hic, c’est que je ne veux pas laisser ma frangine toute seule. Question d’éviter qu’elle finisse par courir chez ce nullos de Carmine. D’ailleurs, il a passé la soirée à la bombarder de messages. Mais, toujours pas d’excuses pour son comportement d’invertébré sans cervelle. Puis, Dan lui a proposé un petit dîner en tête à tête. Tant mieux. Faut vraiment que je lui trouve un mec!


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204/2013 - Self-Control? Ou il m'aime?

Publié le par JaneDo


Mardi, 23 juillet 2013   - 204/2013 - Self-Control? Ou il m'aime?

Tremblante, enfoncée dans le fauteuil près de la cheminée de l’appartement à Pascal, j’ai réalisé qu’il était tard, quant il a commencé à faire sombre. En été, il fait nuit assez tard. Pascal était encore avec Elodie? Il n’a même pas pensé rentrer! Il m’avait promis de ne plus lui parler hors de ma présence pourtant.

Mon imagination continuait à me torturer, pourtant, je ne voulais pas regarder l’heure. Sinon, j’allais flancher. Je me demandais si je ne devrais pas rentrer? C’était peut-être mieux de rester dans le doute, de ne pas savoir à quelle heure il rentrerait. Ou s’il rentrait du tout. C’était lundi soir, et j’avais raté mon dîner en famille, juste pour rester là à l’attendre. N’y tenant plus, je me suis jetée sur mon natel pour l’appeler.

  • Pascal?
  • Hey!  Ça va toi?
  • Oui, ça va. Je… Tu fais quoi?

Mince, il avait dû remarqué ma voix tremblante, et haut perchée. Je criais presque. Une hystérique.

  • Sur une terrasse avec Michael et Paul. D’ailleurs, t’entends… Ils sont déchaînés! Et toi? Tu fais quoi? Tu es avec ta famille?
  • Non. J’ai sauté le dîner ce soir. Pas envie.
  • Non, sérieux? Pourquoi tu viendrais pas? Il fait beau. Je t’invite à manger?
  • Heu… Je sais pas. Tu penses rentrer quant?

Pascal n’en avait aucune idée. Il pensait traîner encore un peu avec ses copains. Je sentais de l’amusement dans sa voix. Pascal avait l’air de me titiller. Comme s’il me testait ou attendait que je lui demande de rentrer ou quelque chose. Alors, je lui ai dit que j’étais chez lui, que j’aurai bien voulu le voir.

  • Pourquoi? Tu as quelque chose à me dire? Dis moi…
  • Non. A la maison.

Pascal a continué à chatouiller mes nerfs en me disant qu’il ne savait pas du tout quant il rentrerait. Que je ne devrais pas trop l’attendre. Il a dû me sentir flancher à l’autre bout. Il est redevenu sérieux et il m’a encore demandé de venir les rejoindre. Ça ne me disait rien de voir ses copains, alors on s’est donné rendez-vous à la pizzeria à côté dans une heure.

Je n’avais aucune envie de descendre en ville. Mais, je ne voulais pas rentrer non plus sans le voir. Sans savoir s’il rentrerait. A mi-chemin, je l’ai rappelé. Je ne voulais vraiment pas aller me donner en spectacle en ville. Pour discuter, il était préférable d’être entre nos quatre murs, seuls. Pascal, lui, préférait qu’on se retrouve en ville. Alors, je n’ai pas eu le choix. Il ne voulait pas rentré, sous prétexte qu'il faisait trop beau, et ce serait chouette d'en profiter.

Ma tête me faisait un mal de chien. J’étais trop tendue.

Debout à l’extérieur du pub, Pascal fumait tranquillement en m’attendant. En cherchant une place, j’ai dû passer devant lui. Il m’a sourit Mais, il m’a semblé que son sourire était fictif. Comme s’il me jaugeait du regard. Ça m’a fait froid dans le dos. Je crois que, malgré qu’il ait été plutôt sympa au téléphone, Pascal devait être furieux. Non seulement j’avais le coeur en folie comme chaque fois que je le vois, mais en plus j’avais la trouille qu’il m’engueule.

