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241/2013 - Laisser Pascal mijoter...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 29 août 2013 - 241/2013 - Laisser Pascal encore mijoter

Caro m’a invitée à manger chez elle ce soir. C’était un piège. Pascal lui avait demandé de m’inviter, il voulait me forcer à lui parler…

Je suis arrivée avec une bouteille de vodka, et une tarte aux pommes, fait maison, pour le dessert. Je pensais passer une soirée tranquille, entre nanas, à refaire le monde de nos amours. Je devais être chez elle à 19h, et je suis arrivée à 19h30. Presque aussitôt après avoir passé la porte et poser la tarte sur la table, Caro m’a avertie que c’était Pascal qui lui avait demandé de me faire venir.

J’ai voulu tout de suite partir. Mais, trop tard. Pascal se tenait déjà dans l’entrée.

Glups, il n’avait pas apprécié d’entendre Caro m’avertir. Pascal lui a demandé froidement, si elle espérait me voir repartir! Glups??? Avait-il raison? Elle ne voulait pas qu’on se rabiboche? Non, je ne peux pas l’imaginer. Caroline est aussi mon amie. Pascal m’a prise par la main pour m’emmener chez lui pour discuter. Glups, je ne voulais pas. Je ne voulais pas croiser Thomas. J’ai été contente de voir qu’il n’était pas chez lui.

Mince, je ne voulais pas non plus parler à Pascal. J’aurai aimé qu’il mijote encore un peu dans son jus. Ça lui aurait fait les pieds.
J’ai donc dû jouer la carte de la franchise.

J’ai expliqué à Pascal ce que j’avais ressenti à son retour de son week-end avec Caro. Il n’a rien proposé, n’a pas eu l’air pressé de me voir. D’habitude, avant, quant il partait en voyage, la première chose qu’il faisait en rentrant, c’était m’appeler. En général, on se voyait toujours le soir même. Il disait que je lui manquais. Ça ne devait plus être le cas alors!

Pascal a voulu m’interrompre, pour dire que je me trompais, que je lui manquais toujours autant, partout. Mais, je n’avais pas terminé. Si je le laissais m’interrompre, j’oublierai la moitié de ce que j’avais à lui dire.

Je lui ai rappelé qu’après son voyage à Londres, il n’avait pas fait beaucoup mieux. Je l’avais trouvé distant. Vendredi soir, fatiguée de n’avoir pas vraiment de nouvelles, d’avoir eu le sentiment qu’il cherchait à me reléguer à plus tard, je l’ai attendu chez lui et j’ai eu, encore une fois, l’impression de ne pas être la bienvenue. Comme si je dérangeais.

Je n’ai pas voulu parler du fait qu’il ne m’avait même pas touchée. La blessure était encore à vif, ça me faisait encore mal.
J'ai dit que, ces derniers temps, c’est toujours moi qui m’arrange pour qu’on se voit, que j’avais l’impression qu’il n’en avait pas envi. J’avais donc décidé de rester hors de sa vue.

Pascal s’est confondu en excuses. Ça m’énerve. Il n’avait pas voulu être distant, il était simplement préoccupé. Son père voulait le voir, et il n’arrivait toujours pas à digérer que, le bonheur de Caroline avait semblé plus important aux yeux de ses parents, que le sien. Au boulot, avec son père, il reste professionnel, ils parlent boulot.

Pascal évitait toujours soigneusement de se retrouver seul avec son père. Il ne voyait pas ce que son père pourrait bien dire pour le faire avaler ce qui s’était passé. Il ne voulait pas lui donner l’occasion d’essayer de l’amadouer avec des explications bidons. Hum… J’avais trop envie de lui balancer; " Tel père, tel fils ! ".
Est-ce que Pascal se rend compte seulement à quel point je l’aimais?

S’il ne faisait pas connerie sur connerie, il n’aurait pas à s’excuser. J’aurai aussi voulu lui dire, qu’apparemment, ses parents le connaissent mieux qu’il ne le pense, puisque clairement, il ne tenait pas à divorcer non plus. Donc, ils avaient dû voir juste. Peut-être que ce n’était pas seulement à Jess qu’ils pensaient. Peut-être qu’ils avaient fait ces arrangements à l’époque que Pascal était encore raide dingue de Jess, et qu’il la suivait comme un petit chien.

Je me rappelle avoir vu des papiers dans son coffret. Ces papiers semblaient avoir été fait bien des années avant leur mariage. Je ne pense pas que c’était dans le but de favoriser Jess. Je ne peux pas imaginer des parents fonctionnant autrement, que pour le bien de leurs enfants.

Cette discussion ne nous menait nul part. Il s’excuse et alors? Je devais lui pardonner dans l’heure? Ça ne changeait rien, ce qui est fait, est fait. On ne pouvait pas s’embrasser et faire comme si de rien. Et je n’en avais pas envie. J’étais quand même à vif. Je ressentais encore de la frustration de ces longues soirées à me demander ce qui se passait, à le suivre, à me sentir perdue. Je ne pouvais pas juste me couler dans ses bras et tout oublier.

Je lui ai demandé comment cela s’était passé avec Elodie. Il m’a raconté en gros, parce que je lui ai posé la question et qu’il se sentait obligé.

Mais, il a passé par dessus qu'elle avait insisté pour qu’il reste, etc. Pascal ne m’a pas dit qu’il m’avait vu passer devant le restaurant. Ni qu’il avait été ensuite chez elle. Elodie voulait lui dire qu’elle pouvait attendre, qu’elle ne voulait pas lui mettre la pression. D’après Pascal, Elodie n’avait pas grand chose à lui dire en fait. Alors moi, je me demande pourquoi il était resté aussi longtemps avec elle! 5mn aurait suffit!!!

J’ai filé en vitesse avant que Thomas ne rentre. C’aurait été gênant de se croiser. J’aurai pu passer chez Caroline, mais je n’en avais plus envie. Les épaules engourdis, la tête lourde, je me sentais extrêmement fatiguée d’un coup. Je n’avais qu’une envie; retrouver mon lit, ma télé, et ne penser à rien pour le reste de la soirée et de la nuit. Pascal semblait triste de me voir partir. Il m’a suppliée de rester, qu’on pouvait encore parler un peu.


