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321/2012 - Layne est un monstre...

Publié le par JaneDo


Samedi - 17 novembre 2012  - 321/2012) - Layne est un monstre!

Atroce ce que Pascal pouvait me manquer. Si seulement il m’appelait, ça me rassurerait? Je saurai qu’il pense à moi. Mais là, rien. Pas de nouvelles; pas de messages, pas d’appels. Il ne pourra pas me raconter qu’il n’avait pas de batterie, oublié son natel ou quelques autres excuses tous aussi bidons. Pas une seul téléphone qui fonctionne? Pas de cabine téléphonique? Il ne manque pas de moyen pour me contacter s’il le voulait. Peut-être qu’il ne pensait pas du tout à moi en fait.

Rhhh, je dépéri. Je suis désespérée… Je traîne mon cadavre d’un coin à l’autre de mon appart, incapable d’avoir envie de faire quoi que ce soit. Je réalise à quel point je suis accroc, complètement dépendante. C’était une triste constatation. On ne peut pas dire que c’était la première fois que je m’en rendais compte.

L’après-midi, complètement en manque, j’ai été zoner chez Pascal. C’était vide. Mais au moins c’est l’endroit où il reviendra, où il vit, où flotte l’aura de sa présence.

Je savais que je risquais de tomber sur Thomas. Ça n’a pas manqué. Il était étonné de me voir là. J’ai fait semblant de venir chercher quelques affaires. J’avais un peu honte. On a été boire un petit café chez lui. La compagnie était agréable, mais je sombrais quand même. J’avais de la peine à suivre son monologue. Il a dû se rendre compte que j’étais à milles lieux en-dessous, alors il m’a prise dans ses bras.

La peur de m’accrocher à lui, de me laisser aller à pleurer comme une idiote m’a fait prendre la fuite. C’était clair, il s’est rendu compte que je déprimais. J’ai cru voir une once de pitié dans ses yeux. Encore la honte.

Désoeuvrée, à la recherche d’une bouée de sauvetage quelque part, j’ai failli aller faire un saut chez Caroline. Et ça, ç’aurait été lamentable. Ce matin, en prenant notre café ensemble, elle m’avait proposé de repasser ce soir et on aurait fait la même chose; lire et se larver. J’ai décliné sous prétexte que j’avais des trucs à faire. Alors courir chez elle maintenant, j’aurai vraiment l’air d’une tarte!

Rien d’autre à faire à part rentrer…

J’avais besoin de ne pas me sentir aussi abandonnée, aussi seule, aussi perdue quant Pascal n’était pas là. Besoin de croire que je pouvais respirer, vivre comme je le faisais avant. Où est-ce que mon “moi” était passé? Je n’étais plus que l’ombre de moi-même, c’était affligeant. J’aurai dû rester avec Thomas, je ne risquais rien. Non. Non, il est bien trop proche de Pascal, et je me serais sûrement mise à déballer ma déprime et Pascal aurait fini par le savoir. Non et non.

En manque de tendresse, de bras dans lesquels je pourrais fondre et oublier ma détresse, j’ai fait peut-être une grosse bêtise; J’ai appelé Layne.

Layne a été surpris d’avoir de mes nouvelles. Ça faisait un bail. Il n’était pas seul, donc je n’ai pas pu foncer me réfugier chez lui, mais il a proposé que je passe en début de soirée. Mouais, toujours aussi pratique lui! En début de soirée, comme ça il saurait s’il pouvait en tirer quelque chose, sinon, bye, il aurait d’autres chats à fouetter.

Caroline a appelé pour savoir si je voulais plutôt aller chez elle. On aurait dit qu’elle se doutait que mes excuses de ce matin n’était que des mensonges. Elle a insisté, essayant de me faire annuler, qu’elle se sentait seule. Je me demande si sa démarche était pour moi ou pour elle?

  • Non, je ne peux pas annuler… J’ai promis.
  • Si Pascal avait été là, alors on t’aurait pas vu ce soir?
  • Non, “on ne m’aurait pas vue”.
  • Mince… Je vais déprimer… Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire? Aller à la soirée de Thomas? Oh non. Je m’ennuierai. Ce sera pire. Ahfff, si jamais tu change d’avis… Tu sais que t’es la bienvenue. Ou sinon, je viens chez toi. C’était bien hier soir, je me sentais moins seule. Qu’est-ce que tu fais maintenant? Tu veux qu’on aille faire les magasins?
  • Les magasins? Un samedi? Quelle horreur, sûrement pas.

Mouais, je n’étais pas la meilleure copine de la planète en plus.

  • Ecoute, je passerais peut-être après…
  • Super! Oui, passe à n’importe quelle heure. Je serais là. J’ai rien d’autre à faire.
  • Arrête tes conneries. Tu n’as pas commencé à exister seulement depuis Pascal!

Man! Regarde qui parle!!! Comme si j’étais plus “smart”! Comme si je m'en sortais mieux qu'elle!!!

Layne est l’archétype du salaud. Mais un très charmant salaud. Difficile de résister à son sourire carnassier, de requin. Je crois que c’est son côté “bad boy” qui plaît tellement. Aucune considération pour les filles. Je crois qu’il n’en a rien à foutre. Du moment qu’il passe un bon moment, qu’il obtient ce qu’il veut, c’était tout ce qui comptait pour lui.

Il y avait une fille chez Layne. Ça m’a gênée. J’ai eu aussi l’impression que c’était comme pour me faire un signe; si tu viens, c’est que tu as mieux à me proposer. Glups. Moi qui pensait juste passer une soirée entourée de tendresse sans plus. Etre avec quelqu’un que je connais bien, avec qui je me sentais à l’aise et contre qui je pouvais juste me serrer sans honte. Des bras solides et masculins.

Layne me fit entrer et passer au salon. La demoiselle boutiquait dans la cuisine. Il avait été lui chercher son mateau et son sac et les posa sur la table de la cuisine.

  • Oh! Tu attendais quelqu’un? Tu ne m’en as rien dit!

Il a eu une sorte de rire, mais un sourire tout aussi charmant. Je les observais en douce. Elle aussi me détaillais du coin de l’oeil.

  • Je dois te rendre des comptes maintenant?

Un petit éclair de lucidité traversa les yeux de la charmante petite brunette.

  • C’était seulement pour une nuit, c’est ça? Pour tirer un coup facile, c’est ça?

Layne ne prit même pas la peine de répondre. Il prit les affaires qu’il avait posé sur la table pour les lui tendre. Elle a pensé s’être trompée, que ce n’était que parce qu’il avait une visite inattendue, qui semblait en plus, passablement déprimée, c'est pour ça qu’il l’encourageait à partir.

  • Je voulais te préparer un petit truc à manger…
  • Je n’aime pas qu’on traîne dans ma cuisine.
  • On se voit plus tard?

Layne est reste imperturbable, un sourcil légèrement relevé. Il se demandait si elle allait le forcer à mettre les points sur les "i". Après avoir enfilé son manteau, elle a voulu lui passer les bras autour du cou, l’embrasser, mais il s’est dérobé. Aoutch, l'affront! L’incompréhension se dépeignait son son joli visage. Quelle vache ce Layne. Il s’était adossé contre le pilier qui délimitait la cuisine, les bras croisés, le regard acéré, prêt à mordre, à lui arracher le coeur, à piquer là où ça fait mal.