Et le fait qu’il ne semblait pas vouloir rentrer chez lui, me mettait mal à l’aise. Est-ce parce qu’il pensait retrouver Elodie après?

A peine installé, Pascal m’a demandé si je voulais manger, il était presque minuit, il fallait donc commander tout de suite, sinon, la cuisine du pub sera fermé. Je n’avais pas faim. Il avait beau insisté, je savais que je ne pourrais rien avaler. Pascal s’est commandé un hamburger et des frites, au cas où je voudrais picorer dans son assiette. Il savait que j’adorais ça.

Pascal a mis mes nerfs à rude épreuve en flirtant presque avec la serveuse. Contrairement à sa manière d’être, il a été un excessivement sympa avec la serveuse, en la gratifiant de sourires, de remerciements. Après tout, elle ne faisait que son boulot. Dès que la serveuse s’est éloignée, le nez planté dans son assiette, sans me regarder, il m’a dit qu’il avait vu Elodie ce soir. J’ai eu de la peine à déglutir en attendant la suite. Mais, le salaud s’est tu. Il attendait ma réaction.

Prostrée, attendant l’explosion de colère, j'ai fermé les yeux. Alors que je ne m’y attendais pas, Pascal a rigolé.

  • Elo m’a dit que tu lui as envoyé un message hier soir? Pour lui dire que tu dormais chez moi? Qu’on était en train de faire des galipettes?
  • Tu m’avais promis de ne plus lui parler sans que je sois là?
  • Oui, mais c’est pas possible. Elle m’attendait à la sortie du boulot. Mais, revenons à nos moutons…
  • Je n’ai jamais dit qu’on faisait des galipettes!

Pascal avait l’air de bien s’amuser devant mon air ahurie. Je lui ai dis que je n’avais jamais mis ça. Il aurait dû lui demander de lui montrer mon message. Puis, il m’a dit qu’elle l’avait appelé à plusieurs reprises, mais apparemment, ses messages et ses appels ont été effacés?  

  • Je n’ai rien effacé! Je lui ai seulement envoyé un message avec ton natel. 

 

Pieux mensonge!

  • Tu m’avais promis, je suis déçue. Tu ne tiens pas ta parole. Tu me l'avais promis...

J’ai fait la moue et je me suis levée pour partir. Pascal m’a rattrapée par le bras m’obligeant à me rasseoir. Avec un de ses petits sourires en coin, il m’a dit qu’il comprenait pourquoi je ne voulais pas qu’il voit Elodie.

Hum! La meilleure défense, c’est l’attaque, alors j’ai attaqué en lui disant que ce n’était pas à cause de mon message que je ne voulais pas qu’il la voit. Je lui ai rappelé que je lui avais dit que je ferais tout pour éviter qu’elle nous sépare. Et qu’en voyant la moitié des inventions qu’elle lui a balancé, j’avais de bonnes raisons de me méfier d’elle.

Les sourcils froncés, mi-amusé, mi-énervé, il me dévisageait alors que je crachais mon venin. Alors que j’attendais une réaction de sa part, qu’il me réponde, il s’est replongé dans son assiette, concentré sur ses frites. Sans élevé la voix, Pascal à dit qu’il comprenait.

  • Ecoute… C’est étonnant de te voir enfin sortir de ta réserve, de tes gongs… Je comprends pourquoi tu as réagis comme tu l’as fais, mais Jane… Ne recommence pas d’accord? Ne fait plus des trucs pareils sans m’avertir ou me demander.

Je n’ai rien répondu. Je n’étais pas certaine de vouloir lui demander son autorisation avant d’agir. Alors valait mieux ne pas valider un truc que je n’étais pas capable de faire. Ne recevant aucune réponse, Pascal a subitement changer de sujet et d’humeur. Avec un sourire, comme si rien ne s’était passé, il m’a demandé si on rentrait.

