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201/2013 - Je suis quoi moi? Qui? - (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 20 juillet 2013   - 201/2013 - Je suis quoi moi? Qui?  - (2)

Le fait que Pascal me demande encore de venir m’installer chez lui, me faisait penser que, contrairement à ce que ses amis, et même Thomas, imaginent, il n’est pas aussi amoureux ou attaché à Elodie qu’ils le pensent. Sinon, Pascal ne m’aurait jamais proposé de venir habiter chez lui. On a donc déjeuner vers 14h. On passé le début de l’après-midi tranquille dans le jardin. Thomas n’est pas venu se joindre à nous, et pourtant, il était à la maison.

De temps en temps, je l’apercevais derrière la fenêtre à nous observer. Pascal est même monter lui proposer de descendre vers nous. Hum, l’empêche, j’étais soulagée qu’il ne vienne pas. Je me serais sentie mal à l’aise.

  • Pascal… Il y a des tas de choses que je ne comprends pas… Comme quant tu me proposes de venir chez toi. Ça, je comprends pas! Et Elodie?
  • Quoi Elodie?
  • Je sais que tu as dis que tu pensais être amoureux d’elle!
  • Thomas t’as raconté ça? Le rat!
  • Oh… Ce n’est pas forcément Thomas.
  • Je n’en ai parlé qu’à Paul à part Thomas. Je sais que tu n’es pas en contact avec Paul, il me l’aurait dit. Donc, ça ne peut être que Thomas.
  • Tu sais, je t’ai suivi souvent, et à chaque fois, tu étais avec Elodie. Tes petites sorties en couple avec Paul… Facile de te surprendre en train de lui en parler…

Pascal a fait les gros yeux. J’ai pensé qu’il aurait piqué la mouche, et qu’à partir de là, on allait se prendre la tête. Mais, même pas. Ça a paru l’amuser. Huh! Je ne lui ai pas encore raconté le nombre de fois que je savais qu’il avait dormi chez Elodie. Puis, comme si je n’avais rien dit de grave, il a enchaîné en souriant jusqu’aux oreilles.

  • Alors… C’est que tu m’aimes? A la folie? Un peu jalouse? Pourtant, tu as voulu qu’on se quitte! Mais, ça ne me déplaît pas!
  • N’essaie pas de m’endormir… Arrête de me prendre pour une conne! Tu passais un bout de la soirée avec moi, puis après, tu filais rejoindre Elodie. Et j’apprends que tu dis à droite et à gauche que tu es amoureux d’Elodie? Alors, je suis quoi moi? C’est humiliant.

Son sourire s’était effacé. Il m’écoutait penché en avant à regarder le sol.

  • Puis, après ça, tu me dis que je peux venir m’installer chez toi? Attends… Tu étais sûr que je dirais non, alors tu ne risquais rien à me le proposer, hahaha… Bien joué!
  • Pas du tout. J’étais sérieux. Je me doutais un peu de ta réponse… Mais, j’espérais quand même que tu finirais par accepter.
  • Ah oui? Alors que je t’attrape main dans la main avec Elodie, à faire des petites sorties en amoureux, alors que tu t’arranges toujours pour me laisser en plan? Tu pensais que j’accepterais? Qu’est-ce qu’Elodie en pense?
  • C’est entre toi et moi?
  • Ah oui? Elle n’a rien à dire?

Pascal n’a pas répondu. Il est resté à regarder ses pieds. J’avais peur de continuer, peur des conséquences. Mais, maintenant que j’avais commencé, je ne pouvais plus retourner en arrière. Je reprenais du courage en pensant à ce que m’avait dit Akemi-sama. A moi de trouver le courage, et lui montrer que je ne suis pas dupe.

  • J’en ai marre de ton comportement. Tu me fiche au réduit, et dès que je commence à respirer, tu me file un petit coup d’espoir, tu me sors un truc pour me faire croire qu’on est ensemble, puis quant j’y crois, tu me sors qu’on est plus ensemble. Tu te moques de moi?
  • Non, je ne me moque pas. Je ne me permettrais pas. J’étais vraiment sérieux quant je te propose de venir t’installer ici.
  • Et je fais comment quant Jess se rapplique?
  • Je te rappelle qu’on a mis des escaliers entre les 2 apparts, c’est pas pour rien. Jess n’a pas grand chose à dire. C’est chez moi.
  • Tu penses divorcer alors?

Là, j’avais touché un point sensible. Pascal a fermé les yeux, pris une grande inspiration avant de me dire qu’il n’avait pas l’intention de divorcer dans l’immédiat. Ça, c’est la meilleure! Alors là, je ne comprenais pas non plus! Mais passons. L’important, ce n’était pas ses histoires avec Jess. Je ne voulais pas le laisser m’entraîner ailleurs. Je devais régler la question concernant Elodie. Savoir où j’en étais. Savoir ce que je faisais dans tout ça.

  • J’imagine que tu ne veux pas à cause de Thomas, je me trompe?
  • Ce n’est pas la question.
  • Bien sûr c’est la question! Est-ce que je dois me méfier de Thomas?
  • De quoi tu parles? D’abord, c’est toi qui n’avait pas de temps pour moi, qui annulait sans arrêt nos rendez-vous, et pourquoi? Parce que Elodie! On a passé plus de 4ans ensemble, et il suffit qu’une petite pisseuse passe par…
  • Ne l’appelle pas comme ça.
  • Regarde… Monsieur la défend en plus! C’était juste pour voir, ben, la preuve… Une petite pisseuse te donne rendez-vous, et hop, monsieur m’envoi sur les roses. Ensuite, tu as eu le culot de me reprocher d’avoir oublier notre anniversaire? Quel anniversaire? C’est pas toi qui me rappelait qu’on était plus ensemble?

Waouh, Pascal m’a jeté un de ces regards! Il ne m’avait jamais vu m’énerver autant.

  • Tu n’as rien à me reprocher concernant Thomas. Toi, tu couches bien avec Elodie. Et en plus, tu m’as laissé tomber assez de foi, pour aller la retrouver, alors j’estime n’avoir rien à me reprocher. Après tout, tu dormais bien chez cette pouffe tous les soirs. Tu espérais quoi? Je ne suis pas une nonne!

Pascal me fixait toujours, un peu éberlué.

  • Waouh! Tu peux me dire pourquoi on se dispute là? On a passé une chouette journée…
  • Tu vois, ça m’énerve quant tu fais ça… Tes tentatives pour changer de sujet m’énerve!
  • Je n’essayais pas de changer de sujet, je constatais c’est tout! Et… Je ne couches pas avec Elodie.

Hein? Alors là! Il se foutait vraiment de ma gueule! Je n’étais plus seulement énervée, mais furax. Quant je suis furax, j’ai l’air calme. Mais, je pense, j’espère que Pascal me connait assez pour se le rappeler. Je suis restée un moment la bouche ouverte. Perplexe, et carrément sous le choc qu’il puisse espérer me faire avaler une couleuvre pareille.

  • Je ne couche pas avec Elodie.

Il se foutait de ma pomme, c'est sûr! J’ai secoué la tête avec un petit sourire désabusée. Inutile de discuter avec lui. Là, il exagère.

  • Je t’assure que c’est vrai. Elo sait pour toi et Caroline. Elle veut d'abord que je mette les choses au clair avec vous avant qu’il se passe quoi que ce soit. Elle veut être sûre que c'est sérieux.
  • Pfff… Alors tu fiches quoi chez elle tous les soirs? Tu espères qu’elle capitule? Vous jouez au Monopoly? Tu me prends pour une idiote?
  • Non. Je t’assure. On n’a pas couché ensemble. J’ai dormi peut-être souvent chez elle, mais il ne s’est rien passé. Ça me convenait, je voulais éviter Jess…
  • Blablabla… Tu voulais éviter Jess! Puis quoi encore!
  • Tu peux lui demander. Je te fais son numéro si tu veux?
  • Alors vous dormiez sagement, comme deux plots, l’un à côté de l’autre, sans vous toucher.

Glups. Gros silence. Pourquoi ne répondait-il pas là? Haaaaa d’accord!

  • Maintenant que tu en parles… Je ne suis peut-être pas amoureux d’elle. Si c’était toi par exemple, je ne crois pas que j’aurai tenu sans essayer! Donc, peut-être que je ne suis pas si amoureux que ça.

Hein? Alors ils ne couchaient pas ensemble! Je ne sais pas pourquoi, mais je le croyais. Il avait l’air tout à fait sincère. Glups! Ça me donnait le mauvais rôle du coup. Mais, la meilleure défense, c’est l’attaque.

  • Ouais… Il a fallu qu’on en parle pour que tu le réalise? En attendant, tu m’as traitée comme de la merde! Pour elle! Et en plus, tu n’es pas amoureux! Merde, ça fait mal de voir à quel point les mecs n’ont pas de cerveau. Tout au niveau de la ceinture, pfff!
  • Tu as raison… Je suis désolé. Vraiment désolé. C’est vrai, j’ai mal agi envers toi. Et aussi Caro.
  • Wow! Caro n’a qu’à mener ses guerres toute seule. Là, c’est moi, pas Caro!
  • Excuse-moi.
  • Tu crois que dire que t’es désolé suffit? Est-ce que tu sais comme tu m’as blessée?
  • Elo m’appelait, et on avait prévu de se voir un petit moment… Mais, il y avait toi qui soudainement voulait me voir… Alors, je devais annuler et ça la faisait pleurer. Elle m’attendait des heures, je ne pouvais pas la planter… oups!
  • Ouais… mais moi oui! Tu pouvais me planter sans autre! Merci bien!
  • Rhhh… Je suis nul!
  • Oui, tu es nul. Tu sais ce qu’on ressent quant celui qu’on aime, celui avec qui on a partagé tellement de choses, tellement de problèmes, te plante comme une moins que rien, oubliant d’un coup toutes les années ensemble pour un “CUL” qui se pointe? Alors, je suis désolé… ça ne le fait pas!