Avant de quitter l’arène, elle s’est penchée vers lui, essayant encore de l’embrasser, mais il a tourné la tête en se redressant. LSur son visage, la douleur succéda à l’incompréhension. Campée telle une combattante, les jambes légèrement écartée, comme si elle avait peur de perdre l’équilibre, elle répéta sa question; C’était seulement pour une nuit, hein, c’est ça?”.

  • Faut pas m’en vouloir… C’est comme ça. Désolé!
  • Désolé? Mon oeil. Tu n’es qu’un beau salaud.

Elle lui lança encore un “va te faire foutre” en tournant les talons. La porte claqua avec force. Il n’avait pas été très sympa, je le lui ai fait remarqué. C’était gênant d’être le témoin de son comportement. J’avais un peu pitié qu’elle se soit laissé prendre dans ses filets. Le pire c’était qu’elle reviendra sûrement se faire tordre à nouveau. Je ne savais pas que Layne pouvait être aussi atroce avec les filles! Quelle horreur. Quel salaud!

  • Tu veux que je la rappelle?
  • Elle te raccrocherait au nez.
  • On parie? C’est vrai que toi et Pascal, vous aimez bien les petites parties à 3. Mais, je t’assure, elle n’en vaut pas la peine, elle n’est que jolie, pas trop top au lit.
  • Quel rat…

Layne a rigolé. Il est venu s’effondrer sur le canapé en me prenant dans ses bras. J’ai fait mine de vouloir le repousser. Il a maintenu la pression, me serrant encore plus fort en souriant. On savait chacun ce qui se passait dans la tête de l’autre. Sans se démonter, il m’a demandé si je passais la soirée avec lui ou si j’allais prendre la fuite s’il tentait de m’embrasser ou plus.

Mince, je n’avais pas envie d’être seule, et pas envie de passer la soirée avec une copine. Que faire? Lui faire croire qu’il y avait une chance ou être franche? Petite parade, je lui ai demandé s’il n’avait pas meilleur temps de courir après la petite brunette et se faire pardonner. Layne a éclaté de rire. Sans gêne il a dit qu’elle ne lui avait pas donné autant de plaisir que ça et qu’elle ne méritait pas une 2ème chance. Elle dégageait plus de sensualité qu’elle en avait en réalité. Un trompe oeil.

Je l’ai laissé m’embrassé. Après tout, c’était ça ou partir!

Puis, les photos et les rapports cachés au fond de l’armoire à Pascal m’ont frappé. Une petite lucidité bien à point. J’ai raconté à Layne sans lui parler du coffre, sans dire comment je le sais. J’ai sous-entendu que je l’avais appris par quelqu’un. Enfin, c’est ce qu’il a compris et je n’ai rien fait pour le détromper.

Il a compris que je ne passerais pas la nuit avec lui, et que je partirais à une heure décente pour ne pas attirer les foudres de Pascal. Layne a soigneusement baissé les stores, fermé tout ce qui pouvait nous trahir ou me mettre dans une mauvaise posture. Je savais que j’allais passer à la casserole si je ne partais pas. Mais, je n’avais pas trop envie de partir… Je devais trouver le moyen de faire traîner, espérer sans tomber entre ses griffes. Le rappel du traitement de la petite brunette m’a renforcé. Quelle chance que Layne ne m’a jamais traîtée comme ça!

Mais Layne n’était pas un idiot, il a très vite deviné ce qui se passait et a décidé d’attaquer. J’ai dû prendre la fuite. L’air de rien, ça l’a amusé. Il m’a demandé de ne plus revenir avant de savoir ce que je voulais vraiment. Ça n’avait jamais été compliqué entre nous, ce n’était que physique. C’était dommage. Je n’avais plus qu’à me contenter de Caroline ou de déprimer à mort toute seule chez moi, avec les images de Pascal et Jess dansant la farandole dans ma tête.

Caroline se sera!

Comme un chien mouillé, j’ai atterri sur le pas de sa porte. J’avais envie de pleurer. Elle a compris à voir ma tête que ça n’allait pas fort. Mais, je ne pouvais pas lui raconter. Je ne pouvais pas lui dire que j’avais failli enterrer mon manque de Pascal dans les bras d’un autre!

Voir Caro a agi comme un électro choc, mon cerveau se réveillait. Ce n’était pas toujours bon, mais le réflexe me permettait de basculer de la peine et de la déprime à la colère salvatrice. Après tout, il se tapait bien Caro quant il le voulait? Il était peut-être probablement en train d’en faire autant avec Jess? C’était sans doute pour ça qu’il ne m’appelait pas, qu’il ne me donnait pas de nouvelles.

Non! Je ne pouvais pas raconter tout ça à Caroline

Piquée au vif, j’ai laissé un message à Layne pour lui demander si je pouvais venir dormir chez lui. La réponse a été rapide, comme s’il attendait mon appel. Bien sûr, je pouvais dormir chez lui. Je savais très bien ce que ça impliquait. J’étais contente de moi, pourtant quelques heures plus tard, je n’étais plus aussi sûre. J’avais l’estomac dans les baskets, tout chamboulé.


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320/2012 - Confinées à la maison!

Publié le par JaneDo


Ania-xAnia-x   ;
307/2012 - sam.03.nov.12 - Halloween Rush!

Pourquoi tu acceptes qu'il couche avec Caroline... et peut-être même aussi avec Jess?

 

Ben, a vrai dire, je n'en sais rien! En fait, je crois que je ne sais pas comment l'empêcher. Ou peut-être que je ne veux pas l'en empêcher? Peut-être que j'ai aussi peur que Pascal se mette à me mentir? Pas parce qu'il sait qu'il y a des choses que je préfère ne pas savoir, mais parce qu'il le décide, parce qu'il ne veut pas que je sache? Ce serait horrible et me terroriserait! Qu'ils se cachent pour se voir? Que ça devienne plus sérieux à cause des risques?

 

Parce que j'aime bien Caro? Parce que je la connais? Au moins ce n'est pas avec une inconnue? Ça me fait moins peur. Peut-être parce que je sens que je n'ai pas le choix? Ou qu'il se décide à me quitter pour voir s'il est mieux avec Caro? Puet-être que j'aime souffrir quant je choisi moi-même ma punition? J'aime les situations compliquées? Parce que ça m'arrange? Caro est comme une extention de moi, elle ose agir ou faire des choses que je n'oserai pas faire, alors ça me rassure. Peut-être aussi que j'aime les relations à 3? Je pense qu'on a moins de chance de se faire larguer?

Comme tu vois, j'ai tout un tas de raison, ou de doutes qui me bloquent, qui fait que je ne sais pas très bien où j'en suis. Ni ce que je veux vraiment. Ni si j'ai intérêt à agir ou non! J'ai toujours été lente à la détente! A 2, on est plus forte, non? Peut-être parce que je ne suis pas très courageuse!

Bref, comme tu peux voir... Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas non plus si je devrais me mêler, ou le mettre au pied du mur... Si ça se trouve, il n'y aura que moi au pied du mur... et seule! Peur aussi qu'il me largue parce qu'elle lui manquerait et là ce serait le pire des cauchemars pour moi. Bien pire que d'accepter leurs relations actuelles!! Prendre le risque de le perdre? Non, je veux pas. Ça au moins, je le sais avec certitude.


Vendredi - 16 novembre 2012  - 319/2012) - Confiné à la maison

Vendredi, à 3h du matin, j’ai pris un somnifère pour pouvoir dormir sans rêves, sans cauchemars. Juste un petit coma profond, celui de l’oubli. Le néant. La journée a été consacrée à préparer mon week-end de solitude. Finalement, quant j’arrivais à ne pas penser à Pascal, je me réjouissais de pouvoir lire au coin de la cheminée. De n’avoir pas à voir qui que ce soit.