Heu? Chez lui? Moi avec lui? Est-ce que c’était une invitation à dormir chez lui?
J’ai été prise de court. J’ai failli dire non. Mais l’idée que Pascal file chez Elodie dès que j’ai le dos tourné.

Je suis restée le temps d’avaler un café. De se faire des câlins et dès qu’il a montré des signes de fatigues, de vouloir aller se coucher, j’ai dit que je rentrais. Pascal a bien tenté de me faire changer d’avis, mais, je ne pouvais pas ne pas rentrer plusieurs jours de suite. Je ne voulais pas que mon entourage, ma famille me posent des questions embarrassantes. Je ne voulais pas qu’ils mettent leurs nez dans ma vie privée.

Je suis quand même restée une bonne heure à observer ses fenêtres jusqu’à ce que je sois certaine que Pascal ne ressortait pas.

Pascal m’a tout raconté. En sortant du boulot, il était tombé sur Elodie. Comme il me l’avait promis, il n’avait pas voulu lui parler, mais il ne pouvait tout de même pas faire comme s’il ne la connaissait pas. Elle avait voulu savoir s’il n’avait pas voulu lui répondre exprès, qu’elle avait passé la soirée et la nuit à l’appeler. Pour finir, il avait accepté d’aller prendre un café. Pascal l’avait prévenue qu’il était pressé, il avait rendez-vous avec des copains.

Pascal avait rendez-vous avec ses copains, alors il l’avait prévenue qu’il ne pourrait pas rester longtemps. Ils avaient donc pris un café au bar à côté de son boulot. Il n’est pas resté plus d’une heure avec elle. Il aurait dû passer chercher Michael, mais comme il avait eu du retard, ses potes l’attendaient déjà au bord du terrain. Il jouait au tennis avec ses copains. Après ça, ils ont été prendre un verre sur une terrasse.

Ça m’a fait du bien qu’il me raconte sans que je le lui demande. Ça me montrait que je pouvais lui faire confiance. Je ne lui ai pas dit que je l’avais vu partir avec elle.

Mardi, on ne se voyait pas. Cette fois, je n’ai pas voulu aller vérifier ce qu’il faisait. D’autant plus, que Pascal m’a dit que Caroline l’avait invité à manger chez elle. Et mardi, j’avais décidé de m’accorder une journée farniente, à me reposer. Après ces derniers jours de calvaire, j’avais besoin de me retrouver un peu seule. J’avais besoin d’une journée de tranquillité.


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203/2013 - Manipulations

Publié le par JaneDo


Lundi, 22 juillet 2013   - 203/2013 - Manipulations

Au milieu de la nuit, je me suis réveillée. Pascal dormait comme un ange. J’adore le regarder. J’aime la forme de son visage, de ses lèvres, de tout son être. Je pouvais passer des heures à le regarder. Puis, j’ai eu envie de voir son natel. Je voulais savoir si Elodie lui avait laissé des messages et ce qu’elle lui disait. J’étais curieuse...

Je n’aurai pas dû! Après j’avais le coeur dans les baskets.  Je me demande pourquoi j’ai toujours eu pitié de Caroline, pas de celle-là. Au contraire, elle, elle me rendait furax.

En gros, elle disait... avoir remarqué que je lui collais au fesses! Elle l’avait appelé, pourquoi il ne répondait pas? Est-ce qu’il était avec moi? Qu’elle remarque qu’il ne m’avait pas encore parlé, ou sinon, je fais la sourde oreille et profite de sa gentillesse. Qu’il devait me parler rapidement. Qu’elle avait eu du mal à supporter de ne pouvoir lui adresser la parole sans que je m’interpose. Qu’elle s’était sentie humiliée qu’il ne me remette pas à ma place. Elle attendait son appel. Qu’elle n’arriverait pas à dormir sans lui avoir parlé. Ce qui serait encore mieux, c’est qu’il vienne dormir. Qu’il lui manquait.