Pascal faisait la grimace.

  • Tu m’as montrée à quel point tu étais faible. Et moi qui te prenait pour un Dieu!

Pascal a voulu me prendre dans ses bras. J’ai esquivé son geste. Là, j’avais chaud, je bouillonnais de l’intérieur. Je ne pouvais pas supporter que qui que ce soit me touche. J’avais mal à fleur de peau.

  • Alors on fait quoi maintenant?

Comme par hasard, voilà que son natel se met à sonner. Il a regardé qui appelait. A le voir virer au rouge, j’ai compris que c’était Elodie.

  • Tu va faire quoi si elle pleurniche de nouveau au téléphone pour que tu passes chez elle? Tu va me planter là?

Pascal n’a rien répondu. Il ne répondait pas non plus à son appel. Je voulais savoir s’il allait la rappeler après, en cachette. Il m’a promis que non. Mais, moi, je voulais qu’il lui réponde devant moi. Je voulais qu’il le devine. Je voulais voir ce qu’il allait lui dire. Ce qu’il allait faire. Pour finir, je lui ai dis de répondre. Mais, trop tard. Elle avait raccroché. J’étais sûre qu’elle réessayerais, et alors, je voulais qu’il lui parle.

Va demander à un homme de deviner ce qu’il faut faire pour calmer sa partenaire… Il en a aucune idée. Donc, j’ai dû lui dire que je voulais voir ce qu’il allait faire, lui dire, etc.

Pascal lui a donc répondu. Il ne s’attendait pas à ce que je mette le haut parleur. Qu’est-ce qu’il croyait? Il connaît mal les femmes en colère! Un peu gêné, il lui a parlé un peu froidement au début. Elle s’en ai rendu compte, alors elle lui a demandé ce qui n’allait pas, s’il n’était pas seul. Je lui ai fait les gros yeux. S’il tentait de l’avertir, ça allait m’énerver. Pascal l’a compris.

Il lui a dit que non, il était seul. Elodie a commencé à lui faire une mini scène en prenant une petite voix pour lui demander alors, pourquoi est-ce qu’il avait paru si froid. Il s’est repris. Pourtant, je voyais bien qu’il essayait de couper court à la conversation. Mais, Elodie, ne se doutant de rien, n’avait pas l’air de savoir lire entre les mots.

  • C’est rien. Je ne me suis pas rendu compte que j’avais été froid.
  • Alors? Tu passes quant? Tu me manques… Tu avais dit que tu passais en rentrant, hier tu devais...
  • Ha oui, mais j’étais crevé. J’ai… un peu oublié.

Hum! Je venais d’apprendre que Thomas n’avait pas eu tord hier!!! Pascal avait prétexté un passage au bureau pour passer chez Elodie. Pascal était de plus en plus mal à l’aise en voyant les grimaces qui s’affichaient sur mon visage. Il lui avait coupé la parole, mais il réalisait bien que j’avais saisi. Il a donc décidé de jouer cartes sur table.

  • Jane m’attendait, alors… j’ai pas pu.
  • J’ai pensé qu’il y avait un truc du genre. Son ton avait légèrement changé, pour se faire plus sec, plus tranchant. Alors, tu n’as pas encore mis les choses au point avec elle? Tu as promis que tu lui parlerais, à Caroline aussi? Tu penses le faire quant? Je commence à avoir l’impression que tu n’as pas l’intention de le faire! Ou tu n’oses pas?
  • Je ne sais pas Elo.
  • Pascal, je te déteste… Hihihi!

Elle avait dit ça de manière à ce qu’il comprenne que c’était tout le contraire. On devinait facile qu'elle faisait la moue. Il y avait trop de sourires dans sa réplique pour qu’il la prenne au sérieux. Puis, elle a rigolé. C'est quoi comme rire ça? Heu heu heu??? Jeeez, il trouvait ça sexy? Je trouvais son rire ridicule! Beurk.

  • Tu penses passer vers quelle heure ce soir?
  • Je ne passerai pas ce soir. Je passe la soirée avec Jane.

Ha! Il avait des couilles tout à coup! Il remontait dans mon estime là! Mais il était drôlement mal à l’aise.

  • Alors après? Je t’attendrais…
  • Non Elodie, pas ce soir. Ne m’attend pas. Je… On va sûrement sortir avec nos copains, et on rentrera tard. Et Jane dort à la maison. Donc, je ne passerai pas.

Elodie restait silencieuse. Puis, on a entendu des reniflements. Elle a commencé à lui dire qu’elle l’attendrait quand même. L’idée de dormir sans lui la rendait malheureuse. Elle pouvait supporter de ne pas passer la soirée avec lui, mais elle l’attendrait. Qu’elle espérait qu’il change d’avis. Qu’il en profiterait pour me parler. En tous les cas, elle l’attendrait toute la nuit. Elle ne pourra pas dormir… Elle a raccroché pour ne pas l’entendre lui dire non, de ne pas l’attendre encore une fois. Fino!

L’empêche, il était remonté dans mon estime. Je n’aurai pas cru qu’il serait assez homme pour lui dire tout ce qu’il lui avait dit. Chapeau!

  • Alors comme ça, le petit passage au bureau, c’était pour aller chez Elodie en fait?

Pascal a baissé la tête. Ça voulait tout dire. Thomas avait deviné juste. Il connaissait Pascal bien mieux que moi!!! Pascal m’a expliqué qu’il avait de la peine à savoir ce qu’il faisait. Il y avait des moments où il pensait pouvoir avoir tout; moi et s’amuser! Combien de fois je lui avais dit qu’il pouvait tout faire. Seulement, apparemment, il ne savait pas comment gérer. Il ne savait pas s’y prendre.

On est resté un long moment silencieux à regarder dans le vague. Grand moment de solitude!

Moi, ma tête était remplie de questions; quoi dire maintenant? le féliciter? Ignorer? Mettre un terme à la discussion? Avait-on fait le tour de la question? Est-ce que les choses avec Elodie étaient réglées? J’ai pensé qu’en fin de compte, Pascal avait fait un gros geste, je devais de mon côté ne pas lui prendre la tête. Question de ne pas devenir lourde!!!

En milieu d’après-midi, Thomas est passé proposé à Pascal de les accompagner, lui et ses potes, pour faire de la grimpette. Pascal m’a jeté un petit coup d’oeil avant de refuser. On aurait dit qu’il me demandait ma permission. Je lui ai dit qu’il pouvait sans autre y aller, moi, j’en profiterais pour passer chez moi. J’avais des trucs à faire. En fait, j’aurai plongé au lit faire un petit somme, pour être en forme ce soir.

Après notre discussion, j’étais persuadée qu’il ne ferait pas la bêtise de faire un crochet chez Elodie. Je crois que je pouvais être tranquille de ce côté. Donc, il pouvait très bien aller faire de la varappe avec ses potes. On se voyait plus tard. C’était l’occasion de voir comment Pascal se comporterait. Et aussi, l’occasion de marquer mon territoire. Pascal était à moi! Je n’étais pas disposée à le laisser à Elodie, ni aucune autre. Il était à moi. C’était mon homme.


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201/2013 - Je suis quoi moi? Qui?

Publié le par JaneDo


Samedi, 20 juillet 2013   - 201/2013 - Je suis quoi moi? Qui?  - (1)

Pascal ne m’a laissé le temps de placer un mot. Il me caressait la joue les yeux remplis d'amour, et quant j’ai ouvert un oeil, il m’a embrassée. Il n'en fallait pas plus pour me faire perdre mes repères. Impossible de me mettre à parler de ce qui me travaillait. Ce n’était pas le bon moment pour une mise au point. Je voulais profiter de ce petit moment de tendresse.

Il m’a serré dans ses bras. Il était heureux de me voir. Heureux que je l’ai attendu. Il souriait, et j'adore sa façon de sourire. Son sourire. Sa gentillesse me troublait.

Pascal s’est allongé à côté de moi, caressant mes cheveux, mon visage. Ses lèvres effleuraient mon front, mon nez, mes lèvres. Il déposait de petits bisous chaud et doux. Je me sentais flotter dans un nuage de tendresse. Pas envie d’en sortir.

Ses yeux verts m’observaient, me scannaient. Je me demande ce qui se passait dans sa tête. Je suis sûre qu’il se posait beaucoup de questions, certaines me concernaient.

Je crois que je n’avais pas trop envie de savoir. Mais si je pouvais faire en sorte de faire pencher la balance en ma faveur Alors, j’avais l’intention de faire mon maximum. Pascal était content d’être enfin à la maison. C’est à peu près tout ce qu’il a mentionné avant de m’enlever pour m’emmener dans sa chambre. Je n’avais pas envie de lui résister.

Thomas n’était pas sorti de la soirée. Anormal. Pourquoi était-il resté chez lui, un vendredi soir? Espérait-il me ramasser à la petite cuillère? Le samedi matin, il n’est pas descendu déjeuner avec nous. J’avoue que ça m’inquiétait un petit peu.

Hier soir, alors qu’il était sur le point de me faire l’amour, Pascal m’a demandé s’il se passait quelque chose entre Thomas et moi. Il avait cru nous entendre l’autre soir, mais, il a dit qu’il croirait ce que je lui dirais. Parce qu’on aurait très bien pu être seulement en train de regarder un film érotique après tout. Je ne voulais pas parler de ça, pas maintenant. Sinon, je lui aurai menti. Il a accepté que je détourne la conversation avec un baiser. On en parlera à la lumière du jour. Maintenant, ce n’était juste pas le moment.