Après m’avoir préparé un bon petit feu de cheminée, un bon petit rôti au four avec du gratin, je me suis préparée à mon sport favori; larver sur mon canapé. J’étais contente. Je me sentais libre. Peut-être grâce à un petit antidépresseur que j’ai piqué à Caro.

On a décidé de conjuguer notre solitude. Comme elle aime aussi la lecture, elle a pris son bouquin sous le bras, mis son training préféré, et a débarqué chez moi à 19h, comme convenu. Après avoir mangé avec nos livres devant le nez, on s’est allongé et passé la soirée à lire.

De temps à autre, quelques petits rires, quelques remarques, quelques aller-retour à la machine à café… Mais chacune pour soi, chacune dans son univers littéraire. A vrai dire, on a passé une chouette soirée. Petite pause vers les 22h pour papoter un peu, voir ce qui traînait sur les chaînes de télé, mais aussi pour calmer la pression de l’histoire qu’on lisait.

Caroline a dormi ici. Ça l’embêtait de rentrer pour retrouver un appart froid et vide. Je pense que tout comme moi, elle avait envie d’un peu de compagnie.

Je ne savais pas qu’elle prenait des antidépresseur. Ça m’a fait un peu mal au coeur pour elle. Je ne savais pas que derrière ses sourires, ses yeux clairs et son entrain se cachait quelques douleurs dont elle préférait ne pas parler. Attendrissante est le mot qui m’est venu. Je comprenais pourquoi Pascal tenait tellement à elle. Même moi, je la trouvais attendrissante. J’aimais sa compagnie.

Vanée, les yeux se fermant toutes seules, je me suis couchée vers 4h du matin. Caro est tombée avant moi. Elle s’est endormie avec son livre sur le ventre. J’ai dû la réveiller pour qu’elle se traîne jusqu’à la chambre d’amis.


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319/2012 - Anniv. de mariage... 4ans déjà!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 15 novembre 2012  - 319/2012) - Anniversaire de mariage… 4ans déjà!

La sonnerie du téléphone m’a réveillé. C’était Pascal. Le souvenir de son départ prochain est venu me frapper en plein coeur; il partait 4 jours avec sa femme. Pour fêter leur anniversaire de mariage. Dégoûtée. Pourquoi est-ce que je supportais tout ça déjà? Ha oui… Parce que je l’aime à en crever.

Pascal voulait m'inviter à manger avec lui à midi. Une flamme de lucidité éclaira ma conscience de victime consentante. Enfin, mangé était un grand mot! Il voulait autre chose que manger, je le savais bien. Ma raison m’interdisait d’accepter, mais mon coeur lui, avait déjà pris sa décision. Une journée loin de lui était une souffrance, alors 4 jours; le bannissement.

Il me fallait de quoi occuper son absence avec le souvenir de ses baisers, de ses sourires, de ses mains sur mon corps affamé. Je n’avais pas bien dormi, son visage m’avait poursuivi jusque dans les recoins de mes rêves. Déjà en manque. Et aussi, pour lui voler l’envie de chercher auprès de sa femme de quoi calmer sa faim.

J’étais en avance, excitée à l’idée de le voir. Mes mains tremblaient. C’est bête. Comme si c’était notre 1er rendez-vous. Je n’arrive toujours pas à m’y faire. Toujours aussi impatiente, toujours aussi amoureuse de lui. Aujourd’hui encore, j’avais toujours autant de mal à comprendre pourquoi Pascal s’intéressait à
une bonne femme comme moi.

Appuyé contre de la porte, les bras croisés, ses yeux verts brulants me déshabillait déjà. Je frissonnais aussi. Mais ce n’était pas de froid, mais d’impatiente d’embrasser cette bouche qui me fait toujours découvrir milles merveilles. Il m’a attrapée par la main, m’invitant à le suivre. Ce lit qui serait le témoin de mes supplices. Entre ses bras, je mourrai chaque fois un peu, et je renaissais remplie de bonheur et de passion.

Ses mains avaient parcouru chaque parcelle de ma peau, son corps m’avait marqué au fer rouge, Je lui appartenais corps et âme. Je n’arriverais jamais à l’oublier, à le fuir… Ni à ne plus l’aimer!

Mon appart me semblait trop grand, trop vide. Il allait me manquer. Je n’arrivais pas à penser à autre chose que Pascal. J’espère qu’il ne se réconciliera pas avec sa femme. J’espère qu’il pensera à moi, que je l’ai aussi marqué au fer rouge. J’espérais qu’il me revienne. Les jours allaient me sembler longues, les nuits encore plus longues. Son absence teintera tout d’une horrible couleur grise. Un monde sans lui est irrespirable pour moi.

Le soir, avant de quitter la maison, il m’a envoyé un petit message de rien du tout peut-être, mais qui a fait bondir mon coeur dans tous les sens; “Babe I love you” (Babe Je t’aime). La tête en vrac, le coeur en bandoulière, je me suis noyée dans la peinture pour ne pas trop penser. Pour ne pas sombrer.

Mais la peinture ne suffisait pas, alors je me suis plongée dans un nouveau livre de Giebel. Plus de 700 pages. Heureusement, le livre était passionnant. A chaque petite pause café, le visage de celui qui hante mes rêves apparaissait dans ma tête. Alors, je me dépêchais de me replonger dans mon livre. Je regrettais de ne pas lui avoir demandé où ils allaient. Puis non, mieux vaut ne pas savoir.

Puis, j’ai été déçue de ne pas recevoir de petits mots à son arrivée. Où qu’il soit allé, il devait y être? Encore une nuit rempli de lui, mais de cauchemars aussi.


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317/2012 - Que des embuches!

Publié le par JaneDo


Mercredi - 14 novembre 2012  - 318/2012) - Que des embuches!

Dans ma tête, c’était déjà décidé, je ne lui ferais pas la tête. Ok, il n’avait pas eu de chance, moi non plus, de le trouver chaque fois dans des situations chiantes. Je comprenais parfaitement ce qui avait pu se passer, mais ça m’énervait. Je comprenais, mais zut, tout de même, il avait vu Caro tout le week-end, puisqu’elle était au chalet.

Ce n’était pas le bon moment pour lui prendre la tête jusqu’à ce qu’il comprenne mon point de vue, ce que j’ai pu ressentir là, debout dans l’entrée de notre chambre.

  • Je ne comprends pas Jane, tu dis que je peux appeler Pascal, le voir et tout, et dès que tu nous vois ensemble, tu pètes un plomb.
  • Pas du tout… Simplement, je ne m’y attendais pas. Puis, c’est notre chambre, et on ne s’était pas vu du week-end, alors non, je ne m’y attendais pas.
  • Ça n’explique pas pourquoi tu lui fais la tête, ou les gros yeux. Ni pourquoi tu sembles exiger des explications chaque fois!

Elle m’énervait à la fin! Ce n’est pas à elle de me dire comment je dois être avec mon mec. Non mais. Caro a senti que je commençais à fulminer. Elle a voulu changer de sujet, mais avant, elle a dit quelques mots de trop: “Faudrait que tu le laisses respirer un peu”. Ma vue a viré au rouge. Elle s’en ai rendu tout de suite compte. C’était peut-être un peu tard.