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240/2013 - La carte de la franchise

Publié le par JaneDo


Mercredi, 28 août 2013 - 240/2013 - Carte de la franchise

Pascal avait appelé tout au long de la journée. Hum, j’espère que Thomas ne lui a pas raconté le baiser! Non, je ne pense pas. Maintenant, j’attendais pour voir ce que Thomas allait faire. Ce futur coup de fils, ou rencontre, déterminera la suite. Soit, Thomas fera comme s’il ne s’était rien passé, et j’en ferai autant. Soit, il me demandera des explications!

Difficile de dire, droit dans la tête à Thomas que j’aimerai seulement qu’il soit mon amant! En plus, j’étais tout de même un peu mal à l’aise, parce que, j’avais l’impression d’avoir trompé Pascal. C’est nul, ce n’était qu’un baiser, rien de plus. Je ne pense pas que Pascal ait lui, l’impression de me tromper quant il bricole ailleurs. Donc, il fallait que j’arrête de me compliquer la vie.

Thomas m’appelle pratiquement tous les jours, ou m’envoi des messages, ne serait-ce que pour me faire un petit coucou. C’était midi, et toujours rien. Etrange. Peut-être que ça l’a énervé? Il a dû penser que je me foutais de sa tête? J’avais un peu les boules.

Par contre, j’ai décidé de passer au-dessus de ma frustration et de répondre à Pascal.

Je ne voulais pas le faire de vive voix. Entendre sa voix m'aurait fait fondre. Je n'avais pas besoin de l'entendre pour imaaginer toutes ses petites intonations craquantes. Alors je lui ai envoyé un petit coucou. Comme Pascal continuait à essayer de me joindre, je lui ai expliqué par sms, que c’était le stress ces temps, avec la famille et tout.

Puis, j’ai décidé d’être franche, toujours par sms, je lui ai dit que j’étais un peu fâchée, alors je préférais garder mes distances, sinon je risquais de dire des choses que je regretterai certainement par la suite.

Pascal insistait pour qu’on se parle. Il voulait savoir ce qui me tracassait et pourquoi j’étais fâchée. Je n’ai plus répondu. Je pensais avoir été assez claire. S’il ne voulait pas le comprendre, alors tant pis. J’avais besoin de temps.

Finalement, en fin d’après-midi, avant de quitter le boulot, Thomas m’a envoyé un petit coucou, pour m'expliquer qu’il avait été super occupé toute la journée, c’était le stress au boulot. Avec un bisou à la fin, comme d’habitude.

Thomas faisait comme si rien ne s’était passé. Mais, je pense qu’il n’a peut-être pas osé me parler au téléphone. Donc, je pense qu’il ne savait pas comme réagir lui non plus. Au moins, il avait eu le courage de m’envoyer un message. J’ai aussitôt répondu comme je le faisais d’habitude.

Mince, demain soir, il sortira sûrement un moment, est-ce qu’il m’appellera pour m’inviter à me joindre à toute l’équipe comme il le faisait toujours?


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239/2013 - Tête à tête avec Thomas

Publié le par JaneDo


Mardi, 27 août 2013  - 239/2013 - Tête à tête avec Thomas

J’étais contente de voir que ça le rendait fou de ne pas avoir de réponses à ses appels ou messages. Du coup, il n’arrêtait pas avec les messages et les appels. Son insistance finissait par me ramollir. De le voir faire autant d’efforts avaient fini par calmer ma mauvaise humeur. Je ne lui en voulais plus autant. Je ne savais plus très bien pourquoi je ne lui répondais pas.

C’est vrai, qu’on ne s’était pas beaucoup vu, mais il avait peut-être d’autres choses à régler. Wah, rien que de penser à ça m’a rappelé aussi l’avoir entendu rigoler avec Elodie dans les escaliers de son immeuble. Pfff, inspiration, expiration. Grhhh, Pascal n’était pas si malheureux que ça. Mais, je n’étais plus très fâchée. Ce qui m’énerve, c’est qu’il attende que je sois furibonde pour se donner la peine de me montrer qu’il veut me voir!

Ben, il n’avait qu’à attendre son tour. Ce soir, je sortais avec Thomas.

Au téléphone, il m’a demandé ce que je foutais, on ne m’avait pas vu du week-end. J’ai barboté que j’avais eu pleins de trucs à faire, et je n’avais pas eu envie de bouger. Hum, pas totalement vrai, mais bon. Quant Thomas m’a dit qu’on sortait manger avec des copains, j’ai voulu savoir qui, et m’assurer que Pascal ne ferait pas partie de l’expédition. Thomas a voulu savoir si Pascal et moi étions en froid.

Thomas m’avait tenue compagnie chez Pascal, jusqu’à ce qu’il arrive jeudi soir. Thomas savait que Pascal voyait Elodie vendredi, et comme il ne m’avait pas revue depuis, il se demandait si nous nous étions disputés. Je lui ai dit que non, mais que je n’avais juste pas envie de le croiser. Thomas a tout de suite compris qu’il se passait quelque chose. Je savais qu’il allait vouloir en discuter. Mais moi non.

Adorable, Thomas a pensé que c’était peut-être préférable qu’on se voit en tête à tête. Il savait que je ne parlerai pas devant les autres.

Je n’imaginais pas qu’il en sache autant. Il savait que je ne m’étais pas opposée à ce que Pascal parte en week-end avec Caro. Il le trouvait gonflé d’avoir osé le faire, et moi stupide de ne pas avoir refusé. Thomas m’a dit que je jouais un jeu dangereux. C’était normal que Pascal soit un peu perdu et qu’il ne devait pas connaître les limites.

Je ne voulais pas qu’il pense que Pascal avait agit comme un con, non, c’était normal qu’il ait choisi de partir avec Caro. J’avais refusé de partir avec lui. Et ce n’était pas ça qui me dérangeait. Ce qui m’énervait, c’est qu’il n’ait pas eu l’air de vouloir me voir après. On ne s’était pas vu de tout le week-end, et après, de toute la semaine presque. C’était ça qui m’énervait pas le fait qu’il soit parti avec Caro.