Les petits "je t'aime" à la fin de ses messages, me faisait voir rouge!

J’ai eu la folle envie de lui répondre que Pascal était avec moi, qu’il n’irait pas chez elle. J’ai hésité un bon moment. Puis, je l’ai fait. Pascal risquait de s’énerver, mais après tout, je crois que j’avais le droit de me défendre. J’ai ensuite effacé tous ses messages et le mien après m’avoir envoyé une copie. J’ai laissé quelques uns de ses appels en absences.

J’ai été me recoucher dans les bras de Pascal. Je savais bien qu’ils se parleraient sans doute lundi. J’attendais de voir la réaction à Pascal. Aïe! Peut-être que je n’aurai pas dû faire ça, il risquait vraiment d’être furax!

Pendant qu’il était sous la douche, j’ai été vérifié sa boîte vocale. Comme je m’y attendais, elle lui a dit que j’avais utilisé son natel pour lui dire qu’il avait passé la nuit avec moi. J’ai effacé le message, et tous ses appels en absence depuis mon message.

Pascal a préparé le café pendant que je finissais de m’habiller. Je n’ai pas pris de douche ce matin, je ne voulais pas le quitter des yeux. J’en ai profité pour ramener Elodie sur le tapis. J’ai averti Pascal que j’étais prête à tout pour l’empêcher de nous séparer. Que j’avais l’impression qu’elle était assez du genre à lui donner des ordres.

Je lui ai demandé ce qu’il ferait si je lui demanderais de ne plus la voir? Ou de ne plus lui parler?
Pascal a semblé surpris, puis après une longue réflexion, il a dit qu’il le ferait.
Là, c’est moi qui était sur le cul! J’avais de la peine à le croire!

Pascal trouvait que c’était un peu radical. Qu’ils avaient toujours entretenu de bons rapports, et que, du jour au lendemain, ne plus lui parler, c’était assez vache. Alors, j’ai insisté. Je lui ai dit que ça ne me gênait pas qu’il lui parle quant j’étais là, mais derrière mon dos, j’aimerai pas trop. Pascal tripotait son natel, et il a vu les appels en absences et il m’en a parlé.

Il savait qu’il y avait bien des chances qu’elle l’appelle au bureau. Il a voulu savoir s’il pouvait lui répondre ou non. Je ne voulais pas. Je l’ai averti que je saurai s’il lui parle. Ça l’a fait sourire. Pascal ne me connaissait pas ce côté jalouse. Il trouvait ça flatteur. Les mecs!!!

Donc que s’il piquait la mouche pour mes actions de cette nuit, c’est qu’il lui aurait parlé. Je serais super déçue. A ce moment là, je serais en droit de lui faire une monstre scène. Si c’était possible, j’aurai bien aimé qu’il n’aille pas au bureau. Mais, il avait été absent la semaine passée, donc, il avait certainement des comptes à rendre. Pfff, dommage.

Je sais pas, mais, si Pascal respectait sa parole, je me doutais qu’Elodie essayerait de l’attraper à la sortie du boulot, ou soit à midi. Alors, vers 11h30, j’étais en planque à son boulot. Quant j’ai vu la miss se pointer et l’attendre devant l’entrée, j’ai aussitôt appelé Pascal pour savoir si on pouvait manger ensemble. Il n’avait pas l’air de savoir que l’autre était là. Il m’a prévenue qu’il aurait un petit retard, il y avait quelqu’un dans son bureau. J’ai donc compris pourquoi il chuchotait.

J’ai donc été l’attendre à la réception. J’avais le coeur qui battait à vive allure dans toutes mes veines. Elodie a sursauté en me voyant me diriger vers elle. Comme si elle s’attendait à ce que je l’agresse. Mais, je n’ai fait que la dévisager de haut en bas, et je suis entrée dans l’immeuble, la laissant sur le trottoir.