Heureuse d’être dans ses bras, ma tête était vide. Pas une seule idée de reproche. Rien. Pascal était tendre, attentionné, comme il savait l’être. Impossible de penser qu’il pouvait avoir quelqu’un d’autre que moi dans sa vie.

Pascal est sorti courir avant le déjeuner. J’aurai pu en profiter pour monter parler à Thomas. Mais je n’ai pas osé. J’étais mal à l’aise. Je crois que je l’avais blessé et j’avais de la peine à lui faire face. J'avais blessé quelqu'un qui était toujours là pour me soutenir. Quelqu'un qui me faisait passer avant tout le reste. Qui faisait toujours attention à mon bien être. Quelqu'un de spécial, d'adorable.

J'étais mauvaise. Je ne méritais pas sa gentillesse. Et je remettais la confrontation à plus tard. Quant il n’est pas venu déjeuner avec nous, j’ai décidé de monter, mais Pascal n’a pas voulu me laisser aller. Pour lui, Thomas dormait encore, avait envi d’être seul, ou était avec quelqu’un. Il ne fallait pas le déranger.

Vers midi, Pascal a voulu passer au bureau. Des papiers à déposer. J’en ai profité pour monter vers Thomas.

  • Des papiers à déposer? Au bureau? Hum! Et tu l’as cru?
  • Oui. Après 3? 4 jours de voyage… C’est plutôt normal.
  • Et il ne pouvait pas passer hier en rentrant? Ni les envoyer par email, ou fax?

Thomas semblait me prendre pour une idiote. L’empêche, il n’avait pas tout tord. Maintenant, je réalisais que c’était bizarre. Il pouvait aussi bien attendre lundi, il n’y avait pas urgence. Est-ce que…? Non. Ma tête ne peut pas l’imaginer.

  • Franchement Jane! Il te fait avaler ce qu’il veut hein? Et il t’a dit pour combien de temps il s’absentait?

J’avais le regard fuyant. Je me rendait compte que j’avais été un peu naïve sur ce coup là.

  • Non bien sûr. Tu ne lui as rien demandé.

J’avais la furieuse envie de descendre et l’appeler. Lui demander franchement s’il m’avait menti. S’il me prenait pour une idiote. Mais, je sentais que Thomas n’était pas bien, et je ne pouvais pas lui tourner le dos et ne penser qu'à moi. Thomas méritait mieux que ça. De parler d’autre chose que de Pascal peut-être. Pourquoi est-ce qu’on fini toujours par blesser ceux qu’on aime?

Alors, je lui ai demandé pourquoi il n’était pas sorti hier. Le regard qu’il m’a lancé a suffit pour répondre à ma question. Il s’inquiétait pour moi. Il avait pensé que je monterais ce matin. Au moins ça. Mais rien. Et aussi, c’est vrai, il avait pensé devoir me ramasser à la petite cuillère. Persuadé que Pascal finirait par aller rejoindre Elodie, et que j’allais finir en larmes.

Mais aussi, il n’aurait jamais imaginé que j’aurai osé rester avec Pascal, après ce qu’on avait vécu ces derniers jours…

Je me sentais prise au piège entre les deux. Entre mes sentiments pour Pascal et l’envie de fuir et de recommencer autre chose avec quelqu’un d’autre. Lui par exemple. Parce que je tenais beaucoup à Thomas, mais je ne pouvais combattre ce que je ressens pour Pascal.

Après notre discussion, je me suis précipitée en bas, et j’ai appelé Pascal. J’ai prétendu vouloir le rejoindre au bureau. Que je partais sur le champ. Qu’on pouvait dîner en ville. Pascal m’a alors dit qu’il rentrait, qu’il était en chemin. Que je n’avais pas besoin de bouger. Pascal venait me prendre, et on allait manger quelque part.

J’ai été rassurée. Thomas avait réussi à semer le doute dans mon esprit. J’avais fini par croire que Pascal avait été rejoindre Elodie.

Quant il est rentré, je n’ai pas voulu sortir. Alors on a préparé à manger et on s’est installé dans la pergola. J’aimais ces moments de détente. Mais il allait bien falloir aborder les sujets qui fâchent. Surtout quant il m’a demandé encore une fois, pourquoi je ne venais pas m’installer chez lui en attendant de trouver autre chose. Que c’était toujours mieux que de naviguer de droite à gauche.


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200/2013 - Je voulais tellement le voir...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 19 juillet 2013   - 200/2013 - Je voulais tellement le voir...

Pascal rentrait de voyage aujourd’hui. Je voulais tellement le voir… Je crois que je voulais vérifier si mon coeur battait toujours aussi fort quant je l’aperçois. Ou s’il battait de plus en plus rapidement pour Thomas. Puis, je voulais lui parler aussi. Je voulais lui dire, dire à Pascal que je savais qu’il voyait tout le temps Elodie. Que je l’avais même suivi plus d'une fois. Que je savais qu’il passait presque toutes ses nuits avec elle. Qu’il m’avait laissé tomber plusieurs fois, pour courir chez elle. Que je n’étais pas dupe!

Je devais lui dire tout ça, avant de perdre le peu de courage que j’avais… Courage qui semblait me faire défaut, eu à peu, à mesure que le moment de voir Pascal approchait!

Nerveuse dès le main, j’ai même eu de la peine à dormir. Impatiente que le lendemain commence. Heureusement, il y avait la chaleur et la tendresse de Thomas qui m’a fait un moment oublier. Mais en même temps, ça m’a plongé dans le désarroi. Qu'est-ce que je foutais avec Thomas, alors que je voulais être avec Pascal? J’avais l’impression de l’utiliser! Ce n’était pas correct. Est-ce que Pascal me pardonnerai ce petit pas de travers? Rhhh, puis pourquoi devrais-je avoir besoin de son pardon? N’était-il pas plus coupable que moi?

L’image de Thomas hier soir, flottait encore dans ma mémoire… Il réussissait parfois à me faire perdre mes moyens.

 

  •  Allé… Reste. Ne me laisse pas tout seul ce soir.
  • Thomas… Je… J’ai quelque chose demain matin…
  • Demain matin? A quelle heure? 

 

Thomas s’était baissé pour déposer un baiser dans mon cou Ses lèvres effleuraient mon cou, déposant un baiser par-ci, par-là, remontant jusqu’à mon oreille. Des frissons me parcouraient de la tête aux pieds.

  • Heu… 10h…
  • Ça va 10h, tu aura le temps de rentrer te changer, si tu n’as rien pris ici. On peut même aller chercher tes affaires, et...
  • Thomas, je…
  • Oui… tu?

Quoi que je dise, il trouvait le moyen de me démontrer que je n’avais aucune excuse valable, et il continuait à m’embrasser. Il avait enfiler sa main sous mon t-shirt, dans mon dos, et me maintenait contre lui. Afff, comment résister, il était si têtu. Mais j’aimais sa ténacité.

J’ai passé la matinée à tourner en rond tout en me préparant. Comme si c’était mon premier rendez-vous avec Pascal. Nerveuse à en transpirer. Si je n’étais pas aussi dispersée dans ma tête, je me serais rongée les ongles des 2 mains, jusqu’à la lie. A midi, ma nervosité avait atteint des limites qui frisaient l’hystérie. Je n’ai rien pu avaler. A 14h, j’étais chez Pascal. J’avais utiliser ma clé pour entrer et l’attendre à l’intérieur.

Thomas avait encore tenté une dernière fois de me dissuader d’aller encore me jeter aux pieds de mon ex. Mais rien ne pouvait m’en empêcher, même pas la culpabilité que je ressentais envers Thomas. Rien ne pouvait combattre l’espoir de me retrouver à nouveau dans les bras de Pascal. Enfin, si pour autant mon coeur bat toujours aussi précipitamment dès qu’il m’approche. Et ça, je devais le vérifier.

Pascal devait arriver chez lui vers les 15h… 15h30, il n’était toujours pas là. J’avais drôlement envie d’appeler à son travail pour savoir s’il s’était arrêter à son bureau en rentrant. Ou même appeler Thomas pour avoir des nouvelles. Mais, ça, ça aurait été exagérer. Ce serait trop prendre Thomas pour un idiot. Trop abuser. J’ai donc dû prendre mon mal en patience.

Puis, des idées noires ont commencés à remplir ma tête, comme… Pascal était passé d’abord chez Elodie… Qu’il ne rentrerait peut-être pas de la soirée… Il passait la soirée et probablement la nuit chez elle… Elle avait dû lui manquer au point qu’il soit passé chez Elodie en premier… Ou, il a vu ma voiture, et il a préféré rebrousser chemin… Il savait déjà pour hier soir, donc il ne voulait pas me voir??? Puis, petit espoir, elle devait être au boulot, donc il ne pouvait pas être avec elle. Ouf, donc, je reste. Je l’attends.

Je n’en pouvais plus. Mais où pouvait-il être? Que faisait-il? Est-ce que je l’appelle? Non, non. Je devais patienter.

Thomas est rentré. En passant devant la porte du rez, il a hésité. Il savait que j’étais là. J’avais un peu honte d’être plantée là, toute seule comme une idiote. Je me suis planquée. S’il frappait, j’ouvrirais, mais sinon, je resterais dans l’ombre. Avec ma honte. Thomas a fait la grimace. Il a choisi de ne pas sonner. Il est monté les marches quatre à quatre. Sans doute pressé. Il devait certainement se changer et partir retrouver ses copains.