  • Ouais! T’as raison. Faut peut-être qu’il arrête de te voir et tout irait nettement mieux.

Caroline m’a jeté un petit regard enfumé. Elle n’a pas aimé ma petite remarque. Si elle avait osé, je crois qu’elle m’aurait raccroché au nez, mais elle voulait tenté de me calmer avant. Peut-être aussi savoir ce que j’allais faire. Hihihi, elle avait peur que je mette mes menaces à exécution. Mais non, je n’allais rien faire. J’avais trop peur que Pascal refuse tout net.

Après notre petite discussion, j’ai décidé d’aller chez Pascal comme si de rien. Je ne voulais pas le laisser croire que j’étais fâchée. J’étais prête à faire l’amnésique.

Pascal et Jess mangeait. Je n’avais faim. Ma voisine m’avait déjà rempli l’estomac avec des tartes aux pommes, des beignets et de la soupe. J’étais rassasiée. De toute façon, je n’aurai rien pu avaler. Trop tendue. J’ai eu un coup de chaleur en voyant Pascal en débardeur, passant un délicieux début de soirée à rigoler avec sa femme. Au détour d’un regard, j’ai vu que celui de Jess était assez moqueur. Elle me donnait l’impression d’être de trop. C’était comme si ses yeux me disait; “qu’est-ce que tu fous ici??”.

Après avoir posé mes affaires et leur avoir fait la bise, je me suis plantée dans le canapé pour lire. En fait, maintenant, je me sentais de trop.

Après avoir mangé, Pascal m’a prise par la main pour aller dans la chambre. Il était content de me voir. Je ne l’ai pas laissé le temps de se réjouir. Malgré toute ma bonne volonté, je ne comprenais pas ce qu’on foutait encore au rez. Pourquoi ne pas aller chez Thomas? Qu’est-ce qu’il attendait?

  • Heum… Je peux pas tout de suite. La semaine prochaine, ou ce week-end peut-être.
  • Tu avais dit qu’on serait en haut quant elle rentre. Qu’on profitait juste de son absence pour avoir un peu la paix ici. Mais, que dès son retour, on irait chez…
  • Jane… Peut-être que tu ne t’en souviens pas, mais demain, c’est… C'est notre anniversaire de mariage. Je ne peux pas la planter comme ça. Je ne peux pas la laisser seule. Elle a besoin que je sois auprès d'elle.

Pfffouh! J’avais oublié. J’avais complètement oublié ce jour fatidique. Ce jour horrible. Cet horrible souvenir. Pascal a voulu me prendre les mains, je les ai retiré. C’était une réaction hors contrôle, viscérale. Pourtant, je ne voulais pas avoir une réaction pareille. Pascal s’est légèrement effondré, son visage a pâli. Il m’a demandé si je lui en voulais autant que ça. Je ne lui en voulais pas. Enfin pas vraiment.

  • S’il te plaît… Ne réagit pas comme ça! Ne me repousse pas… Je n’ai pas trop le moral ces temps. Je vois bien aussi que tu es sur les nerfs… Ça doit être de ma faute, et je ne sais pas quoi faire pour te retrouver. Qu’est-ce que je peux faire?

Qu'est-ce qu'il pouvait faire? Rien. Il ne pourrait pas me donner ce que j'aurai voulu. Il a dit qu’il m’aurait bien proposé de dormir en haut, mais il avait l’impression que je voudrais qu’on soit ensemble la 1ère fois. En plus, ça ne lui plaisait pas trop de me savoir en haut sans lui. J’ai réalisé qu’il était encore un peu jaloux de Thomas. Pourtant, il n’avait aucune raison.

Je suis restée silencieuse à le regarder. C’est vrai qu’il avait l’air fatigué. Perdu même. Ça me retournait le coeur, parce que j’avais envie de le prendre dans mes bras. De le serrer très fort. Et puis, je n’avais pas envie de lui faire la tête, ni de me privé de ses bras. De sa tendresse. A quoi ça servait de perdre tout ce temps à fuir ce que je voulais de toute mon âme. J’ai passé mes bras autour de lui, de son épaule, et j’ai posé ma tête contre la sienne, en lui faisant des bisous. J’aime l’odeur de ses cheveux.

Pascal m’a tout de suite attirée contre lui, me serrant si fort que j’ai cru que j’allais étouffer.

On est resté comme ça un long moment. Sa main descendait le long de mon dos, je sentais sa respiration changer de rythme. Il m’a embrassée. C’était un de ses baisers qui font perdre le nord, qui m’efface le cerveau. Son regard qui se voile, qui prend une teinte vert orageuse.

Je n’ai pas eu le temps de me réjouir. Son air gêné m’a tout de suite mise en alerte. J’ai gardé mon calme quant il m’a demandé de rentrer. Il se sentait obligé de rester avec sa femme pour leur anniversaire de mariage. Après on pourra s’installer chez Thomas. En attendant, sa femme et lui avaient prévu de partir quelques jours. 4 jours.

Il ne m’a pas dit où, et je n’ai rien demandé.

Savoir aurait activé mes neurones et je me serais mise à les imaginer faisant les magasins, sortant manger, etc, avec les couleurs locales à la clé. Non, je ne voulais pas savoir où.

Ensuite, Pascal m’a demandé après ça si je voulais rester et passer la soirée ensemble. Je voulais savoir ce qu’il entendait par là? Est-ce qu’on serait obligé de rester assis chacun dans un coin, se parler à distance, s’ignorer, quoi? Si c’était ça, je préférais rentrer. Le pauvre, je lui menais la vie dure!!!

Après un petit moment de silence total. Il a dit que non, il voulait passer la soirée avec moi, mais que c’était peut-être mieux que je ne reste pas dormir.

Jess avait fini la vaisselle quant on est revenu au salon. Jess se préparait à s’installer devant la télé. C’était gênant. Je ne voyais pas comment on allait pouvoir passer une soirée ensemble avec Jess dans les pattes. Je me rappelais encore trop bien ce que j’avais ressenti l’autre jour. Discrètement, j’ai dit à Pascal que j’allais rentrer. Il a voulu me raccompagner, mais je savais bien que je n’étais pas d’humeur à le laisser m’approcher de trop près. Vraiment pas d’humeur.

Je voyais bien qu’il était déçu. Peut-être même triste. Mais, je n’y pouvais pas grand chose. J’étais triste aussi. Les choses se gâtaient entre nous, je n’avais plus de repaire. Je me sentais perdue, ne sachant pas quoi faire pour bien faire. Puis, Pascal m’a attrapée par la main, je pouvais lire de la détresse dans ses yeux, une supplique. Alors, j’ai changé d’avis et je sis restée.

Après avoir descendu les stores, on s’est installé au salon nous aussi. Mais, à bonne distance de sa femme. Pascal m’a installé entre ses jambes. On chuchotait pour avoir un peu d’intimité. J’aurai bien voulu qu’on aille chez Thomas, mais ce n’était pas à moi de le proposer.

Jess nous lançait de petits regards curieux. Je pense qu’elle s’attendait à me voir partir en courant. Elle devait certainement être très déçue. J’étais contente.

C’était elle qui avait invitée Caroline hier soir. Elle savait que ça allait me faire chier je pense. Me mettre des battons dans les roues, c’était un de ses petits jeux favoris. Pascal avait passé le week-end a essayé de me joindre, il était sûr que je lui en voulais, sûr que j’allais le lui faire payer. Il avait espéré qu’on puisse discuter pendant le week-end, alors ne me voyant pas venir, il a regretté d’être monté sans qu'on ai eu l’occasion de se parler avant.