Je la voyais activement écrire sur son natel. J’avais oublié le natel. Elle avait sûrement dû envoyer des messages à Pascal. Peut-être même l’avait-elle averti qu’elle était là? Non. Sinon, il m’aurait dit quelque chose.

En arrivant à la réception, je l’ai vu son natel à la main. Il lisait certainement les messages d’Elodie. Et avant de me voir dans la salle d’attente, il l’a vue elle. Je l’ai vu pâlir. Il n’a pas eu le temps de se creuser la tête à savoir quoi faire, j’enfilais déjà mon bras sous le sien. Puis, Thomas et quelques collègues à eux sont sortis tous en même temps. Aïïïe, le regard déçu de Thomas! Pascal a donc aussi été distrait 2mn, à parler avec eux.

Quant on est sorti, Elodie avait disparu. Parce que j’étais là? Je pense qu’elle a préféré partir plutôt que de devoir m’affronter?

On a préféré éviter les restos où l’on risquait de tomber sur tout un tas de collègues de boulot, pour se réfugier dans le petit bar dans la rue derrière sa boîte. Ça n’aurait pas pu mieux tomber. Je me suis montrée enjouée, et de bonne compagnie. Pascal avait aussi l’air en forme. Il avait l’air heureux de me voir. Pourtant, je suis sûre qu’il n’a pas oublié la vue d’Elodie devant l’entrée!!! J’ai donc dit que je l’avais croisée. Que ça m’avait énervée de la voir.

J’ai prétendu avoir pensé qu’ils avaient rendez-vous, mais comme il avait eu l’air ravi que je passe manger avec lui, ça ne devait pas être le cas. Pascal m’a confirmé qu’il ne savait pas qu’elle viendrait. Qu’il avait vu, dans l’ascenseur, alors qu’il descendait pour me rejoindre, qu’elle lui avait laissé plusieurs messages. Puis, juste alors qu’il arrivait vers moi, elle lui avait dit qu’elle était passée pour qu’ils puissent parler, mais que j’étais là!

Je lui ai demandé pourquoi il avait lu ses messages, il aurait dû les effacer sans les lire… C’était pareil que s’il lui avait parlé!
Pascal n’a rien répondu. Mais, je crois que désormais, il les effacera.

Je me suis rendue compte plus tard, alors que je rentrais, que mes réactions étaient un peu excessives. Puis, Pascal n’avait pas de compte à me rendre, alors pourquoi se laissait-il faire? C’était peut-être parce qu’il tenait vraiment à moi? Je détestais réagir de cette manière. C’était un manque de confiance en moi évident. Mais comment faire autrement? Je ne m'aime pas beaucoup en ce moment...

Prise dans cette spirale infernale, je suis retournée attendre près de son boulot vers 17h15. Elodie était à nouveau là. Mais, j’avais décidé de ne pas intervenir. De laisser Pascal faire comme il l’entendait. Je ne pourrais pas être tout le temps dans ses pattes pour éviter qu’ils se voient. Alors, autant lâcher prise. Advienne que pourra.

Mais par contre, je voulais voir s’il discuterait avec elle ou pas. Question de mieux connaître ses réactions à lui…

J’avais mon souper en famille, mais ce soir, j’avais autre chose à faire. Attendre chez Pascal pour voir à quelle heure il rentrerait. Et de quelle humeur! Je les ai regardé discuter devant la sortie. Pascal regardait aux alentours, mais il ne pouvait me voir. J’avais parqué dans une autre rue, et j’étais dans l’entrée d’un immeuble en face. Il ne pouvait pas deviner où j’étais.