La sonnerie de mon natel m’a fait sursauté. J’ai pensé que c’était Thomas. C’était Pascal. Thomas l’avait appelé pour lui dire que je l’attendais, savoir où il était. Pascal avait loupé son vol. Il a dit qu'il rentrerait avec celui de 20h. Pfff.

Thomas… Quel amour. Je pense qu’il a eu pitié de moi. Je voulais le remercier, alors je suis montée. Il n’avait pas l’air de sortir ce soir. Et ça, ça ne lui ressemblait pas. Il était en training. Thomas seul chez lui? Un vendredi soir? Il allait neiger!

  • Pourquoi tu ne l’as pas appelé?
  • Je voulais que ce soit une surprise.
  • Ouais… En attendant, la surprise était pour toi.

Thomas semblait un peu énervé. Son visage était fermé. Mal à l’aise, j’ai préféré ne pas lui demander ce qu’il faisait encore chez lui à cette heure-ci. Je savais que s’il avait des copains qui devaient passer, il n’aurait pas mis un training pour les accueillir.

  • T’aurai quand même pu juste l’appeler.
  • Thomas…

Je me suis approchée, mais Thomas s’est déplacé. Il ne voulait pas que je le touche ou que je l’approche de trop prêt.

Thomas était énervé contre moi. Il avait ses raisons, je comprenais. Je ne lui en voulais pas de réagir de cette manière.

Thomas m’a encore demandé si j’étais sûre de vouloir aller jusqu’au bout. J’ai dit que oui. Je tenais à parler à Pascal. Thomas pensait sérieusement que je perdais mon temps. Il pensait qu'on avait eu trop de problèmes, que notre relation était voué à l'échec. Qu'on avait perdu toute confiance l'un envers l'autre.

  • En tous cas… Merci.
  • De rien…

Mince, qu’est-ce que c’est que ce petit pincement au coeur? Je l’aurais bien serré dans mes bras là. C’était adorable de sa part d’avoir appelé Pascal. Il a dû se douter que je n’en ferais rien. Trop timide. Trop coincée. Thomas évitait mon regard. Je sentais qu’il préférait me voir partir. Ou rester, si je laissais tomber l’idée de voir Pascal.

C’était triste d’être chacun dans notre coin, Thomas à l’étage, moi au rez, à attendre. On aurait pu se parler, passer le temps ensemble… Que faisait Thomas? Pourquoi ne sortait-il pas ce soir? Les heures se sont traînées en longueur, c’était long. Infernal. Je m’emmerdais à fond la caisse. J’ai fini par m’endormir sur le canapé.

Je crois que je le voulais. Je voulais éviter l’embarras des retrouvailles. Je me sentais vulnérables. Fiévreuse. Sachant que j’étais chez lui à l’attendre, j’étais sûre que Pascal rentrerait directement. Je ne l’imagine pas s’arrêter chez Elodie avant. Avant de m’endormir, je me suis demandée si je n’aurai pas dû rester avec Thomas au lieu de perdre mon temps à attendre Pascal??? Attendre sur un type qui ne faisait rien pour que je l’apprécie. Un homme qui cherchait plutôt à m’éloigner de lui!


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199/2013 - Thomas? Pascal??

Publié le par JaneDo


Jeudi, 18 juillet 2013   - 199/2013 - Thomas? Pascal?

Pascal rentrait ce soir, ou dans la journée. Je voulais le voir. J’ai donc pris mon courage à deux mains, et j’ai demandé des infos à Thomas. Thomas a sauté de joie, c’était tellement rare que je l’appelle. C’était toujours lui. Ça m’a fait mal au coeur de devoir saboter sa joie quant je lui aurais expliqué les raisons de mon appel.

On a d’abord discuté de tout et de rien. Ce soir, un de ses potes faisait l’inauguration de sa bijouterie à Genève. Thomas m’a demandé de l’accompagner. J’ai dû refuser. J’en ai profité pour lui expliquer que je voulais voir Pascal, et il m’avait dit que Pascal rentrait aujourd’hui, mais je ne savais pas à quelle heure, ou s’il passait au bureau avant d’aller chez lui. Je pensais l’attendre chez lui.

Il y a eu un monstre silence à l’autre bout du fils.  

  • Je me disais aussi… C’était trop beau! T’en a pas marre de te faire du mal à cause de lui?
  • Thomas, tu as peut-être raison, mais… J’ai besoin de lui parler, de le voir.
  • Ouais… Comme d’hab. Et ça va te mener où? Pascal a tourné la page, tu ne pense pas que tu devrais en faire autant?
  • Je ne sais pas… Thomas, je t’en prie ne me juge pas.
  • Je dis ça, mais bon… Tu fais comme tu veux. Faut croire que tu aimes te faire jeter! Je ne crois pas qu’il va passer par le bureau. En tous cas, ce n’est pas prévu. Je crois qu’il rentre direct. Je crois qu’il atterri vers midi. Mais demain!
  • Demain?
  • Oui, demain vendredi. Je te l’avais dit, non?
  • Tu veux toujours que je t’accompagne ce soir?

Petit silence. Je m’attendais à ce qu’il me dise que ce n’était pas la peine. Je devais donc me rendre chez lui vers 19h. Waouh, Thomas avait semblé si déçu quant il a compris que j’espérais encore me remettre avec Pascal. Thomas avait même semblé énervé.

Sur tout le chemin, Thomas m’a fait la morale. Il a essayé de me convaincre que je devais tourner la page, qu’il était plus qu’évident que pour Pascal, c’était terminé. Que c’était ridicule de me voir courir après Pascal, alors qu’il cherchait à vivre sa vie, de me voir m’aplatir comme une crêpe devant lui, ou me voir lui tourner autour sans arrêt. Il avait pensé que j’avais plus de caractère que ça.

Comme lui, j’avais entendu Pascal parlé de ses sentiments pour Elodie, Thomas pensait que ça aurait dû suffire pour me remettre les idées en place. Il a simplement oublié de mentionné que Pascal avait aussi dit qu’il m’aimait toujours. Thomas disait comprendre pour quoi je n’avais pas voulu m’engager dans une relation sérieuse, était donné que je portais toujours le flambeau pour Pascal.

Bref, je suis arrivée à l’inauguration le coeur en compote. Certaines réflexions de Thomas étaient correctes, mais en même temps, je n’avais pas la force de bannir Pascal de ma vie. Je l’aimais encore et, si j’avais une chance de toujours faire un peu partie de sa vie, je voulais la saisir.

Je comprenais bien que Thomas soit mal à l’aise, ne sachant pas comment se comporter vis-à-vis de moi. Malgré tout, il a été égal à lui-même; toujours charmant et chevalier servant. C’était une soirée sympa, et comme toujours, Thomas me traitait bien.

Je crois que la plupart de ses potes présents pensaient qu’on sortait ensemble. Peut-être parce qu’on se tenait par la main ou gardait son bras autour de mes épaules? J’aime terriblement beaucoup être avec Thomas. Je me sens heureuse, importante avec lui… Et ça me fait sourire de le voir me traîter comme une gamine, à me faire la leçon!

Mais mon coeur appartient toujours à Pascal…

Toute de même, je n’étais pas son genre de femme, alors, je me demande s’il n’essaie pas de ressortir avec moi, juste pour avoir la main sur Pascal? Je crois que je me poserais toujours cette question!

Lui aussi doit se demander si je m’étais pas jetée sur lui pour faire la nique à Pascal??? En rentrant, même s’il cherchait toujours à me convaincre d’oublier Pascal, il m’a demandé si je voulais dormir chez lui.

Perso, étant donné que je voulais voir Pascal demain, je ne pouvais pas. Alors il m’a proposé de sortir prendre un verre, mais là aussi, j’ai dû refuser. Si je sortais avec lui ce soir, je savais que je finirais dans son lit, alors, autant rentrer sagement chez moi.

J’ai compris qu’il m’avait demandé de venir le rejoindre à la maison, parce qu’il pensait que je dormirais chez lui.

Au moment où je m’apprêtais à monter dans ma voiture, Thomas m’a rattrapée pour m’embrasser. C’était tendre, doux, presque désespéré. Comme s’il me perdait, alors j’ai changé d’avis et je suis restée. Il avait toujours été si adorable, et je regrettais de le décevoir tout le temps comme je le faisais. Je crois que j’ai des sentiments très forts pour Thomas.


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198/2013 - Caroline savait pour Pascal et Elodie

Publié le par JaneDo


Mercredi, 17 juillet 2013   - 198/2013 - Caroline savait pour Pascal et Elodie

Caroline n’était pas du tout étonné que Pascal ait appelé Elodie en premier. Elle non plus n’avait jamais parlé avec lui par ordi avant hier soir. Apparemment, c’était un truc qu’il avait appris à faire avec Elodie! Elle savait qu’il avait appelé Elodie avant de l’appeler, elle aussi lui avait posé la question. Elle n’avait pas raccroché comme moi, mais elle avait boudé. Pascal l’avait taquinée en lui demandant d’arrêter de bouder, que c’était grâce à Elodie qu’il avait eu l’idée de l’appeler en FaceTime.


Caroline a pensé que l’empêche, j’avais eu raison de lui raccroché au nez. Ça le fera réfléchir. Elle comprenait pourquoi Pascal était toujours sur la pointe des pieds avec moi. Je n’étais pas aussi facile qu’elle. Caroline a fait passé son envie de le voir et de lui parler avant son énervement qu’il l’ait appelé après.

Pendant que j’étais là, Pascal l’a appelée. Je me suis assise sur l’autre canapé. Je ne voulais pas qu’il sache que j’étais là. Caroline a même fini par oublier ma présence, jusqu’à ce que Pascal lui demande si elle avait de mes nouvelles. J’ai vu la manière que Caroline lui parlait, et je comprenais ce qu’il aimait chez elle. Elle est toute câline avec lui, mais ne se gêne pas pour lui poser des tonnes de questions, pour lui demander des explications sur tels ou telles choses, sur ses comportements.