J’ai prétendu que ce n’était pas grave. Que j’étais un peu tendue ces temps-ci, et que c’était lui qui payait pour mes angoisses. Après tout, c’est toujours la personne qu’on aime, la personne la plus proche qui casque. On s’attend à ce qu’ils soient les plus compréhensifs, donc, c’était ce que j’attendais de lui.

Ça a eu l’air de le rassurer. Il a même rigolé en disant que si ce n’était que ça, alors tant mieux. Il était près à endurer ma mauvaise humeur, tant que ce n’était pas contre lui. Tant que ça ne “nous” remettait pas en question. J’étais prête à lui faire croire n’importe quoi, pour qu’on ne se brouille pas. Parce que, je crois vraiment que c’était de ma faute, que c’était moi qui n’allait pas bien.

Pascal s’est même laisser aller à me faire de petits bisous dans le cou, sur les épaules. Il était hyper câlin. Ce n’est que quant Jess a finalement été se coucher qu’il a osé m’embrasser. Peut-être que je lui avais vraiment manqué? Vers 23h, j’ai décidé qu’il était tant pour moi de rentrer.

Horrible… Dès que je me suis retrouvée seule, je me suis sentie vide… Abandonnée… Il allait partir avec elle, et ça me désespérait. Flûte, je n’avais pas envie de rentrer, j’aurai voulu rester avec lui jusqu’au dernier moment. Profiter de chaque seconde. Comment j’allais survivre pendant 4 jours sans lui?

Pour me donner du courage, je me suis rappelée que j’avais bien réussi à passer des week-end sans lui, à respirer quant il était parti en Allemagne. Là, il ne partait que 4 jours. 4 petits jours. Il serait vite de retour. J’ai pleuré longtemps avant de trouver le sommeil. Je ne sais pas pourquoi, mais je m’attendais à ce qu’il vienne chez moi. Puis, je lui en ai voulu de ne pas l’avoir fait. Je me suis dis que si je lui avais vraiment manqué le week-end passé, il serait venu.

En fait, je crois que je cherchais des raisons d’être fâchée avec lui. Comme ça, il m’aurait moins manqué.


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316/2012 - Plié de rire - Pliée de déception

Publié le par JaneDo


Lundi - 12 novembre 2012 - 316/2012) - L’honneur est sauf!

Pas de souper de famille ce soir, et pourtant, j’ai rien prévu. J’espérais un petit appel de Pascal. Un appel rempli de regret, où il me dirait combien je lui aurai manqué, l’entendre me supplier, sentir qu’il avait envi de me voir. Mais rien.

Pascal n’avait pas d’entraînement ce soir, alors, j’aurai aimé le voir. Mais, ma fierté était trop grosse pour que je puisse prendre le téléphone et l’appeler. Zut.

Désoeuvrée, morte d’ennui, je suis allée prendre un café avec ma frangine, ensuite, je suis rentrée peindre et lire. Une bonne heure dans un bon bain chaud, et toujours l’angoisse qui me grignote les tripes. Peut-être que cette fois, c’est lui qui est fâché? Non, il n’avait aucune raison.

Marie m’a dit qu’elle avait croisé un jeune homme ce matin, vers midi. Des yeux verts, grand, très beau. Il est entré dans l’immeuble alors qu’elle partait. Qu’elle n’imagine pas qu’il allait surement pas chez les voisins du milieu. J’ai prétendu que c’était probablement un pote. Pas osé dire que c’était Pascal.

L’empêche, ça m’a fait plaisir. N’ayant pas pu me joindre, il a sans doute voulu m’avoir en face! Bon point pour lui! Ce sont de petites vacheries comme ça qu’il fait qui font que je l’adore tellement.

Il est trop adorable. Même si je n’aime pas trop l’idée qu’il se soit parqué devant la maison, parce que je n’aime pas qu’on devine ma vie privée, il a au moins fait un geste. J’ai dit que c’était qu’un copain donc, même si elle le re-croise avec sa femme, l’honneur est sauf.


Mardi - 13 novembre 2012  - 317/2012) - Plié de rire - Pliée de déception!

Zut... je prends du retard... Anniversaire ce soir... Et voisine qui m'invite pour le café... L'ex à Tchoy qui veut que je l'aide à parler avec lui... Rhhh... J'suis trop raide!

Qu’est-ce qu’on a ri!!! Gillou est venu sans sa femme, Pascale. C’était l’anniversaire de son fils après tout. Lilice lui avait mis des rajouts, alors il nous a raconté toutes ses péripéties avec ses nouveaux cheveux. On était plié de rire. Ce seront de beaux  souvenirs.

Carmine a voulu jouer aux cartes après. Je n’aurai jamais dû accepté. Rose et lui n’ont fait que de se chamailler. Ou peut-être qu’on aurait dû les séparer au lieu de les mettre dans la même équipe? Crevant. Mais aussi, elle n’avait pas besoin de répondre! C’était des;" tu sais pas jouer, t’aurai pas dû mettre ci, ou pourquoi avoir choisi ça…" Bref, bonjour l’ambiance! Lice et moi avons gagné sans soucis et haut la main.

Je devais rappeler Fabianna. J’ai oublié, je suis rentrée trop tard. Passé 2h du mat. Au moins, je n’ai pas pensé à Pascal pendant la soirée. Sauf en rentrant! Le désespoir m’avait rattrapée!

Je mourrais d’envie de le voir… Trop horrible. J’ai alors lu un des messages que j’avais gardé; "Bade? C’est pas vrai, t’es quand même pas fâchée? Pourquoi tu ne m’appelle pas? Ou passe? J’ai envi de te voir. Pas toi?" Bon d’accord! Puisqu’il me suppliait à peu près dans son message, j’ai foncé chez lui…

Mouais! J’aurai peut-être dû l’avertir? En même temps, ça m’ouvrait les yeux! Je suis entrée avec ma clé vu qu’ils semblaient dormir. J’avais juste oublié, dans ma précipitation, qu’il pouvait ne pas être dans notre chambre, mais avec Jess.

Choc frontal encore plus brutal; je l’ai retrouvé dans notre lit, endormi, avec Caro dans les bras!!!

Mon sang n’a fait qu’un tour. La fureur a dû me peindre en rouge et certainement raisonner. Je n’avais pourtant pas fait de bruit, mais ça l’a réveillé. Ou c’était peut-être la lumière derrière moi. Pascal a ouvert un oeil, puis il a sursauté et s’est levé en vitesse. Tout ce remue ménage a réveillé Caro; “Qu’est-ce qui se passe?”.

Pascal avait dû oublié qu’elle était là, parce qu’il a suivi la voix et mon regard. Je l’ai vu pâlir.

J’avais déjà commencé à reculer pour prendre la fuite et il a attrapé ma main. J’avais l’estomac retourné. Comment pouvait-il être aussi nul.

  • Wahhh, ce n’est pas ce que tu crois! Il ne s’est rien passé. On a juste discuté et on a dû s’endormir.

Pascal a très bien senti que je voulais retirer ma main. Son contact me brûlait. Ou c’était la rage ou l’envie de pleurer. Je ne sais pas très bien. J’avais un pavé qui m’obstruait la gorge. Merde, c’était 2h du matin, et on aurait tous dû être en train de dormir sagement. Et c’était gênant. Et pour couronner le tout. Jess s’est aussi réveillé.