Pascal n’avait pas l’air de vouloir la suivre. Elle lui avait sans doute proposer de prendre un verre et discuter. Pascal regardait sa montre. Il semblait hésitant. Puis, déçue, je l’ai vu partir avec elle en direction de la pizzeria. J’aurai pu débouler là-bas, et mettre un terme à leurs petites retrouvailles??? Mais, je ne l’ai pas fait.

Je me suis installée au salon. Sans musique, sans télé. Il me fallait réfléchir. Savoir comment réagir à telle ou telle réaction de la part de Pascal. Je ne voulais pas me laisser distraire. Est-ce que je devrais d’entrée lui faire une scène suivant l’heure à laquelle il rentrait?

Pascal sait que j’ai en général mon souper, donc il ne s’attend pas à me trouver chez lui. Est-ce qu’il allait rentrer tard? Mes nerfs me bouffaient.

J’ai vu Thomas rentrer. J’étais contente de n’avoir pas laissé ma voiture devant la maison, sinon, il serait probablement passé. Je ne voulais voir personne d’autre que Pascal pour le moment.

Mince, si Pascal ne rentre pas… Je serais vraiment, vraiment très déçue. Même plutôt furax! Je crois que j’aurai trop mal au coeur. Je commençais déjà à avoir l’impression d’être rongée de l’intérieur. J’ai des palpitations et je tremble.. L’angoisse me submerge de partout.

Mon imagination me dépasse, et les images dans ma tête me torturent. J’imagine Elodie en train de lui raconter tout le tralala, de verser quelques larmes, lui en train de la consoler. Furieux contre moi, je l’imagine qui l’accompagne chez elle, et il n’en sort plus. S’ils n’avaient pas couché ensemble avant, cette fois, pas bête, elle se donne à lui. Fou amoureux, il rentrera m’engueuler et repartira vers elle.

Rhhh, mon imagination me jouait des tours et me faisait souffrir l’enfer. J’étais à cran. L’angoisse à fleur de peau, et à un doigt de fondre en larmes. Les minutes s’égrainaient avec lenteur, usant le peu de self-control qu’il me restait.


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202/2013 - Elodie... L'épine dans mon pied!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 21 juillet 2013   - 202/2013 - Elodie… L’épine dans mon pied!

Pascal avait envi de sortir un petit moment. Donc, samedi soir, on a été prendre un verre avec ses copains. Thomas n’était pas parmi eux. D’un côté, même si ça me faisait un peu de la peine, je me sentais plus à l’aise. Je n’aurai pas à subir ses regards, sa désapprobation. Et plus à l’aise d’être en compagnie de Pascal.

Le début de soirée se passait bien. Pascal était adorable, me tenant par la main et tout. Je me sentais revivre. Puis, Elodie s’est pointée. Là, je l’ai tout de suite senti plus distant. Comme par hasard, on ne se tenait plus la main.

Pascal s’est retrouvé entouré de copains. Je n’ai pas pu contrôler mes réactions. Mon sourire a disparu. J’ai recommencé à garder mes distances. Je suis redevenue la Jane coincée. Je n’arrivais pas à aller vers lui, et il ne venais pas non plus vers moi. J’avais envie de pleurer. Et partir.

Elodie avait été directement vers lui. Après s’être fait la bise, elle s’est naturellement jointe à son groupe.

Elodie me jetait de petits regards en coin. Des regards hautains. Désagréable. Elodie a dû chuchoter quelque chose me concernant à Pascal, c'est alors qu'il s’est aperçu que je m’étais éloignée. Que j’étais dans mon coin. Toute seule.

Alors enfin, il est venu vers moi. Pascal m’a demandé si ça allait. Si ça allait? Est-ce que j’ai l’air de m’amuser? Grrrh. J’ai pourtant prétendu le contraire. Sans un sourire, sans enthousiasme. Pascal m’a alors prise par la main et on est retourné vers son groupe.

Mais, je ne me sentais pas bien. Plus du tout heureuse. Et plutôt mal dans ma peau. Je n’arrivais pas à m’intégrer aux autres, ni à participer aux discussions. J’avais les boules de le regarder papoter et rigoler avec Elodie, qui continuait à me lancer de petits regards sans aménité.