Thomas a eu l’air de croire que je me foutais de sa gueule. Il ne me comprenait pas. Tout à coup, au milieu de la discussion, Thomas me dit que Pascal avait beaucoup de chance, et que ça pouvait en énerver plus d’un. Il m’a dit de faire attention, parce que les mecs sont les pires entre eux. Ça les rendait jaloux de savoir qu’un pote sortait une nana qui le laisse aussi libre.

Dans leur jalousie, ils ne vont pas se gêner pour lui présenter pleins de filles. Et le regarder plonger et détruire sa relation avec une fille aussi cool. Surtout si le mec est mignon, comme c’est le cas de Pascal. Pascal était plutôt un mec sympa, et gentil, pas un salaud. Ils ne peuvent pas supporter qu’il ait autant de chance. Et il m’a dit que les copains à Pascal lui présentait des filles. Et Thomas m'a avoué que ça lui arrivait aussi.

Les filles remarquaient Pascal, et quant elle lui demandait de le leur présenter, ben, il le faisait aussi. Il s'est excusé. J'ai rigolé. C'était humain, ça rend furieux de voir un mec avec autant de chance. Alors, c'était presque invévitable que ses copains fassent tout pour le tenter. Ils sont curieux de voir combien de temps sa nana va supporter. Voir si leur relation va tenir le coup ou foirer. Ils sont content de voir que ça foire dans la plupart des cas.

Thomas m’a proposé de passer prendre un café chez lui. J’ai refusé, je ne voulais pas croiser Pascal. Il cherchait à nous réconcilier. Je ne voulais rien précipiter. Jeudi soir, Thomas pensait inviter tout le monde à prendre un verre chez lui, il ne sortait pas après. Il se réservait pour vendredi soir. Paul organisait quelque chose. Il se pouvait qu’on passe la soirée au bord du Lac de Neuchâtel, sinon notre bonne vieille Léman. Il me tiendrait au courant.

Je ne savait pas si j’avais envie d’y aller… Je verrai bien si Pascal se décarcasse d’ici là!

En me raccompagnant à ma voiture, Thomas m’avait pris la main, comme il le faisait souvent, quant on était que les deux. Cette fois, c’était un peu différent pour moi, je pensais au message de “x” , le 25 août dernier, sur mon blog. Je constatais à quel point je me sentais bien avec lui malgré le fait que je sois raide dingue de Pascal.

On a encore discuté une minute, puis en se quittant, il m’a fait un bisou sur les lèvres, comme d’hab. Il le faisait aussi bien devant Pascal. C’était presque une façon habituelle de se dire bonjour ou au revoir. Sauf quant il était avec “sa” nana. J’ai failli laisser ma lâcheté prendre le dessus, et j’allais me retourner pour entrer dans ma voiture. Thomas tenait la portière.

Dans un moment de révolte intérieur, je me suis décidée à l’embrasser. Je me suis retournée, je l’ai tiré vers moi par son t-shirt et je l’ai embrasser. Pas un petit bisou de rien du tout. d’abord surprit et interdit, Thomas m’a tiré à lui, et on s’est franchement embrassé. C'était doux, tendre et avait un goût de cinnamon.
Ce baiser me rappelait que j'avais toujours eu un petit faible pour Thomas, et me rappelait aussi des tonnes de doux souvenirs.

Thomas est resté planté sur place. J’imagine qu’il se posait pleins de questions, se demandant probablement ce qui m’avait pris. Ou, moins drôle, se demandant si je m’amusais à ses dépens. Peut-être pour rendre Pascal jaloux!! Je lui ai fait un signe de la main, et dans le rétro, je le voyais toujours planté à l’endroit où je l’avais laissé.

J’avais fait le premier pas… On verra bien... Mon coeur battait à tout rompre. Ce qui était terrible, c'est que j'avais aimé notre baiser.


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238/2013 - (lundi 26.08.13) - Pascal n'est pas d?humeur à me courir après?

Publié le par JaneDo


Lundi, 26 août 2013 - 238/2013 - Pas d’humeur à me courir après?

Pascal m’avait envoyé quelques messages dimanche, mais rien de palpitants. Je n’y sentais pas assez de ferveur. On aurait dit qu’il le faisait par obligation. C’était de petits coucous, quelques bisous, mais pas de; “vient chez moi, je veux te voir”. Donc, je n’ai rien répondu. Il a laissé la journée passer et le soir, Pascal a commencé à se montrer plus pressant. Je n’ai toujours pas répondu. Ça m’a fait plaisir qu’il essaie de m’appeler, même si là aussi, je n’ai pas répondu.

Lundi, en fin de matinée, rebelote, il a essayé 2 ou 3 fois de me joindre au téléphone. J’avais laissé mon natel sur silence. Le lundi, ma frangine a congé, et elle est à la maison. Ma nièce est toujours en vacances scolaires. Avec du monde à la maison, je n’allais pas lui répondre. On n’aurait pas pu se parler, et je ne voulais pas qu’on m’entende me prendre la tête au téléphone. Je n’aurai pas pu lui dire la moitié de ce que je pensais.

Ça m’a aussi fait méchamment plaisir de le sentir s’affoler; “Pourquoi tu ne réponds pas? Tu es fâchée? Pourquoi?. Rappelle moi. Parle moi”. Le message qui m’a fait le plus sourire était; “Dis Jane, je ne suis pas vraiment d’humeur à te courir après, alors rappelle-moi”. S’il était pas d’humeur, et moi donc! Par contre, je lui ai juste répondu; “Et bien, moi non plus!”. Sans bisous, sans je t’aime.

Ça m’a rappelé les messages amoureux que Caroline lui envoyait. Je me suis sentie un peu minable. Franchement, à sa place, j’aurai une nette préférence pour Caroline, pas pour moi, que je trouverais des plus chiantes.

Je n’aurai jamais dû lui répondre, ça l’a rendu fou. Il a insisté me demandant de le rappeler pour qu’on parle. Voyant que je ne le rappelais pas, il a essayé au moins une bonne dizaine de fois. Moi, j’avais le souper en famille, alors mon natel dormait tranquillement sur silence dans ma chambre.