Pascal lui a raconté que j’avais raccroché après avoir su qu’il avait appelé Elodie avant moi, et qu’il n’a pas eu le temps de m’expliquer que c’était parce qu’Elodie l’avait appelé par FaceTime, qu’il a eu l’idée de nous appelé comme ça. Il avait bien peur que je sois fâchée et il se demandait comment faire pour se rattraper.

Caroline lui a reproché de ne pas le voir assez souvent depuis quelques temps. Comme Pascal tournait autour du pot, Caroline ne s’est pas gênée de lui dire que c’était en fait, depuis qu’il fréquentait Elodie.

Caroline se penchait souvent, lui dévoilant sa poitrine. Il avait sûrement remarqué. Elle lui a reproché de la négliger, elle qui ne pensait qu'à lui du matin au soir. Elle faisait la moue, lui envoyant des bisous sur l'écran, etc. Charmante... Pascal lui parlait avec beaucoup de tendresse.

Tendresse que je croyais être la seule à y avoir droit. Ça titillait un peu ma jalousie. Puis, ils ont commencés à discuter vacances. Glups. C’est vrai, c’était l’été, Pascal allait sûrement prévoir quelque chose pour les vacances. Mais, avec qui??? Avec moi? Ou…?

Pascal lui a demandé si elle pensait que j’accepterais de partir avec lui s’il me le proposait, mais il n’était sûr de rien encore… Ou si je chipoterais pendant cent ans avant de lui donner une réponse claire...

C’est là que j’ai remarqué que Caro avait oublié que j’étais assis en face dans le fond. Elle a rigolé en lui disant: “Tu la connais, il lui faudrait toujours un certains temps… Peser le pour, le contre, voir si ça joue avec sa famille, puis… peut-être si ça ne dérange pas trop Thomas… Tu sais qu’elle sort avec Thomas non?”. Pascal refusait de croire ça.

Puis Caroline a sursauté, parce que j’avais bougé, et qu’elle venait de se rappeler ma présence. J’étais contente que Pascal pensait me proposer d’aller en vacances avec lui! Je ne m’y attendais pas. Mais alors… Ça voulait dire qu’il n’était pas si amoureux d’Elodie que je le croyais??? Super! Alors, je n’avais peut-être aucune raison de me torturer autant. Pendant les vacances, on aura le temps de parler, de se rapprocher…

J’en étais là de mes réflexions quant Caroline lui a demandé si elle pouvait venir aussi, ou s’ils iraient en vacances ensemble, rien que tous les deux. Pascal a rigolé; “Tu penses que j’ai combien de semaines de vacances toi? Puis, je sais pas encore si je pourrais partir… Je devrais peut-être aller au States.”.

Caroline s’était remise à bouder en lui disant qu’ils n’avaient été en vacances
qu’une fois ensemble en 5ans, qu’il pouvait faire un effort. Qu’elle ne voulait pas insister, mais, que si Pascal prévoyait des vacances, elle se mettait sur la liste des prétendantes. Elle lui a dit que, comme il ne m’avait encore rien dit, elle est donc la première.

Après leurs coup de fils, j’ai engueulé Caroline d’avoir parlé de moi et Thomas. J’étais contente que Pascal n’a pas l’air de prendre ça au sérieux. Caroline m’a dit que tout le monde pensait que je sortais maintenant avec Thomas. D’ailleurs, le 1er week-end que j’avais passé chez lui, il leur avait tous demandé de ne pas débarquer chez lui le dimanche, parce qu’il était avec moi.

Ça, je ne le savait pas! C’est clair que j’aurai dû m’en douter...

Caroline m’a raconté ses filatures. Pascal avait presque passé toutes ses nuits chez Elodie, presque depuis le moment où ils se sont rencontrés, jusqu’au départ de sa femme. Depuis, il lui arrivait de dormir chez lui. Caroline les avait vu se balader, main dans la main, sortir au resto, sortir avec ses potes et tout. Elle m’a avoué que c’était crucifiant. Elle en avait bavé, pleuré. Mais, elle ne voulait pas que Pascal se doute qu’elle sait, parce qu’à ce moment là, il n’aurait plus de raison de lui cacher sa liaison.

Caro pense qu’on devrait continuer à faire semblant d’ignorer que ça avait l’air d’être sérieux et de continuer comme si de rien. Ne pas le brusquer à devoir mettre les points sur les “i”. De ne pas trop souvent lu reprocher son manque d’attention, et faire en sorte que chaque moment qu’on passe avec lui compte. Caro a reconnu qu’elle avait peut-être fait une petite erreur ce soir en lui parlant d’Elodie. Mais heureusement, ça n’avait pas eu de conséquences. Sans doute, parce qu’il était à l’étranger.

Elle pensait qu’au contraire, on devrait se montrer heureuse qu’il ait pensé nous appeler. Parce qu’après tout, il aurait pu parler avec Elodie, sans nous appeler. Qu’il aurait pu se contenter d’un simple sms, et encore. On n’en aurait rien su.

Caroline avait raison. Je la découvrais de plus en plus au fils du temps. Elle n’était vraiment pas idiote! Au contraire, fine et rusée!!!

Ça m’avait fait un bien fou de la voir ce soir. En rentrant, j’ai vérifié si Pascal avait essayé de me joindre sur FaceTime, et j’ai été contente de voir que oui. Las d’essayer en vain, il m’a envoyé un sms pour s’excuser de m’avoir fait de la peine, qu’il aurait voulu qu’on en parle. C’est n'est qu’après qu’il a appelé Caroline. Bien, il semble avoir compris.


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197/2013 - La première ou rien...

Publié le par JaneDo


Mardi, 16 juillet 2013   - 197/2013 - La première ou rien

Toute la journée, j’avais l’appart et la vue pour moi toute seule, alors j’en ai profité. Larvée sur le balcon, comme un lardon au soleil. C’était cool. Dol a essayé de m’appelé une demi douzaine de fois après notre première conversation. J’ai raccroché au bout de 5mn. C’était pas encore midi, et elle était complètement bourrée.

C’était peut-être vache, mais je n’avais pas la patience de l’écouter me bassiner à propos de sa fille, de qui, apparemment, elle n’a rien à foutre. Et en 5mn, elle a répété les mêmes trucs au moins 10 fois! Une fois de plus, elle n’a pas appelé pour discuter, mais pour parler d’elle et me jouer une petite scène dramatique. Bon, je me suis sentie coupable, donc après le 10ème essai, j’ai répondu.

Dol voulait sortir, qu’on aille boire un verre. Je lui ai rappelé que je ne sortirais plus en publique prendre un verre avec elle. Lui rappelant au passage ce qui s’était passé au Bleu. Elle a insisté, essayé de me culpabiliser, proposé de rester dans ma voiture, qu’on était pas obligée d’aller dans un bistrot, etc, mais il n’y avait rien à faire pour me faire changer d’avis.

Alors, sans plus de cérémonie, voyant qu’elle n’obtenait pas ce qu’elle voulait, elle m’a raccroché au nez.

10mn plus tard, elle m’envoyait un long message pour tenter de me culpabiliser! Bah, je l’ai effacé aussi sec. Je n’étais pas d’humeur pour ses conneries.

Tard dans la soirée, Pascal a voulu qu’on se fasse un petit FaceTime (sorte de Skype pour Mac). Bien sûr, je n’ai pas dit non. Bizarrement, c’est la première fois qu’on se fait une discussion à distance, par ordi. Ça m’a fait plaisir. Apparemment, je lui manque plus que quant je suis  2 pas!!!

Pascal m’a raconté son voyage, les péripécies de la perte de sa valise à l’arrivée! Et pourtant, c’est pas si loin l’Allemagne, et ils ont réussis à envoyer sa valise à Londres!

Bref, il avait passé du temps hier à faire les boutiques pour s’acheter quelques affaires, et une fois terminé, le soir, il a reçu sa valise  à son hôtel. Donc, il avait perdu son temps dans les magasins pour des prunes! Savoir qu’il était en Allemagne, près de l’autre pétasse, j’ai eu envie de lui demander ce qui se passait avec elle. Mais, je me suis abstenu. Curieusement, de fils en aiguilles, ça m’a fait me demander si Pascal n’avait appelé que moi.

Ben non. Il avait déjà parlé avec Caroline. Alors, sans gêne, suivant un peu le conseil de ma copine, Akemi-sama, j’ai demandé s’il avait aussi parlé à Elodie. Et là, je l’ai vu tiqué. A sa réaction, j’ai compris qu’avant de me parler, ou de m’appeler, il avait pensé à appeler Elodie en premier. Ça m’a blessé, énervé. J’ai raccroché. Pascal a bien essayé de me rappeler, mais je n’ai pas répondu. La seule chose qui m’énervait, était que la fenêtre d FaceTime se met en plein milieu de mon écran. Ça m’agaçait. Fuck You! Non mais, il est gonflé!

J’étais trop fatiguée pour aller chez Caroline ce soir. On a repoussé à demain. Je lui raconterai, et je lui demanderais ce qu’elle en pense.


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196/2013 - A deux, c'est plus facile!

Publié le par JaneDo


Lundi, 15 juillet 2013   - 196/2013 - A deux, c’est plus facile

Lundi soir, dîner en famille. Marco manquait à l’appel, il était encore en Turquie avec Ella. L’après-midi, je l’ai passé à Cugy, chez Marie. C’est toujours incroyablement impossible de partir une fois sur place. J’ai dû me faire appeler par ma frangine pour pouvoir filer.