Elodie était venue avec des amis, qui sont partis après l’avoir accompagnée au Time-Out, pour trouver Pascal. Après un petit moment, elle a demandé à Pascal s’ils pouvaient aller à l’intérieur pour discuter. Pascal a fait mine de se lever pour la suivre, alors je me suis accrochée à son bras. M’en fou si j’avais l’air idiote. Il a compris que je ne voulais pas qu’il y aille. Contente de l’entendre refuser en lui balançant une excuse bidon.

Caroline était arrivée entre temps, et elle s’était installée sur le tabouret à côté de moi. Elle ne parlait pas beaucoup ce soir, trop occupée à nous observer. De temps en temps, elle me fichait un petit coup de coude et me faisait signe de regarder ce que faisait Pascal, comme quant Elodie a passé son bras sous le sien. Ça me foutait les vapeurs, mais je ne pouvais rien faire..

Elodie avait remarqué mon geste, et quant Pascal était occupé à discuter avec ses potes, elle m’a jeté un regard qui signifiait; “c’est la guerre.”. Ou un truc similaire. “Pfff, viens seulement, et tu vas voir poulette!” J’étais à cran, prête à lui en coller une. Et avec beaucoup d’aplomb, devant moi, elle a demandé à Pascal de la raccompagner. Hey? Elle se fout de ma gueule elle? Gonflée! Pascal m’a regardé comme s'il me demandait ma permission. Je suis restée stoïque.

Pascal s’est penché vers moi, pour me chuchoter un truc qui m’a fait dresser les cheveux sur la nuque. Je lui ai répondu sur le même ton.

  • Je ramène vite Elo, d’accord, je serais de retour dans une demi-heure grand max.
  • Puis quoi encore? C’est marqué crétine sur mon front? Elle n’a qu’à prendre un taxi, c’est fait pour les chiens!

Ok! Pascal n’avait pas l’habitude que je réagisse de cette manière, ni que je m’oppose à lui aussi ouvertement. Du coup, il ne savait pas comment dire à Elodie qu’il ne pourrait pas la ramener.

Pascal a voulu se tourner et se mettre à chuchoter avec elle en douce. C'était mal me connaître. Je me suis mise entre deux. J'ai répondu à Elodie ce que je venais de dire à Pascal. En évitant la partie “crétine”.

Elodie m’a ignorée, comme si j’avais parlé dans le vide. Elle regardait Pascal droit dans les yeux et attendait qu’il se décide. Elle a même eu le culot de sortir “Pascal? On y va?”. Pascal a été obligé de lui dire qu’on n’avait pas encore envi de rentrer. Sans gêne, elle m’a contournée pour venir tirer sur son t-shirt. Il était super mal à l’aise. Elle l’a alors pris par la main et a demandé si elle pouvait lui parler seul à seul.

La moutarde commençait à me monter dans la tête. J’ai enfilé mon bras sous celui de Pascal, pour l’empêcher de filer. Pas question de le laisser aller discuter de quoi que ce soit avec elle. S’il sortait, je le suivrais. Je connaissais ce genre de bonne femme, elles ont l’habitude d’obtenir ce qu’elles veulent, et n’arrête pas le harcèlement, jusqu’à ce qu’elles l’obtiennent.

Gêné au max, Pascal a posé une main sur ma main qui tenait son bras. Je pense qu’il avait d’abord pensé me faire lâcher prise pour la suivre. Hm! Clairement, je l’aurai suivi, et là, j’aurai sauté à la gorge d’Elodie. Pascal m’a baragouiné qu’il allait l’accompagner au taxi, que ça ne lui prendra que 5mn. Comme si je n’avais pas compris.