J'ai lu ses messages après mon souper, mais je n’ai pas répondu. Pascal a continué a essayé jusque vers 1h du matin. L’heure à laquelle il avait peut-être dû se coucher. Contente de voir qu'il semblait avoir des difficultés à trouver le sommeil. Vers 1h30, il m’a encore envoyé un dernier message, après c’était le silence radio. Pascal me disait que son père avait voulu lui parler, ça l’avait beaucoup préoccupé, alors il s’excusait s’il avait semblé absent ces derniers temps. Il aurait préféré m’en parler de vive voix que de m’écrire ça dans un sms.

Quel idiot… Ça n’excusait rien. Il avait été plus qu’absent. Il avait carrément fait passer les autres avant moi. Il avait donné la priorité à un tas de choses, mais pas à moi. Moi, l’idiote qui lui avait donné le feu vert pour partir en week-end avec une autre femme. Je n’arrivais pas à lui pardonner son comportement.


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237/2013 - Si c est ça l amour, je raccroche!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 25 août 2013 - 237/2013 - Si c’est ça l’amour, je raccroche!

Waouh, quant j’y pense, ça me fout les boules! J’ai fait quoi de mon week-end? Est-ce que j’ai passé des moments mémorables avec celui que j’aime? Même pas! J’ai fait quoi le week-end passé? J’étais seule. Mon mec passait le week-end avec son autre copine, dans la capitale de l’amour; Paris!

Depuis une semaine, je n’ai pas beaucoup vu Pascal. Et on ne s’était vu que, parce que je lui avais forcé la main en me pointant chez lui! Ça donne envie de vomir direct. Si c’est ça l’amour, alors je raccroche. Pascal n’a fait aucun effort pour qu’on se voit. A croire qu’il n’en éprouvait aucune envie. Il est resté en retrait. En retrait de ma vie. En rentrant de son week-end avec Caroline, il est parti à Londres pour le boulot et au retour, paf, il sort manger encore avec elle et des amis, rencontrés à Paris.

Et moi dans tout ça? Je suis où? Ou est ma place? Je fabrique quoi dans cette relation? Je suis qui? Pfff… marre. A quoi ça sert d’être en couple si on ne se voit jamais? Et qu’on a les boules pour appeler son propre petit ami au téléphone? C’est n’importe quoi!

J’ai donc joué aux cartes samedi soir. La belle affaire. Et que faisait donc mon mec? Aucun idée! Est-ce que c’est normal de n’avoir rien d’autre à répondre? Normal de ne pas savoir ce que fait sa moitié? NON. Dire qu’après avoir passé la soirée avec Elodie, il n’a même pas appelé pour me souhaiter une bonne nuit. Ça ne veut dire qu’une chose? Qu’il est rentré tard... Ou peut-être même pas!

Avec tout ce qui s’est passé, et ayant été voir une ex le soir d’avant, il aurait dû m’appeler 1ère chose le samedi matin?

La journée s’est écoulée longuement sans appels. Ce qui est perturbant et me faire me poser des tonnes de questions; Il a dormi chez Elodie? Passé une partie de la journée avec elle? C’était pour ça qu’il n’avait pas appelé. Impossible de croire autre chose. Quel idiot. Surtout que, quant il sortait avec Elodie, Pascal était tous les soirs chez elle, donc, comment me faire avaler qu’il n’a pas été tenté de rester auprès d’elle.

Il aimait tellement rester chez elle, que je me demande à quoi ressemble son appart! Est-ce qu’elle a accroché des sex-toys aux mûrs ou quoi!!!

Je n’ai pas répondu quant Pascal m’a appelé en tout début de soirée. Je n’aurai pas su quoi lui dire. Il aurait senti que je faisais la tête, ou j’aurai perdu les pédales et lui aurait dît que je l’avais suivi et que je sais qu’il était chez Elodie.

Ou, je crois que je lui demanderais ce qu’il a fait et verrait s’il me raconte des mensonges. S’il le fait, alors je ne peux lui faire confiance et devrait continuer à le surveiller de près. Parce que je ne peux pas croire un seul mot qui sort de sa bouche.

Chiotte, ce n’est pas viable une relation pareille…

Comme je ne l’ai pas vu samedi, dimanche, je n’en avais aucune envie. Pour moi, le week-end était déjà foutu. J’étais fatiguée et rongée. J’étais aussi un peu en colère contre moi pour l’avoir suivi. Mais, je me rassurais en me disant que si je ne l’avais pas fait, je ne saurai pas s’il me ment ou pas. J’avais bien l’intention de rester éloignée. S’il voulait me voir, alors Pascal n'a qu’à se démerder pour m’en donner l’envie.

J’ai lu un message d’un correspondant anonyme sur mon blog aujourd’hui, qui me conseille de prendre Thomas comme amant… et comme ça, je m’ennuierai moins en l’absence de Pascal. Je crois que cette personne n’a pas tord. Pourquoi pas. Au moins, je ne perdrais pas tout mon temps à le suivre et à le regarder vivre sa vie. J’aurai au moins un bout de la mienne…

Je crois que ces temps-ci,Thomas voit quelqu’un, donc j’arrive un peu tard.

Et zut, je suis triste… encore un week-end flingué… Je n’ai presque pas vu Pascal depuis 2 semaines… Il me manque. Je m’ennuie de lui…

Le pire, et ce qui m'énerve le plus, c'est que je ne lui en veut pas vraiment. Parce que, je l'ai suivi et je sais ce qu'il a fait. Si je garde mes distances, c'est pour qu'il pige qu'il ne peut agir n'importe comment avec moi. Qu'il y avait des limites à ma compréhension. Des limites à ce que je peux supporter. Qu'il devrait faire attention de ne pas trop pousser!


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236/2013 - Toute seule, alors cartes!

Publié le par JaneDo


Samedi, 24 août 2013 - 236/2013  - Toute seule, alors cartes!

Chez Elodie, j’avais parqué assez loin et je suis revenue à pieds. Je me suis cachée près de l’entrée. D’un côté de l’immeuble, il y avait quelques marches qui montait vers un autre bout du bâtiment. Donc, je me suis assise sur les marches pour fumer. J’avais une bonne vue sur l’entrée et on ne me voyait pas.