  • On s’est juste endormi, rien de plus. Puis, tu as vu, la porte était ouverte. D’ailleurs Caro va rentrer. Je t’assure que ce n’était pas prévu. Allé… Reste… Puis, regard… Je suis tout habillé!
  • C’est quoi tout ce bordel? demandait Jess en se frottant les yeux.

Après avoir vu l’embarras et la gêne qui dégoulinaient de chacun de nous, elle a secoué la tête et a lancé une dernière petite pique en retournant dans sa chambre.

  • Mouais, si tu sautais pas tout ce qui bouge, tu ne te retrouverais pas dans cette situation! Pfff. Je retourne me coucher. Tâchez de régler ça vite fait que je puisse dormir.

Bref, je voyais bien qu’il était mal, mais l’image restait gravée sur ma rétine et me bouchait les oreilles. Mon cerveau aussi ne fonctionnait pas. Tout ce qu’il me racontait n’arrivait pas jusqu’à mes cellules grises. Atroce. Comment pouvait-il imaginé que j’aurai envie de me poser dans ce lit où il a laissé une autre poser ses fesses?

Encore heureux qu’il ne soit pas monté dans notre future chambre chez Thomas avec elle. Ç’aurait été la totale!

Non, non et non. Même si quelque part j’en avais certainement envie, je ne pouvais pas rester. Pas question de m’étaler sur ce lit après une autre. Pascal avait beau me supplier du regard, répéter encore et encore sa demande pour que je reste. Hors de question.

Pourtant, après son 6ème “Je t’en prie… Reste”. J’ai mis un peu d’eau dans mon vin. Caro s’était joint à lui pour me raconter la même salade, avec de petits airs coupables et suppliante. M’énerve. J’ai dit haut et fort que je ne restais que 5mn, qu’il était tard, que je rentrais de toute manière. Dès que Caro a filé, il a voulu me tirer dans la chambre pour discuter, question de ne pas déranger Jess.

Hum! Il rêve… Pas question que j’aille dans cette chambre… Pas ce soir, et peut-être plus jamais!

On s’est installé au bar de la cuisine et il m’a proposé un café. Probablement pour réfléchir à quoi dire. Après la surchauffe, mon cerveau s’était refroidi. Retour à un fonctionnement plus ou moins normal. J’avais compris. Pour que Jess puisse dormir, ils avaient été dans la chambre, tout en laissant la porte ouverte. Ils se sont endormi, je voulais bien le croire. Ça m’énervait qu’il laisse une autre se poser à ma place c’est tout.

Rhhh, l’empêche, l’image de lui et Caro, lui la tenant dans ses bras, les bras autour d’elle, ne voulait pas disparaître de ma tête.

Pascal s’est empêtré dans les explications, me racontant de quoi ils avaient discuté. Je n’écoutais pas vraiment, je réfléchissais à toute vitesse pour savoir ce que je devais faire ou dire. De toute façon, il ne fallait pas que je lui fasse la gueule. Toute de même, ça faisait un peu beaucoup. Coup sur coup, il me repousse, puis je le trouve avec une autre dans les bras?

Il avait beau insisté pour que je reste dormir, je ne pouvais pas. Impossible.


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315/2012 - 315/2012) - Triste dimanche sans lui!

Publié le par JaneDo


Dimanche - 11 novembre 2012 - 315/2012) - Triste dimanche sans lui!

Dimanche matin, j’ai été me défoulé en faisant un long jogging. J’aime courir toute seule. J’étais tendue comme une hélice, la tête en vrac. Ça m’a fait un bien fou. Ensuite, après un long bain de mousse, toujours un bouquin à la main, j’ai fondu sur le canapé. Incapable de poser mon livre.

Après quelques larmes, à la fin de “Juste une Ombre”, j’ai voulu changer de genre. Une petite pause de peinture. J’ai hésité entre un Stephen King et encore un Karine Giebel; “Jusqu’à ce que la mort nous unisse. Incapable de résister, j’ai entamé le 2ème livre de Giebel. J’ai lu toute la journée, entre-coupé d’une petite sieste et d’un bon petite dîner avec mon livre devant les yeux.

Finalement, j’ai passé un bon week-end. Tant que j’avais le nez dans mes livres, ou un pinceau à la main, je ne pensais pas à Pascal, ni à ce qu’il pouvait être en train de faire. J’avais mis mon natel sur silencieux. Chaque fois que j’y jetais un coup d’oeil, je voyais qu’il avait tenté de m’appeler ou m’avait laissé un petit mot.

Mardi c’est l’anniversaire de l’aîné de mes neveux. Je dois faire un gâteau. Donc demain, pas de souper chez ma frangine, c’est reporté à mardi. J’ai déjà prévu un cadeau pour décorer son appart.

2 amis m’ont laissé des messages ou essayé d’appeler, y compris Caro, mais je n’ai rappelé personne. J’avais juste envie de lire. Un petit feu crépitait dans ma cheminée, un petit café à portée de main, un training pourri, mais hyper confortable, que demander de plus. Un dimanche de farniente, comme je les aime.

De temps en temps tout de même, une petite lourdeur me pesait sur le coeur en pensant à Pascal.


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314/2012 - Triste week-end sans lui...

Publié le par JaneDo


Samedi - 10 novembre 2012 - 314/2012) - Triste week-end sans lui...

Pascal m’avait fait comprendre qu’il voulait de l’espace hier soir. Très bien, je lui ai laissé de l’espace ce soir aussi. C’est vrai, je boudais. Je lui laisserai de l’espace tout le week-end. Même, je ne répondrais pas à ses appels non plus. Il voulait de l’espace hein? Ben, il allait en avoir tout plein.

Ça me faisait mal de ne pas le voir de tout le week-end. Je digérais encore mal son attitude de l’autre soir, et devant Jess en plus. Ça me tordait toujours l’estomac, même si je savais bien qu’il avait parfaitement raison à la base. J’ai su qu’ils allaient au chalet pour le week-end, et ça m’a fait encore plus mal.

Pascal a essayé de m’appeler vers 9h ce matin, probablement pour savoir si je montais au chalet. J’étais furax. Il savait certainement qu’ils monteraient au chalet hier soir, et il ne m’en a rien dit. Je suis même certaine qu’ils sont monté hier soir, alors pourquoi attendre ce matin pour m’appeler?

Verte. J’étais verte. J’écumais de rage. Ma colère me voilait la vue, je n’arrivais plus à gérer mes sentiments, ni même contrôler mes réactions. Je sentais une envie folle de vengeance, et j’essayais de ne pas me laisser entraîner sur ce chemin qui ne pouvait que tout détruire.

Samedi soir, j’ai dû vraiment faire un gros effort pour ne pas appeler Layne et monter avec lui au chalet juste pour enrager Pascal. Quoique, Layne y était peut-être déjà? Mais la perspective de voir Pascal perdre son sang-froid l’aurait sûrement décidé à venir me chercher ou renvoyer la fille avec laquelle il était peut-être monté.

Non. Jess se rendrait compte immédiatement que ça m’avait écoeurée que Pascal me rejette. Je préférais qu’elle ne sache pas avec certitude si oui ou non ça m’avait blessée. Mais bon, je pense de voir que je n’étais pas allée au chalet pouvait aussi lui mettre la puce à l’oreille.