J’ai joué au Monopoly avec Roméo et Yves jusqu’au retour de leurs mamans. Ha! J’étais en train de perdre!!! Marie voulait que je reste dîner. Roméo s’est planté devant la porte pour m’empêcher de m’en aller. Il a grandi, je sens que je leur manque pas mal. Roméo disait que ça lui manquait de ne pas pouvoir monter faire de la peinture avec moi.

L’empêche, l’air de rien, je suis contente de ne plus être là-bas, alors que ce sont les vacances scolaires! Ce qui me rappelle que demain, c’est l’anniversaire à mon autre bébé de 12ans, Markus. Je vais lui envoyer un message sur son portable, j’espère qu’il le recevra. Mimi interceptera probablement le message.

Thomas m’a appris que Pascal était parti en voyage et ne sera de retour vendredi. J’ai eu envie de lui envoyer un petit message. A part ça, Thomas a voulu m’inviter à dîner ce soir, oubliant que j’avais mon habituel dîner en famille. Demain soir, je passerai certainement chez Caroline. On a besoin de se remonter le moral. A deux, c’est plus facile, la peine semble moins lourde.

Petite surprise en fin de soirée; Pascal m’a envoyé un message pour dire qu’il était en voyage. Il aimerait bien qu’on se voit à son retour. Pascal pense qu’on a besoin de parler.


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195/2013 - Pascal m'en voulait peut-être? Ou je me fais des idées!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 14 juillet 2013   - 195/2013 - Pascal m'en voulait peut-être? Ou je me fais des idées!

C’était chouette, parce que Vania est aussi venue avec sa copine. C’était une nouvelle que je ne connaissais pas encore. J’ai donc appris que celle avec qui elle vivait l’avait fichue à la porte du jour au lendemain. Apparemment, elle aurait voulu qu’elles fassent plus de choses ensemble. Pour ne pas dire “tout”. Elle a voulu que Vania arrête le basket, et Vania s’était braquée.

Alors un soir en rentrant, elle a trouvé ses affaires dans des sacs poubelles devant la porte. Elle avait rencontrée celle-ci à son club de cuisine. Ça m’a fait rire de savoir que Vania prenait des cours pour apprendre à cuisiner! Incroyable qu’une nana ne sache pas cuisiner. C’est vrai qu’elle ne sait même pas faire cuire de simples spaghettis!

Très tôt dans la soirée, Pascal a disparu. Dès que le bateau à pris le large en fait.

Pascal avait donné un coup de main pour tout mettre en place avant l’arrivée des copains. Puis, il avait pris un verre avec les premiers arrivants, une fois les préparations terminées.. Moi, je l’évitais autant que possible. J’évitais même de regarder dans sa direction.

J’étais descendue pour préparer quelques cocktail pour donner un coup de main à Thomas, et Pascal m’a suivie. Il a voulu savoir si je lui faisais la tête. Sa question m’a surprise. Je me suis demandée si j’avais des raisons, je ne me rappelais plus en quel terme on s’était quitté. Mais, je crois que depuis, même si je ne me rappelais pas, je savais qu’il avait chaque fois couru comme un naze chez Elodie.

J’ai répondu que je ne savais sincèrement pas. Pascal ne comprenait pas. Il a voulu qu’on file à l’anglaise. Je n’ai pas voulu. Je crois que je me doutais de la suite; on prendrait un verre, et ensuite, il me planterai là, pour aller retrouver Elodie. Non merci. Thomas serait déçu, peut-être même fâché, et moi je serais seule sur le quai, alors que les gens avec qui j’aurai pu me changer les idées aurait été au milieu du lac. Non merci Pascal.

Par curiosité, j’ai voulu savoir ce qu’il entendait par là? Est-ce qu’il voulait qu’on passe la soirée ensemble? La nuit aussi? Pourquoi me demande-t-il ça maintenant, alors qu’il n’avait pas pensé m’inviter sur le bateau, ou même au tournoi? Il a dit qu’il avait supposé que je serais là. Il savait que Thomas m’appelait tous les jours presque.

Puis, Pascal m’a fait une sorte de scène mi-figue, mi-raisin, en me demandant si j’étais tout le temps avec Thomas pour le rendre jaloux? Parce qu’il avait eu le malheur de me dire qu’il jalousait notre complicité? J’aurai peut-être dû lui dire que je savais qu’il avait fini chez Elodie après avoir passé la soirée avec moi l’autre fois, mais je n’ai pas voulu mentionner l’autre pouffe.

Quant on s’est séparé, parce que Thomas est descendu voir ce qui me retenait, j’ai réalisé que Pascal n’avait pas répondu à mes questions, mai qu’il avait simplement disparu. Il s'était foutu de ma gueule?

J’avais été bien avisée de ne pas avoir pris les devants et averti Thomas que je partais… Hum, parce que je pensais passé la soirée, et pourquoi pas, la fin du week-end avec Pascal. Ça m’a fait beaucoup de peine qu’il ait joué à me lancer la balle comme ça, juste pour savoir ce que j’allais faire. Puis, sans aucun scrupule, il avait pris la tangente.

J’aurai pu donner ma main à couper qu’il était parti rejoindre Elodie… Caroline était là. Elle était triste de ne l’avoir pas mieux surveiller, sinon, elle lui aurait collée aux basques. Il n’aurait pu faire un pas, sans elle. Du coup, il était tranquille, nous, on était au milieu du lac jusqu’à pas d’heure. Qu'est-ce qu'elle avait de plus que moi? Pourquoi elle?

Si j’avais été seule, je me serais soulagée en me laissant aller, et j’aurai pleuré un bon coup. Malheureusement, je devais faire semblant que tout allait bien. Heureusement pour moi, Thomas était là, aux petits soins. Toujours attentif, et tendre. Pourtant, je sais qu’il m’observait. Cherchant peut-être à déceler mon coeur brisé. Pour lui, je me devais de sourire et ne pas montrer ma détresse. En ce moment, j’avais la haine pour Pascal.

Une fois la soirée terminée, les derniers fêtards débarqués, on est resté sur le bateau pour la nuit… C’était plutôt romantique. On a regardé le lever du jour sur le pont, bercé par les vagues. Thomas m’a fait l’amour là, et on s’est endormi dans les bras l’un de l’autre. La chaleur du soleil nous a réveillé et on s’est retiré dans sa cabine.

Au passage, j’ai vu la voiture de Pascal au loin, devant chez eux. Je me suis demandée quant est-ce qu’il était rentré? Puis, j’ai pensé; “Bof, ça ne me regarde pas!”. Parce que, si j’avais compté à ses yeux, il serait resté sur le bateau pour être près de moi. Je le détestais trop là tout de suite. J’espère qu’il devine que Thomas et moi étions sur le bateau et, j’espère aussi que son imagination était aussi fertile que la mienne, et qu’il peut deviner la suite.

C’est différent de faire l’amour avec Thomas. Pourtant, parfois, certains gestes me font penser à Pascal… Et ça c’est horrible.

On s’est réveillé en milieu d’après-midi. Après avoir déjeuner, perdu au milieu de l’étendue d’eau, tendrement enlacé, on a traîné un peu. Je crois qu’on n’avait ni l’un, ni l’autre envi de retourner sur terre. Je crois que j’aurai bien voulu rester là jusqu’au lendemain.

Julien avait organisé une petite verrée chez lui, et il comptait sur Thomas. Thomas a pensé que je l’accompagnerai, mais j’avais besoin d’être un peu seule. Faire semblant d’aller bien, alors que j’avais le coeur en miette et les larmes prêt à surgir à tout moment, était positivement épuisant. J’avais besoin de laisser sauter le barrage, et pleurer de tout mon soul sans témoins.

J’ai dit à Thomas que je passerai probablement chez Caroline, puis peut-être, si je n’étais pas trop crevée, je l’appellerai et le rejoindrais. Je savais bien que je n’en ferais rien. Je n’allais pas me donner en spectacle avec les yeux rouges et bouffis. Je savais aussi que je n’irai pas chez Caroline, pas ce soir. Ce soir, j’avais besoin d’être seule.

Je sais bien que j’espérais, contre toute attente, que Pascal réussirait à trouver un chemin jusqu’à moi, et que peut-être, il réussirait à consoler mon coeur endoloris. Je me sentais vidée, triste à mourir. Rongée de deviner que Pascal était sans doute avec Elodie. J’étais triste de voir qu’il ne pensait pas à moi, qu’il ne se rendait pas compte à quel point son attitude me faisait mal.

C’était samedi soir, et… Pascal était surement sorti avec Elodie… Et ça, ça me faisait mal. Elle avait la chance de voir son sourire, entendre sa voir, l’entendre rire, parler. Le voir respirer, bouger… Moi pas. Moi j’étais aux oubliettes. La seule chose qui me consolait, c’était que personne ne pouvait voir mes larmes, ni les profondes blessures qui s’étaient incrustée dans toute mon âme.

Peut-être que Pascal s’était tiré parce qu’il m’en voulait d’être si proche de Thomas? Ou exprès pour me faire regretter de me montrer si heureuse avec Thomas? Peut-être pour me donner une bonne leçon? Parce que je n'ai pas voulu partir avec lui? Ou est-ce que je chercher à lui trouver encore des excuses? Peut-être qu’il en a juste profiter pour se tirer sachant qu’il serait tranquille? Ni Caroline, ni moi ne pouvions l’emmerder ce soir!

L’amour est une saleté… Peut-être que si Thomas m’appelle, j’irai dormir chez lui… Je crois que je voulais voir s’il le ferait...