Grâce à un jeune homme qui tenait la porte pour finir sa clope, j'ai pu me faufiler dans l'immeuble. Cool. Je ne connaissais pas le nom de famille d’Elodie, mais son prénom était en toute lettre sur la boîte aux lettres, alors je me suis installée dans les escaliers à l’étage au-dessus. Et j’ai attendu.

Au pire, j’irai chercher Pascal par les oreilles. J’avais pris les escaliers alors que le mec qui m’avait laissé entrer avait pris l’ascenseur. Je ne voulais pas qu’il devine que je ne savais pas où j’allais. Dès que l’ascenseur a pris son élan, je suis redescendue voir les boîtes aux lettres.

J’ai fais une petite inspection pour trouver le meilleur endroit où me poster au cas où. On ne sait jamais, je pouvais avoir besoin de changer de place.

Vers 1h du matin, Pascal et Elodie sont arrivé. J’ai reconnu le rire étouffé de Pascal. Maintenant, je saurai aussi reconnaître celui d’Elodie.

Ils ont disparus dans l’appartement d’Elodie. Je suis descendue sur la pointe des pieds pour écouter à la porte. Hum, je me demande si Caro n’était pas quelque part dehors elle aussi, ou si on ne s’était pas croisée sans le savoir. J’avais presque envie de l’appeler à la rescousse.

Je faisais gaffe, la peur au ventre que la porte d’Elodie s’ouvre brusquement sur ma gueule. J’aurai l’air fine! Puis tout à coup, j’ai eu une sorte de ral le bol général, saisi le ridicule de la situation. Assez. Je rentre.

Je ne voulais pas rester plantée là, comme une idiote pour quoi? Pour savoir combien de temps mon mec allait passer ici? Parce que c’est tout ce que je peux faire. Les murs ne sont pas encore transparentes. Pour savoir ce qu’il faisait? Et comment? Si j’étais une mouche peut-être, je pourrais voler jusqu’aux fenêtres. Mais, je risque de me faire éclater une fois dedans! Ouais, je faisais encore de l’humour dans ma tête, c’est que je n’allais pas trop mal. Et j’entendais mal ce qui se passait à l’intérieur.

De plus, je risquais de me faire en plus surprendre par un voisin. J’aurai l’air super conne. C’est vrai que je voulais tout savoir, mais, je n’apprendrais rien comme ça. J’ai encore hésité à partir, parce qu’une fois hors du bâtiment, je ne pourrais plus changer d’avis… Mais non, je rentre.

Je dois lui faire confiance. Me faire confiance. Ça ne menait à rien d’être toujours sur la défensive, de me sentir constamment en danger. J’espère que je ne le regretterais pas. Après tout, Pascal l’avait plaquée. S’il s’intéresse plutôt à Maud, comme je le pense, je ne risquais pas grand chose d’Elodie.

J’étais remontée à l’étage supérieur pour réfléchir à ce que je devais faire; rentrer tranquillement chez moi, ou carrément aller sonner et le sortir par les oreilles s’il le faut. J’ai eu chaud en descendant pour partir. La porte s’est ouverte brusquement, et j’ai dû rebrousser chemin.

Elodie le suppliait de rester. Elle avait des larmes dans la voix. Pascal a prétexté que je devais déjà l’attendre chez lui, qu’il ne pouvait pas. Là, Elodie s’est mise à lui pleuvoir une rivière. Elle lui demandait de rester juste cette fois. Une fois. Seulement cette nuit. Elle s’est remise à le supplier, à s’accrocher à lui.

Pascal devait certainement avoir de la peine, sa voix semblait moins assurée. Il cherchait à fuir. Il lui a dit que, c’était juste une fois, et la prochaine fois, ce sera pareil. Que ce n’était pas une bonne idée. Puis, il aura des problèmes avec moi s’il ne rentrait pas, il avait déjà trop tardé.

Puis, Elodie lui a dit de m’appeler, de dire qu’il était avec un copain. Pascal a dit qu’il ne pouvait pas faire ça. Normal… Il savait que je ne l’attendais pas, il ne m’avait rien proposé. Peut-être pensait-il que, comme hier soir, j’étais probablement en train de l’attendre?

Ils ne pouvaient pas continuer à parler dans le corridor, il était tard et les voisins risquent de s’énerver, alors ils ont retournés à l’intérieur. Pfff, Pascal!!! Il aurait dû en profiter pour partir, non? J’en ai donc profiter pour filer aussi vite que l’éclair. C’était mieux. Je voulais lui faire confiance.

Je ne pense pas que Pascal prendrait le risque de dormir chez Elodie. Il aura ensuite bien du mal à me le justifier. Bah, rien à fiche.

A la maison, je me suis sentie bien d’avoir été capable de partir, sans savoir ce qui allait se passer. Puis, après tout, Pascal m’avait dit qu’il la voyait ce soir, donc il n’avait rien à cacher.

Grâce au ciel, je ne me sentais pas trop inquiète. Peut-être parce que j’avais été courageuse pour une fois? Pourtant, je m’attendais à un message ou un appel… Rien. Peut-être parce qu’il était toujours chez Elodie?

Toute la journée du samedi, j’ai attendu un appel de Pascal. Il a attendu la toute fin de journée pour le faire. Le rat. Je n’ai pas répondu. Pascal aurait pu penser à m’envoyer un message alors? Mais rien. M’énerve. C’était comme s’il attendait que ce soit moi qui propose qu’on se voit. Pas question. De toute façon, j’avais déjà quelque chose. Pascal avait trop tardé pour m’appeler.

Ce soir, mon frangin et ma frangine voulaient jouer aux cartes, à Moudon. J’ai donc été embarquée chez Carmine. Ça ne me disait pas grand chose. Mais c’est pas comme si on m’attendait ailleurs! Pendant le jeu, j’avais laissé mon natel dans mon sac.


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235/2013 - Lost in Love !

Publié le par JaneDo


Vendredi, 23 août 2013  - 235/2013 - Lost in love!

Vendredi matin, on a pris le café ensemble avant qu’il ne parte au boulot. Pascal voyait bien que j’avais les yeux tout enflés, mais il n’a rien dit. Au contraire, j’ai eu l’impression qu’il évitait de croiser mon regard. J’espérais qu’il me dise à ce soir, ou me fasse sentir qu’il espérait me voir, ou que je passe chez lui comme hier soir. Mais, il n’a rien dit. Alors, je n’ai pas dit que j’avais peut-être quelque chose moi aussi.