J’ai effacé de rage tous les messages que Pascal m’a envoyé. Je ne voulais pas les lire, je risquais de regretter ou pire fondre, ensuite courir le rejoindre. Pourquoi faire? Passer le week-end à le regarder tout lovy-dovy avec sa femme? Peut-être que j’aurai dû? Après tout, Caro le supporte bien elle, et il lui tombait toujours dans les bras? Grrrh, non. Trop fière, trop orgueilleuse.

J’ai passé le week-end toute seule chez moi. J’ai beaucoup lu; Juste une Ombre de Karine Giebel, ensuite, j’ai entamé le 2ème bouquin, toujours du même auteur. J’aime sa manière d’écrire. Le seul point négatif, c’est que ses histoires finissent toujours mal. Toujours des fins tristes qui vous restent sur l’estomac.


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313/2012 - Hélas... Retour de sa femme!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 9 novembre 2012 - 313/2012) - Hélas, retour de sa femme!

Je bouillonnais. La déception me brûlait les tripes. L’humiliation aussi. Les images de la manière que Pascal m’avait repoussée devant les yeux de sa femme me faisait bouillir de honte. En plus de tout, ce qui était, à mon sens encore pire, c’est que Pascal me manquait.

Malgré l’envie dévorante, je ne pouvais pas imaginer me retrouver en face de lui. Je ne pourrais pas supporter de me retrouver face à ses yeux verts qui me sonderaient, conscient de ma capitulation. Ni face à sa femme d’ailleurs. Au milieu du chaos qui régnait dans ma tête, le sourire de Pascal s’imposait dans mon esprit. J’imaginais son visage, son corps. Mince, il me manquait.

  • Alors? Tu viens?
  • Non. Désolée, j’ai un truc ce soir.
  • Ah ok.

Mince, j’aurai voulu qu’il insiste, qu’il me supplie. J’aurai peut-être boudé un peu, même si ce n’était que par téléphone, puis j’aurai fait semblant de capituler de mauvaise grâce. En fait, pour courir vers lui comme j’en avais envie dès le départ.

  • Pfff, tu aurai pu insister un peu tout de même!

Il a rigolé, de ce rire qui me faisait fondre. Puis, il m’a dit qu’il se doutait que, quoi qu’il fasse, je ne viendrais pas, il l’avait compris dans ma voix. Mouais! C’était vrai. Rien ne m’aurait fait changer d’avis. Je voulais lui manquer.

  • Tu ne voulais pas de moi hier, alors je crois que c’est mieux qu’on ne se voit pas.
  • Jane… Afff! J’en étais sûr!

Après un gros soupir, il m’a rappelé dans quelle situation sa femme nous avait trouvé. En plus après ça, je viens encore en rajouter en me collant contre lui devant elle, et sans tirer les stores. Que ce n’était pas le bon moment pour se faire des câlins. Et certainement pas devant Jess!

Et voilà, je me suis sentie stupide!!!

Pourtant l’humiliation était encore là, qui me rongeait de l’intérieur. Non, je ne pouvais pas aller chez lui. Ce soir, petite soirée tranquille chez moi, question d’oublier. Si seulement je pouvais oublier la blessure que j’ai ressenti quant il s’est détourné, qu’il m’a fuit. Ne plus y penser, l’effacer de ma tête. Ne plus me rappeler comme je m’étais sentie bête.

Avant de raccrocher, Pascal m’a dit que si je changeais d’avis, fallait que je l’appelle, si possible, pas trop tard. Il a essayé de me faire comprendre que sinon, il ne serait certainement pas à dormir dans une chambre vide. Quant il a raccroché, c’était le grand vide, la traversée du désert.

Horrible de se sentir si dépendante d'un mec!!!

Hum, je le savais déjà. Je pensais être assez forte pour ne pas flancher, ni me pointer sans être annoncée. Mais bon, c’était cool qu’il ait appelé pour me demander d’aller chez lui. On s’était pourtant mis d’accord qu’au retour de sa femme, je les laisserai tranquille le 1er soir.


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312/2012 - Rejetée... & Problème avec internet

Publié le par JaneDo


Jeudi - 8 novembre 2012 - 312/2012) - Rejetée! Problème de connexion à internet!

Je ne pourrais peut-être pas me connecter ce soir sur internet! D'habitude, même hors de chez moi, je me connecte avec mon réseau de téléphone mobile (natel). Hélas, j'ai fait tomber mon natel! Je reçois encore les sms et appels, mais le reste, niet!

re blablaMon reseau est un peu capoute! Je vais soit, devoir demander à Pascal le mot de passe de son réseau, et j'aime pas trop ça, ou attendre d'être rentrée chez moi, ou encore, devoir changer carrément mon natel! Et je peux pas le faire avant lundi... Rhhhh,Vraiment chiant.

Je ne veux pas que Pascal puisse me tracer sur internet!!! S'il tombe sur mon journal, je déménage à Tombouctou direct!

Déjà que je me suis mise à fouiller dans ses affaires, alors avec son mot de passe, je risque de faire pire! Alors niet. Vaut mieux éviter la grosse tentation! C’est Thomas qui m’a donné le sien quant il m’a vu m’énerver sur mon ordi.

Jess n’était pas encore rentrée, alors j’en profitais pour être encore un peu avec Pascal. A défaut de pouvoir se larver sur le canapé, à ne rien faire d’autre que des câlins, on a commencé à déménager quelques affaires chez Thomas.

Crevé après tous ces efforts, on s’est installé autour de la table de salon, à même le sol, pour manger nos pizzas, devant un petit feu de cheminée que Thomas avait allumé en guise de bienvenue. Je ne sais pas vraiment ce qu’il pense de tout ça, il ne laisse rien paraître. Si c’était moi, je serais mortifiée de ne plus avoir d’intimité, de ne plus pouvoir faire ce que je veux chez moi. D’avoir tout le temps des gens dans les pattes.

Après ce sympathique moment entre amis, j’ai laissé les garçons papoter pour me jeter sur mon ordi. Pascal serait trop occupé pour faire attention à ce que je faisais. C’est là que Thomas a, en quelque sorte, deviné que je pouvais avoir besoin d’internet et m’a refilé son mot de passe. Adorable Thomas.

Pascal parlait presque tous les jours, et même plusieurs fois par jour, au téléphone avec sa femme. Aujourd’hui, rien? C’était étrange. J’aurai dû deviner qu’elle mijotait quelque chose. Si je n’avais pas été aussi idiote, elle ne nous aurait pas surpris en plein ébat amoureux.

Sans se démonter, elle est restée dans l’embrasure de la porte à nous regarder avec un petit sourire amusé. Pour nous couper, ça nous a coupé. Pascal lui a demandé de nous laissé, le temps pour lui d’enfiler quelque chose. Sans gêne, elle a campé sur ses positions. Gêné, il a dû se lever se cachant avec un coussin pour aller enfiler son jean.

Ils se sont serrés dans les bras l’un de l’autre. Jess ne m’a pas quitté des yeux. Je ne sais pas ce qu’elle ressentais, elle ne laissait rien paraître. J’étais restée enfoncée entre les coussins et les draps, trop surprise et gênée pour oser même la saluer, ou même bouger. J’ai hésité mais, j’ai voulu aller rejoindre mon homme.

Ils étaient assis face à face, les genoux de Jess entre les jambes à Pascal. Il lui tenait la main, et souriait, la tête légèrement penché sur le côté. Comme s'il la dévorait des yeux. Petit pincement de jalousie au fond de l'estomac. Evidemment, elle lui parlait de son voyage, des amis qui lui avaient laissés des messages pour lui, etc. Aucun des deux n’ont même tourné la tête dans ma direction. Plantée au milieu du salon, sans but, je me sentais bête.