Vers 1h du matin, Thomas m'a effectivement appelée. Il voulait savoir ce que je faisais. Il a tout de suite senti que je n'allais pas bien. Il a dit qu'il rentrait et qu'il aurait bien aimé que je sois là. J'ai émis des tonnes d'excuses, parce que je ne voulais pas qu'il voit ma tête. Mais, il a tellement insisté que j'ai fini par aller chez lui.

Et j'ai été honnête, je lui ai dit pourquoi je n'avais pas voulu aller chez Julien... J'ai pu lui raconter ce que j'avais sur le coeur.

Thomas m'a écoutée, sans faire de commentaires. C'était agréable de savoir qu'il était prêt à m'écouter, être mon ami comme avant. Je me rend compte que peut-être, ça lui avait fait de la peine de savoir que Pascal tenait toujours une si grosse place dans mon coeur. Il a dû comprendre pourquoi je n'étais pas encore prête à m'engager envers qui que ce soit. Et c'était encore à cause de Pascal.

Malgré tout, après ma lamentable confession, Thomas m'a prise dans ses bras. Malicieusement, il a changé de sujet, et il a réussi à me faire penser à autre chose assez longtemps pour que j'apprécie d'être venue.

On a passé tout le dimanche à se larver chez lui. A ma grande surprise, aucun copain ne s'est pointé comme presque tous les dimanches. J'étais heureuse de ne pas être seule, d'avoir Thomas à mes côtés. C'est assez fou, mais je suis vraiment bien avec lui. Il est agréable, et on s'entend super bien. On n'a rien fait de spécial, mais j'ai passé un super dimanche, et c'est grâce à Thomas.

J'ai tout de même remarqué que Pascal a été absent de chez lui tout le dimanche. Il devait couler une heureuse journée, tout comme moi, dans les bras de sa Elodie. Il n'a pas non plus réapparu dans la soirée. J'étais bien placée pour voir qu'il a dormi ailleurs dimanche soir.

Ce qui fait que, ça fait 2 nuits qu'il dort ailleurs! Et où ça??? Je ne pouvais pas aller vérifier, mais je suis sûre que Caroline l'a fait. Je lui demanderais. J'avais besoin de savoir. Besoin d'être sûre, même si ça fait mal.


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194/2013 - Bien avec Thomas

Publié le par JaneDo


Samedi, 13 juillet 2013   - 194/2013 - Mauvais tour de passe-passe!

Dire que j’avais décidé de ne pas dormir chez Thomas pour ne pas compliquer les choses avec Pascal… Pour ne pas le perturber, lui montrer que j’étais toujours libre d’être avec lui. Et lui qu’est-ce qu’il fait? Dès que je tourne le dos, il court chez Elodie. S’il n’avait pas envi d’être seul, pourquoi ne m’a-t-il pas proposé quelque chose? J’étais plus blessée que furax. Et je pleurais comme une mauviette.

Au milieu de ma rivière de larmes, j’ai pensé que je pouvais retourner vers Thomas, alors il fallait que j’arrête de pleurer. Pourtant, c’était difficile de quitter le lieux du crime. J’avais au fond de moi l’espoir de le voir passer l’entrée. Ressortir. Mais, aux fenêtres de la louise, il n’y avait pas de lumière, et la voiture de Pascal était toujours là. Ça ne voulait dire qu’une chose… Ils sont déjà couchés!

Au bord de l’anéantissement, le coeur au bord de l’explosion, je savais que je ne trouverais pas le sommeil, si je rentrais chez moi. Je tremblais tellement que j’ai eu de la peine à appeler Thomas. Rhhh, il ne répondait pas. Flûte. Hum! La grosse différence, entre Pascal et Thomas, c’est que là, j’osais retournais sur mes pas pour aller vers Thomas. Avec Pascal, je n’aurai jamais osé sans un mot de sa part.

J’ai donc fait demi-tour. Thomas était toujours au bord du lac avec des copains. Les derniers traînards. Il a été très surpris de me voir. Pour me venger, me faire du bien, lui faire plaisir, ou tout à la fois, j’ai dis qu’il m’avait manqué dès que j’avais pris la route. Je me foutais que tout le monde m’ait entendu. Thomas a voulu fiche toute la clique à la porte, mais je l’en ai dissuadé. J’étais bien avec Thomas, avec du monde ou pas.

En voyant mes yeux rouges, il a cru que j’étais crevée, alors j’ai joué le jeu. J’ai baillé à m’en décrocher la mâchoire, bu quelques cafés, parce que j’en avais envie, et me suis montrée crevée. La tête posée sur son épaule, je les ai écouté bavarder, rigolé de leurs blagues. Un moment donné, ils ont parlé boulot, et le nom de Pascal a été prononcé. Ça m’a fait sursauté. Apparemment, la semaine prochaine, Pascal partait quelques jours. Après l’Allemagne, la Suède, retour. Bien!

Pascal est rentré en fin de matinée. Il est monté chez Thomas. Je pense qu’il a dû être surpris de voir ma voiture devant la maison. Je suis bien contente.

Après lui avoir fait la bise, je me suis éclipsée. Au regard qu’on a échangé, j’espère qu’il a deviné que je ne voulais pas lui parler. Pascal a dû croire que j’étais juste passée pour déjeuner avec Thomas. Thomas s’est fait le plaisir de lui dire que j’étais revenue hier soir. Que j’avais passé la nuit chez lui. Quant j’ai réapparu, j’ai bien remarqué l'air contrarié de Pascal.

Non mais, à quoi il s’attendait? Que je sois rentrée et qu’il pouvait s’amuser tranquille? Ben non! Comme toi, j’ai des "change of heart". Et, bien fait pour ta tête!

Thomas allait faire du vélo avec des potes samedi après-midi. Apparemment, Pascal était rentré parce qu’il allait avec eux. J’en ai profité pour rentrer chez moi et me détendre. J’avais prévu des petits plaisirs perso, comme me larver dans un bain avec un bon livre, me faire les cheveux, etc. Etant donné ce qui s’était passé hier soir, inutile d’espérer quoi que ce soit de Pascal, donc, j’allais préparer quelques affaires et je dormirai chez Thomas ou sur le bateau.

En effet, on avait prévu de passé la soirée sur le bateau. En fin de journée, j’avais proposé à Thomas d’aller faire les courses à sa place. Petit rire. L’empêche ça faisait très “couple”; faire les courses à sa place!

Après le vélo, un petit verre entre potes, Thomas a ramené le bateau sur le ponton au bout de leur propriété. Il n’y avait plus qu’à décharger ma voiture.

Pascal a proposé de me donner un coup de main pendant que Thomas prenait sa douche. Lui avait déjà pris la sienne. Je n’avais pas l’intention de me flinguer le dos. J’avais déjà fait porter tout dans ma voiture, je n’allais pas m’amuser à les en sortir. C’est un travail pour les mecs.

Je crois que Pascal a essayé de me culpabilisé, ou un truc du genre... Manquait plus que ça! Il est quand même gonflé là...

Assis tous les 2 sur la terrasse à attendre Thomas, c’est Pascal qui a lancé la discussion. Moi, je buvais mon café et je n’avais pas l’intention de faire d’efforts pour lui parler. Rien que de le savoir assis là, tout près, me faisait du mal.

Des tas d’images, de pensées, toutes tristes, dansaient dans ma tête. Et ça me donnait envie de pleurer.

Pascal a sorti une remarque du genre; “On dirait que tu passes beaucoup de temps avec Thomas...”. Je n’ai rien répondu, j’ai juste fait oui de la tête. Comme il n’obtenait probablement pas de répondant de ma part, il a encore continué en disant qu’il avait l’impression que je dormais souvent là. Là non plus, je n’ai pas répondu. A quoi bon.

Si je répondais à ça, je risquais de me mettre à lui reprocher de passer lui aussi pas mal de nuits chez Elodie. Et je ne voulais pas la mentionner. Pour moi, elle n’existait pas. Je me suis sentie super soulagée de voir Caroline traverser le jardin pour venir à notre rencontre. Elle s’est posée sur la balançoire à côté de moi. Je lui ai souri. Elle a tout de suite sentie qu’elle était la bienvenue.

Paul est arrivé peu après. Pendant que les garçons transvasaient les courses sur le bateau, Caro et moi sommes restées sur la terrasse à les regarder en bavardant.

Caroline avait aussi suivi Pascal à plusieurs reprises pendant la semaine. Il avait presque dormi tous les soirs chez Elodie. La petite larme qui brillait au coin de ses yeux, m’ont fait savoir qu’elle ressentait la même chose que moi. On s’est mise à comploter pour savoir quoi faire. Les copains arrivaient par vague, et la crainte que quelqu’un surprenne notre conversation a coupé court à nos réflexions. On a préféré se donner rendez-vous chez elle pour discuter plus tranquillement.

J’espérais seulement ne pas avoir à supporter Elodie ce soir aussi… Mais c’était peut-être un peu trop espérer?


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193/2013 - Terrible revers...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 12 juillet 2013   - 193/2013 - Terrible revers...

Quelques petites courses à faire avant le week-end, question de ne pas avoir à franchir les portes des magasins bourrés de monde, et faire la queue aux caisses. J’ai la chance de pouvoir faire ça la journée, quant il y a pas la foule, alors j’en profite. Ce soir, Thomas avait organisés la soirée dans le jardin chez lui. Je trouve que c’est une brillante idée. C’est plus sympa, et pour les inconditionnels de la baignades, il y avait le lac.

Pascal avait réitéré son invitation ce soir. Il me proposait d’aller dîner ailleurs, et si j’en avais envie, on pouvait revenir se mêler à la fête dans le jardin. Ça m’emmerdait un peu. Je ne crois pas que Thomas apprécierait de savoir que j’avais traîné avec Pascal avant, et me voir arriver avec lui, ne ferait que mettre de l’huile sur le feu.