  • Ha! Alors on rentre? Ok, allons-y!
  • Heu, non. Je vais juste accompagner Elodie à la station de Taxi.
  • Oui, donc on rentre après. Alors, je t’accompagne.

J’ai enfilé ma main dans la sienne, qui semblait brulante. Et Pascal n’a pas eu le choix. Du coup, j’ai dit que puisqu’on rentrait, on pouvait la ramener si elle n’avait pas de quoi payer un taxi. La petite remarque était juste pour l’énerver. Pascal n’avait pas envi de rentrer, mais, c’était ça ou rien.

Elodie a vu qu’elle n’arriverait pas à se débarrasser de moi. Alors, pour finir, le visage fâché, elle a dit à Pascal que ce n’était pas la peine, elle rentrait. Tant mieux!

De toute façon, je n’avais plus envie de rester. J’étais moi aussi énervée. J’avais 2 mots à dire à Pascal. Je sentais que le retour allait se faire dans les reproches. Franchement, il aurait pu lui dire d’aller se faire voir. Il pensait quand même pas me planter avec ses copains pour aller ramener une fille avec qui il m’avait déjà humiliée devant la moitié de ses potes, si? Non mais à quoi il pensait? Il n’avait qu’à se démerder pour se débarrasser d’elle sans me foutre la honte!

Puis, j’ai pensé que c’était peut-être ce qu’espérait la Elodie, alors, je lui ai dit ce que je pensais sans m’énerver. Aoutch, du coup, je n’avais pas envie qu’il me touche. Trop facile. Je ne l’aimais pas des masses, trop énervée pour ça.


A la maison, il a essayé de me faire oublié les moments pénibles de la soirée avec des plaisanteries, en étant tout gentil et tout tendre. Mais, il n’a pas réussi à me décrocher un seul sourire. Quel idiot. J’étais vraiment furax. C’est maintenant, à la maison, loin de témoins qu’il recommençait à me prendre dans ses bras, à me câliner? Pourquoi est-ce qu’il avait oublié d’être comme il était en début de soirée, dès qu’Elodie est arrivée?

Et il dit qu’ils ne couchent pas ensemble? Là, tout de suite, j’avais de la peine à avaler ça!

En d’autre temps, je serais rentrée chez moi illico. Mais là, Pascal risquait d’en profiter pour aller chez Elodie. Alors, même si j’étais furax contre lui, je me refusais à me montrer de mauvais poil, ou le planter là pour rentrer cuver ma colère dans mon coin.

Douce journée en amoureux, rien que les deux. Pascal avait éteint son natel, et moi aussi. On a été faire un tour au bord du lac, manger des glaces. Puis, il a voulu m’apprendre à faire du patins. Hum, je n’étais pas très douée. On a beaucoup ri.

La nuit avait calmé ma colère, et ce matin, quant il a voulu me faire l’amour, je ne l’ai pas repoussé. C’était une de ces journées, où il me donnait l’impression qu’on était seul au monde. Rien que les deux dans notre bulle. On se baladait comme de jeunes amoureux, comme si on venait de se rencontrer et de commencer à sortir ensemble.

Enfin! C’est drôlement chouette. C’était comme quant on était à l’étranger, genre en Allemagne. Maintenant qu’il n’avait plus de compte à rendre à Jess, on pouvait enfin se sentir libre. J’espère que Pascal a éprouvé la même chose que moi.

On a manger sur la terrasse malgré l’orage qui semblait se profiler au loin. Thomas est resté invisible toute la journée. Il n’avait pas l’air d’être là. Il y avait pas mal de vent, mais c’était agréable après une si chaude journée. La pluie serait la bienvenue, et je me faisais une joie de me caler dans ses bras pour dormir. J’avais passé un des meilleures dimanches depuis longtemps. J’avais adoré chaque seconde de cette journée passée avec Pascal.

Si Pascal avait pensé à Elodie, il ne m’a rien laissé voir… Mais, je sais qu’il ne lui avait pas parlé depuis hier soir.


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