J’ai donc été passé mes bras autour de Pascal et posé ma tête contre son dos. Je pouvais entendre les battements de son coeur, la vibration de son corps quant il parlait. J’ai eu l’impression qu’il s’était raidi à mon contact. J’ai très vite compris que ce n’était pas qu’une impression. Je l’embarrassais. Je n’étais pas la bienvenue et mon geste l’avait embarrassé. Sous un prétexte bidon, il s’est levé pour aller se réfugier derrière le bar. Je ne pouvais tout de même pas aller le poursuivre là-bas? Le pire, c’était que Jess avait aussi remarqué son manège et n’osait plus me regarder. D’ailleurs, Pascal non plus.

C’était comme si j’étais transparente. Quel malaise! Quelle horreur! Comment pouvait-il me traiter comme ça? Il a à peine 5mn, il me faisait l’amour, me disait qu’il m’aimait? Je voyais briller du désir dans ses yeux verts, étincelants... Et maintenant, il agissait comme si j’étais une étrangère! Je me sentais tellement mal, tellement mal à l’aise. Humiliée. Complètement humiliée, rejetée même.

Empruntée, ne sachant pas quelle attitude adopté, j’ai été m’asseoir au bar. Je n’aurai pas dû, parce que je ne pouvais pas participer à la conversation. Aucun des deux ne me parlaient. J’étais de trop. Je le sentais dans toutes les fibres de mon corps. Je n’en pouvais plus. J’ai profité d’une petite seconde de silence pour carrément demander à Pascal, et devant Jess, où il comptait passer la nuit; dans sa chambre ou la mienne. Je pouvais difficilement me sentir plus mal ou plus ridicule qu'avant.

Lui jetant un regard de biche, Jess lui a immédiatement demandé de passer la nuit avec elle; ils avaient encore tant de choses à se raconter. Pascal n’a rien répondu, mais il n’osait pas me regarder en face, alors j’ai compris. J’ai dit que j’allais alors les laisser seuls. Que je rentrais. Là, il m’a regardée, cette fois, c’est moi qui ait détourné la tête. Il ne pouvait pas imaginer ce que je pouvais ressentir d'être mise de côté comme ça, humiliée à mort.

Pascal est venu me rejoindre alors que je préparais mes affaires pour rentrer.

J’avais espéré que c’était pour me demander de rester, qu’il viendrait me rejoindre plus tard. Mais non. C’était plutôt pour un semblant d’excuse, et enfoncer le clou encore un peu; ils ne s’étaient pas vu depuis un moment et que c’était effectivement mieux pour moi de rentrer.

Waouh, la déception! J’aurai pu pleurer sur place, le traiter de salaud, le frapper pour évacuer ma tristesse. C'était la 1ère fois que Pascal me traitait de cette manière.

Fierté oblige, j’ai gardé la tête froide. Je pourrais pleurer de toute mon âme quant je serais seule dans ma voiture. Personne ne pourrait me voir m’effondrer, réduite à une pincée de sel. La queue enre les jambes, je suis rentrée me terrer chez moi. Je ne comprenais pas comment Pascal a pu agir comme il l’a fait. Cette manière de me fuir, de se détacher de mes bras! C'était pire qu'une grosse baffe. Pour une fois que j’osais quelque chose, on ne m’y reprendra plus.


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311/2012 - Dernière soirée chez lui...

Publié le par JaneDo


Mercredi - 7 novembre 2012 - (311/2012) - Dernière soirée chez lui

J’avais toujours pleins de questions dans la tête, mais Jess rentre demain je crois, alors, je voulais profiter des derniers moments tranquilles avec Pascal. Lui faire passer une bonne soirée, pour oublier mon humeur d’hier. En plus, grande chance, son match de ce soir a été repoussé à demain.

Je lui ai fait la surprise de réserver à notre hôtel, pour une pause déjeuner crapuleuse. Ça l’a fait rigoler, mais il était là, pile poil en avance de 5mn. Je m’y attendais, j’étais prête. Il a fermé la porte avec le pied et je me suis retrouvée collée contre le mur avec ses mains baladeuses partout. J’adore.

Lovée au creux de ses bras, les yeux fermés, j’écoutais les battements désordonnés de son coeur. Pascal passait ses mains dans mes cheveux. Un moment de calme et de communion. Irremplaçable. Il voulait m’inviter à manger dehors ce soir, mais je préférais une soirée à la maison. Libre de se toucher, se faire des bisous, libre de se faire des câlins, sans avoir peur d’être pris en flag.

L’après-midi, j’ai fait le ménage chez moi. Mes passages chez moi, c’était pour bosser, alors j’avais un peu négligé le rangement. Demain soir, je n’avais pas l’intention d’aller chez Pascal. Autant le laisser seul avec sa femme. C’était prévu que je passe le week-end chez lui, dès vendredi soir.

Une fois que j’avais tout rangé, je me suis fait couler un bain, mais je n’ai pas pu en profiter. Mon petit voisin du rez de 10ans, est passé. Il s’ennuyait. Je lui ai proposé de faire un peu de peinture. Vers 16h, il est redescendu pour aller à son cours de musique. J’ai enfin pu me préparer pour ma soirée, mais je n’avais pas pu bosser.

J’étais contente d’avoir rangé pour demain soir, pour ma petite soirée en solitaire dans mon domaine :)

Pascal était déjà à la maison quant je suis arrivée. Il nous préparait à manger. J’adore le voir derrière les fourneaux. Emincé à la crème avec des pommes de terres frits, carottes et salade. Il sait que j’adore les carottes. Miam, c’était trop bon. J’ai mis la table, et je l’ai aidé à débarrasser et tout mettre dans le lave-vaisselle.

Même les petites tâches ordinaires étaient toujours prétexte pour se faire des bisous, pour rire, pour se rapprocher. J’adore être avec lui, j’adore être dans son ombre, respirer le même air que lui. Je l’aime à la folie.

Allongée sur lui, je le regardais me raconter sa journée, sa surprise de me voir à midi, l’après-midi de folie. J’adorais regarder le mouvement de sa bouche. J’en profitais pour lui faire de petits bisous, ce qui lui coupait la parole par moments. Ce n’était pas pour qu’il arrête de parler, mais juste parce que j’avais envie de le manger tout cru.

Thomas a eu la mauvaise idée de descendre alors qu’on était sur le canapé. On ne l’avait pas entendu, ni appeler, ni frapper. J’ai filé dans la chambre me rhabiller. Thomas nous regardait avec son petit air amusé. Thomas était venu discuter avec Pascal pour savoir comment organiser le “déménagement. J’étais étonnée, Pascal ne semblait pas pressé qu’on s’installe chez Thomas.

On a attendu qu’il s’en aille pour reprendre où on en était,. Cette fois, plus de canapé, c’était plus prudent.

J’ai eu de la peine à m’endormir, j’angoisse de voir Jess revenir. Il y avait quelque chose qui n’allait pas d’être ici, en bas, chez lui. On avait perdu quelque chose. Quant Jess était là, c’était comme si la passion avait déserté nos rencontres. C’était aussi pire qu’à l’extérieur, on ne pouvait pas se toucher, pas se prendre la main, ni se faire des bisous, rien. On devait chaque fois attendre d’être seuls, enfermés dans notre chambre.

D’accord, je suis trop exigeante, c’était mieux que rien. L’empêche, j’appréhendais de voir Jess revenir...


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