Mais, j’avais envie de voir Pascal… Alors, j’ai accepté. Je ne suis qu’une faible femme amoureuse après tout!!

J’ai prétendu devoir rentrer me changer avant d’aller à la soirée chez Thomas. Je me sentais mal à cause de cette stupide rivalité entre Pascal et Thomas. Je ne voulais pas que Pascal m’utilise pour montrer à Thomas qu’il pouvait m’avoir quant ça lui chantait. Je pense que Pascal voulait prendre la température, savoir si j’étais sérieuse avec Thomas. Ou peut-être se rassurer, à savoir que j’étais encore toute folle de lui. Avec ses pensées sinistres, j’ai fini par rappeler Pascal et lui dire que je n’y arriverais pas pour le dîner. Que j’avais un truc familial. Donc, je le verrai à la fête chez eux.

J’ai proposé qu’on reporte à demain soir le dîner en tête à tête. Lui ai dit que ça me faisait plaisir de se retrouver que les deux. J’ai regretté aussitôt d’avoir été aussi loin. J’aurai dû me couper la langue, ou lui dire tout ça par sms. Je ne voulais pas qu’il puisse lire en moi comme à livre ouvert. Nul. Pascal a tout de suite été d’accord. Ouais, j’aurai dû retenir mon enthousiasme et ne pas trop m’exposer!

Quant je suis arrivée, peu après 22h, il faisait presque nuit, mais j’ai tout de suite aperçu Pascal, près de la pergola. Il discutait avec des copains. Thomas, était comme je m’y attendais, en train de faire les grillades, entouré d’une bande de copains. Il buvait une bière, avait le sourire.

C’est vrai Thomas était beau, grand, solide. Il me plaisait bien. Mais mon regard est aussitôt retombé sur Pascal. Lui, me faisait tourner la tête, mon coeur était en folie dès que mon regard se posait sur lui. J'ai des milliers de papillons dans le ventre quant je pense à lui. Pourquoi bon dieu!

Puis, j’ai vu Elodie. Elodie s’approchait de Pascal. Mon Pascal. Elle était avec une copine. Mon coeur loupait au passage quelques battements. Rien que de la voir, j’avais les vapeurs. La jalousie m’habitait comme un spectre maudit. Je ne contrôlais rien. Pascal leur a fait la bise, et Elodie s’est placée à côté de lui. Plutôt collée à lui. Leurs épaules se touchaient. Elle était plantée là, comme s’ils étaient ensemble. Ou c’était mes peurs qui l’imaginaient?

J’étais contente de mettre habillée en blanc. J’étais contente d’avoir mis une robe longe, ma vaporeuse jupe flottait autour de mes chevilles, on ne pouvait voir à quel pont je tremblais. Jess m’a attrapée par la taille pour me faire la bise. Elle arrivait de la maison. Heureusement, ça m’a distraite et m’a obligée à détourner mon regard fixé sur Pascal. Autant faire semblant de ne pas le voir. Il faisait bon, et la présence de Caroline me calmait.

Tout sourire, on a descendu les marches. Cette fois, c’était en direction de Thomas que je regardais. Mais, du coin de l’oeil, je pouvais distinguer les mouvements du côté de Pascal. Il m’a vue. C’est avec un immense plaisir que j’ai fait signe à Thomas, ignorant Pascal. De ne pas le regarder m’éviter une crise d’angoisse. Ça me permettait même d’oublier qu’Elodie était là. Et avec lui.

L’empêche, j’enrageais. Qui l’avait invitée elle? Pascal sans doute. Quant? Après ou avant que j’aie refusé d’aller dîner avec lui?

Je savais que ce soir, j’étais au top avec ma nouvelle coupe. Et cette jupe à l’espagnole m’allait particulièrement bien. J’étais bronzé, et j’avais même pris le soin de me maquiller avec soin. J’avais fait une french, qui soulignait à merveille la longueur de mes ongles. Je ne me faisais pas souvent les ongles. En général, un vernis transparent faisait l’affaire. J’aime être naturelle. Ce n’était pas difficile de remarqué que Pascal me suivait des yeux.

Exprès, je me suis mise de manière à être face à lui. Pourtant, je ne le regardais pas, faisant mine de ne pas l’avoir vu. De ne pas savoir qu’il était là, et de bien le supporter. Caroline était repartie pour se coller à ses basques. Ciel, comment faisait-elle pour le supporter? Je l’ai vu faire des gestes dans ma direction. Je pense qu’elle parlait de moi avec Pascal. C’est lui qui a fini par venir jusqu’à nous.

Le bras de Pascal autour de ma taille m’a fait l’effet d’une décharge électrique. Sa joue a effleuré mon visage alors qu’il se penchait pour me faire un bisou dans la nuque. Ha, il sentait si bon. J’espère qu’il n’a pas senti le frisson qui a parcouru mon corps. Il souriait, ses yeux lançaient des flammes. J’étais contente de le voir me couver des yeux. Ses yeux m’engloutissaient, me gobaient. J’ai jeté un regard discret en direction d’Elodie. Elle nous observait les lèvres pincées. J’ai pensé; “bien fait pour ta tête.

J’ai senti une certaine tension chez Thomas. Il avait perdu le fils de la conversation avec ses copains et nous regardait ouvertement.
Ça m’a gênée. Ce soir, je ne resterais pas chez lui. Je ne voulais pas qu’il s’imagine qu’on sortait ensemble, ou que j’avais des comptes à lui rendre. Pourtant, j’ai ressenti un petit serrement désagréable. Ça me faisait de la peine de le décevoir et de lui faire de la peine.

Pascal semblait prendre racine, alors Elodie a fini par oser venir se joindre au groupe que nous formions autour du barbecue. Elle a tiré sur le t-shirt à Pascal.
Ça m’a énervée qu’elle s’incruste et que Pascal la laisse faire.

Mais en tout, la soirée à été une réussite. C'était vraiment sympa. Personne ne semblait vouloir partir pour aller se coincer dans une boîte de nuit, ou traîner ailleurs dans un bar ou autres. Tard dans la soirée, vers les 2h du matin je crois, les garçons avaient rapporté leurs guitares et nous jouaient des morçeaux connus qu’on pouvait chanter tous ensemble. C’était vraiment très sympa. Un moment, on a même, chacun notre tour, raconté la pire histoire qui nous était arrivé, ou les souvenirs, ou évènements qui nous avaient marqués.

Ça permettait de mieux se connaître, ou voir le parcours de certains. Même les failles.

J’ai raconté mes vacances en Espagne avec Moustique et le groupe de musiciens de Kirk. On était une bande d’amis, environs 15. On logeait dans la villa de 3 étages qu’occupait Kirk et ses potes musiciens; Galéo, Mozart (c’est un surnom, je ne connais même pas son vrai nom) et co. Entre parenthèse, Mozart était un vrai beau gosse et c’était aussi le copain à Martine aussi! Le 3ème matin à la villa, je me suis levée tôt. Je rêvais d’avoir un moment de paix avant la levée des troupes pour le déjeuner.

Avec passion, je m’étais installée sur un matelas gonflable au milieu de la piscine, mon livre du moment à la main. Il faisait bon, j’avais 2h à moi.

J’avais à peine lu 3 phrases, quant la propriétaire, qui habitait en haut de la villa s’est jetée à l’eau. Ben, mes 2 heures de paix sont tombés à l’eau avec elle! Ça a fait rire lceux qui me connaissaient depuis que je monte régulièrement au chalet à Gstaad. Ils avaient tous l’habitude de me voir me faufiler à travers le chalet à la recherche d’un coin tranquille, ou plantée sur mon ordi chaque soir avant nos sorties.

Vers les 3h du matin, Elodie est enfin partie. Je me suis sentie soulagée de voir que Pascal ne l’avait pas suivie. J’ai pensé qu’il restait pour moi.
Ça m’a fait reprendre de l’espoir.

Vers 4h30 du matin, je suis partie à mon tour. Avant que Pascal ne décide de rentrer dormir, je voulais qu’il voit que je ne dormais pas chez Thomas. Thomas m’a accompagnée à ma voiture, cherchant à me faire changer d’avis. Je suis partie le coeur léger, même si je ne passais pas la nuit avec Pascal.

Mais, au bout de quelques kilomètres, les doutes sont venus me ronger l’estomac. Je tremblais un peu de retourner sur mes pas, de peurs que quelqu’un me chope en train de les épier dans le jardin. Vers 5h, je jour commencerais à se lever et ce serait difficile de se cacher. Mais, je voulais me rassurer et être sûre que Pascal restait dormir chez lui. J’ai pris une douche froide en constatant que Pascal n’était plus là. Il n’était plus dans le jardin. La voiture à Pascal n’était plus parquée devant la maison.

Frissonnante, transpirante, j’ai foncé chez Elodie…

Merde! Je n’arrivais pas à croire qu’il soit parti chez elle. Pascal a attendu que j’aie tourné les talons pour foncer chez Elodie? Je n’ai même pas pensé aller d’abord voir chez Caroline. Peut-être parce que je savais? Je devinais? Les doigts crispés autour du volant, je conduisais la tête bourrée d’images, de questions. Folle d’angoisse. Et peut-être un peu de rage. J’aurai dû rester, je n’arrêtais pas de me le répéter. Pourquoi avoir voulu faire la grande et partir? Stupide. Trop stupide. J’aurai dû m’en douter.

Akemi-sama doit avoir raison... Pascal doit être amoureux de cette fille pour courir chez elle, chaque fois qu'il en avait l'occasion! Je dois bien me rendre à l'évidence!!!


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