Peut-être que si Pascal ne me voyait pas en rentrant, il comprendrait et je lui manquerais??? Je ne me sentais pas très bien. L’ambiance était à chier.

A le regarder perdu dans ses pensées, les yeux également perdu au fond de sa tasse, je me suis dis que je ferai bien de “disparaître” un peu. D’éviter d’être dans ses pieds ce week-end. D’ailleurs, s’il doit être comme ça, je n’ai alors pas envie de le voir. Pascal, par son air détaché, dans la lune m’avait flingué le moral.

Je ne trouve pas normal comment les choses se passent depuis que Pascal est rentré de son week-end en amoureux avec Caroline. On n’a même pas abordé le sujet. Il ne m’en a pas parlé. Ni dit si c’était bien, si je lui avais un peu manqué, s’ils se sont amusés. Rien de rien. Pas normal. En plus, on ne s’est pas beaucoup vu, et le peu, ce n’était pas à son initiative. Troublant.

C’est comme s’il me supportait, sans vouloir me faire de peine, mais qu’il n’avait pas envie de partager ses souvenirs avec moi, comme s’il estimait que ça ne me concernait pas. Ou à la limite, qu’il espère qu’à la longue, je disparaisse du paysage, à force de me sentir de trop. C’est vraiment étrange.

Je ne trouve pas non plus qu’il soit… Je le trouve distant. Pas de manière visible, mais… Il ne me prend pas tout le temps dans ses bras. Si je veux être dans ses bras, je dois presque y aller moi-même. M’incruster.   Ça me donne l’impression de le forcer  . Il agit avec moi comme si j’étais… une copine. Une simple copine.

Pascal est bizarre...

Ce n’est pas qu’il m’évite. Non, c’est pas ça. Ni qu’il soit excédé par ma présence, mais c’est comme si j’étais une étrangère et je galère pour engager la conversation. Il me répond, il me sourit, le regard légèrement fuyant, mais ça s’arrête là. Il est ailleurs, ses pensées sont ailleurs.

D’habitude, il cherche toujours à me prendre la main, à me serrer contre lui, me fait de petits bisous chaque fois qu’on se frôle, ou en passant près de moi, me caresse la joue, me met les mains dans les cheveux... D’habitude, il cherche toujours le contact physique, a toujours de petites attention, mais là, j’ai l’impression qu’il y a un gros trou, un immense vide entre nous. C’est trop étrange. Ça me fait flipper.

C’est comme si on était dans la même pièce par hasard et qu’on n’avait jamais été proche, que j’étais juste une nana qu’il connaissait comme ça. Et qu’on se parlait parce qu’il n’y avait personne d’autre. C’est trop naze. Je déteste cette sensation.

Si Pascal ne m’appelle pas ce soir… S’il ne m’invite pas… Je ne le verrais pas. Point barre. Par contre, j’irai voir ce qu’il fabrique chez Elodie. Combien de temps il y passera. Et j’espère qu’en rentrant, il m’appelle. Sinon, il n’aura pas de nouvelles de ma part. J’en ai un peu marre de me mettre en 4 pour qu’on se voit. A lui de se sortir les pouces du cul pour nous. Ouais… je dis ça, mais on verra ce soir!

Dès qu’il a fait nuit, j’étais en place devant chez Elodie. Je n’ai pas vu Pascal venir, mais Elodie sortir. Elle a pris un taxi, que j’ai eu toutes les peines du monde à suivre, jusqu’au restaurant où ils avaient rendez-vous. Il l’attendait devant et j’ai bien peur qu’il m’ait vu passer. J’ai fait semblant que je ne l’avais pas vu. Dans le rétro, j’ai vu qu’il a suivi ma voiture du regard. Zut. Prise en flag quoi!

Je suis revenue sur mes pas à pieds pour cercler le restaurant. J’ai bien fait. Ils étaient installés près des fenêtres et Pascal semblait regarder un peu trop souvent les voitures qui passaient dans la rue, devant les fenêtres du resto.

Renseignée sur leurs positions, j’ai été me planquer de manière à garder un oeil sur sa voiture. J’imagine qu’il ramènera Elodie. Par contre, assise sur des marches dégueu, j’ai pu les observer dans le restaurant. J’ai dû me retenir de fumer pour ne pas me faire repérer.

Pfff, 2 connards m’ont demandé combien? Non mais, on est pas dans une rue où travaillent les prostituées? qu’est-ce qu’ils s’imaginent ces plouks!

Pascal et Elodie n’avaient pas l’air de se prendre la tête. Au contraire, ils parlaient beaucoup et souriaient la plupart du temps. Pourquoi elle voulait tant le voir? Puis, pourquoi dans un resto? Je me suis demandée si ce n’était pas un coup monté en voyant la conne de Maud débarquer.

Mais, je ne le pense pas. Elodie n’avait pas l’air enchantée de voir sa copine débarquer. Maud n’est pas restée longtemps. Elles ont eu une vive discussion à l'entrée du restaurant, puis Maud a filé.

Maud avait l'air contente de son petit effet. Pascal, toujours à table, les avait regardé avec curiosité. Du coup, il avait perdu tout intérêt pour ce qui se passait dans la rue.

En passant devant les fenêtres, Maud lui a fait un petit signe. Je crois qu’Elodie avait les sourcils froncés. Elle avait perdu le sourire à l’arrivée de sa copine. Ils ont quittés le restaurant vers 23h. Au moment de payer l’addition, j’en ai profité pour filer jusqu’à ma voiture. Je n’avais pas besoin d’attendre là, je savais où ils iraient.

Pourtant, au dernier moment, j’ai décidé de rester encore un peu. J'ai bien fait.

Je les ai suivi de loin, très loin. Ils n’ont pas pris la direction de l’appartement d’Elodie. Ils ont été encore prendre un verre dans un bar qu’on n’a pas l’habitude de fréquenter. Pourquoi aller se cacher dans un bar perdu? On ne voyait rien. C’est un bar assez fermé, alors j’ai décidé d'aller attendre chez Elodie.


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234/2013 - Pascal ne m'a pas touchée!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 22 août 2013 - 234/2013 - Pascal ne m’a pas touchée!

Pascal est arrivé à la maison vers 1h du matin. Il avait vu la lumière et a tout de suite compris que j’étais là. Thomas m’avait tenu compagnie jusque là, et à l’arrivée de Pascal, il est monté se coucher. Je crois que Pascal a fait semblant qu’il était content de me voir. Mais, en mentionnant le fait qu’il rentrait de 2 jours de voyage, qu’il avait eu un souper à sa descente d’avion, qu’il n’avait pas encore pu rentrer poser ses affaires, et qu’il aspirait à une bonne douche, il m’a fait comprendre qu’il était tard et qu’il était crevé. Super! Comme bienvenue, on fait mieux!

Mais, grande fille, j’ai gardé le sourire. Je comprenais très bien. Je n’étais pas complètement idiote, je le savais avant même de débarquer chez lui. Ces derniers temps, c'est tout le temps moi qui va vers lui, j'ai l'impression qu'il ne fait rien. Qu'il reste en stand-by! C'est agaçant! Qu'est-ce que je foutais là? Clairement, il avait envi d'être seul!


Son natel a bippé alors qu’il était sous la douche. C’était un message de Caroline; “Pascal je t'aime :) T’es un amour! Merci pour ce soir mon amour. Je me suis sentie comme une reine. Je t’aime je t’aime je t’aime jusqu’à l’infini. Caro”. Tout de suite après, il y a eu encore un autre message; “Je n’ai pas envie d’enlever le chemisier, ni la veste que tu m’as offerte, envie de dormir avec hihihi. Si tu veux, après ta douche, tu peux venir dormir ici? on sera seul ;) Ou je peux venir aussi si tu veux? :) Bisous partout JE T’AIME smacksssss”.

Je suis restée un peu interdite. J’ai relu le message 2 fois. 3 fois. Je ne savais pas trop ce que je devais en penser. En fait, je ne pouvais rien y faire. C’est pas comme si je ne connaissais pas les sentiments de Caroline pour Pascal! D’ailleurs, c’est pour ça que je l’aime beaucoup, parce qu’elle l’aime autant que moi. Et elle n’agit pas comme une sale pétasse avec moi pour autant. En plus, on s’entend bien.

Alors comme ça, Pascal lui avait aussi fait des cadeaux pendant leur chopping à Paris??? Je ne crois pas qu’il aurait dû. Il m’achète toujours pleins de trucs quant on fait les magasins ensemble, mais c’est normal, je suis sa copine, Caroline est seulement l’autre. Je ne crois pas qu’il devrait pas la traiter la même chose que moi? Ça me déçoit un peu qu’il n’y ait pas pensé. Non peut-être que je cherche la petite bête!

Je lui ai dis que Caro lui avait laissé des messages quant il est sorti de la douche. Quelqu’un a frappé mon coeur avec une batte de baseball quant j’ai vu les griffures sur son corps. Je ne sais pas pourquoi, à ce moment là, je me suis demandée s’ils n’avaient pas fait une partie de jambes en l’air à 4, avec Paul et Alexia!!! J’espère que non, mais je savais que je ne demanderais rien. En tous cas, pas à Pascal. Peut-être que j’essayerais de le savoir par Caro. J’espère vraiment pas, sinon, je serais plus que furax. Je ne ferai plus confiance à Caroline et je ferai tout pour qu’il ne la fréquente plus. Faut quand même pas me prendre pour une bille.

Je me suis sentie rejetée, vexée, en plein désespoir, parce que Pascal ne m’a pas touchée. Il m’a prise dans ses bras pour dormir, oui, mais il n’a rien tenté. Je n’ai pas osé essayé moi non plus, de peur qu’il me repousse, sous prétexte qu’il était crevé. C’est rare qu’il ne me touche pas. Après tout un week-end avec Caro, c’est déstabilisant. J’ai pleuré. Pascal n’a pas semblé s’en apercevoir.

Ou il dormait ou il a fait semblant de ne rien entendre. Dans les 2 cas, c’est moche. Il aurait dû deviner que ça me ferait quelque chose. Je le trouvais presque froid avec moi. Je le sentais si loin de moi, et pourtant, j’étais bien dans ses bras, collée à lui. Mais, j’aurai tout aussi bien pu être ailleurs, c’était le même effet.


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233/2013 - Mauvais tour de passe-passe!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 21 août 2013  - 233/2013 - Mauvais tour de passe-passe!

Lundi, après son week-end à Paris avec Caroline, son meilleur pote et Alexia, la meilleure copine à Caro, j’attendais au moins un appel de Pascal. Je n’avais pas pu le voir à son retour dimanche soir. Il m’ envoyé 2 messages dans la journée juste pour me faire coucou. Après le 1er message, je l’ai appelé. On n'a pu se parler à peine 1mn, il était occupé. Pascal a promis d’essayer de m’appeler plus tard. Mais, il n’a pas appelé.

Mardi, je me sentais stupide de le rappeler. Comme si je le harcelais. C’était trop gênant. Alors, j’ai attendu. En vain. En fin de journée, je lui ai envoyé un message pour lui dire que j’avais espéré avoir de ses nouvelles. Pascal a répondu que lundi avait été une journée horrible, qu’il était parti mardi matin à Londres, qu’il rentrerait jeudi soir.

Et pourquoi n’avait-il rien dit plus tôt? Juste de stupide coucou, et rien sur le fait qu’il devait s’envoler pour Londres! Londres où se trouvait justement sa femme?! Merde, ça m’énerve. Je me suis retenue d’exploser. Comme il ne me proposait pas qu’on se voit à son retour, je lui ai posé la question. Et zut, j’ai été encore plus énervée. Pascal ne pouvait pas, il avait déjà un truc de prévu avec Caroline. Pffffff les nerfs!

Pascal m’a expliqué qu’ils avaient croisé un copain à Paul à Paris, et jeudi soir, ce type les avait invité à dîner. Comme il était avec Caro, il ne pouvait donc pas y aller avec moi. Je comprenais, mais ça m’énervait quand même. Je me sentais spoilier. Mise en quarantaine.Verte.

Je voulais le voir, alors j’ai proposé de le rejoindre chez lui le lendemain soir alors. Et là, après une hésitation qui a éveillé mes pires soupçons; Pascal avait rendez-vous, Elodie voulait lui parler. Il s’est lancé dans une longue explication embrouillée, comme quoi,  avait repoussé plusieurs fois, qu’elle savait qu’il ne pouvait pas en début de semaine parce qu’il était en voyage et tout. Est-ce qu’il n’y avait que moi qui ne savait pas qu’il partait à Londres ou quoi? Donc, ils avaient convenu qu’il… passait chez Elodie vendredi soir.

Non mais là, Pascal se fout de ma gueule ou quoi? Ça m’a troublé. J’aurai presque dû lui raccrocher au nez direct. Mais je me suis retenue.

Il n’avait pas pensé m’inclure dans ses projets? Ça ne lui ressemblait pas! Il devait se passer quelque chose. Qu’il n’ait pas pensé qu’il fallait qu’il fasse tout pour me rassurer, trouver une façon de montrer sa reconnaissance, d’une certaine façon, me remercier d’être aussi cool, après son week-end avec une autre femme? Pfff, à quoi ça servait de penser à celui qu'on aime avant tout? D’être si conciliante? Si c’est pour être traitée comme la dernière des dernières, alors ça n’en vaut pas la peine.

L’entendre dire qu’il préférait ne rien prévoir, parce qu’il ne savait pas quant il rentrerait le vendredi soir m’a achevée.

Mouais… J’étais peut-être trop conciliante… Aucun remerciement, aucune reconnaissance… Ça m’énerve trop fort! Je dis que ça m’énerve, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Je me sens triste, torturée, malade de chagrin. Pourquoi est-ce que Pascal agissait comme ça? Il ne m'aime plus? Je perds le nord, je n’arrive à rien, je n’avance pas de ne pas savoir ce qu’il pense, ce qu’il fait, si je compte encore ou pas… S’il apprécie ou pas que je pense plus à lui qu’à moi? Je perds pieds. J’ai les boules.

Ma nièce reçoit des camarades de classe à la maison, jeudi soir, et ma soeur dort chez Carmine. Pour lui montrer qu’on lui fait confiance, on va la laisser recevoir ses amis comme une grande fille. Je vais donc passer la nuit ailleurs. Pascal rentrait mais ne m’avait pas invitée. Il passait la soirée encore avec Caroline. J’ai décidé d’aller l’attendre quand même. Je voulais lui parler. Et j’espérais bien dormir chez lui. Sinon, je demanderais asile à Thomas ou Caro.

Caroline serait plus judicieux, j’aimerai bien qu’elle me raconte comment s’était passé leur voyage...


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232/2013 - Aurore; la grosse crise!

Publié le par JaneDo


Mardi, 20 août 2013  - 232/2013 - Aurore; la crise !

Branle-bas de combat ce soir avec Aurore, la copine à David, mon neveu. On a fait le souper de famille ce soir au lieu d’hier. 21h, tout le monde est loin. Le temps de ranger la cuisine, David nous appelle pour que ma frangine appelle son père pour qu’il aille la chercher. Elle faisait une crise. C’est 1h30 du mercredi matin, Aurore et son père viennent de partir. Rhhh, soirée fichue, et je suis raide.

Aurore, la copine à David, était partie avec la voiture à mon neveu, en larmes. Elle était en pleine crise de jalousie. Ils viennent à peine d’emménager ensemble, et aujourd’hui, elle avait dit à David qu’elle déménageait. Quant elle est arrivée, j’ai dû appeler son père pour lui dire où habite ma frangine. Aurore nous a raconté le calvaire qu’elle vit chaque jour. Elle l’aime tellement et a tellement peur de le perdre, qu’elle lui mène une vie d’enfer. Des crises, des larmes, elle fouille son natel, fouille son Facebook, fouille ses poches. Elle va jusqu'à le menacer de se suicider s'il la quitte.

Aujourd’hui, David a accepté une fille comme amie sur Facebook, alors elle a perdu les pédales, lui a dit qu’elle déménageait s’il ne l’enlevait pas de son Facebook. Mon neveu a refusé. Elle a cassé son natel, a jeté ses propres affaires par la fenêtre, puis a voulu aller les rechercher, mais avait peur qu’il l’enferme dehors. Bref, elle se fait souffrir à imaginer que toutes les filles sont mieux qu’elle, qu’il risque de tomber amoureux de celle qu’il croise au Fitness, celle avec qui il joue au Squash. Bref, elle se torture elle-même.

Aurore nous a raconté son calvaire, tout ce qui se passait dans sa tête; comme ma soeur a voulu voir que ses enfants, parce qu’elle voulait leur parler de quelque chose, elle a aussitôt eu l’impression que c’était contre elle. Qu’on sait qu’il voit une autre fille, que peut-être même qu’il est venu avec elle. Elle a été le suivre cette semaine à son Club de sport, avec des jumelles. Cachée dans sa voiture, elle l’a regardé jouer. Rien. Que la nuit, elle se lève exprès pour fouiller ses affaires, s'attendant à trouver des lettres d’amour d’autres nanas.

Ça me rappelle des trucs tout ça! La jalousie est une horrible torture mentale qu'on s'inflige soi-même! Si elle continue comme ça, elle finira par le fatiguer, et il la quittera! Et personne ne peut l'aider... Impossible de ne pas se reconnaître! Je savais trop bien ce qu’elle traversait. J’avais trop mal au coeur de la voir pleurer, et ça, ce n’est qu’une partie de ce qu’elle nous a raconté. J’étais triste pour elle. Incapable de lui donner un conseil valable, alors que je suis incapable de le suivre moi-même! C'est horrible de la voir souffrir autant et savoir qu'il n'y a pas grand chose à faire... A part se reprendre en main tout seul.

Bref, ils viennent enfin de partir… Et encore une soirée fichue! Ce matin aussi, Tchoy m’a envoyé un message pour me dire qu’il était à la rue ce soir. Je devais le rappeler après le souper, et je n’ai même pas pu le faire jusqu’à maintenant. Je vais vite essayer avant de me lancer dans autre chose, ou d’oublier.


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